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 Accueillir une Princesse

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Message Sujet: Accueillir une Princesse   Accueillir une Princesse EmptyLun 19 Fév - 22:16


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Gabrielle de la Volte & Lauriane de Faërie

Accueillir une Princesse

En l'honneur de ses fiançailles avec Antonin ♥️



• Date : 10 février 1003
• Météo (optionnel) : Le temps est à l'hiver, froid.
• Statut du RP : Privé (mais invités possibles).
• Résumé : Malgré les temps sombres et dangereux, Lauriane tient à célébrer les fiançailles de son fils et organise une soirée intimiste pour Gabrielle avec petit buffet et petit orchestre, en "cadeau" de bienvenue dans cette famille. Il ne faut pas oublier de célébrer les bons moments et Lauriane souhaite en profiter pour mieux connaître sa future belle-fille.
• Recensement :
Code:
• [b]10 février 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3412-le-bal-de-la-princesse]Accueillir une Princesse[/url] - [i]Gabrielle de la Volte & Lauriane de Faërie[/i]
Malgré les temps sombres et dangereux, Lauriane tient à célébrer les fiançailles de son fils et organise une soirée intimiste pour Gabrielle avec petit buffet et petit orchestre, en "cadeau" de bienvenue dans cette famille. Il ne faut pas oublier de célébrer les bons moments et Lauriane souhaite en profiter pour mieux connaître sa future belle-fille.



Dernière édition par Lauriane de Faërie le Jeu 8 Mar - 20:15, édité 7 fois
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Message Sujet: Re: Accueillir une Princesse   Accueillir une Princesse EmptyLun 19 Fév - 22:16

Lauriane ne pouvait pas ne pas le gager, la fatigue l’épargnait de moins en moins, bien que ses traits l'effaçaient. Malgré les tensions que cet étrange rêve partagé avec Gaëtane, et sûrement toutes les autres personnes présentes, avait suscité, elle avait tenu à organiser quelque chose. Antonin le méritait. La trêve toucherait bientôt à sa fin, certes, et la menace que faisait planer la Chasse Sauvage était pesante. Néanmoins, les jours sombres ne méritaient pas qu’on leur sacrifia les instants de bonheur. Lauriane devait s’en souvenir, à chaque instant. Ces fiançailles étaient des occasions parfaites à ne pas manquer. Ainsi, comme Gabrielle devait rendre visite à Antonin, Lauriane avait décidé de préparer une petite soirée, à l'allure de dîner et de bal.

Évidemment, les ressources allouées n’étaient pas aussi fastueuses que si cela avait été fait par temps de paix. Et cette soirée, ce petit bal, Lauriane l’avait voulu spécialement pour la Princesse Gabrielle. Il était pour elle, qu’elle se sente accueillie.  Une sorte de cadeau de bienvenu un peu plus imposant qu’un simple bijou. Etaient présents la famille impériale ainsi que leur proche, Gabrielle et sa famille ainsi que toutes personnes qu'elle aurait souhaité invité. Cet événement avait le goût des festivités mais gardait de la simplicité. Étaient normalement conviés un petit orchestre, sans lequel les danses ne pouvaient avoir lieu, des buffets aux assortiments de plats et de boissons principalement venus de Cibella pour éviter le diner trop sérieux. La dépense devait restée acceptable. Elle-même, mais c’était son habitude, était revêtue d’une simple robe d’un rose très clair, quelques bijoux en or pendant le long de ses manches flottantes, et d’une pièce de velours blanc autour de ses épaules pour les réchauffer.

Lauriane espérait que la soirée serait au goût de Gabrielle…

Oui, elle n’avait jamais été particulièrement présente pour ses enfants. Et se rattraper n’était pas dans l’ordre de ses priorités. Elle était bien trop fière et trop prompte à avancer vers l’avant. Néanmoins, les récents évènements, survenus à la fin de l’année dernière, lui avait fait réaliser comme elle ne voulait pas passer à côté d’eux. Faire cas de la promise de son fils était une nouvelle façon de lui faire plaisir à lui aussi. Elle l’espérait. Et puis, elle ne connaissait pas personnellement la Princesse de Cibella. C’était la jeune sœur de Gaëtane et pour cela Lauriane éprouvait déjà beaucoup d’intérêt. Elle avait longuement réfléchi à l’intérêt de cette alliance. Après tout, la couronne impériale et Cibella entraînait déjà un lien assez fort de par la proximité de la Duchesse avec l’Impératrice. Néanmoins, souder cette entente par l’union d’Antonin et de Gabrielle avait quelque chose de bien plus concret. Étrangement, cette union lui apportait beaucoup de joie, en sus de l’avantage politique, ce qui n’était jamais garanti.

Deux de leurs proches terminaient de discuter avec elle, elle s'inclina alors humblement alors qu'ils l'abandonnaient pour se diriger vers le buffet. Lauriane ne pouvait les éviter. Nous étions en début d’après-midi, quatorze heures trente passé certainement. Hors de question d’organiser cela en soirée par les temps qui courraient. L’événement avait déjà commencé depuis peu de temps, tout le monde était plus ou moins présent. La musique raisonnait dans la plus petite salle de bal du palais, intimiste, décorée pour l’occasion aux couleurs de Cibella et d’Outrevent, mais elle n’était pas assez forte pour entériner les discussions qui allaient bon train. Lauriane avait jusqu'ici simplement veillé au bon fonctionnement du déroulement. Néanmoins, elle pouvait désormais passer à autre chose et en profita pour retrouver leur invitée d’honneur.

- La soirée est-elle à votre convenance, Gabrielle ? interrogea-t-elle gracieusement, un sourire aimable aux lèvres.

La vérité était qu’en tant qu’impératrice, oui, elle savait toujours bien se comporter. Mais en tant que belle-mère, Lauriane sentait venir le zéro pointé aussi fulgurant que celui qui lui était décerné dans le rôle de mère.
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Gabrielle de Faërie
Gabrielle de Faërie

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Je suis : Princesse impériale, mage du Printemps ; baronne du Ru-d'Argent

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Mes autres visages: Astarté des Sables • Agathe Martel • Sifaï Sinhaj • Tancélie le Sustain
Message Sujet: Re: Accueillir une Princesse   Accueillir une Princesse EmptyLun 5 Mar - 0:58

Le temps lui semblait plus doux qu’à l’ordinaire. L’hiver était moins glacial et la neige plus jolie. Le spectre de la guerre s’était éloigné suffisamment pour rappeler à la Cibellane combien la paix était douce et combien il fallait la chérir. Elle n’oubliait pas que la trêve n’était que pour quelques mois, à peine, mais s’efforçait malgré tout de s’enthousiasmer pour les Chevaucheurs. Pour Gabin, entre autre, son puiné. Pour Bertin. Lionel aussi. L’annonce des fiançailles s’était faite désirée plusieurs jours avant que les crieurs publics ne chantent la nouvelle. Les réjouissances pleuvaient sur cette union prochaine et la princesse avait reçu les marques d’affections et les souhaits de bonheur avec grande reconnaissance. Son petit frère s’était même déplacé jusqu’au Ru-d’Argent pour la féliciter en personne. Rien n’aurait pu lui faire plus plaisir, encore.

Gabrielle était heureuse et sereine de son choix. Quelques inquiétudes la taraudaient toujours - Serait-elle seulement à la hauteur d’un pareil époux? La considérerait-on avec plus d’égard, en tant que femme, et non pas uniquement comme étant la soeur de Gaëtane? - mais le choix avait été fait après mûre réflexion. Très mûre réflexion, assurément. Chaque aspect de cette union avait été soulevé et analysé, et l’indécise mais sage princesse avait enfin tranché.

En plus des quelques lettres de ses correspondants, Gabrielle avait également reçu une invitation plus officielle de Lauriane de Faërie qui, malgré son titre rendant toutes choses hautement formelles, décrivait la réception avec des mots tels que : événement intime, petit bal, intimiste. Si elle s’était montrée méfiante et redoutait plus que tout un bal immense où le gratin de Faërie poserait son regard sur ses moindres faits et gestes, Gabrielle s’était rapidement rendue à l’évidence que la noble Lauriane avait dit vrai. Les invités se limitaient à leur famille respective et à quelques amis précieux des fiancés. Il n’y aurait aucune crainte à avoir quant aux égos froissés d’une noblesse non invitée, ni aucun commérage quant aux coûts de l’événement. L’intimité de la réception l’avait charmée, et la volonté de l’impératrice à l’accueillir au sein de sa famille réchauffait son coeur.

Vêtue d’une robe d’une simplicité raffinée à la couleur d’un ciel d’orage, la princesse portait fièrement les ornements offerts par Antonin : des entrelacs argentés d’une finesse hautement plaisante. Aucune échancrure malvenue, les épaules couvertes, un décolleté des plus convenables. Gabrielle avait opté sur la sagesse de la décence dans une réception tenue par des Outreventois.

Elle avait mangé, du bout des lèvres. Elle avait bu une gorgée ou deux. Les conversations étaient plaisantes, toutes, et les rencontres des plus agréables. L’événement intime permettait des conversations plus profondes que de simples civilités et Gabrielle ne se sentait pas dépourvue d’assurance, même après avoir quittée le bras d’Antonin. Le jeune prince s’était excusé d’un murmure, promettant qu’il ne saurait la faire attendre bien longtemps. À peine avait-elle rejoint le buffet, seule, que Lauriane de Faërie se présentait à elle drapée d’amabilité.

- Votre Altesse, c’est une réception charmante que vous avez organisée en l’honneur de nos fiançailles. Antonin semblait ravi, et je m’avoue conquise… Les couleurs harmonieuses d’Outrevent et de Cibella, l’orchestre, les invités remarquables. Je vous remercie de cette attention.

La Cibellane s’était inclinée légèrement devant son impératrice. La révérence complète lui avait déjà été offerte dès son entrée dans la pièce. Son regard brillant ne trompait pas, et la franchise semblait habiter chacun des mots prononcés. Impressionnée, elle l’était, assurément, de se retrouver ainsi accueillie par une telle femme.

- Il me tardait de vous rencontrer dans une ambiance plus propice à la conversation. Cet événement répond à toutes mes attentes.

Un sourire fin en étendard, Gabrielle concentrait son entière attention sur son hôtesse. Elle avait enfin la chance de rencontrer officiellement la mère d’Antonin, il lui semblait inconcevable de se laisser distraire par un orchestre ou un convive au rire trop bruyant.




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Message Sujet: Re: Accueillir une Princesse   Accueillir une Princesse EmptyVen 9 Mar - 21:42

Quelle étrange situation que celle-ci, la mère si éloignée de ses enfants face à sa future belle-fille. Gabrielle de la Volte était certainement une jeune femme en tout point exemplaire, de ce qu’elle avait entendu dire d’elle, de ce qu’elle avait aperçu d’elle. Pourtant, elle n’avait jamais cherché à la connaître plus en détails, et ce malgré son amitié pour Gaëtane. Quelque part, c’était peut-être justement en raison de cette amitié avec la duchesse de Cibella que Lauriane n’avait pas cherché à passer plus de temps avec Gabrielle. Et aujourd’hui, cette dernière était la fiancée d’Antonin. Et plus tard, elle deviendrait sans nul doute impératrice de Faërie, si rien ne contrevenait à cet avenir. Une ombre glissait entre ses pensées, la renvoyant quelques jours en arrière dans ce rêve maudit où la Chasse Sauvage les avait surpris. Les dangers rodaient plus que jamais, le monde n’avait pas jamais tant risqué de s’embraser. Le Destin accorderait-il à Antonin et à Gabrielle de vivre pour asseoir un règne de paix et d’équité ? Lauriane ferait tout pour...

Elle était bien gentille en tout cas. Gabrielle semblait sincèrement touchée de l’attention. Cela attendrie quelque peu l’impératrice. Se voir propulser dans une nouvelle famille et vers un rôle à la fois prestigieux et toujours très controversé, ne devait pas être simple. En organisant cette réception, Lauriane l’avait souhaité tel un cadeau de bienvenue mais elle ne s’était jamais demandé si Gabrielle pouvait ou non être intimidée et si cela pouvait la rassurer. Ce qui la toucha particulièrement fut néanmoins la petite précision concernant son fils. Elle ne l’avouerait certainement pas, mais réussir à rendre son fils heureux comptait plus qu’elle ne se permettait d’y penser. Gabrielle était d’une grande douceur et de cela, elle lui était redevable. Après tout, leur règne ne faisait pas l’unanimité. Dans le fond, Lauriane était néanmoins assez curieuse de savoir qui était vraiment cette jeune femme.

- Je suis heureuse que cela vous plaise, lui répondit-elle, un sourire reconnaissant aux lèvres, pour ne pas couper la cibellane. Elle accompagna sa phrase d’un gracieux hochement de tête pour répondre à la marque respectueuse de la princesse.

Les quelques mots suivants de la princesse de Cibella parlèrent aussi bien à Lauriane. Il était vrai qu’elle n’avait pas vraiment eu l’occasion de converser avec elle, même à propos de ces fiançailles. Gustave s’était chargé de tout et avait pris les décisions. Bien évidemment, ils en avaient discuté et elle avait donné son avis mais… Comme souvent concernant les décisions qui entouraient ses enfants, elle laissait Gustave prendre les initiatives et se contentait de rester en retrait. Agissant dans l’ombre pour satisfaire la vie d’Antonin au possible, mais cela s’arrêtait là.

- Je vous remercie. Organiser cette réception aurait pu être vu comme quelque peu inapproprié par les temps qui courent maisCette décision qui vous unie désormais à mon fils n’est pas n’importe laquelle. L’union de deux vies est quelque chose de conséquent, surtout pour les deux personnes concernées. Lauriane s’arrêta brièvement. Elle ne souhaitait pas indisposer Gabrielle par un ton trop sérieux, mais, après tout, pour elle, l’arrivée de Gabrielle dans leur famille était effectivement d’une grande importance. Et nous n’avons pas vraiment eu le temps de discuter avant que cette décision ne soit finalisée. Cette dernière s’est prise un peu à la hâte, pour nous comme pour vous j’imagine. J’espérais par cette réception vous donner une meilleure introduction.

A ces mots, l’outreventoise ne peut s’empêcher de franchement sourire – malgré tous les tracas qui l’animent – car elle ne souhaite pas que Gabrielle y voit une quelconque mauvaise remarque. Elle-même avait une certaine expérience des revirements de vie inattendus…

- Êtes-vous satisfaite de la direction que va prendre votre vie ? demanda-t-elle finalement, sincèrement concernée par la jeune femme.

Gabrielle avait eu certainement le choix, mais la décision s’était aussi prise entre Gustave et Gaëtane. Et de toutes les manières, il aurait été compliqué pour Gabrielle de dire non à une telle union sans engendrer des tensions avec Cibella. Les choses n’étaient jamais simples. Une ombre bien particulière entourait d’ailleurs Gabrielle, une ombre dont Gustave et elle-même allait devoir se méfier. La même que celle qui entourait Tristan d’Amar mais pour Gabrielle, c’était bien plus complexe… Lauriane y avait longuement réfléchi et elle n’avait trouvé qu’une conclusion…
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Message Sujet: Re: Accueillir une Princesse   Accueillir une Princesse EmptyMar 13 Mar - 23:08

Les paroles de Lauriane semblaient chargées de bonnes intentions, et Gabrielle se laissa charmer par la bonté apparente de l’impératrice. Impressionnée par cette femme couronnée, elle accueillit les remerciements d’un hochement de tête profond et d’un sourire qui, comme depuis le début de la célébration, se faisait sincère. Lauriane lui soulignait l’importance d’une union, de cette union, plus précisément, et la princesse de Cibella ne pouvait que lui donner raison. Elle savait combien les enfants du duché de l’Honneur prenaient à coeur les fiançailles et les promesses faites au mariage, et Gabrielle, dans son romantisme marqué, ne pouvait que partager cette perception de la promesse la liant à Antonin de Faërie.

C’est sous un léger hochement de tête que la baronne réceptionna la suite des paroles de son impératrice, quant à la décision précipitée de ce mariage. Comme elle aurait aimé voir Gaëtane entendre les mots de son amie… Une petite année. Elle s’était permise une année de réflexion quant aux différents partis, aux présents offerts, aux titres mais également à la lignée, à l’entourage et à l’influence de chacun d’eux sur leurs ducs et leurs supérieurs, selon leur profession. De cette année entière, il était toutefois vrai qu’elle n’avait pu analyser la situation d’Antonin de Faërie que trois mois, avant de faire son choix. Elle avait espéré que le jeune prince ait longuement réfléchi avant de lui faire cette offre, et s’était fait attentif aux recommandations avisées de sa famille et conseillers. Pour elle, il n’y avait aucune hâte dans ce choix, et une année entière à venir lui permettrait d’apprivoiser son fiancé et de développer, elle l’espérait, des sentiments tendres et sincères. Des paroles de l’impératrice, il était toutefois vrai que Gabrielle n’avait réellement eu le loisir de rencontrer la famille de son prétendant. Cette soirée semblait être la meilleure introduction qui soit. Lauriane s’était dévouée, et l’attention plaisait fortement.

- Êtes-vous satisfaite de la direction que va prendre votre vie ?

Question sérieuse et vaste qui réclamait réponse profonde et sincère. Mais il s’agissait d’une question légitime à laquelle la princesse réfléchit un bref instant avant de se prononcer. La princesse fronça imperceptiblement les sourcils puis acquiesce légèrement, alors que son regard rencontrait celui de Lauriane.

- Antonin a eu la délicatesse de m’aviser de ses plans dès l’automne. J’ai ainsi pu étudier sa demande avec tout le sérieux qu’elle demandait, avant qu’il ne se propose officiellement comme prétendant, cet hiver. Je suis consciente de l’honneur que votre fils m’a fait, en prétendant à ma main, mais je suis également convaincue que ses qualités, confrontés aux miennes, assureront une union heureuse que j’espère déjà longue et prospère.

Lorsqu’on lui offrit une coupelle délicate contenant un liquide ambré, la princesse remercia discrètement le domestique et se permit une gorgée légère. Délicieux. Un vin cibellan, elle en était convaincue. Elle profita de cette distraction discrète pour mieux recentrer ses pensées et de préciser les paroles qu’elle avait déjà prononcées.

- Ce fut une grande décision, autant pour votre fils que pour moi-même. Je peux affirmer être en paix avec mon choix et fébrile, aussi, de me voir évoluer auprès d’Antonin. Il s’agit d’une union qui entraînera, j’en suis consciente, de grandes responsabilités.

Elle hésitait à ajouter qu’elle espérait être à la hauteur des attentes, autant celles de Faërie que celles d’Antonin, mais la princesse laissa son manque d’assurance dicter son silence. N’était-ce pas d’une évidence…? Gabrielle laissa son regard couler de Lauriane à la petite assemblée festive. Elle espérait farouchement que Gabin développe une amitié sincère avec son fiancé. Peut-être.. Peut-être le pourrait-elle, avec la jeune princesse de Faërie?

- Il me tarde également de connaître votre fille, Armandine… Antonin m’a déjà vanté ses nombreuses qualités.




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Message Sujet: Re: Accueillir une Princesse   Accueillir une Princesse EmptyLun 19 Mar - 22:22

Lauriane n’aurait pas été sincère avec elle-même si elle niait souhaiter tester un peu cette future impératrice en même temps que la connaître davantage. C’était certainement plus fort qu’elle, enfouie là, tout au fond de toute cette lutte qu’elle avait dû mener pour hisser son époux à ce rang, et aujourd’hui, face à tous les efforts qu’elle déployait pour être digne du peuple faë. Et Gabrielle semblait être une jeune femme bien organisée, tant par sa réponse que sa démarche. Lauriane choisit néanmoins de se laisser charmer par sa parole, plutôt que de l'analyser. Aujourd’hui, l’outreventoise sentait lasse. Ce rêve de mauvais augure, auquel avait succédé les préparatifs de cette réception, l’avait laissée exsangue. Profiter de ces quelques instants était sûrement ce qu’elle souhaitait plus que son sens du devoir l’admettrait. L’assurance de Gabrielle n’y était sûrement pas étranger non plus. Quoique, ce n’était pas tant qu’elle se montrait confiante que le fait qu'elle montrait qu’elle croyait en ses propos. Plus une personne se montrait sincère, moins Lauriane se permettait de jugement. Et Gabrielle semblait très honorée par la situation, cela touchait Lauriane.

Lorsqu’un domestique s’approcha d’eux avec un plateau, Lauriane en profita pour lui répondre.

- Vous semblez avoir pris la situation avec le plus grand sérieux. On ne pouvait en attendre davantage de votre part.

Admirative, peut-être l’était-elle. Satisfaite en tout cas. Antonin aurait pu choisir une fiancée bien moins affable et élégante que Gabrielle. Leur discussion s’annonçait de plus en plus agréable, alors l’impératrice se détendit quelque peu. Peut-être n’était-elle pas si nulle ? Remerciant d’un gracieux mouvement de tête la venue du serveur, elle en profita pour se servir à son tour un verre. Depuis le début de la réception, elle n’avait pas encore eu la possibilité de toucher à quoique ce soit. Or, cet évènement n‘avait-il pas été souhaité agréable ? Lauriane se devait de participer à l’atmosphère détendue. Finalement, entre ses doigts, elle fit machinalement tourner son verre, le vin entreprenant une gracieuse danse répétitive, tandis que leur discussion reprenait.

En fait, elle ne se sentait pas si mal que ça. Cette réception lui faisait finalement plus de bien qu’elle ne l’avait imaginé.

Cette Gabrielle avait vraiment quelque chose de très diplomate. D’un coup, il lui semblait bien moins étonnant que la jeune femme soit appréciée de tant de monde. C’était un atout extraordinaire pour Antonin qui devrait supporter le poids de l’héritage illégitime de son père une fois empereur. Son fils était lui-même incroyable, apprécié bien davantage que son père. Néanmoins, il manquait de confiance, quelque chose que semblait partager la princesse de Cibella. Lauriane ne l’avait pas relevé mais Gabrielle l'avait laissé sentir dans ses propos. Cette dernière avait cependant été remarquablement honnête en lui avouant cette fébrilité. Il n’y avait pas de honte à avoir, surtout qu’ils ne seraient pas seuls.

Lauriane fut d’ailleurs quelque peu surprise quand Gabrielle évoqua soudainement Armandine. Sa petite Armandine qui partirait bientôt… Une pointe de tristesse perça dans les yeux de l’impératrice qui ne se laissa néanmoins pas couler pour autant.

- Je suis sûre qu’Armandine a tout autant grande hâte de vous connaître. Ce n’est pas une jeune fille qui a pu être entourée de grand monde. Comme vous le savez sans aucun doute, Armandine est une mage de sang et de ce fait, elle n’a pas pu se faire beaucoup d’amis durant son adolescence. Elle se demandait bien ce que Gabrielle pensait d’eux d’ailleurs, mais cela pouvait attendre. Lauriane en était bien loin. Le bord de son verre se porta à ses lèvres, le temps d’absorber une brève gorgée. Et son passage au rang de princesse impériale fut à double-tranchant. Alors, je suis certaine qu’elle serait ravie de pouvoir vous compter parmi ses amies. C’est une jeune fille intelligente et pleine d’initiatives, vous vous entendrez certainement. Armandine allait avoir grand besoin d'entourage, elle qui allait également se marier, et quitter sa famille… Dans ces quelques mots, Lauriane avait fait tomber quelques barrières et entamait une discussion bien moins formelle. Parler ainsi de sa fille n’était pas une chose courante chez elle. Elle ne ressentait pas de honte à ne pas avoir pu être une bonne mère, de la tristesse certainement… Le désir de mieux faire aussi, peut-être. Mais pas de sempiternelles remords. Vous serez toutes deux les deux femmes de la famille impériale – Lauriane engageait un peu d’humour – vous pourrez mutuellement vous soutenir. Cela lui rappela un sujet d’importance que Gabrielle avait involontairement soulevé quelques minutes auparavant. Sachez que vous ne serez pas seule sur ce chemin qui vous attend. Vous pourrez compter aussi bien sur Antonin, que Gustave ou moi-même. Après tout, nous serons bientôt de la même famille.
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Message Sujet: Re: Accueillir une Princesse   Accueillir une Princesse EmptyJeu 22 Mar - 16:19

Le vin était agréable et très frais au palais. Les goûts de l’impératrice, ou sa volonté à plaire à la Cibellane qu’elle était, étaient délicats. Gabrielle, ainsi bercée de douces attentions, se laissa emporter par les éloges d’une mère pour sa fille. Pour l’avoir vu dans le regard de Marjolaine, pour le deviner par un instinct maternel qui la travaillait depuis la naissance de Raiponce, elle se doutait que d’avancer le sujet des enfants auprès d’une mère était une réussite assurée. Et voir Lauriane se faire plus volubile au sujet de sa cadette gonflait le coeur de la princesse de ses sentiments les meilleurs. Des paroles de l’impératrice, Gabrielle y perçut une inquiétude sincère d’une mère pour son enfant. Armandine était si jeune, encore… La Cibellane, toujours charmée pour la jeunesse et toujours volontaire à la prendre sous son aile, se fit d’autant plus attentive.

- Je suis navrée que sa jeunesse n’ait connu que bien peu d’amitiés, Votre Altesse. J’aime à croire qu’Antonin fut un ami, en plus d’être un frère protecteur, pour elle.

Sa douce Marjolaine avait également connu une enfance bien loin des regards. Les raisons lui avaient été confiées après plusieurs années d’amitié, seulement. Elle pouvait comprendre le drame qu’avait pu vivre Armandine en découvrant sa magie teintée de sang, dès les prémices de son adolescence. Ce qui se devait d’être un moment heureux avait certainement fait naître la crainte et les obstacles pour la jeune soeur d’Antonin. Quelle chance avait-elle eu d’être si bien entourée d’une famille aimante et protectrice. Gabrielle comprenait plus finement encore cette famille unie étroitement par l’amour et la solidarité qu’elle intégrerait prochainement. Plus que jamais, elle n’espérait aucunement être perçue comme une intruse. Le premier pas venant de Lauriane semblait annoncer, au contraire, une invitation à bras ouverts.

- Il serait délicat de m’introduire auprès d’elle afin de faciliter notre rencontre. Armandine et moi vivons une situation similaire, il est vrai, et j’affectionne déjà l’idée de voir naître une amitié, entre nous.

Gabrielle remercia la promesse de soutien de son impératrice et inclina bassement la tête afin de souligner sa reconnaissance. Ils l’impressionnaient, tous. Si certains les qualifiaient d’arrivistes, il n’en demeurait pas moins qu’ils étaient la famille impériale et qu’ils oeuvraient pour Faërie. Se savoir épaulée par eux avait quelque chose de réconfortant, il était vrai, mais également d’angoissant. Devant son empereur, devant l’épouse de celui-ci, avait-elle réellement droit à l’erreur? Elle se permit une gorgée de ce vin délicat avant de reprendre la conversation, son sourire timide mais bienveillant toujours croqué.

- Les préparatifs de votre fille vous sont-ils satisfaisants, jusqu’à présent? Il est vrai que le mariage arrive à grand pas… Armandine sera épanouie, en Lagrance, j’en demeure convaincue. Sa Grâce Marjolaine du Lierre-Réal est une personne douce et aimante qui apprécie déjà votre fille. Peut-être pourrions-nous même nous visiter, toutes les trois, de temps à autre ?

L’idée était charmante. Leurs obligations respectives allaient être immenses, il fallait demeurer lucide, mais savoir une amitié possible entre sa presque soeur et sa belle-soeur offrait déjà une lueur d’espoir quant à une vie heureuse, malgré les obligations. Rêveuse, Gabrielle s’imaginait déjà leurs enfants grandir ensemble. Auraient-elles le plaisir de voir une amitié se lier entre leurs petits? Son regard chercha naturellement Antonin, au loin. Ce serait lui, cet homme encore jeune et hâté de faire ses preuves, qui lui permettrait une famille, des enfants. Sourire tendre et pommettes rosées, la princesse se détourna du prince pour faire face plus franchement à Lauriane.

- Il me faudra bientôt envisager le présent que j’offrirais à votre fille et son époux. Il me serait profitable de m’appuyer sur vos bons conseils afin de dénicher le parfait cadeau qui saura la charmer.




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Message Sujet: Re: Accueillir une Princesse   Accueillir une Princesse EmptyMar 19 Juin - 16:45

La discussion dérivait sur sa chère fille, son Armandine avec laquelle elle n’avait jamais réussi à avoir d’affinités. Il était réconfortant de se dire que Gustave la couvrait de l’amour et de l’attention qu’elle n’avait pu lui donner. Et pourtant, il n’en demeurait pas moins qu’elle avait toujours tout fait pour la protéger. Tristan d’Amar en ferait de même, Lauriane en était convaincue, elle avait une bonne opinion du Capitaine de Vol de Lagrance. Cela la dérangeait un peu qu’il soit lui-même mage de sang : si l’opinion publique se retournait un jour contre eux, rien ne les protégerait. Alors qu’avec un époux dépourvu de cette magie, une temporisation aurait été possible, tout autant que la possibilité qu’il la répudie. C’est pourquoi Lauriane s’était satisfait de ce mariage.

- Malheureusement, avec la trêve et sa fin approchant, la reprise possible de la guerre, nous n’avons pu procéder à tout ce que nous aurions souhaité. Nous n’avons pas même eu la possibilité de célébrer convenablement avec Tristan d’Amar cette nouvelle alliance, ces fonctions étant requises en priorité ailleurs pour le moment. Néanmoins, je suis très heureuse que cette union ait lieu, j’ai beaucoup d’estime pour ce Capitaine. Bien que je ne le connaisse pas personnellement, il est reconnu et apprécié par ses hommes et semble être un commandant plein de bon sens.

Lauriane avait volontairement éludé la question évoquant Marjolaine du Lierre-Réal. L’impératrice n’avait malheureusement pas réussi à arranger ses relations avec la dame, et cela l’embêtait profondément. Continuer à se faire considérer comme une arriviste par cette dernière, car semblant manquer de cœur, ne lui plaisait pas. Et savoir sa fille partir et passer tant de temps auprès de la duchesse l’embêtait aussi dans un sens. Sans qu’elle ne puisse éprouver de jalousie. Après tout, c’était de sa faute si elle et sa fille étaient si peu proches. Ce n’était pas la même chose avec Antonin, qu’elle aimait tant. Cela lui fit plaisir de capter le regard que Gabrielle dédia à son fils. Lauriane n’aurait pas toléré que son fils ne remplisse pas son devoir lié au mariage, mais elle avait toujours souhaité qu’il soit au moins avec quelqu’un qui l’estimerait et l’apprécierait sincèrement. Cela semblait bien être le cas de Gabrielle.

- Je crains que vous ne vous adressiez à la mauvaise personne, répondit tristement l’impératrice, un pauvre sourire aux lèvres. Antonin sera certainement de bien meilleurs conseils que moi, ayant toujours été très proche de sa sœur. Et il sera aussi le plus à même de vous introduire auprès d’Armandine. Une petite pause dans sa voix déchira quelques secondes son visage d’une ombre de grisaille. Je n’ai malheureusement jamais été très proche d’Armandine. Lauriane n’avait pas de honte à l’avouer, mais ne le disait pas à ceux que cela ne concernait pas. C’était à dire tout le monde. Mais Gabrielle allait faire partie de leur famille et cela représentait beaucoup chez eux. Ils n’auraient jamais réussi à s’en sortir si, malgré leur différent, ils n’étaient pas tous restés unis. Lauriane avait été très fière d’Armandine lorsque cette dernière avait consenti à son union avec Liam, même si cela ne s’était pas fait. Je n’ai jamais su comment me comporter avec elle, compléta-t-elle son aveu. Dire ses faiblesses était aussi important que montrer ses forces, et ce même quand on craignait la réaction que cela susciterait chez les autres. Son regard contrarié trouva la jeune fille évoquée. Etre mère est certainement l’un des apprentissages qu’il me fut le plus complexe, j’espère qu’il n’en sera pas de même pour vous.
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Gabrielle de Faërie
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Message Sujet: Re: Accueillir une Princesse   Accueillir une Princesse EmptyJeu 5 Juil - 2:24

Lauriane de Faërie était une femme généreuse à se livrer ainsi sur sa relation avec sa fille. Gabrielle l’écoutait avec attention, sincèrement touchée de ses révélations et de la confiance qu’elle lui portait. Elle se sentait un peu plus intégrée dans cette famille, alors que les mots défilaient avec plus de facilité entre elles. Il était toutefois malheureux que la relation entre Armandine et sa mère ne soit pas plus profonde. Gabrielle comprenait bien la désolation que l’impératrice pouvait ressentir en voyant un membre de sa famille être si loin d’elle, inaccessible. Peut-être était-ce le lot des plus grandes familles, de devoir se montrer uni devant le regard des autres mais de se sentir si seul, lorsque l'intimité arrivait.

- J’ose espérer que votre relation brillera un peu plus, suite au mariage. Certaines affections éclosent lorsque la distance leur permet de grandir… Armandine vivra ce que vous avez vous-même vécue, Votre Altesse, avec ce mariage et les obligations nouvelles. Même après ce mariage, vous demeurerez sa mère.

Elle lui avait offert un sourire doux, convaincue de ce qu’elle avançait. Même si la fille n’était pas proche de la mère, les épreuves et l’adversité pouvaient très certainement les rapprocher. Armandine aurait tout le temps de demander conseil auprès de sa mère lorsque les affaires de jeunes femmes l’inquiéteraient. Elle avait acquiescé, la princesse, en entendant Lauriane vanter les mérites de Tristan d’Amar. Elle le connaissait peu, le capitaine, mais le savait respectable et tout à fait apte à protéger la jeune femme qu’était Armandine. Sa réputation semblait bonne, de ce que Gabin lui avait dit, et Gabrielle ne pouvait que se réjouir de le savoir, lui aussi, dans cette famille particulièrement intimidante.

- Vous aurez la chance de nouer des liens avec le marquis d’Amar, lorsque les temps seront plus doux.

Peut-être Armandine verrait-elle les efforts de sa mère pour se rapprocher, d’une certaine manière, d’elle? Gabrielle oeilla discrètement en direction d’Antonin, toujours aux prises avec un convive. L’impératrice disait très certainement vrai. C’était lui qui saurait l’introduire auprès de sa soeur, comme elle-même s’était efforcée de l’introduire auprès de Gabin, son puiné. L’affaire serait peut-être plus rassurante si son fiancé s’en chargeait. Elle le connaissait peu, mais elle se sentait plus en confiance à ses côtés qu’auprès de Gustave et Lauriane.

- Je crois, Votre Altesse, qu’être parent est l’un des apprentissages les plus difficiles qui soit, vous dites vrai. Il s’agit d’un enseignement qui nous surprendra tout au long de notre vie, et nous n’aurons de cesse de nous perfectionner. Votre fille comprendra, j’en suis convaincue, lorsqu’elle sera mère à son tour.

Avec une délicatesse charmante, la princesse leva très légèrement sa coupelle en direction de cette chère Lauriane de Faërie. Elle aussi comprendrait peut-être un peu mieux sa propre famille lorsqu’elle sera mère à son tour. Il ne devait sans doute pas être aisé d'élever une héritière et ses cadettes avec la même passion et le même intérêt. Mais à entendre les paroles de Lauriane, Antonin et Armandine étaient proches. Il était donc possible d'arriver à un amour et un respect, entre aîné et cadet : l'impératrice avait réussi cet exploit, contrairement à sa propre mère. Gabrielle n'en dit rien, à peine songeuse, et savoura la douceur du moment. Aucune famille n'était parfaite, et bien qu'elle l'intimide, la famille impériale n'était certainement pas pire qu'une autre. Loin de là.




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