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 Un bruit qui mange la musique

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Message Sujet: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptyMar 20 Fév - 16:55


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Maelenn du Noroît & Rhapsodie Épi-d'Or

Un bruit qui mange la musique

Ou quand la musique est surpassée par d'autres vibrations



• Date : 18 novembre 1002.
• Météo (optionnel) : Fraîche, sensiblement humide, le ciel est nuageux.
• Statut du RP : Privé.
• Résumé : Maelenn et Rhapsodie montent une ambitieuse pièce à deux harpes, afin de la présenter auprès de hauts nobles. La Compagne cibellane se déplace en Lagrance, pour une répétition, mais elle se retrouve bien vite agacée et embêtée par une libellule belliqueuse.
• Recensement :
Code:
• [b]18 novembre 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3416-un-bruit-qui-mange-la-musique]Un bruit qui mange la musique[/url] - [i]Maelenn du Noroît & Rhapsodie Épi-d'Or[/i]
Maelenn et Rhapsodie montent une ambitieuse pièce à deux harpes, afin de la présenter auprès de hauts nobles. La Compagne cibellane se déplace en Lagrance, pour une répétition, mais elle se retrouve bien vite agacée et embêtée par une libellule belliqueuse.

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Message Sujet: Re: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptyMar 20 Fév - 18:32

Dans un palais où les musiciens, ménestrels et autres bardes sont légion, les salles de musique sont chaudement disputées et Maelenn a dû user de toute sa diplomatie - ou plutôt, de toute sa magie - pour s’assurer la réservation de l’une d’entre elles. De la plus jolie, surtout, la plus calme, située loin de l’agitation du palais. Là, Rhapsodie et elle seront tout à leur aise afin de répéter la pièce. Une pièce à deux harpes, d’une superbe complexité, un défi pour les deux musiciennes, un plaisir à relever. Le résultat de leurs efforts conjugués sera présenté à la cour d’Edenia, ainsi qu’à La Volte, et la Lagrane l’espère bien, jusqu’à Alfaë, si Son Altesse Antonin lui accorde sa bénédiction et lui permet de présenter sa requête - avec son appui - auprès de Sa Grandeur l’impératrice Lauriane.

N’oublie pas qu’elle est Outreventoise et que son amour des Compagnes est probablement le même que celui du duc Liam… les plaisirs charnels partagés en moins. Une chaleur envahit son ventre, en même temps que ses joues. Par réflexe, sa main vient rejoindre son cou, où elle ne trouve que le vide. Sans son Familier, elle se sent dénudée, les épaules délestées du poids habituel de lourd serpent aux écailles noires. La vipère aspic suit sa soeur à la trace, depuis les premiers jours de novembre, mû par un instinct de protection qu’il partage avec sa mage - ce qui n’est pas une excuse, semble-t-il, pour épargner ladite mage de ses commentaires hautains à propos de son duché de naissance.

Il n’empêche que malgré la vérité énoncée par Gavriel, elle espère que si elles ont la chance de présenter leur oeuvre à l’impératrice, celle-ci portera oreille à la musique et laissera l’art l’emporter sur ses possibles préjugés. Rhapsodie et elles sont certes Compagnes, mais au coeur de leur métier, il y a la musique, qui sait transcender les coeurs et les guerres.

On toque à la porte et elle vient l’ouvrir avec un sourire, accueillant la jolie Compagne de Cibella dans la pièce à l’odeur boisée. Dans celle-ci, point de hautes fenêtres en ogives si caractéristiques de l’architecture lagrane, mais des murs tapissés de hêtre, garantissant à la salle de musique une acoustique incroyable. Un bijou qu’elle a découvert, peu de temps après son arrivée à Edenia, et dont elle ne se lasse pas. Ce n’est définitivement pas dans le duché de l’Honneur qu’elle trouverait une telle merveille ! « Merci de ta venue, mon amie. J’espère que tu apprécieras cette salle de musique autant que moi. » Elle voulait d’abord l’inviter aux quartiers de leur guilde, mais Maelenn n’a pas su résister à son envie de montrer un peu plus la chance qui est sienne, de résider au palais… et comment ne pas apprécier, en effet, un si bel endroit ? « Faites-nous porter du thé », demande-t-elle au domestique venu reconduire Rhapsodie et son instrument. Dans cette température fraîche, il faudra bien un peu plus que la musique, pour les réchauffer.
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Message Sujet: Re: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptyVen 2 Mar - 22:11

Ce n’est pas la première fois que Rhapsodie vient au palais ducal de Lagrance. Sa magie de prédiction lui a déjà donné la chance d’être engagée par le couple ducal en personne. La duchesse Marjolaine avait fait appel à elle pour la première fois afin de déterminer le sexe de son bébé, et elles ont gardé contact depuis, sa prédiction s’étant par bonheur réalisée. Et elle a même pu tenir compagnie au duc en personne. Denys du Lierre-Réal est un homme charmant, et de bonne compagnie ; elle n’en a cependant jamais visité la couche, par égard pour Marjolaine, sa mésaventure avec Jehanne et Bartholomé d’Ansemer toujours en mémoire. Aussi, revenir à Edenia lui fait plaisir, car elle garde en tête les quelques doux moments qu’elle a pu passer ici.

Néanmoins, si elle a portaillé depuis La Volte aujourd’hui, ce n’est pas pour un rendez-vous quelconque avec une des couronnes ou quelque noble de leur cour. C’est Maelenn, sa chère collègue et amie, qu’elle vient visiter aujourd’hui, pour une raison bien précise. En effet, la belle Outreventoise a eu une idée ambitieuse, un défi à relever, et elle a fait appel à Rhapsodie pour qu’elles l’accomplissent à deux : ensemble, elles vont monter une pièce complexe à deux harpes, afin de la présenter aux plus grands de Faërie. D’abord aux cours ducales de Cibella et de Lagrance, et et ensuite jusqu’à la cour impériale, si cette chance leur est donnée. Dans tout les cas, elle est fière de ce projet qui, s’il aboutit, leur promet une jolie réputation, et pourra étendre leur renommée à l’empire entier. Et être reconnue pour ses talents de musicienne à une si grande échelle serait fou... Sa mère sera tellement fière d’elle, elle qui ne vit que par la musique.

Elle porte par réflexe la main à son épaule mais n’y trouve que le tissu soyeux de son châle. C’est vrai, Noisette ne l’accompagne pas aujourd’hui. Il a préféré rester en Cibella plutôt que de l’accompagner. Rhapsodie n’a pas insisté. Elle sait bien que ce n’est pas tant la musique, ou Maelenn que son Familier qui le dérange. Noisette a une peur bleue de Gavriel. Il ne lui en a jamais rien dit clairement, mais elle l’a bien compris, et la jolie Cibellane ne peut lui en vouloir. Elle reconnaît que l’animal est impressionnant, et bien plus que l’écureuil, mais elle ne s’en formalise pas. Elle sait qu’elle ne risque rien, de toute façon.

Elle est rapidement conduite auprès de son amie, et remercie le domestique d’un signe de tête silencieux et d’un grand sourire, avant de pénétrer dans la pièce ; et la musicienne en elle est enchantée de se retrouver dans une des salles de musique du palais d’Edenia, sûrement l’endroit le plus agréable d’Arven pour pouvoir faire chanter des cordes et toucher les cœurs. Et c’est avec un sourire ravi qu’elle pose son regard sur Maelenn. Elle dépose sa harpe au sol afin de s’en libérer. Elle a refusé qu’on la porte pour elle, de peur qu’on l’abîme malencontreusement, et parce qu’elle peut bien le faire toute seule. Après tout, elle est assez petite pour être transportée, bien plus réduite et maniable que les harpes classiques. Puis elle s’avance vers son amie, avant de sortir de son sac son éternel carnet et d’y inscrire quelques mots.

Je suis heureuse de te revoir, Maelenn. Comment vas-tu ?
Cette salle a l’air parfaite. Viens-tu y jouer souvent ?


Elle sait bien que Maelenn est fière de résider au palais ducal, et Rhapsodie ne peut vraiment cacher son admiration. Elle a de plus en plus d’amis qui résident  dans l’un ou l’autre de ces palais, et peut-être qu’un jour elle aura ce privilège, elle aussi. Enfin, elle est ravie de pouvoir passer un peu de temps avec Maelenn, et rien ne semble pouvoir gâcher ce joli moment qui s’annonce.




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Message Sujet: Re: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptySam 10 Mar - 1:50

Lire les mots de Rhapsodie n’a pas été sans la surprendre, il y a des années, mais le geste est désormais habituel. Alors que ses yeux gris parcourent les phrases tracées avec élégance, elle a presque l’impression d’entendre une voix qu’elle imagine comme celle de la Compagne. Une voix posée, avec l’accent élégant de Cibella, une voix qui sait se parer d’autant de joie que de tristesse, de réflexion et de beauté, que son visage, ou que sa musique. « Je vais bien », dit-elle sans plus s’étendre, un sourire indéchiffrable sur les lèvres.

Elle va bien, n’est-ce pas ?
Le ventre vide. Affreusement vide de cette vie qui y a grandi en secret, comme un murmure soufflé par Maari. Le ventre vide, sa profession sauve, et un autre secret à préserver, jusqu’à ce que Sithis l’emporte.

La seconde question de Rhapsodie chasse ces désagréables pensées, qui reviendront bien rapidement, Maelenn le sait bien trop : « Je viens ici autant que possible, mais chaque séance demande moult négociations avec les ménestrels qui vont et viennent au palais. Il y a d’autres salles, tu t’en doutes, mais aucune d’aussi agréable, ni au son aussi beau. Je tenais à ce que nous pratiquions ici au moins une fois. » Elle serait égoïste de ne pas partager cet immense privilège avec son amie. Surtout que cette pièce, elles la montent à deux, et le faire dans les meilleures conditions est à leur indéniable avantage. Leurs objectifs sont ambitieux : tout doit être fait afin de les atteindre.
Tout en parlant, la brune entraîne la Cibellane dans la pièce et replace les chaises qui leur permettront de s’asseoir, et prépare le guéridon à recevoir le thé demandé au domestique. « Toi, comment te portes-tu ? Tu me sembles bien remise de cette affreuse maladie », lui demande-t-elle, après un léger coup d’oeil à sa figure saine aux joues bien colorées. Elle remarque, dans son observation, que Rhapsodie est aussi seule qu’elle, sans son Familier lové sur une de ses épaules, ou dans le repli de ses jolis vêtements. Un doute aussitôt la prend, au souvenir de leur dernière rencontre, il y a déjà des mois. Avant Souffleciel (son estomac serré, à l’infime pensée d’Outrevent). Le temps passe si vite… bien trop vite. « J’espère que Gavriel n’a pas effrayé Noisette, lors de notre dernière rencontre », s’inquiète-t-elle. Elle a bien remarqué le petit jeu de la vipère aspic, se faisant d’autant plus menaçant et prédateur lorsqu’en présence de petits animaux (même si estimés compagnons de mages tout aussi estimés), et ne l’approuve pas du tout. Je n’oserais jamais. « Ce serpent a un de ces caractères… »
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Message Sujet: Re: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptySam 17 Mar - 23:13

La Cibellane sourit en retour. Maelenn ne s’étend pas sur le sujet de sa santé, et Rhapsodie a l’impression, l’espace d’un bref instant, que tout ne va pas aussi bien que ce que son amie veut bien le laisser croire. Mais elle ne cherche pas à confirmer ou infirmer son impression : elle ne se mêle pas de ce qui ne la regarde pas sans qu’on lui demande avant. Et puis, elle est la première à cacher certaines vérités au grand jour, pour éviter de replonger trop profondément dans ses souvenirs, ou de plomber le moral des gens qui l’entourent. Mais de toute façon, elle a peut-être mal interprété les paroles de Maelenn, qui ne voulait sans doute rien dire de plus que les mots qu’elle a prononcés.

Néanmoins, son amie répond à sa seconde question, tout en l’entraînant un peu plus dans la pièce. Et en l’écoutant, Rhapsodie sourit et observe un peu plus en détail tout ce qui l’entoure. Elle ne doute pas de ses paroles, et elle est bien pressée de pouvoir s’en rendre compte par elle-même. Après tout, elle est en Lagrance, autant en profiter, d’autant plus qu’il n’existe sans doute pas de telles pièces en Cibella. Avec un sourire malicieux, elle reprend son carnet pour y rajouter quelques mots.

J’imagine que tes talents sont les bienvenus, pour ce genre de négociations.
Je suis ravie de pouvoir jouer ici grâce à toi, en tout cas !


Alors qu’elle lui montre ce qu’elle vient d’inscrire sur le papier, sa question lui tire une légère moue, mais un petit hochement de tête. Oui, elle va bien. Bien mieux qu’il y a quelques mois, en tout cas. Déjà affaiblie par sa mésaventure, elle a bien cru frôler la mort quand elle est tombée malade, et doit sa survie à Abigaïl, revenue à temps pour elle avec l’antidote. Mais elle s’en est remise, doucement. Du moins, elle va mieux. Elle est encore un peu trop maigre, et trop souvent fatiguée, mais elle vit et sourit à nouveau, et c’est tout ce qui compte.

Je vais bien. Je me suis à peu près remise de cette affreuse maladie.
J’ose espérer que toi aussi ?


Tout en écrivant, elle a entendu l’interrogation un brin voilée d’inquiétude de Maelenn, à propos de leurs Familiers. Elle rit silencieusement et hausse une épaule, avant de coucher sa réponse par écrit.

Ne t’en fais pas pour ça. Noisette s’effraie pour un rien.

Ce n’est pas vrai. Je voulais juste rester dormir seul. Bien sûr. Elle n’insiste pas, sachant cette discussion stérile d’avance, et ramène son attention vers son carnet.

D’ailleurs, il transmet toutes ses amitiés à Gavriel.

Seulement, avant qu’elle n’ait pu lui tendre ses écrits, un bourdonnement se fait entendre, à quelques centimètres seulement de son oreille. Elle sursaute, et sans réfléchir, envoie un peu à l’aveuglette son carnet dans le vide pour chasser la bestiole venue lui faire peur. Sa technique fonctionne, et le bourdonnement s’éloigne. Néanmoins, elle ne parvient pas à retrouver l’insecte du regard, sûrement déjà dissimulé dans la boiserie. Elle se retourne vers Maelenn et lui adresse un petit sourire gêné.

Pardonne-moi, je n’apprécie pas réellement les insectes.
Commençons-nous à jouer ? J’ai hâte de découvrir à quel point cette pièce est parfaite pour notre musique.


Changement de sujet, léger détournement d’attention. Et pourtant, Rhapsodie est sincèrement pressée de pouvoir, enfin, travailler à deux ce morceau qui leur promet une jolie réputation.




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Message Sujet: Re: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptyLun 2 Avr - 7:37

Un rire entendu, aussi malicieux que le sourire de son amie, lorsque Rhapsodie lui confie que ses talents de subjugatrice sont les bienvenus pour ses négociations. « Je m’en sers à peine », proteste-t-elle, faussement modeste, le sourire pourtant bien large. Certes, elle a quelque peu encouragé les responsables des salles, mais rien de très grave, voyons ! Puis, c’est pour une excellente cause : l’art. Même sans magie pour appuyer sa cause, n’importe quel Lagran saurait être sensible à cet argument.

Je vais bien. Je me suis à peu près remise de cette affreuse maladie. J’ose espérer que toi aussi ? Un petit mh d’approbation. Nous, Outreventoises, sommes de bonne constitution », confie-t-elle. Toute Lagrane soit-elle désormais, elle ne peut empêcher ce que la nature lui a donné. Un corps fort, capable de survivre sur les terres perpétuellement venteuses du duché de l’Honneur, et donc de se remettre rapidement des tourments de l’épidémie magique. D’autant mieux depuis qu’elle n’est plus enceinte.

Elle se penche pour lire les mots inscrits sur le carnet de Rhapsodie, à propos de l’irrespect patent de son Familier qui se prétend toujours si digne et distingué (Je t’entends, Maelenn), mais d‘un geste brusque, la Cibellane agite le petit livret, comme pour chasser quelque chose. La Lagrane se recule, surprise de la vivacité de l’action. Elle croit apercevoir un éclat métallique, mais celui-ci disparaît tout aussi rapidement, dans un clignement de l’oeil. Un insecte, découvre-t-elle de par les mots couchés sur le papier. Ses sourcils se froncent légèrement et elle cherche, à nouveau, l’insecte responsable du dérangement, mais elle ne le voit pas, ni ne l’entend. « S’il revient, nous demanderons à un domestique de le chasser. » Elles n’ont pas de temps à perdre avec quelques insectes désireux de s’échapper de l’inéluctable mort que leur réserve l’hiver imminent. La brune dispose les partitions sur leurs pupitres, afin que Rhapsodie puisse voir ce qu’elle lui explique ensuite avec enthousiasme : « Cette sonate s’appelle Le Sacre de Cerah. Elle est à l’origine arrangée pour vents, mais une ménestrelle l’a adaptée pour deux harpes il y a quelques années. » La musicienne a longuement étudié les partitions, afin de mieux cerner les différences entre la version originale de la sonate et celle arrangée pour deux harpes, et elle a une idée claire de la mélodie. Elle a même essayé, seule, de pratiquer quelques notes, mais elle a bien vite cessé. Sans sa compagne de musique, l’exercice n’a pas le charme de ce qui est prévu, et Maelenn désire que leur apprentissage s’effectue réellement à deux. « Je t’ai fait un exemplaire des partitions, à emporter avec toi à La Volte. Retranscrit de ses blanches mains, de son écriture si droite et claire lorsqu’il est question de musique. Quelques crayons sont également disposés sur le guéridon, afin d’annoter leurs partitions respectives. C’est une sonate grandiose, faite pour être jouée dans une salle de grande envergure. » Maelenn entend déjà chacun des actes, du premier, lent et grave, au dernier, chargé d’allégresse, presque fantaisiste dans sa composition à certains égards. Une hâte qui se mêle à sa joie de monter la sonate en compagnie de Rhapsodie, dont l’habileté musicale égale sa beauté. Ce qui n’est pas mince affaire, vu comme elle est ravissante !
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Message Sujet: Re: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptySam 7 Avr - 23:14

Fichue bestiole ! Si elle avait eu une voix, Rhapsodie aurait sûrement crié, en entendant ce bourdonnement dans son oreille. Elle est peut-être courageuse, la Cibellane, mais elle ne supporte pas les insectes. C’est idiot, pourtant. Tout cela remonte à une mésaventure de son enfance, à base d’insectes et de piqûres douloureuses, et depuis elle ne s’est jamais approché volontairement de quelque petite bête que ce soit. En tout cas, elle semble avoir disparu, pour le moment. Rhapsodie acquiesce aux paroles de son amie avec un petit sourire. Néanmoins, elle se demande si elle doit vraiment faire appel à quelqu’un pour s’occuper de cela – même si elles n’ont pas tout à fait de temps à perdre avec l’insecte. Les domestiques n’ont-ils pas plus important à faire ? Elle l’ignore. Mais après tout, elle ne vit pas dans un palais, elle ; et elle fait confiance à Maelenn, qui sait de toute façon bien mieux qu’elle.

Elle s’approche du pupitre, intéressée, alors que Maelenn lui expose le morceau qu’elles vont jouer. Le Sacre de Cerah ? Le nom lui plaît, déjà. Elle la connaît sans doute, cette sonate – peut-être l’a-t-elle déjà entendue plusieurs fois, sans en mémoriser le nom ni l’intégralité de la mélodie. Elle parcourt rapidement la partition des yeux, essayant de retracer rapidement dans sa tête le chant des notes. C’est à cet instant que l’insecte décide de revenir à la charge. Elle ne le repère pas de suite, son bourdonnement se faisant d’abord presque lointain, mais quand il s’approche un peu, elle tourne vivement la tête vers lui, essayant de le retrouver – sans succès. Elle parcourt la pièce des yeux quelques secondes avant de ramener son attention vers Maelenn et ses explications. Elle lui sourit, et ponctue ses phrases d’un petit hochement de tête, avant de reprendre son carnet pour y inscrire quelques mots.

Je te remercie, Maelenn. J’espère que nous arriverons à en faire quelque chose de beau.
Tu as déjà commencé à apprendre de ton côté ?

Tout en lui mettant le carnet entre les mains pour qu’elle puisse lire – et accessoirement pour libérer les siennes, elle saisit délicatement une des partitions pour essayer de la déchiffrer plus précisément,  en identifier la tonalité et essayer d’en comprendre le rythme. Rapidement, l’idée de la mélodie se forme dans son esprit, au moins sur les quelques premières mesures de l’introduction. Et elle fait mine d’ignorer la bestiole qu’elle entend bien, maintenant. Mais là, elle est prévenue de sa présence, elle ne la prendra pas par surprise. Et tant qu’elle ne se pose pas sur elle ou qu’elle ne frôle pas son oreille, ça devrait aller. Tentant de chasser ses pensées de son esprit, elle se dirige vers sa harpe pour la prendre et la rapprocher des pupitres et des tabourets. Elle a hâte de pouvoir commencer à jouer pour de vrai, surtout en compagnie de Maelenn, sûrement bien meilleure musicienne qu’elle.




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Message Sujet: Re: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptySam 5 Mai - 5:43

Les échanges mi-silencieux, mi-parlés, avec Rhapsodie ne l’étonnent plus, après ces années. Maelenn s’est rapidement accommodée de la particularité de son amie, pour autant qu’elle n’y peut surtout rien du tout, et a appris à apprécier la chose. La Cibellane ne communique pas qu’avec les mots. Il y a chacune de ses expressions, chaque tressaillement, chaque souffle expiré un peu rapidement, ou inspiré avec force. Tout parle, en Rhapsodie, là où sa voix ne peut pas le faire, et la musique qu’elle tire de ses instruments de prédilection n’en semble qu’encore plus belle. La valse du carnet est devenue une habitude et elle prend à peine note de ses gestes, alors que ses yeux déchiffrent les phrases indiquées sur le riche papier. Je te remercie, Maelenn. J’espère que nous arriverons à en faire quelque chose de beau. Tu as déjà commencé à apprendre de ton côté ? « À peine. J’ai surtout étudié les partitions, afin d’en comprendre la structure, et les quelques notes qu’a fait chanter ma harpe n’ont été que des essais, afin de m’assurer de la justesse de l’écriture musicale. Pas que la personne qui ait composé cette sonate soit mauvaise, mais elle a hérité des tics perfectionnistes de sa mère, en ce qui a trait à la musique, et elle considère que personne n’est à l’abri de quelques erreurs. Pas même les grands. Puis, je ne voulais pas travailler la sonate sans toi. » Un sourire amical pour ponctuer ce dernier commentaire. Puis, comme elle l’a pensé… où est le plaisir de pratiquer une mélodie pour deux harpes, sans la seconde ? Elles se pratiqueront suffisamment chacune de leur côté, dans le futur, inutile de se précipiter.

La brune revient à la partition et l’effleure du doigt, à quelques reprises, afin d’en désigner des parties précises. « Le premier acte comporte beaucoup de silences et de soupirs, il nous sera aisé de l’apprendre. Il y a un joli staccato, vers la fin, qui amorce la transition avec le second acte. Enfin, tu verras ! Je ne veux pas te dévoiler toutes les surprises. » Il y a beaucoup de joie, dans sa voix. Penser à la musique l’empêche de penser à autre chose, et elle est si sincèrement heureuse de leur collaboration ! Ça en devient difficile de modérer son enthousiasme.

Elle place sa harpe devant elle et vérifie son accordage, même si d’ores et déjà vérifié avant que la Compagne vienne la rejoindre à Edenia. Un autre leg de sa mère. Vérifier deux fois, pour être sûre de soi… et même, jamais deux sans trois. Dos droit, ses yeux gris fixés sur la partition. « Je te propose la première harpe. Celle qui débute. » Maelenn se calquera au rythme de Rhapsodie, afin de débuter la deuxième mélodie lorsque la partition y sera rendue. Une façon de mettre en valeur sa camarade et de l’inscrire comme tête de leur duo, et d’équilibrer les forces.
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Message Sujet: Re: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptySam 26 Mai - 20:23

Les yeux sur la partition, Rhapsodie écoute son amie parler, essayant d’oublier le bourdonnement incessant de l’insecte perturbateur, surveillant d’une oreille son évolution dans la pièce, afin de ne pas être surprise s’il décide de revenir voler autour d’elle. Elle hoche la tête aux dires de Maelenn, relevant simplement la tête pour échanger avec elle un regard et un sourire franc alors que la brune précise avoir voulu l’attendre pour commencer à travailler la sonate. Elles vont donc pouvoir la découvrir et progresser ensemble, et cela lui fait plaisir. Un moment de partage agréable qui s’annonce, en somme – si l’on omet l’insecte bourdonnant quelque part dans la pièce, et qui risque de l’attaquer à un moment ou un autre, elle en est persuadée.

La Cibellane repose les feuilles sur le pupitre devant elle, et suit des yeux les mouvements de Maelenn alors qu’elle lui montre plusieurs endroits distincts tout en lui détaillant de manière plus précise, la voix chargée d’enthousiasme, les passages indiqués. Son regard parcourt les croches, les silences, les notes piquées et les accords arpégés, essayant de se faire une idée globale de l’œuvre dans son ensemble. Les deux harpes paraissent avoir des parties assez similaires, tant en niveau de difficulté qu’en terme de durée de jeu. Ainsi, aucune ne sera mise en avant au détriment de l’autre, et c’est bien ensemble qu’elles parviendront, peut-être, à conquérir toutes les cours de Faërie.

Son sourire s’étire, et Rhapsodie s’empresse de s’installer avec sa harpe, imitant Maelenn. Elle fait courir rapidement ses doigts dessus. Elle réajuste rapidement la longueur de quelques cordes afin de réaccorder son instrument, certainement déréglé durant le transport entre La Volte et Edenia. Ses yeux clairs ne se relèvent que lorsque Maelenn lui propose de prendre la première harpe. Elle acquiesce simplement en retour, silencieuse comme toujours, mais son visage trahit sa joie. Elle est fière d’avoir la responsabilité de démarrer le morceau, mais aussi une légère appréhension, pour le jour où elles le présenteront. Si elle commence seule et qu’elle fait la moindre fausse note, tout le monde le remarquera. Raison de plus pour commencer à travailler dès maintenant.

La mine concentrée, elle lit les premières mesures, déchiffrant le rythme et les notes, avant de commencer à jouer lentement. Elle entend toujours le bourdonnement insupportable de l’insecte, et une douleur sourde commence à se faire sentir au niveau de ses tempes, qu’elle essaie d’ignorer, pour le moment. Le morceau d’abord, et le reste ensuite. Seulement, un brin déconcentrée, elle rate une note. Marquant un temps de pause, elle reprend la phrase, mais bute au même endroit. Un petit sourire désolé, et elle recommence encore, un peu plus lentement, poursuivant la mélodie jusqu’à ce que la harpe de Maelenn fasse son entrée.




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Message Sujet: Re: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptyMar 31 Juil - 19:38

Maelenn laisse le silence, confortable, s’installer entre elle et Rhapsodie, ce silence qui précède la musique et qui est pour elle rempli d’anticipation et de hâte. Enfant, il était également mâtiné de peur. Peur de sa mère, qui n’était jamais satisfaite de ses performances, qui la faisait recommencer encore et encore, quitte à l’épuiser. Il est heureux que jamais le zèle de Mairead du Noroît n’ait effacé cet amour de la musique, chez ses filles. Il n’en reste aujourd’hui que la discipline. La Cibellane débute le morceau avec lenteur, apprivoisant la partition petit à petit. La harpiste est attentive, suivant les mesures doucement jouées, se doigt frôlant les cordes tendues, en attente de l’entrée de la deuxième harpe. Le prélude au premier acte est fait de la même anticipation qui fait vibrer ses doigts.

Une discordance, soudiane, à son oreille. La Compagne lève ses yeux gris en direction de son amie, qui bute sur la même phrase. Un sourire désolé, avant que tout reprenne comme si de rien était. Le sien, de sourire, se fait rassurant, et elle se concentre à nouveau sur la partition. Elle compte silencieusement les temps avant l’entrée de son propre instrument, son pied battant discrètement la mesure contre le sol, et enfin les premières s’élèvent de sa harpe.

Calquée au rythme de Rhapsodie, un respectueux rythme d’apprentissage, Maelenn découvre enfin la pièce qu’elle a pris tant de soin à sélectionner pour ce projet à deux. Comme prévu, il était inutile de se pratiquer avant d’être en compagnie de son amie : comment convenablement reproduire ce morceau avec une seule harpe ? Toute concentrée qu’elle est sur la musique, elle ne peut toutefois pas empêcher son esprit de déjà les imaginer, toutes deux, se produisant devant une cour attentive. Admirées, écoutées, pour cet art délicat qu’elles maîtrisent si bien. Une autre dissonance la sort pourtant de sa rêverie. Pas venant d’elle, non, mais bien encore une fois de la Cibellane, dont l’expression se fait de plus en plus embêtée, même douloureuse. Maelenn suspend son jeu, arrêtant net la mélodie. « Est-ce que tout va bien, Rhapsodie ? », s’inquiète-t-elle. Ce n’est pas habituel de son amie, de rater des notes, et cette expression n’est pas non plus habituelle, sur son beau visage.
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Message Sujet: Re: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptySam 22 Sep - 17:59

Au début, Rhapsodie n’y prêtait pas vraiment attention. Mais depuis qu’elle l’a remarquée, cette douleur sourde entre ses tempes y reste coincée, et la Compagne est désormais incapable de l’oublier, tout comme le bourdonnement de l’insecte qu’elle croit entendre en continu, malgré le son de leurs harpes. Ce n’est pas une douleur violente, capable de la mettre à terre – quoi qu’il n’en faudrait pas non plus beaucoup pour l’atteindre, jeune femme au corps et à l’esprit fragilisés. Mais elle est toutefois assez présente pour la déconcentrer pendant son morceau, et lui arracher même une expression de douleur sur son visage de poupée.

Concentrée sur elle-même et ses sensations, elle est surprise lorsque Maelenn s’arrête brutalement de jouer. Intriguée, elle relève la tête de sa partition pour croiser le regard de son amie. Elle y lit une légère inquiétude, et comprend que son attitude n’est pas passée inaperçue. Elle s’empresse de plaquer un sourire voulu rassurant sur ses lèvres et hoche la tête, mais ses lèvres se déforment en une grimace involontaire alors qu’elle vient poser le bout de ses doigts sur l’une de ses tempes. Non, tout ne va pas bien. Rhapsodie relève vaguement le nez vers le plafond, le regard cherchant la libellule, seule fautive de l’état de la Cibellane. Enfin, sans doute est-il aussi lié à tout ce qu’elle a pu vivre pendant ces quelques mois de cauchemar, et que son organisme affaibli n’a besoin que d’un rien pour réagir comme si c’était la fin du monde.

Son bras se tend et ses doits attrapent son carnet et son crayon, et la jeune femme s’empresse de l’ouvrir à la bonne page, afin de tracer sous ses derniers mots quelques explications à l’égard de sa collègue.

Presque.
Il n’y a rien de grave. C’est seulement cet insecte affreux qui bourdonne près de moi. J’ai horreur de cela. Et ma tête me fait de plus en plus mal, certainement par sa faute.

Bon, elle n’est sûrement pas encore tout à fait remise de l’Epidémie magique et de son agression, mais il est certain que ce n’est pas la jolie mélopée s’envolant de leurs instruments qui provoque cette douleur à l’intérieur de son crâne.

Je suis désolée, je ne voulais pas interrompre le morceau pour si peu.

Tout minimiser, comme toujours. Elle n’aime pas vraiment que l’on s’inquiète pour elle, parce qu’elle a souvent l’impression d’être une gêne. Une habitude de son enfance, et dont elle a du mal à se défaire. Un petit rictus gêné aux lèvres, elle tend le carnet à Maelenn, avant de tressaillir et de se retourner sur sa chaise, certaine que la bestiole n’est pas passée bien loin de sa nuque avant de disparaître à nouveau dans un coin de la pièce.

Spoiler:
 




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Message Sujet: Re: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptyMer 12 Déc - 0:02

Le sourire de Rhapsodie se veut d’abord rassurant, mais Maelenn y croit bien peu, surtout lorsqu’une grimace de douleur vient déformer sa mimique calme et assurée. Presque. Il n’y a rien de grave. C’est seulement cet insecte affreux qui bourdonne près de moi. J’ai horreur de cela. Et ma tête me fait de plus en plus mal, certainement par sa faute. Je suis désolée, je ne voulais pas interrompre le morceau pour si peu. « Ce n’est rien, Rhapsodie. Tu… » Elle veut poursuivre, lui signifier que sa santé passe avant la musique (elle n’est pas tout à fait comme sa mère, après tout), mais quelques coups à la porte l’interrompent dans sa phrase. « Entrez. Pardonnez mon retard, madame Maelenn », s’excuse la domestique, les bras chargés d’un plateau de thé fumant, accompagné de macarons pastels et autres délicates dragées sucrées, parfaites pour accompagner le chaud breuvage. Ce n’est toutefois pas la servante, que la Compagne remarque d’abord, mais bien le long corps noir et luisant qui glisse sur le sol. J’ai pensé que vous auriez besoin de moi, dit-il aux deux musiciennes, étirant un sourire entendu sur les lèvres de sa mage. Sa vipère n’a point de goût pour les insectes, mais il sera en effet s’occuper de la libellule qui embête tant et tellement sa camarade. « Profitons-en pour prendre une pause. Nous reprendrons ensuite. »

La domestique place le thé et ses accompagnements sur le guéridon, puis sert une tasse à chaque Compagne avant d’à nouveau les laisser seules. Seules avec la libellule, et seules avec Gavriel, qui a déjà disparu elle se ne sait où après avoir gratifié sa cheville de sifflements affectueux. Maelenn sucre à peine son thé, avant de tenir la tasse entre ses mains, afin de garder ses doigts chauds. Juste quelques secondes, avant de tendre la main vers l’assiette de macarons et d’en attraper un à la violette. « Goûte ceux-ci, ils sont excellents. Elle lui indique un macaron à la coque orangée, au doux parfum de pêche. La prochaine fois, je te ferai goûter au chocolat qu’un de mes clients m’a donné. Un véritable fou ! Un petit rire et elle croque dans le macaron, et le goût de violette explose délicieusement dans sa bouche, avant d’y fondre. Quel est le présent le plus… décadent, qu’un client t’a offert, Rhapsodie ? »
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Message Sujet: Re: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptyMar 8 Jan - 22:14

Maelenn n’est pas dupe. Quelque chose ne va pas, et Rhapsodie ne dissimule plus parfaitement la douleur qui lui presse le crâne. Pourquoi le simple bourdonnement sourd d’un insecte, aussi effrayant soit-il, provoque-t-il une telle réaction, chez elle ? Elle n’était pas aussi fragile, avant… Avant d’être affaiblie par tout ce qu’elle a vécu, en si peu de temps. Elle n’était déjà pas bien forte, auparavant, frêle poupée enveloppée dans son silence, mais elle ne se faisait pas terrasser par le bruit des ailes d’une bestiole trop envahissante.  

Rhapsodie s’excuse, et sa collègue lui répond, toutefois coupée par l’entrée d’une domestique, amenant le thé demandé plus tôt. Rhapsodie lui adresse un petit sourire de remerciement, mais son regard est capté par la silhouette sombre qui ondule au sol et se tend légèrement avant d’identifier Gavriel. La vipère l’impressionne, mais elle sait pertinemment qu’elle ne lui fera rien de mal, parce que Maelenn est son amie. Par contre, à ce qui les importune… Elle sourit plus franchement aux mots de l’animal et acquiesce en guise de remerciement, seule réponse qu’elle puisse lui fournir. Et elle croise les doigts pour que Gavriel réussisse à coincer l’insecte qui l’importune tant.

Pendant que le Familier part à la chasse à l’insecte, Maelenn propose à la Cibellane de faire une pause, que Rhapsodie accepte volontiers ; elle en a besoin, après tout, et le thé sera peut-être un excellent remède à son mal de tête. Elle remercie d’un sourire la domestique, et prend la tasse entre ses mains lorsqu’elle les laisse seules. La chaleur qu’elle sent au bout de ses doigts est agréable. Elle souffle légèrement sur sa tasse avant de la porter à ses lèvres – simple précaution, histoire de ne pas se brûler. Elle la repose cependant lorsque Maelenn l’invite à goûter une des pâtisseries amenées avec le thé. La Compagne saisit le macaron orangé délicatement entre ses doigts avant de croquer dedans et de sourire en reconnaissant le parfum de pêche. Et s’il ne vaut pas les gâteaux de Gauthier, son goût plaît tout de même à Rhapsodie, pas bien difficile lorsqu’il s’agit de sucreries. Elle lui en parlera, tiens. Peut-être en connaît-il la recette.

Sont attention revient vers Maelenn lorsqu’elle lui parle de chocolat, et rit avec elle. Le chocolat est rare et cher, sur le continent, et elle n’a encore jamais vraiment pu en goûter. Alors, que Maelenn ait eu cette chance, grâce à un client, et qu’elle lui propose, en plus, est une chance qu’elle ne souhaite pas laisser passer. Elle termine son macaron avant de saisir son carnet pour lui répondre.

Ce serait avec plaisir.

Elle a à peine le temps de terminer sa phrase que Maelenn la questionne, la prenant un peu par surprise. Elle glousse silencieusement en relevant un peu le regard. Des cadeaux, elle en a eu une petite collection, depuis qu’elle travaille. La plupart sont des parfums délicats, des bijoux brillants ou des broches ciselées, qu’elle aime porter de temps à autre. Elle a déjà reçu une robe qu’elle n’aurait certainement jamais pu s’offrir, et un nécessaire à écrire certainement extrêmement cher.

Mes clients sont relativement sages, tu sais. La plupart m’offre simplement de quoi paraître plus belle aux yeux du monde.

Elle marque un temps d’arrêt, réfléchissant à la suite de ses mots et au souvenir à offrir à son amie. Finalement, une légère chaleur vient rougir ses joues alors qu’elle inscrit à la suite quelques mots.

L’un de mes clients réguliers a promis de dessiner mon corps simplement à l’aide de ses fusains et de sa mémoire, car il jurait le connaître par coeur. Je ne l’ai pas encore reçu, nous ne nous revoyons que le mois prochain. Je suis curieuse du résultat, je l’avoue.

Amusée, aussi. Et flattée qu’il cherche ainsi à l’impressionner. Lui, au moins, est délicat avec elle, et tente d’atteindre son coeur autant que son corps. Pas comme d’autres.

Et toi, Maelenn ? Le chocolat est-il le présent le plus fou que tu aies reçu ?

Elle passe enfin son carnet à sa collègue pour lui permettre de lire. A chaque temps d’arrêt, une ligne est sautée, afin que la brune puisse comprendre au mieux le fil de ses pensées. Rhapsodie reprend sa tasse, remarquant à peine la douleur dans sa tête diminuer, trop absorbée par leurs confidences.




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Message Sujet: Re: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptyDim 13 Jan - 18:19

La belle écrit sur son carnet, prenant quelques pauses à l’occasion pour réfléchir, et Maelenn peut observer ses joues se moirer de rose et de rouge, comme elle observerait une porcelaine délicate prendre des couleurs de la façon la plus jolie qu’il soit. À se demander ce qu’elle peut bien écrire de si embarrassant… ou de si intéressant ! Maelenn sirote son thé à minuscules gorgées, pour ne pas se brûler la langue, et chipe un second macaron, qu’elle déguste avec le même plaisir non dissimulé. La délicatesse des pâtisseries et sucreries lagranes ont gagné son coeur, autant que le duché fleuri, dès son arrivée. Comme ça lui a manqué, pendant ces semaines à Souffleciel ! Dire que lorsqu’elle était enfant, elle avait le nougat en friandise préférée… maintenant, la seule pensée de celui-ci suffit à lui lever le coeur.

Le carnet est repris des mains de Rhapsodie, et en silence, elle décrypte chacune des phrases élégamment écrites : Mes clients sont relativement sages, tu sais. La plupart m’offre simplement de quoi paraître plus belle aux yeux du monde. « Il doit être difficile pour tes clients de te faire paraître encore plus belle, Rhapsodie », commente-t-elle aussitôt, avec un sourire tendre pour sa consoeur, sans même relever les yeux du papier.

L’un de mes clients réguliers a promis de dessiner mon corps simplement à l’aide de ses fusains et de sa mémoire, car il jurait le connaître par coeur. Je ne l’ai pas encore reçu, nous ne nous revoyons que le mois prochain. Je suis curieuse du résultat, je l’avoue.
Et toi, Maelenn ? Le chocolat est-il le présent le plus fou que tu aies reçu ?


Un enfant. L’enfant dans son ventre, l’enfant dans le ventre de Faustine, l’enfant qui a fait mentir son serment, celui d’éteindre son nom avec elle.
Un enfant aux yeux bleus, comme ceux de Liam.

Son regard tremble, alors que cette réponse viscérale, impossible, reste enfouie dans son coeur. Elle tend le carnet à la Cibellane, d’abord sans répondre, feignant de réfléchir, afin de retrouver ses moyens. Elle ne peut pas deviner son pouls qui s’accélère, ni son estomac qui se tord. Il n’y a que Gavriel, pour sentir sa détresse silencieuse. Maelenn relève les yeux, ses iris gris parfaitement calmes. Comme si son trouble n’existait pas. « Je me doute que tu n’exposeras pas cette oeuvre à venir, mais j’espère bien que tu me diras s’il a su te dessiner par coeur. Quelle délicatesse, de la part de cet artiste ! Son sourire s’est fait complice, rempli d’amusement, à l’idée de l’oeuvre à venir. Le chocolat est bien le plus fou. On aime à me couvrir et de bijoux, autant que toutes les autres, mais… un de mes clients, un musicien, m’a offert une partition. Rare, fragile, splendide. Il espère que nous saurons un jour la jouer à deux. » Une promesse qu’elle ne pourra peut-être jamais tenir, tant cet engagement lui semble grand. La Valse des Jupons, Julien de Tiercelierre lui a offerte comme on demande une dame en mariage, mais elle ne peut pas accepter. Pas après le sacrifice qu’elle a fait, il y a peu, pour sa profession. « Ton mal de tête va-t-il mieux ? Te sens-tu capable de reprendre ? » Gavriel n’a pas trouvé la libellule, pour l’instant, mais elle sait que la vipère veille et que si celle-ci fait mine de revenir les embêter, il réussira à attraper l’insecte malfaiteur. Pour le bien de la musique.
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Message Sujet: Re: Un bruit qui mange la musique   Un bruit qui mange la musique EmptyJeu 7 Fév - 23:30

Le compliment de Maelenn la fait sourire, et elle baisse les yeux, modeste. Elle se sait jolie, bien sûr, elle n’est pas aveugle, ni stupide ; mais elle se dit qu’elle aurait pu l’être plus. Elle s’est souvent trouvée bien trop grande, trop voûtée ou trop maigre ; elle aurait voulu avoir un visage plus adulte, moins poupée, sans doute. Elle se sait jolie, oui, mais ne se considère pas être un modèle de beauté pour autant, surtout en comparaison avec ses collègues, toutes plus ravissantes les unes que les autres. Maelenn en fait partie, bien sûr. Elle aimerait le lui dire, mais c’est son amie qui a le carnet entre ses mains, et la Cibellane ne souhaite pas l’arracher à sa lecture. Ce serait si peu poli.

Patientant tranquillement, Rhapsodie sirote son thé, se concentrant sur son goût fruité. Elle est sûre que la simple odeur de la boisson a suffi à calmer sa brutale migraine. Ou bien, est-ce parce qu’elle ne perçoit plus le son de l’insecte perturbateur ? Gavriel doit sans doute lui faire peur. Peut-être que le serpent a déjà trouvé la libellule, et qu’elle ne lui nuira plus. Elle lancerait bien sa magie de prédiction à la recherche de la possibilité de futur la plus probable, mais Maelenn lui rend son carnet, que la Cibellane reprend, sereine. Elle n’a aucune idée de la tempête qui agite les pensées de sa collègue et amie, et elle ne soupçonne rien derrière son visage impassible.

Un gloussement silencieux, et Rhapsodie répond immédiatement.

Evidemment. Je l’ai déjà vu dessiner des portraits fabuleux… Je te dirai s’il est à la hauteur de mes espérances.

Elles échangent un sourire complice, et elle acquiesce joyeusement en l’écoutant raconter. Une partition rare, un duo de musiciens… En voilà un beau cadeau.

Quel morceau, exactement ?
Si l’occasion se présente… J’aimerais bien vous entendre. Tu joues si bien, je suis certaine que cela sera splendide à écouter.

A peine a-t-elle relevé la tête des mots inscrits sur le papier que Maelenn s’enquiert de sa santé, lui demandant si cela va mieux et si elles peuvent reprendre. Un bref instant d’hésitation, et Rhapsodie hoche la tête.

Beaucoup mieux. La migraine est encore là, mais bien plus supportable, grâce au thé, je pense. Espérons qu’elle ne revienne pas pleinement avant un long moment.
On peut reprendre.


Elle rend le carnet pour la laisser lire, encore, comme une habitude ; et pendant ce temps, elle se réinstalle et reprend sa harpe, reposant les yeux sur sa partition pour s’y retrouver. Elle jette un regard autour d’elle, essayant de repérer l’insecte ou le serpent, sans succès. Bon. Elle tourne la tête vers Maelenn, attendant qu’elle ait terminé de lire, et son accord pour reprendre le morceau. Elle est bien décidée à suivre les mesures le plus loin possible ; qu'elles finissent de jouer la première partie convenablement, et qu'elles puissent travailler par la suite correctement, chacune de son côté.




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