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 Qu'une symphonie en compagne silencieuse

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Liam d'Outrevent
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Message Sujet: Qu'une symphonie en compagne silencieuse   Qu'une symphonie en compagne silencieuse EmptyDim 25 Fév - 12:36


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Liam d'Outrevent & Teagan le Sustain

Qu'une symphonie en compagne silencieuse




• Date : 16 Février 1003
• Météo (optionnel) : Nuit noire, la lune étant réduite à un croissant fin. Il fait particulièrement froid, et le vent souffle fort, même si le temps est clair.
• Statut du RP : Fermé
• Résumé : Liam part au milieu de la nuit se changer les idées par une de ses promenades nocturnes, qu'importe la Chasse Sauvage, et croise Teagan.
• Recensement :
Code:
• [b]16/02/1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3432-qu-une-symphonie-en-compagne-silencieuse]Qu'une symphonie en compagne silencieuse[/url] - [i]Liam d'Outrevent et Teagan le Sustain[/i]
Liam part au milieu de la nuit se changer les idées par une de ses promenades nocturnes, qu'importe la Chasse Sauvage, et croise Teagan.



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Dernière édition par Liam d'Outrevent le Dim 25 Fév - 12:37, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Qu'une symphonie en compagne silencieuse   Qu'une symphonie en compagne silencieuse EmptyDim 25 Fév - 12:37

J’ouvrai la main sur le sceau ancestral d’Outrevent, perdu dans mes pensées.
Je me souvenais encore très précisément du jour où les ossements animés de la Rose Écarlate nous les avait remis. C’était un gage d’amitié, une promesse de renouveau. Il ne restait plus grand-chose de la Rose millénaire maintenant, plus d’esprits ancestraux, que des hommes éparpillés. Je relevai la tête pour fixer le lointain, nuit noire et voûte étoilée. Je m’attendrais presque à voir ces cavaliers noirs surgirent du néant, leurs mâtins à leur suite, pour en finir. Le sacrifice de la Rose Écarlate paraît bien futile, car le mal se répand maintenant librement, à faucher des âmes sans distinction. J’enrageai silencieusement face à cet ennemi qui s’en prenait à mon peuple sans qu’il ne me soit possible d’agir à l’encontre. J’en venais presque à regretter les longs mois plongés dans la guerre, à devoir lutter même sans mages et chevaucheurs. Au moins, nous savions où se trouvait l’ennemi, et comment le combattre.

La guerre… J’avais pris goût au combat, presque sans m’en rendre compte. Suite à la disparition du couple ducal, l’envie me prenait de la poursuivre aussitôt, de profiter de cette faille que laissait l’ennemi pour rendre coup sur coup ce qu’il avait pu infliger à mon peuple. Que nous laissions du temps à l’ennemi était inconcevable, et pourtant… Depuis quand exactement avais-je commencé à songer ainsi, en terme d’opportunités, à aimer mener cette guerre, alors même qu’elle n’avait jamais été la mienne ? Depuis quand exactement m'étais-je perdu, à la voir comme un exutoire bienvenu ? J’avais l’impression d’avoir été brisé, cent fois, mille fois. J'étais toujours là, pourtant, juste au bord du vide. Je le voyais nettement sous mes pieds, alors que je m'étais assis sur la rambarde du balcon, comme pour le contempler. Lui, et la nuit noire. La guerre n’avait rien de bien différent, comme un appel lointain, quelque chose qui me poussait à lâcher prise. Une part de moi le voudrait, celle qui considérait qu’elle n’avait plus rien à perdre, qui avait oublié ce qu’était la peur. Je devenais peut-être fou, comme mon père.

L’inaction était le pire. Je dormais bien mieux sous la tente de commandement, avec la rumeur des soldats et préparatifs de guerre, que dans le lit moelleux de cette chambre silencieuse. Lionel m’avait mille fois demandé de prendre un de ces breuvages au goût infect, soi-disant conçu pour me permettre de mieux dormir, et certainement me prémunir de la Chasse Sauvage également… Mais recourir à un quelconque artifice de la sorte me paraissait encore pire. Je préférais même encore rester seul avec mes pensées, avec ce même refrain familier, qui ne se taisait jamais. Des pensées de plus en plus noires, à mesure que le temps passait. Impossible d’oublier, de faire comme si de rien. J’en venais à croire que la Confrérie Noire avait utilisé de subtiles stratagèmes pour me pousser lentement mais sûrement au suicide. Je m’en voudrais de leur accorder pareille victoire, mais en attendant, le danger m’était effectivement devenu inconnu.

Je reposai pied au sol pour regagner ma chambre. Aucune envie de retourner dormir. Je me préparai plutôt à sortir, comme à quasiment chaque nuit, profitant de la pénombre pour quelques promenades solitaires, loin des préoccupations de la Cour. J’évitai soigneusement les gardes, en empruntant quelques passages secrets, pour plus de sérénité. L’air frais et vivifiant m’accueillait à nouveau au dehors. Je pris une profonde inspiration, fermant les paupières, avant de partir d’un pas rapide en direction de la ville en contrebas.

Les rues étaient désertes, encore bien davantage qu’à l’accoutumée. Rien d’étonnant à cela, car même les nocturnes changeaint leurs habitudes, ceux qui sont trop effrayés par leurs propres cauchemars devenus réalité. Je levai le regard à nouveau vers le ciel sombre, pensif, et m’écartai au dernier moment quand un badaud manqua de me percuter au carrefour suivant. Je me figeai, surpris. « Teagan ? » Difficile de ne pas reconnaître ces cheveux roux et bouclés, même dans la nuit, alors qu’emmitouflé dans une épaisse cape avec le capuchon rabattue sur mes yeux, ce n’était bien que leur éclat si clair qui me trahissait en retour. « Tu ne devrais pas être chez toi, à dormir ? » Aucun reproche qui ne couvait, uniquement une étrange curiosité. En vérité, croiser un visage connu qui ne soit pas celui d’un garde parti à mes trousses avait quelque chose de presque agréable.


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Message Sujet: Re: Qu'une symphonie en compagne silencieuse   Qu'une symphonie en compagne silencieuse EmptySam 31 Mar - 11:43

Il est tard et déjà, le soleil décline à l'horizon, ne laissant plus que les lueurs des cristaux et de quelques bougies pour éclairer la pièce. L'atelier est pratiquement silencieux, il n'y a que le son régulier du ciseau sur le bois, que le grattement précautionneux du papier de verre pour en adoucir le grain. L'air concentré, le luthier est penché sur son travail depuis des heures, perdu dans ces gestes qu'il connaît si bien, effectuant les mouvements aussi assurément que le musicien joue de son instrument. La mélodie régulière du bois qui résonne apaise et détend, emplit ses pensées et les détourne habilement de tout ce qui secoue le continent depuis quelques temps. Son frère est rentré du front, il y a plusieurs semaines ; il a d'ailleurs été ravi d'accueillir son neveu et sa nièce pour quelques jours, eux qui demandaient régulièrement à revoir leur oncle Trevor. Teagan ne s'est pas fait prier pour exaucer leur demande et c'est bien pour cette raison qu'il est encore en train de travailler, à une heure si tardive.

Avant l'épidémie qui s'est abattue sur les mages, il lui arrivait de terminer bien au-delà du crépuscule, mais quand il rentrait et qu'il savait ses enfants chez leur oncle ou leur tante, il pouvait retrouver sa femme et passer une soirée en tête à tête, rien que tous les deux. Depuis qu'elle n'est plus là, ces quelques moments lui manquent plus que tout et le heurtent parfois de plein fouet, sans qu'il ne s'y attende. Dans un mois, ils auraient célébré l'anniversaire de leur rencontre – onze ans à côtoyer cette femme merveilleuse qui lui a donné les plus beaux enfants du continent – mais il lui faudrait désormais trouver autre chose pour occuper son esprit.

Un bruit le fait sursauter, le sifflement du vent dans l'interstice de la porte et le claquement régulier de ladite porte mal installée sur ses gonds. Quand il relève les yeux, il remarque que la nuit est tombée mais l'idée de rentrer chez lui ne le tente guère, à cet instant. Il y a pourtant la Chasse, il y a pourtant cette menace, et le vent glacé provoque un frisson le long de sa nuque. Il peut peut-être simplement se rendre chez son frère et rester un peu à ses côtés, ça lui changerait les idées.

Dans des gestes précautionneux, il repose ses outils et range le fruit de son travail. Il nettoie sommairement les copeaux de bois et la poussière accumulés sur son établi et il récupère son manteau pour rentrer chez lui. La nuit est froide, elle semble même glacée, sous le ciel sans lunes. Teagan s'enveloppe de son écharpe et se met en route dans les rues de Souffleciel, pratiquement désertes à cette heure-ci. Ses pensées s'égarent, quand il heurte une personne sans le vouloir. « Oh, pardon. » fait-il automatiquement, sans voir de qui il s'agit. Ce n'est que le son de sa voix qui lui semble soudain familier. « Teagan ? » Son regard se pose sur le visage à moitié dissimulé sous la capuche et la lumière se fait doucement. « Tu ne devrais pas être chez toi, à dormir ? » La question le prend de court, et il cligne des yeux quelques fois, avant de s'exprimer enfin. « Je.... v-votre Grâce ? » Les mots, dans un murmure, dans un réflexe, avant de se rappeler où il se trouve. Tegan jette rapidement un regard autour de lui, pour s'assurer que personne n'ait entendu. La rue est pourtant vide et silencieuse. « J'vous demande pardon mais je pourrais vous retourner la question. » Les habitudes ont la vie dure et le vouvoiement reste un automatisme pour un simple artisan face à son duc. Aucun reproche dans sa voix pourtant, à lui non plus. Juste un petit sourire en coin qui vient fendre ses lèvres.


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Message Sujet: Re: Qu'une symphonie en compagne silencieuse   Qu'une symphonie en compagne silencieuse EmptyDim 6 Mai - 22:49

Je ne m’attendais pas à le trouver là, par hasard, et encore moins en plein cœur de la nuit. Depuis combien de temps exactement n’avais-je pas croisé la route de Teagan ? Avais-je réellement eu l’occasion d’échanger avec lui plus que quelques mots, depuis mon retour en Outrevent ? Je n’en étais pas si sûr, en vérité. J’avais été pris par mes activités, mais pas seulement… L’occasion ne s’était tout simplement pas présentée. En temps normal, mes rares moments de liberté rimaient plus souvent avec solitude, comme cette fameuse nuit. J’avais pris l’habitude de croiser bien des Outreventois en ces occasions, oui, mais les échanges étaient réduits au minimum. Je passais le plus clair de mon temps à écouter, sans intervenir, la rumeur de la ville, les sons murmurés de la nuit. C’était comme les vagues de l’océan, des sons plutôt apaisants, qui faisaient taire un temps la tempête qui battait constamment sous mon crâne. Et en quelques occasions, je surprenais également quelques racontars, de quoi me tenir informé de ce que pensait réellement le bas-peuple, de leurs préoccupations du moment. Et actuellement, c’était surtout la Chasse Sauvage qui hantait les esprits, comme un couperet au-dessus de leur tête. Cette force invisible, personne ne pouvait lutter contre, même avec la meilleure des volontés. J’étais duc, mais parfaitement impuissant.

Mais à défaut de pouvoir les protéger de cette menace, j’avais fait ce choix audacieux de ne pas changer mes habitudes. Je ne voulais pas la craindre au point qu’elle ait une quelconque emprise sur moi. Que pouvions-nous faire de plus, après tout ? Chercher comment la vaincre me paraissait presque aussi fou que de chercher à démanteler la Confrérie Noire. Je devrais peut-être justement y réfléchir, mais pas maintenant.

Je posai une main légère sur l’épaule de Teagan, qui ne s’était pas arrêté dans sa lancée, partant tête baissée. Je crus presque qu’il n’allait pas s’arrêter, pas plus s’attarder, avant qu’il ne relève la tête et croise mon regard. Il était surpris de me voir, peut-être même plus que je ne l’étais moi-même, après tout ce temps. Le croiser faisait renaître un chant aussi apaisant que mélancolique en moi, celui d’une enfance si douce. Bien vite brisée, quand il prononça ce titre.

Je lui souris avec indulgence, tandis qu’il se retournait pour aviser la ruelle, vide comme rarement. C’était la tranquillité que je recherchais généralement en ces soirées, et je l’avais bien trouvée, voir plus encore. Et puis… Je soufflai un rire, alors qu’il me retournait ma remarque, avec grande pertinence. J’hochai lentement la tête, avec une légère moue. « Je flâne dans les rues, bien entendu. » Je l’avais lâché avec un ton si sérieux, qu’il ne flairait peut-être pas l’ironie, si ce n’était ce même sourire en coin qui répondait au sien. Le moment était si bien choisi, comme si je me contentais d’aller au marché… Je me penchai un peu vers lui, et repris sur le ton de la confidence. « J’avais vraiment besoin de me changer les idées. Et toi ? Tu travailles encore si tard ? Ce n’est pas très prudent. Mais si la Chasse Sauvage ne t’effraie pas autant que les autres, peut-être aurais-tu un peu de temps à m’accorder ? » Je remis un pan de ma cape en place, levant le regard vers la voûte étoilée, où aucune ombre ne voilait le ciel. « J’ai l’impression que cela fait une éternité, que nous n’avons pas pris le temps de parler. » Tout ne pouvait pas rester comme avant, même Teagan. Il devait avoir ses propres préoccupations, une famille à s’occuper, un métier plutôt difficile duquel vivre… Nous n’étions plus vraiment deux gamins qui écoutaient des histoires, et jouaient dans les plaines de Rivepierre. Cette époque-là était révolue depuis longtemps, et tout nous séparait sans doute depuis. Etait-ce égoïste, d’espérer à ce point faire renaître le passé ?


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Message Sujet: Re: Qu'une symphonie en compagne silencieuse   Qu'une symphonie en compagne silencieuse EmptyJeu 7 Juin - 18:33

Le voir là, au coeur de la ville, lui paraît si étrange. Il lui semble que les jeux partagés entre deux enfants remontent à une autre vie ; Teagan a toujours éprouvé une sorte de fascination silencieuse pour son duc – et le jeune prince qu'il était à l'époque – ainsi que pour les tenants du domaine de Rivepierre. Il se rappelle les quelques fois où sa famille a été invitée à jouer pour le comte et son épouse, et où les enfants se sont retrouvés dans l'innocence des jeux, là où l'écart qui les séparait ne paraissait plus aussi grand. Bien que frondeur et très franc, il a toujours gardé un profond respect pour les jeunes nobles qu'il pouvait parfois côtoyer, qui sont devenus des adolescents puis des adultes avec leurs responsabilités, de celles qui les ont éloignés irrémédiablement. Quelle n'a pas été sa surprise, la première fois où il a croisé son propre duc dans les rues de Souffleciel, non accompagné, aucunement flanqué de gardes ou de serviteurs ? À la fois admiratif et inquiet pour lui, il s'est tout de même prêté au jeu et il faut dire que Liam sait donner le change afin de ne pas être reconnu aussi aisément par n'importe qui. Ses vêtements y jouent certainement pour beaucoup, malgré la noblesse de son maintien et de son port de tête.

Cette fois encore, il paraît très à l'aise dans cette situation pourtant si peu conventionnelle. « Je flâne dans les rues, bien entendu. » Ses traits trahissent un amusement certain, le luthier ne peut s'en cacher. « J’avais vraiment besoin de me changer les idées. Et toi ? Tu travailles encore si tard ? Ce n’est pas très prudent. Mais si la Chasse Sauvage ne t’effraie pas autant que les autres, peut-être aurais-tu un peu de temps à m’accorder ? J’ai l’impression que cela fait une éternité, que nous n’avons pas pris le temps de parler. » La proposition le prend un peu au dépourvu. Il est flatté, honoré même. Mais il est surtout ravi d'avoir cette opportunité de renouer avec une enfance lointaine et de chasser la morosité de ses pensées. « Je serais ravi de vous accorder un peu de mon temps. J'ai aussi besoin de me changer les idées, pour être honnête. » À ces mots, il se met en route aux côtés de son duc, tout d'abord mal à l'aise, ne sachant réellement quelle attitude adoptée. Puis il s'efforce de rester aussi naturel que possible, conscient qu'il ne désire pas attirer l'attention sur lui. « Mes enfants sont chez mon frère pour la nuit, j'en ai profité pour avancer un peu dans mon travail et j'ai pas vraiment vu le temps passer. » continue-t-il, comme pour justifier sa présence dans les rues de Souffleciel à une heure aussi tardive, mais surtout pour répondre à ses interrogations. Rues qui sont pratiquement désertes désormais. « Vous vouliez vous rendre dans un endroit en particulier ? Sinon vous êtes le bienvenu à la maison. » Il ne veut pas lui suggérer un endroit trop peuplé où il risque d'être reconnu, mais à bien y réfléchir, il doit rester peu de monde pour oser encore sortir si tard, ces derniers temps.


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Message Sujet: Re: Qu'une symphonie en compagne silencieuse   Qu'une symphonie en compagne silencieuse EmptySam 14 Juil - 23:02

Je n’étais pas toujours très perspicace, quand il s’agissait d’identifier les émotions des autres… Surtout que nous n’avions pas eu l’occasion de nous côtoyer depuis un moment déjà. Mais ma proposition semblait bien ravir Teagan, et le voir à ce point disposé me laissait penser que tout n’avait pas tellement changé, finalement. Enfin… Si on omettait ce vouvoiement à outrance, alors que je me bornais à le tutoyer, comme un décalage entre nos discours.

J’hochai la tête, à répondre par l’affirmative, quand il me confia avoir lui-même besoin de se changer les idées. L’inverse m’aurait étonné. Il existait une étrange similitude entre son comportement et le mien. Si le sommeil me fuyait sans arrêt, lui ne semblait pas vouloir s’y abandonner avant que la fatigue ne le terrasse complètement. Je le soupçonnai de s’échiner au travail pour les mêmes raisons qui me poussaient à sortir la nuit, au mépris de tout danger. Je m’en enquérais naturellement : « Quelque chose te tracasse ? » Libre à lui ou non d’en parler, mais sans doute n’était-ce pas le lieu, dans l’immédiat.

Marcher aux côtés de quelqu’un d’autre au cœur de la nuit, voilà bien un événement assez rare et précieux. Je prenais rarement la peine de m’arrêter pour saluer quelques visages connus. En temps normal, on pourrait même dire que je les fuyais, ma capuche rabattue sur mes yeux. C’était la solitude et l’anonymat que je recherchais sous le ciel étoilé, renouant avec soulagement avec mon ancienne existence lorgoise. Mais Teagan… Il faisait exception. Le luthier ne me rappelait pas à mes responsabilités de duc, ni ne me remémorait de vieux souvenirs que j’aurais préféré chasser. Non, seulement une période insouciante et incroyablement lointaine maintenant.

Nous marchions un temps dans le silence, et je perçus sans mal qu’il me jaugeait, même si je faisais en sorte de l’ignorer et de poursuivre ma route avec flegme. Je lui laissais le temps de choisir quelle attitude il souhaitait adopter, alors même que la mienne ne variait pas. Je restais calme, mais pas moins avenant avec lui. « Tu arrives à bien vivre de ta passion ? » J’étais réellement curieux d’un univers que j’appréhendais à peine. Le quotidien de Teagan n’était pas le mien. Il devait souvent se poser la question s’il arriverait à vivre décemment avec ses économies, alors que mes préoccupations se résumaient davantage à des intrigues, de la politique, et la perspective de la guerre imminente. Je souris doucement, songeur. « Et les enfants vont bien ? Ca leur fait quel âge maintenant ? »

Je ralentis le pas quand Teagan m’interrogea sur notre destination. « Pas vraiment, non. Partout sauf au palais. » Ce qui pouvait aussi se traduire par… Nulle part. Je marchais généralement au hasard et évitais de pénétrer un quelconque établissement, parfois bondé à cette heure-ci, alors que les ruelles étaient désertes. La proposition de cet ami d’enfance me surprit pourtant… Chez lui ? J’hésitais, presque indécis. Le proposait-il uniquement parce qu’il était Outreventois à avoir le sens de l’accueil ? « Je ne voudrais pas déranger mais… Pourquoi pas ? » Je ne me souciai que peu de ne pas déranger en temps normal, seulement, entre temps, j’étais devenu duc. Je soufflai un sourire ironique à cette pensée. « Je m’assurerais que tu rentres chez toi sans encombre, si je t’accompagne. »


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Message Sujet: Re: Qu'une symphonie en compagne silencieuse   Qu'une symphonie en compagne silencieuse EmptyVen 3 Aoû - 12:58

« Quelque chose te tracasse ? » Est-ce si évident que ça ? Teagan croise à peine le regard de son duc et il hausse les épaules, ne sachant réellement par où commencer. Poussant un soupir, il se contente d'une réponse évasive, pour le moment. « Plusieurs choses, oui. » Peut-être arrivera-t-il à lui en parler quand ils seront tous deux loin des regards – bien que la rue soit vide – mais à cet instant, Teagan ne se sent pas l'envie de déballer ses états d'âme. Il doit déjà porter la fatigue sur ses traits, tout comme l'inquiétude, celle qui le garde parfois éveillé la nuit. Il y a le deuil aussi, qui se fait lentement, cette tristesse qui s'atténue avec le temps mais qui revient parfois sans prévenir, comme pour rappeler à son coeur qu'un morceau lui a été arraché.

Le luthier avance aux côtés de Liam, songeur. Il ne sait toujours pas sur quel pied danser ; le profond respect qu'il éprouve pour lui et le temps qui s'est écoulé depuis leur dernière rencontre l'empêchent de se montrer très familier avec lui. Il se rappelle pourtant le garçon encore trop jeune pour réellement se soucier des conventions, celui qui jouait avec lui juste parce qu'il en avait envie, pendant que les parents faisaient des choses de grandes personnes. Ce n'étaient que des jeux d'enfants, mais des jeux dont il se souvient bien. Il se rappelle s'être fait la réflexion qu'il avait l'air d'un garçon tout à fait normal, pour un prince. Cette idée est restée avec lui, depuis.

« Tu arrives à bien vivre de ta passion ? » La question le ramène sur un terrain connu et plus agréable qui parvient même à lui arracher un sourire plus franc. « Je m'en sors oui. Il y a des périodes creuses, comme partout, mais j'ai pas à me plaindre. » Au contraire, même. Son nom est gage de qualité parmi les musiciens, ils achètent et font volontiers réparer leurs instruments chez lui, comme ils le faisaient chez son père autrefois. Teagan est donc toujours bien occupé. « Et les enfants vont bien ? Ca leur fait quel âge maintenant ? » « Madenn a déjà huit ans, et Morgan aura six ans le mois prochain. J'ai l'impression que c'était hier qu'ils débarquaient dans ma vie, mais ils ont grandi si vite. » L'affection transparaît dans sa voix, sans qu'il ne puisse la dissimuler. Ses enfants sont le plus beau cadeau qui lui ait été donné de recevoir et il lest chérit, jour après jour.

C'est alors que Teagan propose à son duc de l'accompagner à la maison. « Pas vraiment, non. Partout sauf au palais. Je ne voudrais pas déranger mais… Pourquoi pas ?  » « Ca ne me dérange pas. » qu'il répond promptement, avec sérieux. « Je m’assurerais que tu rentres chez toi sans encombre, si je t’accompagne. » Un ricanement lui échappe. « Je me sens déjà plus en sécurité, c'est trop d'honneur. » plaisante-t-il en le guidant à travers les rues de la capitale. Ils ne sont plus très loin de chez lui, il ne leur faut donc pas beaucoup de temps avant d'y parvenir. Teagan ouvre la porte et fait entrer son invité, allumant quelques chandelles au passage pour éclairer la pièce de vie.

L'endroit n'est pas très grand, ni en très bon ordre. C'est une pièce qui vit ; des objets traînent ici et là, des jouets en bois, des chaussures mal rangées, un manteau de travers sur un fauteuil et quelques autres objets du quotidien ici et là. Teagan s'éclaircit la gorge. « Pardon pour le désordre, j'attendais pas de visite. » Il s'empresse de faire un peu d'ordre sur les canapés et le guéridon, un peu embarrassé. Il n'a jamais été très ordonné et depuis la mort de sa femme, il est plus difficile de tenir la maison tout en travaillant à l'atelier et en s'occupant de ses enfants. « Voilà, v... tu peux t'installer ici. Tu veux quelque chose à boire ? Un peu d'eau, de thé ? Quelque chose de plus fort ? » Il fait l'effort de lui renvoyer son tutoiement à présent qu'ils sont réellement seul à seul, dans l'intimité de sa demeure, où personne ne jugera. Il est son invité, il est son ami, il peut bien faire une petite entorse aux règles, non ? Pendant qu'il énumère les possibilités, il s'empare du tisonnier et s'évertue à rallumer un feu dans la cheminée.


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Message Sujet: Re: Qu'une symphonie en compagne silencieuse   Qu'une symphonie en compagne silencieuse EmptyMer 22 Aoû - 17:59

Ce haussement d’épaules était assez évocateur, tout comme son incapacité à soutenir mon regard à cette simple question. Ou question qui n’était pas si simple, finalement. Sa réponse en demi-teinte m’informait autant que quelque chose le tracassait bien, mais également qu’il n’avait pas envie d’en parler pour le moment. J’hochai la tête, en signe d’assentiment, sans m’appesantir. Je respectais son silence autant qu’il le faisait des miens, mais tout cela me confirmait que nous avions tous les deux bien besoin de souffler un peu.

Nous progressions dans le silence, tous les deux songeurs. Je constatais, avec une pointe de tristesse, que les choses avaient bien changées entre nous. Nous étions devenues des personnes adultes depuis, et surtout, mon titre imposait un fossé entre nous que je peinais à combler. Je brisai le silence, pour aborder des sujets qui lui seraient plus familiers, et fut rapidement récompensé par un sourire qui vint remplacer cette expression affectée qu’arborait précédemment Teagan.

Un sourire quelque peu contagieux, alors que je craignais qu’il me réponde négativement. C’était toujours compliqué pour un musicien de vivre de son art, et ils étaient peu à réussir à percer. « Tu m’en vois soulagé. Si tu arrives à vivre correctement, en faisant ce que tu aimes, c’est le plus important. » Je l’enviai presque. Je me demandais à quoi ressemblerait ma vie, sans le devoir, sans la noblesse… J’aurais très certainement été guerrier, ou soldat, à vivre au fil de ma lame, ou bien voleur, à en croire ce temps bousculé. Cette simple pensée, si improbable, m’arracha un nouveau sourire, songeur.

Je levai le regard vers la voûte étoilée, à l’entendre parler de ses enfants, lâchant un fin soupir. « Que le temps passe vite… » Je lui lançai un regard de biais, lâchant avec légèreté : « Profite. Ils vont rentrer dans une période ingrate, bientôt. » Nous cessions de marcher au hasard. Je suivais Teagan à travers Souffleciel, pour nous rendre chez lui. Je me souvenais avoir déjà vu cette masure, parfois, sans jamais en franchir le seuil. Cette simple pensée me rappelait à quel point nous nous étions éloignés avec le temps, chacun pris par ses propres responsabilités, ses propres impératifs. Et pourtant… Tout n’avait pas changé. J’avais l’impression de renouer étrangement avec cette complicité que nous avions enfant, mais seulement à tâtons, chacun discret. Je ne m’étais pas attendu à ce qu’il m’invite chez lui.

Je pénétrais les lieux en promenant mon regard partout autour. Déjà Teagan s’excusait du désordre. Je lâchai avec ironie, pour dédramatiser la situation : « Tu n’attendais pas la visite du duc d’Outrevent en plein cœur de la nuit ? C’est étonnant. » Je restais sagement en retrait tandis qu’il remettait de l’ordre dans la pièce. Puis, quelque chose changea subtilement. Je l’entendis s’adresser à nouveau à moi et hésiter cette fois à continuer de me vouvoyer. Ma propre tendance à le tutoyer d’emblée lui donnait implicitement la permission d’en faire de même. Ici, dans son foyer, son refuge, Teagan semblait déjà un peu plus à l’aise avec moi. « Quelque chose de plus fort ? Seulement si tu m’accompagnes. Sinon, un thé me suffira. » Je n’en étais pas à boire seul, fort heureusement. Je m’installai dans le canapé qu’il me désignait, sans cesser de regarder autour, pendant qu’il préparait de quoi nous désaltérer. Je soufflai prudemment : « Tu es seul, Teagan ? » J’avais bien noté que ses enfants étaient chez son frère actuellement mais… Où était sa femme ?


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Message Sujet: Re: Qu'une symphonie en compagne silencieuse   Qu'une symphonie en compagne silencieuse EmptyMar 18 Sep - 13:04

« Tu m’en vois soulagé. Si tu arrives à vivre correctement, en faisant ce que tu aimes, c’est le plus important. » La sincérité de ces quelques mots le touche et Teagan retrouve un peu de légèreté dans cette rencontre pour le moins inattendue. Traverser le fossé qui les sépare est difficile mais peut-être – oui peut-être – qu'il finira par y arriver, par ne plus voir uniquement le souverain en cet homme, mais ce jeune garçon avec qui il jouait autrefois. Hésitant, le luthier reste néanmoins distant, tout en poursuivant la conversation d'un ton tranquille. Parler de ses enfants est toujours une joie pour l'Outreventois qui s'épanouit, entouré de sa famille. Le temps passe si vite pourtant, plus encore quand il le passe à s'inquiéter et à travailler deux fois plus pour s'occuper d'eux. « Que le temps passe vite… Profite. Ils vont rentrer dans une période ingrate, bientôt. » « Je m'en réjouis d'avance. » pouffe-t-il doucement. Il a encore tant de belles choses à vivre auprès de ses enfants, ils ont encore tant à apprendre et à découvrir. Puis son sourire se fane un peu, quand il songe qu'ils vivront tout ça et que leur mère ne sera pas là pour y assister. La mélancolie s'engouffre dans son coeur, il lui tarde de vivre cet avenir qui lui tend les bras, mais les remords s'accrochent fermement.

Heureusement, ils arrivent bien vite chez lui et Teagan peut songer à autre chose. L'embarras s'empare rapidement de lui devant l'état de sa maison, mais Liam semble prendre les choses avec humour. « Tu n’attendais pas la visite du duc d’Outrevent en plein cœur de la nuit ? C’est étonnant. » Un peu soulagé, mais encore un peu honteux de présenter un tel désordre à son duc, il finit de ranger superficiellement les lieux, qu'ils puissent au moins se mouvoir sans marcher sur un jouet ou une chaussure qui traîne. Teagan reprend un peu d'assurance, les habitudes reprennent le dessus, il se fait hôte et ami, cherchant à mettre Liam à l'aise. « Quelque chose de plus fort ? Seulement si tu m’accompagnes. Sinon, un thé me suffira. » « Très bien. » Le luthier se dirige vers les placards, dans l'idée de préparer la bouilloire pour faire un peu de thé. Mais son invité reprend la parole et l'interrompt dans son geste. « Tu es seul, Teagan ? » Seul. Il a sa famille, il a ses enfants, il a son frère et sa soeur qu'il voit régulièrement. Mais il se sent terriblement seul, depuis plusieurs mois.

Sa main dévie d'un placard à un autre, délaissant les feuilles de thé pour prendre la bouteille de whisky. Tout compte fait... « Je suis seul, oui. » Il s'éclaircit la gorge, verse l'alcool dans deux verres et amène le tout sur la table, désormais éclairée par le feu ronflant de la cheminée. Il s'assoit et hésite un peu, comme si les mots lui manquaient. Il ne sait pas trop par où commencer et il n'a pas envie que l'on s'apitoie sur son sort. Il prend la voie de l'honnête simplicité. « Ma femme était mage, une guérisseuse. Elle aimait s'occuper des autres et elle était très appréciée parmi les mages de bataille qu'elle soignait après leurs missions. Elle n'a pas voulu les abandonner, quand l'épidémie s'est répandue à Souffleciel et a atteint tous les mages ; elle est morte avant que l'antidote arrive. » Il a la gorge qui se noue, mais il s'efforce de rester fort. Il boit un peu de whisky pour se redonner du courage. « C'était une mère incroyable, mais qu'est-ce qu'elle pouvait être têtue. Tu l'aurais aimée, je suis sûr. » ajoute-t-il, un petit sourire en coin, le visage éclairé de la lueur des souvenirs qui déferlent un instant. Puis il se reprend. « Mais il y a mon frère et ma soeur, ils sont toujours là quand j'ai besoin d'eux. » Et il remercie les dieux pour cette famille qu'il chérit tant.


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Message Sujet: Re: Qu'une symphonie en compagne silencieuse   Qu'une symphonie en compagne silencieuse EmptyMar 6 Nov - 13:07

Je soufflai un sourire. Malgré la distance qu’il s’imposait, nous arrivions à plaisanter. J’aurais préféré que rien ne change entre nous, mais ce serait me voiler la face. L’époque où nous n’étions que deux gamins jouant ensemble en toute innocence était révolue depuis longtemps. Le temps avait apposé sa marque, les responsabilités aussi. J’étais duc. Et Teagan ? Il était peur de deux enfants. Je l’enviai presque, même en songeant à cette période ingrate qu’ils ne manqueraient pas de traverser sous peu. J’en avais assez des morts. Je voulais chérir cette femme qui partagerait bientôt toute mon existence et qui, j’espérais, m’offrirait également ce présent inestimable.

C’était étrange de devoir dédramatiser la situation pour mettre mon hôte à l’aise chez lui, à mes côtés. En temps normal, c’était l’inverse qui était attendu. Sauf que c’était moi qui m’imposais en cette heure tardive. Je ne compris le malaise de ces lieux qu’avec un temps de retard. Je le vis bien détourner la question, comme sa main qui délaissait les feuilles de thé pour s’emparer d’une bouteille de whisky. J’avais mis le doigt sur un sujet sensible et, sans plus dire un mot, attendais sagement qu’il décide par lui-même d’en parler ou non. Dans cette lumière tamisée, éclairé uniquement par l’âtre chaleureux au cœur de la nuit, peut-être bien que l’ambiance était plus appropriée pour quelques confidences…

Dès les premiers mots qu’il prononça, je sentis les accents du deuil. J’avais trop l’habitude de côtoyer les morts, ces derniers temps, pour ne pas l’identifier aussitôt. J’hochai gravement la tête devant ce tableau qu’il me dépeignait, d’une femme dévouée et altruiste. Je soufflai à voix basse : « Elle a accompli son devoir jusqu’au bout. Je ne doute pas que, par son sacrifice, de nombreuses vies ont pu être épargnées. » Je posai une main à son épaule, la pressant d’une main ferme, dans un soutien silencieux. Je comprenais sa peine et son désarroi mieux que personne. Il n’existait aucun mot assez fort pour soulager sa peine.

Je m’emparai du verre de whisky que le luthier m’avait offert, en prenant de longues gorgées. Son liquide réchauffait le corps à défaut de l’âme. Je fixai mon verre avec un sourire triste, alors qu’il me confiait à quel point je l’aurais apprécié, si j’avais eu la chance de la connaître. « Ca ne fait aucun doute même. » A l’image d’une sœur deux fois plus butée que moi. Au moins, Teagan pouvait encore compter sur sa famille pour le soutenir. « La famille, c’est ce qu’on a de plus précieux. » Ma main trembla soudainement sur mon verre. Je pris une longue inspiration, saisi à mon tour par l’émotion. « Teagan… Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu peux me demander. Je ferais mon possible pour t’aider. » C’était la moindre des choses que je pouvais faire, pour cet ami de longue date.


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Message Sujet: Re: Qu'une symphonie en compagne silencieuse   Qu'une symphonie en compagne silencieuse EmptyDim 13 Jan - 21:44

Il y a quelque chose d'étrange dans cette scène, dans le fait que le duc d'Outrevent soit là, à cet instant, dans sa demeure. Il y a un goût d'irréel, comme la trace qu'un rêve improbable laisse au réveil. Mais Teagan ne rêve pas. Il a mis de nombreuses minutes à s'en convaincre, mais il est bien éveillé, en train de partager un verre avec son souverain, en train de s'adresser à lui sans barrières, comme il le faisait quand il n'était qu'un gamin inconséquent sur les terres de Rivepierre. Il se demande s'il arrive souvent à Liam de faire le pas qui permet de réduire le fossé entre un homme de son statut et un homme... tel que lui, simple artisan. Il se demande également si d'autres auraient été capables d'un tel geste, ailleurs. Y a-t-il un duc, une duchesse, prêt à quitter le confort de son palais et la protection de ses gardes pour se mêler au peuple, à la misère, à la réalité du quotidien de ceux qui vivent en dessous de ses fenêtres ? Teagan sent soudain une bouffée de fierté pour ce duc qu'il a toujours respecté – il se sent fier d'être Outreventois, à cet instant.

Il se sent fier, même si c'est la peine et le deuil qui dominent son être, pour le moment. « Elle a accompli son devoir jusqu’au bout. Je ne doute pas que, par son sacrifice, de nombreuses vies ont pu être épargnées. » La main de Liam sur son épaule le surprend quelque peu, mais le geste est apprécié et il le fait savoir d'un sourire un peu teinté de tristesse. Oui, elle a fait son devoir, et de ça aussi il en est fier. Elle était une femme extraordinaire. Et il le dit sans ambages. « Ca ne fait aucun doute même. » Le sourire en coin qu'il esquisse est plus sincère et il s'élargit même, quand il mentionne sa famille. Que ferait-il sans eux ? Sans ce frère responsable et loyal qui combat pour ses terres ? Sans cette soeur délicate et dévouée, qui sait pourtant quelle est la route qu'elle veut prendre. Sans ces parents qu'il chérit et qu'il respecte. Sans ces enfants qui sont toute sa joie. « La famille, c’est ce qu’on a de plus précieux. » Il ne peut qu'approuver.

« Teagan… Si tu as besoin de quoi que ce soit, tu peux me demander. Je ferais mon possible pour t’aider. » Teagan repose son verre après avoir vu une gorgée, clignant lentement des yeux. La proposition le surprend et il s'étonne à nouveau qu'un homme aussi haut placé puisse tendre ainsi la main à une personne qu'il n'a plus revue depuis des années. Il aurait pu grandir et l'oublier. Il aurait pu grandir et se détacher de ceux qui le servent – ce qui semble naturel, lorsque de telles responsabilités pèsent sur ses épaules. Mais non, ce n'est pas ainsi qu'agit le duc de l'Honneur. Le luthier s'en retrouve pourtant désemparé. Il secoue la tête, un peu pris de court. « Je ne vois pas ce que-ce que tu pourrais faire. Je... Mais, merci. » qu'il bredouille, désemparé. Il lui offre un sourire franc, empli de gratitude. « J'ai tout ce qu'il me faut, je-je veux rien de plus. J'aime mon travail. Et mes enfants. Je veux juste être... un bon père, pour eux. » Il soupire, il plonge son regard dans le fond de son verre. Est-ce qu'il saura leur transmettre combien leur mère était exceptionnelle, et combien elle les aimait ? Est-ce qu'ils sauront comprendre qu'il fait tout ce qu'il peut pour eux ? Est-ce qu'ils sauront lui pardonner d'être celui qui est resté ? « Pour le reste, y'a que le temps qui pourra m'aider. Tu sais, des fois je crois la voir, dans la rue, même ici, à la maison. Je rentre et j'imagine qu'elle est là, qu'elle m'attend. » Un bref silence. « Tu dois trouver ça stupide. » Parce qu'il a beau espérer, elle n'est plus là. Elle ne le sera plus jamais.


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Message Sujet: Re: Qu'une symphonie en compagne silencieuse   Qu'une symphonie en compagne silencieuse EmptySam 23 Fév - 14:07

Ma question surprit le luthier, qui ne sut, tout d’abord, pas quoi me répondre. Je lui rendis un simple sourire, qui en disait pourtant en long, en faisant tournoyer le liquide ambré au fond de mon verre, pensif. Combien d’années sans se voir ? J’avais perdu de nombreux contacts, lors de mon exil vers Lorgol, et parfois même bien avant. C’était le cas de Teagan, que j’avais rarement croisé depuis. Nous n’avions plus rien des deux gamins qui jouaient en toute insouciance, à Rivepierre, sans se préoccuper de grade ou d’appartenance. Pourtant, je n’avais pas oublié le frère ni la sœur. Je chérissais ces années de quiétude, même si elles paraissaient si lointaines…

Je pourrais faire tant de choses, pour améliorer son quotidien, mais je me contentai d’hocher lentement la tête en réponse sans insister. Nous étions un peuple fier, et Teagan était honnête. Il saurait très certainement me trouver s’il était dans le besoin, même si je savais pertinemment qu’il ne le ferait qu’en ultime recours. Et tout ce qui pouvait lui manquer actuellement… Je ne pouvais pas lui rendre. Et le temps… Le temps n’efface pas tout.

Je relevai le regard pour le fixer longuement, de ce regard d’eaux troublées et lointaines. Le silence s’étira entre nous, avant que je ne lâche dans un souffle : « Non, ce n’est pas stupide, c’est normal. » Je plissai les lèvres, étreint par un sentiment qui rongeait peu à peu ma conscience, celui-là même qui m’attirait vers la guerre, vers le vide

Je repris à voix basse, sur le ton de la confidence. « Je n’arrête pas de les voir, moi aussi. J’essaie de me souvenir des bons moments, mais… » Je revois toujours mon père devenu fou. Je revois toujours Lisbeth, mutilée, pantin désarticulé au masque de souffrance. « Je n’y arrive pas toujours. » Mes mains se resserrent contre le verre, à en trembler. Depuis le jugement de Louis, c’était pire encore. La culpabilité n’avait fait que noircir le tableau. La vérité, que j’avais recherché avec tant d’ardeur, s’était révélée insoutenable à entendre. « … Car parfois, poursuivre sans eux, paraît insurmontable. » Je baissai le regard sur mon verre, m’enfonçant à nouveau dans le silence, le visage fermé. Je n’avais aucun mot de réconfort à donner à Teagan.


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Message Sujet: Re: Qu'une symphonie en compagne silencieuse   Qu'une symphonie en compagne silencieuse EmptyLun 22 Avr - 12:06

Le silence s'impose entre les hommes, mais ce n'est pas un silence gêné. Troublé, oui, mais pas honteux. Il y a de la compréhension qui passe dans les regards qui s'échangent, un respect également d'un passé qui a touché tout le monde. La guerre a engendré beaucoup de pertes et même si elle n'a pas duré de longues années, elle a duré assez longtemps pour faire du mal à leurs terres. L'épidémie également.

« Non, ce n’est pas stupide, c’est normal. » Teagan hoche vaguement la tête, comme un témoignage de sa reconnaissance. Il ne l'avait pas réalisé avant cette soirée inattendue, mais il avait besoin d'en parler. Il avait surtout besoin d'être écouté. Son frère et sa soeur ont été un soutien immense après le décès de son épouse, bien entendu, mais le luthier n'a jamais réellement su faire partager sa peine à sa fratrie. Par fierté, peut-être. Par envie de leur épargner sa peine, d'être fort pour eux et pour ses enfants. Pour montrer qu'il était capable d'aller de l'avant et de les élever sans elle. Pourtant, le vide qu'elle a laissé en partant est toujours là, présent, douloureux.

« Je n’arrête pas de les voir, moi aussi. J’essaie de me souvenir des bons moments, mais… Je n’y arrive pas toujours. » Il relève les yeux vers son duc. Vers Liam. La même peine semble briller dans ses yeux, la même douleur. Que les circonstances de leur mort soit différent n'y change rien, le chagrin est le même. Piquant, lancinant. Comme une écharde coincée dans la peau, impossible à retirer. « … Car parfois, poursuivre sans eux, paraît insurmontable. » Teagan ne comprend que trop bien. Il laisse les paroles de son invité flotter dans la pièce, boit une gorgée de son verre malgré sa gorge serrée. Un soupir quitte ses lèvres. « Et pourtant on le fait, parce qu'il y a des personnes qui comptent sur nous. » Un vague sourire semble poindre sur son visage, discret mais bien présent. « Je te l'accorde, s'occuper de deux terreurs ne se compare pas à la gestion de tout un peuple, mais ça demande du boulot. » assure-t-il sur un ton qu'il tente de rendre plus léger. La plaisanterie chasse un peu la peine qu'il a laissé remonter à la surface, elle la repousse juste assez pour qu'elle ne soit plus qu'un bruit de fond. Le luthier ne voudrait pas laisser son deuil gâcher les retrouvailles avec un vieil ami. « J'espère que ta future épouse et toi aurez cette chance. Et je vous souhaite aussi bien du courage. » ajoute-t-il, malicieux. Les fiançailles ne se termineront pas avant plusieurs mois, mais c'est forcément un avenir qu'ils ont dû envisager, héritage oblige.


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Message Sujet: Re: Qu'une symphonie en compagne silencieuse   Qu'une symphonie en compagne silencieuse EmptyMar 24 Sep - 10:16

Ce silence s’installa entre eux, celui chargé d’une compréhension mutuelle. Il n’était pas facile d’aborder son deuil, mais bien plus quand nous nous sentions moins seuls dans cette situation qui paraissait inextricable. C’était toujours aussi facile de parler au luthier, malgré les années. Je fus le premier surpris devant ce constat, car nos rangs et nos affaires nous avaient longtemps séparés, même si nous partagions des blessures similaires. Lui, il lui restait sa famille, ses enfants et ses frères et sœurs. Moi, c’était précisément l’inverse, je me reposais sur ma femme, désormais, et sur mes rares amis et alliés. Mais au fond, luthier ou duc, la souffrance éprouvée n’était pas bien différente.

Pour autant, Teagan avait raison. C’était difficile de poursuivre sans eux, on culpabilisait presque de leur avoir survécus, mais les vivants étaient toujours là pour nous rappeler à notre devoir le plus sacré. J’étais le dernier des Outrevent, le dernier espoir d’une nation, tout du moins jusqu’à ce qu’un heureux événement ait lieu. Je lui souris avec un air presque compatissant. « Ils nous poussent vers l’avant, oui. » Je lançai un regard vaguement amusé aux jouets éparpillés. « Parfois je me demande ce qui est le plus compliqué à gérer, entre un peuple entier et deux terreurs… La question se poserait. »

Je relevai le regard vers lui, après avoir fini mon verre de whisky. Il était un bon père pour eux, calme, dévoué et attentionné. J’espérais que je le serais aussi, autant que lui. Je reposai mon verre sur la table basse et me relevai pour lui faire face, une étincelle malicieuse au fond du regard en réponse. « Quelque chose me dit que je ne vais pas être au bout de mes peines, et qu’il me faudra sans doute les conseils d’un ami, le moment venu. » Je parlais de lui, bien entendu.

Je me rapprochai de la fenêtre pour me faire une idée de l’heure. La nuit noire commençait à s’éclaircir, par de subtiles touches aux couleurs mauves. Il était certainement temps de rentrer, avant que Lionel ne retourne tout le palais à ma recherche, à se demander encore où j’étais bien passé. « Teagan… Je crois qu’il est l’heure pour moi de te laisser. » Je me retournai vers lui, avec l’ombre d’un sourire, pour le saluer chaleureusement en enserrant son bras. « Merci pour l’invitation. Nous devrions le faire plus souvent… Comme autrefois. Tu sais que le palais te sera toujours ouvert, si tu me demandes. » Je ne me doutais pas encore, à ce moment-là, des répercussions de mes paroles, laissant l’Accord entrer dans mon palais sous deux visages très familiers, mettant à rude épreuve mes propres convictions. Je rabattis ma capuche sur mes yeux, soufflant sur le seuil : « Bonne nuit, Teagan. »


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