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 S'envoyer en l'air

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Les Voltigeurs
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Mayeul de Vifesprit
Mayeul de Vifesprit

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Message Sujet: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptyJeu 1 Mar - 22:01


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Melbren de Séverac & Mayeul de Vifesprit

S'envoyer en l'air

Et un shot d'adrénaline, un !




• Date : 6 février 1003
• Météo (optionnel) : Fraîche
• Statut du RP : Libre
• Résumé : Mayeul est invité au mariage d'Alméïde. Alméïde, soeur de Rejwaïde. Et quand les souvenirs sont lourds à porter, quand cela devient difficile d'avancer, Mayeul a la solution : s'envoyer en l'air avec Melbren. Au sens propre.
• Recensement :
Code:
• [b]6 février 1003[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3449-s-envoyer-en-l-air#127888]S'envoyer en l'air[/url] - [i]Melbren de Séverac & Mayeul de Vifesprit[/i]
Mayeul est invité au mariage d'Alméïde. Alméïde, soeur de Rejwaïde. Et quand les souvenirs sont lourds à porter, quand cela devient difficile d'avancer, Mayeul a la solution : s'envoyer en l'air avec Melbren. Au sens propre.



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Message Sujet: Re: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptyJeu 1 Mar - 22:03

Brisé. Mis à terre. Perdu. Et pourtant, pourtant, Mayeul parvient à donner le change, ou presque. Il le fait par habitude, à peine conscient parfois que l'on attend de lui qu'il craque. Il en aurait, des raisons : la fin de la Rose Écarlate, sa rupture avec Reja suite à la perte de leur bébé - du moins c'est ce qu'en disent les rumeurs, il n'a pas jugé utile de les relever - et la maladie de sa mère dont, Mayeul le sait bien, l'état se dégrade de semaines en semaines. Si l'on ajoute à cela la mort de l'empereur d’Ibélène, il est facile de supposer que n'importe qui pourrait s'effondrer. Mais pas Mayeul, lui qui est tellement habitué à faire croire que tout va bien. Ceux qui le connaissent bien liraient clair dans son jeu, mais Denys est de l'autre côté de la frontière, Grâce a ses propres problèmes et Mélusine doit, elle aussi, faire face à ses difficulté. Personne ne sait, personne ne voit, et chacun salue son courage. S'ils savaient !

Il a trouvé une façon de rester debout en réalité. Pas les drogues. Plus les drogues, même s'il continue de s'accrocher à ce que Marianne lui a donné : il ne peut pas faire sans, pas maintenant. Mais ces drogues sont bien trop douces pour contrer le mal et la peine qui le rongent, qui le maintiennent éveillé la nuit. Trop peu, pas assez fort, Mayeul ignore la raison mais il ne peut pas s'en contenter. Alors il a dû trouver un autre moyen.

Mayeul a toujours été un casse-cou, au grand dam de Marianne et des autres médecins qui ont eu à veiller sur son bien-être. La brume induite par les drogues n'aidait d'ailleurs pas à préserver le bien peu d'auto-préservation qu'il pouvait posséder. Avant la trêve, Mayeul n’éprouvait pas le besoin de prendre des risques, la guerre lui faisant courir assez de dangers comme ça. Mais maintenant, sans drogues, sans guerre, Mayeul a bien dû trouver un autre moyen. Les entraînements sont devenus plus intenses, plus risqués aussi, mais ce n'était pas encore assez pour le major de Svaljärd, surtout qu'il ne tenait pas à mettre en danger ses propres Voltigeurs parce que lui avait besoin de plus. De beaucoup plus. Nuage n'a pas mis longtemps à se plier aux caprices de son Voltigeur, préférant cela aux brumes paresseuses qui enveloppaient, avant, le cerveau de son Voltigeur. Et puis, c'est pour cela qu'ils sont fait non ? La Voltige. En haut, très loin, presque à toucher les nuages.

Mayeul prend des risques, il le sait. Il en fait courir à Nuage également. Mais il dort la nuit, lorsque l'adrénaline est épuisée après une nouvelle cascade. Il ne pense plus à Reja ou à la Rose. Et c'est bien le principal. Tant pis pour les bleus et les bosses, tant qu'il a sa dose de sensations fortes et de frissons.

Ce soir pourtant, il est plus difficile de ne pas penser à Reja : après tout, c’est au mariage de la soeur de la jeune femme qu’il est invité ! Le mariage de la deuxième femme de Castiel de Sombreflamme, duc de Sombreciel, aussi bizarre que cela puisse être : lui, Mayeul, invité au mariage de Castiel ! Il n’a pas pu l’éviter toute la soirée, notamment parce que voler Alméïde pour une danse lui paraissait indispensable, mais sans nul doute l’homme ne lui en veut plus réellement… ou Alméïde a assez d’influence sur son mari pour le calmer ? A moins que leur passé commun d’écrins de la Rose ne joue en sa faveur ? Quoi qu’il en soit, Mayeul ne se sent pas vraiment très bien : les derniers évènements pèsent encore sur son moral et s’il a donné le change toute la soirée, il a besoin d’autre chose. Nuages. Chute sans fin. Le Voltigeur sait pertinemment ce que son griffon essaye de faire : ici, il serait tellement facile de se procurer de ces drogues qui le laisseraient vide de toute pensée !

Il ne doit pas craquer. il doit faire autre chose, et Nuage a raison : ils sont à l’endroit idéal. Seul souci, Mayeul ne connaît pas très bien le palais, et les couloirs sont gardés. La chambre nuptiale - enfin, il pense que c’est elle, il n’a pas eu le droit d’aller fureter - est aussi interdite d’accès d’ailleurs. Après un clin d’oeil au petit Arsène - le non enfant de Denys et Mélusine, à ce qu’il paraît… aucun des deux ne sait que Mayeul a vu leur enfant, et qu’Arsène leur ressemble suspicieusement - le Voltigeur s’éloigne en direction d’une solution. L’homme qui se dresse à quelques pas de lui est surement son ticket d’accès pour les étages. Mayeul connaît bien Melbren : il n’est pas du genre à dire non à un peu d’amusement, quel que puisse être le genre d’amusement d’ailleurs.

Passant son bras sur les épaules du jeune Séverac en un geste des plus familier, le Voltigeur s’exclame avec chaleur. “Melbren ! Justement l’homme que je voulais voir !” Il est mage, certes, mais il est cielsombrois avant tout ! Et puis, c’est la trêve, lui a-t-on dit.




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Melbren de Séverac
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Message Sujet: Re: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptySam 17 Mar - 1:34

La fête bat son plein et tu célèbres cette nouvelle union un énième verre à la main. Cette liqueur est un délice pour tes papilles et tu converses avec animation avec un groupe de nobles sensiblement de ton âge. Vous discutez du dernier ouvrage de Félix Doux-Gosier et tu réalises, non pour la première fois, combien ton exil t'a isolé des nouveautés ; du monde cielsombrois.
Les sujets s'enchaînent et tu en viens à parler de ta dernière invention officielle : un modèle de catapulte un peu particulier, qui a la caractéristique de pouvoir s'accrocher et permet donc de varier les stratégies. Tu ne mentionnes pas tes avancées avec ton objet volant ou concernant Naphte. Celles-là, tu les gardes jalousement pour tes proches et toi. Plus tard, quand ce sera au point – ou presque.
Bien vite, le sujet semble ne réellement intéresser qu'un des jeune gens, qui te fixe sans ciller durant de longs instants, avant de baisser les yeux, puis de revenir à la charge. Tu soupçonnes sans mal des motivations sous-jacentes à son intérêt, mais tu ne choisis pas ton public : il échange et pose des questions, c'est davantage qu'une bonne partie des gens.

Tu t'interromps en pleine phrase quand un bras s'enroule autour de tes épaules.
Honnêtement, tu es tout prêt à envoyer valser l'inopportun, piques sur le bout de la langue, quand tu reconnais le visage du nouvel arrivant. « Melbren ! Justement l’homme que je voulais voir ! » Un grand sourire apparaît sur tes lèvres. « Mayeul de Vifesprit, vous ici. » Tu te tournes vers lui et lui fais face, te délogeant ainsi discrètement de son étreinte.
Elle ne te pose aucun souci, au contraire : les moments passés avec Mayeul ont toujours été un plaisir. Seulement, tu es au mariage de Castiel. Castiel qui ne porte absolument pas l'homme dans son cœur. Castiel qui n'a encore jamais eu vent de tes batifolages passés avec le Voltigeur. Castiel qui a déjà dû prendre sur lui quand Mayeul a invité Alméïde à danser plus tôt dans la soirée. Quoiqu'il en soit, la manœuvre est supposément habile et tu doutes que Mayeul s'en offense dans tous les cas.

« Que me vaut l'honneur de ta conversation, mon cher ? » Tu attrapes un verre au passage d'un plateau et le tend à l'homme, accompagné d'une inclinaison de la tête. « Je suis presque étonné que Castiel n'ait pas trouvé prétexte à te faire quitter la fête. J'en déduis que tu as été sage, ce soir. » Sourire un brin narquois, malice dans les yeux.

Revoir Mayeul après tant de temps te fait plaisir.



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Message Sujet: Re: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptyDim 25 Mar - 9:31

Le bras passé autour des épaules de Melbren est amical et Mayeul ne peut s'en défendre : il a besoin de toucher les gens, de les prendre dans ses bras, de les câliner. Le Voltigeur a toujours été très tactile, ce qui lui a attiré un certain nombre de remarques venant de gens beaucoup plus… moins… trop Outreventois. Que le jeune homme se déloge de son étreinte ne l'offusque pas cependant, même s'il en ignore la raison. Le sourire de Melbren suffirait de toute façon à calmer la moindre velléité de se montrer vexé, tant il illumine la pièce. Le jeune homme a toujours été plein de vie et de fougue et si son statut de mage pose un léger problème de conscience à Mayeul, il se fait fort de l'ignorer. Après tout, il a toujours été extrêmement doué pour ignorer ce qui ne lui convient pas.

Les paroles de l'homme lui arrachent un sourire, ce genre de sourire qui ne lui fait pas briller les yeux mais fait suffisamment illusion. Mélusine a toujours su quand Mayeul mentait sur son humeur ou son état : d'abord parce que le Voltigeur n'est pas un très bon menteur, ensuite parce que la jeune femme a vu sa peine, sa souffrance, et sa volonté de les masquer. Melbren, Mayeul l'espère, ne possède pas le talent particulier de sa sœur mais il ne compte pas le vérifier. Parce que si le Voltigeur ment assez mal, il est sacrément doué pour parler et embrouiller son petit monde. "Sage, moi ? Evidemment !" Nouveau sourire plein de malice, dans ce rôle du Voltigeur flamboyant et espiègle qu'il a appris à parfaire avec les années, cette carapace qui ne lui a que rarement fait défaut. "Alméïde et notre cher duc m'apprécient beaucoup trop pour me faire quitter les lieux de toute façon. Enfin, l'un des deux."

Pour taquiner Melbren, le major de Svaljärd replace son bras autour de l'épaule du jeune homme avant de boire une gorgée de la coupe offerte précédemment. "Aie-je forcément besoin d'une raison pour te parler ?" Rétorque Mayeul avant d'enchaîner. "Ceci dit, oui, il y a peut-être quelque chose que tu peux faire pour moi. Et crois-moi, la récompense vaut largement le coup." Appâter le poisson, puis remonter les filets, doucement. Melbren acceptera surement, mais Mayeul préfère être prudent et faire les choses en douceur. Le jeune Séverac et lui s'y connaissent en douceur, de toute façon.

Baissant la tête vers le jeune homme tout en prenant un air de conspirateur, Mayeul souffle. "Je n'ai pas le droit d'emprunter la mariée plus de quelques minutes, mais le frère du marié doit surement pouvoir être enlevé un peu plus longtemps que ça. Je te promets que tu ne le regrettera pas." Mayeul tend la main vers une porte qui, il le sait, mène dans les couloirs en un geste d'invite des plus explicites. Kidnapper Melbren passera presque inaperçu et de toute façon, Mayeul ne compte pas s'attarder. Le besoin de se droguer d'adrénaline lui vrille les entrailles et il a besoin de faire quelque chose pour calmer cette nécessité impérieuse. Sous la chemise impeccable, les entailles presque refermées sur son bras le démangent mais il se fait violence pour rester impassible. Allez, Melbren, un peu d'aventure !


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Message Sujet: Re: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptyDim 8 Avr - 18:49

« Sage, moi ? Evidemment !l » Tu émets un son peu convaincu, mais tu lui laisses cet argument. Après tout, il est encore là et la soirée est avancée : s'il avait réellement déplu à Castiel, ce dernier aurait sans aucun doute trouvé un moyen de déloger le Voltigeur des festivités. Tu réponds à son sourire par un des tiens, plein d'affection, alors qu'il continue. « … Enfin, l'un des deux. L'un des deux, oui. » Vous n'êtes pas dupes. D'autant plus que tu ne dois pas tout savoir de leur histoire commune. Ce qui prouve la bravoure – oui, bravoure – du Voltigeur qui te fait face : Castiel n'est pas un enfant de chœur.

Soudain, il s'est à nouveau glissé à tes côtés et son bras est de retour. Un rire t'échappe parce que tu as été naïf de croire que le Voltigeur baisserait les bras. Tu n'as sûrement fait qu'accroître sa flamme provocatrice en te délogeant précédemment. Bien. Tu le laisses faire à sa guise pour l'instant tout en priant les dieux pour qu'une certaine personne ne passe pas dans les environs à ce moment-là. « Aie-je forcément besoin d'une raison pour te parler ? » Tu tournes complètement la tête vers lui et hausses un sourcil, geste qui parlera de lui-même. Le Voltigeur ne tarde d'ailleurs pas à cracher le morceau. « Ceci dit, oui, il y a peut-être quelque chose que tu peux faire pour moi. Et crois-moi, la récompense vaut largement le coup. » Tu hausses cette fois-ci les deux sourcils, ton intérêt largement piqué. Que ce soit pour une séance de sport en chambre ou pour une aventure quelconque, Mayeul sait pertinemment que tu es toujours partant.

Tu te penches vers lui instinctivement quand il abaisse sa tête vers toi, tout ouï. « Je n'ai pas le droit d'emprunter la mariée plus de quelques minutes, mais le frère du marié doit surement pouvoir être enlevé un peu plus longtemps que ça. Je te promets que tu ne le regrettera pas. » Ton regard suit brièvement sa main montrant la direction des couloirs intérieurs du palais.
Tu le considères un instant, tes yeux parcourant son visage, en quête de quoi que ce soit. Tu n'y trouves pour l'instant qu'un grand sourire, une légère impatience et des traits fatigués qui s'expliquent largement si l'on se fie aux informations qui courent en Sombreciel.
Ton sourire se fait plus doux.

Alors que tu tapotes son torse, tu réponds finalement : « Allons-y, mon cher. Qui suis-je pour refuser une telle proposition ? » Tu le sens, à ses mots, à l'atmosphère, à… quelque chose, même si tu ne sais pas quoi, qu'il ne t'offre pas de sexe, ce soir. Ta curiosité en redouble et tu te demandes bien ce que Mayeul a trouvé comme nouvelle fantaisie.
Vous vous mettez alors en marche, son bras quittant tes épaules, et tu t'engouffres devant lui par la direction qu'il t'a indiquée. Vous croisez quelques gardes là, auxquels tu offres un signe de tête pour signifier que tout va bien. Vous restez silencieux durant ce temps. Tu ne prends la parole qu'une fois que vous avez monté une première volée d'escaliers. « Dis-moi tout. Qu'as-tu en tête ? »



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Message Sujet: Re: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptySam 14 Avr - 18:50

Melbren est exactement l'homme qu'il lui fallait : il rappelle à Mayeul des moments bien plus doux, des instants de complicités et d'amusements qui, vu son état actuel sont devenus de biens lointains souvenirs. Le rire du jeune homme est sincère et réconfortant, tandis que Mayeul goûte sans vergogne sa proximité. Il est plein de vie Melbren, plein de cette exubérance et de cette vivacité qui échappe au Voltigeur ces derniers temps. Alors oui, cette rencontre est plaisante : le jeune homme n'attend rien de lui, sauf ce que Mayeul vient de lui promettre, et c'est étrangement reposant. Pas de responsabilités, pas de Voltigeurs à mener. Etre un autre, quelques instants, quelqu'un qui n'a pas autant à porter que lui-même, cela fait du bien. Mayeul peut prétendre, au moins pour quelques instants, aller bien.

Melbren en tout cas a l'air partant pour à peu près n'importe quoi. Mayeul n'a pas été le voir par hasard après tout. Il supporte sagement l'interrogation muette du plus jeune, espérant ne montrer qu'un sourire plein de confidence. Melbren finit par accepter, le devançant, rassurant les quelques gardes qui trainent dans les couloirs d'un geste de la main. Mayeul lui, retient à grand peine un geste triomphant : il le savait, qu'entraîner Melbren serait une bonne idée. Il culpabiliserait après de se servir de lui : après tout, la culpabilité, il n'y était pas étranger. Mais il avait besoin de se changer les idées, besoin de dominer les nuages, d'être, quelques instants, le seul à décider de sa vie et de ce qu'il allait en faire. Les mauvaises langues pourraient parler de suicide déguisé, mais ce n'est pas cela, n'est-ce pas ? Il est Voltigeur, plonger dans le vide, ça fait partie du boulot. C'est la même chose. Presque. Parce que si jamais l'un des instructeurs de ses années de cadet le prenaient à sauter dans le vide sans harnais ni protection d'aucune sorte, ils n'avaleraient jamais la thèse du "c'est mon boulot." Mais Melbren n'est pas Voltigeur, il ignore donc la dangerosité de l'action.

Pas si dangereux que ça. Il y a Nuage, après tout, et Mayeul a une confiance totale envers son griffon. Le major de Svaljärd ne risquerait pas impunément la vie de Melbren. La question du jeune homme retentit d'ailleurs, et Mayeul choisit de répondre à côté. Il ne va pas gâcher la surprise, après tout. Et si Melbren se dégonfle lorsqu'ils seront en haut, Mayeul aura quand même ce qu'il est venu chercher. Alors non, tout dévoiler maintenant n'aurait pas vraiment d'intérêt. "Tu n'as donc plus confiance en moi ? Tu verras bien." Le taquine le Voltigeur, avant de prendre un autre escalier. Il ne connaît pas vraiment le palais, n'y étant pas venu depuis très longtemps, mais le but est de monter le plus haut possible, cela ne doit pas être bien compliqué malgré l'architecture particulière des lieux. "Mais je te promets que tu vas planer bien plus qu'avec toutes les douceurs que tu as pu tester jusqu'à présent." Offre le Voltigeur, histoire d'appâter l'esprit d'aventure de son jeune compagnon.

Encore des marches, puis d'autres marches. D'autres gardes aussi, que la présence de Melbren dissuade sans doute de les arrêter. Les rumeurs circuleront, Mayeul n'en doute aucunement, mais il n'en a pas grand-chose à faire. Qui viendra lui reprocher quoi que ce soit, de toute façon ? La pensée est particulièrement déprimante, et le Voltigeur serre les dents, tentant de penser à autre chose. "Une fois au sommet, je te dévoilerais tout et tu verras, tu ne regretteras pas de m'avoir suivi." Mayeul réfléchit quelques secondes, avant d'enchaîner. "Ce sera mieux que de parler à la foule de gens sans grand intérêt, là en bas." Oh, un tas de gens valent le coup, mais Mayeul en a passablement marre des regards désolés et des tapes sur le dos censés lui remonter le moral. La célébrité acquise lors du tournoi des Trois Opales ne lui a jamais autant pesé que maintenant surtout que tout le monde, ou presque, sait qu'il est le dernier écrin du Cavalier Noir. Le dernier amant de Reja. Mayeul est le premier à aimer les rumeurs, mais il se passerait bien d'en être la cible !


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Message Sujet: Re: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptyLun 17 Sep - 22:17

La réponse qu'il t'offre n'est pas plus détaillée que les précédentes – ou bien il te manque un élément pour saisir ce qu'il sous-entend. En réponse, tu lui lances simplement un regard curieux et tu gardes le silence alors que vous continuez d'avancer dans les étages. Tu sais qu'il ne parle pas de drogue : pas besoin d'aller si loin dans le château pour cela et vous n'avez pas pour habitude de prendre des douceurs, comme il dit, lorsque vous vous rencontrez. Tu prends donc ton mal en patience alors que vous montez de plus en plus haut dans le palais. Et si l'un des gardes te jette un regard curieux vu ta compagnie, tu n'y prêtes aucune attention.

« Une fois au sommet, je te dévoilerais tout et tu verras, tu ne regretteras pas de m'avoir suivi. Je n'en doute pas, Mayeul. » Un léger sourire alors que Mayeul reprend la parole. « Ce sera mieux que de parler à la foule de gens sans grand intérêt, là en bas. » Ton cœur se serre l'espace d'un instant. Tu ne saurais dire pourquoi. Le ton de sa voix ? Le sens de ses mots au vu des circonstances actuelles ? Tu sais simplement que cela ne ressemble pas au Mayeul que tu côtoies en général et tu n'aimes pas cela.

Tu fixes Mayeul sans rien dire un instant alors que vous terminez une volée de marches. Puis, sans prévenir, tu prends suffisamment d'élan pour sauter sur son dos et tu t'accroches à lui comme si ta vie en dépendait. Tout en prenant un meilleur appui, tu réponds finalement : « Nous sommes en route vers une nouvelle aventure, mon cher, efface-moi cette humeur maussade. Tu as des choses à me faire découvrir. » Ta main tapote la clavicule sur laquelle elle repose et le côté de ta tête va affectueusement et doucement cogner contre la sienne.

Bien évidemment, tu ne descends pas. Tu le laisses monter une nouvelle volée de marches sans faire mine de le délester de ton poids. Ce n'est qu'une fois ces dernières derrière vous que tu lui fais signe de te lâcher. Et il semblerait même que vous soyez presque à destination. Tu te contentes de suivre ton compagnon, le regard curieux et se posant sur tout ce qui vous entoure. Tu n'as clairement aucune idée de ce qui vous attend. Pourquoi vous retrouver en haut d'une des plus hautes tours du palais ? Mis à part pour se maintenir en forme – tes cuisses le ressentent parfaitement, en cet instant.

Lorsque vous approchez d'une grande fenêtre dans le mur, tu marques un arrêt. « Vifesprit. » Tu attends qu'il reporte son attention sur toi, un sourcil haussé. « J'espère bien que tu n'es pas venu remplir les rangs de ces âmes mélancoliques qui parsèment nos récits cielsombrois. » Le drame est une passion propre à votre duché, il est vrai, et le prestige dont certains ont bénéficié une fois l'histoire de leur mort narrée et embellie par les bardes peut être grand. Personne n'est à l'abri du fantasque et de l'extravagance, quand il s'agit des Cielsombrois. Tu doutes que cela soit le cas pour Mayeul, mais tu préfères encore en plaisanter. Bien plus facile à aborder, dans le cas où Mayeul aurait quelques pensées morbides – après tout, tu n'es pas dans sa tête, ni réellement dans sa vie, tu ne sais pas à quel point les récents événements l'ont affecté. « Il est vrai que l'une des plus hautes tours du palais est suffisamment prestigieux comme lieu, mais je ne suis pas sûr que ma compagnie apporte beaucoup à ton éventuelle future renommée. » Tu glousses doucement, de manière un peu sombre, au vu du sujet.



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Message Sujet: Re: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptyVen 12 Oct - 21:42

Avec l’aisance de l’habitude, Mayeul ignore les regards curieux, puis inquiets,  lancés par Melbren à son encontre. Depuis de nombreuses années déjà, le Voltigeur a appris à ne se préoccuper que de ce qu’il veut et si cette habitude lui est souvent reproché, il n’a jamais cherché à s’en débarrasser. L’ouïe sélective a de bien nombreux bienfaits, et la vision sélective en possède tout autant ! Il ne peut faire longtemps mine d’ignorer Melbren pourtant quand ce dernier bondit sur son dos, le faisant tituber un peu à cause du surcroît de poids soudain. Le jeune homme s’accroche de toutes ses forces et Mayeul ne peut s’empêcher de sourire devant les facéties du plus jeune. Le Voltigeur assure plus efficacement la position de Melbren, glissant une main sur le bras du jeune homme avant de secouer la tête, sachant pertinemment que ses cheveux viendraient chatouiller le visage du plus jeune. Puérile vengeance, mais qu’importe. "Tu as raison, c’est jour de fête. La plus jolie princesse d’Arven prend époux aujourd’hui." Le ton est malicieux, mais rien n’est fait pour cacher la provocation de ces paroles.

Melbren ne semblant passe décider à lâcher prise, Mayeul grimpe encore une volée de marche, le poids supplémentaire l’obligeant à ralentir et à se concentrer sur là où poser ses pieds. Ils auraient l’air fin, tous les deux, s’il loupait une marche ! Le jeune homme finit par lui faire signe de le lâcher alors qu’ils arrivent à destination, tout du moins, aussi haut qu’il ne semble possible d’aller. Alors que tous les deux se dirigent vers une haute fenêtre qui donne sur le vide, Melbren reprend la parole, la légèreté de son ton contrastant avec la gravité de ses paroles. Sans répondre pourtant, Mayeul ouvre la fenêtre avec assurance, examinant les appuis possibles. Il ne devrait pas être difficile de s’y jucher, l’épaisseur du rebord permettant même une position presque confortable. Sans réellement la rechercher, le Voltigeur sent la présence affectueuse et un peu inquiète de Nuage, pas très loin. Les yeux perdus dans le vide, Mayeul finit pourtant par se secouer et se tourne vers Melbren pour hausser les épaules avec un sourire désarmant. "Et risquer qu’un mariage ducal éclipse le prestige romantique de ma mort ?" Mayeul secoue la tête avant de reprendre. "Mais tu te sous-estimes si tu penses que tu n’apportera rien aux rumeurs sur les raisons de mon geste." S’éloignant de la fenêtre, le Voltigeur se rapproche  de Melbren pour placer affectueusement son bras autour des épaules du plus jeune. "Rassure-toi, je ne suis pas venu mettre fin à ma vie dans un sursaut de désespoir." Il y a songé, Mayeul ne le nie pas, mais il ne ressens pas vraiment le besoin d’évoquer ce point en ces circonstances. "A la place, je suis venu t’offrir le frisson de flirter avec les portes de Sithis." Entraînant Melbren, Mayeul l’invite à se rapprocher de la fenêtre qu’il a laissé ouverte. "Tu as déjà essayé ?" Demande le Voltigeur d’une voix rêveuse, son regard attiré malgré lui vers le vide qui semble lui tendre les bras. "Lutter contre ton instinct, contre la plus grande peur de l’être humain. Accueillir le vide, accueillir ta fin, y plonger les bras ouverts." Le major de Svaljärd se tourne soudain vers Melbren pour plonger ses yeux dans les siens. "C’est ça, ma surprise : t’offrir de te sentir vivant, te sentir plus vivant que tu ne l’as jamais été. Défier la mort. Et quel meilleur endroit de le faire, avec Sombreciel sous tes pieds ?"

Le Voltigeur se tourne soudain par la fenêtre, avec une assurance inébranlable. "Nuage saura te rattraper. Plus c’est haut, meilleur c’est." Plus la chute est longue, plus l’envie et la peur de mourir peuvent livrer bataille. Inutile, sans doute, d’exposer cette théorie.


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Message Sujet: Re: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptySam 20 Oct - 2:13

Le silence te répond dans un premier temps. A la place, Mayeul va ouvrir la fenêtre. Il semble examiner le rebord, autour. Tu le laisses à ses réflexions : définitivement, le Voltigeur n'aurait pas choisi ce soir ni ta compagnie s'il voulait réellement entrer dans les légendes cielsombroises. Certes, l'acte serait largement relayé dans tout Sombreciel, mais tu aimes à croire qu'il ne t'infligerait pas ce traumatisme. Alors, tu ne bouges pas du mur contre lequel tu viens de prendre appui. Tu attends patiemment, tu le laisses observer l'extérieur encore un peu.

Les secondes passent. Lentement. Un sentiment de malaise commence à s'emparer de toi, mais Mayeul choisit ce moment pour sortir de ses pensées et t'accorder enfin un peu de son attention. Il hausse les épaules et se met à te répondre comme si aucun silence ne s'était installé précédemment. « Et risquer qu’un mariage ducal éclipse le prestige romantique de ma mort ? Tu glousses doucement. Mais tu te sous-estimes si tu penses que tu n’apportera rien aux rumeurs sur les raisons de mon geste. » Tu secoues la tête, amusé, tout en faisant un geste vague de la main, comme pour dire peu importe. Lui choisit ce moment pour s'approcher de toi. Inconsciemment, tu t'écartes du mur et, bien vite, il passe un bras autour de tes épaules. Tu hoches la tête quand il affirme ne pas être venu là se suicider tout en en lui donnant un léger coup de coude dans les côtes. « Encore heureux, idiot. »

Les paroles qui suivent te font hausser les sourcils sous la surprise. Flirter avec le Royaume de Sithis ? Tes sourcils se froncent presque immédiatement ensuite. Tu n'as pas le temps de lui demander ce qu'il veut dire qu'il t'entraîne déjà jusqu'à la fenêtre. « De plus ou moins près. » Tu dis cela dans un murmure alors que le voyage à travers Bellifère, Valkyrion et, surtout, le désert d'Erebor te revient en mémoire. On ne peut cependant pas dire que c'était délibéré ou sensuel. Absolument pas.
Tes yeux parcourent le vide, accrochent les autres tours du palais. Tu vois au loin la ville d'Euphoria, illuminée par endroits, magnifique dans ce désordre architectural qui la caractérise tant. Et les mots de Mayeul coulent sur toi comme une eau tiède. Il résonnent en toi, en un sens. Tu n'as pas envie d'accueillir ta fin, mais tu sais que Mayeul ne parle pas d'une telle fin.

Le mouvement de son visage invite le tien à en faire de même et, l'espace d'un instant, tu sembles incapable de décrocher tes yeux des siens. « C’est ça, ma surprise : t’offrir de te sentir vivant, te sentir plus vivant que tu ne l’as jamais été. Défier la mort. Et quel meilleur endroit de le faire, avec Sombreciel sous tes pieds ? »  Est-ce que tu comprends correctement ? Il te propose de sauter dans le vide pour te sentir vivant ? Tu es pour les expériences inédites, voire dérangées, extrêmes même, mais tu n'as pas tous les éléments en main en l'occurrence. « Comment… ? » Dans un souffle, seulement, et la réponse ne tarde pas.

Nuage.
Un frisson violent te parcourt alors que tu te penches suffisamment pour voir en partie le sol du palais. Ta respiration s'ébranle quelque peu et, bien malgré toi, un sourire se forme sur ton visage. Sauter dans le vide. Se rattraper à un griffon formé justement à ce genre de choses. Il ne reste plus qu'à te fier à tes capacités à t'accrocher ensuite. « Bon sang… » L'émerveillement est audible dans ta voix. Mayeul n'aura aucun doute sur l'attrait que cette proposition provoque chez toi. Surtout que tu as déjà bu quelques verres. L'attrait en est décuplé.

L'une de tes mains va aveuglément s'accrocher à la chemise de ton ami alors que tu contemples à nouveau le vide. « Mayeul. Tu réalises que, s'il m'arrive quelque chose, tu seras tenu responsable ? Tu réalises que je ressens une envie dévorante de te dire 'oui, sautons dans le vide', mais que je devrais dire non pour ton bien, pour celui de mes proches ? » Bon sang que tu as envie de dire oui, tu es à deux doigts de dire oui, d'être égoïste et de ne pas laisser passer cette occasion unique.
Ton poing se ressert sur sa chemise. Tu reprends la parole sans réaliser s'il s'était mis à parler ou non. Tu lui coupes peut-être la parole, mais tu t'en fiches. « Montre-moi. » Si tes yeux pouvaient briller, ils le feraient en cet instant. On dirait presque que tu es essoufflé tant ta voix suinte l'envie, l'émerveillement, l'impatience. L'excitation. Tes yeux retournent sur ton ami et ton sourire est immense, sûrement à l'image de celui de Mayeul. « Montre-moi comment tu accueilles le vide, Mayeul. »

Tu ne sais pas si tu le feras, mais tu veux le voir en action. Tu veux le voir lâcher prise complètement. Tu veux le voir voler, avec Sithis pour seul compagnon lointain. Tu veux pouvoir graver cette image dans ta mémoire. Et si, au fond, tu sais que ce sera le moyen de te convaincre, cela ne regarde que toi et ton inconscient.



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Message Sujet: Re: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptyMer 14 Nov - 22:31

Visiblement, les propos de Mayeul semblent rassurer en partie le jeune homme. En partie seulement, car l’atmosphère semble lourde et pleine de mystères, et le voltigeur ne fait clairement rien pour alléger l’ambiance. Son accolade amicale finit par y contribue pourtant, alors que Melbren lui donne un léger coup de coude que le Voltigeur ne cherche pas à éviter. Mais le mystère a bien assez plané et Mayeul décide de le lever doucement, entraînant le plus jeune près de la fenêtre ouverte. Et le Voltigeur semble bien assez convaincant, s’il ne s’en tient qu’au silence de Melbren et à ses expressions. Mayeul n’est pas un idiot : il sait qu’il a choisi le bon candidat pour cette escapade, pour cette promesse de s’enivrer bien plus qu’avec les meilleurs alcools cielsombrois.

Mais il reste un soupçon de sens commun à Melbren, un soupçon de culpabilité qui le pousse à empoigner la chemise du Voltigeur pour lui faire part de ses doutes. A l’écoute des paroles du jeune homme, le major de Svaljärd laisse échapper un sourire, qui se transformerai presque en éclat de rire si Mayeul n’avait pas peur de laisser échapper un sanglot. Melbren ne se rend probablement pas compte de l’ironie de ses paroles. Que lui importe-t-il, à Mayeul, d’être responsable pour ça aussi ? Tout ce qui va mal dans sa vie, c’est uniquement de sa faute. Reja. L’enfant. La Rose. Rajouter Melbren à cette liste déjà trop longue ne ferait pas grand chose, si ce n’est écourter sa vie. Et serait-ce franchement un problème ? L’allusion à ses proches fait hésiter Mayeul, quelques centièmes de secondes. Mélusine ne lui pardonnerait jamais. Mais cette pensée est vite balayée : le Voltigeur a entièrement confiance en Nuage. Il lui confit sa vie, jour après jour, sans la moindre once d’hésitation. Nuage saura rattraper le jeune homme, il n’en a aucun doute. Il est hésitant sur beaucoup de choses Mayeul, mais pas cela. Jamais cela.

Melbren ne le laisse pas exprimer cette pensée pourtant, l’engageant déjà à le faire. A lui montrer. C’est pour ça que Mayeul est là après tout, et il ne se le fait pas dire deux fois. Les yeux dans les yeux, les deux hommes se font face et Mayeul ne résiste pas à se montrer exubérant. D’un mouvement rapide, il se rapproche des lèvres de Melbren et l’embrasse vivement, un baiser qui se veut tout à la fois un défi et un au-revoir. "Retrouve moi en bas." Invite-t-il avec un sourire, avant de déranger d’un geste expert la coiffure du plus jeune. Tournant les talons, le Voltigeur se hisse avec légèreté sur l’appui de fenêtre. Comme il le supposait, celui-çi est juste assez grand pour l’accueillir et lui permettre de se mettre debout, en un équilibre précaire qui ne le dérange pas le moins du monde. Dos au vide, le Voltigeur adresse un petit salut de la main au jeune homme, avant de faire un grand pas en arrière.

Le major de Svaljärd n’a même pas pris la peine de vérifier la présence de Nuage. Il sait qu’il est là, comme deux vieux compagnons ressentent mutuellement la proximité de l’autre.  La chute est vertigineuse, le vent siffle à ses oreilles, et Mayeul ne peut s’en empêcher : il exulte, goûtant pleinement le moment. Il ne se sent jamais aussi bien qu’à cet instant, fonçant droit vers une mort certaine, si l’on en oublie l’habileté de son griffon. Les lumières d’Euphoria, sous ses pieds, semblent floues à cause de la vitesse et Mayeul se prend à se demander, comme souvent, s’il aimerait que Nuage soit un peu moins doué, un peu moins rapide, et que ce soit la mort qui l’attende en bas. La fin de ses souffrances. Une pensée égoiste, mais réconfortante en un sens : s’il le veut, Mayeul possède le pouvoir de mettre fin à son désespoir. Presque.

Un bruissement de plumes familier,  une pensée soulagée et le choc de son torse contre le dos du griffon, qui lui coupe le souffle. Elles sont là, ces quelques secondes qui décident de la vie et de la mort, de sa volonté de survivre ou non. S’accrocher, presque par hasard, pour ne pas glisser et forcer le griffon à une seconde manœuvre, si près du sol. Mayeul n’a pas prévenu Nuage, et ce dernier ne dispose pas d’une grosse marge d’action pour rattraper son Voltigeur s’il décide de ne pas s’accrocher. Douceur des plumes.Chaleur de ce corps si familier. Des pensées qui s’effleurent. Et la remontée brusque du griffon qui lutte contre la pesanteur, rendant plus fuyant encore les appuis du Voltigeur qui laisse sa main glisser sur le cuir du harnais que Nuage a insisté pour garder ce soir.

La position est périlleuse, et précaire, tandis que Nuage remonte en chandelle vers le ciel.

Mais Mayeul ne lâche pas prise. Presque par habitude, sa main trouve des appuis sûrs et son corps se redresse tandis que le petit griffon stabilise son vol, laissant son Voltigeur s’accrocher avant de se laisser plonger vers le sol. La manœuvre est acrobatique, dangereuse encore alors que l’humain sur son dos ne dispose pour toute attache que sa force et son habileté, mais Nuage connaît Mayeul. L’attrait de Sithis s’est envolé, et le major de Svaljärd appartient désormais corps et âme au monde des vivants. Jusqu’àla prochaine fois.

Nuage se pose en douceur au pied du palais, n’échangeant qu’un roucoulement avec son Voltigeur avant de remonter en flèche. Tout dépend de Melbren, désormais. Les muscles de Mayeul le tirent mais l’adrénaline court encore à flot, étouffant pour le moment le désespoir et la tristesse. Cela vaut le coup, assurément.


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Message Sujet: Re: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptyLun 14 Jan - 0:32

Vous vous retrouvez face à face et il ne te fournit aucune réponse verbale. Non, il te fixe un bref instant, l'intensité dans ses yeux presque hypnotisante, puis s'empare de tes lèvres sans préavis. Tu réponds au baiser, bien évidemment. Tu fermes les yeux sous toutes les émotions qui sont logées dans ton torse, avant de les rouvrir quand il se dégage en souriant. Tu lâches son haut et ne réponds rien ; tu laisses simplement échapper un léger rire quand il t'ébouriffe les cheveux. Tu passes machinalement une main sur ton crâne pour les remettre en place alors qu'il se prépare. Tu secoues la tête alors qu'il t'adresse un salut avant de se laisser tomber en arrière. Tu ne contrôles pas ton corps : à peine a-t-il disparu de ta vue que tu te penches sur le rebord pour l'observer.

Son corps glisse dans l'air dévalant les étages à une vitesse vertigineuse. Tu es incapable de détacher les yeux de sa silhouette alors qu'il semble presque voler. Ton cœur bat vite, vite, vite. Tu retiens ta respiration, les yeux écarquillés. Tu vois Nuage apparaître, la collision qui devrait te faire peur, l'appui de Mayeul qui n'est pas immédiat et qui devrait te terroriser. Le griffon remonte soudainement et Mayeul ne glisse pas, il reste accroché à son griffon. Tu déglutis. Tu prends une inspiration alors qu'ils ne sont à présent que des points en bas, celui de Nuage forcément plus imposant. Tu sens l'adrénaline dévaler dans tes veines, un surplus d'énergie ne sachant trop comment s'échapper de chacun de tes muscles.

C'est bientôt ton tour. Tu dois décider maintenant.

Nuage décolle à nouveau et tu réalises que ta décision est déjà prise. Le griffon prend de l'altitude, vole à droite, à gauche, approche. Tu le suis des yeux, incapable de bouger pour l'instant. Il finit par s'arrêter devant toi. Il vole sur place et ne perd pas de temps à t'envoyer différentes images. Les harnais de différents griffons, certaines images plus précises que d'autres. Les chutes de différents Voltigeurs pour te montrer rapidement comment prendre le premier appui après la collision dans les airs. Différentes remontées. Le visage de Mayeul une fois qu'ils se sont posés en bas accompagné d'un sentiment de sécurité. Puis, enfin, ton propre visage où tu constates que tes pupilles sont élargies, que tes joues sont rosies, qu'une de tes mèches est dressée à un angle étrange. Tu laisses échapper un rire sans tenter de la remettre en place – pas la peine vu ce qui va suivre. Nuage t'envoie une vague de sentiments positifs et tu ne peux retenir ta main de se poser sur son bec. Il ferme un instant les yeux avant de les rouvrir et de s'écarter de la tour pour perdre un peu d'altitude.

Tu inspires fébrilement, aussi effrayé qu'excité à l'idée de ce qui va se produire. « Bien. Melbren, ce serait le moment de tout arrêter, là. Si tu étais quelqu'un de sensé. Mais tu ne l'es pas. Ne le sera sûrement jamais. » Un rire nerveux t'échappe quand tu réalises ce que tu fais.
Puis tu te laisses tomber dans le vide.

L'air fait battre tes cheveux et pique partout où ta peau est découverte. Tu gardes les yeux grand ouvert alors qu'Euphoria s'offre à toi dans toute sa splendeur. Tu es incapable de décrire ce que tu ressens tellement c'est grandiose. Tu n'es même pas sûr de respirer tant ton corps et ton esprit sont figés dans le moment, dans l'intensité de tes émotions. Tu sens l'air se glisser entre tes doigts écartés et tu en rirais, si tu pouvais. Le sol se rapproche et tu es incapable d'être effrayé. Tu t'envoies en l'air au sens propre du terme et c'est plus magique que n'importe quelle magie présente en Arven.

Soudain, une image s'invite dans ton esprit. Les harnais d'un griffon. Tu sors de ta bulle. Oui, il faudrait peut-être que tu songes à ne pas t'écraser au sol. Ce serait une idée. « NUAAAGE, JE SUIS PRÊT ! » Le griffon apparaît instantanément dans ton champ de vision. Il plane brièvement de façon à se positionner sous toi avant de continuer à suivre ta trajectoire. Tu réalises qu'il ralentit petit à petit jusqu'à ce que tu entres en collision avec son dos. Tu dois fermer les yeux sous le choc, l'air te manque et tu te sens désorienté. Tu commences à glisser sur lui et ce sont les merveilleux réflexes du griffon, qui se penche sur la droite pour te permettre de remonter, qui te permettent de revenir à toi. Tu agrippes le harnais avec la force du désespoir, réalisant à peine que tu viens de manquer de mourir, sûrement. Tu inspires une grande bouffée d'air et le sol approche. Tu es presque triste que ce soit déjà fini.

Comme s'il t'avait entendu, Nuage reprend un peu d'altitude. Tu as le réflexe de mieux caser tes jambes,  d'entourer une de tes mains d'une lanière pour assurer ta prise. Il descend d'un coup et tu laisses éclater un rire un peu fou sous l'euphorie. Il prend un virage avant de descendre en spirale de plus en plus lente vers le sol, jusqu'à Mayeul. Ton sourire est immense. Tu as l'impression que ton corps flotte autant qu'il est lourd comme la pierre. Tu as besoin d'un peu de temps pour te défaire du harnais et du dos de Nuage. Tu en descends difficilement, les jambes tremblantes. Tu manques de perdre l'équilibre, mais le griffon est là pour se coller contre toi et te redresser. Ta main va se perdre dans ses plumes avec une grande affection que tu espères communiquer.

« Bordel… » Un souffle qui te semble presque trop fort vu l'immensité de ce que tu viens de vivre. Ton cœur bat à tes tempes, déchaîné, vivant comme jamais. Un rire t'échappe, que tu ne contrôles pas, bref, avant que tu ne reportes ton attention sur Mayeul. « Bordel… » Un autre rire, plus bref encore. Tu t'avances vers lui, un peu tremblant, ta main allant s'accrocher à son bras dès que tu es à portée. Tu n'as cependant pas les mots, subjugué, choqué, émerveillé. Tu souris à t'en faire presque mal. Tu ne contrôles rien.



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Message Sujet: Re: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptyMar 22 Jan - 21:57

Il est bien malheureux, son humain, Nuage le sait. Un peu hésitant, un peu perdu, il lui arrive de faire des choses qu'il ne faisait plus depuis la mort de sa sœur de couvée. Il est inquiet le petit cendré mais au moins, son Voltigeur ne touche plus aux bizarres substances qui lui embrouillent les sens, et Nuage sait que c'est définitivement encourageant. Il est patient, le griffon : il le sait, Mayeul finira par aller mieux et en attendant, le plus simple est de se plier à ses excentricités comme celle de voler, alors que les humains n'ont pas d'ailes. Peu importe : Nuage sait le rattraper, alors si ça permet à Mayeul d'aller mieux, un petit temps, le griffon est bien heureux de le laisser faire. Ils volent ensemble depuis bien assez longtemps pour se connaître par cœur, rendant l’exercice toujours aussi périlleux mais bien moins que de voler avec l'esprit perdu ailleurs.

Mayeul tombe. Nuage le rattrape. C'est aussi simple que cela.

Avec Melbren, c'est différent pourtant. Nuage le connaît peu, et l'humain n'est pas Voltigeur, bien qu'il se soit lié à un griffon. Il ne connaît rien des sensations de Voltige, n'a aucun instinct de comment s'accrocher ou réagir. Nuage le sait, Mayeul n'a probablement présenté à son ami humain tous les aspects de ce qu'il s'apprête à faire mais peu importe, il s'en sortira. Le petit griffon cendré, remonté à la hauteur de Melbren, explique de son mieux ce qu'il attend de l'humain. Il sent l'excitation de l'autre, la peur qui se mêle à l'envie de danger et se tient sur ses gardes. D'autres griffons sont présents non loin, assurant la sécurité de l'union de deux humains, mais ils ne viendront pas les déranger tout de suite. Et l'humain saute.

Nuage plonge à sa suite, attendant pourtant un signal qui lui indiquerait qu'il peut entrer en action. On ne sait jamais, avec les humains : ils ont parfois des réactions franchement étranges. L'humain hurle son approbation, le petit griffon percevant davantage l'intention que les paroles et s'interpose entre Melbren et une mort certaine, avec toute la dextérité qui le caractérise. Il a l'habitude de la Voltige acrobatique Nuage et compense avec agilité les défauts de l'humain qui s'accroche avec force. Cela fait mal à quelques plumes – Mayeul paiera, songe Nuage avec une joie féroce, en lissant son plumage ébouriffé pendant très longtemps ! - mais Melbren finit par être solidement accroché. Nuage entame une descente bien plus sécurisé qu'il ne l'a fait pour son propre Voltigeur, partageant quelques sentiment de gaieté à l'homme essoufflé qui s'accroche à son harnais.

**

Mayeul a regardé Melbren s'élancer dans le vide avec plus d'intérêt que d'anxiété. Nuage est son compagnon de Vol, son frère de plumes et il n'a aucun doute quand à ses capacités. Que Melbren accepte de s'élancer dans le vide avec pour seule garantie la confiance de Mayeul est un geste fort mais qui n'étonne qu'à moitié le Voltigeur. Il n'a pas choisi le plus jeune des Séverac pour rien, après tout, même s'il restait une possibilité que Melbren n'ose pas franchir le pas. Il l'a fait, pourtant, et Mayeul attend impatiemment que le jeune homme fasse quelques pas flageolants pour venir l'enlacer, autant par amitié que pour aider ses jambes à ne pas s'écrouler sous son poids. Nuage lui transmet la promesse de longues heures de lissage de plumes comme pénitence, et son courroux à moitié amusé lorsque Melbren s'est agrippé douloureusement. Il y a du soulagement pourtant dans ce qu'il transmet à son Voltigeur, une certaine réassurance de savoir que pendant quelques heures au moins, Mayeul n'éprouvera pas le besoin de s'embrumer les sens.

Mayeul reste silencieux,se contentant de serrer Melbren un peu plus fort alors que celui-ci peine à trouver ses mots. Le sourire qui éclaire son visage parle pour lui pourtant et le Voltigeur sent son humeur s'alléger quelque peu devant ce sourire rayonnant et si communicatif. "Oui", confirme-t-il. "Bordel". Ils sont cielsombrois pourtant, ils croient tous deux au pouvoir des mots bien placés, à la magie des rimes et des calembours mais rien, absolument rien, ne peut exprimer la sensation de se jeter dans les airs sans savoir si l'on en réchappera. Oh, on le sait, au fond, mais il existe toujours une infime possibilité que tout déraille. Entraînant Melbren à sa suite, le Voltigeur délaisse à regret son griffon pour quelques heures encore. Il a un mariage à assurer, après tout, et une princesse à régaler de sa présence. Quelqu'un va finir par chercher Melbren, si Mayeul le mobilise trop longtemps. Il ne peut s'empêcher pourtant, le Voltigeur, de glisser quelques mots à l'oreille du plus jeune, dans une intimité qu'il serait difficile de réfuter devant un observateur quelconque. Pourquoi cela devrait-il inquiéter Mayeul, de toute façon ? "Je tiens mes promesses, tu vois." Souffle-t-il avant de raffermir sa prise autour des épaules de Melbren. Il serait dommage qu'il bascule et se fasse mal maintenant, après tout.


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Message Sujet: Re: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptyVen 25 Jan - 2:50

Tu ne vas pas mentir : c'est un soulagement quand il passe ses bras autour de toi et qu'il te serre contre lui. La dose d'adrénaline dans tes veines est bien trop élevée pour que tu saches comment la gérer et tes jambes te tiennent difficilement. Tu appuies tout ton poids contre lui, alors que l'un de tes bras va s'accrocher à sa taille et que l'autre pend inutilement contre ton flanc. Tu inspires longuement, expires de la même manière, et tu enfouis ton visage dans son épaule. Tu laisses ton corps se détendre peu à peu en te concentrant sur sa présence contre toi. Il répète ton mot si éloquent et tu exhales un rire un peu tremblant. Les images de ton vol continuent de défiler devant tes yeux et tu n'en reviens toujours pas.

Après un remerciement chaleureux et un au revoir à Nuage, tu laisses Mayeul t'entraîner à nouveau vers le lieu des festivités. Tu main reste autour de lui ; elle s'accroche au tissu de la hanche contre laquelle tu ne t'appuies pas. Les effets commencent à s'atténuer, mais ton esprit vibre toujours de l'expérience. Vous restez quelques instants silencieux avant qu'il ne glisse quelques mots à ton oreille, entraînant un frisson le long de ta colonne vertébrale. « Je tiens mes promesses, tu vois. » Un rire te secoue alors qu'il resserre son bras autour de toi. « Celle-là a même largement dépassé mes espérances, si tu veux tout savoir. » Tu lui offres ensuite un sourire malicieux. « C'est presque aussi jouissif que nos aventures au lit. Davantage, peut-être ? » Tu laisses échapper un bruit songeur en reportant ton attention sur les abords de l'entrée du palais où quelques petits groupes discutent, bien couverts vu les températures. Tu exerces une pression pleine d'affection sur sa taille pour lui montrer que tu plaisantes. « Merci, en tout cas. Sincèrement. C'était une expérience… bluffante, renversante. » Tu en as encore sûrement des étoiles dans les yeux.

Vous avancez encore un peu et tu te retrouves à saluer de la tête une connaissance qui te jette un regard perplexe. Tu l'ignores et reportes ton attention sur ton compagnon. « Mayeul. Tu- » Tu fronces légèrement les sourcils et finis par arrêter votre progression juste après que vous ayez dépassé les grandes portes. Tu le tires un peu à l'écart du chemin et lui fais face, ton bras glissant sur sa taille, ta main se retrouvant accrochée à son flanc couvert. Tu restes proche de lui pour ne pas briser la bulle dans laquelle vous vous trouviez. Tes yeux trouvent les siens et ne cillent pas. « Est-ce que ça va mieux ? » Ta voix est basse, calme, pour bien lui montrer que tu ne veux pas le brusquer, mais que tu t'inquiètes tout de même légèrement. Tu ne sais pas vraiment ce qui lui passe par la tête, mais il savait précisément ce qu'il voulait faire, où il voulait le faire et comment. C'était prémédité. Avait-il besoin de s'envoyer littéralement en l'air ?



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Message Sujet: Re: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptyVen 15 Fév - 21:55

Melbren est encore sous le choc de l’exercice mais Mayeul n'est pas inquiet : bientôt, trop vite sans doute, l'adrénaline refluera pour laisser seulement la place à l'émerveillement. Il entraîne bientôt son jeune compagnon vers le palais, bien conscient qu'au bout d'un moment, quelqu'un va finir par s’inquiéter du sort de Melbren. Le court cheminement se fait dans le silence avant que Mayeul, comme souvent, ne finisse par le rompre. Lui, le protégé d'Aïon, ne croit guère aux vertus du mutisme. Faussement vexé par la réponse de Melbren, le Voltigeur fait mine d'être offusqué avant que Melbren ne finisse par le remercier. Des compliments pas réellement mérités, Mayeul est en douloureusement conscient : c'est pour lui-même qu'il a fait ça, avant tout. Melbren n'est qu'un ajout agréable à l'équation. Alors, en guise de réponse, le Voltigeur se contente de serrer affectueusement l'épaule de son partenaire de la soirée.

Tous deux finissent par retrouver des chemins plus peuplés,jusqu'à rentrer dans le palais. Melbren prend un peu le Voltigeur au dépourvu en le tirant sur le côté avant de l'interroger, les yeux dans les yeux. Mayeul soutient son regard quelques secondes avant de détourner les yeux. Il n'est pas un bon menteur et ne le sera probablement jamais, surtout pas interrogé de façon aussi frontale. Que répondre ? Melbren n'est clairement pas un imbécile mais si Mayeul apprécie la tournure de la phrase, il déplore nettement plus le ton employé, comme s'il était une bête sauvage prête à s'enfuir. C'est presque insultant... même si c'est un peu vrai.

Mayeul soupire avant de relever les yeux, les fixant dans ceux de son jeune compagnon. "Oui. Pour l'instant, ça va." Jusqu'à la prochaine fois. Jusqu'à la fois de trop, peut-être. C'est implicite, mais Melbren n'est pas un crétin, malheureusement pour le Voltigeur. "C'est... compliqué, d'accord ?" Mayeul passe la main dans ses boucles sombres, un geste de nervosité clairement décelable. "Mais ça va aller." Aussi soudainement que l'on souffle une chandelle, un sourire réapparaît sur le visage du Voltigeur qui attrape avec détermination la main de Melbren. "Ce soir, c'est la fête. Allons danser, que je te montre une autre facette de mes talents." Et si le sourire est trop grand, si les gestes sont trop enthousiastes, peut-être que de cette façon, personne ne saura réellement à quel point Mayeul continue de perdre pied.


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Message Sujet: Re: S'envoyer en l'air   S'envoyer en l'air EmptyVen 15 Fév - 23:30

Vos yeux s'affrontent presque un instant, mais Mayeul les détourne de manière si peu caractéristique de sa personne. Tu ne peux prétendre le connaître parfaitement, mais le Voltigeur met rarement en pause certains aspects de sa personnalité. Tu l'as rarement vu dans des états vulnérables. Ta main resserre sa prise inconsciemment sur le tissu de son haut alors que tu patientes pour voir s'il va t'envoyer gentiment paître ou parler.

Un soupir et le voilà qui te fixe à nouveau, à ton grand soulagement. Il prend la parole et… Pour l'instant. Ton cœur se serre un peu, mais tu ne laisses rien paraître sur ton visage. Mayeul interpréterait probablement cela comme de la pitié et c'est hors de question. « C'est... compliqué, d'accord ? » Tu émets un son d'acquiescement sans te prononcer davantage. Tu imagines seulement, tu ne sais pas exactement ce que ton ami vit. Tu sais aussi que s'il décide de ne pas en parler, tu ne pourras pas le forcer – et tu ne le voudrais pas, dans tous les cas. Il semble perdre juste ce qu'il faut de contenance pour que tu entrevois une faille, là, quand il passe la main dans ses cheveux, ses yeux presque fuyant un bref instant. « Mais ça va aller. » Il s'éloigne, le moment, et tu restes immobile, hochant simplement la tête à ses paroles qui ne te convainquent pas tant. Son sourire réapparaît et la faille est définitivement rebouchée. Elle fera probablement une réapparition plus tard. Tu sais, tu fonctionnes comme ça une bonne partie du temps. Il n'y a rien à trouver ou à dire tant que c'est recouvert, d'une manière ou d'une autre, pas vrai ?

Alors, tu le laisses attraper ta main pour t'entraîner plus loin. Tu lui souris un peu, la gorge un peu nouée. « Ce soir, c'est la fête. Allons danser, que je te montre une autre facette de mes talents. » Il a raison. Ton frère et sa femme viennent de s'unir, vous n'êtes pas censés être tristes, quelle qu'en soit la raison. Tu secoues la tête, presque amusé, ton sourire s'agrandissant malgré les émotions dans ton torse.

Tu sais que danser avec Mayeul est un risque, qu'un coup d'œil de Castiel pourrait compliquer les choses, mais… Tu ne veux pas laisser ton ami. Pas de suite. Ton instinct pointe dans cette direction, celle que prend Mayeul, alors tu les suis tous les deux. « Épate-moi, Mayeul. Je veux des étoiles dans les yeux, pas moins. » Tu resserres ta main sur la sienne et te contentes de sourire plus fort quand vous commencez à tournoyer. Plus sincèrement, aussi, et tu espères bien que Mayeul suivra ton exemple, au moins pour quelques minutes de répit avant que le monde ne reprenne son dû.

Plus tard, une fois essoufflés, une fois vos chemins séparés momentanément, la lourdeur reviendra dans ton cœur sans que tu ne puisses rien y faire. Parce ce que l'on ne peut pas forcer quelqu'un à s'ouvrir et que tu gères bien mal l'impuissance face à la détresse de tes proches. Alors tu encaisseras après une prière aux dieux pour Mayeul, puis tu iras boire un peu plus. Tu voleras une danse à Agathe, à Ismalia, à Alméïde. Tu entreras dans un débat avec un fils de comte bien buté avant de conclure avec une réflexion subtile sur son statut de puceau. Tu ne jubileras pas en apparence, trop occupé à admirer son rougissement sous l'embarras, mais tu iras ensuite trouver Castiel pour le lui raconter et lui voler une danse à lui aussi. Et la vie continuera son cours, quels qu'en soient ses chemins.



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