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 Une nuit sans fin

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Message Sujet: Une nuit sans fin   Une nuit sans fin EmptyVen 2 Mar - 11:09


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Aaron de Sombreval & Abigaïl l'Embrasée

Une nuit sans fin

Chassons la Chasse !



• Date : 28 novembre 1002
• Météo (optionnel) : c'est le petit matin, il fait frais et gris
• Statut du RP : privé
• Résumé : Abigaïl et Aaron parcourt les couloirs de l'Académie, à la recherche des derniers blessés
• Recensement :
Code:
• [b]28 novembre 1002[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3457-une-nuit-sans-fin#127986]Une nuit sans fin[/url] - [i]Aaron de Sombreval & Abigaïl l'Embrasée[/i]
Abigaïl et Aaron parcourt les couloirs de l'Académie, à la recherche des derniers blessés

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Message Sujet: Re: Une nuit sans fin   Une nuit sans fin EmptyVen 2 Mar - 11:12

Il est huit et demie. Elle est épuisée, Abigaïl. Épuisée par ce qu'elle vient de vivre. Cette arrivée soudaine au milieu d'un conseil de la Rose, leur sacrifice et tomber dans une bataille où l'horreur cohabite avec le cauchemar. La Chevaucheuse est fatiguée, pourtant, elle sait que le sommeil ne la gagnera pas lorsque le moment sera venue pour elle de le rejoindre. Trop de questions, trop de tristesses. Beaucoup trop de choses à penser. Elle sait d'avance que ses nuits vont être comptées. Qu'elle ne dormira plus vraiment beaucoup. Elle perçoit au loin quelques sentiments inquiets et affolés. Elle sait que c'est Royale. La distance ne leur permet pas de communiquer. Elle n'est pas Chevaucheuse assez aguerrie pour maintenir une conversation à des lieux de distances. Mais elle perçoit tout de même les émotions de la dragonne, comme des vagues qui submergent confusément son esprit. Abigaïl lui renvoie des pensées apaisantes, espérant qu'elles seront assez convaincantes pour calmer ses propres angoisses. Abi... Plus tard. Je vais bien, je suis juste fatiguée. Il me reste des choses à faire mais je vous raconterai tout. Abi. Fait attention.
La Chevaucheuse coupe son esprit de celui de Titou. Même ça, c'est éreintant. Parler avec son Familier reste dans la mesure de ses capacités mais l'effort que ça lui demande est proportionnel à la distance entre eux. Cela n'a duré qu'une poignée de secondes. Suffisantes pour l'épuiser plus encore. Mais nécessaire pour rassurer ses compagnons de vie.

-La majorité des élèves et des civils ont évacué les lieux et regagnent leurs domiciles, toujours sous bonne escorte.

La voix des majors s'élèvent dans les rangs disparates de Chevaucheurs et Voltigeurs, rassemblés et unis comme s'il n'a jamais été question de guerre. Abigaïl reprend ses esprits, écoutant les ordres à venir. Elle sent déjà que la nuit n'est pas terminée.

-Nous pensons qu'il reste tout de même quelques blessés, peut-être même certaines de ces... créatures.

Le major fronce les sourcils. À l'évidence, ces chiens ne comptent pas parmi ses animaux favoris.

-Nous demandons quelques volontaires pour terminer l'exploration de l'Académie afin d'y retrouver les derniers blessés.

Ah qu'est-ce qu'elle aimerait retrouver le confort de sa caserne, fermer les yeux et tout oublier. Mais elle a un devoir à terminer. Une responsabilité à porter également. Alors sa main se lève, au milieu de celles de ses confrères et consœurs. La totalité partage également ses pensées et les majors approuvent ce dévouement avec sérieux, nullement étonnés. Finalement, des équipes sont constituées, des affectations sont distribuées. Et c'est comme ça que Abigaïl, surnommée le Phénix, se retrouve avec Aaron, dit l'Acharné ou le Veilleur. La jolie rousse frissonne un peu alors qu'elle marche pour le rejoindre. Avec tout ça, elle en a oublié le Chevaucheur. Pourtant il fait parti des personnes à qui elle doit quelques excuses. Notamment parce qu'elle se sent un peu responsable de l'usage de sa magie alors qu'ils étaient tous gravement malades. Il a sombré dans un coma qui a duré plusieurs semaines et dont elle désespérait de le voir s'éveiller. Elle a pris régulièrement de ses nouvelles mais n'a guère eu le temps d'aller le voir depuis qu'il s'est réveillé. C'est donc assez gênée qu'elle lui fait face, prête à présenter des excuses pour la deuxième fois. Elle va finir par croire que c'est devenue une habitude. D'abord Mae, ensuite lui. Même si elle reconnaît sans soucis sa faute. Bon, après, elle ne l'a pas poussé à utiliser la magie mais la Chevaucheuse se sent tout de même un peu responsable. Il ne se serait pas permis de le faire s'il n'en avait pas ressenti le besoin. Au final, le Destin lui ouvre bien le chemin et la Chevaucheuse est tout de même fière de se voir mener cette mission à bien avec le Veilleur. Et cela lui permettra de prouver également la franchise de ses excuses envers lui. Elle reste face à lui, ne sachant trop quoi dire. Ils viennent de vivre des moments sombres et sanglants. D'un geste machinal, elle pose sa main sur la garde de Chant-du-Matin, comme pour se rassurer. Comme si elle sentait la présence d'Astrée, maintenant disparue à tout jamais.

-Comment... tu te sens ? demande-t-elle maladroitement.

C'est le matin et pourtant, la nuit n'est pas prête de se terminer.
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Aaron de Sombreval
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Message Sujet: Re: Une nuit sans fin   Une nuit sans fin EmptyJeu 15 Mar - 21:54

Le pas traînant, les membres tremblants et la silhouette vacillante, Aaron n'avait pas fière allure. Il était épuisé, vidé, tant physiquement que psychologiquement. Ce qu'ils avaient combattus ce soir n'avait rien à voir avec ce qu'il avait déjà rencontré, et il n'aurait jamais imaginé se retrouver face à tant de bestialité et d'absence de conscience. Ces matins n'étaient pas seulement carnassiers et sauvages ; ils avaient tué dans le seul but de tuer. Ce n'était ni pour se nourrir ni pour se défendre. Combien de victimes inanimés avaient-ils laissés derrière eux ? Bien trop au goût d'Aaron, qui savait d'ores et déjà que le sommeil serait une denrée bien difficile à trouver dans les prochaines semaines.

Ils se rassemblent ici et là, tous éreintés, vidés et ayant encore du mal à réaliser ce qu'ils ont vu et combattus. Leurs vêtements sont tâchés, déchirés, leurs armes souillées. Mais pourtant, ils ont vaincu. Pour un temps seulement, peut-être. Ça et là, les voix des Majors prennent les directives. Il faut transporter les blessés, mais surtout, s'assurer que le groupe ne laissera personne derrière lui. Ça ne lui plaît pas, et tout son corps se raidit à l'idée de retourner à l'intérieur de ce capharnaüm, pourtant l'Aîné des Sombreval se porte volontaire, sans réellement réaliser ce qu'il fait. « N'y va pas. Tu es trop vulnérable. » C'est Héritage qui s'inquiète ; il ressent l'état de son chevaucheur, et ne peut constater à quel point son corps en a pâtit. Pour autant, Aaron se refuse à abandonner de possible camarades à l'intérieur de l'Académie. « Je dois le faire. Imagine que ce soit moi. ». Une vague impression de courage et de prudence, c'est tout ce que son dragon lui renvoie.

D'une démarche légèrement bancale, l'aîné des Sombreval rejoint le groupe auquel il a été intégré. Quelques guerriers et quelques mages principalement. Et Abigaïl. Il l'aurait reconnu entre toutes. Ainsi, elle aussi avait vécu cet enfer ? Ils ne se sont pas revus, depuis l'incident, et Aaron ne sait pas quoi lui dire. Il suffit de le regarder pour comprendre à quel point l'épidémie lui a coûté. Des semaines de comas, et des séquelles pour le moment irréversibles. Ses muscles ont fondus, sa carrure musclée laissant place à un homme plutôt chétif, tandis que ses muscles tremblent au moindre effort trop violent. Ce qu'elle ne peut pas savoir - ou du moins pas voir - c'est que les douleurs le taraudent chaque nuit tandis que ses muscles se contractent involontairement, et que son squelette paie le prix de toutes ces transformations bien trop dégradantes pour un homme de sa stature.

Face à elle, il ne dit rien. Il regarde ses vêtements tâchés - comme les siens - de sang. Est-elle blessé ? Et lui, l'est-il ? « Comment... tu te sens ? » Comment il se sent ? Vaste question. Physiquement, Aaron se sent vidé, épuisé, mais ce n'est sans doute pas le plus dur à supporter. Non, ce qui le hante encore, c'est les aboiements de ces molosses, les hurlements des blessés, le carnage qu'il a vu. Comment fera t-il pour oublier tout cela ? Il lève des yeux cernés vers elle : « Je n'arrive toujours pas à réaliser. C'était tellement ... » Le chevaucheur ne trouve pas de mot pour terminer sa phrase. Pour autant, il doute d'en avoir besoin. Si Abigaïl a vécu le même carnage que lui, alors elle doit comprendre ce qu'il ressent. Peut-être sa question était-elle plus vaste, néanmoins Aaron était incapable de songer à autre chose à cet instant précis. Il fit toutefois l'effort de lui retourner sa question. « Et toi, comment vas-tu ? Es-tu ... blessée ?»


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Message Sujet: Re: Une nuit sans fin   Une nuit sans fin EmptyDim 8 Avr - 0:15

Plus elle le regarde, plus elle culpabilise. Elle l'a déjà croisé plusieurs fois par le passé. La démarche noble et assurée, un Chevaucheur volant au gré du vent, épousant la selle de son fier dragon. Et même si la selle, le statut et le dragon perdurent, la démarche, elle a subi les aléas de la vie. Aléas dont elle est en partie responsable. Elle peut pousser le vice en disant qu'elle n'a jamais demandé à ce qu'il utilise la magie mais Abigaïl sait le délire dans lequel elle était plongée. Elle le sait parce qu'elle s'en rappelle vaguement. Des souvenirs brumeux qui lui font dire que son état était critique et qu'elle doit sa vie, en quelques sortes, à Aaron. Quelle idée de s'afficher ainsi devant la princesse de Cibella.
La Chevaucheuse pense plus à son état physique que moral pourtant c'est de la deuxième option que son homologue masculin choisit de parler. Elle peut le comprendre aussi toutefois. Une question vaste, qui englobe nombreux critères. Mais la rouquine le comprend tout à fait. Comment penser à autre chose, actuellement, que l'horreur qui s'est étalée sous leurs yeux à tous ? Comment ôter des esprits ces vagues de sang, ces chiens en fureur et ces cris. Ces hurlements. Cette Rose. D'un mouvement de la tête, le Phénix répond à sa question.

-Je... vais bien.

Tout comme lui, Abigaïl ne pense qu'à son intégrité physique. Pour le moral, c'est une autre histoire. Elle passe sous silence ses membres courbaturés et la fatigue qui prend l'emprise peu à peu sur son corps et son âme. Quelques bruits annoncent le début des recherches et la Chevaucheuse n'a pas le temps de poursuivre ses interrogations. Avec Aaron, elle suit le groupe qui les conduit, pour la deuxième fois, dans les entrailles de l'Académie. Il y a quelques jours, c'était un établissement noble, regorgeant de magie et de vie qui inspirait le respect et, pour les plus anciens, une tendre nostalgie. Aujourd'hui, la peur règne. La peur envahit les couloirs, se répercutent contre les parois et s'infiltrent dans chaque pore de la peau des différents escadrons. C'est avec un profond silence que Abigaïl parcourt, pour la seconde fois, les couloirs de l'Académie, à l'affût du moindre bruit, du moindre mouvement anormal. Certains couloirs recèlent un carnage absolu. Des cadavres jonchent les dalles, dégageant l'odeur répugnante de la mort. Un long travail d'évacuation a déjà commencé.

-J'ai presque du mal à reconnaître l'endroit
, souffle doucement la Chevaucheuse à son compagnon de route. J'ai dû mal à me dire que c'est ici que nous avons fait nos études.

Elle frissonne même, son visage tout empreint d'une sombre gravité alors que, dans ses yeux, pointent des touches de tristesse. La souffrance de voir ainsi ruiné un endroit qu'elle aime. Le chagrin d'avoir perdu Astrée. La peur d'avoir failli perdre Rhaps. Trop d'émotions néfastes hantent ces couloirs et submergent son cœur déjà fatigué par les combats antérieurs.

-Je voulais te dire... que je suis désolée. Au sujet du convoi pour le remède. Je suis désolée, de t'avoir plongé dans cet état.

Elle s'est arrêtée quelques minutes. Le temps suffisant pour fixer son regard dans le sien et exprimer toute la culpabilité qu'elle ressent envers lui. Puis ils reprennent leur route. Car la nuit a été longue et elle n'est pas prête de se terminer. Et c'est avec force et détermination, que la Chevaucheuse combat la fatigue qui la menace à chacun de ses pas. Elle fera ce qu'il faut. Il reste peut-être quelques âmes à sauver dans l'immensité du lieu et ils ne failliront pas à leur tâche. Elle ne faillira pas comme elle a failli lors du convoi.
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Aaron de Sombreval
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Message Sujet: Re: Une nuit sans fin   Une nuit sans fin EmptyJeu 19 Avr - 19:40

Il le voit, son regard plein de culpabilité. Elle s'en veut de ce qui lui est arrivé, de l'état dans lequel il est actuellement. Comme si elle en était l'unique responsable. Pourtant, elle ne dit rien, et lui répond à son tour, hésitante. « Je... vais bien. » Tout est relatif, évidemment, et l'un comme l'autre sait que ses nuits seront hantées par cette sordide soirée durant longtemps. Comment oublier ce carnage ? Si la guerre a son lot de fléau, les hommes restent des hommes qui faiblissent parfois au moment d'asséner un ultime coup, ou se hâtent de le faire pour ne pas se perdre dans un flot d'émotions. Ces mâtins, eux, n'avaient ni conscience, ni pitié. Aucun respect, aucune humanité. Rien qu'une folie meurtrière évinçant tout sur son passage. Abigaïl souffle quelque chose, la voix nouée par l'émotion. Aaron la comprend, comment imaginer que c'est ici qu'ils ont tout appris ? Que c'est ici qu'ils ont vécu des années paisibles, au milieu de ce majestueux bâtiment, aujourd'hui entaché de sang. L'Académie apparaitrait sous un tout autre jour, désormais, car quand bien même le temps reprendrait son cours, nul n'oublierait jamais le drame de cette soirée.

« Je voulais te dire... que je suis désolée. Au sujet du convoi pour le remède. Je suis désolée, de t'avoir plongé dans cet état. » Elle s'est arrêtée, et Aaron n'a pas de mal à comprendre à quoi elle fait allusion. C'était la première fois qu'ils se revoyaient après tout ce temps, et il était simplement surpris de voir qu'ils n'avaient pas été droit au mur dès le début. Depuis le début, il s'était douté que la jeune femme finirait par aborder le sujet, sans toutefois le redouter. Parce qu'il savait exactement ce qu'il lui répondrait ce jour-là, et que rien ne changerait sa décision. Levant les yeux vers elle, le chevaucheur croisa son regard emprunt de culpabilité et de tristesse face à tous ces évènements qui s'entremêlaient. Après quelques instants, Abigaïl se détourna pour repartir à la suite de leur petit groupe. La contemplant quelques instants avec un triste sourire sur les lèvres, Aaron pressa le pas pour la rattraper. Posant la main sur son bras, il la retînt gentiment, attendant qu'elle croise son regard. « Tu n'as pas à l'être, Abigaïl. J'ai fais ce choix de plein gré, tu n'en es pas responsable. Tu n'as pas à te sentir coupable de ce qu'il m'arrive, j'en suis le seul responsable.» Il tenta d'esquisser un léger sourire sur ses lèvres malgré la fatigue et la lassitude. S'il y avait un point sur lequel il était certain de lui, c'était celui-là. Aaron n'en voulait aucunement à Abigaïl, et ne lui avait jamais reproché son intervention. Bien sur, il s'en était voulu, ressassant la scène encore et encore, mais jamais il n'avait aboutit à la culpabilité de la jeune femme. « L'épidémie nous a tous touché, à des degrés différents. C'est la seule différence.» Aaron aurait réellement voulu faire disparaître la culpabilité de la jeune femme, néanmoins il se doutait que - malgré tout ce qu'il pourrait dire - elle ne cesserait jamais de s'en vouloir. Il connaissait trop bien ce sentiment pour s'imaginer qu'il pouvait disparaitre avec de simples paroles.


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Message Sujet: Re: Une nuit sans fin   Une nuit sans fin EmptyLun 14 Mai - 14:18

Elle n'a pas le temps d'aller bien loin que déjà elle se fait rattraper par Aaron. Ils se regardent un petit moment avant qu'il lui dise ce qu'il a également sur le cœur. Des mots qui la soulagent. Qui comblent le trou de son âme. Mais des mots incapables d'effacer cette culpabilité qui lui ronge l'esprit. Elle ne peut pas se permettre d'être aussi tolérante envers elle, même si Aaron la touche par ses paroles. Abigaïl le sait bien. Elle étai malade. Comme tout le monde. Délirante même. Rendue folle par la fin de sa relation avec Titou. Par l'absence de Royale. Seule à nouveau dans un esprit qu'elle a longuement partagé avec deux autres êtres merveilleuses. Cette sensation que son âme s'est brisée et qu'elle s'est égarée dans des mondes inconnus. Elle a goûté à cet aperçu sans Familier et sans dragon. Un aperçu qu'elle ne veut pas revivre. Mais malgré son délire, Abi sait qu'elle ne peut se permettre d'être aussi égoïste. C'est bien elle qui s'est levée contre une Epine et qui a tenté de reprendre l'Abeille, persuadée d'un complot. C'est bien elle qui a failli lancer sa magie avant que Aaron ne lance la sienne. Toute délirante qu'elle a été, c'était son rôle de se contenir. Ce qu'elle n'a pu faire.

-Tu n'aurais pas été autant touché si je n'avais pas été là, murmure-t-elle.

Ou si elle avait pu se contenir. Mais elle ne dit rien de plus et poursuit sa route, murée dans un profond silence. Elle sent qu'elle doit dire autre chose mais les mots n'ont jamais été son domaine de prédilection et c'est encore pire avec les excuses. Pourtant il faut bien parler, si elle veut aussi soulager sa conscience.

-J'ai pris de tes nouvelles pendant ta convalescence. Comment ça se passe avec ta... magie ?


Elle bute un peu sur le mot, envahie par la honte. L’Été brûle en elle d'un feu ardent qu'elle ne peut contenir. Elle le sent se bercer au grès de ses flux sanguins et faire palpiter son cœur d'une vibration harmonieuse. Se dire qu'elle a failli aussi être privée de ça. Elle serait anéantie. Et se dire qu'elle a failli le provoquer chez un mage. Et un Chevaucheur qui plus est... ça lui a miné le moral et continue de la ronger de l'intérieur. Par sa faute, elle a failli tuer un de ses collègues. Ce n'est pas que le délire provoquée par la maladie. C'est également son imprévisibilité naturelle. Elle a toujours été ainsi. Après tout, elle venait tout juste de débuter chez les Chevaucheurs quand Royale et elle ont brûlé une partie d'une forêt cibellane. Il ne faut pas oublier son tempérament enflammé enfant et son départ précipité en abandonnant son fiancé devant l'autel. Mais c'est plus fort qu'elle. Elle est ainsi, Abi, incapable de maîtriser véritablement ses émotions, se laissant porter par elle, augmentant l'intensité de ses capacités de destruction. Détruire pour mieux reconstruire. Et embraser la liberté sans que personne ne vienne lui dire quoi faire. C'est ainsi qu'elle est, ainsi qu'elle sera.
Et soudain, un bruit. Comme un grognement léger. Léger mais tout de même proche. Alerte, elle s'arrête, écoutant le silence perçant dans le couloir obscur qui s'étend devant eux.

-C'est quoi ce bruit ? Tu as entendu ?
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Message Sujet: Re: Une nuit sans fin   Une nuit sans fin EmptyMer 30 Mai - 21:20

Aaron voit dans ses yeux qu'Abigaïl réfléchit, sans doute occupée à se remémorer cette difficile période. Elle hante encore ses nuits, et le jeune homme sait qu'il n'oubliera pas de sitôt cette sensation de manque insupportable. « Tu n'aurais pas été autant touché si je n'avais pas été là ». C'est un murmure à peine soufflé, mais rien ne suit. Il sait, Aaron, qu'elle s'en veut, et il a essayé de la déculpabiliser, mais lui-même ne sait pas comment faire. S'il avait trouvé la solution, nul doute qu'il l'aurait usé pour sa propre personne, pour ne plus se sentir étranger de chez lui à chaque fois que son père posait le regard sur lui. Abigaïl a repris sa marche, muré dans un silence lourd de sens. Pourtant, c'est elle qui finit par reprendre la parole : « J'ai pris de tes nouvelles pendant ta convalescence. Comment ça se passe avec ta... magie ? » Pas très bien, sans doute. Voir même pas du tout, puisque le chevaucheur ne s'en servait plus, et ce jusqu'à nouvel ordre. Néanmoins, il préférait user de tact pour répondre à la question de son alter-ego. Inutile de la culpabiliser encore plus. « C'est encore un peu compli ...» Aaron ne termine pas sa phrase, sur le qui-vive. « C'est quoi ce bruit ? Tu as entendu ? » Oui, il l'a entendu. Léger, mais sourd. Et surtout bien présent. Aaron frissonne. Il n'est pas trouillard, mais pourtant il n'a vraiment aucune envie de se retrouver face à l'un des mâtins qu'ils ont combattus il y a de cela quelques heures. Leur sauvagerie et leur cruauté étaient bien trop rebutantes pour lui. Pour autant, il ne pouvait pas se dérober, il s'était lui-même porté volontaire pour aider. Après tout, s'il y avait encore des survivants, c'étaient à eux de leur venir en aide, et les chiens représentaient un danger non négligeable.

Les yeux rivés sur le couloir plongé dans l'obscurité, le chevaucheur vît avec effroi la silhouette massive se dessiner peu à peu dans l'ombre tandis qu'elle se rapprochait d'eux. Énorme. Massive. Blessée. Des filets de sang coulaient ça et là de ses blessures, ne la rendant que plus dangereuse car irritée. Il n'y avait guère plus qu'une issue à cette situation. Sur ses gardes, Aaron dégaina prudemment son épée, la sortant lentement de son fourreau. Il se sentait vidé, épuisé, mais pourtant ils n'avaient pas le choix. Le cerbère ne leur laisserait guère le choix. Malgré tout, si Aaron se promet qu'il donnera tout ce qu'il a, il n'est pas certain de pouvoir tenir longtemps. Silencieusement, il se pris alors à espérer qu'Abigaïl était plus vaillante que lui, et qu'ils parviendraient à se débarrasser de la bête avant qu'elle ne se débarrasse d'eux, ou même d'un seul - réduisant ainsi considérablement les chances du second. Tâchant d'avoir l'air calme et assuré, l'aîné des Sombreval demanda lentement à la jeune femme : « Tu es en mesure de te défendre ?» Sa prise s'affermit sur le pommeau de son arme tandis qu'il ne quitte pas la bête des yeux.

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Message Sujet: Re: Une nuit sans fin   Une nuit sans fin EmptySam 28 Juil - 23:59

Il apparaît, sa silhouette se découpant dans l'obscurité. Ses yeux se fixent sur lui, tous ses sens en alerte tandis que l'apparition de cauchemar avance lentement vers eux, tous crocs dehors. Abigaïl ne répond pas immédiatement. En mesure de se défendre... elle l'est encore. Mais elle est fatiguée. Physiquement et moralement. Non seulement par l'effort qu'elle a fourni mais également par le départ d'Astrée. Elle se battra si elle doit se battre, mais elle préférerait ne pas le faire. Elle préfère patrouiller tranquillement sans qu'aucun événement majeur ne vienne les déranger. ses mains s'accrochent à Chant-du-Matin et Chant-du-Soir. Le dernier cadeau de la Reine Noire. Son héritage. Mais elles ne lui sont d'aucune utilité. La Chevaucheuse est une virtuose en magie mais n'a jamais manié les armes blanches. Cependant, leur présence la rassure un peu. C'est comme si Astrée lui offrait sa force. Elle la sent palpiter dans les pommeaux puis remonter dans ses bras. Ce feu ardent qu'elle connaît si bien.

-Il faudra bien. Tu te sens d'attaque ?

Sa voix s'envenime, prend une proportion presque rageuse. C'est cette Chasse qui est la cause du sacrifice de la Rose. Cette Chasse réveillée par l'Ordre. Tout ça tu le sais. Ils n'ont œuvré que dans ce but. La bête n'attaque pas. Ses sens sont aux aguets, elle n'attend qu'une chose. Elle se prépare à attaquer. Le temps semble s'arrêter. Les sons disparaissent, s'estompent dans le silence. La bête est redoutable, prête à tout pour tuer. Le sacrifice de la Rose les a affaibli mais ils demeurent féroces et coriaces. Puis il charge. Dans un grondement sourd, enragé. Il se précipite vers vous avec cette soif de sang qui le caractérise. Abigaïl attrape un morceau de bois traînant dans les nombreux débris au sol et le jette sur le chien, n'attendant que le dernier moment pour déchaîner son pouvoir. L'explosion le projette sur le côté, lui arrachant un grognement, mais il ne tarde pas à se relever et poursuivre sa course infernale. Droit sur les Chevaucheurs. Et son seul but, tuer et semer la mort. Une idée, il faut une idée et vite ! Son regard balaie rapidement le sol jusqu'à tomber sur un pieu. Si elle parvient à l'embrocher et le faire exploser ensuite, cela devrait suffire à vaincre le chien. Mais ce dernier, dans sa course effrénée l'envoie au loin et elle va devoir lui passer devant pour pouvoir l'atteindre.

-L'épieu, crie-t-elle à Aaron. Essaye de le distraire pour que j'aille le récupérer !

Sa phrase se termine par un bond de côté, évitant de justesse à son mollet sa terrible morsure. Ils sont tous deux fatigués et bientôt elle sera sans doute trop fatiguée pour pouvoir user correctement de son pouvoir. Elle note déjà qu'il perd en efficacité. Ils n'ont plus beaucoup de temps devant eux.

HRP:
 
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Message Sujet: Re: Une nuit sans fin   Une nuit sans fin EmptyMer 29 Aoû - 20:11

« Il faudra bien. Tu te sens d'attaque ? ». Assurément non, mais peut-il réellement lui donner cette réponse ? Non, bien sur que non. Alors Aaron acquiesce lentement. Il est épuisé, transi de fatigue, mais il n'a pas vraiment le choix. Il ne s'agissait plus de choisir de se battre ou non, mais bien de survivre. Les secondes s'égrènent lentement tandis que le chien attend le moment propice pour se jeter sur eux. Et lorsqu'il le fait, Aaron voit Abigaïl jeter un morceau de bois qu'elle fait exploser grâce à sa magie, projetant le chien sur le côté. Le chevaucheur ressent ce vide si particulier ; si seulement lui aussi pouvait se servir de sa magie, il leur éviterait bien des ennuis en trompant le prédateur. Mais il ne peut pas, et doit se contenter de manier une épée qui lui semble bien trop lourde. Pourtant, le chien se relève et reprend sa course.

« L'épieu ! Essaye de le distraire pour que j'aille le récupérer ! ». La voix d'Abigaïl tire Aaron de sa torpeur et il balaye le sol des yeux pour finir par trouver le gros morceau de bois vers lequel se précipite son alliée. « Je m'en occupe ...»Lui n'a qu'une mission : occuper le chien. Alors, rassemblant le peu d'énergie qu'il lui restait, l'aîné des Sombreval s'avança pour intercepter la bête, et lui asséna un coup sur le museau du plat de son épée. Évidemment, la bête ne mit pas longtemps à changer de cible, et se jeta sur lui avec férocité. Tentant d'esquiver les coups de crocs et de dents du mieux qu'il put, Aaron chercha à atteindre le molosse encore et encore, sans parvenir à lui porter plus que quelques balafres. Il se prit à espérer qu'Abigaïl parviendrait à ses fins, sans quoi il ne serait bientôt plus capable d'attaquer, ni même de se défendre correctement.


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Message Sujet: Re: Une nuit sans fin   Une nuit sans fin EmptySam 6 Oct - 18:21

L'énergie qu'elle a mis dans sa magie a pusisé dans ses ressources déjà amenuisées par la nuit passée. Abigaïl n'a pourtant guère le choix alors qu'elle se précipite, haletante, vers l'épieu en bois. Leur vie en dépend, au final. Et laisser ce chien en vie dans l'enceinte de l'Académie risque de causer des dégâts encore plus important. Alors l'Outreventoise fait fi de son état général, de son épuisement, du tremblement de ses jambes et, surtout, d'Aaron. Elle mise toute sa confiance en lui, refoulant totalement cette voix qui lui susurre cruellement qu'il est dans un état encore plus lamentable que le sien, et tout ça par sa propre faute. Elle doit pouvoir compter sur lui où ils y passeront tous les deux. Heureusement, l'épieu ne se trouve pas à trop grande distance d'eux et les grognements féroces du molosse lui indique que Aaron remplit admirablement bien sa tâche. Mais pour combien de temps encore ? Chaque seconde est précieuse et Abigaïl perd soudain un temps considérable en trébuchant contre une dalle molestée par la bataille antérieure. Elle pousse un gémissement plaintif en sentant sa cheville se dérober sous elle mais poursuit tout de même son effort, ignorant la douleur qui s'élance dans sa jambe. Cheville certainement foulée, elle ne mettra pas trop de temps à guérir. Du moins, elle l'espère.

Finalement, elle parvient à attraper l'épieu et fait volte face pour découvrir avec horreur le combat féroce entre son camarade et l'être de cauchemar. Clopinant rapidement, toujours indifférente à la douleur, elle s'élance pour l'aider. Elle va devoir bien viser. Heureusement pour elle, Abigaïl est plutôt bonne viseuse. L'habitude de faire exploser moult choses à dos de dragon. Mais la proximité d'Aaron la fait hésiter. Le combat est rapide. Ses yeux, bien que acérés et précis, ont du mal à séparer le corps de l'autre. Il faut que Aaron s'écarte du molosse mais ce dernier ne semble pas l'entendre de cette oreille. Elle peut toujours viser au hasard mais c'est prendre le risque de blesser Aaron. Tout sauf ça. Il a déjà assez souffert par sa faute et Abigaïl se refuse à blesser qui qui ce soit. Il y a déjà eu assez de sang qui a coulé cette nuit. Inutile d'en rajouter. Son esprit avise toutes les possibilités à une vitesse hallucinante. Il faut une idée. Et si ? Non. Ce serait risquer encore plus grand... et pourtant... peut-être que Aaron peut monter une illusion l'espace de quelques secondes ? C'est tout ce qu'il lui faut. Mais pour ça aussi le chien doit lui offrir un peu de répit. La Chevaucheuse avise alors quelques cailloux aux pieds des assaillants. L'idée est folle, risquée, mais c'est la seule qui lui paraît la plus plausible.

-Aaron ! Les cailloux !! Illusion !

Elle crie ces quelques mots avec l'énergie du désespoir, espérant qu'il la comprenne, désignant les cailloux à ses pieds puis l'épieu dans sa main. L'idéal serait qu'il s'écarte pour qu'elle puisse faire exploser les pierres sous le chien pour le distraire, permettant ainsi à Aaron de créer une illusion, même de quelques secondes, afin qu'il se concentre sur autre chose que le Chevaucheur pour qu'elle puisse lui lancer l'épieu et le faire exploser une fois dans son ventre. Mais toux les deux sont épuisés. Sa propre magie est défaillante et ce serait exposé Aaron à un gros risque. Mais ont-ils vraiment le choix ? Alors, priant pour que tout aille bien et que Aaron ait compris, Abigaïl laisse son pouvoir se déchaîner sur les pierres. Que Aura leur prête encore sa force !

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Message Sujet: Re: Une nuit sans fin   Une nuit sans fin EmptySam 20 Oct - 22:41

Les minutes lui paraissent une éternité tandis qu'il tente de repousser le mâtin encore et encore. Aaron le sait, il n'aura pas le droit à l'erreur ; la moindre faiblesse sera mise à profit pour lui porter atteinte. Ce chien est une machine à tuer, sans aucun sentiments. Il n'a qu'un objectif : venir à bout de sa cible, peu importe la manière et les coups. Le chevaucheur n'a même pas le temps de jeter un oeil à sa coéquipière pour voir comment évolue la situation. Il ne voit qu'une seule chose : le molosse. Ses poils d'ébènes, ses crocs massifs et sa gueule baveuse. Les puissants muscles parviennent à peine à lui donner une indication lorsque le chien attaque tant il est rapide et lui fatigué. Il y a bien longtemps que le jeune homme n'avait plus mené tel combat, et il était alors en pleine possession de ses moyens, ce qui n'était plus le cas. L'aîné des Sombreval eut d'ailleurs l'occasion de se demander comment il tenait encore debout après une journée éprouvante, et il ne su trouver une réponse convenable.

« Aaron ! Les cailloux !! Illusion !? ».

Entendant la voix claquante d'Abigaïl, le mage tenta de se dégager une fraction de seconde pour comprendre de quoi parlait la chevaucheuse. Il lui fallut quelques instants pour parvenir à repousser suffisamment longtemps le chien pour avoir le temps de croiser le regard de la jeune femme à la chevelure de feu. Et il finit par comprendre - du moins en partie - ce qu'elle attend de lui. S'écarter des cailloux et distraire le chien. Ce qu'elle ne sait pas, Abigaïl, c'est que la magie lui est encore interdite, pour son bien autant que pour la sécurité des gens autour de lui. Bien sur, s'il ne s'était agi que de lui, le chevaucheur n'aurait sans doute pas hésité, mais au vu de la situation il lui était impossible de faire appel à la moindre parcelle de magie. Et quand bien même il l'aurait souhaité, il était si éprouvé que son entreprise aurait été vouée à l'échec. La fraction de seconde qu'Aaron perdit à regarder Abigaïl d'un oeil las mit fin à la fenêtre qu'il s'était dégagé, et le chien reprit ses assauts de plus belle. Le jeune homme ne tiendrait plus très longtemps, il le savait. Ils n'aurait qu'une chance, et il était temps de la saisir. Il fallait qu'il parvienne à occuper le chien loin d'eux le temps d'un instant, qu'Abigaïl puisse mettre un terme à tout cela.

L'aîné des Sombreval n'avait guère d'idée, et encore moins de temps et de moyen, alors il composa avec ce qu'il avait sous la main. Son dernier coup asséné violemment pour tenter d'assommer le chien, il se baissa pour ramasser une poignée de poussières sur le sol. Rendue poisseuse et collante par le sang qui s'y était mêlé, elle n'eut pas l'effet escompté lorsqu'il la lança dans les yeux du chien mais parvînt tout de même à lui dégager une fraction de seconde. Lâchant son épée - il n'avait pas le choix s'il voulait être suffisamment rapide - Aaron contourna le molosse pour grimper sur ce qu'il restait d'un large buffet, épuisant ses dernières forces. Il n'avait pas trouvé mieux à faire, et n'avait eut d'autre choix ; c'était le seul moyen de s'éloigner un tant soit peu de la bête : se mettre en hauteur. Pourtant, le molosse était déjà occupé à gratter le bois et à sauter pour tenter de l'attraper. Au moins s'étaient-ils tous les deux légèrement éloignés d'Abigaïl. Dans un sursaut d'énergie, Aaron cria de toutes ses forces : « Fais-le ! Maintenant !» Qu'importe qu'il risque encore d'être blessé dans l'entreprise, ils n'auraient pas meilleure fenêtre, et c'était probablement la dernière. Aaron avait usé ses dernières forces pour se hisser sur le meuble, et il n'avait plus d'autre arme qu'un mince poignard caché dans sa botte, son épée trônant au milieu du carrelage de la pièce.

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