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 Le véritable sens de la diplomatie

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La Confrérie Noire
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Gauthier Coeurbois
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Message Sujet: Le véritable sens de la diplomatie   Le véritable sens de la diplomatie EmptyLun 12 Mar - 23:11


Livre III, Chapitre 2 • De Plume et de Serre
Apolline de Sombrelune & Maximus de Rougeheaume

Le véritable sens de la diplomatie

Où un ambassadeur a décidément plus de retenue que la moitié de son duché.



• Date : 29 mars 1003 - début d'après-midi
• Météo (optionnel) : Je sais pas, y a un cadavre d'empereur, j'ai pas franchement pensé à regarder par la fenêtre
• Statut du RP : privé
• Résumé : Maximus est sur le point de rentrer dans ses appartements, lorsqu'il tombe sur une Apolline mal en point. Il ne va décemment pas laisser la presqu'inconnue souffrir dans le couloir. Voyons. Et puis un peu de conversation pour apaiser leurs esprits tourmentés par le drame fera toujours du bien... Conversation. Evidemment.
• Recensement :
Code:
• [b]29 mars 1003  :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3502-le-veritable-sens-de-la-diplomatie]Le véritable sens de la diplomatie[/url] - [i]Apolline de Sombrelune & Maximus de Rougeheaume[/i]
Maximus est sur le point de rentrer dans ses appartements, lorsqu'il tombe sur une Apolline mal en point. Il ne va décemment pas laisser la presqu'inconnue souffrir dans le couloir. Voyons. Et puis un peu de conversation pour apaiser leurs esprits tourmentés par le drame fera toujours du bien... Conversation. Evidemment.




#5E0021


Dernière édition par Gauthier Coeurbois le Lun 12 Mar - 23:25, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Le véritable sens de la diplomatie   Le véritable sens de la diplomatie EmptyLun 12 Mar - 23:18

Ibélène • Noblesse



Maximus

de Rougeheaume



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

Présentation



La mort et le sang. Ce n’était pas un couronnement, auréolé de la gloire d’un nouveau souverain prêt à faire ses preuves. Ce n’était pas un couronnement, mais une sombre mise à mort, une bataille injuste, un meurtre de sang-froid. Et dans ce chaos cauchemardesque, Maximus était frustré. Il n’avait pas réussi à aider. Certes, il avait réussi à calmer une jeune Erebienne, à lui éviter une humiliation totale et une gêne bien grande en se dénudant devant tous. Il l’avait calmée, parce qu’elle ne méritait rien de plus qu’une inquiétude de sa part… Et un intérêt. Loin de lui l’idée de vouloir l’enlever, non ! Il la considérait juste sous sa protection.
Une fois les portes ouvertes,  il l’avait raccompagnée jusqu’à ce qu’elle fut en sûreté auprès des siens, de gens plus à même de prendre soin d’elle qu’un Belliférien qu’elle ne connaissait certainement pas. Cependant, il lui avait tout de même promis, de sa voix toujours aussi douce, toujours aussi vraie et porteuse de vérité, qu’il lui offrait une protection si jamais elle en ressentait le besoin. Il n’allait pas la laisser seule si elle ne pouvait se défendre, enfin ! Bien que les membres de son duché soient loin d’être de preux défenseurs de la veuve et de l’orphelin, ou de la jeune dame en détresse… Maximus avait presque une âme.

Désormais sur le chemin du retour, vers les appartements qu’on lui avait attribués pour son court séjour ici, son esprit travaillait à toute allure. Il ne cherchait pas seulement qui, il cherchait la succession, le commanditaire et les possibles implications de chacun. C’était mieux que de s’attarder sur le chagrin et l’horreur. Avancer, repousser les sentiments derrière, l’horrible impression de n’avoir rien fait. Sur ses vêtements, le sang impérial était encore là, gouttes sombres incrustées dans le tissu.

Au détour d’un couloir, non-loin de cette chambre où il résidait et où il se rendait, une silhouette attira son attention : celle qui l’avait, fugacement, abordé plus tôt – ça semblait si loin, désormais. Il s’arrêta à sa hauteur, un sourcil relevé. Elle aussi, apparemment, avait du souffrir au cœur de la débandade… Et lui était à parier qu’elle n’avait que peu de chance pour trouver un endroit où se remettre de ses blessures, somme toute superficielles. « Dame de Sombrelune. Vous me semblez bien téméraire à vous hasarder dans ces couloirs… Surtout blessée. »
On ne savait jamais toutes les maladies qui pouvaient attraper une femme, juste en étant légèrement commotionnée. C’est que c’était faible, ces choses-là.



#5E0021
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Message Sujet: Re: Le véritable sens de la diplomatie   Le véritable sens de la diplomatie EmptyMar 13 Mar - 0:04

Noblesse • Savants



Apolline

de Sombrelune



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

Présentation



Pourtant le couronnement a bien commencé. Apolline a trouvé une proie alléchante, a répandu quelques rumeurs et a paradé dans sa tenue cielsombroise, outrageusement sensuelle. Une journée magnifique, en sommes. Juste avant que tout ne déraille. Erebor qui fait des siennes, son duché qui impose des conditions et Bellifère qui laisse entendre qu'il révise son jugement. Il n'a manqué que Valkyrion... qui n'a eu le temps de rien. Parce que ça a été la cohue. La débandade. Sans compter que ces ignobles assassins ont osé s'en prendre à son visage ! Avec une arme redoutable, dure, nauséabonde et dégoulinante de saleté. Elle n'a guère eu le temps d'apercevoir le projectile mais sa joue en a subi de graves lésions. Elle aura un bel hématome sur son visage si parfait, sans compter que sa plus belle robe se trouve tâchée de sang après avoir pataugé dans une énorme flaque qui n'a rien trouvé de mieux que de se mettre pile sur son chemin alors qu'elle était blessée et fragile. Non, le couronnement s'est très mal terminé et lorsque le calme revient, c'est une Apolline totalement désemparée qui erre dans les couloirs du palais impérial. Elle a l'air ahuri de celle qui a vécu un profond traumatisme, une main posée sur sa joue chaude et douloureuse. Traumatisée elle l'est. Et dans l'incapacité de rejoindre son auberge pour se reposer également. C'est une honte. L'on a attenté à sa vie et elle ne peut même pas regagner un lieu paisible pour se reposer.

Elle continue de déambuler ainsi un moment avant qu'une ne voix ne vienne la tirer de torpeur. Elle lève alors les yeux vers l'ambassadeur de Bellifère. Mirta soit louée ! Aussitôt son regard s'illumine. Sa main reste posée sur sa joue dans une attitude très protectrice, parce que ça fait mal. Sa robe ne ressemble plus à rien et sa coiffure doit être dans un état pitoyable mais la Cielsombroise sait à quel point elle est charmeuse avec les cheveux en bataille. Ça relève le côté sauvage de sa personnalité. Dans une attitude profondément dramatique, elle pousse un long soupir.

-Oh mon cher, vous n'avez pas idée ! gémit-elle. J'ai été agressée, ma robe est dans un état pitoyable et je ne trouve aucune chambre de libre pour me remettre de ce traumatisme. Et les assassins n'ont pas été retrouvés... grands dieux !

Elle retient un sanglot. Elle ne veut pas non plus paraître trop désespérée. Mais traumatisée, elle l'est ! Son si magnifique visage garde les séquelles de cet attentat dirigé contre sa personne. Une véritable atteinte à sa beauté. Mais l'ambassadeur semble bien concerné par sa personne et la poétesse connaît quelques façons plus diplomatiques de mieux terminer cet épisode si... traumatisant.
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Message Sujet: Re: Le véritable sens de la diplomatie   Le véritable sens de la diplomatie EmptyMar 13 Mar - 15:57

Ibélène • Noblesse



Maximus

de Rougeheaume



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

Présentation



Un instant, il la détailla. Sur son visage fleurissait une belle ecchymose, sans doute provoquée par la cohue générale. Devait-il l’avouer ? Il n’avait guère prêté attention, déjà, à ce qu’il se passait autour quand la folie avait saisi la foule. Son regard avait été désespérément attiré par une jeune femme, cette Erebienne inconsciente, et vu qu’il avait passé toute leur captivité dans la salle à la calmer et à la rassurer… Il n’avait que peu eu le temps de voir Apolline se faire, apparemment, molester. Peut-être aurait-il pu, là aussi, la protéger ? Vu la taille de la blessure, ce n’était qu’un petit projectile, rien de plus. Marque impressionnante, mais bégnine.
Il supposait, en revanche, qu’elle devait plus souffrir de son apparence extérieure quelque peu débraillée que de la douleur… Ou alors, pire encore ! des deux conjugués. Les femmes étaient bien trop compliquées, ailleurs qu’en Bellifère.
Le bon côté des choses, c’était qu’elles parlaient, au moins. Idée encore incongrue, quelques années plus tôt, mais qui faisait lentement son chemin dans son esprit.

« J’ai confiance en la sécurité du palais, et en nos Voltigeurs. Ils n’iront pas loin, s’ils sont encore en vie. » affirma l’ambassadeur, ses yeux passant rapidement sur la tenue… Définitivement cielsombroise de la femme. Comment faisaient-ils pour ne pas tomber malades, il se le demandait bien. Lui-même avait presque froid, dans ses vêtements d’apparat tâchés. « Je crains de ne pas pouvoir vous proposer de tenue en remplacement. » Manquerait plus que ça ! Une femme en vêtements d’homme ! Et dans les vêtements de Maximus, qui devait bien faire une tête de plus qu’elle et n’avait définitivement pas son gabarit.
« Les chambres sont toutes occupées, par les membres de nos délégations. »
Il se tourna légèrement vers les portes qui se profilaient, non loin. « Et les salons mis à votre disposition sont sans doute bien trop remplis pour que vous vous reposiez de votre blessure. » Blessure horrible … Pour son ego.

Avec un sourire compatissant, mais le regard plein de cette condescendance que les Bellifériens conservaient toujours à l’égard des femmes– le regard qui cachait un ‘cette blessure n’est rien, ma pauvre, les hommes vivent tellement pire tous les jours’ – il reprit : « Si vous le souhaitez, je peux vous mettre à disposition mes propres appartements. Vous devriez y être suffisamment au calme pour récupérer. »
D’un geste de tête, il désigna un couloir qui filait sur leur droite, sans oser s’éloigner. Il voulait s’assurer que, si elle le voulait, elle le suivrait. Voyons.

Il n’allait pas l’enlever, tout de même !  
« Rien nous vous y oblige, évidemment. C’est uniquement pour vous offrir quelque repos. »



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Message Sujet: Re: Le véritable sens de la diplomatie   Le véritable sens de la diplomatie EmptyMer 14 Mar - 14:37

Noblesse • Savants



Apolline

de Sombrelune



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

Présentation



Elle lève les yeux vers l'ambassadeur de Bellifère, prenant l'air stupéfait de celle qui ne s'attend pas à une telle demande alors qu'elle n'espérait que ça. En belle et digne Cielsombroise, il est hors de question de rester entassée dans les salons du palais impérial, affabulée d'une telle tenue alors que des assassins rôdent autour. En plus, elle est blessée. Elle a été victime du manque crucial de sécurité et demande au moins réparation. Rien de mieux qu'une chambre où se remette de son traumatisme et panser l'horrible blessure qui a été causé à son visage si parfait. Elle est toutefois un peu surprise, Apolline par la délicatesse de ce Belliférien. Ils peuvent parfois être d'une parfaite galanterie, bien en contradiction avec leur esprit guerrier et misogyne. En tout cas, c'est un réel soulagement qui l'envahit. Elle va pouvoir se reposer... ou pas.

-Vous êtes d'une gentillesse, s'extasie-t-elle en posant une main sur son bras, l'air de rien. Votre geste me touche, plus que vous ne pouvez l'imaginer. Mais je ne veux pas non plus vous déranger...

Métaphore qui risque de prendre vraiment une tournure littérale dans quelques minutes si tout se passe bien. Apolline sait toujours grandement remercier ceux qui lui viennent en aide. Elle baisse légèrement les yeux, en signe de gêne et d'embarras. Elle attend un peu le minimum requis pour ne pas se montrer trop intrusive avant de poursuivre d'un ton qui se veut las :

-Je vous suis, très cher, j'avoue ressentir une profonde lassitude face à toute cette agitation et je ne dirais pas non pour quelques heures de repos.

Repos auquel il peut bien évidemment participer. Elle n'a jamais été contre la pratique de la sieste à deux. Activité physique tout à fait honorable. C'est donc un sourire charmeur aux lèvres, qu'elle suit l'ambassadeur dans les couloirs, une main toujours plaquée contre sa joue. Petite, sa mère lui disait sans cesse que les bisous magiques guérissent tous les mots. Autant encore prouver à quel point c'est vrai.
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Message Sujet: Re: Le véritable sens de la diplomatie   Le véritable sens de la diplomatie EmptyJeu 15 Mar - 0:01

Ibélène • Noblesse



Maximus

de Rougeheaume



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

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Quand on pensait Bellifère, on pensait souvent à la même chose : des terres arides, des petits villages, des villes de pierre et d’argile fortifiées et souvent imprenables. De grandes falaises d’ocre. Et des hommes. En armes, la plupart du temps, si bien que tout le monde ne pensait qu’à ces soldats, en se représentant le duché. Peu de vocabulaire, un tact digne des pires rustres, et la fâcheuse habitude de tout régler dans les poings.
Bellfière était bien plus que ça. Maximus pouvait le prouver. D’eux, il avait certes les mœurs les plus rigides : le sacrosaint mariage, la droiture, la fierté. Leur quasi impossibilité à mentir. Sa rigueur, également, et sa pensée simplement militaire. Pour autant, il avait su développer avec les années d’autres qualités, et il se battait désormais aussi bien avec les mots qu’avec une arme autrefois.
De toutes ces mœurs qui, ensemble, formaient une toile plutôt désagréable, il avait su tirer le meilleur parti…. En bon opportuniste qu’il était.

Et, face à Apolline, tout son être savait reconnaître l’opportunité qui se dévoilait sous ses mots. Il n’était pas totalement stupide, même s’il ne savait pas les manipuler aussi bien que les Cielsombrois, il comprenait aisément les implications. Pas sûr que les autres auraient pu en faire autant.
Il ne chercha pas à se dégager de son toucher, son regard toujours quelque peu condescendant remontant le long de son bras, sans s’attarder plus que de raison sur sa poitrine : s’il avait raison… Enfin bon.

« Ne vous en faites pas. Je ne vous proposerais rien qui puisse mettre l’un de nous d’en l’embarras. Nous avons bien assez souffert pour aujourd’hui. »
Oh, comme son esprit était à mille lieues de penser à Octave, en ce moment ! Le regard presque modeste, innocent sans doute – encore que l’on ne savait pas, avec ces membres de ce duché –, la brune réveillait chez Maximus des contentements secrets. Joueuse et pourtant modeste, presque soumise à sa présence – doux rêve.

L’ambassadeur, aux pensées bien plus occupées par des suppositions et par l’instant présent que par la menace d’assassins toujours dans la nature, offrit son bras à sa partenaire de repos, dont il ne connaissait que bien peu.
Il leur fallut une trentaine de secondes, environ, pour atteindre la porte de l’ambassadeur. Celui-ci l’ouvrit, s’effaçant pour la laisser entrer. La pièce était d’une taille décente, et pourvue de tout le confort nécessaire pour quiconque viendrait passer quelques nuits ici. Il y avait également un coin aménagé d’un canapé, où il pouvait recevoir sommairement. Sur une table, un peu à l’écart, une épée reposait. Il avait été obligé de l’abandonner là, dans son fourreau encore, car s’en ceindre lors d’un couronnement aurait été mal vu… Et impossible, au vu de la sécurité.
« Cette chambre est votre pour quelques heures, si vous l’acceptez. » fit-il avec un léger sourire, une fois la porte refermée derrière eux. Son occupant premier aussi pouvait être sien.« Elle n’est pas la plus luxueuse de palais, je dois l’admettre. Mais elle possède quelques charmes, et se trouve être calme. »
Il devait se changer. Bouger. La laisser, peut-être. Ou, au contraire, continuer avec cette proximité presque tentatrice. C’était son territoire, ici. Territoire d’emprunt. «Vous devez être terriblement ébranlée par les derniers événements.  »
Retarder l'échéance.



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Message Sujet: Re: Le véritable sens de la diplomatie   Le véritable sens de la diplomatie EmptyJeu 15 Mar - 22:46

Noblesse • Savants



Apolline

de Sombrelune



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

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Qu'il est galant et plein de charme. Apolline ronronne de l'intérieur, bien satisfaite de cette réponse qui laisse la porte ouverte aux multiples possibilités. Non, rien qui ne mette dans l'embarras. Il n'y a rien d'embarrassant à cela. Elle va juste se faire une petite toilette, remettre en état ses cheveux et se reposer dans son lit. Et si le Belliférien se montre trop coincé, elle peut même garder certains de ses habits. Parfois, c'est tellement plus agréable d'ailleurs. Sauf s'il décide de les lui arracher violemment. Elle va déplorer sa robe mais elle est fichue de toute façon. Autant qu'elle le soit complètement pour une bonne raison. Elle accepte son bras avec reconnaissance, la Cielsombroise, et suit donc son... hôte dans les couloirs du palais impérial. Ils n'ont pas à marcher longtemps. Les voilà déjà arriver et c'est presque comme si elle sautille d'impatience. Presque. Elle sait tout de même se retenir. La Cielsombroise déplore presque aussitôt d'avoir laisser quelques douces baies à l'auberge. Elles se prêteraient admirablement à la situation. Elle hoche la tête, satisfaite, aux propos de Maximus alors qu'elle parcourt la pièce du regard. Elle est en tout point parfaite pour ce qu'ils s'apprêtent à faire. Et quelques heures est amplement suffisant pour se remettre comme il se doit de ce traumatisme. Octave est mort. Melbren est blessé. Et son visage souffre d'une balafre abominable.

-Vous n'avez pas idée, soupire la Cielsombroise en frissonnant. Ce qui est arrivé est tellement... atroce.

Elle laisse sa voix trembler sur la fin. Elle est sincère. Son visage ne s'en remettra sûrement jamais. Quant à Octave et à Melbren... c'est aussi très triste pour eux.

-Je vous remercie encore. Très sincèrement. Permettez que je me rafraîchisse un peu ? Je me sens tellement... sale.

Elle lui offre son sourire le plus charmeur avant de passer la porte conduisant à la salle d'eau et se campe devant le miroir, fronçant les sourcils devant l'image qu'il lui renvoie. Mais quelle horreur ! Elle peut presque se confondre avec sa vieille nourrisse ! L'air hagard, sa magnifique coiffure pendant lamentablement, et une ecchymose cyanosant toute sa joue droite. Par Mirta ! Elle ressemble plus à une gueuse en haillon qu'à une noble dame ! Apolline commence donc par passer un peu d'eau sur son visage,pour effacer les quelques traces noirs de maquillage ainsi que les rares gouttes de sang qui lui arrache presque une grimace de profond dégoût. Malheureusement, rien ne vient à bout de son hématome. Elle passe ensuite à ses cheveux, tentant de leur redonner un peu de volume et de démêler le bazar. Lorsqu'elle est satisfaite, la Cielsombroise peaufine les derniers petits détails. Bon. Elle ressemble un peu plus à quelque chose. Même l'oedème de sa joue lui donne un petit charme. Un air un peu sauvage. Au tour de la robe. Un sourire se dessinant pleinement sur son visage sournois et calculateur, elle jette juste un bref coup d'oeil à sa tenue parsemée de sang.

-Oh Maximus ! lance-t-elle d'un ton plaintif. J'ai besoin de votre aide.

Elle attend qu'il apparaisse pour lui expliquer son soucis, l'air profondément ennuyé.

-J'ai presque honte de vous le demandez, gémit-elle, embarrassée. Je ne peux rester dans cette robe mais je ne peux pas non plus l'ôter seule. Vous... pouvez m'aider ?

Elle laisse une certaine rougeur colorée son autre joue. Elle ne ment pas. Il lui a fallu quelques servantes pour l'aider à se vêtir.
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Message Sujet: Re: Le véritable sens de la diplomatie   Le véritable sens de la diplomatie EmptyVen 16 Mar - 20:29

Ibélène • Noblesse



Maximus

de Rougeheaume



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

Présentation



Certains auraient pu croire que Maximus avait planifié cette rencontre, que depuis le début il n’avait en tête que l’idée de la mettre dans son lit. Et il fallait avouer que la perspective de pouvoir, peut-être, avoir avec elle quelque amusement (qui n’avait de diplomatique que le prétexte) était plus d’une fois passée par son esprit. Mais il n’était pas le seul. C’était … Quel était le mot, bien peu utilisé en Bellifère ? Ah oui. Consenti. Alors où était le mal, si d’une conversation anodine et d’une envie, innocente, de permettre à une femme de prendre du repos, ils dérivaient sur des terrains bien plus secrets ? Et puis, il ne fallait pas mentir : il n’avait jamais menti. Il n’avait rien planifié, et c’était uniquement par hasard qu’ils s’étaient retrouvés à nouveau.
Il ne forçait pas l’événement. Il le laissait venir à lui, comme il se présentait. La porte fermée, avec un léger sourire, il l’écoutait se plaindre. Oui, c’était sûr qu’au vu de l’horrible blessure qui s’étalait sur son visage, elle avait du vivre quelque chose de traumatisant ! La pauvre. D’un geste de la main, sans oser la toucher, il lui indiqua la porte sur le côté.

« Je vous en prie. C’est normal. »
Elle était belle, comme ça. Certes, la blessure était d’une couleur bien tranchée sur sa peau pâle, mais elle apportait une touche étrange, inconsciemment attirante. Il s’en fit la réflexion, alors qu’elle disparaissait dans la salle.
Seul, l’ambassadeur prit un instant pour se calmer. Ce n’était qu’une femme. Belle, et bien trop libre dans ses pensées comme dans ses mœurs, sûrement… Et, inconsciemment, il en avait besoin. En même temps, son inconscient réclamait énormément de choses qu’il n’osait pas reconnaître, buté comme il l’était, mais c’était un autre sujet qui n’avait pas encore sa place ici.
Ce n’était qu’une femme. Et il était un homme, son supérieur, même si elle était trop enfoncée dans les idées de son duché pour savoir cette vérité-là. (Ou peut-être était-ce lui qui était trop pétri des valeurs de sa patrie)

Il était entrain de songer à cela, tout en suivant du regard distraitement les tâches de sang sur ses vêtements clairs, quand il entendit la voix de son invitée résonner.
Son aide ? Elle pensait qu’il allait la coiffer, ou quoi ? Il n’était pas du tout doué, que ce soit avec un peigne ou une brosse. Néanmoins, il poussa la porte doucement, lui jetant un regard surpris.
« Mon aide ? Pour ? »
A voir son visage, on aurait cru qu’elle était sur le point de lui demander d’aller rapporter un cheveu d’Octave… Et encore ! De ça, il était capable. Délacer sa robe lui semblait une autre paire de manches, au vu de l’entrelacement compliqué qui en résultait. Il lui fallut bien une dizaine de secondes avant de comprendre ce qu’il se cachait derrière ces paroles.
Oh.
C’était à son tour de camoufler, légèrement, son embarras, alors que le coin de ses lèvres se relevait en un sourire.

« Bien évidemment. Je crains juste ne pas avoir énormément de talents en la matière. »
Il s’était approché d’elle, la tête penchée en avant, la fixant avec amusement. Ce qu’un Belliférien souhaitait, il le prenait. Il avait beau se cacher derrière des mots, à la fin…
Ses doigts glissèrent doucement sur son épaule, dans son dos, cherchant au moins un ruban, un lacet, quelque chose. Son autre main se posa sur sa taille. Sage, encore. Une recherche en apparence innocente. « Votre blessure. Puis-je demander quel homme a osé vous blesser ainsi ? »
Homme, car une femme, blesser ? Allons ! Et puis, peut-être était-ce justifié. Parler, parce qu’il voulait occuper son esprit quelque peu.



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Message Sujet: Re: Le véritable sens de la diplomatie   Le véritable sens de la diplomatie EmptyLun 19 Mar - 14:40

Noblesse • Savants



Apolline

de Sombrelune



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

Présentation



Elle dissimule un sourire compatissant. Les Bellifériens ne sont pas trop réputés pour leur rapidité à prendre une décision sur ce genre de sujet. La poétesse peut presque entendre les rouages de son cerveau tellement il analyse ce qu'elle vient de dire... et ce qu'elle lui demande. Mais c'est aussi en partie pour ça qu'elle apprécie les Bellifériens. Ils ne pensent pas comme les autres. Les pauvres semblent croire que l'homme est le maître absolu, le plus haut placé sur le podium de la chaîne alimentaire. Apolline ne serait nullement surprise si un Belliférien lui avouait que la femme n'est placée qu'après les chevaux. Enfin, heureusement ils savent tout de même déshabiller leurs homologues féminines et utiliser leur épée pour autre chose que pour taper sur le casque d'un adversaire. Et puis, si elle part dans des métaphores plus poétiques, la Cielsombroise peut même clamer sans rougir que l'on reconnaît ces grands guerriers part leur talent à si bien pourfendre autrui. C'est donc avec un petit sourire presque encourageant, qu'elle fixe Maximus se diriger vers elle.

-Ce n'est rien, je suis sûre que vous vous en sortirez très bien.


« Et au pire, tu peux toujours me l'arracher sauvagement, je ne t'en voudrai pas ». Ses pensées étant peut-être trop agressive, elle se contente donc de son sourire, goûtant avec délice à la caresse de ses doigts sur son dos nus. Oh que c'est bon. Ses mains sont un réel baume sur son corps engourdis par le traumatisme précédent. Elle ressent ses muscles se lâcher, sa tension s'apaiser et même son cœur entrer dans une phase proche de l'hibernation. Encore un peu, et elle va ronronner. Son visage prend une expression tragique, à la limite de la souffrance.

-Oh des sauvages ! Des barbares insensibles à la poésie, à la beauté de l'esprit et du corps. Des assassins...


La Cielsombroise pousse un profond soupir mêlée de chagrin et de douleur. Il serait plus rapide de dire qu'elle n'en sait rien mais, au fond d'elle-même, Apolline reste tout de même convaincue du bien fondé de ses propos.

-Il est à déplorer un tel manque de sécurité, ajoute-t-elle d'un ton plus fort. Voilà qui est bien fâcheux.

Autant elle a trouvé la prestation d'Erebor amusante, autant le reste de la fête lui a beaucoup moins plus. Enfin, au moins, elle a trouvé un bon moyen de réparation.

-Regardez un peu plus bas, au creux de mon dos, il y a un lacet, précise-t-elle l'air de rien.

Il suffit de tirer dessus et ensuite... et bien elle pourra peut-être jouer avec le propre lacet de Maximus. Sauf s'il préfère dominer... ce qui est bien souvent le cas de tous les Bellifériens. .
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Message Sujet: Re: Le véritable sens de la diplomatie   Le véritable sens de la diplomatie EmptyLun 19 Mar - 22:40

Ibélène • Noblesse



Maximus

de Rougeheaume



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

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Il n’était pas stupide, Maximus, non. Juste quelque peu lent à comprendre, quelquefois, lorsqu’il s’agissait de sujets auxquels il n’était pas, d’habitude, confrontés. Du moins, pas ouvertement. On pouvait dire ce que l’on voulait, et il était loin d’avoir gardé une innocence de garçonnet quant à la gente féminine, mais elles le prenaient plus sérieusement en pitié qu’autre chose. Vous rendez-vous compte ? Il ne pouvait plus combattre, l’ancien soldat. Et elles avaient beau lui sourire, il savait qu’il devait se contenter de peu. Qu’il pouvait les forcer, mais que de cet assouvissement brutal il ne retirerait qu’une frustration plus grande encore.  Il n’était pas exposé plus que cela aux allusions et aux appels discrets des corps et des regards, en Bellifère. Aussi prenait-il toujours un peu de temps, au risque de paraître ridicule, pour vérifier que la situation ne soit pas juste une hallucination de sa part. Ou une mauvaise compréhension, qui pourrait s’avérer désastreuse.
Bon, en l’occurrence, ce n’était pas le cas pour l’heure. L’ambassadeur aurait peut-être du s’en douter, mais qu’importe. Ne recherchait-il pas cela également, cette forme de diplomatie bien particulière ? Un moyen de resserrer les liens dévastés par Guillaume entre Sombreciel et Bellifère. Idée sage, même si Maximus aimait plutôt le duché où il ne s’était que rarement rendu. Resserrer les liens, même s’il ne s’agissait pas réellement d’une haute dignitaire.

Et puis, enfin, elle était belle, et après un tel traumatisme, il aurait été une offense que de voir sa beauté se perdre dans des ridicules angoisses.
Le blond l’écouta se plaindre avec patience, sa main raffermissant sa prise sur sa taille, le regard empreint d’un amusement non-feint. Elle était drôle, en un sens, à croire que sa vie se terminait pour une telle blessure superficielle qui la sublimait. – Ou peut-être le Belliférien avait-il des idées des plus bizarres, à trouver que l’ecchymose apportait à son visage quelque chose d’incongru et de pourtant bienvenu –
« S’ils avaient été des assassins, vous ne seriez pas là pour en témoigner, ma chère. » lui glissa-t-il. « Et je me retrouverai bien esseulé et triste sans votre compagnie. »
Au moins, s’il était seul, n’aurait-il pas à tenter de maintenir l’illusion qu’il savait comment la débarrasser de cette satanée robe. Pourquoi ne pas faire simple ? Ou des robes jetables. Quoi que, évalua-t-il en regardant sa tenue, celle-ci était probablement irrécupérable.  

Sa main rencontra un lacet, qu’il s’empressa de tirer et de manipuler un peu ceux avoisinant pour, enfin, la délivrer du tissu. Enfin il espérait. « Vous devriez être plus à l’aise, désormais. »
Son corps se décolla du sien, juste assez pour l’admirer dans ces atours qui lui semblaient, définitivement, plus agréables à l’œil que ceux éclaboussés de sang. Il ne lui fallut pas plus d’une poignée de secondes, cependant, pour la réattirer contre lui, joueur quelque peu. Pour la regarder, réellement, les bras l’enserrant comme s’il voulait la faire sienne d’un geste et d’un regard pour quelque temps.
Et ils piétinaient totalement le cadavre de la robe à leurs pieds.



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Message Sujet: Re: Le véritable sens de la diplomatie   Le véritable sens de la diplomatie EmptyJeu 22 Mar - 21:34

Noblesse • Savants



Apolline

de Sombrelune



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

Présentation



Oh mais c'est qu'il sait manier les mots, le beau Belliférien. Voilà qui promet d'être encore plus intéressant. Poétesse, amoureuse des belles lettres, Apolline ne peut qu’applaudir cette tournure de phrase en tout point charmante. Elle sourit donc largement, fixant toujours son reflet légèrement défiguré dans la glace. Elle ne ferme pas les yeux sous ses caresses mais son sourire en dis bien long sur ce qu'elle pense. Et son corps semble de lui-même réagir au toucher du Belliférien, frissonnant par moment sous ses mains confiantes. Finalement, il parvient à trouver le lacet et quelques secondes plus tard, Apolline sent sa robe ensanglantée effleurer sa peau pour choir définitivement au sol. La voilà donc en petite tenue, corset bien moulu épousant chacune de ses formes parfaites, dessous en dentelles et bas soyeux. Une des tenues dans laquelle elle se sent le mieux. Elle serait même prête à parader ainsi dans le palais mais les Kyréens sont un soupçon plus coincé que les Cielsombrois. Elle risque de froisser quelques esprits, d'attiser la jalousie de ces dames et de faire faire quelques arrêts cardiaques à ces messieurs.

Encore quelques secondes plus tard et là voilà de nouveau dans les bras de Maximus, son corps se pressant contre le sien. La robe ne forme qu'un tas misérable qu'ils piétinent sans considération. Mais la Cielsombroise s'en moque. Des robes, elle en a plein. Et celle-là a été fichue dès l'instant où le sang est venu souiller son tissu délicat. Non, le plus important, c'est Maximus. Son bras, ses mains. Son corps. Son sourire s'agrandit alors qu'elle se laisse enivrer par la proximité soudaine... et tant attendue. Son sourire s'agrandit et elle s'autorise même à pousser un soupir de contenement. Elle laisse ainsi planer quelques secondes, avant de se tourner entre les bras de l'ambassadeur pour se retrouver face à lui, lui offrant ainsi une vue plongeante sur son paysage parfaitement vallonné. Son sourire est toujours aussi malicieux. Seul la vilaine balafre ternit un peu ce moment. Ce genre de moment où elle est emplie d'une telle confiante et d'une grande satisfaction. Celle d'obtenir, encore une fois, ce qu'elle veut. Ses bras viennent se poser autour du cou du Belliférien et une de ses mains commence par caresser doucement sa nuque. Son regard se plonge dans le sien alors que son air est toujours teinté d'une pointe d'amusement.

-Vous n'avez pas trop chaud, mon cher ? susurre-t-elle, d'une voix anodine, comme si elle parlait de pluie et du beau temps.

Elle colle son bassin un peu plus.

-J'avoue que c'est totalement injuste que vous soyez ainsi vêtu alors que je suis pratiquement nue, ajoute-t-elle d'un air mutin.

Son autre main vient alors jouer avec l'un des boutons de sa tunique.

-Vous allez finir par vous sentir un peu trop serré, termine la Cielsombroise dans un murmure chaudement sensuel.

Beaucoup trop, même.
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Gauthier Coeurbois
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Message Sujet: Re: Le véritable sens de la diplomatie   Le véritable sens de la diplomatie EmptySam 24 Mar - 0:49

Ibélène • Noblesse



Maximus

de Rougeheaume



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

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Il le sentait bien, Maximus, que la tension courait dans la pièce. Une tension bien différente de celle qu’il avait vécue jusqu’alors. Plus intense, plus prompte aux rapprochements qu’aux déchirures. Encore que, pour cette idée, il y avait plus d’une raison, et plus d’un objet qui pourraient faire l’objet desdites déchirures. Bientôt. Encore que la robe, doucement, avait glissé aux pieds d’Apolline pour révéler un corps dont, déjà, on pouvait deviner les formes quand elle la portait. Qu’importait ! Elle en était tout aussi belle, toujours aussi désirable.
L’ambassadeur du duché de la guerre avait beau se cacher derrière des mots et des belles phrases, tenter de faire croire qu’il était plus civilisé que le dernier éleveur de poneys du fin fond des plaines arides de Bellifère, son comportement restait ce qu’il avait toujours été. Forgé par la misogynie criante, par les déceptions et par un amour-propre un peu trop malmené face à l’incompréhension de certains sentiments. Il restait un homme, digne et fier, de cette contrée où il avait grandi.  Et quand un homme voulait une femme, peu de choses venaient à son esprit. Il se déliait de ses idées maussades en serrant contre lui ce corps gracile et élancé. Dans un coin de son esprit, il ne gardait que ses interrogations sur le meurtre d’Octave, et son emploi du temps désormais chamboulé par la magnifique brune. Plus tard, il irait démarcher auprès d’Anthim, pour s’assurer un soutien si jamais… Eh bien. Il fallait bien que si Guillaume était nommé successeur, quelqu’un au moins le suive.

Plus tard. Pour l’heure, c’était le corps d’Apolline, les courbes sublimées par son habillement ; pour l’instant, c’était elle, dont il s’emparait, avec cette forme de jeu et de fausse délicatesse. Tout ce que ses mains, possessives déjà, sur un corps qui ne lui appartiendrait que quelques heures, pouvaient toucher, tout ce que ses yeux pouvaient admirer de cet être infiniment humain, il le désirait. Une soif de conquête, d’un territoire sombrement inconnu.
Le ton de sa voix réveillait en lui le besoin de répondre, de renvoyer les questions, de la plonger un peu plus dans les mots alors que leurs corps se cherchaient. Il attisait le désir déjà allumé au fond de lui. « Vous avez terriblement raison. » Sa voix, basse, coulait lentement entre eux.

« Et, bien entendu… » Ses mains suivirent ses courbes, le galbe de son corps, comme s’il caressait les mots qui sortaient de sa bouche pour mieux la garder, entière, à lui. C’était une histoire de possession, juste pour eux, pour un temps. « Il se peut que j’aie tout autant besoin de votre aide que vous avez eu besoin de la mienne. Pour ne pas me sentir à l’étroit, comme vous le dites si bien. »

La situation était différente : avant, la femme avait demandé, joueuse, désireuse de l’aguicher. Ici, elle se soumettait à la flamme qui attisait leurs regards et rendaient presque fébriles leurs gestes. Elle se laissait aller à le voir, lui, comme le désir.

Le regard curieusement clair de l'ambassadeur se baissa sur elle, ses mains toujours en vadrouille, plus joueuses que sérieuses, et il n’eut qu’une hésitation, face à ses lèvres. Lui voler sa voix, un instant, boire à la source ces splendides mots – presque aussi magnifiques que son corps –, cela ne signifierait-il pas la fin de l’offensive ? Plus tard, sa bouche, son cou sous ses lèvres. Pour l’heure, il avait reculé comme il le pouvait, cherchant le renfort du mur.
La garder contre lui, s’émerveiller de cette peau qui fleurissait sous ses doigts. Chercher à la débarrasser, toujours, à la voir au naturel.
Il aimait comme il combattait, de son corps et de ses mots, dans la vérité toujours – et chacun de ses mouvements était un aveu à la fureur guerrière des hommes, qui dans l’amour épanchaient leur besoin de vie et se cachaient de la mort.  



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Message Sujet: Re: Le véritable sens de la diplomatie   Le véritable sens de la diplomatie EmptyLun 26 Mar - 15:46

Noblesse • Savants



Apolline

de Sombrelune



Chapitre III.2 ♦️ De Plume et de Serre

Présentation



Elle s'abandonne à ses caresses, frissonne dans ses bras et sourit de plaisir devant les nombreuses promesses silencieuses qui pétillent dans cette étreinte. Sa voix est est d'une douceur étonnante compte tenu de son tempérament. Une voix grave, profonde, qui éveille en elle des désirs qui ne demandent qu'à sortir. La tension ne cesse de croître, la chaleur monte en puissance jusqu'à ce qu'elle ressente ce fameux brasier ardent comme si Igni lui-même le couve avec amour. Les respirations sont saccadées et Apolline savoure ce moment où ils jouent avec l'autre jusqu'à l'explosion finale. Jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus attendre, où l'idée de ne pas consommer ce feu si brûlant dans l'immédiat risque de les tuer sur place. Elle savoure cet instant. L'un des meilleurs. Celui qu'elle préfère certainement. Celui où tout paraît acquis mais où tout peut encore arriver. Un moment chargé d'intenses émotions.

L'étreinte se fait plus oppressante alors qu'il la garde prisonnière de ses bras, l'empêchant de faire marche arrière. Mais elle ne cherche pas à fuir, bien au contraire. Elle se presse davantage contre lui, jouant avec le lobe de son oreille, reculant par moment pour se lécher les lèvres avec ce regard si intense et charnel que Mirta lui a confié. La tension est à son comble puis il y a ce mouvement. Ce mouvement imperceptible, anodin en temps normal, mais qui prend des proportions énormes dans un tel instant. Ce mouvement que tout bascule. Celui où leurs lèvres se heurtent tel le fracas violent des épées contre les boucliers. Un moment où leurs lèvres se affamées s'aimantent pour ne plus se quitter. Déjà Apolline s'abandonne plus encore. Ses mains viennent appuyer sa nuque, descendre vers cette tunique trop encombrante, les doigts rendus fébriles par le désir peinant à en venir à bout. Mais les gestes experts de la Cielsombroise sont précis et efficaces, rapides dans le but ultime qu'elle s'est fixée. Se perdre totalement dans son étreinte. Mirta guide chacun de ses gestes, chacune de ses caresses. Il n'y a plus que la mélodie de leurs respirations saccadées, les battements de leurs cœurs rendus frénétiques pas l'excitation. Plus rien d'autre ne compte. Les mots sont abscons, aspirés par la bouche de l'autre alors que leurs langues s'unissent et se désunissent dans une danse parfaite. Bientôt les habits de l'ambassadeur rejoignent sa robe, subissant le même sort alors que les deux amants s'envolent de plus en plus vers le plaisir. Les bas se font pressant mais les bouches ne se décollent pas. Le Belliférien s'avance, entraînant avec lui la Cielsombroise jusqu'au lit où les draps de satin seront les seuls témoins de leur plaisir. Et tandis que la poétesse bascule en arrière, son esprit la suit vers un total abandon.

***

La nuit est tombée sur la chambre. Valda étend son voile étoilé et les lunes d'Arven scintillent plus distinctement dans la nuit. Une faible lueur transperce la fenêtre, éclairant faiblement la chambre. Au sol, des tas de vêtements froissés s'enlacent autour de chausses abandonnés. Il n'y a qu'une faible respiration. Calme. Apaisante. Sereine. Le souffle satisfait d'un profond apaisement. Plus loin, il y a le lit. La couverture pend lamentablement, semblant vouloir rejoindre le sol tapissé. En dehors, c'est le silence. Le calme. Puis le son d'un cor. La silhouette se tourne dans ses draps richement tissé. Elle pousse un soupir. Et, alors que quelques couloirs plus loin l'inimaginable se réalise, Apolline esquisse un sourire léger dans son sommeil. Celui du désir enfin assouvi.
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