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 Cette douleur au fond de notre être

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Sifaï Sinhaj
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Message Sujet: Cette douleur au fond de notre être   Cette douleur au fond de notre être EmptyMer 4 Avr - 20:26


Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Sifaï Sinhaj & Mayeul de Vifesprit

Cette douleur au fond de notre être



• Date : 30 mars 1003
• Météo (optionnel) : Il neige encore.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Après avoir assistée à la visite surprenante de la Chasse Sauvage et à la volonté d'indépendance d'Erebor, Sifaï tente de désamorcer la tension entre Mayeul et elle. Parce qu'il y a Rejwaïde et que la retrouver vaut bien plus que toutes les querelles ancestrales liant les Erebiens aux Cielsombrois.
• Recensement :
Code:
• [b]30 mars 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3566-cette-douleur-au-fond-de-notre-etre#132620]Cette douleur au fond de notre être[/url] - [i]Sifaï Sinhaj & Mayeul de Vifesprit[/i]
Après avoir assistée à la visite surprenante de la Chasse Sauvage et à la volonté d'indépendance d'Erebor, Sifaï tente de désamorcer la tension entre Mayeul et elle. Parce qu'il y a Rejwaïde et que la retrouver vaut bien plus que toutes les querelles ancestrales liant les Erebiens aux Cielsombrois.



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Message Sujet: Re: Cette douleur au fond de notre être   Cette douleur au fond de notre être EmptyMer 4 Avr - 20:27

Elle avait assisté aux préparatifs du couronnement aux côtés de sa titulaire, pensées égarées vers une danseuse astrale perdue. Depuis la caserne, Sifaï s’en était parfaitement tenue à son rôle, celui d’une cadette apprenant sur le terrain. Élève studieuse, elle s’était exercée auprès de Grâce et s’était montrée assidue dans les leçons que son aînée lui inculquait. La Voltigeuse avait l’expérience des combats sans l’appui de Corail et lui transmettait, de son mieux, conseils nécessaires. Les entraînements s’étaient multipliés, alors que les jours les distançant du fameux couronnement s’amenuisaient. L’Erebienne ne se plaignait pas, loin de là : Chaque coup porté, chaque danse violente avec son sabre éloignait le spectre de Rejwaïde. Ainsi que son absence…

Qui aurait pu imaginer le destin tragique d’Octave d’Ibélène? Confinée dans la salle de réception parmi tant d’autres, la cadette avait entendu siffler les carreaux près d’elle. Elle avait vu le regard horrifié de l’empereur couronné alors que Sithis lui offrait un dernier baiser. Elle avait ressenti le chaos jusque dans son ventre. Grâce était partie traquer les assassins, éternellement auréolée de courage et de détermination. La cadette n’avait pas pu suivre et avait dû soutenir de son mieux les gardes afin de maintenir les portes closes. Puis la veillée mortuaire, et la peur sourde de Simoun, contre son esprit, alors que le défilement d’une Chasse sauvage s’y imposait. Quelle âme tordue, qu’elle soit divine ou mortelle, aurait pu imaginer qu’Octave d’Ibélène soit un deux fois né. Mort pour mieux renaître.

La nuit avait été terrible. Sifaï n’avait osé prononcer la moindre question pour Grâce qui devait en savoir aussi peu qu’elle quant à leur avenir. Elle s’était contentée d’un silence, encore secouée des événements trop récents qui lui semblaient désormais flous. De toute cette tragédie, la jeune Erebienne n’avait qu’une certitude : Elle reverrait les siens car Erebor rappelait à elle tous ses enfants. Elle se doutait bien que la décision ne soit pas particulièrement joyeuse pour sa titulaire. La Voltigeuse avait refait sa vie au sein du vol de Valkyrion et avait même un fiancé, des promesses d’avenir. La cadette ne se sentait pas l’âme suffisament égoïste pour ajouter ses propres incertitudes -nombreuses- à celles de Grâce.

C’est à l’aube suivante, éreintée d’une nuit d’insomnie, que la jeunette se faufila dans les couloirs de la caserne à la recherche du bellâtre. Le Major de Vifesprit. L’homme aux multiples chemises. Elle en était convaincue, leurs pensées avaient certainement dû se croiser, à l’autre bout de la nuit. La Chasse Sauvage appelait le souvenir de Rejwaïde. Sifaï n’avait pas osé regarder. Le risque était immense. Mais elle avait entendu les murmures, comme d’autres, quant à la présence de certaines sommités.

- Major.

Elle s’arrêta brusquement au détour d’un escalier alors que l’homme gradé allait passer sans la voir. Il devait être affairé, avec le départ des Voltigeurs erebiens. Ou peut-être ne désirait-il plus la considérer, depuis leur rencontre à Roc-Épine…? Qu’importe. Sifaï redressa l’échine, s’efforçant de dissimuler au mieux son manque d’assurance par une posture irréprochable.

- Un moment. ..Pour vous plaire. ..S’il vous plaît! S’il vous plaît.

Mâchoire serrée et vaguement consciente d’avoir formulé une obscénité, la cadette sentait ses joues s’enflammer. Plus que jamais, elle désespérait de retrouver Erebor. Là-bas, on la comprendrait. Là-bas, son langage ne ferait plus barrière.


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Message Sujet: Re: Cette douleur au fond de notre être   Cette douleur au fond de notre être EmptyMar 10 Avr - 23:35

Il n'avait pas beaucoup dormi Mayeul, à l'instar d'une grande majorité de gens ici, à Ibelin. Comment dormir après les évènements qui avaient entouré le couronnement ? Octave mort, puis ressuscité. La princesse Sixtine de retour, la disparition du maréchal de Serre, le chaos dans lequel Ibélène se retrouvait plongé. Erebor faisant sécession. Reja revenant avec la Chasse Sauvage. Rejwaïde était là, il en était sûr, il l'avait senti. Ou alors il se l'était imaginé ? Quoiqu'il en soit, les sujets l'empêchant de dormir étaient nombreux. Au moins, les nouvelles de la reprise de la guerre, indiquant que l'empereur de Faërie saisissait l'occasion qui s'offrait à lui de profiter du chaos d'Ibélène, de celui des Voltigeurs, n'avaient pas été annoncés. C'était un maigre bienfait des dieux dans la tourmente environnante.

Mais s'inquiéter de son empereur et de l'étrangeté de la situation viendrait après, Mayeul le sait bien. La présence de Reja sur les lieux le ronge, parce qu'il aurait peut-être pu faire quelque chose ? N'importe quoi ? Est-ce qu'il y a un moyen de contrecarrer la Chasse Sauvage ? D'arracher ceux qui y sont lié à son emprise ? Qui pourrait le savoir, sinon ceux qui sont à l'origine de sa création ? Mais la Rose n'existe plus, et Mayeul doute qu'il existe quoi que ce soit dans les archives de la Tour. Il doute d'ailleurs de parvenir à se libérer de ses obligations pour aller vadrouiller à Lorgol, et d'en avoir envie. Sa mère ne va pas bien, et il préfère largement garder ses jours de repos pour aller la voir, plutôt que de chercher des réponses qu'il ne trouvera pas.

Et de toute façon, Mayeul n'a clairement pas la tête à ça. Il lui faut réorganiser son escadron, composé avec le départ de ces traîtres d'Erebiens qui laisse une plaie béante dans leurs unités respectives. Comment peut-on agir ainsi, en pleine guerre ? En toute honnêteté, Mayeul est furieux, et la méfiance entre Cielsombrois et Erebiens flambe de plus belle. On lui a appris à se méfier des Erebiens, après tout, avec raison. La colère qui flambe à l'intérieur du major de Svaljärd brûle plus vivement encore quant au détour d'un couloir, il croise la petite Sifaï. L'ex-apprentie de Reja, la petite erebienne qui a osé l'ignorer alors que la vie de Reja était plus en danger que jamais.

A cette pensée, Mayeul serre les poings. Il ne savait pas, à ce moment, mais s'il avait su, il aurait probablement hurlé sur cette petite idiote qui lui a délibérément caché une information aussi importante. Mais lui hurler dessus maintenant ne sert plus à rien, et le Voltigeur se contente donc de l'ignorer. Qu'elle retourne jouer dans son sable, il ne pleurera pas sa disparition. Mais la jeune femme l'intercepte et prend la parole, l'empêchant de l'ignorer totalement. Les mots de Sifaï sont maladroits et en d'autres circonstances, Mayeul se serait amusé du rouge de ses joues et du double-sens de ses paroles. Il aurait flirté comme il sait si bien le faire, s'amusant gentiment de la gêne toute innocente de la jeune femme.

Mais pas aujourd'hui. Pas avec elle. La posture de la petite est irréprochable, comblant un manque d'assurance qu'elle doit forcément ressentir, mais Mayeul n'est pas là pour la couver. Le Voltigeur s'arrête un instant pour la toiser, avant de lever les yeux au plafond d'un air clairement agacé. "S'il s'agit d'excuses, je n'ai aucune intention de les entendre, tu peux donc économiser ta salive." Et s'il s'agit d'autres choses, clairement, Mayeul n'est pas persuadé n'avoir envie de l'entendre non plus. Il culpabilise bien assez comme cela sans que quelqu'un ait besoin d'en rajouter. Quant à la tutoyer, clairement, il n'a guère l'intention de lui montrer une once de respect, ce même respect qu'elle lui devait et qu'elle a bafoué. "Tu n'as pas tes valises à faire, pour retourner sur cette colline de sable que vous appelez un duché ?" Ou un empire, maintenant, tant qu'à faire.


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Message Sujet: Re: Cette douleur au fond de notre être   Cette douleur au fond de notre être EmptyMer 18 Avr - 16:39

Mayeul de Vifesprit avait très certainement tous les défauts du monde, au coeur et à l’esprit de Sifaï Sinhaj. Il était Cielsombrois, première erreur. Il était suffisant, badin, dragueur en série, insouciant, et prompt au colère. Si cette liste peu reluisante de défauts semblait néanmoins acceptable, pour la cadette, il fallait avouer qu’être désormais le bourreau de sa cousine faisait de lui la personne qu’elle exécrait le plus en Ibélène. Néanmoin, le Major de Vifesprit parlait bien et articulait parfaitement, ce qui permettait à la Voltigeuse de comprendre l’étendue de son mépris et le dédain farouche qu’il lui portait.

Des excuses. Qu’avait-elle donc à se reprocher? D’avoir évité un trouble supplémentaire à Rejwaïde alors qu’elle se battait pour sa survie? Piquée, comme souvent, la jeunette se dissimulait derrière un masque plus neutre. Puis cette insulte, sur son duché, qui faisait vibrer son âme sous l’indignation. L’envie de le reprendre, de lui signaler dans son propre langage qu’il ne s’agissait plus d’un duché mais bien d’un sultanat, désormais, la tenaillait. Elle hésitait, tendue comme un arc, à rebrousser chemin, à le laisser là, patauger dans son mépris et son fiel, à ne pas le confronter. Sifaï, tout comme Simoun, détestait les situations de conflits les obligeant à sortir de leur timidité.

- Rejwaïde..? Non?

Elle le questionnait de sa voix chantante, les yeux plissés. Si son visage ne se faisait pas agressif, sa voix, elle, semblait le mettre à l’épreuve, le jauger : était-il au-dessus de la situation improbable dans laquelle se trouvait son ancienne titulaire? L’avait-il déjà oubliée pour mieux faire son deuil? D’un haussement d’épaules léger, l’Erebienne se lova contre le mur pour lui céder entièrement le passage, à lui et sa meute de mépris, d’égoïsme et autres défauts qu’elle s’imaginait - à tort ou à raison - sans peine. Qu’il se perde dans les brumes de Sombreciel. Sifaï, petite mais tenace, continuerait à chercher un moyen, un indice, pour ramener la Sinhaj à son clan, la Voltigeuse à Sirocco. Grâce et elle pouvaient très bien continuer sans lui, s’il désirait tourner la page dans un moment aussi critique.

- J’oublier pas.

Non, elle n’oubliera pas Rejwaïde à son triste sort. Elle n’oubliera pas la fureur de Sirocco. Elle n’oubliera pas le peu d’effort qui semblait être fait pour ramener la Sinhaj. Elle était peut-être cadette et indigne du respect d’un Major, mais elle, Sifaï du clan Sinhaj, ne l’oubliera pas et ne lui tournera pas le dos.


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Dernière édition par Sifaï Sinhaj le Mer 25 Avr - 21:50, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Cette douleur au fond de notre être   Cette douleur au fond de notre être EmptyLun 23 Avr - 23:50

Elle ne répond rien la cadette, mais Mayeul se fiche bien qu'elle ne comprenne qu'un mot sur deux. Il ne lui doit rien, si ce n'est son mépris, et cette colère qu'elle ne l'ai pas jugé digne de savoir ce qui se passait avec Reja, alors qu'il était le premier concerné. Il aurait pu faire quelque chose, peut-être, plutôt que d'être mis à la porte. La jeune femme et cet imbécile de garde sont coupables, pleinement, de l'avoir empêché de soutenir Reja à ce moment. Et il leur en veut Mayeul, éperdument. Alors il s'apprête à la dépasser sans autres arrière-pensées, les paroles de la jeune femme retentissent dans les airs.

C'est une accusation, un défi peut-être, et si la cadette est avare de mots, le sens de ses paroles est plus que compréhensible. Et la colère de Mayeul flambe soudainement devant cette accusation injuste, devant ce mépris qu'il devine sans trop de peine. Qu'est-ce qu'elle croit, la petite apprentie ? Qu'il a tourné la page, simplement, sans plus se soucier de Reja ? Qu'il l'a écarté de ses pensées, de ses rêves, parce qu'elle a choisi un chemin dont elle a peu de chance de revenir ? Ila entendu, lui aussi, la détresse de Sirocco, les échos de nuage. Ila ressenti, sans doute plus encore que cette petite idiote, la disparition de la jeune femme. Il est le dernier à l'avoir vu, après tout. Dans ce rêve stupide où il a plongé pour la sauver, dans cette réalité qui n'en était pas une. Il donnerait sa vie pour Reja, sans l'ombre d'une hésitation. Et cette gamine croit réellement pouvoir l'accuser d'oublier ?

Il se retourne brusquement le Voltigeur, plaquant davantage la jeune fille contre le mur en une poussée qui n'a rien d'agréable. "Qu'est-ce que tu crois ?" Grogne-t-il, ses yeux emplis de fureur plongés dans ceux de la petite. "J'ai cherché des informations, il n'y a rien. Rien. Je suis un ancien écrin, j'ai fait partie de la Rose Ecarlate, tu crois sérieusement que je m'en fiche ?" De frustration, Mayeul frappe le mur à côté de la jeune femme. Il n'a rien trouvé, non. La Chasse Sauvage est un secret profondément gardé. "J'ai même demandé à mes hommes de garder l'œil ouvert pour retrouver Johan. TA sultane. Celle que TON duc a trahi en épousant cette Shéhérazade." Enfin, cela marche probablement différemment pour Erebor, Mayeul n'en sait rien. Il n'est même pas sûr que la jeune fille en face de lui comprenne l'entièreté de ses paroles, de toute façon.

Mais l'ancienne duchesse d'Erebor est surement la clé pour arrêter la Chasse Sauvage. Ou non, mais Mayeul peut au moins l'espérer. "Reja était peut-être là ce soir, mais il n'y a rien que l'on puisse faire pour l'instant." Tant qu'il n'aura pas plus d'éléments en main, Mayeul refuse de risquer quoi que ce soit. Ibélène n'a pas besoin de perdre encore d'autres Voltigeurs, certainement pas maintenant. S'il connaissait un moyen sûr, pourquoi pas, mais se sacrifier inutilement ne ramènera pas Reja, de toute façon. "Mais tout ça, tu le sait. C'est Erebor qui cache celle qui fut autrefois la sultane." Affirme Mayeul, dominant la petite du regard. Où une erebienne pourrait se cacher, sinon ?  Elle serait repérée à coup sûr, ailleurs. Et Erebor a, visiblement, parfaitement su tirer son épingle du jeu.

Ses mots frisent la trahison et insultent Erebor, le major de Svaljärd le sait pertinemment. Mais il n'y a qu'eux deux dans ce couloir, et Erebor est indépendant, non ? Ils sont l'ennemi, tout autant que les Faës. Ennemis, ou traitres. Le dernier mot leur convient surement tout autant.


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Message Sujet: Re: Cette douleur au fond de notre être   Cette douleur au fond de notre être EmptyMer 25 Avr - 22:24

Lorsqu’il l’avait plaquée méchamment contre le mur, Sifaï avait retenu son souffle. Il était rare qu’on la déteste réellement, au-delà des simples insultes et des moqueries. Mayeul de Vifesprit la haïssait ; l’Erebienne en était convaincue. Plus qu’une rivalité entre duchés, plus qu’une rancoeur. C’était de la haine qu’elle ressentait, lorsque sa main l’avait repoussée puis s’était abattue sur le mur avec violence, si près d’elle. Loin de se recroqueviller, la cadette demeurait droite, le regard acéré malgré ses tripes qui se tordaient. Il lui parlait de la Rose et elle ne savait plus très bien si cela argumentait en faveur ou en défaveur de Rejwaïde. Pourquoi un membre de cette Rose flétrie s’inquiéterait d’une Erebienne qui les haissait, très probablement..?

En l’entendant médire sur le mariage de son sultan et de la première épouse, elle déposa une main ferme sur le torse du Major pour le repousser d’elle. Soudainement, il ne lui inspirait que du dégoût. Alors que Sombreciel geindrait de sentiments sombres et s’enivrerait de substances, Erebor demeurait farouche et fière, se relevant de la tragédie pour le bien des enfants des dunes. Elle le savait, Sifaï, combien supérieur était son duché devant Sombreciel. Nul besoin de le lui rappeler. De quelques pas souples et félins, elle s’esquiva de lui en lui faisant toujours face.

- Parfait !

Les mots crachés avec une pointe de fureur et un mépris aisément perceptible, la cadette avait levé la main pour souligner son entière compréhension.

- Alors tu chercher dans ton coin, et moi le mien. Je voulais pas en savoir plus !

Sirocco allait très certainement lui en apprendre plus que ce Major cielsombrois. Elle allait sillonner l’entièreté du désert, inspecter chaque grain de sable, visiter chaque ruine, s’il le fallait, afin de s’assurer qu’il n’ait pas raison. Jamais Erebor ne cacherait Sitara aux yeux du reste du monde en laissant volontairement la Chasse Sauvage poursuivre ses meurtres. Si Rejwaïde était au sein d’Erebor… Sifaï ne savait pas encore comment, mais elle trouverait un moyen de l’arrêter, de la ramener auprès de Sirocco. Auprès d’elle. Sa cousine lui manquait, certainement pas d’une manière aussi tapageuse que Mayeul de Vifesprit, roi des drames, mais d’une façon toute aussi insidieuse, là, au fond d’elle-même.

- Certains peuples savent vivre leur douleur sans drame et sans jérémiades. C’est ce qui différencie un petit peuple d’un grand.*

La jolie langue des Erebiens s’élevait en une harmonie incompréhensible pour quiconque ne la connaissait pas. La cadette s’inclina, une main au coeur, un peu raide dans ses manières et toujours habitée par des sentiments violents.

- Bon chance, Major. L’Honneur… était mien.

Parce que même dans l’honneur, elle ne lui laissait que des miettes.

*En langue des dunes, dans le texte. ;]


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Message Sujet: Re: Cette douleur au fond de notre être   Cette douleur au fond de notre être EmptySam 28 Avr - 23:33

Il lui doit au moins ça, à la petite érebienne : elle ne flanche pas devant son soudain accès de fureur, devant cette colère qu'il lui jette à la figure. Il se sent tellement en droit d'être en colère Mayeul ! Si elle l'avait laissé entrer cette nuit-là, si elle lui avait laissé arranger les choses plus tôt, peut-être que tout ceci aurait été différent. Sifaï, et cet idiot de garde, lui ont volé des heures précieuses avec Reja, des heures qu'il ne récupèrera jamais. La jeune femme est aux mains de la Chasse Sauvage désormais, loin, très loin de lui. Et si ce n'est peut-être pas la faute de la petite cadette, elle est coupable du reste. Alors oui, Mayeul se sent parfaitement en droit de la haïr, quoi que puisse en penser Nuage.

Mais quant la petite le repousse, il se laisse faire. Il pourrait la combattre, Mayeul le sait, mais malgré la haine et la colère il ne veut pas en arriver à une telle extrémité. Elle le mérite, peut-être, pour le tort qu'elle lui a fait. Mais ce serait lui accorder trop d'importance, trop de considération. Risquer sa place pour cette petite idiote ? Mayeul a encore assez de jugeote pour ne pas le faire, aussi ne fait-il pas un geste lorsqu'elle s'éloigne de lui, sa petite main quittant son torse. Elle lui fait face, sans peur aucune, et Mayeul reconnaît dans cette bravoure la volonté farouche des gens du sable, ce feu intérieur qu'il a appris à aimer en Reja. La pensée lui serre le cœur, et il se contente de hausser les épaules devant la réplique qu'elle lui jette à la figure. Il est trop occupé à tenter de maintenir sa colère sous clé le major, pour accorder ne serait-ce qu'une seconde de considération envers la petite érebienne. Quelques mots dans cette langue chantante qu'il ne connaît pas et la cadette prend congé avec autant de respect qu'elle peut sans doute en réunir.

Elle sait où est sa place, au moins. Peut-être que quand Mayeul ne sera plus autant aveuglé par sa fureur, il acceptera de reconnaître que la petite n'est pas si mauvaise que ça. Elle tient à Reja, cela crève les yeux. Elle se montre respectueuse et digne, même quand lui ne lui accorde pas une once de ce respect. Elle brûle d'un feu sauvage, cette volonté farouche qui habite les habitants de ce désert que Rejwaïde aimera probablement à jamais. Mais pour le moment, le major de Svaljärd ne prend même pas la peine de répondre à son salut, la laissant s'éloigner avant de frapper à nouveau le mur, s'égratignant les phalanges au passage. Qu'importe : la douleur est salutaire pour tenir au loin le désespoir qui menace de l'envahir, quand il n'y a pas de possibilité de sauter dans le vide au mépris des règles les plus élémentaires de la Voltige. On a besoin de lui pour le moment, et la douleur dans ses doigts l'aidera à rester ancré dans le moment présent.

La petite Sinhaj est oubliée, aussi vite qu'elle est apparue. Oubliées ses accusations, ses paroles mauvaises. Ne reste plus la douleur qui pulse doucement dans ses phalanges, à l'instar d'un être vivant qui tiendrait au loin le désespoir et la culpabilté. La douleur physique tient la souffrance mentale en respect, et c'est bien la seule chose qui importe pour le moment.


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