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 Tu t'en vas

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Les Mages
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Gabrielle de Faërie
Gabrielle de Faërie

Messages : 1665
J'ai : 29 ans
Je suis : Princesse impériale, mage du Printemps ; baronne du Ru-d'Argent

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Faërie et son peuple
Mes autres visages: Astarté des Sables • Agathe Martel • Sifaï Sinhaj • Tancélie le Sustain
Message Sujet: Tu t'en vas   Tu t'en vas EmptyDim 6 Mai - 1:37


Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Gabrielle de la Volte & Manaël l'Ardence

Tu t'en vas

L'éloignement aide parfois
À mieux s'aimer et se comprendre



• Date : 19 mai 1003
• Météo (optionnel) : Un temps printanier parfaitement parfait
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Gabrielle revient tout juste d'un séjour auprès d'Antonin de Faërie, les yeux encore porteurs d'étoiles et le cœur toujours léger. Manaël l'Ardence profite de la bonne humeur de la princesse pour lui demander une faveur, un petit rien.
• Recensement :
Code:
• [b]19 mai 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3668-tu-t-en-vas#137358]Tu t'en vas[/url] - [i]Gabrielle de la Volte & Manaël l'Ardence[/i]
Gabrielle revient tout juste d'un séjour auprès d'Antonin de Faërie, les yeux encore porteurs d'étoiles et le cœur toujours léger. Manaël l'Ardence profite de la bonne humeur de la princesse pour lui demander une faveur, un petit rien.





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Gabrielle de Faërie
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Message Sujet: Re: Tu t'en vas   Tu t'en vas EmptyDim 6 Mai - 1:39

Trois jours. Trois jours auprès d’Antonin à danser, rire déguster des plats délicats et partager une part de son quotidien. Ils avaient été sages, comme l’avait promis Gabrielle lorsqu’elle avait proposé l’idée de le visiter plus souvent. Leur seul délit résida dans ces soirées qui s’allongeaient dangereusement au détour d’une conversation puis d’une autre, alors que ni l’un ni l’autre ne voyait réellement la nuit s’installer. Elle avait quitté Alfaë avec le sourire aux lèvres et l’espoir d’un avenir radieux. Ni son sourire, ni son espoir ne s’était défait alors qu’elle traversait le vestibule de son manoir, désormais au Ru-d’Argent. Tout en retirant sa mante légère, Gabrielle se questionnait sur son propre bonheur. Était-elle ravie de son séjour ou plutôt de revenir en sa demeure? Était-ce de retrouver son calme et sa solitude qui la rendait si légère, ou bien la promesse d’une rencontre très prochaine? Peut-être était-ce, après tout, la barrière de son fiancé qui se baissait enfin.

La mante qu’elle croyait avoir déposé sur le canapé jonchait le sol, et à peine la princesse en prit-elle conscience qu’une voix d’homme lui rappelait qu’elle n’était pas seule avec ses pensées. L’un de ses domestiques, l’un de ceux ayant transporté ses effets et bagages, se tenait devant elle, mains jointes et tête basse en guise de respect. Il patienta l’attention de la princesse, sans se brusquer, avant d’annoncer la raison de sa présence.

- Manaël l’Ardence aimerait s’entretenir avec vous lorsque vous serez disposée et que vous jugerez le moment opportun, Votre Altesse.
- L’Ardence..? Pourriez-vous lui demander de me rejoindre dans le petit jardin, plus tard, puis faire éclairer l’endroit de quelques globes?

Le jardin était agréable, assurément. Depuis le séjour de la duchesse de Lagrance, les jardins de la baronnie semblaient encore plus verdoyants et luxuriants que jamais. La princesse soupçonnait sa chère Marjolaine d’avoir charmé les végétaux autant que son personnel, lors de sa venue. Oh… le jardin n’avait rien à envier à Lagrance, loin d’être aussi époustouflant et immense que les leurs, mais il y avait un charme discret, entre les saules et le cour d’eau qui sillonnait les terres. Gabrielle s’était installée confortablement sous le pavillon afin de faire la lecture des dernières lettres de ses correspondants. Tous semblaient bien portant, tous semblaient remis, ou environ, des derniers événements. Si bien que l’une des lettres commentait la grossesse de la duchesse d’Ansemer. Si les hommes en étaient là, à s’inquiéter de l’agrandissement de la famille ducale d’Ansemer, alors le monde allait mieux, assurément, et c’est avec ce sourire toujours présent qu’elle accueillit Manaël l’Ardence lorsqu’il approcha le pavillon.

- Prenez place, Manaël, et pardonnez l’endroit bien peu habituel. Le printemps est toujours trop court, en Cibella. Il me semblait inconcevable de ne pas en profiter.

Silvère, toujours perché sur son épaule, épiait l’homme immense de ses yeux noirs. Sans même qu’il ne se prononce à son esprit, Gabrielle le sentait nerveux. Creska n’a plus approché la demeure et les jardins depuis un moment. Pour simple réponse, le Familier sautilla avant de prendre son envol loin de l’Ardence. La baronne suivit un moment le gracieux oiseau avant de revenir au protecteur pour l’inviter à prendre place.

- Vous m’avez surprise, avec votre désir de m’entretenir. Que puis-je?




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Message Sujet: Re: Tu t'en vas   Tu t'en vas EmptyMer 23 Mai - 13:52

Une lettre d'un homme, Raël. Lettre d'un compagnon de route, lettre d'un employeur, mais lettre aussi d'un amant dans cette autre réalité. L'affaire que la missive portait était intrigante, tentante, excitante, puisqu'elle tournait autour de Johan d'Ouvtrevent et de Sitara d'Erebor. Curieux, et ayant plus qu'apprit au côté de l'archéologue à épouser le Passé, il avait été bien partagé après lecture entre l'envie de prendre congé pour en savoir plus auprès de l'homme à Lorgol et celle de poursuivre sa tâche en Cibella. C'est finalement la seconde qui l'avait emporté, son devoir de servir et de plaire à la noblesse avant tout. Seulement voilà, quelques jours plus tard une seconde lettre lui était parvenue, une qu'il n'attendait presque plus, une dont il n'avait pu détourner les yeux ; signé de l'Ordre. On le réclamait, lui. On réclamait ses services en Outrevent, précisément comme ce qu'avait soufflé l'Obstiné, et ce malgré sa position. Ne pas faire partie de l'Ordre, alors engagé pour protéger Gabrielle, l'avait grandement arrangé car son travail aurait été tenaillé là où il était perfection à ses yeux à présent. Découvrir le Passé, découvrir d'autres savoirs et magies, aider à leur libération et prôner leur droit d'exister et co-exister, c'était tout ce qu'il avait jamais souhaité faire – et dont il admirait chez l'Ordre – et tant pis si sacrifice il devait y avoir. Tant que ça ne le touchait pas personnellement.

Décision prise après quelques réflexions, le mage avait demandé (entendons par là 'insisté') auprès d'un serviteur pour avoir une entrevue personnelle avec la princesse dont il avait une part de protection à charge. Cela ne pouvait attendre, il ne désirait pas changer d'avis et il savait la princesse toute en joie depuis son séjour à Alfaë auprès du prince Antonin de Faërie. C'était le moment, le bon. Naturellement il savait le porteur agréable assez pour ne pas informer l'empressement du mage ; d'ailleurs, avait-il semblé si pressé que ça ? Oui, ton regard devait en dire long et puis quand tu veux quelque chose ou l'exige, et quand ce n'est pas quelqu'un haut perché là, tu poses tes mots de manière bizarre. Bizarre ? Différente de d'habitude, encore plus familière. Bien une chose qu'il n'avait jamais remarqué et dont il devrait faire plus attention. Quoiqu'il en soit, on était venu lui répondre en lui indiquant le jardin. Il pouvait déjà sentir Creska bouder de ne pouvoir s'y rendre. Il n'avait plus évoqué le sujet des limites, mais il la savait hors de celles-ci, plus loin, pour ne pas lui porter préjudice malgré son désir de mettre les points sur les i – ou les serres dans yeux – à la boule duveteuse irritante qui ne savait apprécier sa présence. On se demande bien pourquoi. Il se moquait léger, mais elle ne rouspéta pas ni ne répondit à sa pic.

En marche et d'un pas vif, il avait rejoint les extérieurs, plus tard comme indiqué, pour s'entretenir. Et qu'elle était belle la vue qui s'offrait à lui alors qu'il avançait et la distinguait à peine. On aurait dit une précieuse oeuvre d'art, un tableau exquis dont on ne peut détourner les yeux et qu'on se précipite à mettre à l'abris pour en être le spectateur exclusif. Entre vert, bleu et douces couleurs environnementales, le charme de Gabrielle lui paraissait encore plus puissant. Elle n'était pas fade, elle ne faisait qu'un avec le décor. Et comme cela serait bien de l'enfermer dans une boite. Pardon ? Je divague. J'espère ! Les cages c'est mal ! Il secoua la tête comme pour se défaire de l'idée, concentrant son regard sur le baisé doré que lui offrait le chatoiement du soleil sur un bijou raffiné porté par la princesse. Et il suivit la lumière, regrettant l'absence d'un peintre pour le coup – il avait bien été attentif aux alentours. Elle le remarqua facilement, il était masse qui faisait tâche dans ce décor magique. Ce regard trop sérieux alors que les oiseaux chantaient gaiement. Ces vêtements bien droit mais affreusement ternes dans ce paysage. Et ces mouvements raides, calculés, tandis qu'il saluait d'un signe de tête la gracieuse princesse - la princesse et son oiseau. Pfeuh !

« Princesse. »
- Prenez place, Manaël, et pardonnez l’endroit bien peu habituel. Le printemps est toujours trop court, en Cibella. Il me semblait inconcevable de ne pas en profiter. 
Toujours debout, mais pret à s'executer, il répondit poliment :
« Vous avez eu raison, Princesse, et mes yeux vous remercient d'avoir choisi ce cadre. » Mais c'est qu'il insisterait presque pour une peinture. Il n'osa regarder le Familier de la belle des yeux de peur, peut-être, que les pensées de Creska ne s'y lisent à son égard. Mais il le regarda s'envoler d'un coup d’œil rapide. Que faisait Creska en ce moment ? Tourmentait-elle des petits moineaux et des mésanges ? Je chasse, dis lui. Non. Cela ruinerait sans doute l'ambiance comme l'humeur d'indiquer que Creska tuait des des petits oiseaux comme son Familier. Encore qu'elle devait se douter et savoir que ça arrivait.

Sur un geste de sa part et tout en l'écoutant, il s’exécuta à prendre place, surtout en voyant siège plus confortable (grand).

« J'espère ne pas vous gâcher votre plaisir et votre bon temps, mais j'aimerais vous faire une requête personnelle et sans doute égoïste. » Et peut-être sauterait-elle de joie en entendant la suite. Il attendit qu'elle lui permette de poursuivre.
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Message Sujet: Re: Tu t'en vas   Tu t'en vas EmptyJeu 31 Mai - 17:02

Gabrielle avait accueillit son compliment d’un léger et délicat hochement de tête, réceptive aux gentillesses, ce soir, surtout si elles concernaient la beauté du Ru-d’Argent. Tout en écoutant les paroles de son protecteur, la princesse rassemblait soigneusement les lettres en une pile parfaitement ordonnée. Sur le dessus, pour un oeil curieux et indiscret, une enveloppe aux armes de la famille d’Aurebois siégeait. Des nouvelles de sa tendre Agnès qu’elle n’avait pas revu depuis trop longtemps, déjà. Elle nouait un ruban clair pour retenir ensemble cette pile de secrets couchés par écrit, d’un geste où l’habitude perçait, alors que le grand homme prenait place à ses devants, comme l’aurait fait un invité.

- J'espère ne pas vous gâcher votre plaisir et votre bon temps, mais j'aimerais vous faire une requête personnelle et sans doute égoïste.
- Vous ne gâchez rien, Manaël. Cette soirée est douce, le tempes est parfait, et il me fait plaisir de revenir enfin chez-moi.

Un sourire sincère fleurit sur les lèvres de la princesse, un sourire sans méfiance, pour une rare fois. Entre les multiples réceptions qu’elle avait organisé, depuis mars, et ses visites régulières à Alfaë auprès de son fiancé, il lui semblait qu’elle n’avait pas profité en toute simplicité de sa baronnie. Le temps où il faudrait quitter cet endroit de paix se rapprochait inexorablement, et Gabrielle faisait en sorte de se montrer forte, de se préparer, aussi, en multipliant les déplacements. Tant de grandes femmes avait dû subir un sort similaire, un déracinement de leur nid, par le passé. L’histoire le prouvait à chaque nouvelle impératrice, à chaque nouvel empereur, et Gabrielle ne pouvait pas se plaindre de son sort. Elle ne pouvait que se préparer pour que la séparation soit moins pénible. Les visites soutenues d’Antonin la ravissaient et la rassuraient, à la fois. Elle ne serait pas seule, là-bas, dans ce palais grandiose. Pouvait-elle parler d’ami? Oui. Un ami l’y attendait, désormais.

- Parlez sans crainte car mon attention est désormais vôtre, Manaël. Quelle est donc cette requête que vous jugez égoïste?

Et comme pour souligner son attention sincère, Gabrielle repoussait plus loin les enveloppes. Il n’y avait plus que lui, le protecteur entreprenant, et elle, la princesse à protéger. Ni Creska, ni Silvère ne les épiaient. Tout au plus, quelques gardes, à bonne distance, veillaient à ce que personne de malvenue n’investissent les jardins. Allait-il lui annoncer qu’il désirait la quitter pour de nouveaux horizons? Ou alors avait-il trouvé une jeune femme à courtiser et désirait un peu plus de temps libre? Antonin l’avait engagé, certes, mais Gabrielle se jugeait assez importante dans cette histoire pour accorder ou non ce genre de liberté à son protecteur.




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Message Sujet: Re: Tu t'en vas   Tu t'en vas EmptySam 2 Juin - 0:27

Une enveloppe adressée à... il ne reconnu par les armoiries, mais la retint – pour peu que cela avait de la valeur. Il interrompit vite sa curiosité. Les détails étaient importants, mais un homme sage savait attendre le bon moment, qu'une meilleure occasion se présente, si il devait en attendre une. Le moment ici était tout destiné à lui demander une faveur. Une faveur tandis qu'elle était de bonne humeur. Encore qu'il ne l'avait jamais vu rentrer dans une colère noire, pas devant lui en tout cas, peut-être un jour prochain qui sait. Il était de nature à opter pour le 'jamais dire jamais' et ainsi se préparait à toute éventualité. Celles qu'il était amène de prévoir tout du moins. Le Destin avait parfois plus d'un tour dans son sac pour conduire à une possibilité, à un chemin, qu'il n'avait pas vu venir.

De bonne humeur comme de bonne nature, la princesse l'avait invité à s'installer et il s'était donc exécuté comme un merveilleux automate à la pointe du Savoir. Poli. Sérieux. Tout à la fois devant son charme et sa délicatesse. Sans frémissement aucun qui aurait pu déranger davantage que sa présence la scène. Comme s'il avait peur de détériorer le cadre à lui tout seul. De son seul souffle. Ou de son seul corps. Assit, il apprécia son sourire et la chaleur de ses mots. Il comprenait, quelque part, le bien ressenti à se retrouver 'chez soi'. Il se sentait nostalgique quand il retrouvait Labour, les moulins et le Barrage des Olivettes, mais s'agissait-il pourtant de 'chez-lui' ? Sans doute pas. Chez lui, c'était partout. C'était n'importe où. Comme Creska avait les cieux, lui avait la terre pour chez lui.

Elle l'invita ensuite à parler, à s'ouvrir peut-être, mais pas trop non plus. Manaël se mesurait. Il fallait parler, poser les mots avec raffinement. Chose qui, soyons honnêtes, n'était pas de son ressort, pourtant il y mettrait du sien. Familiarité de côté. De toute façon il ne pouvait se montrer grossier avec une personne du rang de Gabrielle, ce serait se mettre la corde au cou sinon.

Quelle était donc cette requête égoïste qu'il désirait assez que pour remettre la qualité d'un cadre luxueux entre parenthèse. Une requête qui, peut-être, la ferait sauter de joie. Elle et son Familier Silvère.

« J'aimerais quitter Ru-d'Argent quelques temps. Me retirer quelques jours de votre service, princesse. Pas de gaieté de cœur. Oui bon quand même peut-être un peu, mais un tout petit petit petit peu dans ce cas. J'ai une affaire soudaine et urgente, m'ayant prit au dépourvu d'ailleurs, qui me réclame autre-part. Puis-je espérer votre autorisation ? » Demanda t-il en formulant à son identique la fin. Une demande simple qui lui paraissait soudain bien compliqué, grosse à ses yeux, et extrêmement égoïste aussi selon lui - surtout dépourvu de détails, contrairement à la dernière requête qu'il avait demandé en mentionnant le décès de son frère et l'aide à fournir à sa famille.
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Message Sujet: Re: Tu t'en vas   Tu t'en vas EmptyMar 5 Juin - 16:27

Sa requête l’avait fait sourciller légèrement, comme s’il s’agissait d’une charade et qu’elle était la seule à devoir se prononcer. Manaël l’Ardence dont la fierté se lisait sur chacun de ses muscles, sur ses cheveux soigneusement coiffés, dans l’assurance de chacun de ses gestes, désirait s’éloigner d’elle, l’élément de son prestige, pour une affaire soudaine et urgente. Instinctivement, la princesse songeait à la famille de cet homme. Peut-être y avait-il eu un décès, ou, sur une note moins inquiétante, une maladie chez un frère ou une soeur. Il ne s’agissait que de quelques jours, selon ses propos, et il le faisait à regret. Vraiment. Que penserait Antonin de cette requête? La princesse garda silence un moment, plongée dans ses pensées. Elle n’était ni Antonin, ni Gaëtane. Elle n’était qu’elle, Gabrielle de la Volte. Manaël était un protecteur à son service, travaillant pour elle, sur ses terres. Elle était donc seule juge. Si ses raisons étaient bonnes, et s’il semblait également dévoué à assurer la protection même dans ses départs… Alors.. Alors oui, il pouvait espérer.

- J’aimerais en savoir plus sur les raisons vous motivant à ne plus assumer vos fonctions, Manaël. Vous ne m’avez jamais donné l’impression d’être léger dans votre travail… Vous n’avez pas à me détailler ce que vous désirez garder secret, mais il m’est nécessaire de comprendre.

Ses mains blanches et délicates se croisèrent sur la table en une posture sage. Si son minois se faisait sérieux et attentif, Gabrielle craignait sincèrement que sa famille soit blessée d’une quelconque façon. Il y avait tant eu de violence, depuis que l’Ordre s’éveillait, qu’il lui semblait presque normal de s’attendre au pire pour les proches de son protecteur. Tout autour d’eux, les orbes lumineux diffusaient une lumière agréable, tamisée, comme pour mieux inviter l’Ardence aux confidences.

- Également, j’aimerais que vous me racontiez les démarches que vous avez faites, ou que vous comptez faire, pour que votre départ ne trouble pas les autres protecteurs.

Elle ne l’avait pas signalé clairement, mais il lui semblait normal de lui accorder son congé si ses raisons étaient valables. Certes, son fiancé l’avait engagé dans ce but précis, la protéger de l’Ordre du Jugement suite aux menaces qu’elle avait reçues, mais Manaël l’Ardence demeurait également un homme, avant sa propre vie, ses propres deuils et ses propres réjouissances. Princesse de coeur, elle ne se sentait pas de taille à se faire intransigeante à ce sujet, alors que d’autres pouvaient le remplacer au besoin. Et… Et il était vrai que son regard la rendait toujours mal à l’aise.




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Message Sujet: Re: Tu t'en vas   Tu t'en vas EmptySam 9 Juin - 16:23

Son avenir était sien. Et à tout moment il pouvait basculer. Les mots d'Antonin résonnait encore dans ses oreilles. J'ai donné l'autorisation à la princesse de vous donner votre congé si elle sentait que le malaise ne se réglait pas. Il s'était réglé, ce malaise, tout du moins l’espérait-il en allant lui faire sa demande, mais un tout petit geste, un simple mot, pouvait aboutir à un grand rien. À une toute nouvelle réalité. Et cette réalité sans nom l'attirait autant qu'elle le révulsait et le révoltait. Il aimait surprendre, moins être surpris. Je n'aime pas les surprises. Renchérit Creska dans ses pensées en le noyant d'une brève description nostalgique de comment elle avait un jour découvert dans son nid les déjections d'un autre oiseau. La souillure de sa possession avait était une surprise qu'elle avait égorgé vive. Chose qu'il ne ferait pas à la princesse. En principe. Elle pouvait dire non comme elle pouvait dire oui. Il désirait la seconde option. Cette dernière, cela étant, demandait renseignements, quelques. Quelques qu'il pouvait révéler et lui fournir. Il n'y avait nul menterie lorsqu'on choisissait d'avouer une partie d'un tout. Et de toute manière, Gabrielle indiquait elle-même qu'il n'était pas nécessaire de déballer l'ensemble du présent. Elle lui demandait aussi des informations sur comment serait réglé son absence dans ses tâches si il avait son accord. Il songea sérieusement, pesa dans sa tête ses mots puis se lança :

« Une passion. Plus qu'une curiosité. Il ne savait finalement pas comment lui décrire, aussi passa t-il par les sentiments que lui inspirait la requête émanée de Raël et de l'Ordre. Il y a des... des envies, trouva t-il le mot, égoïstes envies, que j'ai laissé derrière moi et l'on m'a proposé il y a peu de découvrir certaines choses. Ces choses, j'ai bien imaginé leur tourner le dos, mais je sais qu'elles me resteront en tête et me gêneront dans mon travail tant que je n'y aurai pas répondu. Je me dis également que cette opportunité, qui ne se reproduira sans doute pas, me permettra peut-être d'évoluer. M'améliorer en tout cas. S'il découvrait quelque chose d’intéressant, si l'Ordre le remarquait plus encore que par cette lettre, si des rencontres faisaient que. Tellement de possibilité dans cette offre qu'il n'avait pas vu comment la nier. Il en avait envie. Vraiment. Purement et simplement. Il n'avait pas précisé ou, ni avec qui, ni pourquoi, mais elle-même avait indiqué qu'il pouvait garder des choses pour lui. Il était prêt à lui en dire plus, selon un certain tri, pour se rendre en Outrevent un certain temps, pour partir et revenir ensuite en ayant toujours un travail. Je ne vise que l'excellence, princesse. C'est tout ce que j'ai jamais visé. Aussi, pour les troubles suite à mon départ, il n'y en aura aucun. Je suis peut-être un peu trop sur de moi, (Juste à peine, mais c'est bien de l'être !, gonfla l'orgeuil de Creska) mais cela fait longtemps qu'avec les autres, vos protecteurs, nous avons déjà préparé la situation et revu l'organisation au cas où l'un de nous devrait partir. Il avait choisi le mot le plus élégant, jugeait-il, pour qualifier la mort possible d'un homme à charge de sa protection - ou une absence d'urgence. Mourir en protégeant, c'était leur vie. Pour une raison ou pour une autre. Nous sommes prêts à nous confronter à n'importe quel changement. Sauf si le Destin jouait avec eux. De fait, et si j'ai votre accord, j'irai prévenir pour que l'organisation soit encore plus préparée qu'elle ne l'est déjà. Votre protection n'en souffrira pas, je vous le promet, princesse. Une promesse qu'il jugea sincère. Il savait les autres protecteurs compétents. Tout aussi compétent que lui. Et sans doute moins dangereux peut-être aussi. Et rien ne changera, vous ne remarquerez nullement ma courte absence si celle-ci m'est octroyée. » Tout au plus remarquerait-elle une paire d'yeux en moins pour la couver, se fit-il.
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Message Sujet: Re: Tu t'en vas   Tu t'en vas EmptyLun 18 Juin - 22:14

Elle s’était arrêtée pour le regarder. Le regarder vraiment. Il était grand, massif, Manaël l’Ardence. Les épaules larges, les traits épais, le regard confiant, le Cibellan arborait plusieurs qualités qui séduisaient souvent ou, du moins, étaient propres à celles que l’on retrouvait chez les héros. Il lui parlait de passion, de curiosité, et s’exprimait à double-mots, Gabrielle le ressentait. Elle avait fini par appuyer son menton dans la paume de sa main, son regard céruléen posé sur lui avec insistance et concentration. Était-ce une passion de jeunesse qu’il avait trop longtemps éloigné de lui? Une chance ratée qui revenait enfin, par le plus pur des hasards? La princesse ne saurait dire, mais elle savait, par l’éclat de son regard et son insistance à lui présenter cette requête, que l’affaire lui tenait à coeur. Heureusement, il n’était donc pas question d’une famille blessée ou malade. C’était sans doute une raison moins justifiée mais sensiblement plus heureuse, et Gabrielle s’en réjouissait.

Il lui expliqua longuement comment les protecteurs avaient déjà planifié le départ de l’un des leurs et Gabrielle ne put qu’admirer le maniement de l’euphémisme chez Manaël. Il semblait prêt à tout et avait vraisemblablement préparer un possible départ. Dévoué? Peut-être bien, oui. La princesse, toujours mitigée à son endroit, se sentait sans doute un peu mesquine de s’entêter à se méfier de son regard qui se braquait sur elle avec l’appétit d’un oiseau de proie.

- S’il en va de votre évolution, Manaël… Quelles sont ces envies? Est-ce lié à votre maniement de la magie?

Pour quelle autre raison pourrait-il évoluer, ou du moins, s’améliorer? Parlait-il au sens large, en tant qu’humain? Il lui semblait bien improbable que l’Académie lui permette de se spécialiser une fois encore, et la requête aurait plutôt pris l’aspect d’un départ définitif. L’idée que l’Ardence ait également des proches pratiquant la même magie que lui lui traversa l’esprit. Était-ce des pratiques groupées?

- Je crois que les menaces à mon endroit ont cessé. L’Ordre du Jugement a dû comprendre combien insignifiante je suis, pour cette Rose qui s’est éteinte…

Elle lui avait offert un sourire faible, un peu triste, tout de même, au souvenir de la fin de la Rose Écarlate. L’Ordre du Jugement semblait s’être calmée enfin devant la défaite cuisante de leurs ennemis. La Chasse Sauvage grondait toujours, toutefois, et la guerre menaçait encore de faucher bien des vies. Il lui semblait que ses agents avaient allumé un feu qu’ils ne savaient désormais plus arrêter. Triste fin, que celle de la Rose Écarlate. Triste constat, que celui de l’inconscience de l’Ordre du Jugement. Si son allégeance était toujours aussi vive - peut-être même plus encore - aux Épines, la princesse avait appris sa leçon et se montrait bien humble de sa propre implication, bien discrète de ses idéaux et bien secrète quant à ses rencontres entre Épines. La paix. Toujours.




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Message Sujet: Re: Tu t'en vas   Tu t'en vas EmptyMer 27 Juin - 21:39

Gourmante Gabrielle, princesse aussi douce que curieuse et bienveillante à la fois. Son envie sincère pour sa requete avait fait mouche et avait captivé un peu d'interet sur ce qu'elle pouvait lui offrir. Et c'était tout justifié que l'objet de sa protection, qui avait un bout de sa vie entre les mains, en réclame davantage. Quand bien même il aurait préféré un simple oui, il savait dès le début que ce ne serait pas aussi facile que de claquer des doigts. Elle claquait des doigts, pas lui. Elle réclamait, il s'exécutait – tant que cela s'accordait avec son travail tout du moins. Chose qui n'était pas vraiment le cas ici. Mais il doutait pouvoir avoir ses faveurs en lui mentant au nez... surtout si Antonin l'interrogeait sur ses mots dits actuellement un jour plus tard. La vérité à demi-mot. Mais la vérité quand même. Aussi répondit-il, de ses grands yeux noir pétillant d'envie, non d'elle (sa tête lui en serait tombée sinon) mais de cette occasion toute proche.

« Le savoir. La connaissance. Le pouvoir. Tout cela, princesse. Je ne saurai dire ce qui m'attend exactement la-bas, mais le mystère m'attire et... et le lieu qui s'y abrite pourrait peut-être m'en apprendre sur le Passé. Sur l'Histoire. La vôtre, la mienne. Peut-être aussi sur la magie. La renforcer ou autre. Mais je suis certain d'une chose, déclara-t-il en se penchant légèrement, presque de connivence, tapotant d'un doigt  la table devant lui par réflexe plus que pour signifier quelque chose. La découverte qui s'y fera sera de grande importance. Et je veux en être. J'aimerai pouvoir en être, se corrigea t-il rapidement. Il ne savait pas encore, à ce moment là, qu'ils découvriraient quelque chose d'aussi important qu'un pan de l'histoire, mais il espérait grandement en ressortir avec de nouveaux atouts. Il se remit droit sur sa chaise ensuite, poursuivant sur le même temps, secouant la tête par la même occasion. Je n'me prétend pas savant, princesse. Je ne me prétend pas archéologue ou historien. Mais si il y a des chances, même infime, pour que la découverte touche à ma magie, j'aimerai être présent au moment des faits. » Si seulement il pouvait découvrir un artefact capable de décupler sa force, son adresse, son agilité ! 'Ou ton sens de l'humour'.

Il espérait que cela suffirait, il esperait bien autant qu'il était certain de ce qu'il avancait par rapport à la sureté de Gabrielle. Elle n'en souffrirait pas. Elle ne remarquerait pas son absence. Tout était sous contrôle, tout serait sous contrôle. Il devait en être ainsi et il le serait. Il avait confiance – chose rare il en convenait, mais il connaissait ces hommes et ces femmes pret à mettre leur vie en jeu pour elle. Elle qui se pensait insignifiante aux yeux de l'Ordre et dont il ne put cacher l'éclat offusqué de naitre dans ses yeux. Il ne servait pas un être insignifiant. Il ne servait que le meilleur. Celui qui faisait de l'ombre. Et Gabrielle representait complètement ces choses là. Elle pouvait atteindre le trône un jour, si les Dieux lui étaient cléments, elle pouvait porter un futur empereur ou une futur impératrice, elle pouvait regarder les gens de haut car elle en avait le pouvoir ; le pouvoir en un mot ; Noblesse.

« Vous n'êtes pas insignifiante. Et nous risquons nos vies parceque vous ne l'êtes pas. Vous êtes importante. Vous êtes noble. Vous êtes de La Volte. Votre rang vous amène des ennemis. Et je n'ai d'yeux, en tant que votre protecteur, qu'à les distraire et à les éloigner. Tant qu'il était à son service et qu'elle le tolérait. Pourquoi l'Ordre se détournerait-il d'elle ? Et si il le faisait, quelle assurance y avait-il de croire qu'il ne reviendrait pas à la charge quand tous baisserait leur garde ? Aucune. L'Ordre était obstiné, à ses yeux, autant que lui, se disait-il. Princesse. » Finit-il en se mordant la langue d'avoir osé rebondir ainsi face à son sourire. Il n'avait juste pas su se retenir.
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Gabrielle de Faërie
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Message Sujet: Re: Tu t'en vas   Tu t'en vas EmptySam 14 Juil - 15:33

Elle était bien là, la fierté cibellane, dissimulée sous un air bourru et une barbe soigneusement taillée. La princesse le regardait imposer sa superbe, faire briller ses titres, la faire briller, elle aussi, par la même occasion. Être humble n’était pas une option, en aucun cas, alors qu’elle était la précieuse princesse d’un protecteur aussi fier. Elle souriait avec douceur en le voyant s’animer de la sorte, autant charmée qu’amusée par cette parade étrange mais plaisante. Il s’inclinait vers elle, le regard brûlant, dardait son index sur la table avec l’assurance d’un coq. Prétention et orgueil : tant de défauts qui lui semblaient, en ce moment, d’étranges qualités qui allait lui manquer alors qu’elle s’apprêtait à se lier à un Outreventois. L’amuserait-il autant, de ses excès et de son arrogance, lorsqu’ils seront tous deux à Alfaë? Et surtout, depuis quand Manaël l’Ardance l’amusait-il, précisément?

Accoudée contre son fauteuil, le menton toujours posé dans l’écrin que formait sa main, elle étudiait son protecteur d’un regard nouveau. Il avait ce même regard perçant qui la scrutait étrangement, cette même présence inconfortable, mais pour la première fois, Gabrielle lui trouvait des qualités autre que martiales. Il lui parlait de ses envies, de mystères attirants, et la princesse en vint à la conclusion que la chasteté imposée par ses fiançailles ne lui allaient pas. Elle se força à se rappeler Creska, reflet de l’âme de son mage. Manaël était dangereux, elle ne devait pas oublier de se méfier.

- Et vous me ferez part de vos découvertes, Manaël, si vous partez?

Il était difficile de la deviner, alors qu’un air espiègle illuminait son minois. Elle était sérieuse et bien désireuse d’en apprendre un peu plus, elle aussi, par le départ de son protecteur vers tous ces mystères. Joueuse, un peu, de savoir jusqu’où il désirait aller afin de pouvoir partir et suivre ses envies. Elle savait bien qu’on ne pouvait réellement lui refuser ce qu’elle demandait. Il pouvait lui mentir, toutefois, sur la nature de ce qu’il découvrirait là-bas. Peut-être devrait-elle en parler à Antonin? Lui aussi serait intrigué par tant de mystères et serait disposé à faire ressortir le vrai du faux.

- Je ne souhaitais pas amoindrir votre travail, mais simplement souligner mon incompréhension de l’Ordre et de leurs menaces. Je me sais entourée des meilleurs protecteurs. Antonin s’en est assuré. Je m’en suis assurée également.

Elle avait dérogé à sa posture si confortable afin de faire meilleure figure, aux yeux du Cibellan. Sagement adossée, les mains reposées avec délicatesse sur les accoudoirs, Gabrielle retrouva un air songeur bien loin de ce sourire espiègle qui creusait fossette à sa joue. Les menaces ne s’étaient pas renouvelées, et la mort de la Rose devait y contribuer. Elle continuait pourtant à rencontrer des Épines, à chercher une solution, à trouver un but dans les ruines que l’Ordre avait laissé derrière lui. Le temps lui manquait et ses obligations mondaines se multipliaient, à son grand malheur. Il lui fallait trouver le temps et l’énergie. Rencontrer la douce Alméïde, peut-être bien, ou encore la chevaucheuse Embrasée, toutes deux écrins. N’était-elle pas une Épine loyale et fidèle depuis plusieurs années? Et lui, l’Ardence, qui l’observait avec attention, encore incertain de savoir si ce voyage lui était accordé. D’un mouvement de la main, elle accompagna sa réponse.

- Soyez prudent et revenez-nous rapidement.

Il pouvait disposer, elle l’invitait même à le faire, d’un léger hochement de tête et d’un sourire poli et désormais bien songeur. Elle ne lui souhaitait aucun mal, malgré ses appréhensions à son endroit. Sentait-il qu’elle n’appréciait que trop peu l’avoir dans son ombre? Qu’elle se méfiait de lui et de ses regards?

- Manaël…? Êtes-vous heureux de votre place au Ru-d’Argent?




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Message Sujet: Re: Tu t'en vas   Tu t'en vas EmptyDim 22 Juil - 15:52

- Et vous me ferez part de vos découvertes, Manaël, si vous partez?

Était-ce un oui ? Était-ce l’approbation qu'il attendait de recevoir ? En tout cas, une chose était sûr, elle semblait partager sa curiosité et ses envies de savoir. Et d'un côté, pour une personne comme elle aux déplacements aussi surveillés et encadrés il ne pouvait que comprendre ce besoin. Aurait-il besoin de le lui cacher ? Si il rencontrait un membre de l'Ordre en personne... peut-être... peut-être pas... tant que sa sécurité n'avait rien à avoir la-dedans, il pourrait sans doute se garder cette information. Mais pour le reste... il lui dirait, sauf si il ne trouvait rien, s'il rentrait bredouille de tout, là il se contenterait de grogner face au mur. Et de confesser un regretté néant en Magie & Savoir.

« Oui, princesse, si tel est votre souhait, je me ferai un devoir de vous faire un compte rendu des plus formel. » Formel, pas fidèle, même s'il ne voyait pas pour quelle raison il lui faudrait mentir. Tant qu'il ne complotait pas dans son dos, c'était tout bon. Et pourquoi le ferait-il alors qu'il était bien engagé par le crème de la crème. Même en cet instant, s'il n'avait pas mentionné la lettre de l'Ordre, il ne lui avait pas menti au sujet de sa destination et de ce qui l'attendait : le Mystère pur et simple. Et la mention à Raël et à sa lettre était loin d'être mensongère. Sa lettre lui avait donné envie, grosse envie, mais que l'Ordre confirme l'attrait n'avait fait qu’accélérer les démarches pour un prochain départ. Un départ qu'il avait suggéré et qu'il avait demandé, qu'il espérait octroyé encore mais dont la réponse ne venait toujours pas.

Il ne fit qu'hocher gravement la tête, impudent peut-être mais content surtout, rassuré aussi qu'elle se sache mériter l'estime et l'importance de tous ses sujets. Il y avait des nobles qu'on protégeait par devoir sans accorder la moindre importance à leur nature – parfois bien cruelle. Ici, Gabrielle de la Volte et sa personnalité faisaient l'unanimité du ravissement des protecteurs et de tous les gens sous son domaine. On ne regretterait pas d'y laisser un bras, avait dit un dénommé Mathéo lors d'un repas au côté de quelques gardes. Et plusieurs autres, la majorité en fait, avaient vivement approuvé.

La pose de Gabrielle de la Volte s'était modifiée depuis le début de la discussion, elle paraissait davantage pleine d'importance et de suffisance que n'importe qui. Elle faisait briller dans sa posture toute la noblesse qu'elle avait dans le sang. Et le timbre de sa voix aussi pur et éclatant que le cristal lui ravit les oreilles en l'entendant poursuivre. Poursuivre sur un oui. Elle lui accordait ce déplacement et il en était tout en joie. Il cacha son large sourire, mais l'éclat de ses yeux indiquait bien qu'il était reconnaissant et fier d'avoir osé confier son envie, ses envies, ses intérêts.

« Soyez-en assurée, princesse. » Il serait bien vigilent et il reviendrait au plus vite. Espérant trouver précieux trésor qu'il ne trouverait pas, hélas. Mais porteur d'un pan de l'histoire qu'il mourrait alors  de raconter au plus grand nombre – sachant pourtant que cette histoire ferait le tour certainement bien vite. Sans un mot de sa part, traduisant ses gestes, l'homme se leva après un :

« Merci, je ne vous décevrai pas. » Et il ne voulait pas se décevoir lui-même ! Certainement pas.

La chaise grinça sur ses quatre pieds, se reculant un peu pour lui laisser de la place à sa position debout. S’apprêtant à la saluer avant son départ, une dernière question lui fut posé. Question qui le surpris assez puisqu'un léger blanc se fit. Gabrielle de la Volte. Se souciait véritablement de lui. Lui l'imposant et ses regards menaçants à qui voudrait approcher de trop près de la personne dont il se faisait l'ombre...

« Je le suis, princesse. » Et il ne trouva rien d'autre à lui dire. La surprise persistant et les mots lui manquant terriblement. C'était déjà tout un art de ne pas dévorer certain bout de mot en sa présence d'ailleurs, quel travail faisait-il sur lui-même. Elle sembla satisfaite ou plutôt contentée de sa réponse aussi ne reprit-il pas, ne reformula t-il pas et d'un salut carré prit congé. Il se ferait ombre plus tard à nouveau avant de s'éclipser en Outrevent dans les prochains jours à venir.


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