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 Duchesse et ses chatons

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Le Pavillon Noir
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Louis de Brunante
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Messages : 1179
J'ai : 33 ans
Je suis : pirate sur l'Audacia, père de trois enfants

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Philippe Jedidiah
Mes autres visages: Castiel • Octavius • Maelenn • Lionel • Matvei • Hermine
Message Sujet: Duchesse et ses chatons   Duchesse et ses chatons EmptyDim 6 Mai - 4:55


Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Louis de Brunante

Duchesse et ses chatons

Ou quand on doit avoir une entente avec une dame



• Date : Le 4 mars 1003.
• Météo (optionnel) : Il fait beau soleil, en ce jour de reprise de la mer.
• Statut du RP : Privé, solo.
• Résumé : Louis a une petite discussion avec Duchesse, à la fin de l'hivernage.
• Recensement :
Code:
• [b]4 mars 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3669-duchesse-et-ses-chatons]Duchesse et ses chatons[/url] - [i]Louis de Brunante[/i]
Louis a une petite discussion avec Duchesse, à la fin de l'hivernage.



Dialogues en steelblue
Vogue et vit sous le nom Éric Voile-Ardente



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Louis de Brunante
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Message Sujet: Re: Duchesse et ses chatons   Duchesse et ses chatons EmptyDim 6 Mai - 7:45

Ah, que la vivenef est belle, en ce jour de fin d’hivernage ! La reprise de la mer fait chanter tous les pirates et rire Rhéa, qui accueille à nouveau à son bord tous ses passagers. Quelques-uns en moins, quelques-uns en plus. Quelques nouveaux et plusieurs anciens. Ils ont regretté l’absence de Géralt, disparu sans laisser de traces il y a déjà un mois, mais impossible d’attendre un jour de plus. Le soleil brille fièrement au-dessus de Lorgol et le port pirate s’active de tous les côtés, alors que les navires au pavillon noir s’apprêtent à reprendre le large.

Laurent est à Lorgol, aujourd’hui. Venu récupérer son neveu, pour l’emporter à Brunante. Les deux sont sur le quai, à cet instant, et l’enfant babille quelques dernières paroles à Rhéa, sous les regards de son oncle et de son père, avant de partir pour toute la belle saison. Il a déjà fait ses adieux à ses cousins et cousines, avec moult promesses de leur écrire et même de venir les voir s’il en a la permission, et a couvert sa petite soeur de baisers. Impossible, cela dit, de quitter sans assister au départ de l’Audacia. Les deux frères se donnent une dernière étreinte, se promettant l’un et l’autre de donner des nouvelles. Il ne manque que les adieux à Aymeric, qui revient à la course dans les jambes de Louis. Celui-ci son fils dans ses bras et souffle bruyamment, comme si la chose était difficile : « Dis donc ! Y’en a un qu’a bien profité d’la cuisine de Touillette, cet hiver. Même pas vrai ! Je l’ai vu, te refiler du dessert deux fois plutôt qu’une, matelot. C’est qu’Ariane, elle est trop petite pour manger le sien, donc je le mange. Comme ça, on ne le jette pas, se défend l’enfant avec une logique merveilleuse, qui fait éclater son père de rire. Quel grand coeur ! Quelle bonté d’âme ! T’entends ça, mon frère ? Quel sens du sacrifice, à un si jeune âge ! » Il leur faut rire, pour oublier l’imminence du départ et de la séparation. Il leur faut blaguer, encore un peu. Savoir ce qu’il a raconté à Rhéa, ce qu’il fera ce printemps, s’il a hâte de revoir les princesses Rose et Bertille, s’il ira à Souffleciel. Un signe de la main d’Ilse, sur le pont, lui indique qu’il est temps de monter à bord. Un baiser sur le front du gamin, entre deux mèches sombres qui refusent toujours de se laisser coiffer. « Je t’aime, Aymeric. Sois sage avec ton oncle. Promis papa. Je t’aime aussi. » Après la promesse, les sanglots, et il faut encore quelques minutes pour que le pirate puisse donner Aymeric à Laurent, et monter à bord de la vivenef.

Le tourbillon des choses à faire l’emporte et il pense au dernier instant à se rendre au bastingage, au moment où le navire quitte le quai, afin de saluer son frère et son fils. Un dernier instant, des sourires qui se perdent dans le soleil.

Cela fait déjà quelques heures, qu’ils sont partis. Le soleil brille encore dans le ciel, bien qu’il ait amorcé sa course descendante, et que quelques couleurs parent déjà l’horizon. Le vent est bon, même si frais, et les pirates reprennent vite le rythme de la vie à bord. L’Audacia a été bien entretenue, pendant l’hivernage, et il reste seulement à attendre le premier abordage. Il a un peu le vague à l’âme, le Louis. Il ne saurait se séparer de la mer. Il en a déjà trop souffert, par le passé, et il sait que même pour une famille, même pour ses enfants, il ne pourrait pas s’en éloigner davantage. Ce sentiment doux-amer, à chaque nouvelle saison. Celui de la joie, mêlée à la tristesse des larmes de son fils.

Le maître au sabre l’envoie chercher un râtelier, afin de voir ce qu’il en est de l’adresse des nouveaux mousses avec les armes en main, en pleine mer. Un spectacle qui promet d’être divertissant pour quiconque sur le pont et que lui-même ne veut absolument pas rater. Il lui faut s’occuper, de toute façon, pour ne plus penser à Aymeric et à Ariane. Couchée au creux d’un rouleau de corde, une tache blanche et soyeuse roucoule en sa direction, afin d’attirer son attention. « Te voilà, ma belle. » Duchesse miaule affectueusement et étire le cou afin de tendre sa tête en direction de sa main, qui ensuite flatte et gratte soigneusement l’animal derrière les oreilles et au cou. Le poil y est encore épais et chaud, afin de protéger la chatte des mois d’hiver, si froids dans les terres du Nord, et s’accroche à ses doigts. « Tu ne rates jamais un départ, hein… ce ne serait pas pareil, sans toi. » La chatte se retourne et lui laisse caresser son ventre doux et mou, distendu par les nombreuses grossesses. Elle n’a pas été enceinte, cet hiver, mais Louis ne doute pas que maintenant que l’Audacia a repris sa course… ça ne tardera pas. Elle est peut-être même déjà enceinte, pour ce qu’il en sait, emportant avec elle un souvenir de Lorgol au creux de son ventre. D’ailleurs… cela lui fait penser que justement, il avait quelques mots à lui dire, à la Duchesse. Oui, vous avez bien lu : à Duchesse.

« Tu sais qu’Ilse a arrêté de prendre des potions. » Mystère que celui de ces potions féminines, dont il n’avait jamais entendu parler avant de fréquenter la pirate. Inutile de chercher à comprendre leur fonctionnement, ou ce qui les compose. Tant que ça rend sa blonde heureuse et que ça ne nuit pas à sa santé… il n’a rien à y redire. Même s’il avait quelque chose ! Il se ferait rabrouer aussi sec. Duchesse a un minuscule miaulement, qu’il identifie interrogateur. « J’te jure. Elle n’a pas pu résister à mon charme. Ça et à son kilt. On s’est dit que comme ça, elle pourrait accoucher pendant l’hivernage, au lieu d’pendant une canonnade. » Il s’accroupit tout à fait à côté du cordage, afin de mieux caresser le félin apprivoisé. La chatte s’extirpe du cordage et vient se frotter contre ses jambes et ses genoux, les oreilles remuant attentivement sous ses mots : « Aymeric a fait savoir à Rhéa qu’il aimerait beaucoup avoir une autre soeur, ou un p’tit frère. Et vu comme il y a de forts soupçons autour de la figure de proue et de ses capacités magiques… il est certain que la Rhéa ne manquera pas cette occasion d’agrandir son futur équipage d’un autre matelot. Louis prend la chatte entre ses mains et la lève au niveau de son visage, afin de pouvoir la regarder dans les yeux. Un miaulement intrigué, mais pas déplu, accueille son geste. L’expression du pirate se fait hautement sérieuse. Mais j’vais avoir besoin d’toi, ma belle. Dès le moment où ça arrive, j’veux qu’tu viennes me voir. Enfin, la voir, l’Ilse. Tu n’la lâches pas d’une patte. Éric ! Il arrive, c’râtelier, ou bien ? La voix impatiente du maître résonne, lointainement, et il lui faut crier pour répondre et être entendu : J’arrive ! » Pas le temps de discuter plus longuement. Il redépose Duchesse dans son rouleau de cordes et lui accorde quelques caresses finales, avant de se relever et de s’éloigner. « C’est notre secret. Pas un mot à Ilse. Je compte sur toi. »


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