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 Un bonheur dans l'inattendu

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Lionel de Rivepierre
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Message Sujet: Un bonheur dans l'inattendu   Un bonheur dans l'inattendu EmptyLun 7 Mai - 23:41


Livre III, Chapitre 3 • Les Échos du Passé
Géralt de Rives & Lionel de Rivepierre

Un bonheur dans l'inattendu

Vouzici



• Date : Le 20 janvier 1003.
• Météo (optionnel) : Douce. Puis neigeuse.
• Statut du RP : Privé.
• Résumé : Géralt passe, par pur hasard, dans le coin de Port-Liberté, où est Lionel, aussi par pur hasard, en ce moment. Vraiment, quel hasard qui réunit ces deux hommes le temps d'une marche sur la grève.
• Recensement :
Code:
• [b]20 janvier 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3671-un-bonheur-dans-l-inattendu]Un bonheur dans l'inattendu[/url] - [i]Géralt de Rives & Lionel de Rivepierre[/i]
Géralt passe, par pur hasard, dans le coin de Port-Liberté, où est Lionel, aussi par pur hasard, en ce moment. Vraiment, quel hasard qui réunit ces deux hommes le temps d'une marche sur la grève.




One side stone, one side fire.

Dialogues de Lionel en whitesmoke ◊ Dialogues de Braise en firebrick ◊ Dialogues de Harald en maroon

Un bonheur dans l'inattendu TitreLionel1
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Message Sujet: Re: Un bonheur dans l'inattendu   Un bonheur dans l'inattendu EmptyLun 7 Mai - 23:44

Ils ne s’attendaient pas, ni l’un, ni l’autre.

L’un est en visite en tant que capitaine et ami, l’autre comme beau-frère et médecin. Ils ont évoqué, chacun de leur côté, une visite à ces amis communs mentionnés à demi-mot dans leurs lettres, sans jamais se donner de réel rendez-vous non plus. Ce n’est comme s’ils étaient vraiment amis, ou comme s’ils espéraient vraiment se revoir, n’est-ce pas ?

Ils ne s’attendaient pas, mais ça a été avec une étrange joie que Lionel a accueilli la visite de Géralt à Port-Liberté, au manoir de Louison et Rackham.

Ils ont bien bu, la veille, le Rackham et lui, pour se consoler autant que pour fêter, et Lionel a la tête qui tape encore un peu. Sa forte constitution est bien mise à l’épreuve, en compagnie de ce diable d’Îlien, mais il ne regrette pas une seule goutte de l’alcool consommé. Seulement… il a décidé d’étirer son séjour jusqu’au matin du 21 janvier, histoire de revenir en Outrevent frais comme un jeune homme. Et le hasard, décidément, a profité de l’instant pour faire paraître Géralt à la capitale ansemarienne. Une surprise qu’il ne sait comment appréhender, alors qu’il n’est en rien concerné par celle-ci, et une fois les salutations d’usage passées… il s’est fort bravement réfugié dans la chambre prêtée par Rackham.

Le soleil a débuté sa course descendante dans le ciel et le ciel se moire de voiles rosés qui semblent onduler sous la douce brise de janvier. Le climat est agréable même en hiver, dans le duché des Océans, et l’air salin calme les sens irrités de Lionel. Pas de colère, ou d’agacement, simplement… de crainte, il suppose. Géralt est là en sa qualité de beau-frère de Rackham et de chirurgien supposé d’une des vivenefs de Bellancre, et ils n’ont rien à craindre que celui-ci soit identifié comme un ennemi ibéen. Ou pire : pirate. Il n’empêche que cette situation tissée de mensonges et de cachotteries est difficile à supporter pour l’honnête homme, qui hésite à soit se terrer dans sa chambre jusqu’à ce que le baron ait disparu, soit à le fuir tout à fait. Deux options qui ne sont pas très polies et qui contreviennent à son inexplicable envie de passer un peu de temps avec Géralt, afin d’approfondir les discussions qu’ils entretiennent à bâtons rompus dans leur correspondance. Ils n’ont pas eu de réel entretien depuis septembre. Depuis ce temps où il l’a vu si faible, si émotif, si sensible, l’ombre de lui-même.

Finalement, le Chevaucheur lui-même va chercher le chirurgien, à la chambre où il est installé, et lui propose avec une désinvolture affreusement fausse (qui se veut pourtant très sincère) : « M’accompagnerais-tu, Géralt, sur la grève ? Je n’ai que rarement l’occasion de m’y promener, en mon duché, et je compte bien profiter de la clémence d’Ansemer. » La mer est d’huile, ce soir, et lèche à peine le sable de la grève qu’ils peuvent apercevoir depuis le manoir. Ce serait criminel de s’enfermer… même si moins que de copiner avec un pirate.



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Message Sujet: Re: Un bonheur dans l'inattendu   Un bonheur dans l'inattendu EmptyJeu 28 Juin - 19:49

Après quelques jours passés avec Quitterie aux Deux-Ancres, te voilà installé dans l'une des chambres du manoir du couple, à Port-Liberté. C'est la première fois que tu mets les pieds ici, dans le duché qui a vu naître ta mère, et c'est déroutant. Surtout que tu es Ibéen, pirate de surcroît, et tu ne peux éradiquer l'infime crainte que cela ne vienne à se savoir. Il n'y a aucune raison pour que cela arrive, mais le Destin agit de manière bien trop surprenante, parfois.

Ta surprise n'a été que partielle lorsque tu t'es retrouvé nez à nez avec Lionel. Il t'avait soufflé qu'il serait en Ansemer sous peu, certes, mais tu ne t'attendais pas à ce que vous retrouviez dans la même ville, sous le même toit. Malgré cela, c'est avec un grand sourire que tu l'as salué. Après avoir échangé quelques politesses, vos chemins se sont séparés et tu es allé prendre possession de tes quartiers d'une nuit.

L'après-midi s'est déroulée tranquillement, Rackham seulement de retour dans la soirée. Tu t'es aventuré quelques fois hors de ta chambre, mais jamais longtemps. Tu as aussi hésité à aller frapper à la porte de Lionel. Longuement. Sans jamais trouvé le courage pour, étrangement. Avec n'importe qui, tu aurais suivi tes instincts. Cependant, Lionel avait, semble-t-il, le don de te faire réfléchir à des détails dont tu te fichais d'ordinaire ou que tu ne remarquais même pas. C'était bien trop troublant et tu avais préféré ne pas te pencher là-dessus. Tu avais déjà bien assez à faire avec l'image de l'homme te saluant plus tôt dans la journée qui ne quittait pas ta tête.

L'espoir que ton attraction pour lui se soit évanouie avec les mois t'a quitté sans mal, par contre.

Tu es présentement en train de fouiller dans ton sac quand des bruits contre la porte te font relever la tête. La silhouette de Lionel apparaît dans ton champ de vision et tu ne peux empêcher un sourire de naître sur tes lèvres. Allons bon. « M’accompagnerais-tu, Géralt, sur la grève ? Je n’ai que rarement l’occasion de m’y promener, en mon duché, et je compte bien profiter de la clémence d’Ansemer. » Ton sourire se fait plus léger, plus doux, alors que ton regard se reporte sur ce que tu es en train de faire. « Avec grand plaisir. Laisse-moi juste le temps de…, tu fais passer ton haut par-dessus ta tête, … de me changer. » Tu enfiles une chemise propre, que tu boutonnes rapidement, tout en continuant : « Je ne connais pas du tout les lieux, tu pourras même faire office de guide, si tu t'en sens d'humeur. » Tu lui jettes un coup d'œil, amusé, puis refermes ton sac de voyage et attrapes ta sacoche, celle qui ne te quitte jamais par habitude.

Tu as à peine fait un pas que la lourdeur du sac te surprend. Puis tu te souviens. Bon sang. Tu grognes doucement pour toi-même alors que tu déposes ta sacoche sur le lit et entreprends d'en sortir un petit Mirta édition de luxe, pas moins, et un pot de moutarde. Délicates attentions de ton 'admirateur' juste avant ton départ pour Ansemer.
Le rouge aux joues au vu des circonstances, tu râles doucement : « Foutus cadeaux... » Tu tentes de cacher ton embarras, mais tu doutes fortement de ta réussite. Tu laisses tomber les objets sur le lit sans plus de considération en leur jetant inconsciemment un regard accusateur, puis tu te tournes enfin vers Lionel. « Pardon, ahem. On peut y aller, maintenant. » Tu te racles la gorge en priant pour que l'embarras soit partagé et que le sujet ne soit pas soulevé. Jamais, même.



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Message Sujet: Re: Un bonheur dans l'inattendu   Un bonheur dans l'inattendu EmptyMer 18 Juil - 1:43

Dès sa proposition lancée, Lionel craint le refus. Rien ne lui dit que Géralt désire être en sa compagnie et étendre leur relation à autre chose que leur correspondance. Son sourire doux le rassure. Bêtement. Vraiment ? « Avec grand plaisir. Laisse-moi juste le temps de… (que fait-il torse nu ?) … de me changer. »

Il veut regarder ailleurs, il le jure. Par le nom de tous les dieux associés à la pudeur, la gêne, la timidité, le dissimulé et il ne sait quoi d’autre, il veut regarder ailleurs, mais il en est incapable. Ses yeux sombres vissés sur le corps svelte de l’Aubenacre (Orsang). Regard surpris de la soudaineté du geste et de cette aisance que lui n’a définitivement pas. Pas à cet instant. Pas avec lui. « Je ne connais pas du tout les lieux, tu pourras même faire office de guide, si tu t'en sens d'humeur. Je suis d’humeur, sois rassuré. Ma tête va bien mieux, à cette heure. » Une pointe amusée, une référence discrète aux festivités de la veille menées avec Rackham. Un désir, aussi, de lui dire qu’il est en effet d’humeur à être à ses côtés. Après tout, s’il ne l’était pas, il ne serait pas là, au pas de sa porte, à demander sa compagnie.

Le capitaine détaille rapidement la sacoche de Géralt, qu’il suppose remplie d’instruments, d’onguents et autres bandages. Comme s’ils allaient à la guerre, au lieu de marcher sur la grève ! Lionel veut lui suggérer de laisser son sac, en apparence lourd et encombrant, dans sa chambre, mais le chirurgien prend lui-même l’initiative de l’alléger de quelques effets. De nature personnelle, les effets. Très personnelle. « Foutus cadeaux... » Il veut regarder ailleurs, mais encore une fois, il en est incapable. Incapable de ne pas voir le pot de moutarde que Géralt laisse tomber sur le lit, mais surtout, l’épais volume à la riche couverture sur laquelle s’étale, en lettrines emplies de volutes, un titre plus que équivoque. Plus que connu, sur tout le continent et probablement même sur les îles alentours. Ses joues se parent du même rouge que celles du Belliférien et il soutient bien mal son regard, à ce dernier, lorsqu’il se retourne vers lui. « Pardon, ahem. On peut y aller, maintenant. Allons-y », toussote le Chevaucheur, qui mène le chemin jusqu’à l’extérieur du manoir sans se retourner.

Tout pour ne pas penser à ce livre maudit.
Maudits Cielsombrois.
N’est-ce pas en ce duché que Marianne d’Orsang voltige ?

L’air est doux, le ciel légèrement voilé de blanc, et la brise marine remplit leurs poumons du moment où ils sont hors du manoir. Sur la grève, qu’ils aperçoivent en contrebas des quelques étages de Port-Liberté qu’il leur reste à franchir pour être tout à fait au niveau de la mer, des enfants jouent et cherchent des coquillages, enfouis sous le sable à peine humide. « Est-ce ta première incursion en Ansemer, Géralt ? », demande-t-il avec une sincère curiosité, alors qu’ils empruntent les escaliers qui descendent tout le long de la ville. Bellifère est bien éloigné du duché des Océans, de ses moeurs libérées et de ses femmes frondeuses, après tout.



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Message Sujet: Re: Un bonheur dans l'inattendu   Un bonheur dans l'inattendu EmptyLun 24 Sep - 20:01

L'embarras semble mutuel et tu en es secrètement satisfait. Egoïstement satisfait, même. Au vu du caractère et des origines de Lionel, cela te donne l'assurance que le sujet ne sera définitivement pas abordé. Ce serait mentir que de dire que cela ne te soulage pas affreusement. Tu n'as pas pour habitude de te promener avec ce genre d'ouvrages et tu préfères ne pas avoir à offrir une justification bredouillante sur la raison de sa présence dans ton sac. Lionel ne se permettrait pas de se moquer ouvertement de toi, il est vrai, mais s'il venait à en parler à Rackham, tu sais que ton beau-frère se montrerait moins complaisant.

Tu suis donc l'homme en silence alors que vous traversez la demeure pour atteindre l'extérieur. Ton regard dessine les contours de sa silhouette avec un intérêt difficilement masqué, s'attardant un instant sur son dos. Tu fronces les sourcils et enfouis tes mains dans les poches de ton pantalon quand la pensée aussi vive que soudaine de tes doigts remontant lentement le long du centre de son dos envahit tes rétines. Ton regard va immédiatement fixer ses bottes, appui visuel bien moins dangereux qui te permettra en plus de prêter attention au chemin qu'empruntent tes pieds.

La vue qui s'offre à toi alors que vous vous éloignez du manoir fait naître un sourire ravi sur tes lèvres. Vous apercevez en contrebas les plages de Port-Liberté et tu ne peux être qu'émerveillé des paysages qui vous entourent. Tu as eu l'occasion de découvrir de nombreux endroits depuis que tu es devenu pirate, mais Port-Liberté n'est clairement pas en reste en terme d'éclat et de vie. La disposition de la ville est inédite pour toi, aussi, et tu te prends à penser que vivre en ces lieux ne doit clairement pas être désagréable. Tu comprends d'autant plus pourquoi Quitterie et Rackham se plaisent ici.

« Est-ce ta première incursion en Ansemer, Géralt ? » Les mots te font sursauter imperceptiblement. Tu n'avais pas oublié la présence du Chevaucheur, mais tu t'étais fait au silence confortable et serein. Tu en profites pour accélérer légèrement le pas pour pouvoir descendre les marches à ses côtés, non plus derrière lui. Alors que ton regard se fixe tour à tout sur ce qui vous entoure ou sur l'horizon, tu hoches la tête : « Ma première, oui. » Tu estimes inutile d'évoquer le festival de Mère Fortune durant lequel tu es, de toute façon, resté à bord. « Port-Liberté est très particulière, comme ville, mais, jusqu'à présent, je suis assez séduit par ce que j'y ai vu. » Un sourire en coin alors que tes yeux fixent un instant le visage de Lionel avant de retourner se perdre sur la plage. « C'est étrange aussi. » Tu marques une courte pause le temps d'organiser tes pensées et d'éviter une pierre qui gît en plein milieu du chemin. « Etrange de me dire que c'est dans ce duché que ma mère est née. » Tu fronces les sourcils sans le réaliser. « Qu'elle s'est peut-être trouvée ici il y a des dizaines d'années, quand elle était jeune, puis qu'elle s'est retrouvée de l'autre côté d'Arven. » Le froncement de tes sourcils s'accentue alors que tu réalises que tu ne fais pas réellement sens, que cela ne doit pas intéresser Lionel. « Pardonne-moi, la fatigue me rattrape, je me perds dans ce que je dis. »

Pour t'occuper les mains et faire passer ton embarras, tu saisis une lanière de cuir et t'attèles à attacher tes longs cheveux en chignon sur l'arrière de ton crâne. Cela t'évitera en plus que des mèches ne viennent fouetter ton visage à chaque coup de vent.



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Message Sujet: Re: Un bonheur dans l'inattendu   Un bonheur dans l'inattendu EmptyLun 10 Déc - 5:23

« Ma première, oui. » Il se demande combien de duchés l’homme a-t-il réellement eu la chance de visiter. Probablement bien moins que lui, dont les privilèges l’ont mené dans chacun des Huit-Duchés au moins une fois dans sa vie, alors que les relations entre l’empire de la Magie et celui du Savoir étaient moins… risquées.

« Port-Liberté est très particulière, comme ville, mais, jusqu'à présent, je suis assez séduit par ce que j'y ai vu. Très différente de Lorgol, c’est sûr », approuve le Chevaucheur sans voir le regard de l’homme, occupé à surveiller ses pas et leur chemin. Il ne peut savoir que ce qui le séduit n’est peut-être pas uniquement le calme littoral, la construction étagée de la ville comme nulle part ailleurs, ou même la population. « C'est étrange aussi. Étrange ? Il tourne la tête, curieux. Comme s’il pouvait lire la réponse sur les traits concentrés de Géralt. Etrange de me dire que c'est dans ce duché que ma mère est née. Qu'elle s'est peut-être trouvée ici il y a des dizaines d'années, quand elle était jeune, puis qu'elle s'est retrouvée de l'autre côté d'Arven. Aucune réponse ne peut être apportée, de sa part. Pardonne-moi, la fatigue me rattrape, je me perds dans ce que je dis. Inutile de t’excuser. Je vois en quoi tout ceci peut te paraître étrange. » Comme pour bien des choses, il ne peut pas le comprendre, mais il essaie. C’est mieux que rien du tout, suppose-t-il. De biais, il observe Géralt attacher ses longs cheveux, quelques reflets auburn s’y enflammant dans le coucher du soleil. Un regard long, pensif, sur les gestes si familiers pour déjà avoir été les siens. Sa main passe sur sa propre nuque, par réflexe. Un an, déjà, est-ce bien cela ? Ça lui semble si loin, affreusement loin. La mer de dunes, ses cadeaux à l’autel d’Amaté Chemsa et les cauchemars. La créature du lac et la mort, si proche, parfois.

Lionel chasse un désagréable frisson de quelques paroles résolues : « Peut-être la croiseras-tu sur un navire, un jour ou l’autre, Géralt. Les enfants d’Ansemer ne peuvent en être tenus loin bien longtemps, paraît-il. Et ceci fait venir en lui une autre pensée, à propos de la famille. Bien plus heureuse encore, en témoigne le sourire qui renaît peu à peu sur ses traits devenus bien involontairement sérieux, au souvenir d’Erebor. Sauras-tu garder un secret ? Le sourire jusque dans les yeux, alors qu'ils atteignent le bas des marches, leurs bottes dans le sable fin. Rackham et Louison ont décidé de me nommer parrain de leur enfant. »



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Message Sujet: Re: Un bonheur dans l'inattendu   Un bonheur dans l'inattendu EmptyDim 13 Jan - 2:00

« Inutile de t’excuser. Je vois en quoi tout ceci peut te paraître étrange. » Du coin de l'œil, tu jettes un regard à Lionel machinalement et constates qu'il fixe tes cheveux alors que tu termines de les nouer. Tu ne fais aucun commentaire ; tu te contentes de hocher la tête, satisfait de sa réponse. Tu ne vois pas quoi ajouter, peu sûr des pensées que tu entretiens à l'égard de la femme qui t'a mis au monde. Lionel ne semble pas en avoir terminé pourtant. « Peut-être la croiseras-tu sur un navire, un jour ou l’autre, Géralt. Les enfants d’Ansemer ne peuvent en être tenus loin bien longtemps, paraît-il. » Tu penches légèrement la tête sur le côté tout en considérant ses paroles. Il a raison. Ta mère était suffisamment âgée pour qu'Ansemer la marque de son identité. Est-elle revenue ici après s'être enfuie ? A-t-elle rallié Lorgol ? Tu doutes qu'elle soit revenue en Ibélène, dans tous les cas. Seul le Destin sait ce qui t'est réservé à ce propos. Tu offres donc une réponse vague à Lionel. « Tu as sans doute raison. » Un jour, peut-être.

Fort heureusement, Lionel dirige déjà la conversation ailleurs et la légère tension accumulée dans tes épaules s'évapore. « Sauras-tu garder un secret ? » Tu tournes la tête vers lui et son sourire t'éblouit presque l'espace d'un instant. Tu es faible : ton cœur bat un peu plus vite et tu souris à ton tour – tellement faible –, avant de souffler : « Bien sûr. » Tu vois la joie dans ses yeux et le calme qui forge l'ensemble de son corps. Tu aimes cette version de Lionel. Sûrement bien plus que toutes les autres. « Rackham et Louison ont décidé de me nommer parrain de leur enfant. » La surprise se peint sur les traits de ton visage instantanément. Tu hausses les sourcils et entrouvres légèrement la bouche avant de trouver tes mots. « Vraiment ? » Quitterie ne t'en a pas soufflé mot lors de tes quelques jours avec elle. Ce qui est logique, certes, puisqu'il s'agissait a priori d'un secret. La joie pour Lionel arrive l'instant d'après et ton bras passe instinctivement dans son dos pour lui offrir une étreinte de biais. Ta main exerce une pression sur son bras, ce qui le presse un instant contre flanc. Ton visage levé, orienté vers le sien, tu lui offres un sourire chaleureux dont la largeur égale probablement le sien. « Bravo, tu le mérites, Lionel. Tu as prouvé tellement de fois que l'on pouvait compter sur toi. » Tu as souvent entendu Quitterie ou Rackham parler de lui en des termes élogieux. Tu as toi-même pu voir et expérimenter la noblesse d'âme dont Lionel fait preuve dans sa vie. « Ils n'auraient pu faire un meilleur choix. » Ton sourire se fait plus affectueux. Tu es sincère. Tu sais que le Chevaucheur assurera ce rôle à la perfection et, que si malheur survient, ton neveu sera chéri comme il le mérite.

C'est à ce moment-là que tu réalises ton geste. Le rouge te monte aux joues et tu fronces imperceptiblement les sourcils. Ton corps se tend et tu brises l'étreinte rapidement. Tu t'écartes de lui en tentant d'avoir l'air naturel après avoir tapoté brièvement son bras. Tu ramènes le sien contre ton flanc, qui vibre encore de la chaleur de l'autre homme. Tu te racles la gorge en baissant un instant les yeux avant qu'ils se posent brièvement sur l'étendue de sable. Tu refuses cependant de t'excuser pour ta réaction instinctive. Alors, tu prends ton courage à deux mains et ton regard retrouve le visage de Lionel, un sourire encore aux lèvres, bien que plus léger. Et tu enchaînes pour changer de sujet courageusement – et tenter de dissiper ta gêne. « As-tu déjà réfléchi à un dieu ou à une déesse tutélaire pour lui – ou elle ? »



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Message Sujet: Re: Un bonheur dans l'inattendu   Un bonheur dans l'inattendu EmptyLun 14 Jan - 4:47

« Vraiment ? » Il ne sait pas comment prendre la surprise momentanée de Géralt. Comme ce qu’elle semble être réellement être, de la surprise, ou comme une légère insulte. Comme si le chirurgien ne pensait pas que lui pouvait être le parrain de l’enfant de sa soeur. D’ailleurs… peut-être est-ce cela, en fait ? Peut-être croyait-il être l’heureux élu ? Ou peut-être est-il simplement heureux pour toi ? Harald a tout bon, encore une fois, car il est impossible de confondre l’étreinte que lui donne l’homme comme une réaction froide, et encore moins le sourire qu’il lui offre, qui ne fait qu’agrandir le sien. Il ne lui vient même pas à l’esprit le tableau niais qu’ils doivent former, tous les deux ainsi accolés et souriants, bêtement heureux. Tout comme il ne lui vient même pas à l’esprit de se braquer contre ce contact physique inattendu, tant le bonheur qui le transporte depuis la veille est grand, et qu’il lui semble naturel, vrai, de le partager avec Géralt. « Bravo, tu le mérites, Lionel. Tu as prouvé tellement de fois que l'on pouvait compter sur toi. Ils n'auraient pu faire un meilleur choix. Merci », répond-t-il avec timidité, presque gêné de ces compliments mérités, Lionel, mérités. Il n’y a pas de fausse modestie, chez Lionel, mais il n’aime pas non plus les louanges. Même légitimes.

Uniquement quand Géralt brise l’étreinte réalise-t-il leur position précédente. Cette proximité qui habituellement le dérange pas, sauf avec ses proches, avec une poignée de personnes, hautement triées sur le volet. Ce que Géralt ne peut pas être : il peine même à le considérer comme un ami ! Une connaissance amicale, tout au plus, homme avec lequel il a partagé des choses grandes, graves et terribles, en toute honnêteté, et quelques lettres et opinions, sans plus. Pas un ami, surtout pas un proche.
Il doit encore être sous l’influence de l’alcool de la veille. Le rhum, oui, qui a encore une fois bon dos.
La rougeur de ses joues est revenue, furieuse, s’étendant jusqu’à son cou, accompagnée d’une chaleur diffuse là où subsiste le contact de l’Ibéen tout contre son bras, son flanc, son dos. Géralt ne s’excuse pas et le Chevaucheur refuse d’aborder le sujet, comme si en ignorant l’étreinte, celle-ci allait disparaître de leur mémoire, et son souvenir de son corps. « As-tu déjà réfléchi à un dieu ou à une déesse tutélaire pour lui – ou elle ? Je le sais seulement depuis hier, donc pas encore. Ils avaient de toute façon un peu trop bu pour réfléchir convenablement, alors se casser la tête avec un dieu tutélaire… même Lionel, champion pour trop réfléchir quand il ne doit pas, n’a pas risqué la chose. Probablement que j’aurai plusieurs idées, mais qu’il suffira d’un regard sur cet enfant pour que je sache laquelle est la bonne. Je prends volontiers les suggestions, si tu en as. » Un sourire amusé, presque blagueur. Comme s’il n’avait pas déjà tout le panthéon à réfléchir !

« Marianne et toi… Il s’interrompt. Il ne sait plus ce qu’il voulait dire. Leur demander s’ils veulent un enfant ? Probablement. Alors, Lionel bafouille, tente de rattraper le début maladroit d’une question dont il découvre que finalement, il ne veut pas la réponse. ... ça se passe, bien, pour l’instant ? Enfin, je sais que ça ne fait pas, pas très longtemps, depuis votre mariage, et, tout ça, et avec, les cadeaux, enfin, le cadeau, le livre, votre, votre Mirta, et, ce n’est pas, les enfants, ce n’est pas… sans doute pas votre priorité. » Inutile de lui demander ce qu’il voulait demander : lui-même ne le sait plus, tout comme il n’a de toute évidence eu aucun contrôle sur les mots sortis de sa bouche pendant ces gênantes et douloureuses secondes. Raccroché à l'image choquante du Mirta illustré de luxe, sans comprendre ce qui a ramené le scandaleux ouvrage à sa mémoire.



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Géralt d'Orsang
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Message Sujet: Re: Un bonheur dans l'inattendu   Un bonheur dans l'inattendu EmptyLun 14 Jan - 6:10

Fort heureusement, Lionel, béni soit-il, ne commente pas ton geste. Il semble aussi gêné que toi, ce qui, étrangement, t'apaise. En quelque sorte. S'il ne commente pas la rougeur qui a dû apparaître sur tes joues, tu ne commenteras donc pas celle apparue sur sa peau. Et tu ignoreras même cette légère pression dans ton ventre. Ce sentiment de légèreté qui te surprend autant qu'il te déstabilise. Tu ne sais de toute façon pas quoi en faire. A la place, tu préfères lui demander s'il a réfléchi à la tutelle qu'il attribuera au futur enfant. Bien plus sûr comme terrain. Lionel semble saisir la perche sans mal. Parfait.

Tu hoches la tête à sa réponse, ton attention pleinement rivée sur lui, ton inconscient, lui, occupé à faire attention au chemin que tes pieds empruntent. « Je prends volontiers les suggestions, si tu en as. » Tu relèves la tête vers lui, surpris, pour juger s'il est sérieux. Tu as l'impression que oui. Tu hoches donc à nouveau la tête alors qu'un sourire doux naît sur tes lèvres. « J'y réfléchirai. Je t'enverrai mes recommandations par courrier. » Tu plisses légèrement le nez et les lèvres pour empêcher ton sourire de s'agrandir de trop. La situation est presque surréelle, honnêtement, autant ne pas trop tenter la chance. Si cela fait sens…

Quelque chose d'humide semble se poser sur ton bras. Tu fronces les sourcils, mais, quand tu vérifies, rien ne s'y trouve. Tu n'as pas cependant pas le temps d'approfondir la réflexion car Lionel reprend la parole. « Marianne et toi… » Tu hausses un sourcil, surpris de la direction que prend la conversation soudainement. Il n'y a cependant pas de suite. Le Chevaucheur s'interrompt et tu attends. Tu attends et tu constates les changements qui s'opèrent dans sa posture. Un brin moins assurée. Une tension dans les quelques mouvements qu'il fait, sur son visage. Tu hausses légèrement les sourcils, te demandant ce qui peut le mettre dans tous ses états. Tu patientes, cependant, ton regard fixé sur lui par intermittence.

« ... ça se passe, bien, pour l’instant ? Enfin, je sais que ça ne fait pas, pas très longtemps, depuis votre mariage, et, tout ça… Tu écarquilles les yeux, si peu habitué à voir Lionel agir de la sorte, à voir Lionel bafouiller. … et avec, les cadeaux, enfin, le cadeau, le livre, votre, votre Mirta… Là, c'est à ton tour de sentir la gêne et la mortification t'envahir entièrement. … et, ce n’est pas, les enfants, ce n’est pas… sans doute pas votre priorité. » Tu ne sais plus où te mettre, sincèrement. Tu te sens presque trahi : Lionel n'était pas censé aborder ce sujet-là. Le Mirta aurait dû rester sur ton lit, dédaigné, oublié si possible, pas ramené dans la conversation. Pas associé à Marianne, grands dieux !

Tu te grattes le crâne un instant tout en tentant de retrouver un semblant de calme. « Je- » Tu t'éclaircis la gorge avant de jeter un coup d'œil à l'homme, qui n'a vraiment pas l'air bien. Etrangement, c'est ce qui t'aide à reprendre un peu le contrôle de ton émoi, voire de la situation. Tu t'arrêtes et attrapes délicatement son bras. « Lionel. Lionel, regarde-moi. Tu es encore rouge de la signification de ses paroles, mais tu prends sur toi. Je ne… Enfin, Marianne et moi, on ne... Tu expires brutalement dans un rire bref. Je suis aussi mal à l'aise que toi, si ça peut te rassurer. » Le rire qui suit est plus entier, même si toujours nerveux. Tu exerces une pression sur son bras pour lui montrer qu'il n'y a pas de souci.

Tu prends quelques secondes pour décider de la marche à suivre et tu sais immédiatement ce que tu veux lui répondre. Tu le sens dans tes tripes, là. Ce n'est peut-être pas la meilleure idée que tu aies eu ces derniers temps, mais elle te paraît adéquate. Juste. Evidente. Tu ne laisses donc pas l'angoisse te détourner de ton chemin. Non, à la place, tu exerces une nouvelle pression sur son bras, plus forte, plus longue, avant de récupérer le tien. Tu places directement les mains dans tes poches avant de te pencher légèrement vers lui. Un sourire malicieux se frayant un chemin sur tes lèvres, juste ce qu'il faut pour te persuader que tu n'es pas tendu, pour que ton corps reçoive l'information. « Sauras-tu garder un secret ? » Un écho de ses précédentes paroles pour tenter de le détendre et de le faire sourire. Tu attends son assentiment avant d'approcher un peu plus le haut de ton corps vers lui. « Le Mirta n'est pas pour Marianne et moi. Il n'est même pas proprement à moi. Tu secoues légèrement la tête pour approuver tes dires. Marianne et moi n'en avons pas besoin. Nous ne, comment dire ça joliment, nous ne… partageons pas le même lit. Tu hausses les sourcils pour l'encourager mentalement à te suivre. Ce n'est pas un mariage d'amour. Du moins, pas cet amour-là. Je compte la respecter, la chérir et construire un chemin commun avec elle, mais c'était aussi une manière d'empêcher qu'un lourdaud de Belliférien un peu trop vénal n'ait l'idée d'enlever une baronne un peu trop convoitée pour son propre bien. Un sourire apparaît sur tes lèvres alors que tu ressens un soulagement immense et une angoisse sourde à l'idée d'avoir fait cette confession à Lionel. Nous sommes libres de construire notre propre chemin, l'accord est tacite. » Tu hausses les épaules.



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Message Sujet: Re: Un bonheur dans l'inattendu   Un bonheur dans l'inattendu EmptyMar 15 Jan - 6:34

S’il était auparavant rouge, Lionel est désormais blême, avec uniquement deux taches rouges, brillantes, sur ses joues, comme celles de la fièvre. Regarder Géralt est au-dessus de ses forces et il envisage sérieusement de simplement rebrousser chemin et de retourner au manoir de Rackham, que dis-je ?, en Outrevent, et d’oublier tout ceci. La main de l’homme sur son bras le force à cesser de marcher. « Lionel. Lionel, regarde-moi. Un coup d’oeil en biais, si bref que Géralt pourrait l’avoir imaginé. Je ne… Enfin, Marianne et moi, on ne… Je suis aussi mal à l'aise que toi, si ça peut te rassurer. »

Ah non, qu’il se rassure, Géralt est certainement plus à l’aise que lui. Ce n’est pas une compétition. Si ça en était une, il la gagnerait, de toute façon.

Le Chevaucheur est toujours immobile, statue figée dans la gêne. Il croise ses bras sur son torse, dès que Géralt fait mine de vouloir le lâcher. Il ne partira pas en courant (pour l’instant), pas besoin de le retenir sur place. « Sauras-tu garder un secret ? » Il a un sourire, bien pâle à côté de celui enthousiaste et heureux qu’il arborait précédemment, mais tout de même un sourire. « Oui », qu’il chuinte pitoyablement, dans un murmure avalé par le bruit des vagues. Il hoche un peu la tête, pour faire bonne mesure, et être certain que le chirurgien ait compris. « Le Mirta n'est pas pour Marianne et moi. Il n'est même pas proprement à moi. Un sourcil haussé. Intrigué. Marianne et moi n'en avons pas besoin. (probablement parce qu’elle est basée en Sombreciel et qu’elle connaît toutes les décadentes astuces de cet ouvrage de malfrat) Nous ne, comment dire ça joliment, nous ne… partageons pas le même lit. ... oh. » C’est… une information inattendue, à laquelle il peut seulement émettre cette onomatopée surprise, d’abord sans suivre du tout où veut en venir le pirate. Lui qui imaginait déjà… déjà trop. Trop du torse nu de Géralt et du sourire fier de Marianne d’Orsang. « Ce n'est pas un mariage d'amour. Du moins, pas cet amour-là. Je compte la respecter, la chérir et construire un chemin commun avec elle, mais c'était aussi une manière d'empêcher qu'un lourdaud de Belliférien un peu trop vénal n'ait l'idée d'enlever une baronne un peu trop convoitée pour son propre bien. Ah. Nous sommes libres de construire notre propre chemin, l'accord est tacite. »

Il ponctuerait bien le discours d’un second oh, mais il est définitivement coi, cette fois, ne sachant trop que faire de toutes ces confidences. Lionel n’a rien à répondre, alors il recommence à marcher sur la grève. Les sourcils froncés, toujours, l’air profondément concentré. Tellement qu’il ne remarque pas les fins flocons blancs qui se déposent sur ses épaules et sur ses boucles sombres, éparses et discrets. « Je… vois. Lenteur et prudence, dans ce commentaire laconique. Il a retrouvé sa maîtrise, mais pas ses couleurs, et sa voix reste rauque. Tant mieux si ça vous convient. » C’est le plus diplomate qu’il peut dire, sans engager trop d’opinions contradictoires et de réflexions sérieuses. Il a voulu tenter sa chance aux sentiments, il y a très peu de temps de cela, le Lionel, et ça n’a rien donné de bon, au final, alors il peut comprendre cette idée d’un partenariat, d’un soutien, sans que l’amour romantique ait part dans tout cela. Il ne s’attendait toutefois pas à tant de franchise, de la part du chirurgien. Pas de façon si inattendue. De toute façon, que peut-il y faire ? Il est marié en Ibélène, selon des lois auxquelles il ne peut rien changer… et lui aussi a déjà voulu, jadis, sauver une femme respectée d’un mariage horrible.

« J’espère alors que ce n’est pas la prochaine lecture que tu comptais m’envoyer. » C’est affreux. Même lors de ses mensonges maladroits à Antonin, il n’a jamais dit quelque chose qui lui semble aussi épouvantable, aussi malaisant, et le rire qu’il accole à cette phrase est aussi nerveux que possible. Référence maladroite aux livres et journaux qu’ils se sont envoyés, au cours de leur correspondance, et dont certains passages sulfureux sont… peut-être un peu trop ancrés dans son esprit, désormais. « Et je crois que Rackham et Louison ont compris comment faire. » Nervosité complice, gauche et étrange, pour s’écarter du sujet non pas du Mirta, mais de ce mariage, vrai et faux à la fois, qui le met dans une position inconfortable émotionnellement, sans qu’il puisse mettre tout à fait le doigt sur les raisons de cet inconfort.



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Message Sujet: Re: Un bonheur dans l'inattendu   Un bonheur dans l'inattendu EmptyMer 16 Jan - 0:45

Le regard de Lionel s'est reporté sur la mer avant que tu ne termines tes paroles. Et c'est le silence qui accueille ta confession. Tu déglutis discrètement alors que ton regard, lui, ne quitte pas le visage de l'homme. Tu es incapable de lire ce qu'il se passe en lui. Il a l'air confus, mais ce pourrait être tout aussi bien autre chose. La peur se loge doucement dans ton ventre et ton pied va machinalement taper contre le sable. Cela ne fait qu'empirer quand il se détourne et recommence à marcher. Toi tu ne bouges pas, pétrifié.

Tu as fait une erreur, pas vrai ?

Un sentiment acide se loge dans ta gorge et tu tentes de le repousser en déglutissant plusieurs fois d'affilée. Tu essaies de penser à quelque chose pour délier la tension qui s'est installée dans tes épaules ; tu fouilles dans tes pensées mais tu ne trouves rien de convenable. Tes pieds, eux, ont déjà repris leur chemin et tu rattrapes Lionel après une légère accélération. Tu t'assures que la distance entre vos deux corps est raisonnable. Tu vois seulement ses sourcils froncés avant que ton regard ne se perde devant toi ou sur la mer qui a quelque peu perdu de son bleu de tout à l'heure. Tu pensais que cette confession, sans forcément être bien accueillie, serait comprise par Lionel. Après tout, c'est le lot de la noblesse, les mariages sans amour, non ? Ton regard trouve le sol instantanément et tu exhales un peu fébrilement.

« Je… vois. Tant mieux si ça vous convient. » Concis, net, bref. Bien. Bien… Tu fronces les sourcils alors que tu humidifies tes lèvres et les frottes l'une contre l'autre. Tu ne sais absolument pas quoi répondre. Tu as l'impression d'avoir à nouveau l'ancien Lionel à tes côtés et, franchement ? Tu détestes cette sensation. C'est comme si le fossé des débuts était de nouveau palpable. Tu n'as aucune idée de quoi faire pour arranger la situation et, en même temps, tu refuses de t'excuser pour un fait qui est vrai, assumé. Tu n'as rien à te reprocher. Alors tu gardes le silence et tu subis le nœud qui s'est formé dans tes tripes. Tu attends.

« J’espère alors que ce n’est pas la prochaine lecture que tu comptais m’envoyer. » Le choc dure un centième de seconde avant qu'un rire, sincère, soulagé, ne t'échappe. Vos yeux se croisent un bref instant quand il te jette un coup d'œil en coin. Et tu souris ensuite, bêtement heureux qu'il ait su diffuser la tension en un rien de temps. Avec un rappel de vos correspondances si osé pour lui. Tes yeux retournent sur le sable rapidement avant que ses nouvelles paroles ne les ramènent sur son visage. « Et je crois que Rackham et Louison ont compris comment faire. » Un autre rire, plus bref, mais non moins allègre, partagé. « Je n'aurais pas à leur envoyer à eux, pour sûr. » Un léger gloussement. « Sois rassuré, cependant, je te réserve des lectures bien moins crues. Bien plus sophistiquées et subtiles. » Tu tournes la tête vers lui, ton regard parcourant son visage alors que tu reprends. « Des lectures à ton image, donc. » Et tu détournes le regard, un sourire satisfait aux lèvres avant même qu'il ne croise le sien. Tu as retrouvé une partie de ton aplomb, Lionel a l'air moins en détresse. Tu sais que tu peux te le permettre.
Tout est pour le mieux, au final, Callia soit louée.

Quelque chose passe cependant dans ta vision et tu… tu jurerais qu'il s'agit d'un flocon de neige. Tu lèves les yeux au ciel et… en effet, d''autres tombent vers vous. Tu ouvres la bouche et tournes la tête vers Lionel. Ton regard accroche les mèches près de sa joue et les mots viennent à te manquer : il est encore plus beau que d'ordinaire, en cet instant, le blanc de la neige contrastant violemment avec la couleur de ses cheveux. Quelques flocons y sont déposés et finissent par fondre tranquillement.
Tu ne pourras sûrement jamais expliquer ton prochain geste, mais tu n'as pas la présence d'esprit de le retenir dans tous les cas. Ta main, traîtresse, échappe à ton contrôle et s'en va cueillir l'un des flocons sur une mèche. Flocon déjà plus grand que ses prédécesseurs. Tes yeux restent fixés sur la pulpe de tes doigts alors que tu le recules pour pouvoir le montrer à Lionel et que le flocon commence déjà à fondre avec la chaleur de ta peau.

L'air émerveillé, un sourire se formant sur ton visage, tu reportes ton attention sur le visage de l'homme. « Lionel, il neige. » Tu as sûrement l'air ridicule, mais tu ne le réalises pas. A la place, tu fronces les sourcils brièvement en penchant à peine la tête sur le côté. « Est-ce qu'il neige, en général, à Port-Liberté ? » Tu n'es plus sûr, tu aurais eu tendance à dire que non, mais ta connaissance des duchés et de leurs climats reste superficielle.



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Dernière édition par Géralt d'Orsang le Mer 16 Jan - 8:08, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Un bonheur dans l'inattendu   Un bonheur dans l'inattendu EmptyMer 16 Jan - 2:10

Le rire de Géralt fait descendre la tension, l’inconfort, qui s’est installé entre les deux hommes. Il suffit bien toujours d’un peu d’humour maladroit, pour détendre l’atmosphère. Lionel prend une grande bouffée d’air frais, comme s’il pouvait enfin respirer à nouveau, libéré d’un poids étrange dont il n’avait pas conscience avant cet instant, et il se permet même de joindre un peu de son rire aux gloussements amusés du pirate. « Je n'aurais pas à leur envoyer à eux, pour sûr. Sois rassuré, cependant, je te réserve des lectures bien moins crues. Bien plus sophistiquées et subtiles. Leurs regards se croisent à nouveau ; il se demande, une seconde, si le Belliférien se moque de lui, à cet instant. Des lectures à ton image, donc. »

Il ne sait pas, finalement, s’il se moque, mais cette réponse flatteuse lui met un doute. Soit il se moque, et il mérite donc une réplique narquoise, soit il est sincère… et il ne soit pas quoi dire, si c’est cela. « Surprends-moi, alors », finit-il par articuler, une audible note de défi dans sa voix grave. Si ce pirate peut effectivement trouver quelque chose de sophistiqué et subtil à lui faire lire, et non pas d’autres récits scandaleux il espère bien être le premier juge de cette prétention !

Au chant de la mer se mêle un silence soudain ; il attendait une réponse, à sa provocation taquine, une pique supplémentaire, afin de faire naître à nouveau les rires. Il tourne la tête pour dévisager le chirurgien, une expression un peu inquiète au visage. Celui-ci amène sa main vers son visage, que pour effleurer une mèche de ses cheveux et y cueillir… un flocon. Un flocon de neige, aussi simple qu’inattendu, aussi banal que surprenant. Lionel voit le flocon avec une acuité dérangeante, chacune de ses éphémères ramifications, et plus encore, derrière, le visage de Géralt. Ses yeux bleus émerveillés, son sourire d’enfant ravi, la neige qui s’amasse doucement sur ses mèches auburn et vient fondre sur ses lèvres. Lionel ne le trouve pas ridicule, loin de là, mais d’une soudaine, douloureuse beauté, tellement qu’il lui semble à nouveau perdre le souffle. Renversé par cette pensée, ce sentiment aigu et tranchant, qu’il ne peut absolument pas chasser. « Lionel, il neige. Est-ce qu'il neige, en général, à Port-Liberté ? Non. » Il n’a jamais vu neiger en Ansemer. Il ne s’est pas entendu répondre, absorbé par les traits du pirate. Sans non plus prendre garde à l’impulsion qui lui fait lever la main et prendre celle de l’homme dans la sienne, en serrer les doigts mouillés par les quelques flocons qui y ont fondu.
Sans prendre garde au silence qui s’étire, à leurs doigts mêlés, et de cette envie impérieuse, au centre de son coeur, dans son ventre, dans sa tête, dans sa gorge. Il revoit l’autre printemps, le regard de Liam et la sensation de ses lèvres chaudes, il revoit Gabrielle dans la chambre bleue, il revoit Géralt torse nu, dans sa chambre au manoir de Rackham et Louison, la lenteur de ses gestes lorsqu’il attache ses cheveux, l’humide de ses lèvres lorsqu’il les humecte nerveusement, sent à nouveau le calleux de ses doigts. Ses doigts dans les siens, leurs mains immobiles, autant que lui. Il a cessé de bouger, de respirer, subitement, submergé par la vague, comme il l’a été par les eaux noires d’Erebor et celles saumâtres de Lorgol, mais cette fois une vague tiède et confortable, qui l’enveloppe au lieu de le noyer.

Sa voix étrangère, lointaine, alors qu’il reprend sa main, son bras, son corps : « Veux-tu rentrer ? » Il n’a pas froid. Il brûle, lui semble-t-il, braises devenues brasier incandescent, en un instant. Il est calme, mais la brûlure devient soudainement effrayante, trop grande pour lui. Envie de s’enfuir. De rester. De pencher la tête, juste un peu, juste assez, et de céder à ce qui l’effraie. Un pas vers l’arrière. « Je n’ai pas froid, mais je ne voudrais pas que tu sois incommodé. » Automatisme. Gentilhomme attentionné. Il voulait profiter de la clémence d’Ansemer, prendre l’air pour se changer les idées… et il ne sait pas, en vérité, si elles ont changé, ou si elles sont toujours les mêmes.



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Message Sujet: Re: Un bonheur dans l'inattendu   Un bonheur dans l'inattendu EmptyJeu 17 Jan - 0:40

Ca réponse ne tarde pas. Non. Sa presque brusquerie te fait relever les yeux vers lui, surpris. Et tu frémis instantanément sous le regard qu'il porte sur toi. Tu ne comprends pas réellement ce qu'il se passe, mais tu es incapable de détourner les yeux ou de dire quoi que ce soit. L'intensité dans ses yeux. La tension soudaine dans l'air. Ton cœur se met à battre plus fort et… il cogne presque dans ta poitrine quand les doigts de Lionel finissent par glisser sur ta main, dans ta paume, jusqu'à s'entremêler aux tiens. Tu inspires brusquement, aussi discrètement que possible, alors que ton regard alterne entre le visage de Lionel et vos mains jointes. Une explosion de chaleur dans ton ventre, ta respiration qui s'emballe contre ton gré. Tu as l'impression que ta main brûle tout contre la sienne. Tes joues, elles, brûlent assurément.

Tu ressens une telle envie d'attraper l'autre homme par la nuque et de t'emparer de ses lèvres sans préavis. Tu dois te faire souffrance pour ne pas bouger, pour le laisser explorer l'envie qui semble le contrôler. Il n'a pas l'air plus composé que toi. Ses pupilles, dilatées, ne te quittent pas. Il semble ne pas respirer et tu n'es pas en meilleur état, comme s'il y avait un poids sur ta poitrine aussi délicieux qu'oppressant. Emotions et désir s'entrechoquent dans ton corps et tu ne sais clairement pas où donner de la tête. Tu as envie de demander pourquoi ?, mais plutôt mourir que d'être celui qui brisera l'enchantement.

Bordel, Lionel a pris ta main. Dans la sienne. Et il semble sur le point de te dévorer. Dans quel monde cela arrive-t-il ? Ces derniers mois, tu as fini par accepter que tu n'étais pas insensible aux charmes de l'Outreventois, mais de là envisager sérieusement que l'attraction puisse être…. mutuelle ? C'est une toute autre histoire. Pourtant, seul un aveugle ne pourrait voir le tourbillon d'émotions qui a pris possession de l'autre homme. Tu ne peux les définir, mais tu sais, tu sais qu'il n'y a aucune innocence là-dedans. Tu le sens et personne ne pourra te convaincre du contraire. Cette pensée accentue la chaleur dans ton ventre et tout ton corps vibre d'une énergie fébrile dont tu ne sais quoi faire.

Soudain, le contact disparaît.
Tu clignes de yeux, stupéfié, devant le brusque manque. La chaleur reste sur ta main, mais tout le reste de ton corps comprend le message, lui. Tu as l'impression de prendre une douche froide. Ta main s'abaisse d'elle-même alors que tu ne parviens à accrocher le regard de Lionel. Tu déglutis quand tu réalises qu'il estime peut-être avoir fait une erreur. Tu déglutis encore contre la boule dans ta gorge. Tu ne te sens pas bien d'un coup. « Veux-tu rentrer ? » Tu avales encore plus difficilement. Tes yeux dévient sur la gauche et se posent sur tout sauf sur l'homme face à toi. Tu restes silencieux, complètement perdu, et Lionel renchérit. « Je n’ai pas froid, mais je ne voudrais pas que tu sois incommodé. » Tu le dévisages, incrédule, alors qu'il étale ses bonnes manières comme si de rien n'était. Tu ne le lâches pas du regard et les secondes s'égrènent. Cela a au moins le don de t'aider à reprendre tes esprits rien qu'un peu.

« Non. » Le mot sonne mordant, même à tes oreilles, et ce n'était pas ton intention. Tu continues de manière plus mesurée, mais les émotions transparaissent encore dans ta voix. « Non, tu m'as promis une balade sur la berge, Lionel. Nous allons la faire. Et profiter de la vue, des vagues et de la neige. Je ne suis pas incommodé, rassure-toi. » Tu te redresses légèrement, tes épaules un peu plus carrées. Ta voix se fait plus douce malgré toi. « Tu peux regretter ton geste, c'est ton droit, mais ça ne nous empêchera pas de profiter de cet après-midi. J'apprécie ta compagnie, je ne pense pas me tromper en disant que c'est réciproque. » Tu hésites à lui laisser le temps de répondre, mais tes sentiments embrouillent le tout, alors tu prends les devants. Tu enfouis ton émoi tout au fond. Pour plus tard. Chaque chose en son temps. Tu refuses de friser la crise de nerfs en sa présence. « Alors oublions. Aïe. Les mots font mal à dire – tu te retiens de frotter le centre de ton torse sous la douleur invisible. Et allons-y. »

Tu n'attends pas avant de te remettre à marcher. Tu enfouis tes mains dans les poches de ton bas et tes pas sont tranquilles mais décidés. La ligne de ton dos est droite, tendue, mais tu refuses de lâcher prise. Non. Il n'aura qu'à fuir, s'il tient tant à partir, le courageux Chevaucheur. Tu te retournes tout de même après quelques instants pour t'assurer qu'il suit et hausses un sourcil de défi dans sa direction.

Quand il s'avance vers toi malgré tout, tu ne peux empêcher un léger sourire d'apparaître sur tes lèvres. Tu le caches bien vite en reprenant ta marche – pas besoin d'aggraver la situation –, mais impossible de maîtriser la satisfaction et l'impression de chaleur qui envahissent partiellement ton torse. Tu n'oublies pas les précédentes émotions, elles restent en partie logée dans ta gorge, mais tu dois admettre que la situation est délicate. Tu as vécu en Bellifère tant d'années que tu connais presque par cœur la majorité des raisonnements qui pourraient lui passer par la tête. Et encore, tu n'es né ni dans la noblesse, ni en Outrevent. Alors, pour l'instant, tu fais ton possible pour ne prendre que le positif. Il sera bien trop vite temps de revenir à la réalité.

Tu lèves le visage vers le ciel tacheté de blanc et laisses une certaine sérénité te remplir autant que possible. Un coup d’œil au profil de Lionel avant que tu ne rappelles ton cœur à l'ordre. Chaque chose en son temps : des changements surviendront si tel est votre destin.



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