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 Tel un vibrant hommage

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Adonis le Lys
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Message Sujet: Tel un vibrant hommage   Tel un vibrant hommage EmptyVen 1 Juin - 20:06


Livre III, Chapitre 4 • La Légion des Oubliés
Adonis le Lys & Eponine Aubenacre

Tel un vibrant hommage

Souvenirs douloureux



• Date : 1er avril 1003
• Météo (optionnel) : Ensoleillé
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Adonis est de retour à l'Académie depuis 15 jours. A cette occasion il décide de retourner là où Ortie a péri pour lui rendre un dernier hommage en déposant un Lys. Eponine le surprend alors qu'il aurait bien voulu rester seul.
• Recensement :
Code:
• [b]1er avril 1003[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3757-tel-un-vibrant-hommage#140380]Tel un vibrant hommage[/url] - [i]Adonis le Lys & Eponine Aubenacre[/i]
Adonis est de retour à l'Académie depuis 15 jours. A cette occasion il décide de retourner là où Ortie a péri pour lui rendre un dernier hommage en déposant un Lys. Eponine le surprend alors qu'il aurait bien voulu rester seul.



Dernière édition par Adonis le Lys le Ven 1 Juin - 20:07, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Tel un vibrant hommage   Tel un vibrant hommage EmptyVen 1 Juin - 20:06

Cela fait quelques semaines qu’Adonis est revenu à l’Académie. Il ne veut pas oublier mais il tente de faire avec cette plaie profonde qui habite son cœur. Il aimerait revenir en arrière mais il ne peut pas alors il avance. Le destin est cruel avec ses marionnettes et du haut de ses bientôt 15 ans il a bien l’intention de marquer, à sa manière, l’histoire qui se tisse entre les murs de l’Académie. Les relations qu’il avait avec Ortie étaient particulières : une fois sa meilleure amie, une fois son ennemie jurée, une autre fois sa moitié. Mais n’est-ce pas le rôle d’une sœur après tout ?

La seule chose qu’il regrette et avec laquelle il ne parvient pas à vivre pour l’instant malgré les paroles de ses parents et de son ami Tim, c’est ces paroles qu’il lui a adressées lors du jour des Anciens. Tous les soirs il s'endort en murmurant un « pardon » qui ne sera jamais entendu.

Aujourd’hui il fait beau sur l’Académie. Sur sa table de chevet la graine a poussé : un lys, cette fleur qu’elle avait dans les cheveux lorsqu’elle est morte. Il a décidé de la célébrer dans cette cour à cet endroit où elle a rendu son dernier souffle. Adonis n’y a pas remis les pieds depuis qu’il est revenu à l’Académie par peur, par dégoût mais aussi parce que ce n’était pas le moment. En ce 1er avril c'est calme à l’Académie, pas de cours aussi il ne sera pas dérangé, personne ne le surprendra c’est aussi bien.

Lorsqu’Adonis sort de sa chambre il a la plante entre les mains. Il entend quelques bruits au bout du couloir mais il connaît tous les passages pour échapper à la vigilance de ses camarades. Le jeune garçon qu’il est n’a pas honte de ce qu’il va faire, il veut simplement être seul pour rendre un dernier hommage à Ortie et pouvoir enfin passer à autre chose.

Il descend quelques escaliers et se colle dans un renfoncement pour échapper à un groupe d’autres étudiants. Sauvé ils ne l’ont pas vu. Il lui faut bien peu de temps pour rejoindre la cour. Cette porte qu’il a poussée lors du drame il pose sa main sur la chambranle, déglutissant avec peine. Il est seul avec son destin. La porte grince alors qu’il la tire. La brise qui vient caresser son visage le fait sourire. Sa tension est perceptible.

Sans un bruit il se rapproche de cet endroit où elle était allongée où le lys blanc était devenu rouge. Sans un mot il s’agenouille et dépose sa propre plante sur un coin de mur. Là où la vie s’est terminée une nouvelle commence. Il ne dit rien, regarde simplement. Aucune larme ne sort de ses yeux. Il a trop pleuré des semaines durant maintenant il doit regarder devant lui.

Adonis toutefois n’est pas absorbé au point de ne pas entendre la porte qui s’ouvre derrière lui. Il crispe ses mains sous la colère d’être surpris et d’une voix blanche sans appel il s’adresse à l’inconnu.

« Je présume que tu m’as suivi si tu te trouves là ? Laisses moi tranquille j’veux être seul » Des paroles cinglantes qui témoignent de sa volonté d’être seul juste une dernière fois avec ses souvenirs et son désespoir.













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Message Sujet: Re: Tel un vibrant hommage   Tel un vibrant hommage EmptyDim 5 Aoû - 23:38

Il fait beau. Le soleil brille et répand une chaleur plutôt agréable. Pas assez toutefois pour sortir les habits légers de l'été. Mais tu es bien décidée à profiter de cette douceur qui annonce peu à peu le printemps. Tu attrapes quelques livres. Certains pour réviser, d'autres pour t'entraîner à la lecture. Tu as fait de gros progrès mais tu butes encore sur certaines phrases. Tu continues donc de t'exercer à voix haute. Il te tarde de revoir Aubrée pour lui montrer tes progrès. Tu ne sais pas encore très bien où te diriger. Tu veux un endroit plutôt calme, à l'extérieur mais qui t'offrira quelques rayons aux caresses si douces. Tu croises quelques personnes que tu connais et les salue d'un geste de la main. Tu ne sais pas où est Lena sinon tu lui proposerais de se joindre à toi. Mais c'est vrai qu'elle parle beaucoup et que tu cherches un peu de calme. Parfois, tu repenses à chez toi. Chez toi en Bellifère. Le voisinage n'était certes pas agréable mais la lande est si belle. C'était comme un petit cocon. Seulement ta mère et toi. Malheureusement, il y avait ton grand-père et tes oncles. La vie n'était pas très douce. C'est dommage. Maintenant que tout le monde est mort – ou presque – peut-être y retourneras-tu un jour. Tu aimerais. Mais avant, tu dois devenir forte. Plus forte. Le mois d'avril commence juste et tu comptes maintenant les mois qui te séparent des vacances. Parce que cela voudra dire, si tout va bien, que dans quelques mois tu vas pouvoir commencer ta deuxième année. Chaque année te rapproche de ton but.

Tu t'arrêtes. Et voilà. Tu as encore erré, perdue dans tes pensées, et tu te retrouves tu ne sais même pas où. Tu prends un peu de temps pour repérer les lieux et frissonnent. C'est l'un des couloirs où tu évites de passer. L'un des couloirs où tu t'es retrouvée piégée par les chiens de la Chasse. Il est encore mal en point et une aura maléfique semble encore hanter le lieu. Est-ce vraiment le cas ou bien est-ce toujours un effet de ton imagination ? Tu ne sais pas et tu ne veux pas le découvrir. Tu fais demi-tour assez vite, accélérant le rythme de tes pas jusqu'à ce que tu aperçoives une silhouette s'approcher d'une porte et l'ouvrir, baignant le couloir d'une chaude lumière. Celle de l'extérieur. Tu accélères encore jusqu'à retenir la porte de tes doigts pour sortir. Ce que tu t'apprêtes à faire lorsque tu reconnais ladite personne. Adonis. Seul dans la couloir, tu le vois poser quelque chose prêt d'un mur et rester immobile, contemplant l'endroit. Tu te retrouves bien embêtée. Que faire ? Partir ? Ou aller le voir ? La première option te paraît la mieux, il a sûrement envie d'être seul et tu vas le gêner. Mais peut-être aussi a-t-il besoin de compagnie ? Un peu tiraillée, tu choisis finalement la première option mais tu n'as pas le temps de refermer la porte que déjà sa voix retentit et interrompt ton geste. Son ton est cinglant, froid et tu comprends aussitôt que tu ne dois pas te trouver ici. Tu rougis , prise sur le fait et embêtée.

-Pardon. Je... je suis entrée par hasard, promis je te suivais pas, je cherchais un coin pour lire et...

Et j'ai encore perdu une raison de me taire. N'importe quoi.

-Je te dérange pas plus. Désolée, couines-tu d'une petite voix, décidée à fermer cette porte.

Il n'a clairement pas envie d'être dérangé et c'est justement ce que tu fais. Tu te doutes que ce doit être au sujet d'Ortie. Sa sœur. L'amie de Tim. Vous avez tous perdu un être cher dans cette Chasse. Toi, c'est ton oncle Géralt. Jusqu'à son retour totalement miraculeux. Mais, pendant deux mois, tu l'as cru perdu à jamais et tu penses toujours que ton cœur ne s'en serait jamais remis. Alors tu comprends Adonis. Lui, il a perdu sa sœur pour toujours.
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Message Sujet: Re: Tel un vibrant hommage   Tel un vibrant hommage EmptyJeu 16 Aoû - 15:05

Il voulait être seul avec lui-même, seul avec ce sentiment profond de culpabilité que bon nombre de personnes s’est évertué à lui ôter sans succès. Pourtant désireux de s’en sortir et d’enchaîner, Il a fait en sorte que chacun croit qu’ils y étaient parvenu. Désormais, Il est toujours le même au fond de lui. Il sourit de nouveau, s’amuse mais il y a des instants plus durs que d’autres et celui-ci en fait partie.

Sa voix ferme et sèche aurait pu en troubler plus d’un et il semble bien que c’est le cas de la personne qui vient de lui répondre. Cette voix, il la reconnaît et c’est dans un soupir qu’il laisse retomber les épaules, soupirant longuement de la présence de la fille juste derrière lui. Pour une surprise, cela va sans dire elle aurait pu être plus désagréable :

« Epo, non tu ne me déranges pas je t’en prie approches » elle est si jeune mais abrite tellement de mystères ; cette écoutante est douée dans ce qu’elle entreprend malgré son jeune âge. Il ne l’a pas revue depuis ce fameux jour mais sa présence ici ne fait nul doute quant à cette volonté elle aussi de poursuivre ce qu’elle a débuté.

Il se relève le jeune mage et se retourne ; les yeux rougis il tente un sourire aussi vain soit-il. Passant la main dans ses cheveux il regarde Eponine et son regard terrifié de l’avoir dérangé.


« J’ai déposé un Lys pour Ortie, t’sais » une remarque étrange, bien sûr qu’elle le sait sinon elle ne serait pas ainsi contrite à lui faire face. Le regard d’Adonis est attiré par les livres qu’elle porte. A première vue il semblent aussi lourds qu’elle et spontanément il se rapproche d’Eponine lui prenant un des ouvrages il la questionne. Il ne veut pas la laisser plantée là sans agir, désireux d’aider et de protéger il poursuit ses questions inlassablement :

« Dis moi tu voulais t’installer où ? Ces livres sont bien trop gros pour toi je ne vais pas te laisser te faire mal » à son tour d’être mal à l’aise « Sauf si tu ne veux pas de ma compagnie je peux très bien porter ces trucs où tu veux et te laisser tranquille hein ».

Il a besoin le jeune mage de se sentir vivant ; la spontanéité d’Eponine lui manquait, sa fraicheur aussi, ce qu’il espère c’est qu’il ne va pas la mettre plus mal à l’aise qu’elle semble déjà l’être et pour l’instant cela s’annonce très mal enclenché. Un dernier regard en arrière effaçant rapidement son sourire pour  se souvenir de l’endroit où Ortie était allongée  dans un amas de sang. Le lis trône fièrement pour combien de temps ? Il ne sait pas mais au fond de lui-même il est un peu en paix avec lui-même, il lui a voué un dernier hommage.













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Message Sujet: Re: Tel un vibrant hommage   Tel un vibrant hommage EmptySam 15 Sep - 15:47

Si, clairement, tu le déranges mais il est trop poli pour vraiment te le dire. Une fois encore, te voilà au mauvais endroit au mauvais moment. Effectivement, le lieu est idéal pour se prêter à quelques révisions avant le repas du soir, mais il est déjà occupé. Et, au lieu de tourner les talons, tu es restée à observer Adonis offrir quelques instants de recueillement à feue sa sœur. Autant dire que tu n'as strictement rien à faire ici. Tu peux toujours te dissimuler derrière le fait que tu es arrivée ici par hasard – et cela est vrai – mais tu es bel et bien restée au lieu de faire demi-tour. Parce que tu as rapidement compris de quoi il retournait, tout au fond de toi. Tu connais assez Adonis pour savoir qu'il aimait profondément sa sœur et que cette dernière a tragiquement péri lors de la nuit la plus cauchemardesque de ton existence. Tu sais aussi combien Tim en a été affecté. Cette terrible nuit a laissé des cicatrices à tout le monde. Mais certaines sont plus dures à panser que d'autres. Doucement, donc, tu t'approches. Presque sur la pointe des pieds avec un grain d'embarras qui colore tes joues. Ce n'est pas de la timidité cette fois, mais de la gêne, saupoudrée d'une légère dose de culpabilité. Celle d'avoir espionné. Ses yeux rouges et sa tentative de sourire te font même monter les larmes aux yeux mais tu te refuses de pleurer. Tu es touchée par la détresse d'Adonis mais en rien tu te permettras de verser des larmes lorsque les siens sont aussi secs. Sa douleur est bien supérieure à la tienne. Tu dois apprendre à rester à ta place. Au lieu de ça, tu restes un moment à ses côtés, sans rien dire. Tu ne tentes même pas de lui prendre la main, tu ne veux pas qu'il croit que tu ressens de la pitié ou que tu le penses faible. Au fond, tu rêves de le prendre dans tes bras et de lui caresser les cheveux pour le réconforter. C'est ce que fait ta mère et ton oncle depuis que tu es toute petite. Tu hoches doucement la tête, contemplant le lys à l'endroit où elle a dû tomber. Puis la conversation change radicalement et tu mets un instant à te souvenir que si tu es venue ici, c'est avant tout pour étudier. Ton regard se pose sur tes livres et tu souris toi aussi, te détendant légèrement.

-Je peux les porter seule mais j'veux bien un peu d'aide,
merci beaucoup, acquiesces-tu.

À dire vrai, les livres sont lourds et tu ne craches pas sur un coup de main. Si ça peut t'éviter quelques douleurs et à lui, quelques souvenirs, autant qu'il t'aide. Tu lui tends donc une pile de livres avant de rétorquer avec ferveur :

-Mais non ! C'est moi qui doit te déranger ! Je suis désolée hein, mais en fait je pensais qu'il y avait personne et puis j'ai voulu partir mais tu m'as trouvé et du coup... mais je voulais réviser mais après tu vois...

Tu déballes tout ça d'une traite, t'emmêlant dans tes mots si bien que tu oublies un peu ce que tu voulais dire et finis par te taire, embarrassée.

-Enfin tu me déranges pas, voilà, conclus-tu en baissant la tête, ennuyée par la tournure de la conversation.

Tu contemples la petite cour du regard, prenant bien soin de ne pas trop t'attarder sur l'endroit où le lys sommeille paresseusement, puis désignes un coin plus loin. C'est là que tu vas habituellement. La pierre est un peu creuse sur le mur ce qui donne un certain confort lorsque tu t'y adosses. Un peu comme si des milliers d'étudiants l'ont façonné au fil des années. Il faut dire qu'il y a un léger rayon de soleil qui vient chatouiller agréablement le visage lorsque le beau temps est au rendez-vous.


-Ce sera parfait ici, déclares-tu en prenant les devants et t'avançant vers le lieu que tu as choisi. Tu... tu n'as pas de révisions toi ?

Il n'a peut-être pas besoin de réviser lui. Adonis est intelligent, il doit tout retenir des cours dès l'instant où il se termine.
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Message Sujet: Re: Tel un vibrant hommage   Tel un vibrant hommage EmptyLun 24 Sep - 21:15

Un peu de vie, un peu d’échange n’a jamais fait de mal personne encore moins à lui qui pleurait il y a encore quelques secondes sa sœur qui lui a été enlevée. L’arrivée impromptue d’Eponine est comme ce déclic nécessaire. Un instant il réalise que le premier qui a réussi à à lui remettre les idées en place était Tim. C’est bien surprenant et étrange que la seconde soit Eponine. Adonis sourit à cette remarque intérieure.

C’est spontanément et soulagé de se trouver utile à quelque chose qu’il  lui propose un peu d’aide pour porter ses livres. La jeune fille est si frêle que les ouvrages semblent au bas mot peser son poids. C’est totalement impensable qu’il la laisse ainsi. La galanterie devient peu à peu son credo.

Alors qu’ils font quelques pas, il remarque son trouble ; Adonis ne peut lui en vouloir. Elle aussi a connu l’horreur et elle est bien plus jeune. Cette détresse qu’il lit esquive la sienne au second plan comme si elle n’avait jamais existé. Est-ce ainsi qu’il se reconstruira en prenant simplement soin des autres et en oubliant ses propres malheurs ?  Ses parents lui ont par ailleurs enseigné : à force de prendre soin des autres ils te le rendront. Tôt ou tard le grain semé bon ou mauvais est récolté. Il est bien trop jeune encore pour en comprendre la signification.

Toutefois lors de son retour à l’Académie il a eu matière à réfléchir. Semer la méchanceté aura comme récolte des punitions, des ennemis partout à travers le monde, semer cette gentillesse et le soin des autres créera des alliés. Les deux attitudes ont leurs propres vices et il sait que certains ne l’aimeront jamais mais ce n’est pas son problème.

Les balbutiements d’Eponine le font sourire ; il la laisse expliquer, bredouiller et soupire. C’est un souffle discret mais traduisant sa lassitude plus que son exaspération. Il comprend mais il ne sait pas comment le dire alors il s’installe là où l’étudiante s’est assise. En tailleur son regard se perd sur les quelques feuilles qui courent. Le printemps peu à peu va refaire vivre les arbres, le temps va suivre son cours inexorablement.

La question de la jeune fille lui arrache un rire discret mais poli.

« Si mais j’suis pas venu réviser à la base j’avoue » tentant de se justifier bien malgré lui « Toute façon j’ai pris un sacré r’tard en revenant pas d’suite maintenant je passe des heures à la bibliothèque pour rattraper le temps perdu » il poursuit « Mais là j’avais besoin de prendre l’air avant de m’enfermer de nouveau ».

Il aime être dehors et profiter des rayons du soleil mais le jeune étudiant est facilement perturbable. Un oiseau, un bruit est susceptible de lui faire lever la tête et lui faire perdre le fil des idées présentes sous ses yeux. Puis il désigne les ouvrages de son amie « Les tiens parlent de quoi ? Si j’peux t’aider » quand bien même ce serait surprenant « Hésites pas » en la regardant cette fois-ci fixement mais doucement pour ne pas la brusquer « Toi c’est l’hiver c’est ça ? Tu sais déjà en quoi tu vas te spécialiser ? » Ramener le centre de la discussion sur les autres pour éviter de perdre pieds à nouveau, faire croire que tout va bien pour se le persuader soi-même, à force il va y arriver et finir par croire à sa propre illusion.













Adonis s'exprime en : #0000cc
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