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 Lidjä de Sylvamir

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Message Sujet: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 14:40

Sous le regard des dieux
Les Skjaldmös




Lidjä

de Sylvamir

ft. Elizabeth Olsen

« Telle est la foi des skjaldmös : d'une écarlate blancheur, telle la neige aspergée du sang de l'ennemi. »

Fascinée par les ours blancs du duché qui l'a vue naître, héros des contes qui ont bercé son enfance et celle de sa soeur à qui elle les racontait le soir avant de s'endormir, Lidjä ne manque jamais de peindre un ourson sur son bouclier. Une coutume des skjaldmös qu'elle apprécie particulièrement.




En bref

Âge : 29 ans
Date et lieu de naissance : 26 mars 974, à Sylvamir (Valkyrion)
Statut/profession : Skjaldmö, gardienne des élèves kyréens de l'Académie
Allégeance : Les skjaldmös, la famille impériale ibéenne, la couronne ducale kyréenne
Dieux tutélaires : Vigdis, Kern


On dit d'elle qu'elle est loyale, obéissante, appliquée et sérieuse dans tout ce qu'elle entreprend, et dévouée envers ses proches ou ceux qu'elle protège. Dévouée également envers les Skjaldmös, elle fait passer sa carrière avant tout et en délaisse son côté femme au profit de la guerrière, un point qu'elle cherchera à modifier dans l'avenir pour parvenir à un meilleur équilibre. Sa fierté la rend souvent orgueilleuse, intolérante et de mauvaise foi. Son cercle de proches pourra même dire qu'elle en devient parfois médisante. Très susceptible, elle prend trop les choses à coeur.  

Caractère


Derrière l'écran

Dans la vie, je m'appelle Aurore et j'ai 29 ans. Sur le Net, on m'appelle plutôt Lyulia. J'ai découvert le forum via Dekhaër et voici ce que j'en pense : C'est un un univers très complet où il est quasiment possible de tout jouer et donc de trouver son bonheur. Il a une communauté sérieuse, accueillante et adorable. .
 




Histoire

Prologue

Quelle famille complexe que celle au sein de laquelle la blonde Lidjä naquît. Nous étions bien loin de ces familles idéales où tout se passait dans le meilleur des mondes. De l’histoire de sa famille, elle a tout appris, ou presque, car c’est dans le savoir que l’on peut éviter de faire les mêmes erreurs à nouveau. En théorie du moins c’est que l’on pourrait espérer. Dans cette famille déchirée en deux trois siècles plus tôt, elle descend de la branche issue de Meljörn de Sylvamir. Cette famille divisée fut ressoudée par le mariage de deux cousins éloignés Sigvald et Svanhilde de Sylvamir. Sur le papier du moins, car si leur enfant, son cousin, Hiémain est devenu le détenteur légitime de la baronnie étant le dernier héritier mâle de la famille, peu sont ceux qui le voient d’un bon œil, estimant sa naissance comme étant le fruit d’inceste bien que de faible degré. Lidjä quant à elle, n’en pense aucun mal, au contraire et quand bien même elle n’aurait pas approuvé l’union, à ses yeux, les gens n'avaient pas à être jugés de par leur naissance, mais de par leurs actes et leurs dires uniquement.

Lidjä de Sylvamir 991y

Enfance

Le 29 mars 974, Lidjä fut le premier fruit de l’union du baron de Sylvamir Sigfried et de Anjä de Vigdir. On lui donna pour marraine sa tante maternelle Nadjä et pour déesse tutélaire Vigdis qu’elle gardera toute sa vie. A sa naissance, elle avait les yeux d’un doux gris et quelques cheveux blonds comme les blés. Avec le temps ses iris se sont teintés d’une légère nuance verte, douce et pâle comme l’olivine. Deux ans plus tard, le 3 février 976, ses parents lui donnèrent une petite sœur, Sonjä qu’elle aimera de tout son coeur. Déjà dès son plus jeune âge elle était animée par le besoin d’être là pour les siens et les protéger.

En 980, alors qu’elle avait à peine six ans, ses parents furent assassinés, empoisonnés par Sigred et Friedrich, de la branche de Ragnar. Sonjä, âgée d’à peine 4 ans, ne se souvient probablement pas de leur vie d’avant ce tragique événement mais Lidjä en garde quelques bons souvenirs remplis de joies et d’amour, en particulier de sa mère. Entre autres, elle se souvient encore de ces histoires que leur mère Anjä leur racontait le soir avant de s’endormir. Souvent, elles racontaient l’histoire d’un mignon petit ours blanc. Ces histoires, par la suite, l’ainée les raconteraient à sa cadette, perpétuant ce petit rituel du coucher. Aujourd’hui encore l’ours blanc est resté un symbole fort pour la blonde, celui-là même qu’elle a choisi comme emblème de son bouclier.

Une année durant, les deux soeurs orphelines vécurent chez leur tante Nadjä. Elles passaient leurs journées à jouer dans la neige à se fabriquer des forts, des bonhommes ou des oursons en neige. Rien de bien parfait, à cet âge, les sculptures de neige étaient très abstraites, mais elles s’amusaient comme des petites folles. Le soir venu, elles se rassemblaient autour de leur tante et se réchauffaient autour du feu crépitant dans la cheminée. Malgré la disparition de leurs parents dans leur vie, grâce à l’amour de leur tante et du lien fraternel fort qui les soudait, les deux petites finirent par combler partiellement le vide causé par leur absence et surmonter leur deuil.

Leur petite vie à trois ne dura que trop peu de temps, en effet, en 981, les soeurs durent être séparées. A son grand regret, Nadjä n’avait pas les moyens de les garder toutes les deux et Sonjä fut alors confiée à sa marraine, leur tante paternelle Solveig. Dès lors, Lidjä en fut très triste et perdu tout contact avec sa petite soeur adorée à cause de cette tante qui ne permettait plus à Sonjä de revoir son aînée.

Seule avec sa marraine, la jeune blonde commença à apprendre à suivre les préceptes et principes de l’ordre des skjaldmös. La chance d’avoir une valkyrie dans la famille lui ouvrait les portes de cet enseignement sacré et honorifique. Elle apprit notamment leurs légendes et celles de leur déesse tutélaire Vigdis. Ces vierges guerrières habitaient ses rêves et, en elle, grandit l’admiration qu’elle leur vouait. Lorsqu’elle jouait dans le jardin enneigé, elle empruntait le couvercle d’un tonneau et s’en servait comme bouclier pour imiter ses héroïnes sous le regard bienveillant de Nadjä.

A ses dix ans en 984
, son corps commençant tout doucement à se transformer, elle devint officiellement apprentie skjaldmö. L’élève sérieuse et appliquée mit toute son énergie et son attention dans l’assimilation des techniques, savoirs et savoir-faire que lui transmettait sa chère marraine. Ce cadre strict et disciplinaire lui permettait en outre de ne pas penser à ses parents décédés ou à sa petite soeur partie bien trop loin à son goût. Occupée par les entraînements rigoureux, elle n’avait plus le temps de se morfondre ni de ressasser ses peines. Au contraire, elles étaient la force motrice qui la poussait en avant. Si elle avait été bien trop jeune et ingénue pour pouvoir protéger ses parents, il n’était pas dit qu’il en serait de même pour sa petite soeur ou ses proches. Sa passion pour cet art et sa vocation de protectrice en faisait une élève particulièrement douée. A cette occasion elle reçut son premier bouclier en bois. Traditionnellement, les valkyries devaient peindre leur emblème elles-même sur ce dernier. En hommage à son animal préféré, héros des contes de son enfance, Lidjä décida de dessiner un ourson à la peinture blanche sur le sien, une habitude qu’elle garderait tout au long de sa vie. En prime, elle choisit comme arme secondaire l’épée. Elle trouvait en ce type d’arme plus de noblesses que pour le maniement d’un fléau d’armes par exemple, l’un lui semblant moins barbare que l’autre.

Lidjä de Sylvamir 991y

En avril 987, alors que l’on parlait de la mort de la princesse Ljära depuis quelques mois, Nadjä dû se rendre au palais ducal pour y servir la famille régnante et remplir son devoir de protection en tant que skjaldmö. La jeune Lidjä âgée de tout juste 13 ans fit partie de ses bagages bien sûr, la petite étant bien trop jeune encore pour rester seule. C’est à cette époque que la jeune fille fit la connaissance de la princesse Ljöta d’un an son aînée. Les deux blondes furent entraînées par Nadjä et ce fut au fil de ces cours sur l’art ancestral du combat qu’elles se lièrent peu à peu d’amitié. Afin de faire progresser leurs compétences, Nadjä les faisaient combattre l’une contre l’autre. Loin de faire naître une sorte de rivalité entre elles, cela renforça leurs liens par une forme d’admiration et l’envie de toujours dépasser ses limites.

Nadjä s’était juré de l'entraîner bien plus durement que toutes les autres, décidant qu’elle irait la pousser plus loin que toutes les recrues qu’elle avait eues sous sa coupe avant elle, jusqu’à ce qu’elle surpasse tous les autres y compris elle-même. Orpheline, elle devait être capable de se défendre pour survivre lorsque le jour viendrait où elle devrait combattre sur un champ de bataille. Lorsque sa jeune apprentie eut à peu près acquis les bases et techniques du combat au bouclier, elles passèrent au maniement de l’épée. Nadjä examinait chaque posture, chaque mouvement de son apprentie et les corrigeait inlassablement. Déjà à l’époque le domaine de Vigdir servait de camp d’entrainement pour les jeunes recrues skjaldmös et Lidjä progressait en se mesurant à ses soeurs d’armes.

L’année suivante, en janvier 988, celle qui était devenue sa meilleure amie, sa confidente, partit pour Lorgol afin d’y recevoir l’enseignement de précepteurs dans l’optique qu’elle devienne ambassadrice de Valkyrion, officiellement du moins… Heureusement, cette fois fut moins douloureuse que lors de sa séparation avec sa petite soeur Sonjä car elle savait qu’elle pourrait la revoir et surtout lui écrire autant qu’elle voulait, ce qu’elle ne manqua pas de faire de façon assidue. Lidjä, restée avec sa marraine à Svaljärd pour l’aider à poursuivre leur mission de protection de la famille ducale, n’avait plus sa camarade et était désormais seule à recevoir l'entraînement de Nadjä. De son côté, la jeune blonde se perfectionna au maniement de l’épée à une main, son arme de prédilection à l’instar de son amie skjaldmö, un de ces nombreux points communs qui les avaient rapprochées, et entama l’apprentissage du maniement de la hache d'armes. Son arme fut forgée de sorte qu'elle disposa d'un pic en amont de la lame qui permettait de poignarder un adversaire en un rien de temps ou encore d'immobiliser ce dernier en lui plantant la jambe ou le bras. Sa lame était si affûtée qu’elle pouvait trancher tout ce qui n’était pas métallique sur son passage. L’arme n’étant pas trop lourde était facilement utilisable par la skjaldmö et si elle était prise à deux mais, elle pouvait briser une porte ou une barricade sans soucis si elle le voulait, pas que ce soit l'utilisation qu'elle en aurait, mais cela faisait partie des capacités d'une telle arme. En outre, elle pouvait également être lancée.

Ce fut lors d’un après-midi ensoleillé de l'été 991 que la jeune blonde vint à bout pour la première fois de la meilleure des apprenties de sa marraine. Nadjä était restée à l’écart pour surveiller et évaluer les prouesses des deux guerrières, son visage était impassible, ses traits tirés lui donnaient un air sévère, concentrée sur les deux combattantes. Bouclier dans sa main gauche, épée dans la droite, Lidjä se servait du premier pour pousser et assommer son adversaire ou se protéger des coups, et de la seconde pour trancher dans le vif. Elle avait appris à sauter suffisamment haut pour esquiver les attaques trop basses. Appliquée et orgueilleuse, la blonde ne supportait pas l’échec et ne fut satisfaite que lorsqu’elle eût désarmé son adversaire et la tint en respect sous sa lame. Il ne restait plus qu’à Nadjä de prendre les armes et d’affronter sa petite protégée. Elles se positionnèrent face à face et commencèrent un échange de coups d’épée et de boucliers parés, l’instructrice n’hésitait pas à y mettre son grain de sel en lui assénant des coups de pied dans le ventre. À bout de souffle, la jeune fille cessa de riposter.

    - Encore ! S’écria Nadjä. Tu es plus forte que cela Lidjä. Allez.

Obéissante, la jeune fille reprit le combat de façon plus intense encore, se donnant du courage en poussant un cri rauque, allant même jusqu’à s’accroupir pour tenter de faire un croche pied à son mentor en lui balançant sa jambe dans les tibias. Rien qui n’ébranle la valkyrie aguerrie. Quelques coups d’épée et de boucliers plus tard, toujours souple sur ses appuis, ce fut en donnant un ultime coup de pied dans la main de Nadjä que la jeune apprentie réussit à la désarmer. Comme si elle s’attendait à ce que cela sonne la fin du combat, la jeune femme tourna la tête vers ses camarades, curieuse de voir ce qu’elles pensaient du combat. Nadjä profita de ce moment pour pousser violemment Lidjä de ses deux mains, cette dernière tomba, le postérieur dans la neige boueuse.

    - Ne baisse jamais ta garde !

La skjaldmö ramassa son arme, laissant Lidjä abasourdie de surprise.

    - Tu t’attends à ce qu’un combat soit loyal ? Dit-elle en tranchant l’air devant elle pour faire reculer la jeune blonde encore au sol. Un combat n’est jamais loyal !

Ses coups s’intensifièrent jusqu’à ce que Lidjä y mette un terme en attrapant son bouclier tombé un peu plus loin et en l’utilise comme bélier. A ce seul coup qu’elle porta, elle y mit toute la force qui lui restait, toute sa puissance et Nadjä fut projetée quelques pas plus loin. Sans doutes qu’elle récolterait quelques bleus de sa chute, mais surtout, un large sourire car la fin de ce duel marquait l’entrée de Lidjä comme officiellement skjaldmö et plus seulement une simple apprentie.

Lidjä de Sylvamir 991y

En septembre 991, un lundi, la jeune fille reçut un pli étrange alors qu’elle était en plein entraînement contre un mannequin de bois et de paille. D’ordinaire, ceux qu’elle recevait portaient un sceau reconnaissable, mais celui-ci elle ne l’avait encore jamais vu. Intriguée, elle posa son bouclier contre la cible factice et rangea son épée dans son fourreau. Des mains du messager elle prit précautionneusement l’enveloppe comme si elle craignait un maléfice ou une mauvaise nouvelle qui lui éclaterait à la figure. Rien de tel ne se produisit lorsqu’elle l’ouvrit bien sûr et ses prunelles cherchèrent en premier lieu à lire la signature de l’expéditeur. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle reconnut le nom de sa petite soeur. Quelques minutes à peine lui suffirent pour dévorer le contenu du message qui instantanément réveilla en elle son désir de revoir Sonjä. La jeune brune disait être entrée à l’Académie pour y étudier. N’ayant plus à subir la séparation imposée par leur tante Solveig, bien trop loin pour pouvoir les empêcher de se retrouver, Lidjä n’avait plus qu’à faire le second pas. Sourire sur le coin des lèvres, elle n’avait pas été aussi enjouée depuis bien longtemps. L’idée seule qu’elle reverrait bientôt celle qui partageait son sang la mettait de bonne humeur, ses iris d’olivine irradiaient d’espoir. Aussitôt elle courut dans tout le domaine pour trouver sa marraine et lui demander l’autorisation d’aller à Lorgol quelques mois pour pouvoir renouer avec cette soeur perdue si chère à son coeur. Et quitte à aller là-bas, elle en profiterait pour rendre visite à sa meilleure amie Ljöta qui devait avoir terminé ses études et tenait officiellement l’ambassade de Valkyrion. Le plan semblait parfait, il n’y avait plus qu’à le mettre à exécution.

La skjaldmö obtint l’autorisation tant attendue, accompagnée d’une mission en plus. Rien de bien compliqué, à Lorgol, elle devrait assurer la protection de la princesse Ljöta ce qui concordait tout à fait avec ses projets. On lui confia un cheval pour faire le voyage. La distance à parcourir était fort longue, mais la jeune fille n’avait pas les moyens de se payer un voyage, escortée par un voltigeur. Il lui fallut environ 53 jours pour faire le trajet de Svaljärd à Lorgol. À chaque auberge où elle s’arrêtait, elle prenait soin de sa monture ou l’échangeait contre une autre équivalente si le cheval était trop fatigué. Une fois arrivée, Lidjä s’installa dans la chambre de la Tour de Valkyrion qu’on lui attribua. Durant les quelques années qu’elle passa à Lorgol, la blonde se rapprocha de sa cadette et reprit ses anciennes habitudes d'entraînement au combat avec la princesse afin de compléter la formation de cette dernière.

En juin 998, à la fin des études de Sonjä, le duo fraternel retourna en  Valkyrion. La princesse pouvant parfaitement se défendre seule, Lidjä n’avait plus besoin d’assurer le poste de garde du corps qu’elle avait auprès d’elle. Installées à Svaljärd, de retour auprès de sa chère marraine Nadjä, elle prit sa suite dans la dispense d'entraînement aux jeunes recrues skjaldmös. Sa tante commençait à être trop âgée et était moins agile qu’avant ce qui l’entravait dans la dispense de son enseignement pratique. La vie à trois devint leur quotidien, un peu comme lorsqu’elles étaient toutes petites, à la mort de leurs parents, sauf qu’à présent elles ne passaient plus leur temps à jouer dans la neige. Préférant de loin l’art du bouclier et de l’épée, l'entraînement des apprenties valkyries convenait parfaitement à la jeune blonde qui laissait bien volontiers la paperasse et la gestion du domaine à sa tante maternelle.

Pendant le livre I : Année 1001

Lidjä vit une vie tranquille en Valkyrion depuis l'année 998 (voir ci-dessus).

Pendant le livre II : Année 1002

Tout se passait à merveille jusqu’en janvier 1002… A la fin du mois, la guerre avait éclaté entre les deux empires et la présence des skjaldmös sur le champ de bataille était requise pour protéger l’empire Ibéen et les Cielsombrois qui étaient dépassés par la puissance des mages de bataille du camp adverse.. Lidjä laissa en suspens la formation des recrues et sa petite soeur pour monter sur le front avec sa marraine et ses soeurs skjaldmö en griffon. Sa première guerre, ses premiers combats, elle en était toute émoustillée. La fière guerrière, de par sa longue expérience en tant que garde du corps et son poste d’instructrice skjaldmö en remplacement de Nadjä, fut nommée à la tête d’un escadron de ses soeurs.

Les combattantes d’élite installèrent leur campement à environ 500 kilomètres de l’ancien emplacement des frontières lagrano-cielsombroise, là où les combats étaient les plus rudes, là où les Cielsombrois avaient été repoussés. Aux yeux de Lidjä, les Lagrans n’avaient aucun mérite pour ses premières avancées conquérantes. Sombreciel était bien plus connu pour ses moeurs légères que pour ses combattants. D’ailleurs, les Cielsombrois avaient la réputation de rechigner fortement à prendre les armes même pour défendre leurs propres terres. Il était alors bien aisé d’imaginer comment les faës avaient pu repousser leurs soldats sous-entraînés. Arrivées en renfort début février, les valkyries étaient prêtes à faire montre de leur courage et de leur vaillance. Sur les boucliers des filles de Vigdis resplendissait l’emblème personnel que chacune avait peint personnellement. L’heure de rejoindre la bataille était venue. L’escadron de Lidjä combattit avec grande efficacité durant tout le mois de mars. Elle-même brillait par la maîtrise incroyablement précise de ses mouvements, fruit de son entraînement acharné et perpétuel depuis sa plus tendre enfance. Leur aide fut comme une grande bouffée d’oxygène pour les Cielsombrois.

Lidjä de Sylvamir 991y

La Mort de Nadjä.

Comme chaque matin de mars depuis qu’elle était sur le front, la blonde valkyrie commençait par se rafraîchir le visage avec un peu d’eau, une carafe pleine en terre cuite ayant été préparée la veille à cet effet, et laissée près de sa couche sous sa tente. Sans ménagement, elle brossa sa longue chevelure pâle et l’attacha en une queue de cheval haute. C’était là la coiffure qu’elle portait la plus grande majorité du temps. Son visage pâle était ainsi dégagé, ordinairement mis en valeur par ses boucles d’oreille en bois en forme d’acanthe. Depuis qu’elle était ici, à la frontière lagrano-cielsombroise, ses pendants favoris avaient été remplacés par de simples anneaux plus petits, ainsi elle risquait moins de se les faire arracher durant un combat. Habillée, elle l’était presque déjà. Prévoyante, elle ne quittait pas sa tenue de combat, hormis les pièces d'armures, pour dormir au cas où il faudrait faire face à un danger imminent ou à un espion infiltré qui viendrait tenter de la tuer dans son sommeil qu’elle avait suffisamment léger pour se réveiller au bon moment. Allant fouiller sous son oreiller, elle récupéra la dague fine qui y reposait la nuit en prévention et la glissa dans sa botte droite. Quelques minutes plus tard, debout, couverture repliée sur sa paillasse, son épée avait retrouvé sa place contre sa hanche gauche et sa hache pendait à sa ceinture de cuir brun de l’autre côté. Sortant de sa tente, elle huma l’air ambiant avec plaisir. Tout autour les brumes matinales enveloppaient leur baraquement et les pins de la forêt sombre où il était provisoirement implanté. Sombreciel n’avait pas cette neige qu’elle aimait tant, mais la skjaldmö devait reconnaître que l’épais brouillard avait un petit quelque chose de fascinant et de mystérieux qu’elle aimait beaucoup. Tendant la main, elle tentait vainement d’en attraper des amas de gouttelettes microscopiques, appréciant la sensation fraîche et humide qu’elle laissait sur sa peau diaphane. Il faisait bien plus chaud ici qu’en Valkyrion ce qui la dispensait de devoir porter sa cape en peau d’ours, un avantage qui lui permettait d’avoir une entrave en moins dans ses mouvements.

Comme tous les matins, elle rejoignit ses soeurs pour se restaurer. Verre d’eau chaude encore fumante en main dans sa timbale métallique, elle balaya l’assemblée des skjaldmös d’un regard fier. Depuis qu’elles étaient arrivées, les lagrans ne faisaient que reculer, s’inclinant face à leur dextérité. Lorsque ses prunelles d’olivine s’arrêtèrent sur sa marraine, un pli soucieux apparu sur son front. Nadjä n’était déjà plus en mesure d’enseigner aux jeunes recrues lorsqu’elle l’avait rejointe au domaine de Vigdir, alors ici, où les combats étaient réellement dangereux et mortels, elle s’inquiétait. Sa tante semblait un peu plus fatiguée chaque jour. En passant derrière elle alors qu’elle était assise avec les autres, main posée sur son épaule, elle se baissa à sa hauteur pour lui murmurer : “soit prudente aujourd’hui…” Nadjä lui avait lancé un regard réprobateur comme si elle cherchait à lui signifier qu’à son âge, elle avait suffisamment d’expérience pour ne pas se faire avoir comme une débutante. Ce n’était pas pour rien que l'entraînement débutait dès les premiers sangs chez les skjaldmös. Néanmoins, d’ordinaire confiante, Lidjä avait un mauvais pressentiment qui lui nouait l’estomac et les cernes violacés sous les yeux de sa tante n’y étaient pas étrangers. Comme si le destin avait voulu lui donner raison, ce jour-là fut le théâtre d’une véritable tragédie pour la vierge guerrière. Nadjä était l’une des meilleures malgré son âge et sa fatigue. Bien qu’elle se démenât comme une furie contre les mages de bataille, elle fut gravement touchée en s’interposant entre une attaque magique et sa protégée.

    - Non ! S’écria Lidjä.

Elle courut vers sa marraine, et se laissa tomber à genoux à ses côtés et passa un bras sous ses épaules pour la redresser.

    - Non… Non… Nadjä… Nadjä…

Sa voix s’était comme éteinte, brisée, et n’était plus qu’un murmure. Sa tante adorée dans ses bras se vidait peu à peu de son sang et la jeune fille était complètement désemparée face à son impuissance en cet instant. Elle avait déjà perdu ses parents et son mentor était devenue comme une mère pour elle. La voir s’éteindre dans ses bras lui déchirait le coeur. Tout doucement elle la relâcha et la laissa s’allonger sur le sol.

    - Hey… Non…- Lidjä.

La mourante posa sa main sur l’épaule de sa nièce qui ne voulait pas voir la réalité en face, et la regarda dans les yeux.

    - J’ten supplie nan…- Le moment est venu.- Non !- Tu… Tu dois…- Quoi ? Quoi Nadjä ?

La blonde tenait le visage de sa tante entre ses mains, attentive aux dernières paroles qu’elle pourrait lui confier. A ses grimaces, elle voyait sans mal la douleur physique qui était la sienne.

    - Va Lidjä.- Aller où ?- Poursuit la destinée des skjaldmös, transmets ton savoir, soit forte !

La vierge guerrière rendit son dernier souffle et la jeune femme ne cessa de répéter “non” en boucle jusqu’à ce que ses soeurs qui s’étaient débarrassées des mages les rejoignent. Ce fut un cri de détresse qui s’échappa d’entre ses lèvre pâle et le chagrin l’envahit.

Une lettre fut envoyée à Sonjä après les funérailles de Nadjä. Un échange très bref où les deux soeurs de sang tombèrent d’accord pour céder leur domaine tombé en déshérence à la couronne de Valkyrion car ni l’une ni l’autre ne se sentait la vocation d'une maîtresse de maison. De plus, pour Lidjä qui avait vécu le décès de sa tante de ses propres yeux, retourner dans ce domaine où elle avait tant de souvenirs d’elle lui était trop douloureux.

Lidjä de Sylvamir 991y

Juin à août 1002

Toujours en Sombreciel, mais de nouveau sur la ligne de front, le quotidien qui était le sien avant qu’elle n’eut été envoyée dans cette fausse réalité reprit son cours. Trois mois durant, elle combattit pour Ibélène et les Cielsombrois aux côtés de ses soeurs skjaldmös. C’était presque comme si elle n’était jamais partie. L’épisode du mois précédent avait été éprouvant émotionnellement, mais physiquement reposant et elle en était ressortie avec une grande vitalité qui l’aida à tenir bon car trois mois de bataille ininterrompue c’était fort long. Les journées d’été étaient longues et elle tentait de chasser de son esprit son fils et son époux. Si l’un n'existait pas puisqu’elle n’avait jamais connu d’amourette ni d’amant et donc était tout ce qu’il y a de plus vierge, l’autre peut-être existait bel et bien aussi dans cette réalité et tant qu’elle était là, dans son duché, elle avait peut-être une chance de le croiser, à moins qu’il ne soit déjà mort, là sur le front, ou avant pour toute autre raison… Les mages furent saisis d’un étrange mal qui les rendit malades. Une aubaine que les Ibéens saisirent pour commencer à reconquérir leurs terres. Occupée par la guerre, Lidjä ne put pas se rendre à la la grande fête de Lughnasadh à Svaljärd contrairement à son amie Ljöta. Une occasion manquée de la voir qui la rendait triste, mais qu’elle s’évertuerait de rattraper plus tard.

Lidjä de Sylvamir 991y

La rentrée des classes approchait et la couronne kyréenne avait un tout nouveau dessein pour elle. A l’occasion de la rentrée scolaire à l’Académie en septembre 1002, elle devrait rejoindre Lorgol où les étudiantes kyréennes se voyaient offrir la possibilité de suivre l'entraînement rigoureux afin de devenir skjaldmö si elles en avaient une dans leur lignée, en harmonie avec leur cursus d’érudites. Grâce à son rang militaire d’officier de Valkyrion, la jeune femme y fut envoyée par griffon, un trajet pénible et peu confortable mais qui avait le mérite d’être bien plus rapide que par monture terrestre. Durant toute une année donc, la skjaldmö entraînerait les étudiantes qui rempliraient les conditions sinequanones avec l’aide occasionnelle de Ljöta d’Evalkyr. Depuis ce jour Lidjä réside dans une chambre de la Tour de Valkyrion. La jeune femme n’était pas autorisée à apporter d’arme blanche dans l’enceinte de l’Académie, mais elle portait toujours dans son dos son bouclier. A l’intérieur les étudiantes kyréennes avaient seulement des cours théoriques sur les principes et légendes, les cours pratiques quant à eux avaient lieu au centre d'entraînement de Valkyrion à Lorgol.

Le 27 novembre 1002, une journée portes ouverte pour les anciens élèves a lieu à l’Académie. En ces temps encore troublés par la guerre, en tant que professeur et protectrice de ses élèves kyréens, Lidjä était présente. Heureusement en ce jour qui se voulait festif, tout le monde faisait des efforts pour poser une trêve tacite. Elle ne fit pas partie du repas, mais elle passait son temps à patrouiller dans les couloirs. Mais tout ne se passa pas aussi bien que prévu, une armée de banshees débarqua et elle fit partie des combattants présents pour aider les élèves à fuir. Ainsi la Chasse Sauvage était libérée. Ces êtres l'effrayaient. C’était une chose de combattre des hommes, c'en était une autre de combattre des créatures semblant venir d'outre-tombe. Etant depuis toujours de l’avis de rendre aux habitants d’Arven le bénéfice de leurs héritages du passé, elle n’eut cure de la fin de la Rose  Écarlate. Cependant, elle préférait rester en dehors de ces intrigues c’est pourquoi elle ne s’engagea jamais activement dans l’Ordre du Jugement malgré les invites de Ljöta. Grâce à son bouclier protecteur, lors des combats défensifs, Lidjä fut l’une des rares professeur à s’en sortir simplement recouverte d'égratignures à force d’esquives répétées et de coups de boucliers donnés aux moments où les banshees se solidifiaient. Les dégâts à l’académie étant trop important, les Kyréennes non blessées furent invitées à poursuivre leur apprentissage uniquement au centre d'entraînement à Lorgol le temps que les parties détruites de l’Académie soient rénovées.

TRAME ALTERNÉE (Intrigue 2.3 La Roue Brisée du 1er avril au 31 mai 1002)

Lidjä ne s’éveilla que début mai dans la trame altérée. Son réveil fut un grand choc. Lorsqu’elle ouvrit les yeux, elle n’était plus dans sa tente sur le campement des skjaldmös. Sa couche était cent fois plus douillette, les draps doux et délicats dégageaient une senteur délicate de coquelicot. Pour l’heure elle ne voyait pas grand-chose dans ce grand lit aux baldaquins tirés de toutes parts. La jeune femme tira vivement sur celui le plus proche d’elle. Ne comprenant pas ce qu’elle faisait ici, il fallait absolument qu’elle sache où elle se trouvait. La lumière du jour éclaira aussitôt les draps pourpres sous lesquels elle était encore allongée. Encore, mais pas pour très longtemps, outre la teinte des draps, ce fut aussi l’homme qui était allongé à ses côtés que les rayons du soleil lui dévoilèrent. La blonde ouvrit des yeux grands comme des soucoupes et se mit à paniquer. Mais comment ? Comment par Vigdis s’était-elle retrouvée dans une telle situation ? Bien sûr en fouillant sous oreiller elle ne trouva pas le poignard qu’elle déposait toujours à cet endroit lorsqu’elle se couchait d’ordinaire, et pour couronner le tout, elle était nue comme un ver. Le rouge lui monta aux joues, tandis que faisant place à l’incompréhension, la colère lui montait à la tête. Qui que soit cet inconnu, elle le tuerait pour avoir osé poser la main sur elle. Le quidam commença à se réveiller, bougeant à côté d’elle. Ne supportant pas un instant de plus l’idée de lui être physiquement proche, elle se leva précipitamment et s’enroula dans le drap de coton. Sa tête tournait dans tous les sens à la fois à la recherche de ce qui pourrait s’apparenter à une arme, et pour essayer de comprendre comment elle avait atterri là et pourquoi. Tout ce qu’elle avait trouvé à prendre comme arme de substitution fut une statuette en fer scellée à un socle en marbre. Peu conventionnel, mais qui saurait être assez efficace.

    - Mon amour ? Tout va bien ?

Lili croisa le regard de l’inconnu. Aucune menace ne semblait se dégager de lui, seulement de l’inquiétude. Puis elle tiqua. Que venait-il de dire ? C’était à elle qu’il s’adressait ? Un coup d’oeil circulaire à la pièce suffit pour lui faire comprendre que oui ce devait-être le cas puisqu’ils étaient seuls.

    - Je… Comment m’avez vous appelée ? Qu… Qui êtes vous ?

L’inconnu sembla pâlir à l’entendre.

    - Si c’est un jeu, ce n’est pas drôle… Lili… Je suis ton mari.

La jeune femme secoua vigoureusement la tête, c’était impossible.

    - Non ! Jamais ! D’abord je ne vous permets pas de m’appeler Lili ! Ni aucun surnom stupide qui vous viendrait à l’esprit ! Je suis une skjaldmö ! Je n’ai rien à faire ici ! Vous m’avez enlevée !

L’homme semblait effaré de la voir ainsi réagir. Il soupira et secoua la tête. De toute évidence, tenter de la raisonner ne mènerait à rien. Alertée par ses éclats de voix, une servante frappa à la porte et il la fit entrer. Face à ses accusations, il ne semblait pas savoir comment réagir et ça l’arrangeait bien, ça lui laissait plus de temps pour réfléchir. La servante entra et s’inclina.

    - Mon sire, ma dame.

Elle se figea lorsqu’elle prit conscience de la scène. Son maître s’était levé et s’habillait à la va-vite, sa maîtresse avait une posture menaçante avec son arme-statuette.

    - Que… Que… Que se passe-t-il ? Bonté divine ! Ma dame vous allez blesser quelqu’un avec ça. Venez que j’vous habille !

Lidjä regardait alternativement son soit disant époux et la servante. L’un semblait se demander comment elle allait réagir avec cette nouvelle venue dans l’équation, l’autre agissait comme si de rien n’était cherchant une robe dans la penderie. Pensait-il vraiment qu’elle jouait un jeu et qu’elle l’arrêterait aussitôt qu’ils ne seraient plus seuls ? Il l’espérait car la Lidjä farouche qu’il avait devant lui n’était pas celle qu’il connaissait. Quant à elle, elle restait pantoise devant ce petit manège qu’ils semblaient avoir manigancé tous deux. Lui faire croire qu’elle avait simplement oublié sa vie réelle voire même qu’elle était devenue folle c’était assez ingénieux, mais elle arriverait à s’enfuir… Peut être qu’en jouant leur jeu à eux ? Nan ! Jamais elle ne se laisserait toucher par lui ! Qui savait ce qu’il avait bien pu lui faire déjà ? Elle en avait la nausée rien que d’y penser. Mais fuir tout de suite serait compliqué. Il fallait qu’elle s’habille, qu’elle se mette quelque chose sur le dos. Tout doucement elle s’approcha de la servante, gardant son kidnappeur à l’oeil et sa statuette à portée de main. D’un geste, sans ajouter un mot de plus, elle désigna la robe la plus simple qu’elle aperçut, celle en lin marron.
Entre temps son ravisseur avait disparu, sortit donner des ordres. Si elle voulait s’enfuir, elle devait faire vite. Robe enfilée, lacée sur ses flancs, elle courut jusqu’à la fenêtre qu’elle ouvrit en grand et se pencha en avant pour observer les alentours. Cela ne ressemblait pas du tout à Valkyrion, aucune neige à l’horizon, plutôt à Sombreciel avec ses forêts de pins, ses lacs majestueux et sa brume envoûtante. Mais que faisait-elle aussi loin de l’endroit où il lui semblait s’être endormie la veille ? Laissant de côté ses interrogations sur le comment et le pourquoi, elle regarda le sol. Si elle sautait à cette hauteur, elle se casserait une jambe ou pire. La blonde n’avait plus qu’à sortir de la chambre et dévaler les escaliers en direction de ce qu’elle présumait être la sortie. Mais des gardes virent l’arrêter dans sa course, chacun la tenant fermement par un bras. Elle avait beau se tortiller dans tous les sens, ils ne lâchaient pas prise. La statuette, elle avait oublié la statuette dans sa précipitation c’était malin... Au bas des escalier, son dit-époux attendait et elle lui lança un regard noir.

    - Lâchez-moi ! Libérez-moi ! Vous n’avez pas le droit de me retenir ! Je veux partir ! Maintenant !

Il secoua la tête désespéré.

    - Lidjä… Ma chérie, que t’arrive t’il ? Tu me fais peur…

L’un et l’autre se heurtait à la même incompréhension et dans une ultime tentative de lui faire entendre raison, il fit signe qu’on apportât quelque chose, ou plutôt quelqu’un… Une servante, pas la même que celle de la chambre, arriva avec un enfançon dans les bras. Lidjä plissa les yeux à sa vue, il devait avoir dans les trois ou quatre ans et tendait vers elle ses petits bras. Il s’agitait et semblait particulièrement heureux de la voir s’écriant « maman » à qui voulait l’entendre.

    - Te souviens-tu de notre fils ? Ton-fils ?

Lili pouvait lire la peine dans les yeux noisette de son époux, mais elle ne pouvait y croire, ce n’était pas possible ce n’était pas sa vie…

    - Ce n’est pas mon fils ! Je ne suis pas sa mère ! C’est un cauchemar… Oui voilà juste un mauvais rêve… Je vais me réveiller… Il suffit que je me pince assez fort…

Se débattant toujours elle tenta d’approcher sa main de son visage pour pouvoir se mordre elle-même. L’homme n’avait plus le choix, de toute évidence, la folie avait emporté son épouse et l’avait emmurée dans un délire. Il fit signe à la servante d’emporter l’enfant et ce dernier se mit à pleurer, ne comprenant pas ce qu’il se passait et surtout pas pourquoi sa mère ne le câlinais pas comme à son habitude. La jeune femme fut enfermée, mise aux fers pour sa propre sécurité face à ses envies d’auto-mutilation. Des jours durant elle resta là enfermée, chaque jour son époux venait à elle, lui demandant si elle avait recouvré la mémoire, pas celle qu’elle semblait s’être inventée, mais la vraie, celle de sa réalité à lui. Mais Lidjä n’en démordait pas de sa version et lorsqu’il était là, elle passait son temps à médire sur le fait qu’il l’avait enlevée et enfermée. Plusieurs fois elle fit semblant de se prendre à son jeu pour tenter de s’enfuir, poussée par l’intuition qu’elle devait absolument se rendre à l’Académie, mais l’homme était prudent et la faisait rattraper à chaque fois. A présent, afin de vérifier si elle mentait ou non, il avait trouvé la parade infaillible…

    - Qui suis-je ?- Mon époux.- Quel est mon nom ?- …

Son silence était éloquent. Il voulait tout dire. Alors elle changea de stratégie. Cela faisait des jours et des jours, peut être même des semaines qu’elle était là, alors la théorie du rêve était improbable. Quant à la théorie de l’enlèvement, elle ne savait plus qu’en penser. Celui qui se disait son époux était là chaque jour, présent à ses côtés. Malgré les chaînes qui la retenaient, il la traitait comme une princesse, toujours doux et attentionné avec elle. Il affichait un air constamment éteint, comme s’il était brisé à l’intérieur par sa faute et elle le voyait serrer les dents à chaque fois qu’elle le repoussait lorsqu’il tentait de l’approcher. Lidjä n’était pas un monstre sans coeur. Sa peine semblait bien réelle et elle voulait croire qu’il y avait un fond de vérité dans ce qu’il disait.

    - Et si… Je vous racontais ma version ? Mon histoire ?

Pour la première fois depuis des jours, elle ne lui criait pas dessus ou n’était pas dans un coin de sa cellule à ruminer faisant vœux de silence. C’était un faible progrès, mais il était prêt à prendre tout ce qu’elle lui proposerait pour avancer. Il l’écouta attentivement, sans jamais l’interrompre puis lorsqu’elle eut terminé, il décida à son tour de raconter sa propre réalité. Lidjä ne l’avait pas épargné en détails et il semblait la croire, elle n’aurait pas pu inventer tout cela, si ? Il commença avec l’histoire d’Arven, de cette Trêve qui n’avait jamais été signée, et de la guerre qui avait été embrasée par l’ordre du Jugement et qui perdurait depuis mille ans. Pour étayer ses dires, il lui avait même apporté des livres d’histoire. Puis il lui avait raconté sa propre histoire, ainsi elle su que dans cette réalité sa marraine était morte très jeune et ne lui avait donc jamais transmis son savoir et sa passion pour les valkyries, qu’elle avait été recueillie avec Sonjä par leur tante paternelle et que cette dernière s’était débarrassée de l’aînée en la donnant en mariage à qui voudrait. Lidjä ayant hérité de Vigdir, sa noble condition avait intéressé le père de son actuel époux qui avait proposé son fils à la Sylvamir. Les deux jeunes gens n’avaient pas eu leur mot à dire dans cette histoire, mais ils avaient fini par apprendre à se connaître, à s’apprécier puis à s’aimer. C’était un peu difficile à croire pour la jeune femme mais elle commençait à penser que ce monde n’était pas le sien, que pour une obscure raison, elle avait été envoyée ici. Cette vie n’était pas la sienne et elle n’arriverait pas à s’y faire. Comment pourrait être rester là paisiblement, alors qu’au dehors la guerre faisait rage et qu’elle avait l’âme d’une combattante ? Elle n’était pas une lâche, sa place était en première ligne. Cela ressemblait à du suicide. Si personne n’avait pu amener la paix en mille ans, qu’y pourrait elle ? Rien à part apporter sa petite pierre à l’édifice. A moins que la solution ne soit à l’Académie ? Elle avait encore et toujours cette intuition qui résidait au fond d’elle, encore fallait-il qu’elle puisse partir. Mais c’était impossible. Son époux avait deviné ses intentions et peut être par égoïsme, il ne souhaitait pas la libérer simplement parce qu’il ne voulait pas la perdre. Lidjä devrait se résigner à vivre captive jusqu’à ce qu’elle meure, que lui meure ou qu’elle retourne dans sa réalité. En attendant…

    - Je peux le voir ?

Son époux sourit pour la première fois depuis qu’elle l’avait rencontré. Elle n’avait pas besoin de s’expliquer plus pour qu’il comprenne de qui elle voulait parler. On lui fit apporter son fils et le petit se réfugia aussitôt dans les bras de celle qu’il considérait comme étant sa mère. Si ça ce n’était pas une preuve… L’enfant s’appelait Raphaël et était adorable. Sa présence éveilla en elle un côté maternel qu’elle ne se soupçonnait pas et pourtant… Elle l’était déjà un peu envers sa sœur, protectrice, dans cette vie et toutes les autres.

Ainsi, Lidjä s’était éveillée le 2 mai 1022 dans la trame alternée, lorsqu’elle revint à la trame réelle le premier juin 1002, elle se souvenait de tout. Son fils lui manquerait, même cet époux qui avait décidé de ne jamais lui révéler son nom et qu’elle commençait à apprécier.

Pendant le livre III : Année 1003

Le 29 mars 1003, elle assista au couronnement d'Octave d'Ibélène, à Ibelin, un moment important qu’elle ne pouvait pas manquer. Elle se sentit désemparée lorsqu’il fut tué, rageant de n’avoir pu être suffisamment proche de l’empereur pour pouvoir empêcher ce crime. Sa colère laissa place à l’incrédulité lorsqu’il fut ressuscité quelques heures plus tard. C’était assez incompréhensible, elle suivrait attentivement la suite des événements pour voir si l’Octave revenu d’entre les morts était bien le même ou s’il avait changé. Quoiqu’il en soit, elle avait prêté allégeance à la couronne de Valkyrion, alors si son duc le suivait, elle le suivait aussi.

Lidjä de Sylvamir 991y

Juin 1003 sonne comme la fin de l’année scolaire et Lidjä se voit libérée quelques jours pour les vacances. Le 3 de ce mois, elle assiste au mariage de Matvei de Hvergelmir et de Ljöta d'Evalkyr. La veille elle fait la connaissance du Marquis de Croquelune, sculpteur venu pour réaliser une statue de Mélusine de Sylvamir. Elle prend plaisir à revoir des connaissances et sa famille.

Le 16 juin 1003, elle est appelée à Ibelin pour venir vérifier que l'instruction des apprenties sous le commandement de Solveig se passe bien. En remplacement d'une de ses consoeurs, elle accompagne la princesse Sixtine dans une sortie à cheval durant laquelle elles sont piégées par la pluie.

Par la suite, elle retourne à Lorgol. A la rentrée de Septembre, elle est heureuse d'accueillir sa soeur, nouvelle enseignante de l'Académie. L'Ombre bienveillante est d'autant plus ravie de sa présence car elle peut ainsi veiller sur elle chaque jour, notamment lorsque suite à des suspicions d'une potentielle attaque, l'Académie est évacuée le 27 octobre 1003.




Questions


Les dieux majeurs ont visiblement déserté le Panthéon. Es-tu croyant ? Qu'est-ce que cette disparition implique pour toi ?
• Je suis très croyante et je voue un profond culte et respect pour Vigdis notamment car elle est mon modèle, mon inspiration et à mes yeux l'exemple à suivre, tant que j'ai pris pour armes les mêmes que les siennes. Sa disparition et celle des autres m'inquiète grandement. Nous étions déjà désemparés face la libération de la chasse sauvage, qu'allons nous devenir à présent ? Je ne m'avoue pas vaincue, je saurai être forte en ces temps troublés, mais s'il est possible de faire quelque chose pour les faire revenir, alors je le ferais.

La Chasse Sauvage est libérée et arpente librement le continent. Qu'est-ce que cela t'inspire ?
• J'éprouve une grande frayeur devant l'ampleur de ce mal et je voulais faire tout ce qui m'est possible pour protéger mes proches en priorité, l'empire Ibéen et Arven dans sa globalité car il me semblait impossible d'y faire face seul. Mais depuis que mon cousin a été emporté, je suis encore plus terrifiée et désemparée, n'y a-t-il donc rien qui puisse l'arrêter ?

Que penses-tu de Lorgol, la ville aux Mille Tours ? Est-ce que tu t'y promènes sereinement ou est-ce que la capitale des peuples libres t'oppresse ?
• Je loge à Lorgol depuis quelques années puisque je garde un oeil sur les élèves kyréens de l'Académie. Je ne m'y sens pas particulièrement en danger, faisant partie de l'élite des guerriers d'Arven je sais parfaitement me défendre si besoin. Habituée de la ville, je sais où me balader sans risque et où il faut garder les deux yeux grands ouverts. c'est devenu ma maison, mon lieu de vie, et je l'aime d'autant plus depuis que ma soeur y vit aussi.

Questions livre III:
 




Deux fois en deux jours

Mayeul de Vifesprit & Lidjä de Sylvamir

4 juin 1003



Depuis combien de temps n’avait-elle pas mis les pieds à Svaljärd ? Dix, douze ans… A l’époque elle assurait la protection de la famille ducale aux côtés de sa marraine. Dans ses souvenirs, la ville kyréenne était paisible, resplendissante, mais depuis les attentats qui avaient mis la capitale à feu et à sang il y avait presque un an de cela, en juillet, rien n’était plus pareil. Son temps de séjour ici étant limité, elle sortit dans les rues enneigées, décidée à en profiter pour la revisiter. Chaudement emmitouflée dans sa cape, Lidjä se balada dans les rues en reconstruction. Trop de bâtiments avaient été détruits, peu étaient encore en rénovation, et face à la plupart des autres flambant neufs, elle avait bien du mal à retrouver ses anciens repères. Le froid ne lui avait pas manqué contrairement au spectacle des plaines recouvertes de neige et des lacs gelés. Quel plaisir de laisser derrière soi l'empreinte de ses pas s’enfonçant dans la fine couche de poudreuse. Plus tard peut être, elle irait faire un tour en dehors de la ville pour retrouver les étendues sauvages de Valkyrion, mais pour l’heure, elle était curieuse de voir ce qu’était devenue la caserne où Nadjä l’emmenait parfois. Ses yeux gris-vert inspectaient les bâtisses de pierre, elles avaient beau être les plus solides et durables de tout Arven, elles avaient cédé. Certains endroits gardaient encore une trace de ce que cet épisode avait pu être. La valkyrie imaginait sans peine à travers ces vestiges la détresse du peuple, et les blessés parmi les décombres en habituée de la guerre qu’elle était. Le bâtiment recherché fut en vue après quelques minutes de marche. Il y avait du monde sur place. Le brun là-bas près de la caserne, c'était la deuxième fois qu'elle le croisait en deux jours, quelle coïncidence ! Au fur et à mesure qu’elle approchait, elle avait reconnu ses soyeux cheveux bruns mi-longs, la barbe d’une semaine qu’il arborait et son regard perçant, mystérieux.

La veille, ils s'étaient rencontrés au mariage de Ljöta que personnellement, elle n'aurait manqué pour rien au monde. La guerrière n'était pas très portée sur les soirées mondaines et les évitait la plupart du temps, mais cette fois-là  concernait son amie d'enfance alors elle avait fait un effort. D’ailleurs, pour lui faire honneur en ce jour particulier, elle s'était même acheté une robe, chose qu'elle ne portait jamais en temps normal et qui ne servirait probablement plus avant quelques années, à moins que sa soeur ne se marie à son tour peut-être ? Dans l’une des boutiques de Lorgol, elle avait acheté ce qu’elle avait trouvé de plus simple. Son achat mettrait fort longtemps avant d’être rentabilisé. Cependant, il lui plaisait de savoir que son amie avait pu remarquer l’effort fait lorsqu'elle l’avait vue dans cette robe à manches longues bleu marine en draps de laine agrémentée de galons brodés de fil argenté, ajustée à la taille par des laçages sur les flancs. Rien à voir avec sa tunique habituelle recouverte de son armure en cuir damasquiné qu’elle était bien contente de remettre au petit matin du lendemain des noces. De suite, elle était bien plus à l’aise, pas comme dans cette robe où elle avait eu l’impression de n’avoir presque rien sur le dos, ce qui, en comparaison des tenues des autres femmes, n’était absolument pas le cas...

Ils s’étaient donc vus à ce mariage. Pas très longtemps cela dit, juste assez pour faire les présentations lorsqu’elle avait fait le tour pour saluer tous ceux qu’elle avait pu. Une poignée de main ne pouvait pas être plus effrayante que la guerre qu’elle avait vécue pendant de longs mois, ou la visite destructrice des banshees à l’Académie. Rien que de repenser à elles, elle en avait la chair de poule. La skjaldmö secoua la tête pour chasser de son esprit cette vision d’horreur et les pointes de sa queue-de-cheval attachée haute sur son crâne battirent les poils du col en fourrure de renard polaire de sa cape. Si elle se souvenait particulièrement du Voltigueur parmi tous ceux qu’elle avait pu rencontrer la veille, outre sa mémoire des visages, c’était en partie parce qu’il assurait la sécurité et qu’en tant qu’ancienne garde du corps de la princesse, sa protection était toujours un point de détail qui retenait son attention. D’un pas tranquille, elle avançait vers le jeune homme et s’arrêta à sa hauteur.


- Bonjour major. Vous vous souvenez de moi ?

Peut-être que sans sa robe et avec ses cheveux qu’elle avait à présent attachés alors qu’elle les avait laissés retomber librement sur ses épaules la veille ça ne l’aiderait pas à se souvenir, sans parler de la luminosité différente ou du grand nombre d’invités… Mais si tel était le cas, elle lui raffraichirait la mémoire sans problème.

- Comment se porte notre caserne ? Cela fait presque douze ans que je n’étais pas venue…

Ce-disant elle regardait à présent le bâtiment en question admirative du savoir-faire des Kyréens et de leur rapidité d’exécution..



Dernière édition par Lidjä de Sylvamir le Dim 16 Déc - 12:21, édité 9 fois
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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 14:41


Récapitulatif

Lidjä de Sylvamir

Mise à jour des registres et bottins



♦️ Elizabeth Olsen
♦️ Compte principal : Oui
♦️ Groupes secondaires : Le peuple / Les Skjaldmös
♦️ Hiérarchie : Skjaldmö / Instructrice des apprenties à Lorgol




Dernière édition par Lidjä de Sylvamir le Dim 16 Déc - 12:26, édité 3 fois
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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 14:43

Une Lidjä :siwi: :**:

Bienvenue sur Arven ! :fan:


dialogues • mediumvioletred




I'd give anything to hear you say it one more time, that the universe was made just to be seen by my eyes.
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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 14:44

Bienvenue officiellement, fab :fan: :confettis:
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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 14:49

:lapin: :bond: :calin2:
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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 15:02

Bienvenue officiellement Lidjä :**:
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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 15:12

Bienvenue ici ! Courage pour ta fiche et amuse-toi bien parmi nous :haww:



#16669C
















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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 15:18

Bienvenue officiellement par ici :coeur:


Lidjä de Sylvamir YLnnprHf_o











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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 15:26

Merci :coeur:
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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 16:02

Dekhaër ne chôme pas dans le recrutement. Et ca sent le padawan assidu pour Ljöta là. :miguel:

Bienvenue en tout cas ! Ce choix de pv offre vraiment des possibilités intéressantes. Puis Skaldjmö quoi. :siwi:

Courage pour ta fiche et au plaisir de croiser ta plume. :coeur:  (pas avec Richard i tout, mais wala :geu: )
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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 17:15

Merci ! J'ai hâte de commencer ! :saute:
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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 17:47

Bienvenue Lidjä :**: Hiémain dans mon armoire est très content de voir sa cousine débarquer :haww: Bon courage pour ta fiche et amuse toi bien parmi nous :pompom:


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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 17:51

Une Lidjä :**:
Je suis trop contente, tu libères de la place dans mon tiroir :keur: Je t'aime déjà! Amuse-toi bien avec ce perso et bon courage pour ta fiche :keur:





Marjolaine parle en mistyrose
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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 18:40

Bienvenue Lidjä :cute: amuses toi bien parmi nous, très hâte de te lire :keur:


dialogues en #006666
Lidjä de Sylvamir TitreBartholome1
Lidjä de Sylvamir RandomDrama
Lidjä de Sylvamir RandomFamillefonctionnelle
Lidjä de Sylvamir RandomRespect
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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 15 Juin - 22:11

Bienvenue ici :pompom:
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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptySam 16 Juin - 1:12

:**:

Bienvenue par ici! J'espère que tu t'amuseras follement, et longtemps! :coeur:


Lidjä de Sylvamir 1528994804-agathe








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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptySam 16 Juin - 20:53

Bienvenue ♥️
Excellent choix de personnage, hâte de te lire :mimi: :**:


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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyVen 22 Juin - 23:04

Coucou !

Je viens donc faire la relecture finale, avec l’aide de Tristan !

1/ INFOS GÉNÉRALES
- Âge : Lidjä a 29 ans actuellement ! J'ai actualisé le scénario, du coup :arrow:

2/ HISTOIRE
Voici quelques éléments que je n’avais pas vus lors de ma dernière lecture, pardon :oops: :

- La spécialité de Vigdir, ce n’est pas l’entraînement des skjaldmös, c’est la conception de sorbets, notamment à la framboise :geu: ! L’entraînement des apprenties ne s’y fait pas, cela se déroule plutôt à Svaljärd.
- « Sa lame fut forgée de sorte qu'elle disposa de deux pics qui permettaient de poignarder un adversaire en un rien de temps ou encore d'immobiliser ce dernier en lui plantant la jambe ou le bras. » On a du mal à voir de quoi il s’agit, peux-tu nous montrer une photo ou un croquis, afin que l’on évalue si c’est crédible ou pas ? :hm:
- « Sa lame était si affûtée qu’elle pouvait trancher tout ce qui n’était pas métallique sur son passage. L’arme n’étant pas trop lourde était facilement utilisable par la skjaldmö et si elle était prise à deux mais, elle pouvait briser une porte ou une barricade sans soucis. En outre, elle pouvait également être lancée. » Cela nous semble un peu trop fantaisiste pour le mode de combat traditionnel des skjaldmös, qui doivent être efficaces sur le champ de bataille, et non pas enfoncer des portes. :hihi:
- « la fin de ce duel marquait l’entrée de Lidjä comme officiellement skjaldmö et plus seulement une simple apprentie » On est toujours en 988 ? 14 ans, c’est trop jeune pour cela, comme je te l’avais signalé ; mise plutôt sur ses seize ans ! :hm:
- Lorsque Lidjä retourne en Valkyrion avec sa sœur, ce sera plutôt à Svaljärd, comme expliqué plus haut, c’est plutôt là-bas que se fait l’entraînement (et cela explique que les deux sœurs soient peu attachées au domaine).
- Je tiens à préciser qu’il n’y a pas d’armée de métier en Sombreciel, mais ils ont tout de même un bataillon de Voltigeurs pas mal entraînés ! :sisi:
- les tenues de combat des valkyries sont en métal, c’est sûrement un peu inconfortable pour dormir ? :hm:
- Juste une précision pour la Chasse Sauvage, et notamment les banshees, ce ne sont pas des morts-vivants, même si Lidjä peut avoir cette impression de prime abord ! :stare:

3/ QUESTIONS
- Octave n’a pas été ressuscité par un mage, mais par Mort, l’un des quatre Cavaliers de la Chasse, à la demande de la princesse Sixtine, sa sœur, Innocente qui marchait devant, et qui est sortie de la Chasse à ce moment-là. (HÉRÉSIIIIE :oh:)

4/ TEST RP
Rien à redire, c’est super d’avoir intégré les dégâts causés par les attentats de Lughnasadh ! :cute:

Ta fiche est vraiment très bien :siwi: Tu as fait beaucoup d’efforts pour bien intégrer l’univers et ça nous semble très prometteur pour la suite.
Je te laisse rectifier les petits détails listés ci-dessus, ça devrait aller vite je pense ; fais-nous signe dans les fiches terminées une fois que c’est bon ! :**:










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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptySam 23 Juin - 0:31

Citation :

- Âge : Lidjä a 29 ans actuellement ! J'ai actualisé le scénario, du coup
Modifié
Citation :

- La spécialité de Vigdir, ce n’est pas l’entraînement des skjaldmös, c’est la conception de sorbets, notamment à la framboise :geu: ! L’entraînement des apprenties ne s’y fait pas, cela se déroule plutôt à Svaljärd.

Ok, je laisse juste l'apprentissage seule avec Nadjä et je décale le paragraphe avec les autres apprenties lorsqu'elles arrivent à Svaljärd.

Citation :
- « Sa lame fut forgée de sorte qu'elle disposa de deux pics qui permettaient de poignarder un adversaire en un rien de temps ou encore d'immobiliser ce dernier en lui plantant la jambe ou le bras. » On a du mal à voir de quoi il s’agit, peux-tu nous montrer une photo ou un croquis, afin que l’on évalue si c’est crédible ou pas ?
J'ai trouvé la description sur un site qui montre une démonstration de "hache viking" en gros ça ressemblerait à ça au niveau de la forme :hache d'armes c'est l'arme secondaire de la déesse Vigdis. Je modifie légèrement ma phrase pour que ce soit peut être plus compréhensible.


Citation :
- « Sa lame était si affûtée qu’elle pouvait trancher tout ce qui n’était pas métallique sur son passage. L’arme n’étant pas trop lourde était facilement utilisable par la skjaldmö et si elle était prise à deux mais, elle pouvait briser une porte ou une barricade sans soucis. En outre, elle pouvait également être lancée. » Cela nous semble un peu trop fantaisiste pour le mode de combat traditionnel des skjaldmös, qui doivent être efficaces sur le champ de bataille, et non pas enfoncer des portes.
Parce que ce n'est pas la description de son utilisation mais des capacités de l'arme seulement. La façon dont Lidjä en a l'usage sera plus conventionnel c'est sûr ^^

Citation :
- « la fin de ce duel marquait l’entrée de Lidjä comme officiellement skjaldmö et plus seulement une simple apprentie » On est toujours en 988 ? 14 ans, c’est trop jeune pour cela, comme je te l’avais signalé ; mise plutôt sur ses seize ans !
Non du tout, c'est juste avant qu'elle reçoive la lettre, je vais préciser l'année.

Modifié pour le reste :eheh:
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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptySam 23 Juin - 21:38


Lorgol • L'Académie

Bienvenue !

Lidjä de Sylvamir




Et voilà, c'est tout bon ! :fan: Je te souhaite du coup très officiellement la bienvenue en jeu, j'espère que tu vas bien t'amuser parmi nous ! :siwi:

Voici tout d'abord la userbar qui t'identifie officiellement comme rescapée de mes ouailles. :haww:  

Tu peux en trouver d'autres juste ici, celles sous le spoiler « Userbars » sont à disposition de tous les membres !

Tu peux dès à présent aller gambader gaiement parmi les dragonnets :

• La première chose à faire est de poster ton test RP dans la zone de jeu, pense bien à poster en premier lieu le formulaire de recensement complété (incluant la date précise, et le lien du topic !)

• Tu peux  commencer ta collection de cartes d'Omen ! Rends-toi dans la section des collections et poste la tienne  :
Code:
<center><iframe src="http://dl.arvenmore.org/omen/collec/Lidja.html" style="height: 17000px; width: 600px; background-color:transparent; border:none; overflow:hidden;"></iframe></center>
Ta validation te donne droit à deux cartes communes. Je t'accorde une troisième carte pour le grand soin que tu as pris à intégrer moult éléments de l'univers à ta fiche, ton souci du détail est impressionnant !

• Si un autre dragonnet t'a fait découvrir le forum, pense à lui dire d'aller réclamer sa récompense !

• C'est le moment d'aller faire les yeux doux aux autres dragonnets ! Ouvre vite ta fiche de liens et fais-toi plein de copains. Ou de pas-copains. Comme tu préfères.  

• Nous te conseillons également vivement de tenir ta chronologie bien à jour : l'ubiquité reste encore à inventer, côté magie et côté science.  

• N'hésite pas à nous faire part de la moindre demande ou question !  

• Tu peux dès à présent poster un ou plusieurs scenarii - n'hésite pas à les construire avec d'autres membres pour cumuler ses liens et décupler son attractivité.  

• Les dragonnets sont bavards. Viens flooder et passer tes soirées à refaire le monde sur la CB !  

• Et enfin, n'oublie pas que le forum a besoin de toi pour être connu : tu peux voter pour Chroniques d'Arven toutes les deux heures et nous attirer encore plus de dragonnets !

Bon jeu à toi en Arven.
Puisse le Destin te guider par la main sur ses tortueux chemins...  










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Message Sujet: Re: Lidjä de Sylvamir   Lidjä de Sylvamir EmptyDim 16 Déc - 13:36


Validation Livre IV


Et c'est bon, deux cartes communes de validation !











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