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 Dreamcatcher ; Sans regrets & Sens éveillés

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Message Sujet: Re: Dreamcatcher ; Sans regrets & Sens éveillés   Dreamcatcher ; Sans regrets & Sens éveillés - Page 2 EmptyJeu 6 Déc - 13:43

Tête enfuie entre les épaules du Chevaucheur, Manaël échafaudait déjà un plan pour se soustraire au guérisseur qu'ils iraient voir. Après tout, que constaterait ce dernier ? Qu'il était en pleine santé ? Oui, il l'était. Ou, à l'instar du reste, témoignerait qu'il était sous l'effet d'une magie lui bousillant les sens. Et dès lors, que se passerait-il ? Il était impossible de le savoir et les idées qui, comme des fleurs, bourgeonnaient dans sa tête ne l’enchantaient en rien à rester à attendre pour les admirer. Manaël savait bien ce qu'il en était. Tout n'était que pipeau. Tout était faux. Que ce soit les sourires, les gentils regards, les promesses et les vœux de bonheur d'un soir, rien avait de sens, tout n'était que du vent. Et le vent était loin d'être une caresse en cet instant, c'était une gifle gelée qui lui fouettait tout le corps alors qu'accolé à l'homme d'en face La Volte se dessinait enfin en contre-bas. Bientôt, ce serait fini. Bientôt il se réveillerait. Enfin, se disait-il.

Et bientôt, ils atterrirent, accélérant la détermination du malade imaginaire, attisant sa volonté de foutre le camp, accueillant une bribe de culpabilité aussi à délaisser un homme certes fou mais qui, il devait bien se l'avouer, était fort gentil à son égard – un peu trop d'ailleurs. Il paraissait tellement sincère, qu'il en était un peu peiné pour lui d'ailleurs. Manaël s'arrangerait pour que, dans un prochain rêve, ce dernier hérite d'une compagne parmi les plus belle d'Arven. Si du moins il avait accès au bureau de contrôle de ses songes, ce qui n'était pas gagné du tout.

Il descendit avec une aisance familière du dragon, admira son départ avec soulagement et accueilli la main dans la sienne de l'homme sans broncher cette fois, ni sourciller. À côté des autres faits, celui ci n'était rien, il était même agréable comme dernier fil à couper avant de se réveiller. Surtout par cette froideur nocturne.

« Hm. Ne traînons pas, » se contenta t'il de répondre en se mettant en marche dans la sombre ruelle. Si seulement il avait eu sa magie, il aurait trouvé de quoi éclairer leur chemin un minimum. Si seulement le Chevaucheur avait de quoi émettre des flammèches rassurantes, Manaël n'aurait pas trébuché honteusement en se raccrochant à son voisin et vice versa. Derniers contacts, ca va aller, pensa t'il alors que la maison du guérisseur leur disait bonsoir d'une lumière accueillante au loin.

Arrivés devant la porte de cette dernière, Manaël contempla son salut mit en suspens par le Chevaucheur qui, mouvement à l’arrêt, tenait à lui dire quelques mots avant de signaler leur présence au guérisseur.

"- Ca va aller mon poussin ?"

Poussin. Il s'en souviendrait pour sûr de ce surnom qui ne lui allait décidément pas. Il trouva même à lui répondre en souriant à son tour. De bon homme à bon cœur.

« Ça ira beaucoup mieux après. Je m'entretiendrai seul avec l'guérisseur si tu veux bien, je n'suis pas un môme après tout. J'suppose que tu m'attendras dans l'coin ? »

Il lui fallait savoir. Pour une meilleure fuite, il fallait qu'il sache où se trouveraient les éléments obstruant son chemin.
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Serenus Dardalion
Serenus Dardalion

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Message Sujet: Re: Dreamcatcher ; Sans regrets & Sens éveillés   Dreamcatcher ; Sans regrets & Sens éveillés - Page 2 EmptyVen 7 Déc - 21:30

Serenus sentit l’odeur de la viande de bœuf cuite à la flamme de dragon et, pendant un instant, eu l’eau à la bouche. Il comprit que cette odeur venait du propre odorat de son dragon qui lui faisait partager son plaisir d’avoir enfin quelque chose de consistant à se mettre sous la dent après cette longue journée. Serenus lui souhaita un bon appétit, et se tourna vers Manaël. Son homme avait paru de plus en plus affecté par le mal qui le rongeait. Serenus serra sa main dans la sienne, et la trouva froide. Il n’avait pas de fièvre c’était déjà ça. Il lui fit un petit sourire que Manaël lui rendit. Il lui dit que ça irait beaucoup mieux une fois qu’il aurait vu le guérisseur. Serenus hocha la tête, mais perdit vite son sourire quand Manaël lui demanda d’attendre dehors ? Hein ? C’était une blague ? Le Chevaucheur fronça les sourcils. Il n’allait certainement pas le laisser entrer seul ! Lui aussi voulait savoir ce qui affectait son amant ! Lui aussi voulait connaitre la raison de ce soudain changement de comportement ! Il ouvrit alors la bouche et laissa échapper un :

« - Mais … Non ! Je… »

Il croisa le regard de Manaël, dans lequel brillait une froide détermination. Pour quoi ? Il ne saurait le dire. Le Chevaucheur laissa sa phrase en suspens. Il se rendit compte qu’il n’avait pas le droit. Pas le droit d’être aussi envahissant envers son amant. Il devait lui faire confiance. C’était ce qui permettait à un couple de durer, la confiance l’un envers l’autre. Pourtant… Cet horrible pressentiment… Si Manaël passait cette porte sans lui, il ne le reverrait peut-être plus. Serenus entendit le soupir d’exaspération de son dragon, qui lui dit que Manaël n’était plus un gamin, il avait le droit de s’entretenir seul avec le guérisseur, si c’est ce qu’il voulait. Il baissa la tête, et serra les lèvres. Non, il devait lui faire confiance, et le laisser aller. Manaël pourrait très bien lui raconter une fois qu’il aurait terminé. Espérons que ça se passe vite, Serenus savait que cette attente allait lui paraitre une éternité. Il finit par hocher la tête et, avec un petit sourire, il reprit :

« - D’accord mon amour. Je t’attendrais ici même. »

Il lâcha la main de Manaël et toqua à la porte d’un air vigoureux. Un vieillard édenté ouvrit la porte, et fit un sourire lorsqu’il reconnu Serenus. Le Chevaucheur lui serra la main, et recula d’un pas pour laisser entrer Manaël. Le papy invita son amant à entrer, et Serenus sentit son ventre se serrer. Juste avant que Manaël franchisse le pas de la porte, il lui toucha le bras, du bout des doigts, dans une douce caresse. Derniers contacts dans cette existence, derniers regards, derniers sourires… Il ne le savait pas encore, même si cet horrible pressentiment ne cessait de l’en avertir. Une vie entière sans cet homme qu’il aimait plus que tout, même plus que la vie elle-même. Seul son dragon arrivait à son niveau dans son cœur. Et dire que lui aussi s’en irait bientôt ? Que resterait-il à cet homme dont les deux piliers qui, maintenant son existence, allait bientôt s’effondrer sous ses pieds ? Serenus sourit donc, et il lui dit, à cet homme qui avait et ferait encore battre son cœur jusqu’à sa mort, dans cette existence-là :

« - Je t’aime Manaël. Ne l’oublie jamais… »

Sur ces mots, il recula d’un pas, regarda la porte se fermer sur son amant. Il frissonna. L’air était frisquet ce soir…



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Message Sujet: Re: Dreamcatcher ; Sans regrets & Sens éveillés   Dreamcatcher ; Sans regrets & Sens éveillés - Page 2 EmptyMer 12 Déc - 13:54

Une protestation, il s'y était attendu quelque part, cela aurait été trop facile sinon. Mais ce refus fut vite étouffé devant son regard déterminé. Le Chevaucheur s'était abstenu de s’immiscer sur le chemin de Manaël menant à la liberté de ce rêve fou par un réveil qu'il espérait venir. Et il lui sourit, poliment, plus parce qu’il était redevable envers cet homme bienveillant de l'avoir conduit jusqu'ici que par des sentiments qu'il n'avait pas, qu'il n'avait plus, envers sa personne. Il lui faisait ainsi donc tellement confiance... c'était aussi adorable qu’épouvantable. Après tout, si Manaël était confiant de lui sur certains plans tel que son travail, il l'était nettement moins sur d'autres tels que vis à vis de la fidélité en amour. Même celui avec un grand A.

« - D’accord mon amour. Je t’attendrais ici même. »

Ici-même. Dans l'obscurité et le froid. Juste devant cette porte. Manaël aurait pu se sentir mal mais il repoussa toute forme supplémentaire de culpabilité de poindre, hocha la tête en retour et misa avant tout sur son égoïsme pour se sortir de là. Il sortirait donc par l'arrière. Ou par une fenêtre adjacente selon où le guérisseur le mènerait. Quant au guérisseur... il trouverait bien comment se charger de lui. Il avait bien dupé le grand gars alors le petit vieux qui se présenta soudain ne serait visiblement pas un problème. Tout du moins physique.

Manaël accueillit avec presque soulagement la nouvelle présence mais aussi la fin de ce contact qui n'avait que trop duré, agréable, quelque part, mais malsain également. D'un pas décidé, il pénétra la demeure d'abord sans un regard en arrière, puis, par ce dernier contact léger à son bras, décida de lui faire face jusqu'à la fin. Cela ne durerait pas. Que la fin soit belle. Ou au moins agréable pour les deux. Qu'il se réveille en étant fier d'avoir mener sa barque jusqu'au bout sans trop blesser les pauvres âmes innocentes au passage.

Alors ses yeux se firent chaleureux et sa bouche se fit tendre et souriante, il caressa rapidement la joue de cet amant qui n'était pas le sien, comme un au-revoir qu'il dirait à une femme, comme un adieu qu'il avait déjà dit sans trop y croire :

« Comment j'pourrais t'oublier ? Je t'aime. »

Finalement, après avoir dit ça tant de fois dans la réalité durant ses voyages, la sortir à un homme dans le feu de l'action ne lui posait aucun soucis. Non, il ne l'aimait pas. Mais il pouvait bien le lui faire croire, ca ne le blesserait pas, après tout, il n'était qu'un songe qui s'estomperait dès qu'il ouvrirait les paupières.

Le contact prit fin et la porte se referma derrière lui. Fini de jouer, pensa t-il en montant les marches d'un petit escalier le cœur éprouvé d'avoir tenu si longtemps dans le mensonge. Une autre porte se referma derrière lui et le vieil homme, tout aussi bienveillant que le Chevaucheur, s'adressa à lui dans l'objet de le soigner. D'un regard moins tendre et de faux sentiments balayés qui surpris le bougre, Manaël lui porta un coup rapide à la tête. Un coup qui aurait pu, peut-être, tuer, s'il y avait été franchement mais même dans cette hypocrisie rêveuse, il avait trouvé le luxe d'y aller mollo. Retenant le vieil homme assommé de s'écrouler au sol, l’Éveillé évita ainsi un vacarme assourdissant qui aurait pu naître de la chute et qui aurait pu éveiller les soupçons du Chevaucheur. Rapide, il le plaça sur le lit de la pièce puis tout aussi habile que son coup et ses mensonges, ouvrit la fenêtre dans un frisson et la traversa après avoir calculé la descente.

Passé un grognement à l’atterrissage, plus tout jeune, même en rêve, telle une ombre, l'homme disparut.

Au matin, toujours à l’affût, il aiderait une femme inconnue en pleine rue, la prierait d'être prudente, avant de poursuivre son chemin, de poursuivre sa fuite qui perdurait encore un moment. Cette femme, ce serait Elena. Plus tard encore, sans retomber sur le Chevaucheur et prenant garde au flair du dragon, c'est sur Raël l'Obstiné qu'il tomberait, Raël l'assassin dans cette 'trame alternée', Raël son fan numéro 1 que ce soit en rêve ou en réalité, cela ne changeait rien. Raël avec qui il restait jusqu'à ce que le rêve cesse enfin et que la roue se remette en marche.
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Serenus Dardalion
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Message Sujet: Re: Dreamcatcher ; Sans regrets & Sens éveillés   Dreamcatcher ; Sans regrets & Sens éveillés - Page 2 EmptyLun 17 Déc - 20:35

Il lui avait dit. Il lui avait dit qu'il l'aimait, et qu'il ne l'oublierait jamais. Serenus, rassuré, sourit à son amant, à l'homme qui faisait battre son coeur. Le Chevaucheur recula d’un pas et regarda la porte se fermer, faisant disparaitre Manaël. Serenus était alors loin de se douter, que cette séparation serait définitive, même si cet affreux pressentiment ne cessait de l’en avertir. Obédience, lui, était plongé dans son repas, et proposa même à Serenus de le rejoindre. Celui-ci déclina l’invitation, préférant s’en tenir à sa promesse d’attendre Manaël sur le pas de la porte, prêt à lui sauter dessus et à le serrer dans ses bras dès qu’il poserait le pied dehors. Serenus frissonna face au courant d’air frais qui s’infiltra dans la ruelle, mais se consola en se disant que la chaleur de Manaël viendrait bientôt le réchauffer. Quand il irait mieux, ils rentreraient dans leur cabane, mangeront de la truite cuite à la flamme de dragon, et feront l’amour jusqu’au petit matin. Serenus avait décidé de consacrer sa journée entière du lendemain entièrement dévouée à Manaël. Il le méritait bien, après tous les efforts qu’il avait fait pour s’accoutumer à leur nouvelle vie beaucoup plus rustique. Serenus sourit, serra ses bras contre sa poitrine et souffla dans ses mains. Il s’appuya contre le mur et, avec une détermination farouche, il attendit le retour de son amant.

Mais que faisait-il ? Le Chevaucheur était frigorifié. Assis contre le mur, face à la porte, les bras autour des genoux, il s’inquiétait de plus en plus. Cela faisait des heures que Manaël était entré dans cette maison. Allait-il bien ? Le jour n’allait pas tarder à se lever, les premières lueurs de l’aube faisaient leur apparition. Serenus avait pu dormir quelques dizaines de minutes, mais s’était vite réveillé en sursaut. Il avait cru que la porte s’était ouverte, mais, en réalité, ce n’était qu’un chat. Le félin s’était pressé contre ses jambes, et lui avait offert un peu de sa chaleur contre quelques caresses. Serenus lui avait volontiers accordé un peu d’affection. Le chat, comme tous ses congénères, s’est vite lassé, et est reparti, laissant un pauvre Chevaucheur transi de froid. Obédience lui conseilla de venir se réchauffer à la caserne, mais il refusa. Peu importe le temps que ça prendrait, il attendrait le retour de Manaël.

« - Tu me fais penser à ces chiens qui attendent le retour de leur maitre. La même posture, la même naïveté. »

Serenus ignora le commentaire de son dragon, et releva la tête car, enfin, la porte s’ouvrit. Elle s’ouvrit sur le vieillard guérisseur qui, l’air hagard, lui demanda s’il avait besoin de quelque chose.
Le Chevaucheur se releva d’un bond, et, ignorant ses muscles endoloris, il se précipita vers le vieil homme pour lui demander où était son amant. Le guérisseur, se rappelant soudain de ce qu’il s’était passé, lui montra une bosse assez proéminente sur le haut de son crâne. Il lui expliqua que Manaël l’avait suivi pendant un temps et, au moment où lui avait tourné le dos, il avait senti un gros choc et, puis, plus rien. Le vieux s’était réveillé seulement quelques heures après, seul, et avec une migraine terrible. Il se mit alors à lui raconter son astuce pour soigner le mal de tête, mais Serenus ne l’écoutait déjà plus. Manaël. Ou était Manaël ? Sans un mot, il laissa quelques fleurons au guérisseur et il quitta la maison. Dés qu’il sentit à nouveau le froid sur sa peau, il se mit à courir. Il devait le retrouver. Manaël ne devait pas être très loin. Le soleil se levait déjà. Il devait encore être à la Volte, il n’avait pas pu sortir de la ville en pleine nuit, c’était trop dangereux pour un homme non armé.

Il le chercha pendant presque une heure. Obédience dormait encore, mais son sommeil, perturbé par l’inquiétude de son cavalier, tirait doucement vers sa fin. Le Chevaucheur allait l’appeler, lui demander son aide, quand une main toucha son épaule. Il se retourna et sursauta. Elena. Que faisait-elle ici, debout à cette heure ? Bizarrement, il ne pouvait lire aucune haine dans son regard, aucun dégout. Elle paraissait… Triste. Non. Plutôt… Compatissante. Etrange chez une femme comme elle. Elle n’avait pas beaucoup éprouvé de compassion quand elle s’était laissé chevaucher par le cordonnier, sur le lit même où Serenus avait dormi. Mais, aujourd’hui, elle semblait l’être. Il lui demanda, sur un ton froid, ce qu’elle lui voulait. Elle lui expliqua alors qu’elle avait vu Manaël. Serenus se figea, et, plus que décidé à l’écouter, l’encouragea à poursuivre. Elle lui dit qu’elle se rendait chez le boulanger, acheter le pain tant qu’il était encore chaud, et s’était sentie faible. Rien d’étonnant, elle venait de perdre un enfant, elle aurait mieux fait de rester couchée. Elle poursuivit en lui disant que Manaël l’avait aidé à s’asseoir, et lui avait conseillé de se ménager. Il s’était montré très aimable avec elle et, plus étrange encore, il n’avait pas semblé la reconnaitre. Elle lui dit, enfin, qu’il était parti sans se retourner.

Serenus resta un moment sans réagir. Il était parti. Il était vraiment parti. Ce n’était pas possible. Non. Il avait dû quitter le guérisseur sans se faire voir, et retourner à la cabane, peut être pour lui faire une surprise… Ou alors…

« - Arrête de te faire des idées. Il est parti. Je l’ai senti dès le moment où il s’est assis sur mon dos. Il ne pensait qu’à ça, j’en suis certain.

- Mais pourquoi ? Pourquoi aurait-il fait ça ?! Il m’a dit qu’il m’aimait ! Il faut le retrouver Obédience ! Envolons-nous et survolons la ville ! Ou alors utilise ton flair ! Il ne doit pas être bien loin. Il…

- Laisse tomber ! Il est parti. Il ne reviendra pas. C’est ce qu’il voulait. Accepte-le. »

Serenus cligna des yeux et croisa le regard d’Elena. Son épouse eut une moue compatissante, et posa une main sur son épaule. Serenus s’écarta, et, sans un mot, s’éloigna d’elle. Le regard vide, complètement hagard, il marchait droit devant lui, sans but. Obédience ne tarda pas à le rejoindre. Il marcha à ses côtés, silencieux, puis finit par lui demander :

« - Ou vas-tu ? La caserne n’est pas par là. »

Serenus haussa les épaules, et continua sa route. Obédience le suivit, sans un mot. Quelques passants les regardèrent passer. Certains tentèrent même d’attirer l’attention du Capitaine par des saluts, des mots gentils, mais il les ignora. Son cœur lui faisait affreusement mal. Pire encore, il se sentait vide. Vidé de toute énergie, vidé de toute envie de continuer à vivre. Le soleil était déjà haut dans le ciel quand il atteint la lisière de la forêt. La forêt. Là où il avait rencontré Manaël. Là où il était tombé amoureux. Il ne pouvait pas croire qu’il était parti, qu’il ne serait plus là. Il n’y aurait plus personne pour lui sourire dés qu’il ouvrirait les yeux, pour lui murmurer des mots d’amour à l’oreille, pour l’aimer comme Manaël l’avait fait. Serenus, tête baissée, face à un arbre, essayait de rassembler ses idées. Obédience s’allongea non loin, et le regarda. Les lèvres du Chevaucheur se mirent à trembler. Il se mit alors à frapper l’arbre de toutes ses forces. Il passa sa colère, sa frustration et son désespoir sur l’écorce de ce pauvre chêne qui n’avait rien demandé. Il frappa avec ses poings jusqu’à ce que son propre sang se mêle à la sève et, quand il cessa, il tomba à genoux. Il laissa éclater son chagrin et, à l’abri des regards des hommes, il pleura comme un enfant. Obédience ne tarda pas à venir se coucher contre lui, tentant de le consoler. En vain, le cœur brisé du Chevaucheur était devenu un véritable fardeau. Quand il n’eut plus de larmes à pleurer, Serenus resta un long moment, blottit contre son dragon, écoutant sa respiration. Le soleil était maintenant à son zénith. Une douce brise caressait les feuilles du chêne qui avait subi les assauts de Serenus. Le Chevaucheur se leva et dit à son dragon, d’une voix entrecoupée de sanglots.

« - Viens Obédience. On a du travail. »

Il se mit en route, à pied, en direction de la Volte. Son dragon le suivit. Le travail pourrait lui changer les idées. Et, ce fut le cas. Serenus travailla jusqu’à l’épuisement, et ne retourna jamais à la cabane près du lac. Il demeura dans la caserne, jusqu’à sa rencontre avec Aaron de Sombreval, jusqu’au jour où, lui aussi, il recouvra ses souvenirs.



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