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 Une voix, entre mille

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Agathe de Vigdir
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Message Sujet: Une voix, entre mille   Une voix, entre mille EmptyDim 12 Aoû - 0:55


Livre III, Chapitre 5 • La Joueuse de Flûte
Agathe de Vigdir & Octave d'Ibélène

Une voix, entre mille

Vous ici ?!



• Date : 28 mars 1003
• Météo (optionnel) : Une journée lumineuse et glaciale
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Alors qu'elle déambulait dans le palais à la recherche de la délégation erebienne et de toutes les joliesses y étant rattachées, Agathe entendit une voix, au détour d'un couloir dépeuplé. Une voix qu'elle reconnaîtrait entre mille : Celle de ce barde qui l'avait happée en plein coeur, depuis les tavernes de Lorgol!
• Recensement :
Code:
• [b]28 mars 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4058-une-voix-entre-mille#151048]Une voix, entre mille[/url] - [i]Agathe de Vigdir & Octave d'Ibélène[/i]
Alors qu'elle déambulait dans le palais à la recherche de la délégation erebienne et de toutes les joliesses y étant rattachées, Agathe entendit une voix, au détour d'un couloir dépeuplé. Une voix qu'elle reconnaîtrait entre mille : Celle de ce barde qui l'avait happée en plein coeur, depuis les tavernes de Lorgol!



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Message Sujet: Re: Une voix, entre mille   Une voix, entre mille EmptyDim 12 Aoû - 2:36

Elle avait frissonné une bonne partie de la nuit, la jeune Agathe, encore secouée par sa promenade en simple robe au coeur d’une tempête glacée et par le raz-de-marée émotionnel que lui avaient fait subir sa Voltigeuse de mère et son griffon de malheur. Lovée contre Enguerrand, son ourson en peluche détenteur de tous ses tourments, et dissimulée sous une multitude de couvertures, Agathe avait enfin fermé l’oeil. Un sommeil lourd et profond l’avait happée et c’est bien agréablement surprise qu’elle avait vu un soleil timide se refléter sur la neige jusqu’à éblouir la fenêtre de sa chambre. Il lui semblait que dans les appartements adjacents, la vie bourdonnait déjà et la jeunette s’empressa de se préparer afin de profiter de cette dernière journée de liberté avant le couronnement. Elle avait cru comprendre que la délégation erebienne était déjà sur place, que le duc de Bellifère n’avait pas jugé bon de se présenter en personne et que la jolie Alméïde accompagnait Castiel et Madeleine de Sombreciel. Tant de choses à voir et à admirer en si peu de temps!

Après avoir tenté de marchander avec Arsène à coup de sourires charmants et charmeurs et de battements de cils délicats, Agathe avait fini par sortir seule des appartements dédiés au sénéchal et à sa famille. Sans grande surprise, le petit homme lui avait affirmé avoir d’autres projets que de regarder des tissus et des diadèmes, pour le moment. Peut-être plus tard..? La remarque avait pris la jeunette au dépourvu. Ce n’était pas la place d’un garçon, d’épier ainsi les princesses et les ornements, et si elle désirait qu’Arsène soit un parfait prince charmant, il valait sans doute mieux le laisser à ses activités de garçon. C’est armée de son poudrier rempli de narcotique, présent de Grâce, et de sa petite lime à ongle dissimulant un stylet affûté, que l’apprentie des Miracles avait rejoint un couloir, puis un autre, cherchant la fameuse délégation erebienne ou, à défaut de ne pas croiser les gens des sables, la désormais Dame de Sombreciel. Mélusine lui avait dressé un portrait incroyable, des Erebiens. Des gens impétueux, attachés à leur terre. Des hommes méfiants des étrangers, mais avec un feu brûlant dans le coeur et dans les veines. Elle ne désirait pas leur parler, à ces gens qui ne voulaient très certainement pas d’elle, même si pupille de leur marquise, même si fille de leur Fleur des sables. Elle voulait seulement les voir. À son esprit hautement fertil, les plus jolies femmes d’Erebor défilaient en une cascade de soie éclatante et d’or étincelant. Pour peu, l’entièreté du harem se devait d’être là, autour d’un Anthim d’Erebor aussi massif et séduisant que Martial de Bellifère, en un peu plus brun, peut-être, afin de répondre à ses rêveries.

Elle leva le nez sur un couloir où quelques domestiques semblaient se rassembler, empruntant plutôt un escalier tout aussi massif que le reste du palais, puis encore un autre. Après avoir admiré une tapisserie richissime, la mignonne poursuivit sa route, environ convaincue que la joliesse du décor devait signifier la présence d’une sommité. Peut-être allait-elle retrouver Castiel et ses présents merveilleux? Et les gardes, postés non loin, étaient-ils présents pour veiller à la sécurité de la petite Odette? Tiraillée entre son envie de fuir à toutes jambes devant les hommes armés et celui de fouiner un peu plus les environs, Agathe revint plutôt vers la fameuse tapisserie pour patienter que les informations ne viennent d’elles-mêmes et pour éviter d’éveiller l’intérêt des gardes. Il y aurait bien la petite Odette pour crier son plaisir ou son mécontentement, tôt ou tard, et la mignonne aurait alors un argument pour fureter dans le reste du couloir.

Elle en était là, précisément, Agathe, à dévisager les fils torsadés d’une tapisserie plus vieille qu’elle et à s’imaginer qui donc pouvait se cacher dans le fin fond de ce couloir hautement gardé, lorsqu’une voix s’éleva depuis l’escalier. Elle résonnait, cette voix, légèrement distordue par l’écho qui se fracassait sur la pierre. Il n’y avait eu que quelques mots de prononcer, tout au plus, et Agathe savait qu’elle l’avait entendue déjà. Elle ne savait pas encore où, ni comment, mais il y avait certainement un petit air de déjà-vu, ou plutôt de déjà-entendu. La blondinette pressa le pas pour rejoindre l’escalier, où quelques gardes semblaient s’être multipliés autour d’un homme.

Un homme si joliment vêtu que ce devait être très certainement la crinière d’une licorne qui faisait office de collier à cette cape purement esthétique qui décorait ses épaules. Elle ouvrit la bouche un moment, incertaine de devoir se prosterner devant lui, de se fendre d’une courbette des plus élégante ou de déguerpir, purement et simplement. Quelque part, au fond de son esprit, les enseignements de Mélusine s’efforçaient de ne pas gâcher l’instant. Peut-être, après tout, n’était-il pas réellement Octave d’Ibélène? Elle ne l’avait vu que brièvement, et de très loin...

- Votre Altesse.

Elle avait opté pour la révérence la plus élégante, sous sa mine d’enfant sage.


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Message Sujet: Re: Une voix, entre mille   Une voix, entre mille EmptyDim 23 Sep - 19:21

- Votre Grâce, il a précisé que c’était important.

Un soupir est réprimé, et le prince se retient de lancer un regard noir au jeune homme venu lui délivrer son message. Ce n’est pas de sa faute, après tout. Il ne fait que son devoir, et Octave ne peut lui en vouloir. Néanmoins, il commence à en avoir assez. Il sait bien que le couronnement est prévu pour le lendemain, pas besoin de son premier conseiller pour le lui rappeler. Et puis, il n’a aucune envie de se voir assommé, encore, de recommandations toutes plus pénibles les unes que les autres. Il sait qu’il y a encore des choses importantes à voir, et que tout est encore loin d’être acquis pour lui. Mais ne peut-il pas juste souffler, et essayer de faire taire l’angoisse qui tend à prendre des proportions bien trop importantes en lui ?

- Pas maintenant. Dites-lui que nous aurons tout le loisir d’en reparler durant l’après-midi, et que c’est avec plaisir que je le retrouverai dans le petit salon après le repas.

Le jeune hésite, mais il semble avoir compris, et se retire après s’être fendu d’une révérence et d’un petit « Votre Grâce » poli. Un instant, Octave craint que sa décision ne leur cause des soucis à eux deux, au valet pour ne pas avoir réussi à accomplir totalement sa mission, et à lui-même. Après tout, il n’est pas encore empereur, et les anciens conseillers de son père ont encore cette autorité sous-entendue sur lui. Du moins, c’est ainsi qu’il le ressent. En tout cas, cette fois, il a envie de penser un peu à autre chose. Depuis la mort de son père, et plus récemment la disparition de Sixtine, il a eu l’impression de ne plus avoir une minute à lui dans la journée. Les quelques instants volés durant lesquels la musique reprend sa place se font rares. Le temps lui manque, et l’envie le prend de moins en moins. Si Sixtine avait encore été là, non loin, cela aurait peut-être été différent.

Il observe le domestique remonter les escaliers quelques secondes, avant de reprendre son chemin et de descendre les marches lentement, en direction des jardins d'Hiver. La quiétude et le froid qui y règnent en maîtres lui feront certainement du bien. Son attention est toutefois brièvement captée par une jeune fille blonde. Il la salue d’un sourire alors qu’elle esquisse une révérence, et aurait pu passer son chemin si quelque chose ne l’avait pas interpellé. Sa voix lui rappelle vaguement quelque chose, comme un lointain souvenir d’un moment heureux. Et cette impression se renforce lorsqu’il capte son regard. Et il a envie de savoir pourquoi. Alors il se rapproche d’elle, prêt à engager la conversation.

- Ma Dame… Elle lui semble familière, la jeune blonde, pourtant aucun nom ne lui vient en tête. Sixtine lui aurait sûrement lancé un de ses légendaires regards noirs pour cela. Pardonnez-moi. Il me semble que nous nous connaissons déjà, mais ma mémoire me fait malheureusement défaut… Quel est votre nom, ma Dame ?

Il est un peu gêné, Octave. En même temps, son esprit cherche à vive allure, où il a bien pu croiser la jolie blonde. Un bal, peut-être. Ou une cérémonie, éventuellement ? Pourtant, il sent que cela n’a aucun rapport. Il est loin de se rappeler cette soirée, dans une auberge de Lorgol, des mois plus tôt.







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Message Sujet: Re: Une voix, entre mille   Une voix, entre mille EmptyMer 24 Oct - 23:39

Une voix grave. Une voix de velours. Une voix qui lui volait quelques frissons. C’était… C’était bien étrange, et Agathe ne savait trop d’où cette curieuse impression provenait. S’étaient-ils vus au beau milieu d’un rêve? Elle sondait sa mémoire, ses souvenirs, en vain. Il lui semblait improbable de l’avoir rencontré en Bellifère, elle, fille Martel délaissée et violentée par son propre père. Peut-être lors de l’attaque des Sentinelles, à la fête de Lughnasadh? Pendant ces quelques secondes où il lui parlait, la jeune femme réfléchissait à vive allure sans parvenir à trouver la source de cette sensation d’irréalité, d’étrangeté. Puis un sourire se profilait sur ses lèvres, bien malgré elle, en entendant le prince impérial assurer qu’il la connaissait. Ou du moins, qu’il croyait la connaître. Le trouble était partagé, et la jeune femme rougit légèrement, autant d’aise que d’embarras.

- Cette impression est partagée, Votre Altesse… Je suis Agathe de Vigdir, pupille de la baronne de Sylvamir.

Elle avait baissé les yeux en se présentant, avec toute la modestie du monde. Les terres prospères de Vigdir lui appartenaient depuis peu, et sans doute Octave d’Ibélène avait-il mieux à faire, à la veille de son couronnement, que d’apprendre les derniers mouvements de la petite noblesse. Toute petite noblesse, à la frontière du duché du Savoir.

- Je ne crois pas avoir eu le plaisir de vous rencontrer depuis Brumecor. Peut-être nous sommes-nous croisés lors des tragiques festivités de Lughnasadh, ou alors à l’un des bals de Lorgol?

C’est un regard plein d’espoir qu’elle osait enfin porter sur lui. Il était beau, le prince impérial. Il semblait si affable, mais également si … Si… Si viril! La jouvencelle papillonna les cils en retenant un petit soupir admiratif. Son empereur était à la fois terriblement séduisant, comme l’étaient les hommes de Bellifère - comme Martial, pour ne nommer que lui -, mais également si charmant, si grave, à la manière des Kyréens. Heureuse serait sa promise, Agathe en avait bien conscience, car il avait pour lui la carrure, l’élégance et la voix de velours du parfait prince charmant.

- Oh… Votre Altesse, je ne désirais vous importuner pour rien au monde. Vous devez avoir tant à faire, la veille d’une journée si grandiose.

Elle n’avait pas encore conscience de la chance qu’elle avait, d’attirer sur elle l’attention d’un pareil homme, plus grand encore qu’elle ne le serait jamais, même dans ses rêveries les plus douces. Demain, lorsqu’il portera la couronne d’Ibélène, lorsque tous les regards seront posés sur lui, Agathe gardera pour elle ce secret de cette conversation. Alors la mignonne déposa une main sur son coeur, là où son trouble résidait, et inclina la tête afin de lui démontrer combien elle lui était obligée.


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Message Sujet: Re: Une voix, entre mille   Une voix, entre mille EmptyMer 31 Oct - 16:28

Le trouble est grand, pour Octave, de la reconnaître sans vraiment retrouver qui elle est. Au moins, le trouble est partagé, et il est rassuré de voir qu’il ne devient pas complètement fou. Il croit comprendre, lorsqu’elle se présente comme étant la pupille de Mélusine – lointaine amie, qu’il a connu bien avant qu’elle ne prenne pour nom celui du baron de Sylvamir.  

- Je suis ravi de faire – de refaire votre connaissance, demoiselle de Vigdir. Le sourire du prince est sincère, enchanté de pouvoir mettre un nom sur le visage de la délicate jeune femme.  Comment se porte Mélusine ? Cela fait bien longtemps que nous n’avons pas pu converser. Le ton est amical, celui d’un homme cherchant simplement à s’enquérir de la santé d’une ancienne amie, effaçant presque toute supériorité que son statut de prince peut avoir sur celle de cette petite dame de la noblesse. Il commence à en avoir assez, Octave, de ne pouvoir parler d’égal à égal avec personne, maintenant que Sixtine n’est plus là et que ses sorties nocturnes se font bien plus rares.

Elle tente de trouver le point le plus probable d’une rencontre entre eux deux. L’évocation de Lughnasadh lui provoque un léger pincement au cœur, mais il n’en dit rien, confirmant simplement d’un hochement de tête pensif que c’est bien une possibilité… Mais c’est lorsqu’elle aborde Lorgol que cela réveille quelque chose en lui.

- C’est bien probable, en effet.

Sa mémoire lui souffle que Lorgol est la bonne réponse à sa question. Pourtant, il ne se souvient pas avoir croisé Mélusine ou sa pupille récemment.
A moins que…
Il se fige une fraction de seconde. Il se souvient avoir joué dans les auberges de la Ville Haute, un soir ou deux, il y a des mois de cela. Il accompagnait son père lors d’un déplacement diplomatique, et n’avait pu s’empêcher de découvrir par lui-même la belle Lorgol, une fois la nuit tombée. Il se souvient vaguement d’une jeune fille admirative, éblouie par son talent.
Etait-ce elle ?
Non. Non, c’est impossible.
Pourtant… Si c’était le cas ? Si c’était elle, la première qui percerait son secret à jour – la deuxième, en comptant Sixtine ? Et si elle en savait bien plus que ce qu’elle voulait laisser apparaître ? Il veut en avoir le cœur net.

Il ne sait pas trop comment aborder le problème, ne tenant pas à se trahir si finalement il se fait des idées, mais elle ne lui en laisse pas le temps, s’excusant de lui faire peut-être perdre son temps. Le sourire du prince se fait conciliant, et il lui répond aussitôt d’un ton aimable.

- Vous ne m’importunez pas le moins du monde, demoiselle de Vigdir. Je sortais justement prendre l’air dans les jardins d’Hiver. Vous ferait-il plaisir de m’y accompagner ? propose-t-il en lui prêtant son bras. Au moins, ils seront assez tranquilles pour pouvoir converser loin des oreilles indiscrètes : Octave ne tient pas particulièrement à ce que son secret s’évente. Il est déjà la risée du beau monde, il ne tient pas vraiment à l’être davantage. Du moins, si je ne vous détourne pas de vos obligations, se sent-il obligé de préciser. Il ne voudrait pas qu’elle s’attire des ennuis par sa faute. Et même si on ne refuse normalement pas une proposition princière, il n’est pas assez à l’aise avec son statut pour en abuser.







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Message Sujet: Re: Une voix, entre mille   Une voix, entre mille EmptyJeu 6 Déc - 15:50

Octave d’Ibélène lui proposait son bras. Octave d’Ibélène. Proposait son bras. Son hébétement ne dura qu’une petite seconde avant qu’elle n’accepte cette offre généreuse. Sa main fine et un peu fraîche en raison de son émoi se déposa sur le tissu richissime et joliment brodé de l’empereur d’Ibélène. Son souffle lui manquait à cette simple pensée, et la mignonne dût s’obliger à respirer pour ne pas defaillir. Elle respirait le parfum légèrement musqué et si agréable de l’Empereur. Ciel! Cette odeur pénétrante, cette voix enveloppante, elle les connaissait. C’était une évidence.

- Toutes obligations me semblent bien fades, devant la générosité de votre invitation...

Elle souriait, bien sûr, consciente de sa chance, mais détournait le regard pour dissimuler de son mieux son trouble, si intimidée de se retrouver ainsi aux côtés de l’homme le plus grand et le plus fort de tout Ibélène. Après Martial, peut-être bien. Ou environ à égalité, du moins. Il lui faudrait un jour faire une liste bien détaillée de tous ses hommes valeureux et incroyables qui avaient pour eux le courage, la noblesse, les titres, l’excellence et qui, en plus, sentaient si bon. La mignonne s’efforçait de chasser ses pensées pour profiter du moment, de cette rencontre fortuite mais si appréciée avec son empereur.

- On m’a dit que les jardins d’Hiver était une poésie pour les yeux, lorsque la glace couvrait le verre.

L’architecture kyréenne était solide et fiable, à l’instar de son peuple. Agathe l’avait remarqué au domaine de Sylvamir, mais également au palais ducal. Le palais impérial suivait ce même esprit, celui de protéger son peuple avant de se faire élégant, mais le jardin d’Hiver était parsemé d’épaisses vitres qui laissaient filtrer la lumière du jour. Lorsque le givre ou le verglas tapissait le verre, le soleil ainsi reflété faisait valser des éclats lumineux dans ce jardin préservé des vents les plus glaciaux de l’hiver. Elle avait hâte de découvrir l’endroit, même si la matinée était d’une froideur effrayante. À ses côtés, Agathe le savait, elle serait protégée des pires maux.

- Ma tutrice se porte bien. La maternité la rend heureuse, et elle semble plus épanouie que jamais. J’ignorais votre amitié, Votre Altesse… Mais soyez rassuré, Mélusine est heureuse.

Hiémain était resté à ses côtés, la famille n’avait pas éclaté par le scandale de son coeur frivole. Tout allait bien, tout le monde était parfaitement heureux. Agathe le souhaitait si fort qu’elle s’efforçait d’oublier les paroles de Hiémain, que rien ne serait plus comme avant. Il était bien plus doux et bien moins effrayant de croire l’inverse, de se faire optimiste. Et puis, la légère problématique entre les deux époux de Sylvamir ne regardaient qu’eux. Et qu’elle, la petite souris à la serrure. Il était toutefois étonnant que le futur empereur appelle Mélusine par son prénom, avec autant de familiarité, et la pupille comptait bien interroger sa tutrice. Tant de mystère, entre cette voix unique et ce lien étrange avec Mélusine! D’un sourire fin, elle remercia le domestique qui la couvrit d’une épaisse cape d’une fourrure soyeuse et quitta un bref instant le bras de son idole, alors qu’il subissait un sort similaire. Agathe patienta sagement qu’il présente à nouveau son bras pour y glisser sa main, avec cette même fébrilité, cette même subjugation.


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Message Sujet: Re: Une voix, entre mille   Une voix, entre mille EmptyMar 8 Jan - 22:26

Cette expression sur le visage de la jeune femme, Octave la reconnaît aisément. C’est celle des gens qui sont surpris d’attirer ainsi sur leur personne le regard d’un prince impérial, alors qu’ils se considèrent eux-mêmes comme étant insignifiants, à côté. Certains en jouent, certainement, et apprécient, vaniteux, de provoquer ce genre de réaction chez les autres. Pas Octave, qui donnerait n’importe quoi pour devenir quelqu’un de normal. Enfin, qui aurait donné. C’est bien trop tard, maintenant. Mais peu importe ; la jeune femme accepte sa proposition et lui prend le bras tendu. Il s’y attendait, mais il est tout de même soulagé, Octave ; il va pouvoir ainsi essayer de confirmer ses doutes – ou les faire taire.

- Vous m’en voyez ravi, mademoiselle de Vigdir.

Il est souriant, le prince ; et s’il sent bien le trouble de sa compagne d’une promenade, il n’en laisse rien paraître, ne souhaitant pas l’enfoncer davantage dans sa gêne. Il la comprend sans doute mieux qu’elle ne voudra bien le croire, après tout. Et lui-même se détend quelque peu et sourit plus largement lorsqu’elle évoque les jardins d’Hiver. Elle semble apprécier les jolies choses, et il est heureux de pouvoir lui faire découvrir ce lieu, certain qu’il lui plaira.

- Je ne peux que confirmer ces dires. La glace et la lumière en sont le principal attrait, et leur jeu offre parfois à voir un résultat à la fois splendide et fascinant… Enfin, vous pourrez le voir par vous-même.

Il a le sourire, Octave, en évoquant les détails de la glace sur les surfaces de verre. Il en a passé, du temps, plus jeune, à s’y réfugier pour contempler la beauté du lieu sans avoir à penser à rien d’autre. C’est ce qu’il recherche, aujourd’hui encore ; et avoir à ses côtés une demoiselle aussi charmante qu’Agathe de Vigdir ne le gêne aucunement – bien au contraire - , et ce même s’il soupçonne qu’elle en sache un peu trop sur lui. En tout cas, si elle l’a percé à jour, elle se garde bien de lui en faire part, se contentant de lui donner des nouvelles de sa tutrice.

- Vous me voyez ravi de la savoir heureuse. Je vous remercie de ces nouvelles.

Sans doute se questionne-t-elle sur la nature de la relation entre Mélusine et lui, et hésite à lui en dire plus. C’est qu’il n’est pas particulièrement enclin à lui en dévoiler davantage : à vrai dire, Octave serait assez gêné de lui révéler que c’est avec elle qu’il est devenu un homme, quelques années plus tôt ; la douce jeune femme n’a pas besoin des détails. D’autant plus que la Cielsombroise est mariée et mère de famille ; que penserait la jeune Agathe de telles histoires ?

On vient lui couvrir les épaules d’une cape chaude – c’est qu’on ne voudrait pas qu’il tombe malade la veille de son couronnement. Octave remercie le domestique d’un sourire et d’un signe de tête avant de présenter de nouveau son bras à la blonde demoiselle, et de l’entraîner à sa suite vers le jardin.

L’air y est glacial, digne d’un début de printemps kyréen, mais il n’y prête aucune attention ; il vérifie seulement que sa compagne d’une promenade n’est pas indisposée par le froid, avant de se concentrer sur le décor alentour. Décor digne de ses espérances, fidèle à une image qu’il garde depuis l’enfance, et qu’il est heureux de pouvoir partager avec quelqu’un, le temps de quelques minutes. Il s’empresse, d’ailleurs, de lui présenter du doigt des motifs glacés illuminés par la lueur du soleil hivernal, les reflets du givre et les jeux de lumières, qui embellissent un jardin qui perdrait sans doute tout son charme sans ces quelques atouts. Les allées sont calmes ; ils sont peut-être seuls à déambuler ainsi en cette froide matinée. Et c’est sur le ton de la confidence qu’il prononce les mots suivants, les partageant à la jeune femme comme un secret dont elle serait l'unique détentrice.

- J’apprécie venir ici régulièrement, vous savez. La quiétude du lieu m’apaise.

Cependant, il songe toujours, Octave, à ce qui le motivait de prime à entamer cette promenade avec la jeune Agathe de Vigdir. Car s’il est presque certain d’avoir reconnu une admiratrice du ménestrel qu’il prétend – ou prétendait – être lors de ses virées nocturnes, il craint de faire fausse route. Il veut une réponse, néanmoins, sans qu’elle ne le démasque non plus – si ce n’est pas déjà le cas. Cela dit, il n'a jamais été bon pour faire parler les gens comme il le souhaite ; alors, il ne se risque à rien, pour le moment.

- Et vous donc ? Le jardin vous plaît-il ?







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Message Sujet: Re: Une voix, entre mille   Une voix, entre mille EmptyLun 1 Avr - 19:42

Son empereur ne lui avait pas menti. Les jardins d’Hiver portaient en eux une poésie délicate qui surprenait dans un duché aussi brut que Valkyrion. Agathe avait soupiré d’admiration en voyant le jeu de la lumière du jour filtré par les mosaïques uniques que créaient la glace et le givre. Sans abandonner le bras princier généreusement offert, elle s'était aventuré dans le petit espace enchanteur, le museau levé vers les éclats lumineux qui se jouaient d'elle. Pouvait-on seulement se lasser d'une vue aussi belle? Elle ne s’était jamais lassée de tout ce qu’elle avait pu voir, depuis son départ de Bellifère. Ni des balcons en bouquets des manoirs cielsombrois, ni des sylves enneigées bordant Sylvamir, ni des tourelles frôlant les cieux de Lorgol.

- Je n’avais jamais rien vu de semblable… Jamais en Bellifère je n’ai vu quelque chose d’aussi… D’aussi beau.

Elle avait gardé silence un moment, suite à cet aveux. Jusqu'à tout récemment, elle n'avait rien vu du tout de la vie, au-delà de Brumecor. Son avenir se profilait devant elle, jusque là où s'arrêtait son regard : des steppes ardentes, un paysage rouge et difficile, qui voyaient naître des hommes impétueux. Il n'y avait longtemps eu que cela, pour elle. Avec Mélusine, elle avait connu Sombreciel et ses scandales, Lorgol et ses secrets, Valkyrion et sa beauté gelée. Si elle craint Sombreciel et la ville aux Mille Tours, lors de ses premières visites, la terre des glaces l’avait plutôt apaisée. Ici, rien ne semblait menaçant, hormi le froid légendaire, et les jardins givrés étaient somptueux.

- Cet endroit me rappelle une chanson. Lors de mon séjour à Lorgol, je l'ai entendu à la taverne du Lièvre Sémillant… La chanson des Fantômes de glace.

C’est en prononçant le nom de la chanson célèbre, depuis les rues de Lorgol, que la jeunette réalisa enfin. Elle s’arrêta, mettant fin à cette promenade aux pas doux, pour faire face à son empereur. Le beau, le grand Octave d’Ibélène. Il avait cette même voix, cette même nuance triste, dans la prononciation des mots les plus simples. Une voix qu’elle connaissait, qu’elle avait longuement écoutée, qu’elle avait cherchée, aussi. Ça ne pouvait qu’être lui, à connaître si bien l’histoire kyréenne pour livrer une oeuvre à ce point poignante et poétique. Le chant des fantômes de glace, de tous ces enfants des plaines gelées à être tombés, au fil des siècles. Agathe déposa sa main sur ses propres lèvres pour dissimuler son expression incrédule. Elle ne le quittait plus des yeux, détaillant plus franchement le prince d’Ibélène. La timidité et la peur de se faire dédaigner étaient là, toujours, mais la surprise était trop grande pour dissimuler son émotion. Elle avait pris soin de jeter un bref regard aux environs et d’abaisser la voix, avant de le questionner.

- Vous… Vous la connaissez, n’est-ce pas? Pendant qu’ils parcourent les montagnes, sans autre compagnon que leurs larmes..?

Elle avait demandé sans craindre qu’il ne se méfie d’elle. Elle avait demandé sans réfléchir, les yeux encore grands de sa découverte, pétillant d’avoir déniché son barde à la voix de velours et d’avoir décelé un secret bien plus grand qu’elle. Il ne restait plus à Octave qu’à confirmer ou démentir sa découverte, mais la jeune femme était convaincue de son souvenir, de sa concordance avec la voix si agréable du prince. Elle semblait néanmoins prête à l’entendre, lui et tous les arguments qu’il pourrait glisser pour lui faire oublier cette idée risible. Le prince impérial, simple barde de Lorgol…? Allons donc.


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Octave Main-de-Velours
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Message Sujet: Re: Une voix, entre mille   Une voix, entre mille EmptyLun 3 Juin - 22:11

La jeune femme a l’air d’apprécier la promenade, pour la plus grande joie d’Octave, heureux de pouvoir partager un petit moment de poésie avec une personne possédant au moins autant de sensibilité que lui aux jolies choses. Beaucoup n’apprécient malheureusement pas à leur juste valeur les jardins glacés du palais impérial. Cela a au moins l’avantage de leur conférer une tranquillité certaine. Les visiteurs sont peu nombreux, surtout en cette veille de festivités : tous se préparent dans une bonne humeur certaine, et peu ressentent le besoin de s’isoler aujourd’hui.

La jeune Agathe lui confie n’avoir jamais rien vu de tel. Et il est ravi, Octave, de pouvoir lui faire découvrir le lieu qu’il aime, peut-être, le plus au monde, un peu à la manière d’un enfant fier de montrer une chose qu’il apprécie à une autre personne. C’est qu’il ne connaît que peu d’amitiés sincères, le petit prince ; et il se raccroche comme il peu à chaque doux moment du genre. Surtout depuis… Depuis que tout a changé pour lui, catapulté trop vite à la tête d’un empire qu’il ne désire pas.

Il continue de la guider à travers le jardin, lui montrant du doigt quelque détail indétectable pour un œil non averti, ou lui glissant des explications à propos des dessins de glace et de leur conception. Entièrement pris par ce moment hors du temps, il aimerait qu’il ne s’arrête jamais. Envolé, le couronnement ; envolées, ses obligations. Il en oublie même son objectif premier et cette histoire de ménestrel lorgois. Il souhaiterait que la magie de cet instant volé ne se rompe jamais.

Et pourtant, la rupture est brutale. Le visage d’Octave se décompose légèrement en entendant Agathe évoquer une chanson entendue dans une Taverne ; et son sourire disparaît tout à fait lorsqu’il la sent se figer et lâcher son bras pour se planter face à lui, les mains plaquées sur la bouche. Elle a compris. Elle l’a reconnu, il en est certain.
Le visage un peu plus fermé, il tente de masquer la panique qui l’envahit alors qu’elle regarde autour d’elle et le questionne.
Bien sûr qu’il la connaît ; et les vers suivant lui viennent immédiatement en tête. Il est tenté de nier pendant un instant ; mais elle a compris, il le sait, et elle ne le croirait sans doute pas s’il lui disait ne posséder aucun lien avec cette musique. Il ne se résout pas à confirmer, cependant. Et il reste immobile, la dévisageant quelques secondes, avant de lui proposer à nouveau son bras.

- Vous n’avez pas encore vu le plus bel endroit du jardin. Permettez que je vous y conduise.

Ce n’est pas une suggestion ; plutôt une injonction de sa part. Ils y seront bien plus tranquille pour discuter d’un sujet aussi sensible. Parce qu’il veut en parler, Octave, et mettre les choses au clair avant qu’elle n’aille raconter n’importe quoi à la première personne venue. Elle le suivra, dans tous les cas, puisqu’elle n’a pas le choix.
Le petit prince se fait silencieux les premiers mètres, tournant et retournant dans sa tête la manière d’aborder à nouveau le sujet. Il ne veut pas l’effrayer, ni perdre la face devant elle. Que doit-elle penser de lui, désormais ? D’un empereur se déguisant en ménestrel le soir pour divertir les clients des tavernes et auberges des villes ?
Il finit par se décider. Une inspiration, et il se lance, certain de n’avoir personne d’autre qu’eux dans les parages.

- Sauriez-vous garder un secret, demoiselle de Vigdir ?

Si son regard était un peu fuyant jusqu’à présent, il est désormais bien plus franc. Dans ses yeux, nulle agressivité, mais une inquiétude réelle et tangible. Elle saura qu’il ne plaisante pas. Pas avec ce genre de choses. Il prend une autre inspiration.

- Ce que vous avez pu découvrir par hasard doit rester entre nous ; ce qui a pu avoir lieu dans cette taverne restera dans cette taverne. Personne ne doit savoir ce que vous savez. Je vous en prie.

Il la regarde un peu mieux. Est-elle du genre à colporter des rumeurs sur les gens qu’elle croise ? Il ne sait pas. Il aimerait consulter Sixtine sur la question un instant, elle qui serait bien plus à-même de le renseigner sur les manières de faire de la gent féminine, mais… Sixitine n’est plus là, et il doit s’y faire. Il ne peut se fier qu’à son instinct, désormais, même s’il est peu fiable. Tant pis.

- Vous devez garder ce secret précieusement, j’insiste. Puis-je… Vous faire confiance ?

Il est vulnérable, et il le sait. Dans le pire des cas, il la fera surveiller, même si l’idée seule le rebute. Mais il ne peut pas prendre le risque que ce secret s’évente la veille de son couronnement, alors que ses détracteurs sont nombreux, et qu’ils n’attendent qu’un seul faux pas de sa part pour le faire tomber. Il pourrait tout nier en bloc, bien sûr, mais maintenant qu’il a admis devant elle, il s’en sent incapable.







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