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 L'amour rend-il bête ?

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Serenus Dardalion
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Message Sujet: L'amour rend-il bête ?   L'amour rend-il bête ? EmptyJeu 30 Aoû - 20:58


Livre III, Chapitre 5 • La Joueuse de Flûte
Liry Mac Lir & Serenus Dardalion

L’amour rend-il bête ?

Naïveté, amour et entourloupe



• Date : 15 aout 1003
• Météo (optionnel) : Chaud, très chaud
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Serenus, en éternel amoureux de sa chère Melinda, se rends à la Taverne de la Rose, espérant la voir et, peut-être, lui parler. Il tombe cependant sur Liry qui, amie avec Melinda, a bien décidé de s’amuser un peu…
• Recensement :
Code:
• [b]Mettre la date ici : 15 aout 1003 [/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4107-l-amour-rends-t-il-bete#152632] L’amour rend-il bête ? [/url] - [i] Liry Mac Lir & Serenus Dardalion [/i]
Serenus, en éternel amoureux de sa chère Melinda, se rends à la Taverne de la Rose, espérant la voir et, peut-être, lui parler. Il tombe cependant sur Liry qui, amie avec Melinda, a bien décidé de s’amuser un peu…
 




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Message Sujet: Re: L'amour rend-il bête ?   L'amour rend-il bête ? EmptyJeu 30 Aoû - 20:59

La Taverne était bondée à cette heure, mais cela ne découragea pas pour autant le guerrier qui s’avança vers le comptoir et commanda du vin. Il avait pris un coup de chaud dans les rues de Lorgol, et rien de tel qu’un verre pour reprendre des forces. Il paya sa commande et but une petite gorgée bienvenue. Enfin, il se retourna et parcouru la salle du regard, à la recherche de Melinda. Il avait encore bien en tête leur dernière conversation, plutôt houleuse, et il tenait à maintenir ce semblant d’amitié qui peinait à subsister entre eux. Il y avait décidément beaucoup de monde, Serenus laissa échapper un soupir et avala une autre gorgée de vin. Sa femme devait se demander où est ce qu’il était, mais il s’en fichait bien. Il venait de terminer son travail de la journée, qui fut assez éprouvante avec cette chaleur. Certes, il avait hâte de retrouver sa fille, mais elle pourrait surement attendre une heure ou deux. Et puis, cela lui faisait un peu de répit. Sa fille avait appris à se déplacer et commençait à babiller des syllabes, et, maintenant, elle déambulait de partout ! Elle n’hésitait pas à se faufiler un peu partout et à grimper sur les genoux de son père pour un calin… Et ce, à n’importe quelle heure ! Ce calin pouvait tout autant subvenir à midi qu’à minuit. Serenus, cependant, ne le lui disait jamais non et la serrait contre sa poitrine dés qu’elle le voulait.

Il sourit en pensant à sa fille et se promit d’aller lui acheter des pates de fruits avant de rentrer. Elles n’étaient certes pas aussi bonnes que celle de la Volte, mais sa fille en raffolait, tout comme Serenus, qui aimait se rappeler son enfance avec le gout sucré et fruité de ces friandises. Il revint à sa première occupation et chercha Melinda du regard. Par Kern, elle devait sans doute se balader en ville, comme elle avait l’habitude de le faire. Soit, elle reviendra plus tard. Serenus pouvait l’attendre un peu. Il n’était pas pressé. Il s’assit sur le tabouret et savoura son vin. Il demanda également un petit quelque chose à grignoter, et fut bien servi avec deux tranches de pain et du pâté de campagne. Il savoura son casse-croute, se disant qu’il avait quand même de la chance. Sa condition de guerrier expérimenté lui permettait de s’offrir ces quelques petits plaisirs et, encore mieux, son salaire, mêlé à l’argent que gagnait Maud en tant que gouvernante, leur avait permis de se procurer une petite maison, dans la ville basse. Bon, Serenus allait encore payer le prix pendant quelques années, mais c’était un mal pour un bien. Ariane avait beaucoup plus de place pour apprendre à marcher en toute sécurité et, encore mieux, elle avait sa propre chambre, avec son propre lit. Ariane, pour le plus grand bonheur de Serenus qui avait même laissé échapper quelques larmes la première fois, parvenait à faire quelques pas. Elle avait pour habitude de parcourir l’espace entre les chaises de ses deux parents avant de se laisser retomber dans leurs bras, sous leurs encouragements enthousiastes. Elle adorait ça.

Serenus croisa le regard d’une belle jeune femme aux cheveux blonds, aussi éclatants que le soleil lui-même. Il passa une main dans ses cheveux pour les remettre bien en place, essuya sa bouche où persistaient quelques miettes de pain et s’approcha d’elle. Il lui sourit et lui dit :

« - J’vous paye un verre ? Avec cette chaleur, faut pas se déshydrater. »



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Liry Mac Lir
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Message Sujet: Re: L'amour rend-il bête ?   L'amour rend-il bête ? EmptyDim 30 Sep - 23:30

Août, une période où tu devrais être en mer, non pas à terre en plein milieu de Lorgol et de sa puanteur humide.  Août un mois chaud, collant, désagréable.  Ce serait moins pire si tu étais sur ton Archipel, vêtue d'habits confortables plutôt que ces robes de continentaux dans lesquels tu t'empêtres toujours quand tu essaies de les enfiler, parce que c'est bien compliqué.  Pas qu'elles ne sont pas jolies les robes de continentaux, tu te rappelles encore avec une tendresse chérie cette fois où Rhapsodie t'a prêté l'une des tiennes et qu'elle t'a même coiffé les cheveux.  Rien de tout cela n'avait duré très longtemps, les jolies tresses s'étaient rapidement dénouées quand tu courais sous ton drap pour effrayer les sales chipies qui embêtaient ta nouvelle amie.  Tu te demandes vaguement comment se porte la jolie mage : vous qui étiez toujours ensemble à l'Académie, tu n'as plus tellement contact avec elle depuis qu'elle est rentrée chez elle et que tu vogues sur le Borée.  Tu pourrais lui écrire, mais il faudrait admettre alors que tu es lettrée et rien ne t'horripile plus encore que cette idée.  Savoir lire, ça ne sert qu'aux faibles et toi tu n'as pas besoin de faiblesse.  En tout cas, pas de ce genre-là.  Tu aimerais ne pas savoir lire, pour de vrai, comme le cousin Rackham, mais Pénélope a trop bien réussi à te dompter en t'apprenant les aléas de l'alphabet.  Triste sort que le tiens.  Parce que tu sais lire et parce que tu es sur terre en plein milieu du mois d'août.

Tu as passé la journée à errer ça et là, puis à jouer aussi avec les marins pour les mieux piller de tous leurs fleurons.  Naturellement, si tu y réussis si bien, c'est parce que tu triches avec un art et un doigté certain.  Les années de pratique sur un bateau t'ont entraîné et tu as eu un excellent mentor en la matière.  Au moins à ton retour à la Taverne de la Rose, tu as les poches un peu plus pleine que lorsque tu en es partie le matin et tu vas pouvoir les vider allègrement en dépensant tout leur contenu en alcool pour te rafraîchir.  Il n'y a jamais rien de mieux que le rhum : quand il fait chaud, ça arrose le gosier en feu et quand il fait froid, ça le réchauffe.

Tu as à peine mis le pied à l'intérieur que déjà on t'interpelle.  Tu te retournes pour observer d'un air étonné le vieillard couvert de cicatrices en face de toi, un sourcil arqué pour bien marquer ton interrogation.  Puis un sourire se dessine sur tes lèvres.  C'est ton jour de chance, quelqu'un t'invite à boire gratuitement, tu vas même pouvoir faire des économies sur tes fleurons!  Il faut que tu trouves désormais le moyen pour qu'il offre aussi de quoi te ravitailler pour maximiser l'affaire.

« Bah justement, j'voulais qu'qu'chose pour m'rafraîchir a panse!  T'tombes bien! »

Tu lui tends la main pour qu'il la serre, le temps de faire les présentations et de paraître un minimum sympathique.  Ça n'arrive pas tous les jours qu'on t'offre à boire, ni même qu'on ose t'adresser la parole.  La plupart du temps, tes manières et ton allure grossière suffisent à repousser tout être doté de sens : les continentaux, il faut le reconnaître, ont un esprit de survie très développé et ils savent instinctivement contre qui ne pas se frotter.  Pourtant, t'as pas la peste ou quoi.

« Moi c'Liry.  Toi, t'es qui? »

Tu te félicites de t'être lavé les mains et le visage ce matin, tu es à ton meilleur.





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Message Sujet: Re: L'amour rend-il bête ?   L'amour rend-il bête ? EmptyMar 2 Oct - 20:06

Elle était prude, cette jeune femme, mais cela plaisait au guerrier. Lui aussi l’était. Il n’avait pas les manières des nobles, ou de la plupart des gens de la bonne société. Serenus sourit et commanda deux chopes. Quand leurs commandes arrivèrent, il leva la sienne pour la cogner avec un sourire contre celle de la jeune femme. Celle-ci ne parut ni surprise ni dégoutée de s’être faite accostée dés son arrivée par un guerrier. Guerrier expérimenté et assez impressionnant qui plus est. Sa balafre était autant dissuasive que source d’admiration. Serenus ne comptait plus le nombre de gamins qui lui avaient demandé ce qu’il s’était passé pour qu’il écope d’une telle cicatrice. Le guerrier, à ce moment-là, ne leur disait pas que c’était une femme qui lui avait fait ça, avec sa propre épée qui plus est. Non. Le plus souvent, il racontait qu’il avait été blessé soit par un griffon, soit par un fauve, soit par l’épée d’un guerrier Ibelin. La plupart du temps, les gamins le regardaient avec admiration, surtout quand Serenus ajoutait qu’il avait réussi à vaincre son ennemi malgré la douleur. C’était un mensonge certes, mais ces enfants ne le sauraient jamais, et cela ne fait de mal à personne.

Elle lui tendit la main, histoire de se présenter. Serenus la serra avec grand plaisir. Ses cheveux blonds ne cessaient de capter son regard. Elle devait avoir une foule d’amants à ses pieds. Dommage (ou heureusement) pour lui, une autre femme se trouvait dans cette Taverne. Melinda. Serenus estimait qu’elle valait au moins cent blondinettes comme celle qu’il avait sous les yeux. Et, même s’il trouvait celle-ci jolie, il ne lui ferait en aucun cas la cour, pas tant qu’il avait une chance de prendre le cœur de Melinda, pas tant qu’il n’ait obtenu d’elle un baiser de ses lèvres. Serenus sourit quand la jeune femme se présenta. Liry. Juste Liry. Pas de nom de famille, juste des prénoms. Parfait. Serenus savait pertinemment que les chances de recroiser cette femme à l’avenir étaient minces. Valait mieux en savoir le moins possible sur elle, histoire de ne pas s’attacher. Serenus inclina la tête et répondit à la jeune femme :

« - J’m’appelle Serenus. Ravi de te rencontrer Liry. C’est rare de voir une femme qui apprécie autant les boissons fortes d’ici. »

Sur ces mots, il leva sa chope et but une franche gorgée. Oui, l’alcool était fort, mais qu’est-ce qu’il était bon ! Serenus se rappelait encore très bien du jour où il avait bu de l’alcool pour la première fois. Il devait avoir six ou sept ans. Il était avec son meilleur ami du moment, un jeune garçon qui habitait quelques maisons plus loin. Le gamin avait chipé la flasque de son père, et avait mis Serenus au défi d’en boire une gorgée. Une gorgée, contre un fleuron. Une fortune pour le petit Dardalion qui imaginait déjà dans ses poches un petit paquet de pâtes de fruit qu’il aurait acheté avec cette pièce. Il avait donc pris son courage à deux mains et avait bu une gorgée de la fameuse flasque. Il se souvenait encore très bien de cette sensation de chaleur puis de brulure qui avait envahi sa bouche, et il avait aussitôt avalé le liquide, avec force toux et crachats. Il avait grandi, et avait redécouvert cette sensation, et, cette fois-ci, il n’avait pas recraché, oh non. Il avait vomi. Deuxième première fois, mais première gueule de bois. On ne joue pas avec l’alcool, car c’est toujours lui qui finira par gagner la partie.
Serenus revint vers Liry, et la quitta des yeux, l’espace de quelques secondes, pour regarder autour de lui, guettant l’arrivée de Melinda. Ou pouvait-elle être, par Kern ?



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Message Sujet: Re: L'amour rend-il bête ?   L'amour rend-il bête ? EmptyMar 11 Déc - 19:24

Drôle de bonhomme.  Tu penches la tête un peu perplexe en laissant retomber ta main le long de ton corps.  Le rhum, ça ne vient certainement pas de Lorgol!  Du moins, celui qu'on y fait, c'est du faux, de la tièdasse boisson pour continental à l'estomac faible.  Rien à voir avec celui de l'Archipel où tu as grandi, même si tu l'as quitté à un âge trop tendre pour avoir bu là-bas avant de t'installer sur le continent pour tes études.  Puis bon.  Vaut-il vraiment la peine de corriger les bêtises que disent les continentaux?  Probablement pas, ils en disent trop.  Toujours même.  Tu hausses les épaules et fais comme si tu n'as rien entendu de ce blasphème.  Tu connais suffisamment la Taverne de la Rose pour savoir où ils se procurent le rhum et que c'en est vraiment du bon.  Tu es fière de ton île et de tes origines, mais pas assez pour te donner le mal de rétablir la vérité auprès d'un continental.  Parce qu'il faut bien l'admettre, ils sont particulièrement niais parfois.  Il y a bien quelques exceptions, ils ont parfois leurs moments de lucidité, mais la plupart du temps, autant ne pas trop porter attention à ce qu'ils disent et simplement profiter du fait qu'ils sont là pour te distraire.  Tu ne leur en demandes pas plus, pas plus en tout cas que leurs capacités peuvent le permettre.  C'est d'ailleurs sûrement en raison de leur bas intellect qu'ils utilisent toujours des mots compliqués à comprendre : comme ça l'interlocuteur ne sait pas de quoi on parle et c'est plus difficile de discerner les âneries des vérités.

Et d'ailleurs, puisqu'il commence à boire, tu ne tardes pas à l'imiter, avalant à grande gorgé le liquide riche et savoureux.  Ça fait toujours du bien par où ça passe!  Tu reposes ton gobelet sur la table, n'ayant pas tout fini d'une traite.  Tu bois rapidement, mais il faut tout de même savourer un peu la chose, sinon c'est du vrai gaspillage.

« Rien d'mieux qu'le rhum hein! » soupires-tu d'aise.

Du rhum.  Des fleurons.  De la bière nom de Messaïon.  Tout ce qu'il y a de meilleur.  Surtout le rhum et les fleurons.  Les Dieux… eh bien, tu n'es pas certaine s'ils existent, s'ils peuvent te donner un petit coup de main tant mieux, sinon tant pis, qu'ils restent dans leurs grottes cachées on ne sait trop où à se désintéresser de ton sort.  Tu sauras te débrouiller.

Quand on boit, on n'a pas particulièrement besoin de parler et ça t'arrange.  Ta conversation de glouglou entre le verre, l'alcool et toi te suffit.  On ajoute ça et là le clang des gobelets qui se cognent dans un toast et tu es bienheureuse de ta situation.  Force t'es toutefois de remarquer bien rapidement qu'il ne semble pas en être de même pour ton compagnon de beuverie qui ne peut pas garder les yeux en place.  Peut-être que sa boisson n'a pas de sujet de très bon goût à aborder.  Curieuse, tu ne te gênes pas pour lui faire remarquer.

« Dis don'!  L'est pas bon ton verre ou que quoi?  T'cherches quoi comme que ça dan' salle?  T'attends d'amis? »

Tu étires le cou, en quête toi aussi de potentiels autres joueurs pour venir se joindre à votre beuverie qui ne fait que commencer.  À plus de fous, plus on rit et plus on économise les fleurons si on sait bien jouer ses cartes.  Boire, c'est bien.  Boire gratuitement, c'est encore mieux.  Tu pointes du doigt un gros pansu qui vient d'entrer, les joues rouges, le crâne brillant.

« C'est ton pote qu'celui là? »





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Message Sujet: Re: L'amour rend-il bête ?   L'amour rend-il bête ? EmptyDim 6 Jan - 21:01

Drôle de bonne femme. Serenus la regarda du coin de l’œil, surpris. Il en avait rarement vu des comme elles. Il bu une gorgée de sa chope, tout en l’observant. Une femme homme. Un garçon manqué. Elle avait l’air d’avoir trouvé sa voie. Ses mains étaient couvertes de cals, mais pas comme les siennes. Celles de la jeune femme ressemblaient à celle des marins. Serenus en avait serré suffisamment pour savoir à quoi elles ressemblaient. Les cals provoquées par le travail acharné sur un pont, par les aussières qui ne faisaient pas de cadeau si elles étaient mal manipulées. Sans parler de l’usage des armes à feu et des sabres. Cette femme était-elle une pirate ? Elle devait surement en connaitre, si elle n’en était pas une elle-même. Le guerrier se promit de surveiller sa bourse, histoire qu’elle ne se vide pas trop vite de son contenu. Les pirates étaient très persuasifs. Le guerrier songea à son séjour dans les cales d’un navire pirate, et failli frissonner. Ce n’était pas un souvenir très agréable. L’odeur du bois et du renfermé, le mouvement incessant du navire, les vagues qui frappaient la coque et l’empêchaient de dormir… Il en rêvait encore la nuit. Ça pour sûr, Serenus n’aurait jamais fait un bon marin. Il avait déjà manqué de vomir sur la selle d’Obédience, dans cette autre vie… Alors sur un navire… Serenus se dit qu’il avait même été plutôt bien malade en mer. La coque du navire devait encore s’en souvenir.

Il revint vers la jeune femme, et se rendit compte qu’il avait observé ses mains avec un peu trop d’insistance. Il se concentra donc sur le contenu de son verre et en avala une gorgée. Il se retourna pour rechercher la principale raison de sa venue ici. Melinda. Son cœur se serra à la pensée du sourire de la femme qu’il aimait. Il avait vraiment hâte qu’elle fasse son entrée dans la salle. Non pas qu’il ait envie de se débarrasser de cette beauté assise à ses côtés… Disons plutôt que le guerrier avait ses priorités. Et la jeune femme devait en avoir aussi. Il avait bien remarqué ce petit regard qu’elle lui avait lancé, quand il l’avait accosté. Elle ne le trouvait pas à son gout, assurément. En même temps, il n’avait plus le visage du jeune homme aux cheveux cuivrés, sans aucune marque, qui était sorti de l’école tant d’années auparavant. Si Maud semblait apprécier ces marques, ce n’était pas le cas de toutes les jeunes filles qu’il croisait. L’une d’elle avait même chuchoté à sa mère un très pertinent « qu’il est vilain ». Serenus se souvint qu’il était rentré chez lui ce soir-là, s’était longuement regardé dans la glace de Maud. Il s’était trouvé moche. Puis sa fille avait marché vers lui et l’a embrassé sur sa joue balafrée. Il a oublié cette pensée. Etrange, le fait qu’elle ressurgisse en ce moment.

La voix de la jeune femme le tira de ses pensées moroses et de sa recherche. Elle lui demanda si son verre était bon, et s’il attendait des amis. Quand elle désigna un gros bonhomme au crâne luisant de sueur qui venait d’entrer, Serenus laissa échapper un rire sincère. Il lui répondit :

« - Oh qu’non, belle Liry. La personne que j’attends est une jeune femme, avec de sublimes cheveux bruns. Elle a un visage magnifique et des yeux qui donnent envie de plonger d’dans tête la première. Elle habite la Taverne et élève des abeilles. Elle s’appelle Melinda. »

Que ça faisait du bien, de prononcer le nom de sa bien aimée à voix haute. Serenus sentit le sang lui monter à la tête. Il se sentait maintenant plutôt optimiste. Melinda viendrait. Ils parleraient, et tout irait mieux entre eux. Il n'y avait pas de raison pour que ça se passe autrement.



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Message Sujet: Re: L'amour rend-il bête ?   L'amour rend-il bête ? EmptyJeu 17 Jan - 20:39

Il a un rire franc ce bonhomme-là. C'est un drôle de bougre, mais il te plaît déjà mieux en riant qu'avec ses compliments.  As-tu l'air d'une jolie dame à qui on fait la cour?  Pas du tout et tu te portes très bien que ce soit ainsi et pas autrement.  Tu regrettes tout de même que tête d'oeuf ne soit pas son copain, il a l'air bien marrant lui aussi, ça aurait pu ajouter un peu d'intérêt à toute cette rencontre.  Eh bien tant pis.  Vous pourriez toujours l'inviter à se joindre à vous un peu plus tard.  Il serait sûrement ravi d'avoir quelques amis supplémentaires et peut-être te permettrait-il de frotter le dessus brillant de son crâne avec un torchon pour voir s'il ne s'y cache pas un peu d'or ou quelque autre objet de valeur.  Peut-être qu'en astiquant bien, il se mettrait à pondre des œufs d'or?  Ce serait trop bien et ce n'est pas trop fou d'espérer, après tout vous êtes sur le continent et il s'y passe nombre de choses étranges.  Ils sont incapables de rester simples comme vous, sur ton île.  Et puis ils ont bien des dragons dorés qui volent dans le ciel, la preuve c'est que tu as même l'écaille de l'un des leurs accrochée au cou depuis plusieurs mois.  C'est ton bien le plus précieux et il t'arrive parfois de roder du côté du port d'ancrage du drakkar pour discuter avec la figure de proue de l'Égide.  Et espérer y retrouver quelques autres écailles pour agrandir ton trésor et accroitre ta richesse.  Pour le moment, c'est un bien unique en son genre puisque tu n'en as toujours pas trouvé d'autres.  Avec la tête de Boudou, le chien que tu as décapité, ce sont les objets de ta collection précieuse, et un œuf en or pondu par un gros plein de soupe complèterait très bien la décoration de ta chambre.

Tu es toutefois tirée de cette réflexion fort cupide par la voix de ton compagnon de beuverie.  Enfin, pas exactement sa voix, parce que tu savais déjà qu'il te parlait, mais tu n'écoutais tout simplement pas.  Tu n'en as rien à fichtre des descriptions de demoiselles en détresse à qui le preux chevalier tente de faire les yeux doux armé de poésies et de bouquets de roses.  Ce qui attire ton attention, c'est plutôt le nom de la demoiselle en question, car c'est quelqu'un que tu connais.  Quelqu'un qui parle beaucoup trop, mais quelqu'un que tu aimes bien tout de même.  Tu toises un instant l'homme et une idée géniale te traverse l'esprit : toi qui t'ennuyais, voilà de quoi te divertir un peu.  Ça ne ferait de mal à personne.

« C'mon amie, la Mélodie.  L'est apicouturière, c'est elle qui m'l'a dit.  Même qu'n'est très proches, elle pis moi.  P'quoi t'la cherches? » commences-tu d'abord.  Tu avales une nouvelle rasade de rhum et pousse un rot sonore.  Ça fait du bien par où ça passe.  Encore une petite gorgée et tu poursuis.

« D'près moi, v'd'vez pas êt' ben proches proches.  S'non à t'l'aurait dit. »

Tu le regardes d'un air entendu et tu hoches la tête, comme si tu sais là une nouvelle de la plus haute importante classée top secrète.  Tu fais craquer ton cou d'un geste brusque et essuie ton nez avec la manche de ta robe, il y avait un peu de rhum qui gouttait sur le bout.

« Est partie.  C'fait qu'qu'jours qu'est pu là.  N'avait marre de Lorgol.  L'miel, y goûte meilleur quand qu'on l'fait en 'trevent qui paraît.  D'solée, j'crois que faudra que t'ailles là-bas pour a voir. »

Tu hausses les épaules, compatissante à son malheur que tu viens de créer tout en sachant que Melinda reviendrait bientôt à la Taverne et qu'elle n'était absente que momentanément.





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Message Sujet: Re: L'amour rend-il bête ?   L'amour rend-il bête ? EmptyLun 18 Fév - 20:23

Il ne rêvait pas. Cette jeune femme bourrue connaissait Melinda ! Serenus fit un sourire ravi. Elle ne pouvait pas mieux tomber. C'était la première fois qu'il rencontrait quelqu'un qui connaissait son amie. Cela lui permettrait d'avoir une autre vision de la personne qu'il aimait. Lui voyait Melinda comme une femme merveilleuse, peut être que celle-ci, en face de lui, la voyait tout autrement. Melinda avait son caractère, Serenus l'avait bien compris. Elle avait même réussi à le faire pleurer par Kern ! Peu de femmes étaient parvenu à ce résultat. Il ne se rappelait pas avoir pleuré pour Elena. Sa mère, elle, avait su le faire pleurer, et plus d'une fois, même après qu'il soit devenu un homme. En même temps, quand la mère Dardalion vous attend sur le perron de la porte, avec le rouleau à pâtisserie dans la main, il y avait de quoi pleurer. Quelle femme… Serenus sourit en pensant à sa mère, et se demanda comment elle allait. Boah, elle devait encore tyranniser le voisinage, comme d'habitude. Il revint vers la jeune femme en face de lui. Celle-ci lui avoua qu'elle et Melinda étaient très proche, ce qui fit lever un sourcil à Serenus. Le rot qu'elle laissa échapper ensuite le laissa dubitatif. Melinda, amie avec cette…. Était-ce vraiment une femme ? Serenus avait peu entendu de personnes capable de laisser échapper un tel rot. Peut être un mélange entre une femme, un porc et un homme.

Il se remettait à peine de ce rot magistral quand elle lui dit que lui et Melinda ne devaient pas être très proche, sinon elle l'aurait dit. Serenus secoua la tête et sourit, il répondit :

"- Melinda n'a pas besoin de mots pour m'dire à quel point on est proche, elle et moi. J'l'ai connu dans les rues de Lorgol, et ça été une rencontre mémorable. " Il but une gorgée et demanda, avec espoir :" - Elle t'a parlé de moi ?"

La jeune femme lui avoua ensuite, après s'être craqué le cou; que Melinda était partit depuis plusieurs jours, car elle en avait soit disant marre de Lorgol. Serenus pencha la tête, déçu. Melinda, partie ? C'était impossible. Elle aimait beaucoup trop la grande ville pour s'en séparer, surtout qu'il y avait ses abeilles ici. Elle n'oserait jamais abandonner ses abeilles pour retourner en Outrevent, à moins que celles-ci soient toutes tombées en poussière. Il fronça les sourcils et but une autre gorgée d'alcool. Il imaginait mal Melinda partir ainsi, surtout sans le prévenir. Il se dit, avec la boule au ventre, qu'il était peut-être la cause de ce départ précipité. D'après les dires de la jeune femme, cela faisait des jours que Melinda était partie. Elle lui proposa même de partir à sa poursuite sur les routes vers Outrevent. Le guerrier passa une main dans ses cheveux et demanda, tout en levant un sourcil :

"-Elle serait pas partie sans m'en parler… Elle et moi… Enfin… Elle t'a dit quelque chose avant de partir ? Je suis désolé Liry, mais j'vois mal Melinda partir en laissant ses abeilles ici… "

Il avait besoin de comprendre. Melinda ne serait jamais partie sans ses abeilles. Il se rappela de sa passion envers ces petits insectes amateurs de piqures. Serenus ne les aimait pas beaucoup. Il s'était assis sur l'une d'elle, une fois. La pauvre n'avait pas survécu, mais elle avait eu le temps de planter son dard avant de s'en aller pour l'autre monde. Les collègues de Serenus avaient beaucoup ri quand Serenus avait du baisser son pantalon pour le retirer. Il n'y était d'ailleurs pas parvenu, c'était une recrue qui s'en était chargée. Un baptême du feu en quelque sorte. Le petit s'en souviendrait encore longtemps. Il revint vers la jeune femme, chassant ce souvenir de dard dans les fesses. Elle paraissait sérieuse. Il se pourrait alors que Melinda soit vraiment partie… Mais comment en être certain ?



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Liry Mac Lir
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Message Sujet: Re: L'amour rend-il bête ?   L'amour rend-il bête ? EmptyMer 20 Fév - 19:49

Tu te demandes pourquoi Melinda aurait pris la peine de te parler de ce monsieur.  Il a une drôle de lueur dans les yeux quand il te le demande.  C'est extrêmement bizarre, en fait il te fait un peu peur dans cet état.  On dirait qu'il est possédé par quelque chose que tu ne saurais trop expliquer.  Peut-être vaut-il mieux pour toi d'ignorer ce qui l'allume ainsi en tout cas.  Tu secoues la tête négativement.  Melinda ne savait peut-être même pas que cet homme existait et la cherchait.  Drôle de lascar.  En tout cas, ça rend ta blague plus amusante encore.  Tu ne te sens même pas un peu mal quand tu vois la déception et l'incompréhension se peindre sur le guerrier.  Il semble complètement déboussolé le pauvre.  C'est pas ta faute, tu pouvais pas savoir que ça le chamboulerait autant.  Autant continuer à lui faire croire que ton amie est réellement partie.  En espérant qu'elle ne revienne pas de sa sortie avant que tu n'aies eu le temps de déguerpir loin, très loin.  Après tout, tu ne reverras sûrement pas ce monsieur ensuite ou alors il ne se rappellera pas de toi.  En tout cas, il est convaincu que tu mens, avec raison, mais tu insistes dans ton histoire.  Tu ne vas pas gâcher ton plaisir tout de suite, pas maintenant que tu commences à peine à t'amuser.

Tu secoues la tête en prenant un air navré, comme si tu compatissais aux souffrances que cette idée semble soulever chez lui.

« M'a rien dit.  J'mais entendu parler d'toi.  T'es qui pour elle? D'près moi, tu t'trompes peut-être s'votre relation. »

Tu hausses les épaules.  Ce que tu es en train de faire… c'est peut-être un peu trop méchant…  Melinda t'en voudra-t-elle de t'être moquée ainsi de l'un de ses amis?  Tu imagines qu'ils sont au moins amis pour qu'il insiste autant à nier son départ?  Bah, tu saurais bien te faire pardonner et tu offriras un verre au monsieur ensuite pour lui faire oublier sa peine.

« A p'vait pas les emmener m'tenant, mais a va 'voyer qu'qu'un v'nir les chercher.  Avait pas trop l'choix, » ajoutes-tu en hochant de la tête pour appuyer ton propos, l'air presque désolée pour lui.  Puis l'idée d'apaiser ses peines prend forme en toi d'une façon qui ne t'empêchera pas de continuer à t'amuser un peu encore.  « S'tu veux lui l'sser une lettre, t'peux.  J'vas la mettre avec ses abeilles pour quand y viendront lui chercher. »

Tu tends une main que tu poses sur la sienne pour la taper maladroitement : tu n'es pas trop douée pour réconforter les gens, surtout quand ils sont les victimes de tes propres blagues, même celles de mauvais goût comme celle-là.  « 'lez, fais c'te tête. A l'a s'rement ses raisons.  P'tête qu'elle t'écrira?  Moi j'sais pas lire, t'vois, donc j'l'aurai pu de nouvelles d'elle. »

Encore un mensonge.  À croire que tu es Lagrane.  Berk.  Faudra faire attention de ne pas devenir trop continentale, c'est mauvais pour la santé.





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Message Sujet: Re: L'amour rend-il bête ?   L'amour rend-il bête ? EmptyMer 20 Fév - 20:31

Melinda ne lui avait jamais parlé de lui ? Encore plus étrange. Il était vrai que Melinda était une personne réservée quand il s'agissait de ses relations. Elle ne lui avait jamais explicitement parlé de son frère décédé par exemple, ni même de ses autres amis. Serenus se rendit soudain compte que Melinda ne lui avait jamais parlé de Liry. Il était alors peut être logique qu'elle même ne connaisse pas son existence. Melinda n'était pas du genre à parler des personnes qu'elle connaissait. Elle préférait de loin ses longs monologues parfois sans queue ni tête qui avait le don de donner des migraines. Le guerrier se dit que, finalement, il ne savait pas grand chose sur Melinda. Cela ne l'avait pas empêché d'en tomber amoureux. La jeune femme, face à lui, avait l'air navré de lui apprendre la nouvelle du départ de celle qui était chère à son coeur. Elle lui demanda alors qui il était pour elle, car, d'après elle, il se trompait sur leur relation. Serenus haussa les épaules et répondit :

"- Oh… Je… Nous sommes amis, ça j'en suis certain. "

Il n'osait pas vraiment lui dire qu'il en était fou amoureux. Après, ça devait se voir sur son visage. Serenus avait subitement rougi. Il avait le don pour rougir à n'importe quelle situation. Cela faisait beaucoup rire Maud qui, avec son franc parler, parvenait assez souvent à ce résultat. Il se rappelait encore du jour où Melinda avait refusé sa demande en mariage et, une fois encore, son coeur se serra. Il se maudissait encore d'avoir été aussi bête ce jour-là. Il avait sans doute jeté une ombre sur leur amitié avec une telle demande. C'était sans doute pour cette raison qu'elle était partie. Serenus soupira doucement. Il devait en avoir le coeur net. Il devait s'assurer qu'il n'était pas la raison du départ de Melinda. Il posa une question sur les abeilles de la jeune femme, et celle en face de lui lui répondit qu'elle ne pouvait pas les emmener maintenant, mais que quelqu'un viendrait les chercher. Il voyait mal des abeilles voyager dans un chariot et y survivre mais, après tout, il n'y connaissait rien à ces bêtes. A part les piqures et le miel, il ne savait pas grand chose. On lui avait dit que ces petits insectes servaient une reine, et elles travaillaient, inlassablement. Les pauvres, elles ressemblaient presque aux humains.
Il revint vers la jeune femme quand celle-ci lui demanda s'il voulait laisser une lettre à Melinda. Il fit une grimace et lui dit :

" - J'sais pas très bien écrire tu sais… Pour lire j'me débrouille… Mais l'écriture… C'est pas mon fort. J'sais mieux m'servir d'une épée, pour sur. "

Elle tendit une main qu'elle posa sur la sienne. Serenus nota la maladresse du geste mais il était tellement sincère qu'il sourit. Elle était plutôt gentille, pour une femme mi homme mi cochon. Elle lui dit que Melinda devait surement avoir ses raisons pour s'en aller, et qu'elle lui écrirait surement. Cela mit du baume au coeur de Serenus. Oui, si Melinda avait du partir précipitamment, elle lui en donnerait la raison par ses lettres. Serenus se promit de fournir l'effort nécessaire pour améliorer son écriture. Au pire, il pourrait toujours se faire aider par Maud. Elle avait l'écriture fine et délicate des nobles. Melinda apprécierait surement de lire des mots écrits de la main de Maud. Il regarda l'horloge, et se dit que sa femme devait l'attendre. Bah, il pouvait bien rester encore un peu. Il expliquerait à sa femme qu'il avait cherché à revoir un ami. Un, et non pas une. C'était un mensonge, sans en être vraiment un, puisque Melinda était apparemment partie. Il se tourna vers la jeune femme et lui dit :

"- Qui sait, elle a peut-être eu un décès dans sa famille. Ou un proche malade, ou un mariage. C'est sans doute ça. Si tu veux, dés que j'ai des nouvelles, j't'en donnerais. "



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Message Sujet: Re: L'amour rend-il bête ?   L'amour rend-il bête ? EmptyMar 5 Mar - 21:07

Devant le visage dépité de Serenus, tu te sens presque coupable de cette mauvaise blague que tu es en train de lui faire.  Il semble vraiment attristé.  Est-ce que tu devrais t'excuser et te faire pardonner en lui expliquant que tu ne fais que plaisanter que Melinda n'est pas parti?  En même temps, bien que tu saches te battre, du moins te défendre, provoquer la colère du guerrier ne semble pas exactement une bonne idée : il aurait facilement le dessus sur toi si tu n'arrives pas à t'échapper.  Fuir aurait été plus aisé si la Taverne avait été un peu plus pleine qu'elle ne l'était en ce moment.  Son gros corps musclés franchirait difficilement la foule tandis que tu pourrais te faufiler aisément.  Mais à quoi bon s'attarder sur des détails qui ne sont pas? Tu avales ce qu'il te reste de boisson, songeant à en reprendre un.  C'est qu'il est tout de même attachant.  Lui aussi, il aime pas trop l'écriture.  Tu commences vraiment presque à te sentir mal.  Presque.

« Ouais c'est p't-êt' ça!  M'a pas dit plus qu'j't'ai dit.  T'me… »

Tu t'arrêtes en pleine phrase.  Ton air rempli de compassion se transforme en un air ahuri.  Celle-là, tu ne l'avais pas prévue du tout…  Elle vient à peine de partir, qu'est-ce qu'elle fait déjà là de retour!  Par chance, l'homme fait dos à la porte et ne peut pas la voir.  Sauf qu'elle, oui, elle peut vous voir!  Et elle s'approche vers vous en te faisant un signe de la main.  C'est pas bon, ça va bientôt sentir les fesses brûlées par le feu d'un dragon!  Tu te tortilles sur ton siège pour lui faire signe de s'en aller, que c'est vraiment pas le bon moment.  Pour donner un peu plus d'accent sur ton message, tu agites même les bras.  De crainte même que Serenus ne la voit arriver, tu attrapes son visage entre tes mains et tu te penches sur lui.

« P'sière dans l'oeil! » t'écries-tu en secouant la tête.  Mais visiblement, les interdictions de venir sont certainement des signes de salutation pour les continentaux parce que Melinda arrive bientôt à votre hauteur.  « Liry?  Serenus? » appelle-t-elle, probablement surprise de vous voir ensemble.  Il est trop tard pour rattraper la gaffe.  Pas question de mourir sous les poings du guerrier!  Tu recules d'un bond.

« Ouais s'lut Melinda!  Ya c'm'sieur qu'voulait t'voir!  J'dois y aller! » Tu fais un léger signe de la main avant de détaler comme un lapin entre les tables de la taverne.  Tu prendras soin de rentrer par l'arrière, Viana saura bien te faire rentrer plus tard et te protéger du pauvre gars que tu as mené en bateau.  La cousine Viana, faut pas trop l'embêter, ça non!

Dans tous les cas, tu t'es bien amusée aux dépens de l'inconnu!





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