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 L'escapade d'Ariane

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Serenus Dardalion
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Message Sujet: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptySam 1 Sep - 20:03


Livre III, Chapitre 5 • La Joueuse de Flûte
Anaïs Bélecu & Serenus Dardalion

L’escapade d’Ariane

Mais où est passée cette gamine ?



• Date : 31 aout 1003
• Météo (optionnel) : Chaud et lourd
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Ariane, maintenant qu’elle a appris à marcher, échappe à la vigilance de son père qui, mort d’inquiétude, la cherche partout. Heureusement pour lui, Anaïs n’est pas loin et réceptionne la petite alors qu’elle s’éloignait.
• Recensement :
Code:
• [b]Mettre la date ici : 31 aout 1003 [/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4111-l-escapade-d-ariane#152773] L’escapade d’Ariane.[/url] - [i] Anaïs Bélecu & Serenus Dardalion [/i]
Ariane, maintenant qu’elle a appris à marcher, échappe à la vigilance de son père qui, mort d’inquiétude, la cherche partout. Heureusement pour lui, Anaïs n’est pas loin et réceptionne la petite alors qu’elle s’éloignait.

 




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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptySam 1 Sep - 20:03

Par la hache rouillée de Kern, où était-elle ?! Ou était Ariane ? Serenus avait juste détourné le regard, ne serait-ce qu’une minute, et elle n’était déjà plus là ! Avec cette foule, il était facile de perdre quelqu’un, et c’était encore plus facile si ce quelqu’un était haut comme trois pommes. Serenus regardait autour de lui, appelant sa fille, et sentait la panique l’envahir. Non, pas Ariane, elle ne pouvait pas disparaitre. Elle était ce qu’il avait de plus cher à ses yeux, elle ne pouvait pas partir comme ça ! Serenus essayait de se rassurer, se disant qu’elle ne devait pas être bien loin. Elle ne marchait pas encore très bien et avait souvent besoin de faire des pauses. Si ça se trouve, il l’avait sous les yeux sans la voir. Serenus appela sa fille, hurla son prénom. Il resta cependant immobile car il savait d’expérience que, s’il bougeait, il risquait de s’éloigner de sa fille et, par conséquent, il augmentait ses chances de la perdre ! Quand il était petit, c’est ce qu’il s’était passé. Il devait avoir trois ou quatre ans et avait échappé à la vigilance de son père pour poursuivre un chaton. Son père était parti à sa recherche, mais dans la mauvaise direction. C’était le boucher qui avait ramené Serenus à son père, qui avait longuement tancé le petit garçon.

Mais ce n’était pas ces souvenirs d’enfance qui allaient ramener Ariane dans les bras de son père. Père qui était mort d’inquiétude. Maud lui avait bien dit de faire attention à la petite qui, maintenant qu’elle savait plus ou moins bien marcher, voulait explorer le monde qui l’entourait. Il lui était même arrivé une fois de sortir par la porte d’entrée entrouverte. Heureusement, ce jour-là, Serenus l’avait rattrapé, malgré les cris de protestation de la petite. Son caractère commençait à prendre forme et, d’après ce que ses parents en ont constaté, elle avait un tempérament aussi enflammé que celui du guerrier. Serenus espérait juste que cela ne lui portera pas préjudice plus tard, même s’il était fier de voir que sa fille avait plus d’une Cibellane forte et impétueuse que d’une Outreventoise. Quoiqu’il en soit, Ariane entrait dans la période qui nécessitait une surveillance toute aussi accrue de la part de ses parents. Ce jour-là, Serenus avait proposé à Maud d’emmener Ariane en balade, afin qu’elle puisse souffler un peu. La jeune femme avait accepté de bon cœur, même si elle s’inquiétait pour Ariane. Serenus l’avait rassuré, lui assurant qu’il n’arriverait rien du tout à la petite, tant qu’il serait là.

Mais bien sûr, cela ne s’était pas passé comme prévu. Il s’était approché d’un étal vendant des selles pour chevaux. Il avait déposé sa fille au sol, le temps d’examiner l’une d’elle, parfaite pour la stature et la musculature de Molosse, son étalon. Ariane avait dû voir quelque chose qui l’intriguait, et s’était immédiatement dirigée dans sa direction. Il ne voyait que ça. Sinon, quelqu’un l’avait enlevé. A cette simple pensée, Serenus hurla une nouvelle fois le nom de sa fille, provoquant quelques grognements de la part des passants aux tympans meurtris. Il se décida enfin à avancer. Il se dirigea vers le centre de la place, regardant aussi bien par terre qu’autour de lui. Une petite fille aux boucles châtains, aux yeux aussi sombres que ceux de sa mère, cela ne devrait pas être difficile à trouver, surtout avec sa petite robe couleur crème. Et pourtant, il ne la voyait pas. Serenus, la peur au ventre, commençait à paniquer. Il se redressa, regarda autour de lui et hurla encore une fois un «Ariane ! » plein de puissance et de détresse.



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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyDim 9 Sep - 11:38

Ce qu’il y a de bien avec cette Chasse c’est que les missions se succèdent les unes aux autres. De plus elles lui font voir du pays au-delà des frontières de son duché. La rentrée à l’Académie se profile et quelques personnes se regroupent pour offrir une somme plus qu’alléchante pour escorter leur progéniture jusqu’à Lorgol. Cette ville n’est pas celle que la jeune guerrière envisage réellement de revoir mais l’attrait du gain n’est pas des plus désagréable.

Les enfants dont elle se trouve être la responsable sont plus ou moins des adolescents en dernière année d’apprentissage. Ils semblents agacés de devoir se faire chaperonner par une guerrière alors que tous semblent prêts à en découdre avec leur premier venu. L’audace de la jeunesse se dit-elle pour elle-même alors qu’ils se dirigent vers le portail. L’arrivée à Lorgol se fait rapidement par ce moyen. Le portail les conduit non loin de l’Académie là où sa mission s’achève. Elle a vu des travaux bien plus compliqués et soupire devant tant d’ennui.

Alors qu’Anaïs va pour s’en retourner à la Volte elle se reprend décidant de se diriger vers la Ville un peu plus loin. Elle profite du portail pour se rapprocher de Lorgol désireuse de ne pas épuiser son cheval outre mesure. Arrivée aux portes de Lorgol elle l’accroche en sécurité. Les rues sont bondées et les murs qu’elle observe lui confirment qu’elle se trouve dans le quartier bas de cette ville où elle se sent si peu en sécurité.

Anaïs pose la main sur son épée le regard sur chaque badaud et chaque rue d’où peut sortir une menace à chaque instant. Elle jure au fond d’elle-même vis-à-vis de cette idée bien stupide qui lui a pris de courir un risque inutile. Elle aurait bien mieux fait de repartir à la Volte sans attendre. Mais elle a eu cette envie bien surprenante de se risquer à retrouver peut-être quelqu’un qu’elle connait même si ce fait serait fort surprenant.

Elle sent à peine la bousculade d’une enfant ; cette dernière étant si petite qu’elle s’est trouvée presque frôlée. Un regard au sol la fait hausser les sourcils elle a déjà vu cette enfant mais où ? Les souvenirs ne lui parviennent pas alors qu’Anaïs reste là comme interdite. Au fond d’elle-même elle se dit qu’elle devrait courir après l’enfant mais pour quelle raison ? Un cri la sort de sa torpeur, une voix qu’elle reconnaît et un prénom lui confirme la raison de son trouble. Ariane. Serenus. Sa fille. Lui à Lorgol et sa fille qui a échappé sa vigilance.

Elle peste contre elle-même la jeune guerrière de n’avoir pas reconnue la fille de son ami et elle se met en chasse de la gamine qui n’est pas si éloignée de cela de son père. Elle bouscule la foule « excusez moi, la ptite, là j’dois la rattraper pour la ramener à son père cet homme » elle joue des coudes et des épaules pour plonger sur Ariane en douceur l’enveloppant de ses bras et la prenant contre sa poitrine. La gamine se démène et la tape de ses poings ce qui arrache un rire à la guerrière « Et bien tu es bien la fille de ton père à vouloir frapper aussi fort je t’apprendrai à te battre s’tu veux ».

Elle fait demi tour alors qu’Ariane balbutie des mots pour le moins incompréhensibles. Elle se démène mais Anaïs poursuit son rapprochement de Serenus qu’elle trouve aux abois. Il lui tourne le dos et elle lui tapote sur l’épaule « Quand bien même tu regarderas dans le bon sens tu l’aurais retrouvée et elle a de qui tenir cette gamine j’suis sûre que je vais avoir un bleu ou au moins une griffure, une vraie cibellanne en devenir ! » alors qu’elle tend Ariane à son père.












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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyDim 9 Sep - 12:24

"Quand bien même tu regarderas dans le bon sens tu l’aurais retrouvée et elle a de qui tenir cette gamine j’suis sûre que je vais avoir un bleu ou au moins une griffure, une vraie cibellanne en devenir !"

Cette voix… Serenus la connaissait. Il se retourna, pour tomber sur Anaïs, cette guerrière cibelanne qui avait elle aussi grandi à la Volte. Et, le Panthéon tout entier soit loué, Ariane était dans ses bras. Serenus lâcha un soupir de soulagement et, sans aucune hésitation, repris sa fille dans ses bras. Il commença par la sermonner puis, incapable de gronder son enfant pour qui il avait eu si peur, il la couva de baisers. Sa fille, d'abord boudeuse, finit par éclater de rire. Elle balbutia des syllabes que seuls ses parents pouvaient traduire. Serenus comprit qu'elle avait vu un petit chien, et qu'elle avait voulu le caresser. Serenus embrassa une fois encore sa fille sur sa joue rebondie, lui arrachant encore un rire, puis lui ordonna plus fermement de ne plus s'éloigner sans prévenir. Ariane, prenant enfin conscience qu'elle avait fait une bêtise, posa sa tête sur la poitrine de son père avec un petit "Pa'on papa". Pardon Papa. Bon. La bêtise était pardonnée. Le tout était que maman n'en sache rien, mais ça, Ariane saura sans doute tenir sa langue. En matière de punitions, Maud était plus sévère que son époux. La petite l'avait bien compris.

Serenus se tourna enfin vers Anaïs et lui dit un sincère :

"- Merci beaucoup Anaïs. Je ne sais pas ce que je serais devenu si je l'avais perdu. Sans parler du fait que Maud m'aurait fait la peau. "

Il installa sa fille plus confortablement dans ses bras et invita Anaïs à le suivre pour s'éloigner de la foule qui se faisait de plus en plus dense. Des marchands hurlaient les qualités de leurs marchandises. L'un d'eux vendait même une "potion" pour faciliter la conception des enfants. N'importe quoi. Ca marchait même pas en plus. Serenus était bien placé pour le savoir. Quand il s'en était procuré une à grand prix pour tenter d'avoir un enfant avec Elena, toute l'antenne l'avait appelé "pigeon" pendant une bonne semaine. Tout ce qu'il avait réussi à avoir, c'était une journée entière à ramper entre les latrines et le lit. Le guerrier serra sa fille dans ses bras et, quand ils approchèrent de la petite maison du guerrier, Ariane leva la main et montra du doigt l'étalon noir du guerrier avec un enthousiaste "Mo'osse". Molosse. Une vraie teigne cette bête. Serenus se tourna enfin vers Anaïs avec un grand sourire et lui dit :

"- Ca fait longtemps que j't'ai pas vu p'tite. Qu'est ce que tu deviens ? T'es enfin sortie de la Volte ? Tu vas voir, Lorgol, c'est tout autre chose."

Il déposa Ariane au sol qui, enfin, observa celle qui l'avait ramenée à son père. Sans prendre conscience que cette femme l'avait sans doute sauvée, elle lui tira la langue, avec un petit regard de défi. Une vraie Cibelanne. Serenus hésitait encore à lui apprendre à se battre avec une épée. Elle était encore si petite, il avait encore le temps de se décider, mais une partie de lui rechignait à voir Ariane avec une épée à la main. Il la voyait plutôt comme une belle demoiselle, bien éduquée, élégante, comme sa mère. Mais que ferait-elle si on s'en prenait à elle. Elle n'était pas une noble, et Serenus ne pourrait pas la protéger toute sa vie. Il se dit qu'il pourrait peut-être lui apprendre quelques petites feintes, quelques petites techniques. Il pourrait lui enseigner les bases, et lui apprendre à anticiper les mouvements de l'adversaire tandis que Maud, de son côté, en ferait une femme intelligente, bien éduquée, que tout le monde apprécierait. Il caressa la chevelure bouclée de sa petite qui ne cessait de fixer cette jeune femme rousse. Elle serrait contre elle le mollet de son père, qui comprit la raison de son comportement. Pas touche à papa, il est à moi. Serenus lâcha un petit rire et demanda à sa fille :

"- Ariane, va dire merci à Anaïs, elle a été très gentille avec toi."

La petite secoua la tête, et serra de plus belle la jambe de son père contre elle. Serenus rit et reprit, à l'intention de la guerrière :

"- Elle est un peu timide faut lui laisser un peu de temps. "



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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyDim 9 Sep - 21:51

Elle est ainsi la guerrière y compris hors mission elle ne peut s’empêcher de porter assistance à ceux dans le besoin. Ce cœur bon qui bat en elle la rend unique en son genre. Elle n’en oublie pas ce qu’elle est une mercenaire devant sortir sa lame et au besoin planter son épée dans le poitrail de l’ennemi de son client ou de la foule. Toutefois à Lorgol, elle ne parvient pas se détendre comme à l’affut de tout danger et tout risque. Elle a cette impression que derrière ces fenêtres ou vers les canaux sortiront moults ennemis.

Le cri de l’homme l’a sortie de sa torpeur et les retrouvailles avec Serenus lui font oublier quelque peu ce frisson qui ne quitte pas son échine. Elle sourit aux paroles de son ami et répond sobrement :

« J’ten prie mais garde l’œil dessus elle a l’air coriace cette petite ». Sa mère a l’air de l’être tout autant à la mention de Maud. Elle lit cette lueur d’inquiétude dans les yeux du guerrier, ces paroles non dites que ce soit vis-à-vis de son épouse mais aussi de l’amour profond qui le lie à sa fille. Elle se souvient que Serenus n’est pas lié d’amour avec son épouse et elle occulte toute question superflue. Un instant elle se demande si un jour elle rencontrera cet homme à même de la rendre mère. Une idée qu’elle chasse d’un battement de cils. Elle se doit de poursuivre des missions de mercenaire avant de penser à fonder une famille aussi important cela soit-il à ses yeux.

C’est le mot p’tite qui lui fait lever les yeux, une lueur de défi dans le regard et un sourire effacé témoin de son agacement profond à ce rabaissement qu’elle ressent quand il la qualifie de la sorte et la réponse sort sèchement de sa gorge :

« Une escorte d’étudiants à l’Académie avant de retourner à la Volte ouais » puis regardant un peu plus loin tout en détournant le regard « Ouais j’suis déjà venue mais j’suis pas du tout sereine ici j’ai l’impression que le danger est partout la vie ici est pas saine, j’préfère la Volte largement » au moins comme cela c’est clair, si Serenus envisageait qu’elle ne s’installe par ici il était désormais au courant.


D’ailleurs ce dernier repose Ariane au sol et raison pour laquelle elle baisse les yeux pour examiner le petit manège de l’enfant. Son sourire s’élargit aux ordres donnés par son père loin d’être réalisés et elle balaie de la main son constat.

« T’inquiètes j’vais pas faire un esclandre car elle m’a pas remercié j’suis pas rancunière avec les enfants ils ont bien le temps de grandir et d’apprendre de la vie ».

Les paroles de la guerrière sont bien adultes et elle se surprend elle-même d’une telle réaction . Elle enchaîne se disant que sa présence à Lorgol pourrait peut-être lui servir. Croisant les bras elle interroge Serenus.

« Dis moi tu ne connaîtrais pas un bon forgeron dans le coin histoire de soigner un peu ma lame ? Elle aurait bien besoin d’un coup de jeune et peut-être que l’on pourrait profiter de notre rencontre à l’improviste pour voir si tu ne t’es pas trop rouillé à jouer les papa poule ? » elle est étrangement audacieuse la jeune guerrière alors que son sourire s’élargit. Elle a en souvenir cette épopée au théâtre où elle lui avait vraisemblablement casser main ou poignet qu’elle désigne du menton « Tu t’en es remis ça va ? » inquiète malgré tout des conséquences que cet affrontement aurait pu avoir sur le travail de son ami.












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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptySam 15 Sep - 21:41

Le temps avait beau avoir passé, et leur séparation longue, elle n'aimait toujours pas ce petit surnom que Serenus aimait lui donner. Serenus sourit devant sa mine boudeuse. Elle ressemblait encore beaucoup à la petite fille qui suivait sa mère guerrière dans les rues de la Volte. Serenus se souvenait encore très bien du jour où leurs regards s'étaient croisés pour la première fois. Serenus était aux côtés de son père, au marché, et l'aidait à vendre le pain qu'il avait confectionné presque toute la nuit durant. L'odeur du pain cuit flottait dans l'air, et attirait bon nombre d'estomacs. Le père Dardalion avait alors vendu une belle miche de pain aux céréales à la mère d'Anaïs. La petite fille rousse était avec elle, et elle avait levé un regard de défi vers le frêle fils du boulanger. Serenus se souvenait avoir soupiré. Il s'était dit qu'elle avait bien de la chance, son destin était tout tracé. Elle allait devenir une guerrière, comme sa mère. Et lui ? Il allait devoir préparer le pain, comme la sienne. C'était un métier certes très noble, on avait tous besoin de boulangers, mais Serenus rêvait d'action, d'épée et de combats. Finalement, le Destin s'en était mêlé, et Serenus avait pu réaliser son rêve, au prix d'un lourd sacrifice. Le guerrier revint au présent et soupira doucement. Il caressa les cheveux bouclés de sa fille qui, toujours serrée contre lui, regardait Anaïs avec défi. La jeune femme venait de lui répondre qu'elle escortait des étudiants, et qu'elle avait déjà hâte de rentrer à la Volte. Serenus sourit et lui répondit :

"- J'suis quand même content de t'voir. Ca fait du bien de voir un visage familier. Comment vont les collègues de la Volte ? Comment va ma mère ?"

Le guerrier demanda ensuite à sa fille de dire merci à Anaïs pour l'avoir ramené. Chose qu'Ariane refusa en secouant vivement la tête. Elle avait peur, mais, en même temps, elle semblait vouloir montrer qu'elle était plus forte qu'elle n'en avait l'air. Serenus sourit devant les paroles d'Anaïs, qui lui dit qu'elle n'était pas rancunière, car les enfants avaient tout leur temps de grandir et d'apprendre de la vie. En quelques mots, Ariane lui dira merci quand elle sera plus grande. Et, sans doute, ira-t-elle échanger quelques coups d'épée en bois avec elle, histoire de lui montrer que son père avait été un très bon professeur. Serenus se retourna quand la porte de la maison s'ouvrit, dévoilant une Maud plus belle que jamais. Serenus devait l'avouer, il avait une magnifique épouse. Son coeur ne battait peut être pas aussi fort que quand il était en présence de Melinda mais, plus le temps passait, plus il se rendait compte qu'il était un homme chanceux d'avoir Maud. Il se montrait plus attentionné qu'avant, prenait beaucoup plus de plaisir à être à ses côtés. Il avait sans doute trouvé la femme idéale, même si son coeur avait encore du mal à l'accepter entièrement. Ariane se retourna aussi, et avec un "Mama" plein d'enthousiasme, elle se jeta dans les bras de sa mère, qui l'embrassa.

Anaïs demanda alors à Serenus s'il connaissait un bon forgeron, pour son épée qui avait un peu souffert du voyage. Puis elle lui proposa d'aller s'entrainer un peu, pour voir s'il ne s'était pas trop rouillé à force de jouer les papa poule. Serenus sourit et lui répondit :

"- T'imagines même pas à quel point j'me suis amélioré depuis… Depuis la dernière fois."

Il évoquait bien sur leur dernier combat, ou Anaïs était parvenu à blesser son frère d'arme. Serenus ne lui en voulait pas, ils n'étaient pas dans leur état normal à ce moment-là. Il salua Maud et Ariane avant d'inviter Anaïs à le suivre dans le dédale des rues de la Ville Basse, qu'il connaissait maintenant comme sa poche. Alors qu'ils marchaient, elle lui demanda s'il s'était remis de sa blessure. Serenus leva la main devant elle et plia les doigts. Il y avait encore une certaine raideur dans ses mouvements. Sa main avait mis du temps à guérir, et il pouvait encore sentir quelques tiraillements quand il l'utilisait, et encore plus quand il saisissait son épée. Certains lui ont conseillé de se ranger, de prendre sa retraite pour une vie plus paisible, mais Serenus avait refusé, et leur avait montré que, malgré sa main cassée, il pouvait encore se battre. Un lion blessé était plus dangereux et plus imprévisible qu'un de ses congénères en bonne santé. Il revint vers la jeune femme et lui dit :

"- T'inquiète, j'suis solide. "



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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyDim 23 Sep - 10:51

La guerrière sourit devant le comportement du guerrier à l’égard de sa fille. Elle se demande comment elle sera à son tour quand elle enfantera. S’éloignera-t-elle de ses missions pour se ranger ? Tout dépendra du mari qu’elle se trouve. Anaïs n’a jamais réfléchi à son avenir sous ce point-là. Le choix de devenir guerrière fut long à venir. Celui de se ranger s’annonce on ne peut plus compliqué. Elle balaie cette pensée parasite pour saisir le regard d’Ariane ; elle se souvient d’elle enfant dans les rues de la Volte suivant sa mère ou son père avec son frère sur les talons quelques fois. Tous deux étaient différents et ne passaient que peu de temps ensemble. Elle fuyait les bagarres alors que lui, ils les provoquaient. Aujourd’hui elle serait bien capable de l’immobiliser pour maintenir le calme dans la maison et dans les rues de la Volte.

La question de Serenus finit par la tirer de sa rêverie. La mère de Serenus elle la connaît de vue sans pour autant s’attarder mais elle est toujours présente, droite pour tenir son entreprise. Elle remarque quelques fois un regard sombre qui la parcourt et elle se dit que c’est probablement dû à l’absence de son fils et de sa petite fille. Anaïs n’est pas du genre à poser des questions susceptibles d’être désagréables à son interlocuteur. Elle ne saurait dire ce que pense la femme.

« La routine à la Volte. On est un peu sur les dents avec ce qu’il s’est passé dernièrement. On fait appel à la Guilde pour tout et rien, les gens ont peur c’est compréhensible d’un côté » et elle rigole un peu « D’un autre côté ça nous permet de se faire des sous hein ; les malheurs des gens font le bonheur de notre Guilde » non sans un clin d’œil à son camarade d’armes. Il est vrai que les missions sont nombreuses allant de la banale escorte à la protection des propriétés. Elle se demande bien si Serenus a de telles missions à Lorgol cette ville mystérieuse abritant bien de sombres personnes. « Quant à ta mère elle est fidèle à elle-même quoiqu’un peu sombre en ce moment ». Il en connaît certainement la raison aussi elle ne poursuit pas le laissant face à ses propres responsabilités.

Anaïs quelques secondes après salue Maud qui sort de leur demeure d’un « Madame » respectueux vis-à-vis de l’épouse de son camarade. Elle se sent mal à l’aise quant à l’échange qui se produit entre Serenus, Maud et Ariane. Elle se retrouve étrangère dans une famille qui peu à peu se construit. Le regard du guerrier a changé depuis leur dernière rencontre sur le marché de la Volte. Elle se remémore les paroles de l’homme, de cet amour manquant contrastant avec un fruit d’amour qui babille dans les bras de sa mère L’homme a changé. Peut-être que l’éloignement d’avec ses racines contribue à rentre le climat familial plus adéquat pour l’enfant ? Elle lui demandera plus tard.

L’homme d’ailleurs ne semble pas rancunier vis-à-vis de cette blessure qu’elle lui a infligée bien involontairement, pire il semble lui dire qu’il s’est entraîné. Elle hausse un sourcil non sans ajouter « Sans blague ? Tu serais tenté de me prouver que Lorgol ou la vie de famille ne t’a pas encroûté ? » une vie sédentaire n’est pas l’idéal pour un guerrier c’est bien pour cela qu’elle ne se range pas pour l’instant ; certes ce n’est pas lui qui a porté l’enfant mais il doit forcément être plus sensible non ? « Je te provoquerais bien en duel si je n’avais peur de t’abimer et provoquer le courroux de Maud ici présente ».

Elle s’excuse auprès de la jeune femme alors qu’il l’invite à la suivre « Madame ce fut un plaisir de vous revoir » en la saluant comme il se doit. Quelques pas la séparent de son ami et elle s’en rapproche rapidement à l’instant où il évoque la blessure « Ton corps est solide mais ton cœur est fragilisé par ces sentiments qui t’habitent non ? L’amour est un sentiment dangereux qui affaiblit nous autres guerriers tu ne crois pas ? » Une assurance bien friable, palpable pour la jeune guerrière qu’elle est. Elle a peur de ce sentiment qui peu à peu émerge ; qu’en sera-t-elle le jour où elle se sera autorisée à aimer quelqu’un ? Sa lame trouvera-t-elle toujours sa cible ou tremblera-t-elle sous les flots de la colère ou de la déception ? Au fond d’elle-même, Anaïs se le demande et a peur quant à un avenir bien incertain.












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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyLun 1 Oct - 19:40

La Volte ne changeait pas. Enfin, d’après ce qu’en disait la guerrière. Mais la jeune femme semblait satisfaite car, à cause des récents évènements, les gens avaient peur, et ils faisaient appel à la Guilde pour un oui ou pour un non. Serenus l’avait lui-même constaté. Il avait beaucoup plus de boulot depuis qu’il s’était installé à Lorgol. Il n’était pas rare qu’après une journée à garder la demeure d’un marchand, il aille escorter une autre personnalité d’un point à un autre. Il rentrait chez lui épuisé, et avait à peine la force d’embrasser femme et fille avant de s’écrouler sur son lit. Maud, comme Elena, n’appréciait pas beaucoup ces absences prolongées, mais elle savait que c’était pour le bien de la famille. Plus Serenus travaillait, plus il gagnait, plus il augmentait les possibilités pour leur petite famille d’avoir une vie confortable. Devant cette hausse de salaire, Serenus avait même envisagé d’avoir un deuxième enfant. Quand Maud avait entendu ces mots, elle avait manqué de s’étouffer avec son vin. Ariane était encore petite, la venue d’un petit frère ou d’une petite sœur n’était pas forcément une bonne idée. Mais Serenus avait gardé cette idée dans un coin de sa tête, attendant le bon moment pour la mettre à exécution.

Serenus apprit également que sa mère était un peu morose. Le guerrier se contenta d’hocher la tête, se promettant de se rendre à la Volte avec sa famille, quand il aurait un peu plus de temps, et quand les routes seront moins dangereuses. Le dernier voyage de Serenus, avec sa famille, n’avait pas été de tout repos. Sa femme avait passé le trajet dans un état de nervosité extrême. Inquiète de la présence de la Chasse Sauvage sur les routes d’Arven, elle avait insisté pour s’arrêter toutes les nuits, au grand dam de Serenus qui trouvait cela inutile. Il vivait dans l’optique que, tant que le cheval n’était pas fatigué, il pouvait continuer. Qui plus est, Molosse était un jeune étalon plein d’énergie. Serenus revint vers Anaïs qui salua Maud d’un « Madame » respectueux. Son épouse fit un grand sourire sincère à la jeune guerrière, et prit Ariane dans ses bras pour l’embrasser. Maud admirait Anaïs, car celle-ci vivait dans un monde d’hommes, et s’en était très bien accoutumé. Serenus salua sa femme d’un baiser et se tourna vers la guerrière qui commença à le questionner sur sa blessure. Sa main ne s’était pas encore complètement remise de sa fracture, provoquée par Anaïs elle-même, mais il n’était pas rancunier. Il prétendit même qu’il avait profité de sa guérison pour s’entrainer. Anaïs haussa un sourcil et lui fit une remarque quelque peu blessante, que Serenus ne releva pas.

Ils finirent par s’éloigner, après qu’Anaïs eu salué Maud. Serenus fit quelques pas et revint sur la proposition de duel, formulée par la jeune femme quelques minutes plus tôt. Il lui dit juste un :

« - Quand tu veux pour le duel. »

C’est vrai, quoi, un petit affrontement ne lui ferait pas de mal. Et puis, il était déjà pas mal abîmé, ce n’était pas une égratignure qui allait lui faire peur. Serenus se souvenait encore très bien du jour où Ariane avait touché sa balafre pour la première fois. Il avait cru que la petite fille allait faire sa petite moue dégoutée qui la caractérisait si bien (surtout quand sa mère posait devant elle une assiette de bouillie aux légumes), mais, au contraire, elle avait souri. Même encore maintenant, elle aimait suivre le contour de la cicatrice, du bout de son petit doigt. Serenus la laissait faire, profitant de ces moments uniques passés à deux. Sa balafre faisait peur à beaucoup, en décourageait certains, mais pas Ariane, et cela comblait son père. Serenus revint vers la jeune femme et lui montra sa main. La jeune femme prétendit que, si son corps était solide, son coeur, lui, était devenu fragile à cause de ce qu’il ressentait à la fois pour sa famille, mais aussi pour Melinda. Ce cœur qui avait tant souffert, tant à cause d’Elena que de cet homme, dans cette autre vie. Serenus avait depuis longtemps oublié son nom, mais il n’avait pas oublié la souffrance que cet homme lui avait causé. Même si, en repensant à cette relation folle qu’il avait eu avec lui, il en avait la nausée, il savait qu’il avait été heureux. Son esprit luttait pour l’oublier, pour effacer de sa mémoire ces moments, mais son cœur, lui, refusait de l’effacer.

Serenus frissonna. Non. Anaïs avait tort. Si son cœur battait pour l’amour qu’il avait ressentit jadis et pour celui qui ressentait aujourd’hui, cela ne l’avait pas rendu faible. Bien au contraire, il était devenu un homme meilleur. Il dit alors à la jeune femme :

« - Tu te trompes. Un guerrier ne perd pas en force ou en talent par le simple prétexte qu’il aime. Non, au contraire, cela le rend plus fort. Avant, j’me battait pour mon honneur, parce qu’on me l’ordonnait ou simplement pour me défendre. Aujourd’hui, j’me bat pour un monde meilleur, un monde où ma fille grandira heureuse et en sécurité. J’me bat pour elle Anaïs. Et j’estime que ça n’a rien d’une faiblesse. »



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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyLun 1 Oct - 22:19

Elle qui pensait s’ennuyer en venant à Lorgol se trouve rassurée d’avoir rencontré son ami Serenus. Ils n’étaient pas très proches tous deux lorsqu’ils étaient enfants encore moins quand elle a choisi tout comme lui la voie de la guilde des guerriers. Ils sont semble-t-il différents mais ce qui les sépare les rapproche peu à peu. Anaîs se souvient des paroles du guerrier lors du marché quant à cette autre femme. Toutefois quand elle le voit regarder Maud et l’embrasser avant de disparaître en sa compagnie dans la foule dense qui occupe la rue à cet instant il lui semble bien que les sentiments de l’homme ont évolué.

Elle est taquine évoquant son empâtement. D’ailleurs il semble être vexé de sa taquinerie. Pourtant ce n’était pas l’effet escompté par Anaïs. C’est pour cette raison qu’elle le rassure « Je suis désolée si je t’ai vexé Serenus ; je suis certaine que tu es bien meilleur que je ne le serai jamais ; je trouve dommage que l’on se trouve éloignés par la force des choses on aurait pu collaborer ensemble sur bien des missions par chez nous avant de retrouver chacun nos familles respectives ». Elle manque d’assurance en elle et cela a toujours été. Elle grimace car cela lui coûte de l’avouer. Ici à Lorgol, loin de la Volte et de ses employeurs habituels elle peut se confier sans risquer que ses mots ne soient entendus de ses camarades. Elle soupire car elle réalise que que ses craintes et ses peurs l’affaiblissent quotidiennement.

Quand elle l’interroge vis-à-vis des sentiments ce n’est pas innocemment puisqu’elle a elle-même peur de s’engager dans une relation qui risque d’altérer sa manière de se battre. Lui est père mais à la différence de la femme il ne porte pas les enfants qu’en sera-t-il d’elle-même quand elle aura choisi époux et portera leur progéniture ? Serenus n’est peut-être pas l’homme le plus indiqué avec lequel échangé aussi elle écoute chaque mot et phrase pour se rassurer.

« Tu ne comprends pas Serenus ce que j’essaie de te dire » une phrase simple alors que la guerrière choisit une rue un peu moins fréquentée « Ce n’est pas tant de se trouver affaiblie c’est plus le problème de m’affaiblir moi réveiller des craintes avec lesquelles j’ai grandi » elle poursuit secouant la tête « Sais tu seulement comment j’ai grandi à la Volte ? Je ne savais pas quoi faire je n’étais pas sûre de me battre. Je n’étais pas sûre d’être née pour ça puis j’ai eu une révélation à temps pour que maman me forme et que je puisse me présenter à la guilde ». Elle poursuit son histoire tout en secouant la tête « Mais je doute tout le temps Serenus de moi, de mon maniement d’armes, de mes bottes ; je m’entraîne encore et toujours car je ne suis jamais satisfaite de ce que je fais donc devenir épouse et mère pour moi est un fossé ; serais-je capable de concilier les deux alors que j’ai l’impression de sortir à peine de l’enfance ? »

Elle ne sait pas pourquoi la guerrière elle lui a confié de telles chose, une profondeur d’âme qui la surprend elle- même. Est-ce cette ville étrange qui la pousse à se confier ? Peut-être est-ce simplement l’homme qui y contribue. Quoiqu’il en soit elle le regarde comme abasourdie et honteuse de la mise à plat de ses peurs. Que pensera-t-il seulement d’elle ? Il lui a confié une élève dans le maniement des armes ; il la trouve solide et fière alors qu’au final elle n’est qu’une frèle jeune femme se battant comme elle peut à l’image de sa mère. Cette dernière qui lui dit maintenant qu’elle se bat aussi bien qu’elle. Puis soudainement elle réalise qu’elle se met peut-être juste un peu trop de pression, les paroles de Serenus à ce sujet elle les attend quelque peu mal à l’aise et timidement elle murmure « J’suis désolée j’sais pas pourquoi je t’ai dit tout ça ».












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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyDim 7 Oct - 18:55

Serenus resta silencieux devant les excuses de la jeune femme, qui n’avaient aucune raison d’être. Ses collègues ne manquaient pas de lui faire la même réflexion. Mais lui ne savait qu’une chose, c’est qu’il ne s’était pas empâté, bien au contraire. L’énergie d’Ariane lui avait fait perdre du poids. Il flottait maintenant dans l’armure qui lui avait servi pendant la guerre. A la pensée de ce conflit où il avait passé presque un an à combattre, le guerrier frissonna. Il lui arrivait encore de faire d’horribles cauchemars où il se voyait tuer des hommes qui auraient pu être ses frères, voire même ses fils. Il revoyait leur regard, confus, quand la lame de Serenus perçait leur cotte de maille pour s’enfoncer dans leur poitrine. Il réentendait leurs cris et leur gargouillement quand sa lame ouvrait leur gorge, et que le sang se mettait à envahir leur bouche. Serenus frotta ses bras, et passa une main dans ses cheveux. Tous ces hommes, qui avaient sans doute une famille, comme lui, et qui était mort de sa main. C’était pour la bonne cause, lui avait-on dit. Serenus avait obéi, car il y avait derrière tout cela un enjeu de taille : s’il réussissait, il pouvait avoir sa fille. Il s’était donc battu, avec pour seul objectif de rester en vie pour pouvoir serrer son enfant dans ses bras.

Serenus resta donc un moment silencieux, perdu dans ses pensées. Puis la voix de la jeune guerrière le ramena dans la réalité. Elle commença par évoquer le fait que l’amour l’avait rendu fragile, que l’amour les rendaient tous faible, eux, les guerriers. Mais les guerriers n’étaient pas faits pour ne pas éprouver de sentiments. S’ils commençaient à devenir insensible, ils deviendraient tous comme cette machine que Serenus avait affronté lors du Tournoi des Trois Opales. A la pensée de ce monstre, Serenus toucha cette vieille cicatrice, cette plaie qui l’avait tant fait souffrir. Une blessure qui s’était immédiatement infectée, et qui avait mis des semaines à guérir. Il laissa donc parler son cœur et répondit à Anaïs, qui s’empressa de lui répondre qu’il se trompait, qu’il ne comprenait pas ce qu’elle essayait de lui dire. Serenus pencha la tête sur le côté, et l’écouta lui dire qu’elle craignait de s’affaiblir, de voir de vieilles craintes se réveiller. Le guerrier fronça les sourcils. C’était donc ça. Elle avait peur. Elle craignait de ne pas s’en sortir si elle devenait mère à son tour. Elle doutait tout le temps d’elle, de son talent, même de ses propres bottes. Elle ne se voyait pas devenir une épouse ou une mère responsable. Serenus sourit et posa sa main sur son épaule. Il lui dit :

« - J’étais comme toi, lorsque je suis entré dans la Guilde. J’avais tout le temps peur de mal faire. Mais la confiance vient avec l’expérience. Plus tu vas voyager, plus tu vas combattre, et plus ce sentiment de doute qui te hante passera. » Il s’arrêta et regarda dans la direction où se trouvait sa maison, puis il reprit : « Quand j’avais ton âge, je ne me voyais pas devenir père, je pensais consacrer ma vie toute entière à la Guilde. Crois-moi, si ta tête doute, ton cœur saura t’orienter vers la bonne voie. Apprends juste à lui faire confiance. »



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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyDim 14 Oct - 11:01

Elle est silencieuse surprise et mal à l’aise de sa propre audace à l’égard d’un homme qu’elle connaît certes mais il n’en reste pas moins un homme. Après tout à qui se confier quant aux craintes qu’elle éprouve des liens qu’elle se construit au fur et à mesure. Etre guerrière, être femme, être mère sont autant de termes qui pour elle sont difficilement faits pour aller ensemble.

Quand elle a escorté les jeunes étudiants à l’Académie elle a remarqué que certains d’entre eux étaient pour le moins proches. Enfant, elle n’a pas connu ces rapprochements. Elle était amie avec quelques gamins des rues tout comme son frère mais pas aussi proche que certains auraient pu croire. Anaïs se fait des amis même désormais adulte mais les liens ne franchissent pas cette limite qui lui donne le vertige.

Pourquoi maintenant ? Pourquoi avec lui se permet-elle de telles confidences ? La réponse elle ne l’a pas à sa question alors qu’elle sursaute presque sous la main posée sur son épaule. Ce contact, aussi subtil soit-il, elle n’en a que peu elle qui a toujours vocation à protéger. Elle sourit aux paroles de Serenus et incline la tête. Il a raison mais le travail est long d’acceptation et de construction des sentiments. Elle sait que ses missions peu à peu vont l’éloigner de la Volte le berceau où elle a grandi. Rester dans les rues de la cité ne lui permettra pas de prendre cette assurance nécessaire à son accomplissement personnel. Elle se doit d’avancer pour consolider cette confiance bien friable qu’elle a en elle-même et ses capacités.

A force de douter elle risque de passer à côté de bien des travaux. Elle qui veut se faire un nom doit se faire violence pour parvenir à ses objectifs. A force de travail et de témérité elle y parviendra elle en est certaine. Le problème reste qu’il y a cette féminité qui la cherche peu à peu.

Alors que Serenus a terminé ses sages paroles elle lui sourit regardant à son tour la maison où Ariane s’est réfugiée avec sa mère.

« Je sais tout cela Serenus. Je me suis moi-même fait violence de quitter la Volte pour aller au-delà des contrées que je connaissais jusqu’alors. Il m’arrive d’aller à Sombreval » elle ne mentionne pas Aaron, il est bien trop tôt pour évoquer son rapprochement avec le fils du Comte « Lorgol n’est pas une cité que j’affectionne mais je me dois de ne pas aller uniquement là où il me plait afin de me forger un nom » elle rougit quant à la suite « Encore faudrait-il savoir ce que le cœur veut quand on ne l’a jamais écouté » un constat bien triste pour une femme qui a toujours vécu pour sa cité, ses clients, sa guilde. « J’ai toujours vécu pour les autres sans pour autant penser à moi et ce dont j’avais besoin » elle rigole même avant de poursuivre « T’sais j’étais la gamine qui aimait jouer aux poupées et tout, il m’a fallu un temps certain pour empoigner le fer et me battre et maintenant j’crois que j’suis trop guerrière pour penser à être femme » elle lève les yeux au ciel avant de secouer la tête « Allons bon j’te remercie pour tes conseils précieux Serenus où allons nous maintenant ? Une forge ? Un terrain d’entraînement ? » le temps court peu à peu et elle grimace « Avant que le soleil ne descende à l’horizon il faudra que je portaille vers la Volte ma mère m’y attend ». Ils ont encore largement le temps mais elle préfère prévenir son camarade de son départ bien plus tard dans la journée.












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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyMar 23 Oct - 19:53

Il avait beau parler, elle lui répétait qu’elle savait tout cela. Serenus, étrangement, resta impassible. Il aurait pu s’en vexer, lui dire que, si elle savait tout cela, elle ferait mieux de garder ses questions pour elle. Mais il se contenta de lui sourire. Lui aussi avait été comme elle ça son âge. Pleins de questions, de doutes, et d’incertitudes. Il pensa alors au jour où il avait demandé Elena en mariage. Il s’était décidé le jour même, grâce en partie à son impulsivité naturelle, mais il avait mis du temps à se décider à aller la voir. Il était resté tard à l’antenne de la Volte, et avait littéralement tourné en rond autour de la grande table où ils prenaient tous le repas. Ses frères d’armes l’avaient regardé, avaient ri, puis s’étaient lassé. Ils étaient retournés à leurs occupations, laissant le guerrier seul dans ses réflexions. Le doute n’avait jamais cessé de le tourmenter, jusqu’au jour où sa fille est née. Serenus a alors pris la décision de ne plus avoir peur, de ne plus s’inquiéter, et d’agir comme il le pensait, comme n’importe quel père aurait fait pour le bonheur de son enfant. Et il s’en sortait plutôt bien. Il sourit en pensant aux éclats de rire d’Ariane et revint vers la jeune femme, qui prononça un nom qui eu le mérite de le faire tiquer. Sombreval. Aaron. Le petit Chevaucheur qui, dans cette autre vie, avait perdu son dragon. Serenus laissa échapper un petit rire et répondit :

« - Tu connais peut être Aaron alors ? C’est un gars sympa. Si tu le revois, demande-lui de ma part comment se porte son pantalon. Il comprendra… Enfin… S’il se souvient. »

Serenus cru presque entendre le rire d’Obédience dans sa tête, et il sourit. Le dragon lui manquait terriblement, et il aurait presque voulu que cette autre vie soit toujours la réalité, mais, dans cette autre existence, il n’avait pas Ariane. Et, à choisir, sa fille valait dix vies comme celle-là. Il revint vers la jeune femme qui lui dit que Lorgol n’était pas une ville qu’elle affectionnait, mais qu’elle était bien obligée d’y aller pour s’y faire un nom. Elle ajouta qu’elle ne pouvait savoir ce que son cœur souhaitait, puisqu’elle ne l’avait jamais écouté. Serenus soupira. Elle devrait commencer à le faire. Serenus était arrivé là aujourd’hui parce qu’il avait écouté son cœur. Son cœur plus que sa tête. Et la tête avait fini par suivre l’avis du cœur, ce qui lui allait très bien. Rien de tel que des conflits entre ces deux-là pour apporter confusion et doute à une situation difficile. Anaïs lui avoua qu’elle avait toujours vécu pour les autres, et qu’elle n’avait jamais pris le temps de faire attention à ses propres besoins. Elle lui dit aussi qu’elle était sans doute trop guerrière pour être femme. Serenus rit devant cette remarque et lui dit :

« - Va pas te retrouver comme le Rouge. C’est un guerrier que j’connais. Un vrai glaçon, sans cœur, et qui passait sa vie à ruminer dans sa barbe. Pis il a rencontré une Chevaucheuse, et c’est devenu un véritable agneau. »

Ils formaient un beau couple quand même, Octavius et Maëlys. Serenus était heureux pour son collègue, même s’ils n’étaient pas de très bons amis. Anaïs le ramena à elle et lui proposa d’aller s’entrainer, avant que le coucher du soleil, car elle devait rejoindre sa mère à la Volte. Serenus lui montra la direction de l’antenne et lui dit :

« A l’antenne, t’a forgeron et terrain d’entrainement. J’ai déjà vu de quoi t’étais capable à l’épée. Maintenant, j’veux voir comment tu te débrouilles à mains nues. J’sens qu’on va s’amuser. »

Dit-il avec un sourire narquois. Vu leur différence de carrures, le combat pourrait être même très intéressant. A condition qu’elle accepte, bien sur.



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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyMer 24 Oct - 11:27

Elle ne se rend pas compte la guerrière que ses mots bien trop souvent contenus peuvent surprendre son ami. Elle est maladroite et le silence de Serenus quant à ses remarques sur sa connaissance ne lui semble pas inquiétant. Depuis bien trop longtemps elle reste silencieuse. La distance avec la Volte à cet instant la conduit peu à peu se confer. L’homme pourra peut-être se servir contre elle de ses confidences mais elle espère que son ami n’en fera rien. Après tout ce n’est pas dans l’intérêt des deux camarades de se quitter fâchés.

Elle reste de marbre à la mention d’Aaron bien qu’un soubresaut l’est pris discrètement. Elle arque un sourcil à l’évocation du pantalon et détourne la tête vers Serenus le regard perplexe.

« Oui j’le connais j’ai escorté en sa compagnie les chiens de son père et j’ai récemment une surveillance de routine lors de l’anniversaire de sa mère en compagnie de quelques camarades ». Elle ne s’avance pas plus loin sur la relation qui se noue étroite avec le Chevaucheur et elle poursuit afin de dissiper tout malentendu ou question susceptible de la mettre mal à l’aise « Je ne me vois guère demander à cet homme des nouvelles de son pantalon, j’en perdrais toute crédibilité à son égard » avec un rire discret. Quand bien même Serenus lui en parle de lui-même cela pourrait être une anecdote sympathique à conter à Aaron.

Les confidences qu’elle a adressées à Serenus sont telles qu’elle est surprise quand il lui mentionne cet homme le Rouge. « Quel homme ? je ne connais nul guerrier de ce nom ». Elle aimerait en savoir plus mais elle se contient et soupire « On verra bien je tâcherai de ne pas devenir un glaçon ; j’ose espérer que ce cœur qui bat » dit elle en tapotant sa poitrine « Saura m’alerter le jour où ; je vais m’écouter et suivre ton conseil » Elle verra bien la guerrière où tout cela la conduira. Ouvrir son cœur à des sentiments jusque là méconnus est un danger mais devenir mère est une aspiration nouvelle qui émerge peu à peu.

Savoir se mettre en difficulté pour être satisfaite de ses actes telle est sa devise désormais. Après tout n’est elle pas venue, là, à Lorgol cette ville qu’elle n’apprécie guère pour avancer dans un inconnu dangereux ? Si demain elle franchissait ce cap de s’engager au côté d’un homme peut-être parviendrait-elle à trouver une nouvelle énergie ? La confiance en soi, cette quête qu’elle poursuit, se gagne en osant, elle s’en rend compte au fur et à mesure de ses expériences. Elle manque d’assurance mais s’évertue à poursuivre pour atteindre son but fixé celui de ne pas être déçue ou de ne pas regretter.


La proposition de Serenus la surprend et la tire de son songe ; elle sourit et hoche la tête. L’homme a une stature bien plus solide qu’elle mais elle n’a pas peur. La furtivité est son fort tout comme l’habileté. Elle lui répond de manière toutefois crispée « Allons y » deux mots trahissant sa peur soudaine de ne pas être à la hauteur, de se décevoir elle-même ou lui. Elle commence à le suivre et rajoute « Cela peut être sympathique je ne me suis jamais battue à mains nus avec quiconque, ravie que tu sois le premier ».

Une flatterie visant à désarconner son adversaire car on ne va pas se mentir l’issue du combat est déjà certaine.












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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyDim 11 Nov - 16:18

Le monde était décidément bien petit. Serenus sourit, pensant à toutes les personnes qu'il avait pu rencontrer au cours de sa vie. S'il ne se rappelait pas du nom de certains d'entre elles, elles avaient toutes laissé un souvenir indélébile dans sa mémoire. Aaron et son pantalon en feu, Melinda et ses longs monologues, Mayeul et sa drogue… Quand il pensa à cet autre homme et à ses lèvres contre sa peau il frissonna. Voilà un souvenir qu'il préférait oublier. Il préféra alors revenir à Anaïs qui lui avoua qu'elle n'oserait jamais demander à Aaron si son pantalon allait bien. Cela fit rire le guerrier. Elle ne pouvait pas comprendre. Personne ne pouvait comprendre, sauf ceux qui se souvenaient. Il ne pouvait pas lui raconter, ni lui expliquer. Elle le prendrait pour un fou, pour un malade mental. Il se contenta alors de ce rire bon enfant. Ils marchèrent un moment, perdus dans leurs pensées. Il se prit à se demander si Ariane allait devenir une femme comme celle qu'il avait à ses côtés. Une guerrière, une combattante. Il n'était pas certain d'en avoir envie. Il savait que, si sa fille s'engageait dans cette voie-là, il allait soit en mourir d'inquiétude, soit faire en sorte d'accompagner Ariane dans chacune de ses missions, même s'il finissait par devenir un vieillard incapable de combattre.


Anaïs reprit la parole, et ils évoquèrent le sujet délicat de l'amour, et les faiblesses du guerrier. La jeune guerrière, à la plus grande surprise de son ami, lui dit ce qu'elle avait sur le coeur, ce qu'elle ressentait. Elle avait peur. Elle pensait trop aux autres, et pas assez à elle. Serenus lui dit qu'elle ferait mieux de ne pas finir comme Octavius. Elle s'interrogea à son sujet, avant de lui dire qu'elle tacherait de finir son conseil. Serenus hocha la tête et, se sentant d'humeur bavarde, il lui dit :

"- C'est un guerrier, un très bon guerrier. Aussi doué au combat que nous deux réunis. Mais aussi très con. Un abruti, un enfoiré de première. Il a manqué de me péter une dent lors de notre première rencontre. Et j'ai manqué de le jeter dans un lac à la seconde. On s'est tapé dessus pendant le Tournoi des Trois Opales. Je peux pas me le voir. Mais, en même temps, je l'admire. Garde ça pour toi, hein. "

Serenus la mena jusqu'à l'antenne, et lui proposa d'aller s'entrainer au combat à mains nues. Cela étonna la jeune femme qui finit par sourire et hocher la tête. Il lui rendit son sourire et l'emmena à l'intérieur. Il retira le haut de sa tunique, ne voulant pas la salir dans le cas où il finirait par terre. C'est fou ce que le mariage apportait comme habitudes. Depuis qu'il s'était marié, il faisait beaucoup plus attention à son apparence. C'était sans doute du aussi au fait que Maud lui reprochait de plus en plus de ne plus pouvoir récupérer ses tuniques tâchées de boue et de sang. En plus, avec cette chaleur… Il effectua une série d'étirement et se plaça face à la jeune femme. Il sourit, leva les poings et lui dit sur un ton de défi :

"- Allez p'tite. En garde !"



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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyVen 16 Nov - 11:50

Cet homme, Serenus, devient peu à peu le meilleur ami d’Anaïs n’en déplaise à la gent féminine il semble que les guerrières ne fassent pas fleuron en ce moment que ce soit ici ou à la Volte. Il y a certes sa mère mais les relations entre mère et fille sont des fois bien plus complexes que l’on ne croit. Cette dernière aimerait au vu que la guerrière est dans la fleur de l’âge, qu’elle convole en juste noce et que son ventre s’arrondisse. Mais Anaïs a comme priorité pour l’instant de se faire ce nom pour grader dans les sphères de la Guilde.

Grandir à la Volte lui a permis de comprendre que ce serait bien plus facile pour elle que pour un homme. Toutefois, elle sait également que ce n’est pas en se reposant sur ses lauriers que l’on arrive à décrocher ce poste que l’on convoite. Elle n’en a parlé à personne si ce n’est à son arme. Quel mal y a-t-il d’ailleurs à parler à cette chose qui après tout est l’instrument qui lui sauvera la vie bien des fois ? C’est pour cela qu’elle fait des choix comme celui aujourd’hui de s’éloigner de ses terres pour voir comment cela se passe ailleurs.

Bref, la guerrière revient à cette discussion qui se poursuit avec Serenus. L’évocation du Rouge l’a surprise et encore plus le descriptif de cet homme. Elle ajoute sur le ton de l’ironie.

« Et beh cet homme m’a l’air assez bourru ; un bon guerrier qui sait se battre mais l’intelligence ne fait pas partie de lui » elle songe un instant « Ce qui va sans dire qu’à mon avis il n’est pas de notre duché non ? Il est d’où cet homme que j’évite de croiser son chemin ? » elle pourrait presque envisager de le rencontrer afin de se faire sa propre opinion.

Ce faisant ils arrivent à l’antenne. Elle est inquiète de la proposition de son camarade d’un combat singulier à mains nues à l’Antenne. L’homme est doué, il a cette musculature nécessaire et d’ailleurs quand il retire le haut de sa tunique elle ne peut retenir un sifflement. La guerrière opère un pas en arrière désarçonnée. Elle a envie d’abandonner avant même que le combat ne débute et opère de nouveau un pas en arrière. Anaïs ferme les yeux et se détourne malgré l’ordre de Serenus « Je suis pas sûre que… » ce soit une bonne idée mais son honneur est touché elle doit essayer et si elle échoue, elle continuera, elle recommencera. C’est une épreuve qui se trouve sur son chemin mais elle doit la réussir celle-là aussi.

Elle s’éloigne de Serenus et ôte son équipement superflu : épée et autres tissus susceptibles d’aider son adversaire dans le combat qui s’annonce. Elle se trouve en tunique simple et regroupe ses cheveux en un chignon bien maladroitement fait. Soupirant, fermant les yeux elle tourne les yeux à Serenus avant de retourner vers lui le visage désormais fermé. Les dents serrés et le regard déterminé elle se positionne, genoux à peine pliés, jambes à peine écartées prête à esquiver le premier coup.

Puis sans desserrer les dents elle invite d’un signe de tête Serenus à commencer.












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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyDim 18 Nov - 17:35


Serenus ne pouvait pas le nier. Il admirait Octavius. Il ne connaissait rien de la vie de cet homme, mais sa force morale, ses talents de combattants, ne pouvait que pousser à l’admiration. Il n’y avait que ceux qui avaient eu la possibilité de lui adresser la parole qui pouvait également se permettre de le haïr. Serenus toucha l’arête de son nez, heureux que celui-ci ait pu résister à l’assaut du poing du guerrier. Il avait déjà beaucoup souffert, ce pauvre nez. La dernière fois, c’était avec Solveig, il y a de nombreuses années. Ils venaient à peine d’être promus guerriers qu’elle lui avait cassé le nez d’un seul coup de poing. D’un autre côté, Serenus l’avait peut-être un peu cherché… Il revint vers Anaïs qui lui dit que, selon elle, Octavius n’était surement pas Cibellan. Serenus répondit à cela par un simple hochement de tête. Puis elle lui demanda le duché d’origine du guerrier ronchon. Bonne question. Serenus n’avait jamais pris le temps de demander à son frère d’arme d’où il venait. D’un autre côté, cela ne l’avait jamais vraiment préoccupé. Il se contenta de hausser les épaules et de répondre :

« --J’sais pas. Ibéen, ça c’est sûr mais de quel duché, j’en ai aucune idée. »

Ils arrivèrent à l’antenne, et, après que Serenus ait pris le temps de saluer tous les collègues présents, ils se dirigèrent vers le terrain d’entrainement. Sans un mot, Serenus retira le haut de sa tunique, préférant la tenir à l’écart de la poussière et du sang. Maud n’allait pas apprécier s’il rentrait avec une tunique en mauvais état. Il entendit le sifflement d’Anaïs et se tourna vers elle. C’était bien la première fois qu’il entendait ça. D’habitude, si les femmes étaient admiratives devant sa musculature, bien conservée pour son âge, elles l’étaient beaucoup moins après avoir vu les nombreuses cicatrices qui le recouvraient. Serenus ne les comptaient plus. Maud s’était amusée à le faire, un soir après l’amour, mais elle avait vite abandonné quand elle s’était mise à imaginer la douleur qu’avaient dû causer ces vieilles blessures. Serenus était donc surpris, il regarda Anaïs en levant un sourcil et lui sourit. Il attendit qu’elle soit elle-même prête pour se mettre en garde. Elle n’était pas sure d’elle, et avait visiblement envie d’abandonner. Mais rien de tel qu’une petite pique pour la forcer à revenir dans le droit chemin. Anaïs, comme Serenus, avait sa fierté.

Elle se positionna. Serenus étudia du regard ses jambes à peine pliées, prêtes à bondir pour esquiver le moindre assaut. Elle allait profiter de son allure élancée pour aller vite, et pour le fatiguer. Sa carrure de taureau avait bien des avantages, surtout en combat à mains nues. Mais, en matière de vitesse et d’esquive, il était loin d’être bon. Serenus préférait de loin encaisser. C’était d’ailleurs pour ça qu’il avait été choisi pour participer au Tournoi des Trois Opales. Une fois, il avait réussi à tenir debout sans flancher avec une pointe de flèche enfoncée profondément dans une de ses épaules. Il avait pu casser la hampe pour continuer à combattre, mais avait gardé la pointe jusqu’au soir, où un de ses frères d’armes l’avait extraite avec la pointe d’un couteau. Serenus, à ce souvenir douloureux, caressa la cicatrice laissée par cette flèche et, répondant à l’invitation de la jeune femme, il s’élança. Il se ramassa sur lui-même et chargea, au moment où il s’apprêtait à la percuter de plein fouet, il s’arrêta, roula au sol et lui fit un croche-patte. Voilà qui devrait permettre à Anaïs d’apprendre un truc ou deux sur le combat rapproché à mains nues.



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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyLun 19 Nov - 22:10

Nous voilà bien ; il mentionne le Rouge, cet homme qu’il semble fort apprécier à l’issue de leurs visiblement multiples rencontres mais les origines de ce dernier lui sont purement inconnues. Elle se contient, pour ne pas rire face à ce constat. Après tout, Serenus a toujours été de la sorte, à s’attacher aux personnes sans forcément rentrer dans les détails de l’histoire de ces dernières. Elle ne peut lui en vouloir c’est ainsi qu’elle apprécie son ami. Il offre sans compter son amitié et ses services ; un jour il y perdra bien plus que son honneur, il faudra qu’elle le lui dise, elle l’apprécie à sa juste valeur depuis des années maintenant et ne compte pas que son ami se fasse avoir.

C’est d’ailleurs parce qu’elle a l’œil qu’elle ne peut manquer un sifflement à la vue des nombreuses cicatrices. Le corps d’un mercenaire est fait pour souffrir, endurer bien des coups ; la perfection du torse sans la moindre égratignure augure un couard qui pourrait très bien fuir son devoir. En ce qui la concerne elle dissimule les cicatrices qui parsèment ses bras et son dos ou encore torse sous sa chemise.

A cet instant, Anaïs est tremblante vraiment pas du tout prête à débuter le combat. La mention de la petite a eu raison de ses retranchements il y a quelques secondes mais au moment où elle incline la tête pour inviter Serenus à donner le premier coup elle a cet éclair de lucidité qui la pousse à opérer un pas en arrière. Ce mouvement aurait pu être salvateur si son adversaire n’avait pas eu cette idée audacieuse de la faucher littéralement la couchant sur le côté. Elle ferme les yeux et s’accroupit se relevant prestement, elle empoigne les pieds de Serenus pour les bloquer contre le torse de ce dernier le mettant dans une situation complexe pour l’en sortir.

Elle ne quitte pas son adversaire du regard et tente de maintenir les genoux espérant que la position soit des plus inconfortables à son adversaire. Dans un murmure elle le fixe et enchaîne.

« Nous voilà bien au sol tous deux, tu m’as surprise et moi je te bloque » elle veut apprendre malgré tout et est prête à prendre un coup « Montres moi comment tu te sors de cette prise » et elle poursuit « Tous les coups sont permis Serenus ne te retiens pas, de l’étranglement à l’immobilisation douloureuse » mais elle poursuit tout aussi discrètement « Mais évitons de nous casser quelque chose réciproquement ça serait vraiment par sérieux ».

Elle contracte ses abdominaux AnaÏs prête à encaisser le coup suivant, elle espère que son collègue son ami, son confident la considère comme une guerrière à part entière et pas seulement une femme ; elle est une guerrière de la Volte et elle sait déjà que souffrir doit faire partie de son vocabulaire depuis qu’elle a choisi sa voie.












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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyMer 28 Nov - 19:56


Aie !

Ses genoux hurlèrent, Serenus serra les dents et ferma les yeux. Avec quelques années de moins, cette acrobatie serait passée sans problème, mais là… Il avait 36 ans bordel ! Pour un guerrier, c’était déjà un bel âge ! Peu nombreux étaient les hommes et les femmes qui parvenaient à la quarantaine, et ceux qui réussissait l’exploit d’atteindre la cinquantaine l’étaient encore moins. Plus de quinze ans à chevaucher, à combattre, à s’entrainer. Ses muscles avaient souffert, et il n’était pas rare que, la nuit, il se réveille en sueur, avec d’horribles crampes dans les bras ou dans les jambes. C’était sans doute ça, de vieillir en étant un guerrier. Et voir grandir Ariane n’arrangeait pas les choses. Serenus laissa échapper un grognement de douleur. Ce soir, il allait payer cher sa stupidité. Pourquoi un combat à mains nues ? Pourquoi avait-il voulu faire son intéressant devant Anaïs ? Il n’avait plus treize ans par Kern ! Et il était marié ! Il aimait sa femme ! Serenus fronça les sourcils, et croisa le regard de la jeune femme face à lui.

Elle avait repris confiance en elle. Maintenant qu’elle le tenait, elle se permettait de lui rappeler d’une voix impérieuse que tous les coups étaient permis. Le guerrier compris qu’elle voulait qu’il la considère non comme une simple femme, mais comme une combattante, un adversaire digne de lui. Mais aucun adversaire n’avait été digne de lui, tous avaient ployé le genou face à son épée. Tous ? Non, il y en avait eu quelques-uns. Octavius était de ceux-là, mais Serenus n’aimait pas le reconnaitre. Il avait sa fierté le Dardalion, et il n’aimait pas qu’on y touche. Le dernier qui avait osé clamer que Serenus avait perdu en efficacité avait fini la tête la première dans un tonneau d’hydromel. Serenus croisa le regard d’Anaïs, et sourit. Tous les coups hein ? Elle avait bien dit tous les coups ? Intéressant. Le guerrier réfléchit à une solution, essayant de bouger ses jambes sans résultat. Elle était quasiment couchée sur lui. Cela ne lui laissait que ses bras pour se défendre, ou pour contrattaquer. Il sourit à nouveau et lui dit d’un ton malicieux :

« - Bien joué. Mais tu vas apprendre à tes dépens que je déteste perdre. Tu as dit que tous les coups étaient permis, ne viens pas te plaindre après ça. »

Sur ses mots, il attrapa le visage d’Anaïs, l’attira contre le sien, et l’embrassa à pleine bouche. Il se fichait bien des conséquences, Maud n’en saurait rien, de toute manière. Sans lui laisser le temps de réagir, et profitant de la confusion qu’elle avait semé, il donna des coups de genoux, tentant ainsi de se libérer. Il parvint à se dégager, la repoussa et se releva. Elle avait dit qu’il pouvait tout tenter pour se libérer, il l’avait non seulement fait, mais il avait repris l’avantage. Il estimait en effet que sa simple carrure, et son expérience suffiraient à lui faire remporter le combat. Il passa sa langue sur ses lèvres et, tout en fixant Anaïs, il se remit en garde. Avec un peu de chance, il aurait peut-être même réussi à la mettre en colère. Et, comme on dit, la colère trouble l’esprit. Ce combat était donc gagné d’avance !



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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyMer 28 Nov - 20:44

Il grimace sous la douleur qu’elle lui inflige c’est une première victoire. Elle ne le quitte pas des yeux et appuie un peu plus sa pression. Combattre les mains nues face à un homme est un combat qui est normalement gagné d’avance pour lui mais il ne faut pas sous estimer les capacités d’une femme qui a une seule envie, celle de gagner. Elle a demandé aucun quartier et est bien décidée à prouver à son congénère que la petite qu’elle est, est bien capable de gagner.

Elle est fière et déterminée observe les mains de Serenus pour l’instant immobiles et va pour se relever le libérant ainsi de son étreinte lorsque le mouvement de l’homme la surprend, la choque. La surprise des lèvres du guerrier sur les siennes lui coupe la respiration et elle est interdite suffoquant avec peine. Quand il se débat pour se sortir de cette prise bien sommaire elle se projette en arrière pour s’extirper de cette position on ne peut plus déshonorante. Elle est furieuse et interdite. Elle passe un bras sur ses lèvres pour essuyer toute trace de Serenus. Comment a-t-il pu lui ? Son ami en plus !

Elle recule le regard dardant des éclairs elle le laisse se remettre en position. Elle contourne peu à peu faisant des pas chassés allègrement autour de sa cible. L’homme est doué bien trop mais il se pourrait bien que la mercenaire ait plus d’une corde à son arc. La colère évolue peu à peu en une envie de vengeance. Elle secoue la tête et provocatrice elle va pour attaquer une fois puis deux avant de se reculer échappant de justesse à une prise de son adversaire.

Elle le fait tourner sur lui-même et le provoque l’invitant à se rapprocher avant d’avoir une nouvelle idée. Rapidement elle met les mains au sol opérant ainsi un salto pour contourner Serenus bien plus vite. Arrivée dans son dos elle va pour sauter sur ses épaules par un nouveau salto mais entoure la gorge du guerrier d’un de ses genoux l’entraînant au sol avec elle. Cette fois ci elle ne fait pas l’erreur et bloque ses bras avec ses deux mains. Ce faisant elle retire son genou de sa gorge et le fixe. Lui est au sol, elle aussi mais seul ses mains touchent les bras du guerrier pour le maintenir au sol le reste du corps est libre. Sa tête est au dessus de celle du guerrier et elle esquisse un fin sourire.

« Et bien on dirait que tu m’as pris par surprise mais j’ai plus d’un tour dans mon sac ; l’acrobatie n’est pas ton fort il est le mien ; j’ai appris à être agile et à combattre des hommes bien plus costauds que moi ». elle lève les bras de Serenus au dessus de sa tête tout en les maintenant au sol ; la crispation est telle qu’ils sont lourds mais elle ne veut pas blesser outre mesure son ami « Tu embrasses très bien cela dit mais ton cœur tout comme le mien est déjà pris je crois » une révélation qui n’ira pas plus loin que cela elle l’espère et elle poursuit en se relevant et en se positionnant debout face à l’homme « Vas-y relèves toi homme » une provocation qu’elle se permet maintenant mais qu’elle n’oserait pas du tout sur le champ de bataille au fond d’elle, elle le sait. Alors qu’il se remet debout elle se met en garde prête à encaisser un nouveau choc ou du moins à parer.

Par quelques pas chassés elle joue avec lui jusqu’au moment où son adversaire tentera une nouvelle attaque aussi sournoise soit-elle ; l’homme pensait peut être qu’elle serait perturbée, il en faut bien plus que cela à Anaïs pour altérer son jugement et son attitude sur le champ de bataille.












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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyMar 18 Déc - 20:20

Elle avait été surprise la petite guerrière, très surprise. Très bien, c'est ce que Serenus recherchait. Rien de tel que la confusion dans l'esprit d'une personne pour changer le cours d'un combat. Rien de tel que le doute pour changer le cours d'une bataille entière. Serenus l'avait appris à ses dépens lorsqu'il était au front. Un soldat Ibéen l'avait pris par surprise en prétextant qu'il était ivre mort. Serenus s'était approché, prêt à mettre fin a sa misérable existence, mais l'homme avait réussi à lui décocher un coup d'épée qui aurait pu lui être fatal si Serenus n'avait pas bondi en arrière. Fier de ses réflexes, il l'était beaucoup moins concernant sa naïveté. Il s'était alors juré de ne plus se faire avoir, et il avait tenu parole. C'était en partie cette promesse qui l'avait maintenu en vie, lorsqu'il était au front. Son corps avait certes récolté un bon nombre de cicatrices supplémentaires, mais il pouvait être fier d'être encore là aujourd'hui pour en parler. Il était heureux de pouvoir enseigner aux jeunes recrues ce que c'était de se battre pour l'empire Faë.

C'était une de ces leçons qu'il enseignait aujourd'hui à Anaïs. L'art de surprendre son adversaire, pour prendre ensuite l'avantage. Cela avait marché, pendant un temps. Anaïs avait de la ressource, pour une aussi jeune guerrière. Elle parvint à passer derrière lui, usant de sa jeunesse et de sa rapidité pour sauter sur lui et le mettre à nouveau au sol. Le guerrier grogna, et se débattit un moment, avant de s'immobiliser. Les mains au sol, maintenues par celles de la jeune femme, il écouta à peine son discours, réfléchissant à la manière dont il pourrait s'en sortir. Au moment où il s'attendait à ce qu'elle agisse, il se détendit suffisamment pour que son mouvement ne lui fisse pas trop de mal. Elle leva ses bras au dessus de sa tête. La position était très inconfortable, mais, immobile, Serenus savait que se débattre ne ferait que le fatiguer. Un jour, il avait vu un renard combattre un serpent. Le reptile, aculé et à bout de forces, s'était immobilisé, la tête au sol. Serenus avait vu dans les yeux du serpent qu'il n'en avait pas terminé avec le renard. Celui-ci, savourant sa victoire, s'était ramassé dans un bond fatal. Le serpent, qui avait justement attendu ce moment, avait lui aussi usé de ses dernières forces pour mordre le renard à la gorge. Cela déstabilisa suffisamment le renard pour que sa proie parvienne à fuir dans le trou le plus proche. Pour Serenus, ça avait été une grande leçon de vie.

Aujourd'hui, il l'appliquait avec la jeune femme. Celle-ci lui dit que, même s'il embrassait bien, leurs cœurs étaient déjà pris. Serenus hocha la tête et lui répondit dans un murmure :

-Aaron c'est ça ? Si vous vous mariez, rappelle moi de lui offrir un pantalon.

Elle se releva, comme il l'avait prévu face au manque de résistance dont il avait fait preuve. Elle lui ordonna de se relever, il s'exécuta, laissant volontairement échapper une grimace de douleur quand il put reprendre le plein contrôle de ses muscles meurtris. Elle se mit en garde, Serenus en fit de même, mais il resta totalement immobile. Elle se mit alors à jouer avec lui, tournant autour de lui par des petits pas chassés agiles, se vantant de son agilité et de la jeunesse que Serenus avait depuis longtemps perdu. Lui ne bougea pas, regardant droit devant lui, écoutant les mouvements de son adversaire, et attendant patiemment qu'elle reprenne confiance en elle et commette une erreur. Il attendait qu'elle se rapproche. Lorsqu'il sentit qu'elle était presque à portée de main, il se retourna brusquement et l'attrapa par les bras. Sans lui demander son reste, il lui décocha un coup de genou, peu importe où il atterrirait, avant de se servir de sa force pour la jeter au sol. C'était maigre comparé à ce dont il était réellement capable, mais il ne voulait pas la blesser outre mesure.



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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyMer 19 Déc - 9:55

Anaïs est une jeune guerrière, bien trop jeune guerrière pourrait-on dire quelques fois. Il y a quelques années bien incertaine de son avenir elle est aujourd’hui fermement décidée à réussir au risque de se brûler les ailes. Cette volonté farouche de protéger les autres et de se battre c’est sa mère qui lui a inculquée depuis des années. L’éducation a toujours été stricte et elle lui est reconnaissante là-dessus. L’enseignement du maniement des armes c’est elle aussi tout comme l’agilité. Pour ce qui est de la lecture du combat, Anaïs l’apprend peu à peu au fil de ses rencontres. Il est vrai que celui qu’elle livre en ce moment est le premier de la sorte. La jeune guerrière n’a été affairée jusqu’à ce jour qu’à des escortes ou de protections.

Elle ne manque d’esquisser un sourire au souvenir de ce théâtre et à la main endolorie de son compagnon d’infortune alors qu’il est au sol. C’est peut être cette pensée volatile qui l’incite à relâcher sa prise permettant à l’homme de lui asséner un coup verbal. Elle ne se laisse pas abattre et garde contenance bien que son visage rougisse aussi vite que les battements cardiaques s’accélèrent.

Elle n’a pas de nouvelles d’Aaron depuis son départ de Sombreval. Elle ne pensait pas que cela ferait aussi mal d’ailleurs. Anaïs n’ose pas regarder le tableau d’affichage de la Guilde de peur de voir une mission menant ses pieds là où elle a désormais honte de se rendre. Aussi la mention de Serenus à son encontre la déstabilise complètement. Par quelques pas chassés elle tente de se remettre dans le combat mais les souvenirs se succèdent les uns aux autres et la vigilance n’est plus. Elle sent les mains du guerrier sur les siennes et le coup de genou dans son bas ventre. Ainsi elle se retrouve à genoux sous le coup bas. La douleur est telle qu’elle ferme les yeux. Ce mal qu’elle ressent est à la fois celui de la honte qui l’habite depuis quelques semaines mais aussi celle de ne pas avoir été à la hauteur envers ce combat, son ami.

Elle laisse percevoir dans cet affrontement sa fragilité que sont des sentiments qu’elle se refuse de s’avouer à elle-même. Elle ne doit pas, elle ne peut pas arrêter pas maintenant. Elle reste au sol les genoux repliés, les mains sur le ventre, elle prie son dieu celui qui l’a guidée sur les chemins de la Guilde et réfléchit. Relever les yeux équivaudrait à donner un avantage à l’homme qui comprendrait alors son point faible, son cœur. Elle ouvre les yeux et distingue les pieds de Serenus non loin.

Doucement elle geint pour simuler une douleur bien plus intense qu’elle n’éprouve. Elle a mal certes mais pas au point d’abandonner, pas maintenant aussi elle accentue cette plainte jusqu’à le sentir un peu plus proche. Elle attend le moment idéal pour à son tour se jeter sur lui en attrapant se pieds et projetant son propre corps sur les genoux de l’homme. Se crispant totalement elle le fait chuter une nouvelle fois. Apprenant vite de ses erreurs, elle se couche sur lui et entoure sa gorge de ses mains pas si fines. Son regard croise celui de Serenus et d’un murmure sec désormais dénué d’un quelconque sourire elle lui dit :

« Ne t’avises plus jamais de parler d’Aaron et de moi à quiconque ; tu ne sais rien sur ce qu’il se passe entre nous et ce sera mieux ainsi d’accord ? » elle plie doucement les doigts infligeant cette pression supplémentaire prête à aller jusqu’au bout « Abandonnes » au moment où elle se met accroupie pour bloquer les mains du guerrier avec ses genoux. L’homme est à terre et elle est fermement décidée à ce qu’il n se relève pas ; le combat est terminé depuis qu’il a osé la toucher dans son point faible. Il est doué, il est fort, bien plus qu’elle ne l’est.












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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyDim 13 Jan - 19:33

La petite guerrière avait donc un point faible. Serenus avait touché juste. Quand il la frappa en plein ventre, il ne put retenir un sourire de satisfaction. L'amour… Anaïs avait quand même raison lorsqu'elle avait dit que l'amour pouvait être une faiblesse. Il pouvait détourner l'attention s'il était utilisé contre soi. Serenus avait été prévoyant. S'il avait dévoilé le nom de l'élue de son coeur, elle aurait pu l'utiliser contre lui, et faire peser la balance en sa faveur. Mais Anaïs avait commis l'erreur de lui dire qu'elle connaissait Aaron. Et Serenus avait maintenant compris que, ce qu'il y avait entre eux, c'était surement plus qu'une simple relation de travail. Il la regarda se plier en deux sous la douleur et fermer les yeux. Il se dit qu'il y avait été peut-être un peu fort. Puis il se rassura. Dans un combat réel, elle aurait fait la même chose. Et puis, c'était une guerrière. Une cibellane en plus. Elle devait être traitée comme ses congénères masculins. Pas de favoritisme. Dans la Guilde des Guerriers, il n'y avait ni femmes, ni hommes, ni Faës, ni Ibéens… Il n'y avait que des guerriers. Des combattants d'exceptions prêts à sacrifier leur vie au service de la Guilde. Une Guilde des Guerriers dont la réputation et l'aura rayonnaient à travers tout le continent.

Serenus était fier de faire partie de cette institution, même s'il aurait souhaité en gravir les échelons. Mais bon, on ne pouvait pas tout avoir dans la vie. Il avait compris depuis longtemps que, le jour où il serait considéré comme plus exceptionnel qu'il ne l'avait été dans le passé, ce serait bien des années après sa mort. Il n'aurait pas plus. Mais par Kern, l'Inébranlable Veilleur du Sacrifice veillerait à ce que des générations entières de guerriers se souviennent de lui après sa disparition, et peu importe qu'il devienne haut gradé ou non. Et cela commençait par ce combat. Serenus, debout, les poings levés, toisait la jeune femme qu'il avait vaincu. Quel dommage que ce fut aussi facile. Un geignement le fit sourire. La jeune femme avait mal, elle devait regretter d'avoir accepté le combat. Il s'approcha lentement, méfiant. Mais il appris à ses dépens que, elle aussi, elle savait apprendre de ses erreurs. Il se retrouva très vite au sol. Son dos cria de nouveau sa protestation, mais il se garda bien de le montrer.

Elle se coucha sur lui. S'il avait été attiré par elle, il aurait pu se montrer très gêné, voire plus. Cela se faisait pas de s'allonger sur lui, comme ça ! Heureusement que son coeur avait tendance à battre pour une autre. Il allait se débattre pour l'envoyer paître ailleurs quand les mains de la jeune femme entourèrent sa gorge. Elle n'allait pas faire ça ! Il sentit ses doigts serrer lentement, et l'air commencer à lutter pour trouver son chemin. Elle n'appliquait pas la pression nécessaire pour le faire s'étouffer, mais elle lui faisait entendre qu'elle en était bien capable. Il plongea son regard dans le sien, et sourit lorsqu'il comprit. Elle était en colère ! Elle était frustrée et vexée d'avoir été touchée dans son point faible ! Il ne pouvait plus bouger les bras, mais il pouvait encore utiliser sa voix pour la faire plier. Elle serra les doigts un peu plus. Elle lui ordonna de ne plus jamais parler d'Aaron ou de elle à quiconque. Elle lui demanda enfin d'abandonner. Ha ! La colère… La colère trouble l'esprit. Si Serenus avait tendance à se laisser avoir par son impulsivité naturelle, il savait que, lors d'un combat, la colère pouvait mener un guerrier à sa perte. Il perdait ses moyens, agissait sans réfléchir. Anaïs agissait sous la colère. Il pouvait tourner cela en sa faveur. Il sourit, malgré le fait qu'il était gêné pour respirer correctement. Il lui dit, presque dans un murmure :

"- Tu peux toujours courir p'tite. Je lâcherais pas l'affaire. On m'appelle pas l'Inébranlable pour rien." Il plongea son regard dans le sien et repris :"- Allez, vas y, qu'est ce que t'attends ? Tu vas pas laisser ton honneur se faire maltraiter comme ça !"

Il la provoquait, sachant pertinemment qu'elle n'irait pas jusqu'au bout. Sa bonne conscience, ses valeurs, l'en empêcherait. Mais il était curieux de voir si elle allait se laisser avoir par sa propre colère, sa propre frustration. Elle apprendrait une nouvelle leçon aujourd'hui. Serenus Dardalion n'abandonnait jamais. Il ne l'avait fait qu'une fois, et il l'avait amèrement regretté. Plus jamais il ne plierait devant un adversaire, même s'il devait y laisser sa peau.



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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptyLun 14 Jan - 22:16

Jusque là, jusqu’à aujourd’hui et cet instant précis, Anaïs s’est toujours maitrisée. La maîtrise de soi dans le manque d’assurance, la maitrise de soi dans cette persévérance mais la non maîtrise quand ses points faibles sont à présent clairement identifiés. Elle-même ne sait pas ce qu’il se passe dans son cœur. Une chose est sûre elle prend de l’assurance en acceptant des missions qui l’emmènent dans une ville qu’elle considère fort peu recommandable.

Anaïs veut se faire un nom et réussir aussi douloureux soit-il. Elle se met en danger courant des risques savamment calculés. En agissant de la sorte d’autres opportunités s’offrent à elle. La jeune guerrière ne sait pas de quoi son avenir sera fait encore moins avec qui mais pour l’instant ce qu’elle est certaine c’est que son secret doit rester caché, dissimulé au plus profond des entrailles de ceux qui en ont vent.

Mais Serenus de par sa déduction a réveillé une fureur bien surprenante chez elle. Sa colère est à tel point qu’elle peine à ne pas fermer ses mains pour de bon sur le cou du guerrier. Elle note dans ses yeux qu’il la provoque l’invitant à poursuivre mais elle est bien plus forte que cela. Son regard ne quitte pas celui de son ami, celui qui a cru en elle alors qu’elle était toute jeune dans les rues de la Volte surveillant un pauvre marché hebdomadaire.

Elle ne peut pas le trahir, pas à cet instant alors qu’elle a vu sa fille il y a si peu de temps. Aussi elle desserre l’étreinte qu’elle lui impose et se relève tout en ne le quittant pas du regard.

« Ta fille a besoin de son père c’est bien pour cette raison que tu t’es rangé ici à Lorgol pour la protéger du monde d’où tu viens ? » elle se dirige vers son équipement pour signifier la fin d’un combat qui de toute manière n’aura pas de fin.

« On ne gagnera pas l’un comme l’autre ; tu sais ma faiblesse et je sais la tienne, ta fille » elle ne le quitte pas du regard « Je t’apprécie Serenus mais le jour où tu seras sur mon chemin ou si tu viens à être mon ennemi que je dois combattre ce jour là je ne m’arrêterai pas » tout en souriant « tout comme je sais que tu en feras de même pour toi ».

Anaïs se penche pour récupérer son épée et dans un long soupir « Prions juste pour que ce jour n’arrive jamais, ce serait bien trop douloureux pour moi de périr ou de tuer un ami si proche ».

Anaïs ne sait pas vraiment pourquoi elle s’est confiée de la sorte à l’égard de Serenus ? Peut-être car il a grandi au même endroit qu’elle ? Le fils de boulanger, le pauvre fils de cet homme et de cette femme qui vit désormais seule priant pour que son fils ait tout ce qu’il lui faut pour survivre. Doucement elle se rapproche de son compagnon d’armes.

« Il se fait tard il va être temps pour moi de rejoindre le premier portail ; je n’ai nul endroit où dormir ici et je n’ai pas envie de m’imposer à ta femme ; ta fille serait capable de me tuer dans la nuit qui plus est ».

Une main tendue en signe d’au revoir, Anaïs attend les dernières paroles de son ami. Pas de mention d’autre personne juste lui et elle, toute autre personne serait bien superflue et inutile.












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Serenus Dardalion
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Message Sujet: Re: L'escapade d'Ariane   L'escapade d'Ariane EmptySam 16 Fév - 21:08

Allait-elle le faire ? Allait-elle se laisser emporter par sa fureur ? Serenus, le souffle court, planta son regard dans celui de la jeune femme. Il sent ses doigts, hésitants, sur son cou. Pendant un instant, elle serrait, puis, l'instant suivant, elle relâchait sa prise. Serenus savait que, par son serment, elle n'irait jamais jusqu'au bout, mais il était curieux de connaitre sa réaction face à sa colère grandissante. Il pouvait voir qu'elle bouillonnait, qu'elle mourrait d'envie de se laisser aller à sa fureur. Il sourit, et se détendit quand elle finit par relâcher son étreinte. Elle se releva, visiblement vexée et perturbée par cette expérience. Serenus savait ce qu'elle ressentait. Il avait eu droit à la même leçon de vie, lorsqu'il était un jeune guerrier. Pendant un entrainement, son supérieur l'avait quasiment poussé à bout, avant de lui expliquer les méfaits de la colère sur l'esprit du combattant. Serenus avait compris, et avait toujours fait le maximum pour éviter la colère. A présent, il enseignait cette leçon à ses recrues, et il était fier d'en être arrivé là aujourd'hui.

Il se releva, et, tout en touchant son cou du bout de ses doigts, il écouta la jeune femme lui rappeler que sa fille avait besoin d'un père pour la protéger. Serenus répondit à cela par un sourire et la rejoignit. Il alla chercher un chiffon imbibé d'eau, fit une rapide toilette pour chasser sable, sang et sueur, puis il renfila sa tunique. Anaïs lui dit qu'aucun des deux ne gagnera ce combat, car chacun connaissait la faiblesse de l’autre. Serenus ne put que hocher la tête. Elle n’avait pas tort. Cependant, il n’approuvait pas tellement ce qu’elle lui dit ensuite. Elle lui avoua que, s’ils venaient à s’affronter en conditions réelles, elle n’hésiterait pas à se battre jusqu’à la mort. Serenus fit une petite moue. Il se rappelait encore très bien de sa dernière rencontre avec Solveig, une guerrière qui avait fait sa formation en même temps que lui. Ils s’étaient revus sur le front, et elle avait manqué de le tuer ce jour-là. Serenus s’approcha de la jeune femme et lui dit :

« - C’est ce que tu feras peut-être, mais pas moi. Lorsque j’étais au front, j’ai retrouvé une vieille amie… Elle était dans le camp ennemi. Elle aurait pu me tuer, mais elle l’a pas fait… Ce jour-là, j’ai appris une leçon… »

Il se tut et rajusta sa tunique tandis que la jeune femme lui répondit qu’il fallait prier pour que le jour où ils seraient ennemis n’arrive jamais. Serenus se contenta d’hocher la tête. L’heure de la séparation approchait. Anaïs se dirigeait déjà vers la sortie du terrain d’entrainement. Il la suivit et elle se rapprocha de lui. Elle lui dit qu’elle devait prendre le premier portail pour rentrer, car elle ne souhaitait pas s’imposer auprès de Maud. Serenus sourit quand elle mentionna sa petite Ariane. Il imagina sa fille, adulte, avec une épée à la main. Il fut surpris quand il se rendit compte que cette vision s’apparentait beaucoup à ce qu’était Anaïs aujourd’hui. Il était persuadé que, si Ariane suivait le même chemin qu’elle, elle lui ressemblerait beaucoup. Il tendit la main et donna une solide poignée de main à la jeune femme. Poignée de main réservée aux guerriers, aux vrais combattants. Il n’aurait jamais fait ça avec une autre femme. Il lui dit, avec un grand sourire :

« - Ariane me donnera beaucoup de fil à retordre quand elle sera plus grande. Prends soin de toi… »

Sur ces mots, il la regarda s’éloigner, et se dit qu’elle deviendrait une grande guerrière, si elle continuait dans cette voie-là. Ce n’était qu’une question de temps pour qu’un titre vienne orner le nom de Belécu et couvrir de gloire celle qui le portait.



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