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 Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté

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Message Sujet: Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté   Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté EmptyMar 18 Sep - 11:10


Livre III, Chapitre 5 • La Joueuse de Flûte
Merle Consent & Victorine Hallebarde

Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté

C'est ma bourse !



• Date : 20 septembre 1003
• Météo (optionnel) : Ensoleillé mais frais
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Victorine a terminé sa veille à la tour des assassins mais elle ne part pas se coucher immédiatement, elle préfère profiter des premiers rayons de soleil. Elle se fait alors voler sa bourse par les petits protégés de Merle, qu'elle poursuit ensuite dans la Ville Basse avant de parvenir à en rattraper un.
• Recensement :
Code:
• [b]20 septembre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4146-le-pain-derobe-a-meilleur-gout-pour-le-voleur-que-le-pain-achete]Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté[/url] - [i]Merle Consent & Victorine Hallebarde[/i]
Victorine a terminé sa veille à la tour des assassins mais elle ne part pas se coucher immédiatement, elle préfère profiter des premiers rayons de soleil. Elle se fait alors voler sa bourse par les petits protégés de Merle, qu'elle poursuit ensuite dans la Ville Basse avant de parvenir à en rattraper un.

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Message Sujet: Re: Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté   Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté EmptyMar 18 Sep - 11:12

L'aube se lève, sa veille se termine. Le bleu d'encre laisse place aux lueurs rougeâtres d'un soleil éclatant, l'horizon se pare de mille nuances chaudes et délicates. La journée s'annonce belle, malgré le vent mordant qui s'infiltre dans les ruelles depuis le port. Une autre nuit s'achève sur la ville aux Mille Tours, une autre nuit sans heurts, les dieux soient loués. Aucune trace de Chasse Sauvage dans le ciel, au dessus des tours effilés et des ruelles mal famées, rien que les ombres des assassins, des pirates et des voleurs, dans une cité où même une telle menace ne peut totalement entraver la liberté de ses habitants.

La veille se termine, au coeur de la Tour Noire, et Victorine laisse sa place à son homologue de la Corde pour garder un oeil sur ses frères et soeurs. Mais si son travail se termine, ce n'est pas le cas de sa journée. Elle libère son apprentie de toute obligation et prend son manteau avant de quitter la tour sous les premières lueurs du jour. Dans l'air flotte un parfum de tranquillité, à cette heure où presque tous dorment encore, à cette heure où les oiseaux de nuit vont se coucher. Les âmes se font rares dans la rue, elle n'entend que quelques oiseaux qui pépient, quelques bruits sourds derrière les portes des boutiques des artisans ; déjà, les effluves de pain chaud envahissent l'air alors que les boulangers se mettent à l'ouvrage. C'est auprès de l'un d'eux que l'Adepte se rend, comme presque tous les matins. Avant même que l'artisan n'ait ouvert sa porte aux clients, il attend pourtant la visite de cette jeune femme éveillée avec les premiers rayons de soleil – une habitude qui rythme son quotidien. Ce jour-là, il a mis de côté le pain qu'elle prend d'habitude, mais également une petite gourmandise, un petit présent comme il en laisse parfois. Le vieil homme l'accueille comme d'ordinaire avec un sourire qui creuse un peu plus les rides profondes de son visage, marqué par les années. Il a récupère les piécettes que Victorine lui tend en échange du pain, enroulé dans son torchon. Ils échangent à peine quelques mots, quelques banalités, avant qu'elle ne reparte sur les pavés et qu'il se remette à l'ouvrage.

C'est sur un muret qui surplombe les ruelles en pente que Victorine s'installe pour savourer son achat. Elle peut apercevoir le port de la Ville Basse depuis son perchoir, entre deux bâtiments. Elle peut apercevoir la mer légèrement houleuse qui fait balancer les navires. Elle peut entendre la cité qui s'éveille, les rumeurs des habitants qui sortent de chez eux pour aller travailler, les talons qui foulent les pavés, les rires des enfants. Des enfants qui ne doivent pas jouer très loin de là, si elle se fie à son ouïe, des enfants qu'elle finit par repérer, quand deux s'approchent d'elle, l'air parfaitement innocent et le regard implorant.

« M'dame, on peut avoir un bout d'pain, dites ? » demande un grand garçon, d'une dizaine d'années probablement, tandis qu'une petite fille se frotte le ventre à ses côtés en faisant la moue. Victorine les observe tour à tour, un sourire bref venant fendre ses lèvres. « Tenez. » Elle lui tend ce qu'il lui reste de bon coeur. Elle n'allait pas tarder à rentrer de toute manière. Du moins, c'était le plan, avant qu'elle ne sente un poids se délester de sa poche. Un garnement s'est faufilé derrière elle pendant qu'elle donnait le pain à ses camarades et lui a volé sa bourse. Vivement agacée, elle descend de son muret alors que tous les mômes aux alentours prennent la fuite, moitié riant, moitié haletant. L'Adepte se lance à la poursuite du voleur, bien décidée à ne pas les laisser s'en tirer à si bon compte.

Ils sont rapides les gamins et ils sont organisés. Ils doivent bien connaître cette partie de la ville, car ils passent d'une ruelle à l'autre avec aisance et agilité. Malheureusement pour eux, Victorine connaît également les lieux et ne se laisse pas distancer. Il lui faut tout de même plusieurs minutes avant de regagner du terrain sur l'un d'eux, et quand elle le rattrape, il tente d'escalader une vieille masure abandonnée ; elle le retient par la cheville et le fait descendre d'un coup sec, attrapant son poignet fermement, le regard froid. La respiration saccadée d'avoir couru dans une bonne partie de la Ville Basse, elle s'adresse à lui avec sérieux. « Rends-moi ma bourse, petit. » « C'est pas moi m'dame, j'vous jure. C'est l'Jérôme qui l'a. » « Alors on va attendre sagement qu'il vienne me la donner, ou tu payeras pour lui. » « Nan, s'vous plaît, c'était juste pour rigoler, promis. » qu'il implore alors qu'elle referme sa prise sur son bras. Pas question qu'elle le laisse partir tant qu'elle n'aura pas récupéré son dû.
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Message Sujet: Re: Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté   Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté EmptyMar 2 Oct - 20:50

Heureux ? Oui, sans aucun doute. Certes, je l’étais déjà avant, ce qui est un bon point de départ. Mais je dois avouer que, si cela ne me manquait pas comme c’était le cas pour Tara, ce petit machin rajoute quelque chose en plus à ma vie. Pourtant, j’en ai déjà eu, pas forcément à moi, ni de moi, pas forcément aussi petit non plus il est vrai, mais assez pour en connaître tous les bonheurs et les malheurs, tout le positif, comme le négatif. Ou pour le croire tout du moins. Car force est de reconnaître que j’en ignorais encore… et j’aurais bien continué à l’ignorer étant donné que ce n’est guère du positif…
Et s’il est dans mes habitudes de me promener ainsi dans les ruelles au petit matin, de rentrer alors que les bonnes gens se lèvent, cette fois-ci, je n’y suis pour rien. Il paraît qu’il ne faut pas contrarier une femme enceinte. Eh bien, je vous affirme qu’il est encore plus dangereux de contrarier une jeune mère épuisée. C’est pourquoi j’ai accepté sa demande… son ordre… de bonne grâce et je me suis éclipsé bien rapidement dès le lever du jour. Ce n’était pas une fuite, pas réellement, même si j’aurais trouvé amusant de la voir froncer encore les sourcils, perdant le fil de ses idées, sans bien savoir ce qu’elle voulait dire à la base, dans cet état à moitié éveillé sur lequel je l’ai quitté. Mais j’aurais risqué de prendre un coussin, une statuette ou encore un hibou sur le crâne, j’ai donc été raisonnable et je suis sorti. De toute manière, j’étais réveillé, et j’ai sans doute mieux dormi qu’elle les dernières semaines c’est exact, quand bien même ai-je tenté d’être là et d’avoir l’air de savoir ce que je faisais.

Emmitouflé dans mon manteau, mon trésor du jour bien à l’abri de la fraîcheur de ces heures indues, je me retrouve donc à déambuler dans les venelles de ma demeure. Et j’ai beau y vivre depuis des années, des dizaines d’années même diront les mauvaises langues, j’aime toujours autant le faire. Cette cité est surprenante. Il y a toujours des nouveautés, de nouvelles constructions comme de nouvelles têtes. Elle est toujours pleine de vie, grouillante d’activités, quelle que soit l’heure à laquelle on sorte. Il y a certes des horaires auxquels il vaut mieux prendre garde à soi, des heures auxquelles les nobles et autres riches marchands ferment leur porte, des quartiers où il vaut mieux éviter de traîner, des rues dans lesquelles les badauds perdent rapidement leur bourse et plus encore s’ils sont idiots… Mais pour les Enfants des Miracles, il n’existe guère de limites. Cette ville est notre maison, et les seuls qui doivent la craindre sont ceux qui s’en prennent à elle, ou à nous…

Je m’arrête d’ailleurs, en voyant plus loin une jeune femme tenant un gamin. Un des miens ? Sans doute, ils le sont tous. Je hausse un sourcil et tourne la tête en voyant du mouvement sur la droite. Jérôme… qui croise mon regard et a un sourire en coin, en me montrant une bourse assez garnie, avant de désigner ladite femme. Elle a réussi à les rattraper ? Elle remonte un peu dans mon estime, même si je sais que le petit Ambroise, qu’elle tient par le poignet est déjà fort doué pour délester les gens. Je sais, il n’a pas de chance, mais ce n’est pas moi qui ai choisi ce prénom je vous le jure. Bref. Je n’ai pas le temps de dire quoique ce soit que Jérôme s’est déjà sauvé. Fort bien. Il semblerait qu’il m’ait chargé de régler cette histoire. Les gosses, j’vous jure.

J’inspire et avance vers eux, levant un sourcil en arrivant à proximité. « Bien le bonjour ! » J’esquisse un sourire et fais une salutation de la main, m’inclinant très légèrement. « Ce gamin vous a causé des ennuis Ma Dame ? » Je toise ledit gamin, qui réprime bien vite le sourire apparu sur ses lèvres, et mon regard se porte de nouveau sur la femme, fort jolie au demeurant, mais qui est bien loin de ressembler à une femme quelconque. Elle est trop… Je ne saurais mettre le mot dessus… Dure ? Froide d’apparence ? Je lui souris de nouveau. « Cette journée commençait pourtant fort bien. Avez-vous déjà admiré le levé du soleil sur Lorgol, ses rayons filtrant à travers les tours ? C’est une merveille n’est-ce pas ? Je me rendais à un point de vue exceptionnel, si je vous résous ce problème, m’y accompagnerez-vous ? »

Et évidemment, c’est à ce moment-là que la petite Amarante se manifeste, gigotant sous mon manteau… De mieux en mieux.


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Message Sujet: Re: Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté   Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté EmptyMer 24 Oct - 19:26

Elle n'a pas l'habitude de se faire avoir comme ça, pas depuis des années. Les premiers temps à Lorgol n'étaient pas des plus aisés ; elle travaillait à la Taverne de la Rose et gagnait sa croûte de son mieux, sans rien connaître du monde en dehors des plaines d'ocre qui l'ont vue grandir. Elle ne connaissait pas les ruelles grouillantes de la Ville Basse, elle ignorait encore les ombres qui s'y promenaient, promesses de chapardage ou de bien pire encore. Elle a dû apprendre comme tous les habitants foulant ces pavés, à la dure, en faisant des erreurs stupides, en se faisant voler ses fleurons au coin d'une rue un jour où elle faisait moins attention. Mais depuis, elle a appris à surveiller ses arrières, à éviter certains quartiers à certaines heures, à avancer d'un pas assuré à d'autres. D'ordinaire, les voleurs ne se frottent pas vraiment aux fils et aux filles de la nuit, ils savent reconnaître quand une proie risque de rendre les coups, mais il faut croire que les enfants ne possèdent pas les mêmes limites que la plupart des adultes. Et qu'ils sont plus dégourdis pour reconnaître quand une Adepte de la Lame est trop fatiguée de sa nuit pour repérer immédiatement la main leste qui s'empare de son bien.

Pourtant, fatiguée ou non d'avoir veillé, elle n'a pas perdu la main – elle ne saurait en dire autant du garnement qu'elle retient encore avec fermeté. Ses geignements ne l'attendrissent pas cette fois, elle s'est déjà fait avoir une fois. Il lui arrive régulièrement de donner un peu d'argent ou de nourriture aux enfants des rues, mais d'ordinaire, ils ne cherchent pas à la voler. Victorine est prête à exécuter ses menaces si ses petits camarades ne se décident pas à revenir avec son bien pour le lui rendre, mais la voix plus grave d'un homme la surprend au coin de la rue.

« Bien le bonjour ! » Sans relâcher le môme, elle se tourne pour faire face au nouvel arrivant, dont le visage ne lui est pas totalement inconnu. Visiteur régulier de la taverne, un homme qui connaît de toute évidence très bien la Ville Basse et ses résidents. « Ce gamin vous a causé des ennuis Ma Dame ? » Elle hausse un sourcil, sourire en coin malgré le sérieux de son regard. « On peut dire ça, oui. » Ses prunelles se reposent un instant sur le garnement, avec sévérité. Il ne semble plus aussi effrayé que lorsqu'elle l'a attrapé. Connaîtrait-il l'homme apparu de nulle part ? « Cette journée commençait pourtant fort bien. Avez-vous déjà admiré le levé du soleil sur Lorgol, ses rayons filtrant à travers les tours ? C’est une merveille n’est-ce pas ? Je me rendais à un point de vue exceptionnel, si je vous résous ce problème, m’y accompagnerez-vous ? » Quelque chose remue alors dans le manteau de son interlocuteur, une petit main apparaît de sous le tissu et elle reconnaît alors le visage d'un poupon. Intriguée mais pas attendrie, elle jauge un instant l'homme.

« Est-ce seulement un problème que vous pouvez résoudre ? Ce jeune homme est-il sous votre tutelle ? » Elle fronce les sourcils. « Je profitais justement de ce merveilleux lever de soleil, comme vous le dites, quand lui et ses camarades sont venus de me subtiliser une bourse pleine de fleurons. J'exige de la récupérer, sans quoi il devra payer de sa personne. » Pas de sa vie, non, quand même pas. Mais il y a de nombreux menus service qu'un gamin des rues peut faire si ça peut lui éviter de se faire couper la main au moindre petit larcin. Ce serait tout de même regrettable, surtout dans son corps de métier. Les traits de l'Adepte demeurent légers, mais ses mots sont tout ce qu'il y a de plus sérieux. L'enfant doit l'avoir compris, car malgré ses contorsions, il ne parvient pas à se défaire de sa prise.
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Message Sujet: Re: Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté   Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté EmptyMar 20 Nov - 21:55

Si chaque journée n’apportait pas son lot de surprises et de nouveautés, la vie serait bien morne. Toutefois, il en est certaines dont je me passerais plus que volontiers. Comme, par exemple, retrouver un de mes gamins perdus en prise avec une de sa cible. Cible pas si victime que ça à première vue et qui semble plus que remontée. Certes, n’importe qui le serait après s’être fait dépouiller d’une si jolie bourse. Sans parler de l’orgueil qui en prend un sacré coup en se rendant compte que ce sont simplement quelques garnements… Mais il faut se méfier des apparences, les enfants sont les pires de tous j’en sais quelque chose. Sous leur apparence adorable et angélique se cache de terribles petits monstres manipulateurs et chapardeurs. Ce qui est en fait de merveilleux représentants de la Cour effectivement. Malheureusement pour eux, ils n’ont en général encore ni la force, ni l’endurance, ni même l’éloquence suffisante pour se tirer d’un mauvais pas, comme dans la situation actuelle.

Et comme je ne peux décemment laisser ce pauvre enfant en pâture, ses camarades ayant courageusement pris leurs jambes à leur cou, je prends les devants et m’avance vers eux, un sourire aux lèvres. Je réprime néanmoins du regard l’élan de soulagement que je vois apparaître chez le gamin, avant de sourire de plus belle à la femme. J’aurais eu certes plus de chances de détourner son attention, d’une manière ou d’une autre, si une petite main ne s’était pas manifestée en dépassant de mon manteau. Je l’attrape doucement, caressant sa tête de mon autre main, et elle se rendort aussitôt… sans doute pas pour très longtemps, mais c’est déjà cela. Je relève les yeux vers la raison de ma présence et je fronce un instant les sourcils.

« Sous ma tutelle ? Par les Dieux non ! Je ne suis pas responsable de ces enfants. Ils traînent dans la rue à longueur de temps, ces petits sans famille et sans domicile, à croire que personne n’a la charge de s’en occuper réellement… » Je hoche la tête comme me parlant à moi-même, non sans regarde Ambroise d’un air sévère en espérant qu’il comprenne et se calme un peu. Ce qui ne marche pas des masses pour le moment. J’inspire et la regarde, secouant la tête en faisant claquer ma langue. « Des voleurs qui plus est ? L’humanité et la bienveillance sont des choses qui se font rares… Je suppose que vos fleurons ont déjà disparus, au détour d’une ruelle, avec ses camarades. Sans doute pour acheter des choses sans importances, après tout, de quoi peuvent bien avoir besoin quelques orphelins ? » Je fais un geste de la main, avant de hausser un sourcil. « Payer de sa personne… Sans vouloir m’immiscer dans vos histoires, n’est-il pas bien jeune pour vous ? » Je la fixe un instant, avant souffler un rire. « Non, ce n’est pas ce que vous vouliez dire par là, n’est-ce pas ?… Je suppose qu’étant donné qu’il s’est fait prendre, sans doute serait-il heureux de se faire pardonner de son offense, et qu’il serait sans doute assez honteux de son vol pour vous rendre quelques menus services… si c’est bien là ce que vous entendez. » J’attrape le bras libre du gamin. « Et calme-toi petit sot. Penses-tu réellement pouvoir t’en sortir ainsi ? La demoiselle a raison. Tu as voulu la détrousser, tu as échoué. Acceptes-en les conséquences et ne recommence pas les mêmes erreurs petit.» Je regarde de nouveau ladite demoiselle. « Qu’aviez-vous en tête ?… Mon invitation à regarder le lever du soleil en ma compagnie tient malgré tout toujours… avec lui aussi évidemment. »

Je lui souris de nouveau en désignant la route.

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Message Sujet: Re: Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté   Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté EmptySam 5 Jan - 17:51

La Belliférienne est de nature méfiante, elle l'a toujours été. L'enfant qu'elle retient n'est peut-être pas celui qui a récupéré sa bourse mais elle ne serait pas étonnée qu'ils soient encore dans les parages. Alors quand cet homme, visiblement sorti de nulle part, arrive à point nommé, il y a de quoi se poser des questions. La coïncidence est un peu trop troublante pour être ignorée et son maniement aisé du verbe le classe immédiatement à ses yeux comme potentiel baratineur à ignorer superbement.

« Sous ma tutelle ? Par les Dieux non ! Je ne suis pas responsable de ces enfants. Ils traînent dans la rue à longueur de temps, ces petits sans famille et sans domicile, à croire que personne n’a la charge de s’en occuper réellement… » Un pli se forme sur son front, entre ses yeux. Sceptique, elle l'est, il n'y a aucun doute. Et son regard ne lâche plus la silhouette de l'homme. « Des voleurs qui plus est ? L’humanité et la bienveillance sont des choses qui se font rares… Je suppose que vos fleurons ont déjà disparus, au détour d’une ruelle, avec ses camarades. Sans doute pour acheter des choses sans importances, après tout, de quoi peuvent bien avoir besoin quelques orphelins ? » Il lui est difficile de l'admettre, mais il a sûrement raison : il y a de fortes chances que les camarades en question soient déjà très loin d'ici, dissimulant leur précieux trésor avant de se risquer à voir ce qu'il est advenu de leur associé. Des gamins errants qui paient les erreurs qu'ils ont commises, ça n'a rien de rare par ici, malheureusement. « Payer de sa personne… Sans vouloir m’immiscer dans vos histoires, n’est-il pas bien jeune pour vous ? » Le regard de Victorine se fait dur.  « Non, ce n’est pas ce que vous vouliez dire par là, n’est-ce pas ?… Je suppose qu’étant donné qu’il s’est fait prendre, sans doute serait-il heureux de se faire pardonner de son offense, et qu’il serait sans doute assez honteux de son vol pour vous rendre quelques menus services… si c’est bien là ce que vous entendez. Et calme-toi petit sot. Penses-tu réellement pouvoir t’en sortir ainsi ? La demoiselle a raison. Tu as voulu la détrousser, tu as échoué. Acceptes-en les conséquences et ne recommence pas les mêmes erreurs petit. Qu’aviez-vous en tête ?… Mon invitation à regarder le lever du soleil en ma compagnie tient malgré tout toujours… avec lui aussi évidemment. »

Victorine les observe tour à tour, semblant évaluer l'honnêteté des propos de l'inconnu. Elle n'a pas lâché le poignet du garnement – elle a trop peur que ce soit un subterfuge et que l'homme le relâche une fois qu'elle aura baissé la garde. Malgré tout, elle lui fait un léger signe de la tête. « Soit, montrez-moi donc cet endroit qui semble si merveilleux. » De sa main libre, elle lui fait signe d'ouvrir la marche, avançant à ses côtés dans les ruelles où les lueurs de l'aube font bientôt place à celles du jour. « Et toi, petit, sais-tu où se trouve l'écurie la plus au nord de la Ville Basse ? » « C-celle près d'l'auberge d'vieux Chanteclair ? » Victorine acquiesce d'un geste bref. « J'ai un box là-bas. T'iras le nettoyer tous les matins jusqu'à nouvel ordre, je t'indiquerai les détails. Si j'apprends que tu rates un matin, je te retrouve et je te fais le sort qu'on réserve aux voleurs. » Le gamin acquiesce vivement, les yeux ronds. Il est heureux qu'elle loue un box à l'écart de la Confrérie Noire, là où elle peut le faire travailler comme un forcené. Les écuries municipales sont bien entretenues et elle gagne ainsi un garçon d'écurie qu'elle n'aura pas besoin de payer durant plusieurs jours, plusieurs semaines, plusieurs mois même – ça dépendra de son humeur. Quand elle ira prendre soin de sa jument, le travail ingrat sera déjà accompli et elle pourra se concentrer sur sa monture.

Son regard retrouve celui de l'homme. « Cela vous paraît correct ou y voyez-vous une quelconque objection, messire... ? » La question n'en est pas réellement une, le ton est des plus ironiques et ses manières volontairement ampoulées. Qu'il ait la moindre objection lui importe peu à vrai dire. Malgré tout, elle aimerait bien savoir le nom de cet importun qui cherche à se mêler des affaires d'autrui.


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Message Sujet: Re: Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté   Le pain dérobé a meilleur goût pour le voleur que le pain acheté EmptyLun 4 Fév - 20:58

Mon sourire s’agrandit et je m’incline légèrement, bien moins qu’en temps normal, ne pouvant prendre le risque de voir la petite s’échapper de son cocon, ou pire de me vomir dessus. Oh, je plaisante. Tara enverrait Archimède me picorer à mort si la petite n’avait ne serait-ce qu’un bleu en rentrant, je ne prendrais donc pas ce risque.
Et que la jeune femme se montre revêche et grincheuse ne change rien, bien au contraire cela rend l’affaire plus intéressante… sauf pour ce pauvre Ambroise. Je lui tends mon bras pour l’inviter à avancer, sait-on jamais qu’elle l’accepte dans un moment d’égarement.

« Il n’est pas très loin, mais assez en hauteur pour avoir une vue dégagée sur les toits de la ville. Les levers et couchers de soleil y créent des reflets et autres jeux d’ombres absolument magnifiques ! »

Je tends l’oreille, jetant un coup d’œil au gamin alors qu’elle lui parle, ma main continuant ses lentes caresses sur le visage de ma fille. Un mince sourire éclaire mon visage en les entendant. Nettoyer un box est un faible prix à payer, ce dont il semble se rendre compte. D’autant qu’il ne sera pas plus mal placé pour entendre ragots et ouï-dires, avantage non négligeable si tant est qu’il sache s’en servir… Je lui apprendrais. Il trouvera sans doute à se plaindre et ira se chamailler avec Jérôme, mais je les connais, ça n’ira pas bien loin.
Je lui retourne son regard et incline la tête, un sourire plus large sur le visage.

« Consent, Merle Consent, pour vous servir gente dame. » Qu’elle connaisse ou non mon nom importe peu. D’un côté cela m’arrangerait que ce ne soit pas le cas je l’avoue. D’un autre… J’en serais certainement quelque peu vexé. On ne se refait pas.J’observe un instant le gamin, avant de la fixer de nouveau. « Il n’y a nulle objection à avoir. C’est un travail honorable et méritant. Et une juste punition pour son délit. Je suis persuadé qu’il saura s’en acquitter avec zèle, et qu’il se rend compte de votre magnanimité. » Répondant le plus sérieusement du monde malgré son ton caustique, je hoche la tête d’un air convaincu. Je montre d’un geste une petite ruelle derrière laquelle se cache la vue tant attendue avant de reprendre. « Puis-je vous demander, sans indiscrétion, ce qu’une aussi jolie demoiselle fait seule dans les rues à cette heure prématurée du jour ? Non pas que vous ressembliez à une jeune femme ayant besoin d’être protégée, je gage même que vous savez bien mieux vous défendre que moi, mais cela reste surprenant et quelque peu inhabituel… »


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