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 Les Fleurs du Mal

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Sonjä de Sylvamir
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Message Sujet: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptyMar 18 Sep - 19:14




Livre III, Chapitre 5 • La Joueuse de Flûte
Adonis Le Lys & Sonjä de Sylvamir

Les Fleurs du Mal

Ou les mésaventures d'une allergique à la Magie





• Date : 16 septembre 1003
• Météo (optionnel) : Beau temps
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Entre deux cours, Sonjä fait tranquillement ses recherches à la bibliothèque de la Pensée Automnale de l'Académie. Son calme est rapidement perturbé par l'intervention d'Adonis, qui fait apparaître devant elle un bouquet de fleurs. Lorsqu'elle réalise qu'il s'agit de Magie, Sonjä est bien décidée à mettre la main sur le plaisantin qui s'est joué d'elle pour lui faire passer un mauvais quart d'heure.
• Recensement :
Code:
• [b]16 septembre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4147-les-fleurs-du-mal]Les Fleurs du Mal[/url] - [i]Adonis Le Lys & Sonjä de Sylvamir[/i]
Entre deux cours, Sonjä fait tranquillement ses recherches à la bibliothèque de la Pensée Automnale de l'Académie. Son calme est rapidement perturbé par l'intervention d'Adonis, qui fait apparaître devant elle un bouquet de fleurs. Lorsqu'elle réalise qu'il s'agit de Magie, Sonjä est bien décidée à mettre la main sur le plaisantin qui s'est joué d'elle pour lui faire passer un mauvais quart d'heure.



Crédits:
 


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Dernière édition par Sonjä de Sylvamir le Mar 18 Sep - 19:15, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptyMar 18 Sep - 19:15

Son retour à Lorgol, loin de la monotonie de son quotidien, s’était avéré revigorant. En dehors de la chaleur de l’été et du soleil de plomb, Sonjä était enchantée de retrouver les terres du nord.
Elle avait passé l’intégralité de son temps, depuis son arrivée aux aurores du mois d’août, à vadrouiller dans les rues de la cité aux Mille Tours. Elle retrouvait d’anciennes habitudes, découvrait les nouveaux commerces qui avaient fleuri, et bien sûr, avait profité de cette période d’avant rentrée pour retrouver les êtres chers à son cœur établis à Lorgol.

Mais septembre était arrivé et avec lui, les premières classes. Sonjä n’avait pas encore pris ses marques en tant qu'enseignante et avançait à tâtons pour trouver son aisance. Être en charge des étudiants et prendre la parole pendant des heures durant étaient des facteurs qu’elle avait sous-estimés dans l’équation qui l’avait menée à accepter le poste. Elle avait beau avoir cinq ans de plus que la dernière fois qu’elle avait foulé le sol de ses classes, l’imposante Académie lui donnait encore la sensation de n’être qu'une apprentie dénuée de savoir.
Elle consacrait alors son temps libre à ses recherches et à l’approfondissement de ses connaissances. Les bibliothèques de l’Académie de Magie et du Savoir n’avaient rien à envier aux quelques étagères qu’elle avait coutume de parcourir aux archives du palais ducal de Svaljärd. La jeune professeure retrouvait avec délectation les rayons entiers d'ouvrages et les piles de parchemins rédigés par les plus hauts spécialistes de leurs domaines. Elle avait du mal à croire que sous ses yeux admiratifs ne s’étendait qu’un quart du fonds dont disposait l’Académie.


Un lourd silence planait sur la bibliothèque de la Pensée Automnale en cette fin de matinée. La plupart des professeurs et étudiants étaient en classe, et les premiers n’avaient pas encore dû assigner de travaux de recherches aux seconds. Ainsi, ceux qui n’étaient pas attendus dans une salle de cours devaient encore profiter de leur lit, ou du soleil pour les plus matinaux.
Sonjä ne risquait pas de se plaindre d’un tel calme, et si habituellement les usagers des bibliothèques se montraient discrets, elle n’était tout de même pas mécontente de se passer des craquements du plancher et des raclements de chaises.

Après de longues minutes d’hésitation entre les différents rayons, la savante choisit un livre consacré aux mécanismes des instruments de musique, espérant en apprendre davantage sur l’étrange appareil qu’elle avait trouvé à Svaljärd et tenté de restaurer sans franc succès jusqu’à son départ.
Le nez déjà plongé dans la lecture du chapitre introductif, elle regagna la table à laquelle elle avait commencé à empiler des ouvrages intéressants et s’y installa sans plus de cérémonie.

L’ouvrage ne retint pas son attention très longtemps. Après plusieurs dizaines de minutes de lecture, elle se lassa des banalités énoncées par l’auteur et feuilletta le livre à la recherche d’un schéma ou d’un plan qui lui évoquerait l’instrument, en vain. Elle quitta de nouveau son assise pour reposer le livre, prête à repartir dans sa quête de savoir, mais un petit détail attira son regard.
Au bout de la table à laquelle elle avait choisi de s’installer trônait maintenant un bouquet de fleurs. Un simple bouquet aux couleurs variées qui égayait le sérieu de la bibliothèque, mais qui n’était pas là quelques minutes plus tôt, elle l’aurait juré.
Sonjä pouvait aisément reconnaître certaines plantes qu’il lui avait déjà été donné de voir à Lorgol ; d’autres lui étaient totalement inconnues, peut-être issues d’un autre duché. Mais l’origine géographique des fleurs ne l’inquiétait pas outre mesure, contrairement à l’origine directe du bouquet. Il ne devait pas y avoir plus de deux ou trois autres âmes perdues entre les rayons de la bibliothèque et personne ne s’était approché de sa table.

Avec une prudence exagérée et un esprit qui se voulait critique, la jeune femme s’approcha du bouquet. Comment était-il arrivé là ? Quelqu’un l’y avait-il placé pendant qu’elle s’était lancée dans sa recherche à travers les rayons ? Qui ? Et pourquoi ?
Une idée germa dans son esprit et le rouge lui monta au joues alors qu’elle avançait d’un pas timide. Se pouvait-il qu’elle ait… Un admirateur secret ? Elle s’approcha encore après un regard circulaire autour d’elle. Qui était-il ? Ces fleurs étaient en tout cas le signe d’une attention toute particulière. Nouvelle avancée vers le bouquet. L'inconnu n’aurait-il pas laissé un message ? Un indice sur son identité ? Sonjä, les joues couleur carmin, était maintenant à portée.

Animée par une curiosité intéressée, Sonjä ne parvint pas à s’empêcher de tendre le bras. Ses doigts n’effleurèrent pas les pétales délicats et ne rencontrèrent que du vent. Elle cligna des yeux : le bouquet avait disparu.

« Qu… ? »

De la magie !
Comme si l’absence de contact avec les fleurs l’avait brûlée, elle retira vivement sa main et recula avec empressement jusqu’à percuter une étagère derrière elle qui trembla dans un bruit sourd.
L'admirateur secret qu'elle avait dépeint dans son imagination se transforma rapidement en mufle. De toute façon, qu'allait-elle faire d'un prétendant ? Sa quête de Savoir était bien trop importante pour qu'elle se prête à ce genre de choses !

Le souffle court mais les sens en alerte, elle guettait autour d’elle. Un Mage se cachait forcément dans les parages, et elle allait le trouver.


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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptyVen 21 Sep - 21:10

Cela fait quelques jours qu’Adonis est revenu à l’Académie pour commencer sa 4ème année. Le jeune mage bien que marqué par ce passé qui le hantera à jamais a la tête tournée vers un avenir qu’il s’est choisi. Sa manière d’agir et d’être s’en trouvent particulièrement chamboulées. Autrefois joueur et travailleur quand il n’avait que cela à faire il a compris que s’il souhaitait réussir, ses escapades dans les couloirs devaient s’estompées pour laisser libre cours à des études ardues dès la rentrée.

Il ne lui reste que 2 années avant de se présenter aux dragons ; il doit se perfectionner dans l’illusion cette magie qu’il affectionne. Elle est autant dangereuse que belle. Il pourra s’en servir en se battant ou bien pour échapper à de dangereux personnages ; les possibilités sont vastes avec cette magie si l’on se prend la peine de l’exploiter. Adonis ne souhaite pas se contenter de quelques images farfelues proposées à telle personne ou telle autre il souhaite surprendre ses partenaires de vol, ses camarades, ses amis et piéger ses ennemis.

Il s’est entraîné cet été Adonis. Plus le temps s’écoule, plus l’image de sa sœur se fait moins nette raison pour laquelle il tente de la reproduire quand il est seul pour ne jamais l’oublier. A l’Académie il n’en a pas l’envie. Dans cette bâtisse le garçon n’utilisera la magie que par devoir.

Il est perdu dans ses pensées avançant bien étonnamment seul lorsqu’il se fait rattraper par un groupe de jeune de son âge. Il dialogue quelques minutes avec eux, la politesse étant de mise. Adonis entretient des relations pour le moins courtoises avec la majeure partie des étudiants. La pitié qu’il lisait sur leurs traits a cédé peu à peu la place à une camaraderie franche et sincère. Il y a certes toujours ces regards baissés ou ces filles un peu intimidées n’osant pas l’approcher comme s’il était une bête étrange sortie de je ne sais où. Le temps panse les blessures mais n’efface pas les cicatrices il ne peut pas leur en vouloir surtout les plus jeunes marqués eux aussi dans leur chair et leur mémoire de ce triste événement de l’an passé.

Après quelques banalités Adonis poursuit son chemin jusqu’au 12ème étage. La bibliothèque est devenue son endroit favori. Il aime le silence qui y règne. L’absence de bruit le repose et lui permet de se concentrer voire de s’exercer lorsque personne ne s’y trouve. En ce début d’année scolaire les lieux sont pour le moins déserts quoique fréquentés par quelques professeurs ou quelques étudiants chevronnés. Le temps se prête plus à une balade aux environs de l’Académie qu’à une heure d’étude mais Adonis souhaite approfondir un des éléments vus en cours raison pour laquelle il s’y est dirigé.

Le jeune mage se trouve entre les étagères cherchant un ouvrage lorsqu’il la voit rentrer. La jeune femme  est une professeure, elle en a la tête. Que vient-elle faire ici ? Il ne lui semble pas l’avoir eue en cours peut-être s’est elle perdue ? Sans vraiment savoir pourquoi Adonis se recule pour ne pas être aperçu par l’étrangère. Il la regarde faire, chercher un livre. Il change de rangée à mesure qu’elle se déplace. Il penche la tête sur la côté comme intrigué de la voir là seule alors que les cours ne sauraient tarder à commencer.

En 3 années à l’Académie Adonis n’a jamais rencontré cette personne et il est intrigué ; c’est à cet instant qu’une idée le traverse ; un jeu où le chat et la souris sont les acteurs principaux. Il se concentre ciblant la table juste au bout de sa rangée et fait apparaître un bouquet certes sommaire mais qui a tout d’un vrai. L’attitude la jeune femme lui confirme que son stratagème réussit. Elle se rapproche de l’illusion jusqu’à la toucher, une seconde, une seule suffit afin qu’il ne fasse évaporer les images pourtant chatoyantes des fleurs dépourvues d’une odeur qui aurait pu lui plaire. L’attitude de l’étrangère lui fait perdre désormais son sourire.

Il recule mué par un instinct de protection. Il doit rester caché, ne pas se faire voir mais… il se trouve bloqué contre une étagère, il la contourne alors que l’étrangère avance et un ouvrage tombe. Il grommelle face à sa stupidité et s’éloigne deux rangées plus loin se dissimulant du mieux possible dans un coin sombre avant de murmurer

« J’vous jure m’dame j’voulais pas vous faire peur » une voix sortie de nulle part pour la jeune femme, juste d’un coin d’ombre ; ces paroles franches, sincères suffiront-elles à détendre l’inconnue ? Il l’espère sans quoi il sera obligé de sortir le grand jeu du gamin charmant qui supplie pour que la punition ne soit pas trop sévère.













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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptyLun 24 Sep - 19:36

Le calme habituel de la bibliothèque fut perturbé par les mouvements brusques et soudains d’une jeune femme qui, dans sa panique, avait fait gronder contre le plancher le pied d’une étagère. Trois visages, les seuls qu’elle avait en ligne de mire, se tournèrent dans sa direction, tous l’air de demander le silence, l’un d’entre eux en fronçant les sourcils.
Sonjä leva les mains en signe d’apaisement et tira doucement l’étagère à moitié vide qu’elle avait désaxée, ce qui lui valut un soupir profond accompagné d’un nouveau regard de travers. Lorsque chacun eut repris ses lectures, elle revint à ses moutons.

Enfin, plutôt à son mouton.
Elle scruta d’abord les rangées d’étagères, à l’affût d’un mouvement, mais tout était immobile. Elle s’avança alors à pas de loup. Un pas lent et discret, mais assuré. La pièce était vaste, mais les issues étaient peu nombreuses, et tôt ou tard elle tomberait nez à nez avec sa proie.
Plus les secondes s'écoulaient, plus les étagères défilaient, moins Sonjä était confiante. Et si elle faisait face à quelqu’un de bien plus imposant qu’elle ? Pire encore, à un Mage maléfique qui ne ferait qu’une bouchée de la jeune femme ?
Mais non, Sonjä, tu es en sécurité dans l’enceinte de l’Académie… tenta-t-elle pour se rassurer, jusqu’à ce que la peur ne complète : Oui, c’est sans doute ce que se sont dit tous ces gens avant d’être emportés par la Chasse, entre ces mêmes murs…
Sonjä s’arrêta net. C’était peut-être une mauvaise idée… Alors qu'elle était sur le point de renoncer, quelque chose heurta le sol. À en juger le bruit, c'était un livre qui était tombé, tout près. Pourtant, lorsqu'elle atteignit la rangée concernée, il n'y avait aucune trace du malfrat.

Finalement, une voix résonna un peu plus loin. C'était celle d'un jeune garçon qui ne devait être très âgé, et ce côté enfantin la déstabilisa un court instant. Il devait s'agir d'un élève, dont le gabarit serait nettement moins imposant que ce qu'elle avait pu s'imaginer.
Sonjä avança doucement, jusqu'à deviner les traits enfantins du mage. Oui, il avait beau n'être qu'un gamin, il restait un mage, qui par ailleurs avait eu l'audace de s'en prendre à elle. Oubliant son appréhension et abandonnant toute conciliance, Sonjä se rua en avant en le pointant d'un doigt accusateur, animée par son désir de se faire justice. La kyréenne gonfla ses poumons de rancune.

« C'est toi le- »
« Sssshhhhh… »
gronda-t-on au loin.

Elle leva les yeux au ciel et reprit en chuchotant tout en tâchant, du mieux qu'elle le put, de garder un ton autoritaire malgré son impossibilité de hausser la voix. Elle était tellement sûre d'elle que son intonation ne relevait même pas de l'interrogation.

« C’est toi le vaurien qui s'amuse à jouer avec de la Magie ! C'est dangereux ! »

Il était vraisemblablement plus jeune qu'elle et elle le devançait de quelques bons centimètres, et même s'il grandirait encore certainement, pour l'instant elle était en position de force. Les vagues souvenirs qu’elle avait du règlement intérieur de l’Académie la retinrent de le saisir par le col pour asseoir un peu plus son autorité, bien qu'elle en avait fortement envie. Mais si ce genre de comportement était proscrit, il devait en être de même pour toute utilisation hostile de la Magie - oui, car son hostilité et ses mauvaises intentions ne faisait bien évidemment aucun doute - à l'encontre des professeurs et autres élèves.

« Quels sont ton nom, ton année et ton cerc… ta spécialisation ? »

Sonjä était bien décidée à ne pas laisser cette véritable agression sur sa personne sans suite. Avec ces informations, elle pourrait signaler l’incident, qui viendrait très certainement entacher le dossier scolaire de ce danger public magique.


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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptyLun 24 Sep - 22:19

Il est pris, pris comme un rat, pris comme la cible de cette Chasse. Il n’a, semble-t-il, aucune issue pour s’en sortir autre que son innocence et son identité. Après tout il n’est qu’un petit mage maîtrisant peu à peu l’illusion. Adonis ne sait même pas pourquoi il a utilisé sa magie là en ces lieux de savoir et de connaissance. Si c’était à refaire pour sûr il s’en abstiendrait Maintenant que le mal est fait il lui incombe de s’en sortir au moyen de quelque stratagème.

Techniquement il n’a rien fait de mal, il le pense du moins. Après tout, il aurait pu faire bien pire mais il est resté raisonnable. C’est peut être cette attitude qui le sauvera alors qu’il déglutit avec peine face à la femme furibonde qui lui fait face.

Cette dernière est furieuse, hors d’elle-même au point qu’elle semble avoir oublié où elle se trouve. Des murmures de désapprobation surgissent avant même qu’Adonis ne prenne la parole pour la prévenir. Il ne la quitte pas du regard comme subjugué mais aussi interloqué.

Cette femme c’est sûr il ne la connaît pas, il ne l’a jamais eue en cours mais il ne l’a également jamais croisée les années antérieures. Les questions se succèdent à tel point qu’il ne bronche pas et ne répond pas à l’interrogatoire de l’enseignante. Ses yeux n’ont pas quitté le regard de l’inconnue et son dos semble vouloir s’enfoncer dans l’étagère où il s’appuie. Certains livres à l’arrière commencent d’ailleurs à pencher dangereusement ; c’est le bruit mat de l’un deux qui tombe qui rompt le silence.

Cette fois ci quelques grincements de chaise au fond annonciateurs de personnes qui se rapprochent font qu’il répond en murmurant :

« Adonis Madame »poursuivant avec peine « Adonis le Lys, étudiant en 4ème année mage de l’automne spécialité illusion » une déclinaison parfaite de son identité. Il n’a rien à cacher surtout pas à elle qui semble vouloir lui faire payer son audace et il poursuit tant bien que mal « J’vous jure madame j’ai pas voulu vous faire peur, Je… je… » il ne parvient pas à expliquer son geste, cette idée saugrenue qu’il a eue et il tente de jouer le tout pour le tout « Je m’entraînais pour un exercice et en fait quand je vous ai vu j’ai pris peur et je me suis caché pour pas être surpris là où j’étais d’habitude personne ne se trouve je peux m’entraîner sans être surpris vous comprenez madame ? »

Il ne la quitte pas du regard l’implorant la suppliant d’adoucir son regard venimeux qui se jette sur lui. Il abat ses cartes les unes après les autres. Tour à tour enfantin dans ce regard qu’il emploie à faire agenouiller les plus durs, tour à tour menteur pour se sortir d’un mauvais pas il n’en reste pas moins déterminé à sortir de cette bibliothèque indemne. Il se demande bien quelle sera la réaction des responsables quand l’enseignante rapportera le fait qu’il s’entraînait à la magie. Après tout il est mage quel mal y a-t-il à s’entraîner du moment que cette action ne blesse personne ?

Adonis ne veut blesser personne encore moins cette enseignante inconnue mais cette dernière est vraisemblablement blessée dans son amour propre et sa fierté. Il hausse un sourcil vis-à-vis d’une idée. Aurait-elle peur d’eux les mages ? Non il ne posera cette question qui lui brûle les lèvres car pour l’instant il est dans son droit c’est elle qui réagit de manière fort démesurée.













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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptyVen 28 Sep - 11:09

Sonjä réagissait-elle au quart de tour et avec un peu trop de passion ? C’était  hautement probable, et pourtant pas une seule seconde elle ne s’était arrêtée pour se remettre en question. Pour elle, tout Mage qui s’approchait un peu trop près était une menace, rien de plus. C’était tout ce qu’elle était capable de lire dans les yeux du jeune élève qui s’évertuait à lui expliquer l’innocence de son action.
La Savante avait toujours considéré les Mages comme des êtres à part. Aucun épisode traumatique ou autre évènement marquant, autre que les représentations que lui en faisait sa tante autrefois, n’était venu nourrir cette phobie, qui pourtant s’était enracinée. Alors qu’elle foulait le sol l’Académie pour ses propres études quelques années plus tôt, aucun incident n’avait confirmé ses appréhensions quant au fait de côtoyer des Mages. À l’époque, elle était tellement happée par son travail qu’elle avait très peu conscience de ce genre de “menace”.
Mais aujourd’hui les choses étaient différentes. L’âge l’avait rendue plus inquiète et soucieuse, plus consciente des dangers autour d’elle. Depuis ces temps qui paraissaient si lointains où elle comprenait à peine les principes de bases de la mécanique, trop de choses avaient changé pour qu’elle partage l’insouciance de la Sonjä de l’époque.

Elle considéra, suspicieuse, le nom qu’il lui fournit. Il devait probablement s’agir d’un faux nom, inventé dans la précipitation pour contenir la colère de l’enseignante. Elle en fit à peine cas et ne retint que le prénom, persuadée qu’il ne la mènerait nulle part si elle essayait de retrouver sa trace dans les registres de l’Académie. Son affiliation à l’illusion faisait néanmoins peu de doutes, mais ne la rassurait guère ; il s’agissait, après tout, d’une spécialisation de manipulateurs et trompeurs !

Un livre tomba tout près. Sonjä détourna le regard de sa proie un instant, interpellée par ce mouvement brusque, puis revint à lui prête à l’accuser d’essayer de l’assommer pour s’en sortir.
Lorsqu’elle replongea ses yeux dans les siens, elle y discerna quelque chose de nouveau, qu’elle n’avait pas pu identifier auparavant : une peur sincère. Elle réalisa que le tome n’était tombé que parce que le gamin s’enfonçait littéralement dans l’étagère pour échapper à la fureur de la kyréenne. A force d’essayer d’y disparaître, il faisait s’écrouler les rangées d’ouvrages les unes après les autres.

Cette réalisation remit les choses en perspective. En définitive, n’était-ce pas elle, l’agresseur, les cheveux ébouriffés par son agitation, les joues rouges et le regard assassin ? Elle avait réagi comme une furie, comme le faisait sa tante avant elle. Sonjä glissait doucement vers tout ce qu’elle avait cherché à fuir. Non, elle n’était pas acariâtre ! Elle ne deviendrait pas la vieille prof folle que tout le monde craint !
Sa rage s’atténua aussi soudainement qu’elle était née, mais la rancoeur et la peur restèrent bien ancrées en elle. L’enseignante recula d’un pas pour laisser Adonis respirer, son regard ne s’adoucissant qu’à peine. Après tout, il restait un Mage capable de lui faire du mal.

N’était-il coupable que de l’apparition de ces maudites fleurs ? Le doute assaillit la jeune femme, maintenant qu’elle avait écarté sa rage déboulaient ses craintes à toute vitesse. Le livre qu’elle avait consulté renfermait peut-être exactement ce qu’elle recherchait ; et s’il en avait altéré le contenu pour l’empêcher d’avancer dans ses recherches ? Avait-elle seulement consulté ce livre, ou n’était-il qu’illusion, lui aussi ? Un doute encore plus ample lui chatouilla les méninges et elle s’empressa de le chasser : quelle assurance avait-elle qu’ils étaient bien à la bibliothèque de la Pensée Automnale, et pas ailleurs, voire à l’extérieur de l’Académie ?

« Qu’as-tu fait d’autre ? » S’empressa-t-elle de demander, espérant que sa question apporterait réponse à chacune de ses peurs.

N’ayant pas la moindre idée de ce dont un Mage de son âge était capable, elle le redoutait d’autant plus.


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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptyLun 1 Oct - 20:44

Acculé contre l’étagère le jeune étudiant se retrouve apeuré. Pourtant Adonis est un étudiant courageux. Les épreuves forgent son avenir aussi douloureuses soient-elles. Il a appris au fil de celles-ci à s’autoriser des faiblesses telle que la peur en particulier. De plus, il n’est pas complètement idiot au point de tenir tête à une adulte encore moins à une personne qu’il ne connaît pas du tout c’est pourquoi il joue son va-tout. Il laisse poindre une once de mensonge évoquant un entraînement qui semble passer crème avec l’enseignante. Toutefois il voit la peur dans son regard mais aussi sa mâchoire crispée. Que peut-il faire d’autre pour le rassurer ?

Adonis n’a guère eu affaire à ces personnes effarées par la magie. Pire il se demande ce qu’il a bien pu prendre à la jeune femme de venir travailler dans un bâtiment où savoir et magie se côtoient quotidiennement que ce soit dans les bibliothèques ou même les parties communes. Surtout il pourrait lui poser la question de sa présence ici dans la bibliothèque automnale. Elle devait tout de même s’attendre à se trouver nez à nez avec l’un d’entre eux.

Doucement il s’éloigne de l’étagère risquant un œil vers les ouvrages qui jonchent le sol de l’autre côté et il hésite à lui suggérer de changer de rangée afin qu’il répare sa propre bêtise. Tête baissée il va pour prendre la parole lorsqu’il entend sa question. Une accusation de plus alors que le regard du jeune lagran se relève interrogatif. Il esquisse même une moue de surprise devant  la suspicion de l’adulte. Il secoue la tête et lève les mains au-dessus de sa tête témoignant d’une innocence pourtant évidente.

« Rien Madame j’vous promets » une voix murmurée qui contraste avec l’inquiétude grandissante qui s’empare de lui. La paranoïa dont elle semble être victime pourrait lui causer bien des torts. Il commence à regarder alentours espérant l’arrivée d’un ami de sa classe pouvant témoigner en sa faveur mais les rangées restent irrémédiablement vides.

Adonis ressaisit toi, reprends toi, calmes toi. Il respire un grand coup alors que ses mains retombent de chaque côté et qu’il dodeline de la tête. Il ne sait plus quoi faire à l’égard de l’étrangère et il ose répondre à sa question par une autre plus audacieuse sans pour autant ne pas être respectueuse :

« Vous êtes nouvelle m’dame ici ? » un sourire doux s’installe sur ses lèvres « J’vous promets j’ai rien fait d’autre toute façon vous me faites tellement peur que j’crois que j’serais capable de rien faire d’autre pendant le reste de la journée » il secoue la tête et poursuit en regardant ailleurs dans une voix toujours douce « Je recommencerai pas surtout pas en votre présence j’suis vraiment désolé de vous avoir effrayée » dit-il en se dirigeant vers la rangée où les livres jonchent le sol.

Doucement un par un il répare le désastre tout en ne quittant pas des yeux l’enseignante ; ils ont désormais une étagère qui les sépare peut-être sera-t-elle rassurée ainsi avec un mur de livres ?

« Vous êtes prof d’quoi ? » une interrogation légitime qu’il se pose histoire de savoir dans quel coin de l’Académie ne pas se diriger afin d’éviter un conflit ultérieur. Autant assurer ses arrières et ne pas chercher les ennuis ; ceux-ci semblent avoir la mauvaise habitude de le trouver tout seuls…













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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptyDim 14 Oct - 17:59

L’enseignante observa le jeune étudiant se déplacer avec méfiance. Elle ne répondit pas à sa question puisqu’il s’était élancé dans un enchaînement de mots, s’excusant autant qu’il le pouvait. Sa voix était plus calme, plus posée.
Un instant elle se demanda si la distance qu’il installait entre eux était là pour la rassurer ou pour la fuir, mais en définitive cette étagère entre eux n’était pas de trop. Ce mur de livres que le jeune garçon rebouchait petit à petit lui garantissait une protection physique rassurante.

Sonjä inspira un grand coup maintenant que la menace directe était écartée, ou du moins qu’elle était de l’autre côté de la rangée d’ouvrages. Quinze jours. Elle avait tenu quinze jours avant de faire une crise de panique face à de la Magie, et ce n’était pas faute d’essayer de l’éviter. Elle profitait de ses heures libres, qui correspondaient souvent à des heures de cours pour les étudiants, pour venir dans cette zone de partage qu’était la bibliothèque, elle fuyait à pleine vitesse lorsqu’elle avait le malheur de se tromper de salle, et mettait beaucoup de distance entre elle et ses collègues non savants. Malgré tous ses efforts, Aura l’avait rattrapée pour lui infliger la pire des frayeurs.
Avait-elle fait une erreur en venant enseigner à l’Académie ? Sa fierté kyréenne s’empressa de répondre à sa place, avant que ses pensées ne s’emballent. Elle n’était peut-être pas la plus communicative des enseignantes, mais transmettre quelque chose d’aussi précieux que le Savoir lui procurait beaucoup de satisfaction, malgré la pratique qui lui manquait.

Sonjä avait retrouvé un calme à l’équilibre fragile. A y regarder de plus près, cet Adonis ne lui apparaissait pas aussi mesquin qu’elle avait bien voulu le croire. En dépit de cette première impression qui l’avait hissé tout en haut de sa liste noire, il faisait désormais bonne figure et se montrait respectueux, une note de sincérité enjolivait même ses plates excuses.
Il tâchait de la rassurer, et si c’était probablement avec une petite idée derrière la tête, pour convaincre Sonjä de ne pas se plaindre aux autorités de l’Académie, elle recevait tout de même son intention avec moins de méfiance. Les questions qu’il lui posait le rendaient d’autant plus humain, mu de curiosité tout comme l’était la savante. En définitive, ce Mage qui lui souriait sans tenir rigueur de la scène qu’elle lui faisait lui était presque plus agréable qu’un de ses élèves, un véritable agitateur qui gâchait un fort potentiel en accumulant les mauvaises conduites.

« J’enseigne la mécanique. » Une réponse brève, qu’elle ne put s’empêcher de pimenter d’une remarque accusatrice. « Comme tous les domaines de la Science, sa pratique ne menace pas la sécurité d’autrui ! » Car la Science était un domaine contrôlé. Stable. Une expérience savante se faisait dans des conditions encadrées, on prévoyait le résultat, calculé à l’avance. Le Mage pouvait-il prétendre pratiquer un art aussi exact ?

Elle se montrait bien exigeante avec ce garçon, faisant peser sur son frêle dos toute la responsabilité du monde. Il était peut-être temps que son sermon prenne fin. Pour lui, parce qu’il avait montré des signes de repentance et qu’elle lui avait inspiré suffisamment de peur pour ne pas l’y reprendre. Pour elle, parce que s’acharner plus encore finirait par la rendre ridicule.
Mais tout cela, elle était trop fière pour le reconnaître ou pour même songer une seule seconde à s’excuser. Elle restait alors plantée là, à scruter les réactions du jeune Mage, l’air d’attendre quelque chose de lui sans vraiment savoir quoi. Les humains – et Sonjä s’incluait dans le lot – n’étaient définitivement pas aussi compréhensibles que les machines...


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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptyDim 21 Oct - 11:45

Il se sent en sécurité derrière les livres. Pourtant, si la femme venait encore à avoir une lubie de l’accuser de je ne sais quel fait cet éloignement de fortune ne serait plus une cachette sans danger. C’est pourquoi il manie les mots adroitement comme il l’a toujours fait. Il renverse la tendance pour la faire parler et découvrir un peu plus cette étrange personne. Tout bien réfléchi avant qu’elle ne reprenne la parole il se dit que son attitude, d’utiliser la magie vis-à-vis d’une inconnue, n’était pas forcément la plus adéquate. Après il aurait très bien pu faire apparaître une illusion terrifiant l’adulte. Quel mal y a-t-il eu à faire apparaître des fleurs sérieusement ?

Il secoue la tête et entend juste la fin de la phrase de l’enseignante. La mécanique ? Une femme qui s’emploie à cela ? Il hausse les sourcils surpris. Qu’importe c’est son choix après tout. Il sursaute néanmoins à la provocation suivante de l’enseignante et son sourire disparaît à l’instant où il laisse échapper un soupir qu’il tente de dissimuler avec une toux adroite.

« C’est sûr Madame » dit-il pour tenter de la calmer. Il reste un court instant à hésiter sur l’attitude à adopter. S’il persiste à se dissimuler ainsi à ne pas affronter les difficultés il passera pour couard. Or, depuis son retour à l’Académie, Adonis a cette détermination de montrer aux autres que les difficultés ne l’effraient plus.  Les épreuves le changent et font de lui ce garçon plus posé et studieux. Il n’en reste pas moins caractériel mais son attitude pour le moins bruyante antérieurement est désormais plus calculée.

C’est pourquoi, il relève la tête et en quelques enjambées il  contourne l’étagère et regarde celle qui n’a toujours pas décliné son nom au bout de l’allée sans barrière cette fois-ci « J’suis qu’un gamin mais j’pourrais vous rassurer quant à la magie, elle n’est pas si néfaste que cela tout dépends de ce que l’on en fait v’savez ? » dit-il d’une voix sûre. Il ne veut pas lui imposer cette aide mais cette vision, d’eux les mages, le dérange. D’où vient elle, de quel duché émane-t-elle pour avoir cet avis si obtu sur eux ? Il tente un pas mais ne se rapproche pas plus ce serait bien osé. Il sourit pour lui témoigner son innocence et lève ses mains devant lui paumes vers le ciel qu’elle soit assurée qu’il ne lui fera rien.

« J’susi devant vous là et j’peux vous montrer ce que la magie peut faire de beau si vous vous autorisez le droit d’y croire juste un peu ». Adonis espère qu’au travers de ses paroles l’adulte percevra cette volonté qui en émane. Il ne veut pas lui faire du mal, il veut simplement lui apprendre. Les adultes eux combattent, guerroient, manipulent ; lui, Adonis, il n’est qu’un gosse, un futur Chevaucheur  certes mais qui s’emploiera à défendre son duché, sa famille, ses amis avec une seule volonté celle de ne pas se perdre lui-même.













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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptyJeu 15 Nov - 13:02

Le garçon s'avança de nouveau et la crispation de Sonjä fit son retour. Finie la barrière de livres, maintenant plus rien ne la protégeait à part ces quelques faiblards mètres de distance. Mais si la scène dramatique à laquelle elle venait de s'employer lui avait appris quelque chose, c'était c'était peut-être de juger un peu plus les gens et les choses sur leur apparence.
En face d'elle n'était qu'un gamin, n'est-ce pas ? Même s’il était Mage aux pouvoirs de destruction, pouvait-il lui affliger des souffrances aussi profondes que ce que sa crainte la poussait à imaginer ? Ce n’était qu’un novice, un élève qui n’avait pas plus matière à la terroriser qu’elle ne fut capable de construire des machines dignes de ce nom au temps de son apprentissage.

Mais enfin, pourquoi par Stélé s’entêtait-il à vouloir exposer sa Magie à la kyréenne qui ne cherchait qu’à fuir cet aspect de l’Académie ? Elle souhaitait simplement trouver un ouvrage relatant de la mécanique constituant certains instruments de musique, mais il semblait qu’elle devrait remettre ses recherches à plus tard. A moins que… Une idée lui vint à l’esprit ; pourquoi ne pas tenter de pallier à ses deux problèmes d’une même solution ?

« Ta Magie, peut-elle m’aider à trouver un livre précis au milieu de ce dédale ? »

Elle écarta les bras pour désigner les milliers de tomes qui s’étalaient le long les rayons qui couraient autour d’eux. Bien sûr, avec un Mage spécialisé dans les illusions, la tâche qu'elle lui proposait était certainement irréalisable. Elle l’écouta cependant jusqu’au bout.
Sa proposition lui parut d’abord des plus incongrues. Ce que la Magie pouvait faire de beau ? Sonjä n’en avait cure, pour elle le beau, c’était avant tout l’utile et le complexe. L’art, et  Alior elle-même étaient à ses yeux d’une vanité difficilement égalable. Une toile de maître pouvait-elle seulement prétendre se mesurer au délicat mécanisme d’un pendule, à son mouvement qui n’avait besoin d’aucune Magie, d’aucune subjectivité, de rien d’autre qu’une savante rigueur dans le calcul du poids qui l’entraînât, pour que sa perpétuelle répétition soit d’une beauté sans pareille ? De cette complexité, Sonjä tirait un émerveillement qu’elle ne retrouvait nulle part ailleurs.
Mais soit, puisqu’il était si prompt à se donner en spectacle, puisqu’il semblait estimer qu’il la ferait changer d’avis, elle était subitement curieuse, Sonjä, de voir où cette démonstration mènerait son opinion enracinée.

« Très bien, » céda-t-elle en reculant prudemment d’un pas comme pour s’écarter d’une potentielle scène et inviter Adonis à y faire usage de sa Magie.

Devait-elle préciser qu’elle hurlerait à l’agression comme tantôt, mais cette fois bien plus fort, si au moindre instant elle avait un doute quant à sa propre sécurité lors de l’expérience ? Non, il s’en doutait probablement.


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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptyLun 19 Nov - 21:51

Adonis a foi en lui ; si personne, hormis Tim, ne croit en lui, il faut bien qu’il croit en lui-même après tout non ? Cette femme est une folle ou une écervelée ou tout réuni d’avoir aussi peur de la magie. Après peut-être qu’elle a souffert avec certains de ses camarades ou même des adultes. Il se demande l’espace d’un instant d’où elle vient pour avoir cette aversion pour les gens comme lui ?

Des milliers de questions se succèdent les unes après les autres ce qui le conduit à se rapprocher d’elle spontanément, nullement agressif dans la volonté de poursuivre dans la désamorçage d’une situation qui s’annonçait plus que complexe. Il lève les mains pour prouver sa bonne foi et ne peut manquer de sourire à la question de l’enseignante.

« Malheureusement non ; j’aurais pu vous montrer en illusion l’ouvrage si toutefois je l’avais déjà vu » il se gratte la tête « C’est ça l’illusion m’dame ; du moins j’suis qu’un étudiant donc j’suis pas des plus doués pour maintenir une image fixe parfaite des heures durant j’dois encore travailler sans quoi j’serais un surdoué mais malheureusement c’est pas mon cas » il avoue ses faiblesses espérant ainsi démontrer à l’enseignante qu’elle n’a vraiment rien à craindre de lui.

Adonis lui a parlé de la beauté de la magie, des trésors qu’elle peut renfermer pour les autres mais aussi pour lui-même. Il a perdu des personnes, certaines lui manquent aussi il entretient leur souvenir en se les représentant quelques fois lorsqu’il est seul. Les souvenirs s’effacent aussi il lutte contre cette perte en les faisant vivre dans ses projections. Comment faire comprendre cela à cette adulte ? Comment lui démontrer que lui aussi a souffert et que sa magie lui permet simplement de ne pas devenir fou ?

Il invite l’enseignante à  le suivre jusqu’à une table où il s’installe sans perdre ce sourire qui le caractérise. Il attend qu’elle s’assied et qu’elle le fasse ou pas il la questionne « Ne vous êtes vous jamais dit que ce serait bien de faire vivre ses souvenirs ? De refaire vivre ceux que vous avez perdus l’espace de quelques minutes pour ne pas les oublier ? » il poursuit tout ne la quittant pas du regard « Ma magie me sert aujourd’hui à aider, à apaiser, à donner ce bien-être que trop souvent on se refuse d’avoir ; peut-être que plus tard quand je s’rai grand je devrai m’en servir  de manière plus agressive pour gagner une bataille voire même survivre ; pour l’instant j’en ai assez de l’horreur je veux juste profiter de ce que cette magie a de beau pour croire que ce monde ne court pas à sa perte » il enchaîne « toute à l’heure j’ai créé cette illusion de fleurs car je vous voyais tourmentée, tracassée et un bouquet de fleurs apaise les esprits torturés » il pourrait parler de son duché où les prairies s’étendent à perte de vue « Mais j’ai mal agi aussi dites moi qu’est ce qui vous ferait du bien si ce n’est voir ce bouquin que vous cherchez » il poursuit décidé à aider l’adulte « Il y a bien un truc que vous aimeriez voir, une fleur, un objet que vous aimez précisément et que vous n’avez pas là précisément ? Un truc qui vous manque ? » il veut prouver à cette femme que sa magie n’est pas dangereuse mais qu’au contraire elle est enchanteresse ; il réussira à faire tomber ses craintes il est en certain, il ne peut pas échouer… pas maintenant !













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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptyMar 27 Nov - 15:02

Sonjä suivit l’étudiant prudemment jusqu’à une table où il prit place. Il avait l’air d’attendre qu’elle s’installe à son tour, mais encore méfiante à son égard, elle hésita un moment. Ce n’est qu’alors que le garçon sembla abandonner l’idée de la faire s’asseoir que l’indécision de l’enseignante prit fin et qu’elle tira une chaise.

Son discours la plongea dans l’amertume ; il avait réussi à toucher une corde sensible. Sonjä avait depuis de nombreuses années perdu tout souvenir de ses parents. Elle était bien trop jeune lorsqu’ils l’avaient quittée pour que sa mémoire ait eu le temps de les y graver, et la seule image qui restait d’eux était factice, montée de toute pièce par son imagination à partir des portraits immobiles qui ornaient les murs du domaine de Sylvamir. De sa mère, Anjä, elle se rappelait essentiellement le sentiment que celle-ci lui inspirait, une sensation qu’elle ne parvenait à définir que par le terme de « foyer ». Quant à Sigfried de Sylvamir, homme fort occupé de son vivant, elle s’en souvenait comme un concept plutôt que comme une véritable présence. Mais quel aurait été son rapport à ces quasi inconnus, si comme le pouvait Adonis, elle avait su préserver leur image ? Chérir ces moments passés plutôt que, par insouciance, laisser le temps les effacer à jamais ?

Elle s’étonna qu’il l’eut trouvée tourmentée plus tôt. Contrariée de ne pas aboutir dans ses recherches, certainement ! Mais tourmentée ? Elle ne l’était pas tantôt ; cependant elle l’était désormais qu’il avait réveillé ces remords dormants. Sa Magie, aussi merveilleuse qu’il tentait de la lui présenter, ne pouvait plus rien pour pallier à ses regrets à elle. A moins qu’elle-même ait eu ces capacités plus jeune, plus rien ne pouvait raviver ses vieux souvenirs décolorés.
Il lui demandait ce qu’elle souhaitait voir ; c’était à son tour d’élever la voix et elle sentait que son amertume s’était mue en une tristesse qui empêcherait le son de s’échapper de sa gorge. Elle devait se ressaisir et écarter son esprit de la pente vers laquelle il s'était mis à glisser. Ce gamin la voyait comme une adulte, et en tant que professeure, peut-être même comme une forme d’autorité ; elle se devait d’agir comme telle et ravala sa peine.

Sonjä s’accorda quelques secondes de réflexion. Les reliefs de sa terre natale lui manquaient, mais sans les avoir jamais vus, comment ce mage probablement originaire de Faërie pouvait en rendre la splendeur dans une illusion ? Ce fut en s’évoquant les promenades en montagne de son adolescence que l’idée lui vint.

« As-tu déjà vu une edelweiss ? »

La fleur était très présente dans les altitudes kyréennes, mais Sonjä ignorait si son existence et ses couleurs étaient connues en dehors de son duché. A l’instar de ses montagnes, il était possible que le jeune Adonis n’en eut jamais croisé, mais peut-être en avait-il déjà vu un croquis ou lu une description qui lui permettraient d’en dresser un portrait relativement fidèle ?


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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptyVen 30 Nov - 11:44

La femme s’est calmée mieux elle semble  tout doucement commencer à  lui faire confiance. Il pourrait en profiter le petit mage mais il sait oh combien il ne faut pas se précipiter. Il a appris à ses dépends qu’il n’est jamais bon d’obéir à ses pulsions. Toutefois un sourire fin s’installe sur ses lèvres alors qu’il mentionne la part de beauté de la magie. La magie pourtant n’est pas que belle. Cette dernière peut être mauvaise et creuser des fossés dans l’amitié de deux êtres. La sienne est encore assez maladroite et il doit apprendre à se concentrer afin de la rendre moins volatile.  Elle s’est assise et il la regarde réfléchir. Doucement il incline la tête alors que ses mains sont posées sur la table dans une position d’expectative.

Il se demande bien ce que l’adulte va lui demander et son regard divague un peu plus loin vers des tables où des étudiants lisent des livres. Le silence est revenu dans la bibliothèque ce qui n’est pas pour déplaire à l’adulte qui surveille les lieux. Il se souvient d’Ortie là-bas travaillant sur un devoir avec ses camarades et de lui venant la tracasser. Il soupire sous ce souvenir fugace et cligne les yeux un instant afin de dissimuler un trouble omniprésent. Il a promis de la venger que ce soit maintenant ou dans 10 ans le garçon sait qu’il fera une action visant à apporter la paix à l’âme de sa sœur.

La question de Sonja le tire de sa réflexion il en a juste entendu la  mention d’une fleur Edelweiss. Inquiet, Adonis se demande s’il n’est pas passé à côté d’autre chose plus important que cette plante qu’il n’a vu que dans des livres. Aussi il questionne habilement

« Edelweiss c’est bien cela que vous voulez ? » prudemment il poursuite « Désolé ces lieux me ramènent vers un souvenir un peu douloureux je vous ai quitté l’espace d’un instant » et il poursuit revenant à la première demande de son interlocutrice « Cette plante je ne l’ai jamais vu en vrai mais elle est présente dans certains ouvrages je peux essayer de vous la représenter mais ce sera sommaire ».

Il se concentre regardant les paumes de ses mains levées posées sur la table. Il se concentre fermant les yeux pour se remémorer cette petite fleur blanche qu’il avait trouvé ma fois fort charmante. Il se concentre et l’image d’Ortie se mêle. Il tremble le petit homme, il tremble et lutte pour ne faire apparaître que ce que cette femme souhaite un edelweiss. Il a peur d’échouer et qu’elle croit encore que sa magie est mauvaise ou qu’il veuille lui faire du mal. Il ne doit pas rater son illusion, pas maintenant pas avec elle et il grince des dents pour imposer la fleur et rien d’autre.

Le front luisant il ouvre les yeux et regarde ses mains ; l’image n’est pas parfaite mais elle est là, bien instable. Il n’ose pas regarder la femme de peur de voir sa réaction face son malaise mais il demande simplement « C’est bien ça ? désolé je ne l’ai vu que dans un bouquin ».

Vite qu’elle lui réponde et qu’il fuit prétextant un malaise lié à autre chose ; il ne veut pas lui imposer son passé et cette douleur bien trop omniprésente ; il ne veut pas de la pitié de cette femme ni de personne ; il veut simplement continuer de vivre aussi douloureux cela soit-il.













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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptySam 22 Déc - 23:25

Sonjä se crispa dès l’apparition des premiers reflets blancs sur la table d’étude. Elle distingua d’abord une forme floue qui la fit tressaillir, défiant sa propre inexistence pour se présenter à ses yeux. Puis, la silhouette de lumière se précisa, affirmée par des contours de plus en plus nets. Bientôt, la kyréenne put identifier cette plante qui lui était si familière.
Sa représentation était, comme le lui avait précisé l’étudiant, plutôt approximative ; la tige semblait frêle et la couleur du coeur trop pigmentée. Des détails que l’intransigeance et le perfectionnisme de Sonjä ne risquaient pas de laisser incorrigés.

« La tige n’est pas assez épaisse, » commença-t-elle en levant le nez vers le Mage ; mais l’expression d’Adonis, complètement changée, la fit ravaler la suite de sa critique.
Son sourire satisfait avait disparu et il semblait encore plus tendu que ne l’était Sonjä face au sortilège. Que lui prenait-il, si soudainement ? Était-il si réfractaire à recevoir des commentaires sur son illusion qu’il en était mal à l’aise ? Pourtant l’objectif de Sonjä était bien de l’aider, de sortir son souvenir de l’imperfection pour l’amener un peu plus vers la vérité. N’était-ce pas une bonne chose ? Ce n’était guère dans ses habitudes - et parfois, cela lui était reproché par ses élèves - mais peut-être devait-elle commencer par pointer le positif. Allez, Sonjä, il y a bien un aspect correct. Ouvre les yeux. Cherche. Trouve. Elle étudia attentivement l’image de l’edelweiss.

« Les pétales sont convenables. » L’air déchanté ne quittant pas le visage d’Adonis, elle insista. « Non, ils sont parfaits. » Oh, utiliser ce mot en particulier pour qualifier une illusion magique lui irrita si fort les cordes vocales qu’elle ne put retenir une toux sonore. Mais malgré ses efforts, elle ne parvenait pas à réconforter l’étudiant ; son état ne semblait pas lié aux commentaires de Sonjä.

Que pouvait-elle y faire, alors ? Elle n’était rien de plus pour lui qu’une adulte qu’il essayait d’apaiser pour ne pas se causer d’ennuis. Une inconnue croisée au douzième étage de l’aile Est, entre deux rangées de livres. Elle n’avait pas la connaissance, les données nécessaires le concernant pour déterminer que dire ou faire pour le sortir de son tourment. De plus, leur tracas respectif n’était pas le problème de l’autre. N’est-ce pas ?
Et pourtant, lui était intervenu lorsqu’il l’avait trouvée contrariée. Son geste avait été mal interprété, cependant il partait d’une bonne intention. Et alors qu’il aurait pu s’empresser de quitter les lieux, le jeune Mage avait insisté pour aider à nouveau Sonjä et la confronter à sa peur, sans même la connaître et après avoir été accusé de tous les maux d’Arven.
L’altruisme dont il avait fait preuve la dépassait totalement. Elle-même estimait déjà l’effort conséquent qu’elle fournissait pour afficher autant de conciliance. Elle n’était pas assez bienveillante pour s’inquiéter de ce qui pouvait le troubler. Malgré tout, dans un ultime élan d’empathie quelque peu inattendu, elle tenta de l’arracher à sa tristesse en changeant de sujet.

« J’ai omis de me présenter, je m’appelle Sonjä de Sylvamir. » Et… Quoi ? Il lui était infiniment plus aisé d’engager la conversation avec un collègue professeur, avec qui les centres d’intérêt étaient plus évidents. Elle craignait qu’un silence gênant ne s’installe. Peut-être prétexterait-elle avoir du travail pour s’en extirper…


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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptySam 29 Déc - 18:51

La remarque, concernant le résultat de l’edelweiss, est pour lui assimilée à une critique. Les mots blessent ses oreilles et il se promet de s’améliorer. Il lui prouvera bien plus tard au fil de leurs rencontres qu’il ne peut que la surprendre. Toutefois, Adonis se contient luttant contre l’envie de lui rétorquer qu’il a eu au moins le mérite d’essayer. En effet, une toute autre douleur l’étreint peu à peu. Cette absence inexorable n’a de cesse de lui occuper l’esprit.

Pourtant s’il est revenu étudier ici c’est pour aller de l’avant et non pas se morfondre dans ce constat de sœur perdue. Il ne doit pas montrer sa faiblesse aux autres qui plus est quand la personne qui échange avec lui est un enseignant. Cette femme est de la pire espèce en plus elle n’est pas mage mais savante, elle n’est pas de chez lui mais d’un autre duché. Elle ne lui ressemble pas et tout ce qu’il pourra dire ou faire ne changera pas du tout son existence.

Il garde ses yeux mi-clos pour ne pas croiser le regard de la femme qui par d’autres paroles tente d’atténuer le trouble qui s’est installé entre eux deux. Doucement les paupières de l’étudiant se referment et il cesse l’illusion dans un sourire discret. Peu à peu il reprend ses esprits et sa respiration qui était devenue à peine plus saccadée ralentit. Il est encore trop jeune pour gérer parfaitement ses émotions. La réalisation des illusions bien instable et la perte de sa sœur sont deux faits réels avec lesquels il va devoir apprendre à vivre sans souffrir.

Malgré tout, Adonis est content. Il a fait choir l’attitude hautaine de l’enseignante. Sa douleur a fait émerger un brin de compassion et d’humanité inespérée en cette personne si effrayée par la magie. Il ose à nouveau le regarder d’un échange plus doux dénué de quelconque provocation il reprend son souffle après les présentations pour le moins sommaires de la femme.

« Enchanté de vous rencontrer m’dame et navré que mon illusion ne soit pas à la hauteur de vos espérances ; j’ose espérer que la prochaine fois je ne vous décevrai pas ».

Il se relève malgré tout mal à l’aise de la situation dans laquelle il s’est mis tout seul. Elle a forcément vu son trouble, son malaise et il ne veut pas lui imposer quoi que ce soit d’autres. L’heure tourne et le prochain cours ne va pas tarder à débuter. C’est un peu le cumul de tout cela qui l’incite à prendre congé de l’enseignante. Malgré tout, il sent que cette femme ne sera pas encline à d’autres confidences du moins pour l’instant aussi il hoche la tête doucement.

« Il va être l’heure que je retourne en cours si je n’veux pas avoir d’autres ennuis je vais devoir prendre congé si vous n’y voyez pas d’objection ? »

Il reste poli courtois que la conclusion de cette rencontre soit positive pour lui-même et Sonja n’en déplaise à cette dernière. Il n’est pas fermé à des échanges avec des non mages encore moins avec les étrangers de son duché. Adonis est fervent de contact et de relations dans quelque domaine que ce soit ; en grandissant et choisissant sa voie il sait que ses relations évolueront mais pour l’heure sur les bancs de l’Académie il tente malgré tout de ne pas juger… l’innocence de l’enfant se perd en grandissant.













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Message Sujet: Re: Les Fleurs du Mal   Les Fleurs du Mal EmptyMar 8 Jan - 23:14

Le jeune garçon avait déjà quitté les lieux depuis de longues minutes. Cette rencontre laissait à Sonjä un étrange sentiment, similaire à celui qu'elle avait lorsqu'elle se rendait compte que son premier calcul, la base de son raisonnement, était complètement faux et qu'il fallait tout reprendre depuis le début. Faire table rase et repartir à zéro était aisé lorsqu'il s'agissait de ses erreurs de savante, mais à l'heure actuelle, elle ne parvenait pas à définir ce qui perturbait ses pensées ; et c'était embêtant, car depuis qu'Adonis avait disparu, elle fixait la même phrase du livre ouvert devant elle, sans parvenir à la lire ; ses yeux revenaient sans cesse à la majuscule et traversaient les lettres jusqu'au point final sans comprendre leurs mots.

Elle n'avait pas pu s'empêcher de se montrer méfiante à l'égard du garçon, comme elle le faisait à chaque fois en présence d'un Mage. Bien que leur rencontre ne se soit pas soldée sur un conflit plus violent encore que le malentendu qui les avait réuni au premier abord, elle ne guérirait pas la terreur de Sonjä. Adonis n'était pas moins Mage que ses camarades, et il lui avait fait peur - oh, si peur ! Son visage angélique de gamin innocent n'y avait rien fait.
Du moins, au début, puisqu'il avait réussi à adoucir la kyréenne, jusqu'alors enfermée dans son mépris. Non, Sonjä ne craindrait pas moins les Mages après cette étrange expérience, et sa guerre personnelle continuerait certainement au prochain qu'elle croiserait. Mais le jeune élève lui avait laissé entrevoir un autre aspect de cet univers inconnu, un pan beaucoup plus humain à la Magie qu'elle se complaisait à imaginer monstrueuse.

Autour d'elle, les élèves étaient surtout des enfants, et elle avait tendance à l'oublier. Adonis en particulier, avait-il cherché à obtenir une quelconque aide qui n'était jamais venue, ou une oreille attentive qu'il n'avait pas trouvée ? En dépit du fait qu'elle l'ait considéré avant tout comme un Mage dont elle refusait d'entendre la moindre sensibilité, écouter n'était pas son fort, même quand elle y mettait de la bonne volonté. Avant de tenter de l'aider à vaincre ses peurs, il avait évoqué un souvenir douloureux, peut-être s'attendait-il à ce qu'elle réagisse ? Trop maladroite habituellement, elle avait laissé filer cette phrase comme si c'en avait été une autre, sans se soucier vraiment de la réalité et des sentiments qu'elle reflétait.

Aurait-elle dû ? En tant que professeure, le devait-elle ?


→ Sonjä : Stand by jusqu'au reboot









Sonjä bavarde en #1a6f49
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