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 Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi

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Message Sujet: Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi   Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi EmptySam 6 Oct - 16:12


Livre III, Chapitre 6 • Puisse le sort vous être favorable
Astrée Aubétoile & Aurore Aubétoile

Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi

Que Valda veille sur toi



• Date : 6 octobre 1003
• Météo (optionnel) : Temps clair mais froid.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Après plusieurs jours à combattre la fièvre, la mère des jumelles Aubétoile s'éteint dans son sommeil. Aurore la retrouve au petit matin, sans savoir que sa détresse sera la porte de sortie que sa soeur attendait pour quitter la Chasse Sauvage.
• Recensement :
Code:
• [b]6 octobre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4218-maintenant-qu-il-fait-tout-le-temps-nuit-sur-toi]Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi[/url] - [i]Astrée Aubétoile & Aurore Aubétoile[/i]
Après plusieurs jours à combattre la fièvre, la mère des jumelles Aubétoile s'éteint dans son sommeil. Aurore la retrouve au petit matin, sans savoir que sa détresse sera la porte de sortie que sa soeur attendait pour quitter la Chasse Sauvage.

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Message Sujet: Re: Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi   Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi EmptySam 6 Oct - 16:14

Une nouvelle aube se lève, un nouveau matin qui pèse sur son coeur. Ses yeux rougis par les larmes sont cernés de fatigue, son visage est plus pâle, comme si la maladie s'était emparée d'elle et pas d'un être cher. Voilà plusieurs jours qu'Aurore est à la maison, avec la permission de sa caserne, pour veiller sur sa mère atteinte d'une fièvre foudroyante. Les mages ont ralenti la progression du mal qui s'est emparé de son corps, mais ils n'ont fait que retarder l'inévitable. Un coup dur pour la famille Aubétoile dont les membres pleuraient déjà la disparition d'une des leurs, des semaines plus tôt. La jeune cadette est meurtrie par ces derniers événements, si sensible à ce qui arrive à ses proches, particulièrement à sa mère. Car malgré les doutes, malgré les questions qui ont afflué à son esprit, Sélène Aubétoile reste sa mère, celle qui l'a élevée, celle qui l'a chérie. Elle a enterré les idées saugrenues nées d'une autre vie et elle a voué ces quelques jours à prendre soin d'elle, à lui préparer des repas chauds qui étaient un peu plus ignorés à mesure que la maladie prenait le dessus, à lui faire des tisanes, à installer des couvertures chaudes et des bouillottes pour qu'elle soit le plus à l'aise possible. À ses côtés, son cher père, fort dans l'adversité, qui parvient chaque jour à sourire, à détendre l'atmosphère, à dissimuler les larmes sous des étreintes et des baisers. Il ne sait plus quoi faire, il est désespéré.

Il s'est endormi sur le fauteuil du salon, devant un feu de cheminée désormais éteint. Incapable de dormir, Aurore a remonté la couverture sur ses épaules puis a regardé par la fenêtre, le coeur lourd. Elle sait que tous les indices semblent prouver que sa soeur a été emportée par la Chasse Sauvage et parfois, quand le sommeil la quitte, elle lève les yeux vers les cieux, espérant presque que celle-ci apparaisse, qu'elle lui ramène sa soeur – ou qu'elle l'emporte pour qu'elle soit à ses côtés. Valda n'a pourtant pas entendu ses prières et cette nuit ne change guère. À l'horizon, le jour se lève, timide. Il chasse le noir d'encre, le transforme en un bleu profond. La cadette retourne alors dans la chambre de sa mère, à peine éclairée par les braises de la cheminée.

Elle paraît si paisible, ainsi allongée dans son lit. Plus paisible qu'elle ne l'a été depuis des jours. Aurore s'avance doucement, tire la chaise à elle et s'assoit au chevet de sa mère. Sa main se pose sur des doigts glacés et un terrible pressentiment s'empare de tout son être. D'un geste délicat, elle appuie sur son poignet, puis frôle son front dénué de toute chaleur, sur sa joue exsangue. « Maman ? » murmure-t-elle, désemparée, terrifiée même. Elle a compris, elle sait. Malgré tout, elle secoue doucement son épaule, puis un peu plus fort. Elle se lève de sa chaise et s'agenouille près du lit, gardant entre ses mains les doigts froids et inanimés de sa mère, dont le dernier souffle l'a quittée durant la nuit. Le front posé contre le matelas, Aurore se met à pleurer, secouée de sanglots. Elle sent l'esprit de sa dragonne, alertée par sa détresse. Elle la sent qui tente de la rassurer, elle la sent qui lui glisse entre les griffes. Si seulement sa soeur était là... Mais elle a disparu elle aussi, elle est hors d'atteinte. Elle n'a pas le courage d'aller réveiller son père pour le prévenir. Elle ne peut se résoudre à voir la tristesse dans ses yeux quand il se rendra compte que la femme qu'il aime s'est éteinte dans la nuit. Plus tard. Beaucoup plus tard.
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Message Sujet: Re: Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi   Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi EmptyVen 16 Nov - 22:20

La douleur disputait la place avec la sensation d’être totalement perdue, dans le cœur d’Astrée. Elle se sentait complètement dépassée, et peinait à retrouver ses esprits. Comment pouvait-elle se retrouver dans les landes outreventoises, alors que la veille à peine, elle était à Lorgol ? Elle était presque sûre de ne pas avoir emprunté de portail, encore moins vêtue d’une robe de nuit dans laquelle elle ne se serait jamais montrée en public. Elle n’aurait jamais daigné se présenter à qui que ce soit, ainsi vêtue, et encore moins sans chaussures et autres vêtements qui l’auraient rendue décente. Il lui fallut quelques temps avant de réaliser que la douleur qu’elle ressentait n’était pas vraiment la sienne, mais celle d’Aurore. Que se passait-il ? Elle peinait à se remémorer les dernières semaines, quand tout lui revint d’un coup. Tombant au sol, elle se mit à hurler, face aux horreurs qu’elle avait réalisées malgré elle. Face à toutes ces vies fauchées… Combien de temps resta-t-elle prostrée sur le sol ?

Elle n’aurait pas su le dire, mais elle fut interrompue par un vieil homme dont le cheval, aussi vieux que lui, tirait difficilement un chargement, qui lui fit signe. « ’Faites quoi là, presqu’nue, au d’but du jour ? » Si elle avait ouvert la bouche, aucun son n’en sortait, comme si elle n’arrivait plus à parler après tant de temps sans faire entendre sa douce voux. Se raclant la gorge, déglutissant, elle parvint à articuler le nom de sa famille. Il devait les connaître, n’est-ce pas ? Elle ne pouvait pas être loin de Souffleciel. Elle l’espérait, du moins.

Et ça avait dû marcher, parce que l’homme l’aida à monter dans la charrette, la recouvrant d’une couverture qui la démangeait autant qu’elle la réchauffait, lui disant qu’il l’amènerait chez elle. Combien de temps se passa entre le moment où elle s’y hissa et s’endormit, bercée par la carriole malgré les cahots de la route, et celui où il la réveilla pour lui dire qu’elle était chez elle ? Elle n’en avait aucune idée, mais le jour était quasiment levé, cette fois. Serrant les mains du vieil homme, l’invitant dans un murmure rauque à revenir plus tard dans la journée pour prendre le thé, elle se laissa glisser sur le sol, écorchant ses pieds nus, et courant dans la maisonnée qui lui paraissait bien vide, et presque désolée. Où étaient-ils ? Passant de pièces en pièces, elle finit par se rendre dans la chambre de ses parents, et se figea en voyant le tableau, avant de se précipiter au chevet de sa mère, et à côté d’Aurore, pour découvrir la scène qu’elle ne parvenait pas à croire. Comme elle l’avait fait un peu plus tôt, elle tomba au sol, abasourdie par la peine. « Maman… »


Dernière édition par Astrée Aubétoile le Ven 29 Mar - 16:35, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi   Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi EmptyDim 6 Jan - 18:21

Elle ne saurait dire combien de temps elle est restée prostrée ainsi, le front posé sur la poitrine immobile de sa mère, serrant ses doigts exsangues contre les siens alors que les larmes coulaient sans discontinuer. À cet instant, il lui semble simplement que sa propre chaleur a quitté son corps, qu'elle est détachée du monde, qu'elle est enfermée dans une réalité qui n'est pas la sienne. Parce qu'elle n'en veut pas, de cette vie qui lui a pris sa soeur, de cette vie qui lui a pris sa mère, de cette vie qui lui prend tout et la laisse vide, vide de tout, sauf du vent glacé qui l'envahit tout entière. À l'arrière de ses pensées, les mots d'une dragonne tentent de la rassurer, murmurent quelques paroles enrobées de douceur pour lui rappeler qu'elle est là, qu'elle n'a pas disparu, elle. Mais toute la générosité de Sucre ne parvient pas à chasser le brouillard et le manque, oh ce manque. Elle a le coeur lacéré, elle a le souffle coupé.

Et le froid rentre à nouveau dans la pièce.
Et l'aurore se lève mais les astres s'attardent.

« Maman… »
Le son de cette voix la sort doucement de sa torpeur. Elle est si fatiguée, la jeune Aurore. Ses cheveux défaits, ses joues creusées, ses yeux cernés et rougis sont tant de témoins de longues nuits à veiller celle qui l'a élevée, à pleurer l'absence de sa moitié. Et pourtant, il n'y a pas un seul doute dans son coeur quand elle perçoit les mots prononcés. Elle tourne la tête, ses yeux cherchent à percer le voile des larmes pour observer la silhouette présente dans la pièce. Et sans un mot, elle se redresse, trébuche, titube, puis retombe près d'Astrée qu'elle serre dans ses bras comme si sa vie en dépendait. De sa vie, elle ne se sera jamais autant accrochée à sa soeur, ses mains devenant serres agrippées à la chemise de nuit. Ses lèvres tremblent et elle pleure encore, elle qui pensait avoir usé jusqu'à la dernière larme qu'elle possédait. La joie se dispute à la peine, elle croit même devenir folle un instant, à imaginer qu'on lui a rendu Astrée dans le plus grand des malheurs. Et pourtant... elle peut la toucher, elle peut la sentir sous ses doigts, entre ses bras.

Et les minutes s'égrènent, sans qu'elle n'ose la relâcher. Le sablier du Destin s'écoule, mais c'est lentement – si lentement – qu'elle parvient à se convaincre que c'est bien réel, que sa soeur lui a été rendue. Tout aussi doucement, elle met fin à leur étreinte et lève les yeux pour voir les siens. Ses mains ceignent ses joues pâles, elle l'observe comme si c'était la première fois qu'elle la voyait. « Ne me fais plus jamais une peur pareille, jamais. Je te l'interdis. » La voix tremble et son être également, d'avoir ainsi été réunie avec celle qui complète son âme. Oh, que les dieux soient bénis de lui avoir rendu sa soeur.
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Message Sujet: Re: Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi   Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi EmptyVen 29 Mar - 16:49

Ce n’était pas normal. Rien n’était normal. Elle aurait du entendre sa mère qui s’affairait, auprès de patientes qui venaient lui rendre visite. Elle aurait, peut-être, du entendre sa sœur, qui lui amenait des herbes, qui l’aidait, alors qu’elle était en permission. Elle aurait du entendre la voix rauque de son père, qui complimentait sa femme, pour l’excellent repas qu’elle lui avait fait, ce jour-là. Mais le silence lui semblait étouffant, surnaturel, anormal. Elle le sentait sur sa peau, comme des lames qui la traversaient. Pourquoi avait-elle cette impression, et cette sensation de ne pas parvenir à respirer, alors qu’elle allait de pièce en pièce, courant, comme sans réellement réaliser qu’elle le faisait ? Pourquoi cette angoisse croissante la prenait-elle un peu plus, alors qu’elle ne trouvait personne ? Ce n’était pas normal. Absolument pas normal. Elle était pourtant à peine consciente de son périple dans la maison, avant d’arriver dans la chambre de ses parents. Avant de voir sa sœur, à côté de leur mère bien trop immobile. Avant de comprendre, et de se laisser tomber au sol, choquée et envahie par la tristesse et la douleur de la compréhension de la scène qui se déroulait sous ses yeux.

Et les larmes coulent, très peu d’abord, puis comme s’il était impossible de les arrêter, alors qu’elle sent les bras de sa sœur qui l’enserrent, d’une étreinte puissante, presque douloureuse, mais tellement réconfortante. Elle n’a pas réellement eu conscience de sa démarche peu assurée, de ses pas maladroits, avant qu’elle ne la sente à ses côtés, qu’elle ne soit si proche d’elle. Elle s’accroche elle aussi, malgré les larmes, malgré la détresse, malgré l’incompréhension. Elle ne sait toujours pas ce qu’il s’est réellement passé, et comment elle s’est retrouvée là, mais… elle est là. Et c’est l’essentiel.

C’est sûrement pour ça qu’elles gardent le silence, l’une aussi bien que l’autre. Qu’Astrée ne dit rien, n’esquisse pas un geste, pour essuyer les larmes qui coulent sur les joues de sa sœur, en miroir de celles qu’elle sent creuser des sillons sur son propre visage. Elle déglutit, difficilement, quand Aurore s’éloigne d’elle, frigorifiée alors qu’elle la prive de sa chaleur, et mal à l’aise sous son regard qui fait passer mille émotions qu’elle n’arrive pas à comprendre. Elle pose l’une de ses mains sur celle de sa sœur, incapable de dire quoi que ce soit, d’abord. « Jamais. Je te le promets. » Le peut-elle vraiment ? Pourra-t-elle tenir une telle promesse ? Elle n’a pas… elle n’a pas voulu partir. Alors peut-elle sincèrement lui dire cela ? Elle y croit, en tout cas. Dur comme fer. Plus jamais elle ne quittera sa sœur. Jamais. C’est d’une voix atone, qu’elle reprend la parole. « Que s’est-il passé ? » Les larmes brillent encore dans ses yeux, menaçant de couler encore, intarissables.
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