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 Ce qui brille sur nos regards

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Meldred de Séverac
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Message Sujet: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyLun 8 Oct - 16:16


Livre III, Chapitre 6 • Puisse le sort vous être favorable
Soltana Kamar & Meldred de Séverac

Ce qui brille sur nos regards

Où l’on peut être heureux, encore un peu.



• Date : 5 avril 1002 - Trame alternée
• Météo (optionnel) : 👻
• Statut du RP :  Privé
• Résumé : Depuis plus d’un an, Meldred de Sombrétoile et Soltana Kamar entretiennent une relation que Meldred pense discrète. Avec l’annonce très récente de la grossesse de celle-ci, il réalise que la discrétion, au final, c’est quelque chose de très relatif et qu’il vaudrait mieux s’en passer, pas vrai ?
• Recensement :
Code:
• [b]5 avril 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4225-ce-qui-brille-sur-nos-regards]Ce qui brille sur nos regards[/url] - [i]Soltana Kamar & Meldred de Séverac[/i]
Depuis plus d’un an, Meldred de Sombrétoile et Soltana Kamar entretiennent une relation que Meldred pense discrète. Avec l’annonce très récente de la grossesse de celle-ci, il réalise que la discrétion, au final, c’est quelque chose de très relatif et qu’il vaudrait mieux s’en passer, pas vrai ?




Là où la pensée a peur, la musique pense.  







Meldred parle en #99CCFF

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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyLun 8 Oct - 16:23

Le soleil se couche, timide et fatigué de ce début de printemps gris, par la fenêtre du bureau où Meldred est penché en pleine rédaction, sur un papier. C’est l’heure. Lorsque tombe la luminosité, son esprit lui s’allume et part. S’il est, d’ordinaire, capable de réflexions vivaces, c’est au crépuscule souvent qu’il entre dans cette presque transe, où les problèmes perdent de leur opacité. Aidé ou non, le psychologue aux réflexions profondes sur les méandres enfouis de l’esprit arrive mieux à rassembler ses idées quand les lunes commencent à briller.
Cette lettre doit partir demain. Mais il doit la faire lire, avant. Et pour la faire lire, il la lui faut finir.
Lorsqu’on l’a contacté, il y a de cela deux ans, pour reprendre le poste de professeur dans son cursus, il n’a pas hésité bien longtemps - et même s’il avait hésité plus longtemps, il aurait fini par dire oui.
Il aurait eu bien assez à faire, bien assez à étudier en Sombreciel. Ce ne sont pas les traumatismes qui manquent dans le duché de l'Esprit. Assommés, repoussés, camouflés au fond du cerveau, assourdis par d'autres cris, par d'autres douleurs, mais bien présents, tellement présents ! Il aurait eu à faire, eu à étudier, à découvrir, analyser, deviner, peut-être aider s'il était dans un bon jour, l’étude de ce qui est est bien plus enrichissante et éclairante que d’y remédier ; le pourquoi, les raisons profondes doivent être trouvées, comprises, touchées mais qui a parlé de les supprimer ?  

Pendant un temps, c'est vrai, retourner sur les terres de Sombrétoile avec ses frères et y faire ses propres recherches lui a suffi. Entré jeune et diplômé tout aussi jeune de son cursus de psychologie, c'est ainsi qu'il leur est revenu.
Il a su s'en contenter, pour un temps. Se contenter des amis, intimes ou moins ; se contenter de sa famille, de ses frères dont il est proche. Il a su se contenter du Savoir qu’il ramenait, brandi comme un discret trophée. Mais voilà, ça n’a duré qu’un temps.

Depuis, il a posé ses affaires dans ses quartiers - livres griffonnés, dans une frénésie appliquée étrange, traités incompréhensibles, observations écrites parfois sur des supports incongrus, paquetages personnels, vêtements bien sûr. Depuis, il écrit. Il écrit, parce que sa mémoire déjà est défaillante - il espère juste que personne ne s’en rende compte. Il n’oublie que les petites choses, qui lui reviennent plus tard. Mais tout de même. La peur qui l’étreint à chaque trou de mémoire entretient ce besoin d’écrire.
Ca, personne ne le sait.
Pas même Soltana.

Parce que depuis qu’il est revenu, dans ces couloirs qu’il a bien souvent arpenté lors de ses études, il y a l’Erebienne dans sa vie, dans son esprit, dans ses bras. Tempérament d’acier, la tête dans les étoiles. Il a déjà aimé, Meldred, de candides relations qui se sont brisées dans la douceur, se sont étiolées dans le temps. Il a déjà aimé, mais jamais autant, jamais en ayant autant au coeur la certitude qu’elle est faite pour lui, et lui pour elle.

Il fait noir, maintenant, dans son bureau. Son cerveau ralentit. Il respire un peu plus normalement. Quand il n’arrive plus à voir ce qu’il écrit, il pose la plume, repousse sa chaise. Les tournures sont un peu alambiquées encore, mais Meldred n’a jamais eu l’esprit facile. Il la plie, la glisse dans sa poche avant de quitter pour la soirée l’environnement de travail. Son pas est agité, ses mains nerveuses, il ne tient pas en place -- il n’a jamais tenu en place quand agité par des inquiétudes telles. Pas forcément en mal, par ailleurs. Il parcourt les couloirs qui le séparent de la porte du bureau, puis des quartiers de Soltana, le visage impassible - du mieux qu’il le peut. Il ne se donne pas la peine d’attendre, après avoir frappé : il n’y a que lui, pour venir à cette heure pousser le battant de ses appartements.
Avec seulement une heure de retard sur ce qu’il lui a annoncé, sans lui donner la raison. A-t-il besoin de se justifier ?



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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyMer 17 Oct - 4:18

Les journées grises de printemps sont longues et ennuyantes. Quand le ciel est couvert de ses nuages et que même une fois la nuit tombée c’est un voile qui masque les étoiles et les lunes jumelles. La chaleur de l’été qui n’est pas encore là, la pluie qui trempe les tours et les pavés de Lorgol. Les bourgeons qui tout juste à peine commencent à sortir, mais qui ne deviendront pas feuilles et fleurs avant encore un long moment. Les temps chauds et le soleil qui se fait attendre, promesse de ciel dégagé et de nuit étoilées.
Lorgol n’est pas le Chamaar où elle a grandi, et si les années l’ont habituée au climat bien différent de celui des dunes d’Erebor, elle n’a jamais totalement appris à l’aimer. Elle rêve de la chaleur sèche du désert, et l’été ici est bien souvent trop humide, de par la proximité de la mer qui borde les terres gouverne de ce continent. Lorgol est dangereux, et seul le confinement de l’Académie la rassure. Les murs de l’établissement comme une forteresse de ce coupe-gorge où règne voleurs et assassins. Pourtant c’est ici qu’elle a réellement grandi, une fois qu’elle a fui les carcans de sa famille pour s’octroyer une liberté dont elle avait toujours rêvé.

Jamais elle ne deviendra Voltigeuse. Elle les observe parfois, les griffons qu’on voit virevolter dans le ciel, s’imaginant ce qu’aurait été son monde si l’un d’eux l’avait choisie. Alors elle observe les étoiles à la place, faisant le deuil de voler parmi les astres et se contentant de la vue que la plus haute tour de l’académie lui offre sur le monde. Elle n’avait pu se résoudre à retourner chez elle, à traverser de nouveau les frontières d’Erebor où elle savait qu’on l’y aurait marié. Elle lis les lettres de sa soeur, enfermée dans le harem, sans enfants ; prisonnière d’une cage dorée. Et alors elle descend le regard sur son ventre qui doucement s'arrondit. Elle ne lui a pas dit encore, à Sitara, qu’en elle pousse doucement la vie. Elle craint de la réaction de sa jeune soeur, pour qui une naissance est depuis si longtemps souhaitée.

Soltana soupire doucement, alors qu’elle abandonne la fenêtre de laquelle elle sait qu’elle n’obtiendra rien pour ce soir. Pas d’étoiles, pas de constellations, pas de lunes à observer cette nuit. Un regard vers la porte de ses quartiers, close, puis vers le petit salon, vide. Meldred aurait déjà dû être arrivé déjà, mais elle a cessé de se fier aux heures annoncées par le Cielsombrois. Trop concentré, bien souvent, pour voir le temps passé. Elle ne le culpabilise plus, de ces attentes ; elle qui s’oblige à toujours être à la juste heure, qui s’impatiente d’ordinaire du moindre retard, a appris à laisser couler. Pour Meldred, simplement. Parce qu’alors qu’elle n’avait jamais pensé aimer ainsi la voilà perdue d’amour pour ce Cielsombrois dont l’origine et la provenance est à l’opposé de ses racines. Elle voulait faire serment de célibat et vouer son existence à la Voltige ; elle se retrouvait amoureuse et serait bientôt mère. Et elle en était heureuse. Elle n’avait pas prévu cette rencontre, elle n’avait pas prévu développer de tels sentiments pour le psychologue. Et pourtant.

Et pourtant quand il arrive finalement, qu’il pousse la porte sans attendre qu’elle ne vienne lui ouvrir, elle se lève pour venir l’enlacer et blottir son visage dans le creux de son cou. « Tu sais qu’il n’y a que ta présence qui peut venir égayer un peu mes journées quand Lorgol est couvert de ces lourds nuages de grisaille. » Elle ne le lâche pas tout de suite, profitant de la chaleur de son corps et de sa présence si familière. « Mais je me demande parfois si je ne devrais pas tenter me faire passer pour une de tes élèves, pouvoir te voir un peu plus que quelques heures à la tombée de la nuit. » Le sourire sur ses lèvres témoigne de ses paroles qui ne sont pas sérieuses, mais elle se permet malgré tout la pique qui a un poil de vérité. Elle sait toutefois qu’il sait qu’elle n’est qu’à demi sérieuse et qu’elle ne peut pas lui en vouloir, pas à lui.
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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyJeu 18 Oct - 12:32

Elle lui a manqué. Il n’a même pas le temps de refermer la porte derrière lui que déjà elle est dans ses bras. Elle attendait, Meldred en est sûr : quand on le connaît, on attend. Perpétuellement en retard. Il n’est pas avare de son temps, pas avare du tout même, il ne sait juste pas arriver à l’heure.

Au moins ne s’est-elle presque pas formalisée de son arrivée. Il repousse la porte d’une main malhabile, son autre bras trouvant naturellement sa taille. Le panneau se referme, la serrure claque par habitude et il enfouit son visage dans sa chevelure, se raccroche à sa présence, les yeux fermés. Elle existe, elle est vivante et dans le présent et dans son passé - elle, il ne l’oubliera jamais. Il ne veut pas l’oublier. Il oubliera jusqu’à son nom, sa vie passée, son existence mais Soltana restera gravée dans son esprit. Avec un léger rire, presque gêné, il laisse passer la remarque qui le touche au coeur. Juste de se savoir indispensable le remplit d’une fierté indescriptible - parce que c'est elle, sûrement.

Le brun dépose un léger baiser contre son crâne, ses yeux clairs se rouvrant à peine. Son coeur bat lourdement dans sa poitrine, il l’entend résonner à ses oreilles. Amour. Peur. Inquiétude. Manque. Manque d’elle, et ça relie tout. Un sourire fleurit sur ses lèvres, alors qu’il joue un peu de leur complicité, de sa remarque dont les mots se sont perdus contre sa peau.
“Idée intéressante, avoue le Cielsombrois, appuyé contre sa tête. Mais tu laisserais tes étoiles pour me voir ? ” Fierté et orgueil. Si elle dit oui, il en sera tellement heureux ! Gamin, de se sentir plus important que des corps célestes. Si l’on veut être juste, elle les abandonnerait toutes sauf une. Après tout, son nom n’est-il pas Sombrétoile ? “Et je dois avouer que j'aurais autrement plus de mal à me concentrer si tu étais là. ”

Il la cherche du regard, attend que son visage quitte son cou pour l'attirer doucement dans un baiser. Puis un second, et encore un autre ; légers, tendres encore, teintés d’un manque qui s'apaise - mais ne le sera pas encore totalement, pas déjà.
“Tu me manques.” le murmure est sincère. Il ne veut pas la lâcher, se résout pourtant à desserrer son étreinte vaguement, à reculer pour la regarder. Ses mains ne la quittent pas, il veut juste… Il veut juste la voir. Les voir. Ses yeux glissent sur elle. Meldred ne peut pas combattre le sourire presque niais qui joue à apparaître sous sa moustache. Les gens ne le voient peut-être pas, pas encore, mais lui oui.
Il est tellement heureux que son être pourrait imploser. Le bonheur est hautement dangereux, corrosif, il bouffe tout, diminue tous les risques.  Heureusement, la réalité sait se rappeler à eux. Soltana est seule, encore.
Seule et enceinte.

La lettre se rappelle à lui, ce qu’il doit lui faire lire avant qu’elle ne parte pour le domaine de sa famille dès le lendemain. Si elle dit non…
Elle ne peut pas dire non, pas vrai ? Il le prendrait mal, respecterait son choix mais en serait mortifié. Blessé.
Douloureusement triste, à jamais.
“Il faut que l’on parle, annonce-t-il alors que des nuages assombrissent son regard. C’est important. Vraiment. ”
Il l’attire vers un fauteuil, l’assied dedans presque. C’est plus que prendre soin d’elle, à ce moment : c’est… C’est Meldred.



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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyMar 23 Oct - 0:24

Il y a Meldred dans ses bras, contre elle, et elle est bien. Meldred et la chaleur de son corps qui réchauffe le sien, Meldred et sa présence qui lui fait soudainement oublier tout le reste. Meldred qu’elle n’avait jamais pensé aimer mais qu’elle se retrouve à tomber éperdument amoureuse un peu plus encore chaque jour qui passe. Ses lèvres s’étirent quand il dépose un baiser sur son crâne ; elle ne relève pas la tête, pas encore, son visage encore enfoui dans le creu de son cou. Elle profite. Profiter tout simplement des petits moments de bonheur et de quiétude alors qu’ils sont eux seuls, qu’il n’y a pas les soucis du quotidien, les danger du monde dans lequel ils vivent et grandissent. Profiter de la solitude que leur procure ses quartiers à l’Académie ; ici même dans l’établissement où ils s’étaient rencontrés, jeu du destin sûrement alors qu’elle n’avait jamais même rêvé y venir. La déception de ne pas être Voltigeuse était vite oublié, quand il était là, quand elle le sentait près d’elle et contre elle.

Elle relève doucement la tête lorsque le Cielsombrois lui demande si elle laisserait ses étoiles pour lui. Elle hausse un sourcil, puis fait mine de réfléchir un moment. Mais elle n’a pas besoin de le faire réellement. Elle sait déjà que oui, qu’elle abandonnerait son poste ici pour lui s'il venait à lui demander. Le ciel serait toujours serti de constellations, peu importe où elle se trouve, et ses élèves, bien que certains viendraient à lui manquer, trouveraient autrui pour leur enseigner.  « Tu sais qu’il n’y a qu’une seule étoile qui brille quand la nuit n’est pas encore tombée. » Un petit sourire, et ses lèvres qui viennent retrouver les siennes comme pour lui dire qu’elle parle de lui. Meldred Sombrétoile, son étoile à elle qu’elle peut observer même sous les rayons du soleil.  « Peut-être qu’il faudrait essayer alors, j’adorerais te regarder essayer de garder ton sérieux. »

Et elle se laisse perdre dans ses baisers qui s'enchaînent, sur ses lèvres qui retrouvent les siennes comme s’ils avaient toujours été faits l’un pour l’autre. Elle ne répond rien quand il lui dit qu’elle lui manque, elle ne fait que remonter une main qui vient se poser sur sa joue, la peau douce de sa mâchoire, ses lèvres qui viennent chercher les siennes pour un autre baiser, un peu plus long, un peu plus prononcé que les précédents. Il lui manque tout autant, mais il le sait déjà, ça.

Elle fronce les sourcils, quand il se détache d’elle, devant son regard qui s’assombrit, à l’écoute de ses mots et de sa voix qui soudainement semble si sérieuse. Elle proteste presque, quand il l’attire vers un fauteuil, l’y assoit. Elle voudrait dire qu’elle peut encore tenir debout, qu’elle n’est pas infirme ou faible, la grossesse qui change son corps n’est qu’au début encore. Elle est loin d’être une baleine, elle peut se tenir et supporter quelconque nouvelle sans s’effondrer, si? Mais elle ne dit rien, elle sent que c’est important, vraiment. Sa main se pose machinalement sur son ventre, protecteur presque, déjà, de ce petit être qui à peine existe en elle.

Il n’y a plus de sourire sur ses lèvres, alors qu’elle repose un regard doux malgré tout sur Meldred.  « Je t’écoute. » Les mots qui sont prononcés dans le parlé chanté des dunes de sa naissance, elle ne s’en est pas même rendu compte. Meldred comprendra, malgré tout, elle lui a appris, quelques phrases et quelques mots, au fil des dernières années. Une petite façon de se raccrocher de l’Erebor qui l’avait vu grandir et qu’elle avait abandonné en restant ici, sur Lorgol.
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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyMar 23 Oct - 15:01

Le psychologue sourit, les yeux vaguement dans le vide. Il l’imagine, là, dans sa salle de classe, au milieu de la poignée d’élèves assez intelligents et surtout fortunés pour venir étudier la complexité de l’esprit humain. Il l’imagine, elle, dans sa beauté parfaite au milieu du commun des mortels. Il a l’imagination débordante, le Cielsombrois, surtout en ce qui concerne Soltana. Si l’heure était au jeu, s’il n’y avait pas dans sa poche et dans son esprit cette urgence qui planent, sans doute se laisserait-il glisser dans la rêverie. Il imaginerait sans peine le trouble de la voir parmi eux, son incapacité à rester en place, à ne pas la regarder, se perdre dans sa contemplation quand enfin il céderait. Il penserait à la piètre qualité de son enseignement, aussi.
“Tortionnaire. J’en serais sans doute incapable. “ glisse-t-il en plaisantant. “Et si c’était moi qui venait à ton cours ? Oserais-tu affirmer que ça ne te ferait rien ?”
Il en doute. Mais elle n’est pas comme lui, elle n’est pas aussi prompte que lui à partir dans des idées fantasques juste à sa vue, ou au moins le cache-t-elle mieux que le brun.  La faute à son habitude à s’enfermer dans des rêveries et fantasmes presque violents tant ils en sont réels. Rien qu’à l’idée énoncée, il la voit, presque comme s’ils y étaient. Il la voit dans sa splendeur, occuper tout son champ de vision, l’écouter, lui accorder toute son attention. Et quand les portes se referment et que les élèves quittent la classe, elle reste.
Il se concentre sur le moment présent, alors que des images caressent son esprit et veulent enflammer son sang. Pas maintenant.  
Plus tard. Il lui en parlera. Définitivement.

Meldred n’est pas du tout inquiet. Pas du tout. Après tout, ce n’est pas comme s’il prévoyait quelque chose de grave. La lettre dans sa poche a beau peser une tonne dans son coeur, dicter probablement la suite de leur futur, ce n’est presque rien ! Et l’inquiétude qui fait sombrer son regard - d’eau claire, il devient torrent agité - n’est rien. Il voit bien qu’elle est presque à protester, quand il la guide au fauteuil, mais qu’elle n’en dit rien. Meldred s’assoit d’abord sur l’accoudoir, à côté d’elle, une fesse dans le vide, les yeux fixés sur elle et la jambe qui s’agite un peu de stress. Sa voix chante dans sa langue originelle, fait rouler au fond de lui une chaleur familière qui apaise son malaise, pour un instant. Le temps qu’il comprenne ce qu’elle vient de dire.
Il prend sa main libre, doucement. Y dépose un baiser, sur son dos. “Je t’aime. ” est soufflé, assuré. “Je t’aime tellement, Soltana.” C’est à sa main qu’il se raccroche, pour se donner un peu de courage. Pour lui demander. Mais déjà la bougeotte le reprend, l’incertitude, la peur. L’Erebienne le sait, il ne tient pas en place. Il se redresse du fauteuil, sans vouloir lâcher sa main. Heureusement, un pouf est près de lui, il n’a qu’à le tirer pour improviser un siège en face.

“Je ne saurais pas imaginer une vie sans toi. Qu’elle soit ici, ou ailleurs, qui que je puisse être, je ne peux pas m’imaginer sans toi à mes côtés. Et je veux que tu sois heureuse. Et en sécurité. Toi, et notre enfant.” Un sourire doux rompt l’anxiété des traits de son visage. Il joue avec sa main, incapable un seul instant de rester totalement immobile. “Je veux t’offrir ça. Et je te veux, pour toujours, avec moi. “ Il la regarde, et l’émotion est si vive dans ses yeux ! L’émotion, ou l’incertitude. “Je sais que ce n’est pas des plus traditionnels. Mais… Accepterais-tu de…” La peur le prend. Il la combat comme il peut. De toute manière, il est trop tard pour reculer. “... de devenir ma femme ? ”
Pas des plus traditionnels, parce que les fiançailles n’ont pas de chance de durer un an. Pas des plus traditionnels, parce que déjà l’union est consommée, d’une certaine manière - et son coeur ne pourrait pas être plus heureux.  Il attend, alors. Sa réponse. Il a l’impression de se tenir au bord d’un gouffre. Elle pourrait si aisément rire et dire non, partir avec leur enfant. Il a peur de se briser. Elle pourrait dire non, juste parce qu’elle ne veut pas lui être enchaîné.



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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyJeu 25 Oct - 4:21

Elle sourit, amusée, quand il lui dit qu’il en serait sans doute incapable, de garder son sérieux si elle se trouvait dans sa classe. Elle le sait. Trop bien. Elle ne connaît. Elle a appris à le connaître, maintenant. Elle peut fermer les yeux et se l’imaginer, et la vérité serait sans doute semblable, juste un peu différente toutefois, parce qu’il savait toujours la surprendre malgré tout.
Et elle? En serait-elle capable. Elle fronce les sourcils doucement, se forçant à y réfléchir un peu plus sérieusement. Non, bien sur que ça ne lui ferait pas rien. Il le sait aussi. Mais elle se sait aussi apte à garder son focus. Elle pourrait en faire abstraction, elle pourrait éviter son regard, ignorer sa présence. Elle le saurait là, bien entendu, et elle n’aurait qu’une envie ; de terminer sa classe pour le retrouver. Alors elle hausse doucement les épaules, vaincue. « Non, tu sais que je n’aurais qu’envie de terminer pour pouvoir cesser de t’ignorer. » Mais ce pourrait être intéressant, si?

Elle est alors assise, Meldred à ses côtés sur l’accoudoir, soudainement bien sérieux. Et elle ne sait pas à quoi s’attendre. Elle ne veut pas penser le pire, alors elle attend simplement, lui laissant prendre son temps. « Je t’aime aussi. » qu’elle murmure à son tour, réponse machinale à ses mots, mais qu’elle pense malgré tout. Plus qu’il ne pense pense, plus qu’elle même ne le pense, sûrement. Mais c’est la suite qui la surprend. Elle aurait aimé qu’il ne s’en rende pas compte, mais il a certainement senti sa main se figer dans la sienne, l’autre posée sur son ventre qui s’est délicatement crispée.

Devenir sa femme.
Elle n’avait jamais rêvé de l’amour, pourtant elle était là à le vivre avec lui. Elle n’avait jamais rêvé d’avoir des enfants, pourtant elle était là à caresser son ventre tout petit et déjà aimer cet être qui s’y formait tranquillement. Elle n’avait jamais rêvé à son mariage, depuis qu’elle avait refusé celui que ses parents voulaient lui imposer en partant pour Lorgol. Et pourtant. Pourtant elle était là à cet instant à penser qu’il faudrait commencer rapidement à l’annoncer ; pour que le bouche à l’oreille puisse se propager pour que la nouvelle rejoigne tous les clans gitans du désert. Qu’il faudrait préparer cette grande fête qui durerait plusieurs jours, qu’il y aurait beaucoup de gens, et qu’elle reverrait toute cette famille qu’elle n’avait pas vu depuis si longtemps. Qu’il lui faudrait faire confectionner des saris appropriés ; elle n’en avait que si peu ici, et aucun qui ne soit assez soigné et décoré pour un mariage, pour son mariage.

Se marier. Avec un Cielsombrois.
Ce n’est pas si simple, pourtant. Sa famille ne l’accepterait jamais, elle le sait. Pas après ce qu’ils ont vécu, pas après tout ce qu’ils ont tenté, pour faire retrouver au nom Kamar quelque peu de sa gloire, après que justement une fille Kamar épouse un Cielsombrois. Elle ne serait pas accueilli à bras ouvert, si elle revenait maintenant, après tant d’années de silence pour leur présenter ce mari qu’elle sait qu’ils ne sauraient recevoir comme elle le voudrait.

Elle aurait voulu qu’il ne voit pas les doutes et les regrets traverser son regard, mais il les as certainement vus. Il devait s’en douter, il savait. Elle savait aussi, que ça viendrait, mais elle ne pouvait pas se préparer vraiment à ce moment. Sauf qu’elle en a envie, de l’épouser. « Oui. Oui, d’accord. » Ce ne sera pas un mariage erebien. Ce ne sera pas une cérémonie qui respecte les coutumes du peuple qui la vue grandir. Ce sera forcément un mariage qui les représente, eux-deux. Mais sa vie c’est lui, maintenant, lui et cet enfant dans son ventre. Son regard se fait plus doux, ses doigts se serrent doucement sur les siens, ses lèvres retrouvent la pointe d’un sourire. Elle ne veut pas qu’il croit qu’elle doute. Elle ne doute pas. « J’ai envie de devenir ta femme, Meldred. Même si cela veut dire me marier ici et maintenant, sans attendre et sans fête. Sans ma famille. » Peut-être qu’ils pourraient malgré tout se faire tatouer? Meldred accepterait sûrement, si elle le lui demandait? Elle rougit doucement, un peu dépassée. « Pardon je n’ai jamais pensé… je ne m’y attendais pas. » Elle vient chercher son visage, le rapprocher du sien, voler sur ses lèvres un baiser. « J’en ai vraiment envie, oui. »
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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyLun 29 Oct - 14:55


Elle ne veut pas. Evidemment qu’elle ne veut pas. Pourquoi voudrait-elle de lui ? Meldred la voit hésiter, son coeur tanguer, ses yeux se perdre sur lui. Meldred se brise un peu dans ce qu’il comprend, ce qu’il imagine d’elle, maintenant. Il mord ses lèvres, dans l’attente, alors qu’elle ne dit rien. Elle ne voudra pas. Elle va rire, elle va s’excuser, elle va partir loin de lui. Elle ne voudra pas du noble, psychologue un peu trop rêveur au cerveau ravagé par l’oubli qui s’installe petit à petit. Elle ne voudra pas d’un homme dans sa vie, il n’a été qu’un simple flirt, une distraction pour tromper l’ennui, un géniteur qu’on utilise et qu’on oublie comme on userait d’une femme en Bellifère. Elle ne voudra pas de lui, de son amour si prenant qu’il lui brûle le coeur et qu’il le consume si vite. Elle ne voudra pas de son empressement, de son dévouement, de sa manière de la prendre pour la plus belle des femmes et de la placer au-dessus des autres. Elle ne voudra pas de sa peur, de ses inquiétudes.
Elle ne voudra pas de lui, ne voudra pas de Meldred de Sombrétoile.

Et puis elle dit oui.
Son coeur semble exploser, s’arrêter, ne pas vouloir repartir. Elle dit oui, mais le Cielsombrois est figé en face d’elle, sa main entre les siennes, parce qu’elle n’a pas l’air heureuse. Dit-elle oui par dépit ? Dit-elle oui pour se moquer ? Doute-t-elle ?
Non. Elle le rassure sur ce point, et le coeur de Meldred s’envole littéralement de joie. Son sourire fait écho au sien, aussi tendre, aussi joyeux. Il pourrait presque en pleurer. Elle doit savoir, sa promise, sa future épouse - dans si peu de temps ! - combien le mariage est sacré à ses yeux. Combien cette demande, maladroite, trahissait uniquement son appréhension de la voir le repousser. A cet instant, il est le plus heureux de tous. Il se rapproche d’elle, répond à son baiser avec toute la douceur dont il est capable à son égard. Il n’y a pas de mots pour traduire ce qu’il ressent, à cet instant. Son regard croise le sien, il entrouvre la bouche - il doit pouvoir trouver. Mais rien ne vient. C’est naturellement qu’il l’embrasse à nouveau, comme pour calmer le trop-plein d’émotions qui manque de déborder.

Qui va déborder. Il est beaucoup trop calme, dans ses gestes, retenant tout encore.  Il relève le regard vers elle, et se maudit un peu de s’être installé si loin. La posture est étrange. Il en souffre de ne pas pouvoir la tenir contre lui, de ne pas pouvoir correctement la serrer dans ses bras.
Alors Meldred l’attire à lui, l’attire sur ses genoux, comme il le peut. Il ne pense plus. Il a besoin de la savoir avec lui, de la sentir à ses côtés.
Sa main liée à la sienne glisse sur son ventre, s’y pose avec toute la délicatesse du monde. “Je suis le plus heureux du monde.” souffle-t-il finalement. “Soltana de Sombrétoile.” le nom roule dans son oreille. C’est étrange.

Fabuleux. Le Cielsombrois en pleurerait. Il garde sa main sur elle, sur cette vie qui grandit, son bras autour de sa taille pour la maintenir. Elle a dit oui.
Ils vont enfin former une famille qui jusque là n’était qu’un rêve au fond de lui.
  “ Ils peuvent venir. S'ils acceptent... Je veux dire. Si tu veux qu'ils viennent. Comme tu le voudras. S'il faut qu'on..." Il ne finit pas sa phrase. Il a oublié la fin.
Meldred sourit en coin, en déposant un baiser sur sa tempe. Puis sa pommette. Puis juste en dessous de son oreille. “On fera… “ Ses pensées s’entremêlent. Je veux que tu sois la plus heureuse des épousées, je veux que tu aies ce que tu désires. N’importe quoi, n'importe qui. Tu as juste à me demander.” Il ne réfléchit plus, le brun, s’embarquant doucement dans un monde où elle est la seule à exister. Ses baisers continuent, comme des petites étoiles sur sa peau, son visage, son cou, tendre, affectif, sans se départir de son sourire presque niais. Il a besoin du toucher. “Je ferai tout pour toi. ”



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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptySam 3 Nov - 4:59

Elle sait qu’elle l’a brisé un peu, avec cet instant de doute qu’elle n’a pas pu retenir. Elle l’a vu dans son regard, elle l’a senti dans son corps qui s’est figé un peu alors qu’elle a mis un moment avant de lui donner une réponse, avant qu’elle ne s’empresse de le rassurer. Parce que oui, elle en a envie, de l’épouser. Elle a réellement envie de devenir sa femme, mais le Cielsombrois l’a pris par surprise. Elle aurait dû s’y attendre, pourtant, elle aurait dû savoir. Mais elle avait tellement pensé simplement cette relation impossible qu’elle ne se permettait pas de voir plus loin. Elle vivait au jour le jour ce qu’elle n’avait jamais rêvé de vivre ; et elle aimait chaque jour, sans se questionner sur le lendemain, simplement en profitant de chaque instant. Pourtant c’est une évidence qu’elle ne s’était jamais laissé à s’imaginer, mais maintenant qu’il est là, la forçant à se projeter dans l’avenir, elle sait qu’elle ne veut que le vivre avec lui.

Ses rêves d’enfance ne sont plus depuis longtemps ; abandonnés alors qu’elle avait tout quitté pour les poursuivres. Le monde où elle avait grandit lui était maintenant aussi inaccessible : elle avait tout fait pour ne pas pouvoir y revenir. Son avenir c’était lui, c’était cet enfant qui grandissait lentement dans son ventre, le leur.

Elle se laisse attirer vers lui, elle répond avec tout l’amour qu’elle lui porte à ses lèvres qui retrouvent les siennes. Elle s’abandonne à son étreinte réconfortante, elle sourit doucement à sa main qui glisse sur son ventre. « Soltana de Sombrétoile. » qu’elle répète à son tour, son voix un doux souffle qui tente de s’habituer à cette sonorité qu’elle connaît si bien mais qui lui semble si nouvelle couplée à son prénom. Pourtant c’est joli. Pourtant ça lui plait déjà, et elle sait qu’elle sera heureuse de se présenter ainsi.

Et il est si gentil, si attentionné avec elle, qu’elle se sent presque mal de lui dire que sa famille ne pourra pas venir. Elle se sent presque mal, de lui partager ce qui l’attriste un peu dans tout cela ; ce qu’elle ne pourra pas partager avec ses soeurs, avec ses cousins éloignés même. « Ils ne viendront pas, Meldred. Sitara… avec le harem… Saraj pourrait peut-être. Mais elle est loin dans les dunes, elle a son clan et ses enfants, je ne peux pas lui demander cela. Mes parents… » ils n’accepteraient pas. Mais elle ne le dit pas, elle ne le dit pas parce que ça n’a plus d’importance. Parce que leur opinion depuis longtemps ne compte plus pour elle, alors qu’elle a refusé de jouer les pantins pour eux, pour regagner la gloire de leur nom. Ça n’a plus d’importance parce que sa famille, ce ne sera plus eux. Ce sera elle, Meldred et leur enfant. « Ce n’est pas grave, ce n’est pas important. » qu’elle le rassure, d’un sourire sincère. Il n’a pas besoin qu’elle s’étende davantage sur ce qui la séparera davantage de sa famille en Erebor en l’épousant. Elle sait qu’elle avait déjà fait ce choix, en restant ici, en se permettant de l’aimer. En portant son enfant. Que sa décision était déjà prise depuis longtemps, mais que ce n’était que maintenant qu’elle lui semblait soudainement si réelle.

Et il est si touchant, à souhaiter vraiment la rendre heureuse, alors qu’il le fait déjà totalement sans qu’elle n’aie besoin de lui demander quoi que ce soit d’autre. « Tu me rends déjà heureuse, Meldred. Juste en étant toi-même, juste en voulant autant me rendre heureuse, moi. » Mais voudrais-t-il incorporer malgré tout quelques des coutumes de chez elle, à ce mariage qui sera forcément si loin des coutumes auxquelles elle a l’habitude? « Tu accepterais que l’on se fasse tatouer? Je sais que ce n’est pas comme cela que vous témoignez votre engagement en Sombreciel, mais… » mais même si elle est prête à abandonner ses dunes pour lui, elle sera toujours Erebienne, et qu’il accepte cela serait accepter son héritage, et pas seulement elle.
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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyVen 9 Nov - 23:32

Le monde tourne uniquement autour d’elle, désormais, encore pour un temps. Le monde de Meldred, déjà, s’organise depuis deux années autour d’elle. Il le sait. Il sait qu’il la retrouvera, où qu’elle soit. Il sait que chaque jour passé loin d’elle, alors qu’il devait se rendre sur les terres de sa famille en Sombreciel pour des raisons personnelles – et ennuyeuses – n’a été qu’un jour de plus à attendre de pouvoir la retrouver. Il est mortellement tête en l’air et perpétuellement en retard, aussi est-ce étonnant la précision avec laquelle il sait combien de temps s’est écoulé depuis leur dernière rencontre.
Le Cielsombrois qui a l’impression que son coeur va exploser, là, dans sa poitrine, ne relâche pas son emprise sur elle. Désormais bien installée sur ses genoux, il a pu caler sa main sur son ventre – il peut sentir la chaleur de sa peau à travers les vêtements. Sous sa main, songe-t-il, il y a un bébé. Leur bébé. Et ça lui serre la gorge et il a envie de pleurer rien qui d’y penser. Entre ça et son acceptation, il a les sentiments et l’esprit qui s’emberlificotent et se noient sous la joie. Il y a tout à faire pour rendre ça officiel ! Il y a tant à faire.

Il la serre un peu plus, juste un peu, contre lui, quand elle mentionne sa famille. Non pas qu’il ait voulu tous les connaître dans le détail : si Soltana lui dit qu’ils ne viendront pas et que ça ne fait rien, alors ils se passeront des Kamar. Sans compter que ce n’est pas sûr qu’ils voient d’un bon œil qu’elle choisisse de se lier à un Cielsombrois. Le brun dépose un baiser au coin de ses lèvres, hochant la tête.
« Si tu le dis. Tu auras la mienne, alors, Soltana. Ils t’aimeront, j’en suis persuadé. » Une fois qu’ils seront au courant de sa présence. Meldred ne leur en a pas encore parlé, pas même à son frère cadet – à qui pourtant il confie tant. « Et tu m’auras moi. Sans vouloir me vanter, n’est-ce pas encore mieux ? » Il a un sourire en coin. Sûr de lui, joueur surtout.

L’idée d’un tatouage le laisse perplexe, un moment, et le psychologue appuie sa tête sur l’épaule de sa fiancée en réfléchissant. Pour faire un tatouage, il faut une aiguille. Et les aiguilles, tout de même, ça pique. « Il faudra que tu me tiennes la main, alors. » finit-il par murmurer, ladite main caressant tout doucement son ventre sans y penser. Ca le rassure. Instinctivement, ainsi, il a l’impression de la protéger. Il ne songe pas un seul moment à lui dire non, pour le tatouage. Il la veut heureuse, il veut que leur mariage soit officiel aux yeux de tous – de ses lois comme des siennes. « Mais bien sûr qu’on se fera tatouer. Le mariage n’est pas… Ce n’est pas t’imposer ma tradition, mes coutumes, non. » Son regard bleu ciel rencontre le sien. Si sérieux. Si fou amoureux. « C’est construire ensemble notre vie. Avancer à deux. Ca n’aurait aucun sens de fouler aux pieds ce en quoi tu crois ou ce qui t’es important. Ca ne te rendrait pas heureuse. »

Il repose sa tête contre son cou, ferme les yeux. « Je crois que j’ai peur des aiguilles, en revanche. » un rire lui échappe, sa main s’immobilisant sur son ventre. Mais elle n’en bouge pas. « J’envoie la lettre dès demain matin à mes parents. Et à mes frères. Ils ont le droit de savoir, au moins, que la plus merveilleuse des femmes rentre dans la famille. » Prudent, il ajoute : « Si tu veux bien… Je ne leur avais pas encore parlé de nous. Ils n’avaient pas à savoir… Ils auraient pu… Je les connais. Mais demain, la lettre. » Meldred sourit, contre son cou, alors qu’il y dépose un baiser. S’éparpiller en joie pour éviter de sombrer dans l’extase immédiate. Aborder mille sujets, qui tous mènent au même. « On va se marier, Soltana. Vraiment. » Il a l’air sincèrement bouleversé, alors qu’il l’annonce, encore. « Toi… Et moi. » Il cache son visage un peu plus dans le creux de son cou, autant pour y laisser traîner ses lèvres que pour s’enivrer de son odeur… Ou cacher les larmes qui viennent à poindre.



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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyJeu 15 Nov - 21:18

Sa famille voudrait-elle vraiment d’elle? Elle ne peut s’empêcher de se le demander. Ils sont Cielsombrois, tout comme Meldred. Et si Meldred l’aime, si Meldred l’a acceptée et ne la voit pas comme une intruse, est-ce qu’elle pourra convaincre les autres membres de sa famille de la même chose? Elle ne les connaît pas beaucoup, en vrai, Meldred ne lui a parlé d’eux que si peu. Et sur l’instant elle s’inquiète qu’il y ai une raison cachée à ce silence. Elle ne sait même pas s’ils sont au courant qu’elle existe.

Mais elle ne lui fait pas part de ses inquiétudes ; ça ne servirait à rien, et l’Erebienne qui a déjà abandonné sa propre famille pour poursuivre ses rêves peut bien se contenter de n’avoir que Meldred. Elle n’a jamais eu besoin de personnes, après tout. Après avoir quitté ses dunes natales, après s’être retrouvée seule dans un Lorgol nouveau pour elle, refusée parmi les griffons qu’elle idôlatrait presque, elle avait été seule. Et avait été seule et elle n’avait eu besoin de personne et voilà qu’elle avait réussi à faire sa vie, qu’elle était entrée à l’académie, qu’elle avait terminé ses études pour ensuite y enseigner. Et maintenant elle avait Meldred, elle avait Meldred et cet enfant dans son ventre. Et c’était tout ce qui importait vraiment. Qu’importe que la famille de Cielsombrois l’accepte ou non, qu’importe qu’ils se marient entourés ou seuls ici. Il était tout ce dont elle avait besoin. « Je ne sais pas, peut-être que quand je les aurai rencontrés, je te préférerai ton frère? » Le sourire qui étire ses lèvres est assez pour qu’il sache qu’elle se joue de lui, mais elle s’empresse malgré tout de venir chercher ses lèvres pour un court baiser, avant de murmurer contre lui : « Tu sais que tu es tout ce dont j’ai besoin, Meldred. »

Elle ne peut empêcher un léger rire de quitter ses lèvres quand son fiancé - son fiancé ! - lui dit qu’elle devra lui tenir la main, pour un tatouage, alors qu’elle devine sa crainte. C’est une tradition Erebienne si lointainement ancrée qu’elle ne songe même pas à avoir peur des aiguilles. C’est un rite de passage, et elle voit beaucoup plus le résultat que le processus. Elle se souvient d’avoir observé les tatouages de sa famille et de leur entourage dans son enfance, fascinée par les motifs gravés sur la peau. Et déjà elle se surprend à s’imaginer ce qu’il se feront tatouer, elle et Meldred. « Ce n’est que de toutes petites aiguilles ! Ça ne te fera même pas mal, je suis certaine. Et puis je ferai faire le mien avant toi, si ça pourra te rassurer. »

Et Meldred lui confirme que sa famille n’est pas au courant ; de cette demande, de leur relation, de elle-même peut-être? Elle fronce doucement les sourcils. « Oui, tu peux le leur dire. Bien sur. » Elle n’a pas le droit de lui en vouloir, elle ne l’a pas réellement dit à sa famille à elle ; et peut-être même qu’elle ne leur dira jamais. Elle a mentionné à Saraj et Sitara avoir rencontré quelqu’un, mais elle n’a jamais poussé jusqu’à préciser la nature de ce quelqu’un. Ni le sérieux que prenait leur relation.

Et elle est émue, bouleversée même, de voir Meldred si heureux, si touché, que son visage s’illumine doucement à son tour. Sa main vient se glisser sur sa tête, ses doigts s’entremêler dans ses cheveux alors qu’un agréable frisson la parcourt sous les baisers qu’il dépose dans le creux de son cou. Qu’importe tout le reste, qu’importe l’avis de leur famille, qu’importe le monde autour. À eux deux - eux trois prochainement - ils pourront vivre heureux. « On sera une famille, un petit clan juste à nous. » qu’elle murmure doucement dans sa langue. Sa main retourne machinalement sur l’esquisse de son ventre qu’elle caresse avec douceur. « Que voudrais-tu avoir, Meldred? Une petite fille aux cheveux sombres? Un petit garçon qui aurait tes yeux? » Elle sait qu’il existe des mages en Faërie - ici même peut-être à l’Académie? - capable de voir l’enfant dans le ventre qui le porte, de connaitre son sexe avant même qu’il ne vienne au monde. C’est une magie puissante, effrayante. Elle préfère se perdre à imaginer ce qu’il serait. À rêver de cet enfant avant de le connaître, se garder la surprise de le découvrir plus tard.
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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyMar 20 Nov - 12:10

Il aurait presque peur, Meldred, quand sa fiancée se joue de lui. Il est le premier à reconnaître que ses frères sont des plus parfaits - un peu alourdis par des troubles qu’ils ne veulent pas le laisser analyser, certes - mais il n’aurait jamais songé à l’éventualité qu’elle le quitte pour l’un des deux. Et il le vivrait mortellement mal. Susceptible ? À peine. Mais il l’aime si fort… Et il n’ose même pas imaginer s’il ne l’avait pas rencontrée. N’ose pas imaginer s’il lui préférait son frère. Il fait un peu la moue, contre ses lèvres. N’ajoute rien, cependant, comme elle semble avoir compris la peur qui l’a pris, légèrement. Possessif, non. Mais oui. Mais non. C’est une forme de possessivité bien particulière qui le consume tout entier. Et puis, ça doit être horrible de se retrouver fiché comme l’oncle de son propre enfant.

Les yeux clos, le sourire nerveux, il repousse avec bravoure les images d’aiguille qui percent sa peau et le blessent ; la douleur sera sans doute acceptable - tous les foutus Erebiens ont l’air d’y survivre, après tout. Foutus Erebiens, Soltana exceptée. C’est la seule qui a fait l’effort de ne pas le fixer avec cette impression qu’il traînait derrière lui toute la décadence de Sombreciel, à la différence de certains de ses collègues. Enfin si, au début. Mais disons que certains rapprochements aident. Tout de même, les aiguilles continuent de lui faire peur. Et si la plaie s’infecte ? Et s’il est allergique à l’encre ? Et si la personne foire totalement le dessin et que Soltana le quitte parce qu’il a un petit nounours au lieu du motif ? Il chouine un peu, contre elle. « C’est pas parce que c’est petit que c’est pas dangereux ou douloureux. » Il repousse l’idée un peu plus loin. « Tant que c’est pas à un endroit particulièrement sensible… Je suppose que je peux survivre. » Jusqu’à voir l’aiguille.

Et les larmes remontent, glissent dans ses yeux, vont y couler. Vont y sombrer. Il est ému, évidemment. Son coeur tambourine. Le Cielsombrois tend l’oreille lorsqu’elle parle, sa bouche toujours contre sa peau. Et il faut avouer qu’il n’y comprend pas grand-chose. Si, éventuellement, famille. Ou alors fauteuil. Elle le trouve peut-être confortable ? Il est perdu, un instant. Ne pas s’y attarder. Faire semblant d’avoir compris.

Meldred ne relève pas la tête. Il réfléchit, appuyé contre le point légèrement humide de son cou où il a posé ses lèvres. «Une fille. » répond-il en premier, naturellement. «Ou… Ou un garçon. Oui. Ou non, une fille. » Et il soupire, c'est dur de choisir, glisse sa main sur la sienne.  Ses lèvres sont étirées en un léger sourire, même lorqu’il parle, ça s’entend.

« Et toi ? Parce que moi... Je ne sais pas, Soltana. Je veux notre enfant. Qui aurait la force et la détermination de sa mère, et sa beauté, et sa curiosité. » Il finit par lâcher son cou, relever la tête pour la fixer avec tendresse. « Je veux notre enfant, qui sera lui-même et un peu nous. Qui sera parfait.» Il dépose un baiser sur son front : c’est peu pratique, mais il s’en fiche. « Parfait comme toi. »

Son sourire revient, sa main se lie à la sienne. Il l’embrasse doucement, encore et encore, histoire de détourner son attention. « Et on l’appellera Perfection-Parfaite. Ou Fabuleux-Bébé. » murmure-t-il, combattant son envie de rire. « Et le prochain sera numéro-deux-de-la-Perfection. » Parce qu’il n’imagine pas une seule fois laisser leur enfant seul. Il sait qu’il est apte à procréer, sans savoir jusqu’à quand. Autant, alors, en profiter. Si elle le veut, bien entendu - mais il a toujours voulu une famille, elle le sait. Une grande, immense même.

Parce qu’au fond, il y a la peur de ne rien laisser derrière eux. La peur que cet enfant, là, ne vive pas et que jamais ensuite d’autres ne viennent. Son coeur se serre à cette pensée, ses doigts se resserrent sur les siens. Il ne veut pas la lâcher - il n’a pas à la lâcher, plus jamais. Ni elle, ni ses lèvres qu’il couvre littéralement de baisers, trop légers désormais pour qu’elle puisse y répondre. Il joue avec elle peut-être un peu - agaçant, toujours.



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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptySam 1 Déc - 21:46

Elle pourrait le rassurer que ce n’est pas dangereux, et que la douleur si elle sera ne sera que brève et bien vite oubliée. Elle pourrait lui dire que la coutume date depuis si longtemps chez les Erebiens et que personne n’est décédé de ces petites traces d’encre laissées sur le corps - ou alors on le lui a pas dit. Mais elle se contente de doucement lui sourire. Elle le rassurera plus tard. Elle prendra sa main et la serrera bien fort dans la sienne quand le temps sera venu. Elle viendra chercher son regard, qu’il se perdre dans le vert de ses yeux, qu’il oublie l’aiguille alors qu’elle pourrait lui murmurer mille et une promesses. Et puis ça l’amuse, un peu, cette crainte injustifiée qu’il nourrit. Elle n’a pas besoin d’un homme qui prétend, un homme fort et puissant, protecteur, un homme dur est vaillant. Elle a cette force de caractère, Soltana, et elle peut se défendre elle-même, qu’elle ose croire. C’est la sensibilité de Meldred qui la charme. C’est cela qui fait fondre son coeur et qui lui permet de s’ouvrir un peu plus, avec lui de se laisser aller et de se dévoiler tout autant. Il est tout ce dont elle a besoin, dans ses inquiétudes et ses émerveillements et ses rêveries et tout ce qu’il est.

Une fille alors, qu’il aimerait? qu’elle songe alors que sa main glisse sur la courbe légèrement arrondie de son ventre. Est-ce une petite fille qui se cache là, dans ce ventre grandissant? Une petite fille aux cheveux sombres et aux mèches doucement bouclées. Une petite fille qui aurait la douceur de Meldred, mais oui, peut-être un peu de sa détermination à elle aussi, pour arriver à grandir dans ce monde dangereux et changeant dans lequelle elle viendra au monde.
Elle rougit un peu, alors qu’il la complimente. Elle a cessé de refuser ces jolis mots qu’il lui donne ; ça ne sert à rien et Meldred a toujours continué. Elle y est un peu plus habitué, maintenant. Et sa voix qui quitte ses lèvres en un doux rire devant les noms absurdes qu’il propose. « Peut-être que je me chargerai de nommer notre enfant, alors ! » Pas un nom Erebien. Cet enfant ne le serait pas, qu’elle doit se rappeler, ne pouvant empêcher une petite pointe de tristesse. Mais il serait mieux. Il serait un enfant de l’amour, un enfant de l’interdit, de l’amour qui naît et survit malgré ce que les autres en pensent. Il serait aimé et il brillerait, il rayonnait. Et elle rêvait déjà de découvrir une nouvelle étoile là-haut dans l’infini céleste pour pouvoir lui donner le nom de ce bébé qui n’en avait pas même encore.

Elle sourit un moment sous les petits baisers qu’il lui donne, avant que ses mains s’échappe des siennes pour venir emprisonner sa mâchoire, le garder proche, pouvoir enfin répondre à ses baisers, goûter ses lèvres, ce goût qu’elle connait par coeur à présent, plus doux que tout le reste. Et c’est elle qui le garde là, maintenant ; qu’il cesse de jouer avec elle, alors qu’il ne lui donne que davantage l’envie de le traîner jusqu’à son lit, de le glisser sous ses draps et le déshabiller pour couvrir non pas ses lèvres de baisers mais son corps. Pour lui faire un autre enfant, tout de suite ; si c’était seulement possible. « Meldred. » Son regard remonte vers le sien, soudainement se parant d’un voile de sérieux. « Si on continue ainsi tu sais que je ne pourrai pas te résister et qu’il faudra consommer ce mariage avant de l’officialiser. » Chose qui est déjà faite, certes. Ça ne parait presque pas. Presque.
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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyMer 19 Déc - 18:41

Il est pourtant totalement sérieux, quand il propose sa liste de prénoms, Meldred. Totalement… À sa manière, en soi. Appeler l’enfant Parfait est une solution - ou Parfaite - qu’il trouve totalement justifiée, car leur bébé et les enfants qui suivraient seraient forcément les mieux des bébés.
« Comment, tu oses me dire que tu n’as pas confiance en mes noms et mon inventivité ? » il pourrait s’en offusquer, et déjà ses sourcils se froncent d’un air presque comique. Le Cielsombrois ne lui en veut pas. Comment pourrait-il lui en vouloir ? Sur d’autres sujets plus graves, sur des sujets d’importance, oui. Sur une petite blague, une idée folle qui déjà s’étiole, quel est le besoin de rancoeur ?

« Fabuleux-Bébé est pourtant le meilleur des choix. » réussit-il à glisser, un sourcil levé, avec un air absolument confiant en ce qu’il raconte. C’est du bluff, bien entendu ! De toute manière, son esprit troué aura oublié ces propositions fantaisistes dans quelques heures, quelques jours - quand on lui en parlera, il prétendra que ce n’est pas ce qu’il a dit, qu’il a abandonné l’idée alors qu’en réalité il cherchera vainement dans cette roche poreuse qu’est devenue sa mémoire. Peut-être l’a-t-elle toujours été, et le souvenir même de ces non-souvenirs a glissé dans l’oubli.

Il répond à son baiser avec tendresse et légèreté, les yeux brillants derrière ses paupières mi-closes. Il a un regard qui scintille même sous les cils à demi baissés. Étoiles qui rencontrent son ciel clair, bien sérieux à cet instant précis. Qu’a-t-il fait ? L’a-t-il mise mal à l’aise ? Il a beau toujours chercher à expliquer, à justifier, à comprendre l’esprit, quelquefois Soltana reste un mystère pour lui ; à dire vrai, il n’est pas entièrement focalisé, son esprit s’est mis à vagabonder comme souvent avec lui. Ceci peut peut-être expliquer cela, en toute honnêteté.
Le brun la regarde, ses yeux finissant par glisser sur ses lèvres alors qu’elle parle. Et il craque, se fend d’un sourire goguenard et presque enfantin. Que l’idée est amusante !

« Parce qu’évidemment, rien n’a été fait avant le mariage. » Ça l’amuse franchement. Non mais il a été conçu comment, le bébé le plus parfait de la terre ? Par intervention divine ? C’est une volonté des dieux, c’est ça ? Alors il joue encore, prétend quelque peu. Il s’écarte de ses lèvres avec le même sourire et un air de regret collé dans le bleu intense de son regard - l’iris plus sombre que le sien semble danser. « Du coup, il faudra que tu m’expliques comment tu as pu concevoir notre enfant. C’est une bénédiction des dieux, pas vrai ? Et ça n’a rien à voir avec le fait que je vienne...» Il réfléchit à la formulation, posant innocemment sa tête sur son épaule. Qu’il vienne, ça peut justifier aussi. « Que je vienne dormir avec toi chaque nuit. » Dormir. En fait, Soltana et lui entretiennent une relation exclusive de peluche de l’autre.

Il ne sait pas retenir ses baisers bien longtemps. Il en dépose un sur sa joue, rapide, presque rien. Un autre, qui se rapproche de sa tempe, puis de son oreille. Sa voix qui se fait plus secrète - et là, l’envie perce. « Et bien entendu, ça n’a rien à voir avec d’autres activités que l’on saurait pratiquer à deux… Puisque nous n’avons rien fait, avant le mariage. »
L’innocence même, les deux.



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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyVen 11 Jan - 17:06

« Oh j’ai totalement confiance en ton inventivité, Meldred. » Le sourire sur ses lèvres se fait amusé, alors qu’elle hoche la tête quand il rajoute que Fabuleux-bébé serait un excellent nom. Mais donner un tel nom au bébé dans son ventre n’est peut-être pas la meilleure des idée ; oh à leurs yeux c’est ce qu’il sera, oui, un bébé fabuleux, il n’y a aucun doute à se faire là-dessus. Mais elle imagine mal cet enfant au nom si particulier tenter de se frayer une place dans le monde en justifiant constamment le choix de ses parents quant à son prénom ; et puis un jour ce ne sera plus un bébé, mais un enfant, puis un jeune homme ou une jeune femme, un père ou une mère à son tour, et une personne âgée au corps flétri par la vieillesse. Elle pourrait se laisser aller à ces fabulations - elle se surprend elle même à s’imaginer cet avenir, ces possibilités, elle si terre à terre d’ordinaire, c’est peut-être un peu du Cielsombrois qui déteint doucement sur elle. Ce n’est peut-être pas une mauvaise chose non plus.

Elle ne rajoute rien de plus, ils auront bien encore le temps de se disputer pour trouver un prénom qu’il leur plaira à tous les deux : elle n’est encore qu’au tout début de sa grossesse après tout, et son ventre arrondi est pour l’instant que jolies courbes que si peu encombrantes. Il y a encore de longs mois à venir, beaucoup d’inconforts en perspective, de bonheur et d’étonnement. Ils auront le temps, et peut-être, qui sait, que d’ici là il saura la convaincre sur un nom des plus farfelu. Peut-être.

Et Soltana s’amuse qu’il entre dans ce petit jeu - comme elle savait parfaitement qu’il allait embarquer. « Non bien sur. Rien du tout. » Elle le laisse s’écarter, parler, et à la pause douteuse, elle hausse un sourcil, manquant éclater de rire avant qu’il ne reprenne, et qu’elle ne réussisse à garder son sérieux. Et il y a cette suite de baisers, rapides, courts, légers. Qui s’étalent sur son visage, la font presque frissonner doucement, alors qu’elle s’empêche de leur céder. Elle voudrait, oh oui, l’envie est bien là, et son corps à envie de plus ; de ces caresses et de la tendreté des lèvres et des mains et de la peau de son amant. « Rien à voir avec tout cela, et nous n’avons rien fait du tout, non. » Sa main qui glisse le long de son torse, sur ses vêtements, qui descend pour que ses doigts puissent se glisser sous le tissus et toucher sa peau. Juste du bout des doigts, une caresse volatile, tentatrice, à la limite d’un chatouillement. « Pour qui me prends-tu, Meldred? » Et sa main se pose à plat sur sur son ventre, le repousse, pour qu’il quitte le fauteuil, qu’elle puisse à son tour se relever. Elle feint d’être offusquée, alors qu’elle s’éloigne de lui - alors que tout son corps ne demande pourtant que de se rapprocher de l’homme qu’elle aime ! « Je ne suis pas l’une de tes Cielsombroises débridées, voyons. » Le sourire sur ses lèvres la trahit un peu, somme toute.
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Meldred de Séverac
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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyJeu 17 Jan - 22:17

Meldred lance à Soltana un sourire presque enfantin et pur, appuyé contre elle. Ne sont-ils pas les plus innocents de tous les professeurs de cette Académie, lorsqu’ils sont ensemble ? Il ne sait pas vraiment si elle le croit alors qu’il argumente à peine. Du mensonge à la limite de la vérité, tordre ce qui est pour en faire ressortir ce qui n’est pas entièrement mais pourrait être : Soltana et Meldred se réconfortent en effet mutuellement au lit, et dorment ensemble. D’un point de vue strictement véridique, également, depuis qu’il l’a demandée en mariage ils n’ont rien fait ensemble de ce côté-là. Donc… Donc il est dans le vrai.
il est dans le vrai encore pour au moins quelques poignées de minutes, des heures, des jours - peut-être sera-t-il toujours dans le vrai, mais connaissant son Erebienne (et lui-même) il peut y avoir quelques doutes.
« Rien fait du tout depuis que ce mariage est d’actualité, non. Que crois-tu ? Nous sommes purs, chastes et innocents. »
Il a quelques doutes sur la durée desdits qualificatifs employés plus haut, cela dit.

Doutes probablement amenés par cette main légère qui glisse sur ses vêtements sombres, sous ses vêtements - chaleur tendre, et s’il ne baisse pas le regard il peut imaginer sans mal combien sa peau pâle à pleurer fait ressortir l’or éteint et infiniment précieux de la sienne, à chaque toucher. Gouttes de feu qui font scintiller ses yeux, naître un sourire contre sa tempe où sont toujours ses lèvres.
Et puis on le vire comme un malpropre.
Douche froide, qui ralentit un peu son propre enthousiasme. Jusqu’à ce qu’il comprenne.

Il est un peu lent à la comprenette, quelquefois, Meldred. Relevé du fauteuil, il joint les mains devant lui, se mord l’intérieur de sa lèvre - juste un peu, juste pour retrouver ce qu’il pensait avant. « Non, effectivement, tu ne l’es pas. » Sa tête se penche sur le côté, il fait un pas vers elle tout doucement. « Disons que tu le seras sous peu. Cielsombroise, ajoute-t-il avec précipitation, débridée, je ne sais pas. C’est un état d’esprit bien particulier, difficile à appréhender en un sens, pas nécessairement représentatif de... »

Il se stoppe avant de partir trop loin. Doucement, sa main vient prendre la sienne, la porter à ses lèvres. « Je pense que tu es Soltana. » Il relève le regard vers l’Erebienne, son sourire reprenant ses droits - plus amusé, plus tendre aussi. « Et avant tout, tu es celle que j’aime. Plus que tout, pour toujours et à jamais. » Il n’y a que pour elle que ses pensées ne se perdent pas, même lentement embrasées par l’envie. Il n’y a que pour elle que les choses ont un sens et perdurent dans le temps.  Ses lèvres se reposent sur sa peau, avant qu’il ne l’attire à lui délicatement, le regard étincelant et les gestes mesurés qui lui vont si bien - retenus par une volonté qui s’effrite quand elle s’approche si près. Ses mains viennent se poser sur ses hanches doucement, ses lèvres la narguent presque, son visage est si proche. Des mots mangés par le sourire, par son souffle. par sa retenue - qu’il sait si mal contrôler. « Et je préfère mille fois t’avoir avec moi, ici et maintenant, que n’importe qui d’autre, Cielsombroise débridée ou non. »



Là où la pensée a peur, la musique pense.  







Meldred parle en #99CCFF

On dit merci à Mab:
 
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Message Sujet: Re: Ce qui brille sur nos regards   Ce qui brille sur nos regards EmptyDim 3 Mar - 15:45

Sans réponse depuis plus d'un mois, RP corbeillé.
Envoyez un MP sous Géralt pour le sortir des archives. :oui:


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