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 La Science du partage et du conflit

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Message Sujet: La Science du partage et du conflit   La Science du partage et du conflit EmptyMar 9 Oct - 15:33


Livre III, Chapitre 6 • Puisse le sort vous être favorable
Sibeliane Coursevent & Ilse Tonnevent

La Science du partage et du conflit

Ou quand Ilse et Sibeliane s'occupent de l'équipage



• Date : 25 novembre 1003
       • Météo (optionnel) : le vent sent la neige et le froid
       • Statut du RP : Privé
       • Résumé : Cela fait maintenant quelques jours que l'Audacia est à quai à Lorgol et il est temps de partager le butin entre les membres de l'équipage. Ce sont Ilse et Sibeliane qui se chargent de cette lourde tâche.
       • Recensement :
       
Code:
• [b]25 novembre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4228-la-science-du-partage-et-du-conflit#155891]La Science du partage et du conflit[/url] - [i]Sibeliane Coursevent & Ilse Tonnevent[/i]
        Cela fait maintenant quelques jours que l'Audacia est à quai à Lorgol et il est temps de partager le butin entre les membres de l'équipage. Ce sont Ilse et Sibeliane qui se chargent de cette lourde tâche.
       

       


Dernière édition par Sibeliane Coursevent le Mar 9 Oct - 15:34, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: La Science du partage et du conflit   La Science du partage et du conflit EmptyMar 9 Oct - 15:33

Malgré le soleil brillant de cette fin novembre 1003, le vent charriait déjà des odeurs de gel et de neige fondue. De quoi faire frissonner même les marins les plus expérimentés de l’Audacia. Pourtant, Sibeliane restait sur le port, emmitouflée dans sa cape de laine et le nez plongé dans ce courant d’air. Elle avait toujours aimé cela. Renifler le vent. Outre le fait de chanter à ses oreilles, de lui murmurer des promesses comme un amoureux, celui-ci lui faisait profiter des parfums qu’il apportait soit du large, soit des terres. Des fragrances qui lui rappelaient parfois les landes battues par les bourrasques de son pays natal. Des senteurs marines qui lui parlaient de voyages et de libertés…

Des odeurs qui aujourd’hui lui faisaient froncer le nez de dégoût. Vase nauséabonde, déchets pourrissant dans l’eau stagnante du port, mélange disparate d’épices, pots de chambre déversés par les fenêtres hautes à même la chaussée boueuse de la Ville Basse de Lorgol… Sans compter les cris et autres harangues. Tout, ce matin-là, lui rappelait le début de l’hivernage. Encore une fois, il fallait qu’elle s’y fasse, qu’elle se réhabitue à cette vie sur terre. Avec un soupir fataliste, elle dut se rappeler les bons côtés de cet arrêt au port. Enfin, elle allait pouvoir revoir sa sœur cadette, découvrir de nouvelles chansons ou de nouveaux artistes. Peut-être allait-elle rencontrer de nouvelles personnes ou entrapercevoir d’anciennes connaissances. Au vu de la courte liste qu’elle réussissait à énumérer, elle eut un grognement de dédain. C’était si peu de chose comparer à la perte de sa « famille » pendant tous ces mois… A l’absence de Sicq pendant tout ce temps. Ses râleries amusantes et ses muscles dorés par le soleil allaient vraiment lui manquer.

« Reprends-toi, jeune fille ! Il n'y a rien de sexy dans le fait de frotter le pont à moitié nu. Ce n’est pas comme cela que tu vas trouver ton nid.
-Oui. Bon. Je sais, Ulmo. En même temps, je n’ai pas besoin de nid comme toi… et tu peux parler, toi. Tu n’as même pas trouvé ta femelle !
- C’est parce qu’il faut que je veille sur toi…Dépêche-toi. Ilse t’attend pour commencer le partage. »

Encore un soupir qui franchit les lèvres de la pirate alors que son œil se faisait torve pour le Fou de Bassan. Comme si elle pouvait oublier ses devoirs de future Seconde ! Ce dernier n’en tint pas compte et préféra frotter les plumes de ses ailes contre son bec pour les lisser. Comme toujours, Ulmo s’était perché sur l’enseigne de la Taverne de la Rose. Sans doute s’amuserait-il à lâcher une ou deux fientes sur les passants pendant son absence. Sacré volatile ! Maugréant dans le col de sa cape contre son Familier, Sibeliane entra enfin dans l’auberge pour rejoindre son amie et Seconde, d’un pas vif.

Au fur et à mesure que ses pieds l’emmenaient vers elle, un sourire se dessinait sur son visage. Elle avait toujours aimé passer du temps avec sa compatriote. Tellement semblables et tellement différentes. Aussi éprises de libertés et de voyages l’une comme l’autre, aussi droite dans leurs bottes l’une comme l’autre. Finalement, il n’y avait que leur sens de la famille qui changeait… et encore, il ne s’agissait que de la « création » de cette famille qui les différenciait. Effectivement, Sibeliane n’avait jamais compris pourquoi Ilse avait accepté de porter les enfants de ce forban d’Eric. Comment pouvait-elle supporter toute cette douleur lors de l’accouchement ? Et lorsqu’elle la voyait se dandiner comme elle le faisait à l’instant, devant elle, elle comprenait encore moins son plaisir d’être enceinte. Toutes les bonnes femmes d’Outrevent avaient beau lui certifier qu’une fois son bébé dans les bras, on oubliait tout, elle avait tout de même des doutes.

Posant son épaule contre l’entrée de la salle privée, elle observa en silence son amie, plongée dans le gros livre de comptes de l’Audacia. Savait-elle qu’inconsciemment, elle caressait d’une main légère son énorme ventre ? Peut-être pas. En tout cas, cela eut le don de renforcer encore un peu plus l’incompréhension de Sibeliane. Pourtant ses sourcils se détendirent lorsqu’elle aperçut enfin la merveille des petites merveilles. Ariane était assise dans un des berceaux de la taverne, dans une couverture bien chaude, un jouet à la main.

Ce fut elle qui l’aperçut la première, gazouillant vers elle et lui tendant son jouet avec un bonheur certain. Comment voulez-vous rester insensible à autant de grâce ?

« Bonjour, Ariane. Comment vas-tu, ce matin ? As-tu passé une bonne nuit ? », lui demanda-t-elle avant de prendre le bébé dans ses bras pour la câliner, un grand sourire sur les lèvres. Décidément, cette gamine savait la charmer bien mieux que tous les autres… surtout lorsqu’elle se mit à gazouiller pour lui répondre.

« Salut, Ilse… », finit-elle par déclarer avec un regard d’excuse pour son amie. « Cette jeune fille est bien trop souriante pour ne pas passer en premier. Je crois bien qu’Eric va devoir s’exercer à prendre quelques mines patibulaires pour faire fuir les prétendants pas sérieux. Elle est tellement mignonne que cela risque de vous pendre au nez. »

Encore une fois, Sibeliane décrocha son regard de sa Seconde pour enfouir son nez dans le cou du bébé à la plus grande joie de ce dernier qui éclatait de rire. Décidément, cette petite fille la faisait bien trop craquer. Ce fut donc à contre-cœur qu’elle la déposa sur sa couverture mais non sans lui redonner un baiser sur sa douce joue potelée d’enfant.

« Bon… Comment veux-tu procéder ? », l’interrogea-t-elle avec un sourire, tirant une chaise de la table en une invitation silencieuse. Après tout, cela ne servait à rien de mettre des mots sur cette faiblesse si ce n’était de titiller la susceptibilité des futures mamans.
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Le Pavillon Noir • Admin
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Ilse Tonnevent
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J'ai : 34 ans
Je suis : Pirate sur l'Audacia (canonnière) & Mage de l'Été (destruction)

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J'ai fait allégeance à : Philippe Jedidiah
Mes autres visages: Alméïde, Liselotte, Aurore, Victorine, Teagan
Message Sujet: Re: La Science du partage et du conflit   La Science du partage et du conflit EmptyDim 28 Oct - 0:46

Qu'il est bon de retrouver la chaleur de la Taverne de la Rose, après ces derniers jours passés dans la mer du nord, au coeur des températures glaciales qui s'installent. Les mois ont défilé, plus rapidement qu'elle ne l'aurait cru et elle sait que dans quelques semaines, les flots lui manqueront déjà, mais à cet instant précis, elle est heureuse de retrouver ce grand lit chaleureux, la bonne cuisine de Touillette, la bonne humeur des clients de la taverne et surtout, sa fille. Comme Ariane a grandi durant son absence ! Ses cheveux blonds ont un peu poussé sur son crâne, ses grands yeux bleus observent le monde avec curiosité et déjà, elle se promène à quatre pattes partout où elle le peut et même debout parfois, avec hésitation, si on lui en laisse l'occasion. Ses babillements font fondre l'Outreventoise qui ne se montre certes pas aussi gaga que son compagnon, mais qui a le coeur réchauffé à la simple vue de sa fille. Puis elle est également soulagée de retrouver un peu de confort dans son état, à quelques semaines – quelques jours – de l'accouchement. Elle se traîne son énorme ventre à travers les étages sous le regard attendri d'Eric qui ne manque pas une occasion pour y coller son oreille et écouter son futur bébé cogner avec enthousiasme. Ca fait rire l'Outreventoise qui n'hésite pourtant pas à le renvoyer vaquer à ses tâches pour la laisser respirer un peu. Le reste de l'équipage sera probablement soulagé lui aussi ; elle n'était pas aussi sujette aux sautes d'humeur que durant sa première grossesse et donc, sa magie n'a pas été aussi affectée, mais les derniers mois l'empêchaient de faire de nombreux efforts physiques.

Ce qui ne l'empêche pas de faire son travail ! Même à terre, son boulot de Seconde n'est pas terminé, bien qu'elle ne soit que la suppléante de Freyja et désormais, de Sibeliane. Maintenant qu'ils sont revenus, sa camarade outreventoise prend officiellement la place de Seconde et c'est donc à elles qu'a été confiée l'importante tâche de répartir le butin de leurs derniers voyages. Compté et recompté à de nombreuses reprises par le Capitaine et les Seconds, il s'agit désormais de tout distribuer équitablement, et qui mieux que des Outreventoises droites et honnêtes pour s'en occuper ? Aussi droites et honnêtes que peuvent l'être deux filles des flots, bien entendu.

Ilse est déjà installée dans le petit salon, près d'un feu de cheminée ronflant, sa fille auprès d'elle. Celle-ci s'amuse avec cette spatule dont lui a parlé Géralt et qu'elle ne quitte plus depuis, pleurant parfois si on la lui retire. Enthousiaste, elle frappe régulièrement les bords de son berceau avec – quand elle ne frappe pas son père par inadvertance en exprimant sa joie de le revoir. Le pauvre bougre s'est pris un coup de spatule sur le nez pas plus tard que la veille, sous le rire d'Ilse qui s'est beaucoup amusée de la scène. Grim était très déçu de ne pouvoir y assister d'ailleurs, mais il a continué son vol de son côté, rejoignant les îles de l'Archipel et sa fidèle compagne.

« Bonjour, Ariane. Comment vas-tu, ce matin ? As-tu passé une bonne nuit ? » La canonnière relève la tête, un peu surprise. Plongée dans le livre de comptes, elle n'avait pas entendu son amie arriver. « Elle est en pleine forme. » répond-elle d'un ton tranquille. Mieux que ça, elle s'est réveillée avant le soleil ce matin. « Salut, Ilse… » Un sourire fleurit sur ses lèvres et elle la salue d'un signe de tête. « Cette jeune fille est bien trop souriante pour ne pas passer en premier. Je crois bien qu’Eric va devoir s’exercer à prendre quelques mines patibulaires pour faire fuir les prétendants pas sérieux. Elle est tellement mignonne que cela risque de vous pendre au nez. » C'est un petit éclat qui quitte ses lèvres cette fois et elle secoue la tête. « Eric aura pas besoin de s'entraîner, crois-moi. » Il risque bien d'être intenable d'ailleurs. Mais il sera absent la majeure partie de l'année, il n'aura pas grand chose à redire sur le sujet. Puis, si le moindre jeune homme mal intentionné venait à dépasser les limites, Eric ne serait pas le seul à lui tomber dessus.

« Bon… Comment veux-tu procéder ? » Ilse regarde des yeux son amie qui s'installe à ses côtés et fait glisser le livre de comptes vers Sibeliane. « Les comptes ont été vérifiés plusieurs fois. Les derniers chiffres sont ceux des babioles qu'on a vendues en arrivant au port. Il en reste, mais on les comptera au prochain partage. » qu'elle explique d'un ton serein, pointant du doigt les colonnes avant de dérouler un morceau de parchemin posé sur la table. Dessus y figurent tous les noms de l'équipage et le nombre de parts auxquelles chacun a le droit. « C'pas très compliqué, on divise le montant pour qu'chacun ait l'bon nombre de parts, on vérifie bien qu'on a oublié personne et on présente ça au capitaine. Faut aussi prévoir un peu d'surplus pour l'ravitaillement à la fin de l'hivernage et tout c'qui concerne l'entretien d'la vivenef. » Rien de très compliqué. Mais mieux vaut ne pas se tromper. Alors, tandis qu'elle présente le parchemin à Sibeliane, elle reprend d'une voix plus légère. « Tu comptes rester par ici cet hiver ? Ou tu rentres un peu en Outrevent ? » Elles en ont pour un moment, autant en profiter pour discuter un peu.


Oh won't you come with me, where the moon is made of gold. And in the morning sun we'll be sailing. Oh won't you come with me, where the ocean meets the sky. And as the clouds roll by, we'll sing the song of the sea.


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