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 La dévoration de l'épervier

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Gabrielle de Faërie
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Je suis : Princesse impériale, mage du Printemps ; baronne du Ru-d'Argent

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Mes autres visages: Astarté des Sables • Agathe Martel • Sifaï Sinhaj • Tancélie le Sustain
Message Sujet: La dévoration de l'épervier   La dévoration de l'épervier EmptyMer 31 Oct - 18:58


Livre III, Chapitre 6 • Puisse le sort vous être favorable
Gabrielle de la Volte & Manaël l'Ardence

La dévoration de l'épervier



• Date : 2 juillet 1003
• Météo (optionnel) : Ensoleillé et chaud
• Statut du RP : Privé, express
• Résumé : Gabrielle de la Volte sait qu'un protecteur mage, dont le Familier est un oiseau de proie féroce, malmène ses invités. C'est armée d'un orgueil blessé et d'une fierté malmenée qu'elle confronte Manaël l'Ardence. Car tout porte à croire que ses avertissements, quelques mois plus tôt, n'ont pas eu d'effet sur le protecteur.
• Recensement :
Code:
• [b]2 juillet 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4272-la-devoration-de-l-epervier#157859]La dévoration de l'épervier[/url] - [i]Gabrielle de la Volte & Manaël l'Ardence[/i]
Gabrielle de la Volte sait qu'un protecteur mage, dont le Familier est un oiseau de proie féroce, malmène ses invités. C'est armée d'un orgueil blessé et d'une fierté malmenée qu'elle confronte Manaël l'Ardence. Car tout porte à croire que ses avertissements, quelques mois plus tôt, n'ont pas eu d'effet sur le protecteur.





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Gabrielle de Faërie
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Message Sujet: Re: La dévoration de l'épervier   La dévoration de l'épervier EmptyMer 31 Oct - 19:00

Elle était la baronne du Ru-d'Argent, princesse du duché de la Magie. Elle était ici chez-elle, sur ses terres, auprès d’un peuple qui appréciait la femme de coeur qu'elle était, délicate mais loyale, dévouée et présente pour ses gens. Pour qui se prenait-il à ainsi ternir l'image de sa baronnie et sa propre réputation? Après avoir délaissé Amarante à ses idées de couleurs et de techniques, Gabrielle avait arpenté son manoir de haut en bas, visitant et revisitant les ailes nombreuses, pour engourdir sa colère et ordonner son esprit. Réfléchir, encore et toujours, faire le choix le meilleur, celui qui serait empreint de sagesse. C’est le lendemain au matin, seulement, qu’elle convoqua le protecteur dans son bureau. La princesse avait abandonné ses jolies robes ouvragées pour une tenue plus pratique. Elle irait visiter ses terres dès la rencontre terminée, s’assurant que ses gens ne soient pas offusqués des manières de cet improbable protecteur. S’intéresser à eux. Les chérir. Les écouter et les comprendre. Leur montrer, encore et encore, combien le Ru-d’Argent était important pour elle, malgré son mariage qui approchait dangereusement.

- Prenez place, Manaël…

Les mots soufflés entre ses lèvres empruntaient les nuances d’un murmure. Elle le défiait déjà du regard, cette jolie princesse piquée au coeur, sa susceptibilité et sa sensibilité encore écorchées de la veille. Petite demoiselle posée avec noblesse sur son siège capitonné, elle le regardait du haut de sa petitesse prendre place à son tour, devant elle. Un air de déjà-vu. Cinq mois plus tôt.

- Pourquoi êtes-vous ici, selon vous?

De la douceur en toute chose. Comment pourrait-il en être autrement avec Gabrielle de la Volte? Dans sa voix, toutefois, des froideurs insoupçonnées témoignaient de ses sentiments blessés. Si elle se montrait si peu assurée, si discrète, dans les soirées mondaines et auprès de la cour impériale, la princesse se savait maître de sa demeure, femme en Cibella, et Manaël le saurait très certainement, lui aussi.




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Message Sujet: Re: La dévoration de l'épervier   La dévoration de l'épervier EmptySam 17 Nov - 12:09

« À vos ordres princesses. »

Pourquoi était-il ici ? L'homme avait prit place face à la belle des lieux pourtant plus figée que d'ordinaire. Douce mésange semblait arborer alors quelques expressions tirées des froides contrées d'après lui, quelques traits d'un oiseau de proie. Ses traits, sa voix, cette autorité ne laissaient nullement place à une familiarité mal placé. D'ailleurs il s'était toujours abstenu en sa présence de la tutoyer, connaissant sa place. Sa place cela étant paraissait en danger alors qu'elle le gouvernait de sa superbe. Large, il paraissait soudain médiocre sur sa chaise. Plus mal à l'aise que quelques mois plus tôt. C'est dire qu'elle ne s'était jamais adressé à lui de cette manière. 'C'est à cause de moi tu crois ?' 'Je n'en ai strictement aucune idée... ca se pourrait comme ca pourrait être tout autre chose.' 'Je refuse de rendre ce tableau.'

« Pour recevoir des ordres, une mission, un blâme ou pour un rapport, princesse ? »

Il était sincère derrière ses gros sourcils et espérait honnêtement que cela ne soit pas la troisième option. En tous les cas, il serait fixé dans sa sélection. 'Tu seras foudroyé sur place.' 'Creska, s'il te plait, pas maintenant.' La pria t'il en essayant de ne pas être figé par le regard de la belle de Ru-d'Argent qu'il avait pour devoir de protéger. Peut-être s'agissait-il d'une affaire couvrant Ru-d'Argent, un danger planant, un vol peut-être qu'il devrait résoudre, des malfrats à éloigner... tellement de chose lui venait en pensée. Pourvu que ce soit ça et pas cette rencontre fâcheuse d'il y a deux jours !


Dernière édition par Manaël l'Ardence le Mar 8 Jan - 18:08, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: La dévoration de l'épervier   La dévoration de l'épervier EmptyVen 21 Déc - 0:35

Elle patienta qu’il soit installé à son tour pour l’entendre. Manaël l’Ardence affirmait ne pas savoir le moins du monde la raison de sa présence, et peut-être jouait-il en espérant s’éviter un blâme, peut-être était-il sincère, persuadé que son arrogance ne soit pas problématique. Il ne semblait être coupable d’aucun crime, à l’entendre, à le voir, mais Gabrielle se montra néanmoins méfiante. Elle le jaugeait toujours tout en laissant un silence inconfortable leur tenir compagnie.

- Une invitée parcourait les routes du Ru-d’Argent, en approche du domaine. Elle souhaitait peindre quelques paysages avant notre entretien. Une artiste jeune mais prometteuse.

Soigneusement accoudée, Gabrielle dévisageait son protecteur réfléchir, puis comprendre, très certainement, ce dont il était question. La jeune Lagrane ne lui avait pas offert de nom, quant à son agresseur, mais la description sommaire d’un mage et de son rapace de Familier avait suffit à la princesse pour comprendre de qui il était question. Il l’avait longtemps intimidée, par ses regards acérés. Voilà qu’il faisait de même avec ses propres invitées.

- Il s’agit d’Amarante de Nacarat. Cadette du baron de Nacarat. Peintre invitée à ma demande, sur mes terres, afin de parfaire le présent que j’offrirais à Armandine de Faërie. Au-delà de ses titres et de l’affection que je lui accorde sans compter, il s’agit d’une femme malmenée sur les routes du Ru-d’Argent.

L’affaire semblait encore plus écoeurante en résumant le méfait à une seule phrase. Une femme malmenée sur ses propres terres. Par son protecteur. Elle l’avait trouvé charmant, il fut un temps. Un bref moment. Désormais, il l’offensait par ses gestes et sa suffisance, par cette manière qu’il avait de l’épier. Par cette faute qu’il avait commis, en souillant sa réputation.

- Qu’avez-vous à dire, Manaël?




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Message Sujet: Re: La dévoration de l'épervier   La dévoration de l'épervier EmptyMar 8 Jan - 18:07

Ah. C'était donc bien ça. Cette fâcheuse rencontre dont il avait craint les conséquences, en découvrant la brève identité première de l’artiste, si elle atteignait les oreilles de la radieuse princesse du Ru-d'Argent. L'heure était venue. Et la description qui suivit lui mordilla la nuque d'un soudain frisson. La dame avait dit vrai, elle était en relation avec l'objet de sa protection. Elle était même plus que ça.

Cruelle destinée. Cruelle rencontre. Désastre ambulant que les Dieux lui avaient mis sous le nez.

Finalement, comme lui susurrait au creux de son esprit Creska, il aurait peut-être été plus avisé de la faire disparaître dans un fossé. L'homme chassa pourtant vite l'idée de son Familier. Il ne lui avait fait aucun mal à son souvenir... par contre il l'avait bel et bien menacé. Il pouvait l'affirmer et l'expliquer sans conteste. Un mal pour un bien, pensait-il alors et pensa t-il encore. On insultait pas son Familier en sa présence. On insultait pas, tout court, les Familiers sans courir de risques. Et là, le risque avait été minime pour elle. Risque sans gravité pour l'artiste de Nacarat qu'une masse imposante lui sifflant de se taire ou sinon que. Risque avec lourds dégâts en comparaison et au final pour lui, sans l'ombre d'un doute, en entendant, en voyant, en vivant la scène présente.

- Je n'ai pas souvenir d'avoir malmené physiquement une femme sur vos terres, princesse, finit-il par débuter un semblant de réponse qu'il composait de la meilleure façon pour ne pas froisser plus encore la princesse pleine d'autorité face à lui mais également pour restituer la vérité. Sa vérité. Si ce n'était une ennemie à sa mission, il ne violentait pas les femmes. En ravager, oui, si elles étaient consentantes et dans un lit - de préférence. Détails inutiles à souligner ici. Mais j'en ai bien menacé une qui insultait à mes yeux mon Familier, oui, conclu t-il d'un hochement de tête se voulant courtois en sa présence.

Pourquoi mentir alors que tout semblait jouer contre lui. Elle avait beau le trouver efficace, Manaël n'était pas dupe au point ne pas comprendre qu'elle trouvait sa présence à la limite du supportable. Il la couvait comme un oiseau de chasse. Pour son bien, oui. Mais son plus grand bien, à elle et selon elle, se trouvait sans nul doute sans cette surveillance oppressante.
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Message Sujet: Re: La dévoration de l'épervier   La dévoration de l'épervier EmptyVen 8 Fév - 4:33

Combien de fois lui avait-elle suggéré que Creska survole un autre domaine que le sien? Il s’était obstiné, Manaël, et voilà que son Familier l'entraînait dans une position inconfortable. Il n’avait sans doute pas violenté son invitée, il était vrai, mais les menaces étaient toutes aussi terribles. Ses gens ne devaient pas craindre ses protecteurs et cette simple idée faisait non-sens à l’esprit de la princesse. Elle pinça les lèvres en l’entendant se défendre et avancer ses arguments. Des insultes qu’aurait lancées Amarante envers son Familier.

- Creska menaçait quotidiennement Silvère sans que celui-ci n’ait rien fait. Vous semblez comprendre enfin combien important est un Familier pour son mage. Peut-être comprendrez-vous l’affront qu’a fait le vôtre envers le miens? Jusqu’alors, vous ne sembliez pas en faire de cas et vous défendiez même la nécessité que Creska demeure sur mes terres. Et lorsque Amarante de Nacarat ose avancer une insulte à son endroit, vous perdez vos moyens, oubliez votre statut et la menacez…?

Il lui semblait qu’un venin coulait sur ses lèvres, alors qu’elle lui parlait avec une pointe de mépris et d’incompréhension. Elle avait redressé l'échine en lui parlant, l'orgueil toujours piqué de ce double-discours que lui servait Manaël, et si ses mots étaient cruels et sans rappel, jamais Gabrielle n’avait donné l’impression de perdre ses moyens. C’est d’une voix calme et posée qu’elle annonçait la sentence pour cet écart.

- J’en conclus que vos affaires seront toujours votre priorité. Vous avez été désigné par le prince Antonin de Faërie afin de me protéger de l’Ordre et de ses menaces, au péril de votre vie. Non seulement je ne vous fais plus confiance, Manaël l’Ardence, mais vous projetez une bien sombre image de ma personne, tant que vous travaillerez pour moi.

Et maintenant? L’envie de le chasser était là, du bout de ses doigts qui la démangeaient, mais elle n’en avait pas terminé. Pas encore. Il encaissait son congédiement, elle s’en doutait. Alors elle inspira profondément, lui laissant encore quelques instants, avant de reprendre parole.

- Vous partirez à la fin du mois, lorsque votre remplaçant sera convenablement formé et que vos affaires seront réglées. J’aviserai moi-même le prince Antonin de ma décision. Je vous souhaite bonne chance, Manaël.

La princesse leva enfin la main, impérieuse et élégante dans son geste, mais quelque peu arrogante aussi. Elle le congédiait ainsi, sans hésitation, tant le manque de respect lui semblait immense.






Dernière édition par Gabrielle de Faërie le Ven 8 Fév - 16:39, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: La dévoration de l'épervier   La dévoration de l'épervier EmptyVen 8 Fév - 9:06

Lui répondre ? Encore une fois ? Pour quoi faire ? Il n’était nullement d’accord avec ce qu’on lui reprochait, encore moins avec ce que la princesse disait. Il ne pouvait priver de liberté son Familier. Après tout, l’oiseau qui vol n’avait nul maitre. Creska avait bien lorgné sur Sylvère mais, jamais, Ô grand jamais, n’avait-elle posé ses serres dans la petite boule duveteuse et ce quand bien même la tentation aurait pu être grande. Un oiseau en regardait un autre. Un Familier en regardait un autre. Un rapace se montrait plus impressionnant face à une mésange. On était tout de même loin de l’insulte verbale qu’avait commise un homme envers un Familier, qu’avait faite Amarante de Nacarat envers Creska devant Manaël. C’était différent. Et à ses yeux, il n’avait pas tort de songer que Gabrielle était dans le faux. L’artiste qui était dans ses bonnes grâces lui avait fourni un prétexte suffisant, selon lui, pour se séparer enfin du protecteur étouffant qu’il était. Le lui dire pour autant ? Non. Elle le virait de manière méprisante mais, au moins, elle ne mettait pas en doute son talent… même si ses priorités étaient dites ‘problématiques’, ce qu’il trouvait tout simplement absurde - en témoignait sa mâchoire fermée solidement.

Oubliait-elle, Gabrielle, qu’il était prêt à risquer sa vie pour elle ? Comme tous ses protecteurs d’ailleurs. Et ce à chaque instant.  Alors remettre en question l’homme sous prétexte qu’il défendait son Familier lui paraissait outrageusement injuste. Sous prétexte qu’il ne pouvait forcer son Familier à être diffèrent. Sous prétexte qu’il avait fait passer Creska avant une pure étrangère. Elle n’en avait pas le droit, mais elle en avait le pouvoir. C'était donc peine perdue et il n'avait aucun désir de reprendre à sa suite. Lui voler dans les plumes, comme lui suggérait Creska, encore moins.

Les jeux étaient faits. Les dernières cartes dévoilées, alors qu’il se taisait, qu’elle terminait et le congédiait comme s’il n’avait jamais rien fait pour elle. Elle n’en valait pas la peine, lui disait Creska. Et il ne trouvait même pas à la contredire. Il était tout simplement déçu. Et écœuré d’avoir perdu autant pour si peu de chose. Autant d’années, de travail acharné pour en arriver là pour finalement être jeté comme un malpropre. Soit… il prouverait son talent ailleurs.

Et l’homme se leva, salua une dernière fois la princesse et puis quitta les lieux pour un dernier mois à la servir.

Plus tard, plus tard… Le gout amer de l’injustice persistera toujours. La rancune également. Pourtant Manaël avancera, encore et encore, sur un chemin différent, mais toujours intéressant quelque part.


***
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