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 Le poids du souvenir et le prix du savoir

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La Cour des Miracles
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Hiémain de Sylvamir
Hiémain de Sylvamir

Messages : 516
J'ai : 37 ans
Je suis : baron de Sylvamir, sénéchal et ambassadeur de la couronne kyréenne, voleur de la Cour des Miracles et ancien Fils des Ombres

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : la Cour des Miracles et Astrid, duchesse de Valkyrion
Mes autres visages: Denys ◊ Anthim ◊ Rackham ◊ Shahryar ◊ Nicolas
Message Sujet: Le poids du souvenir et le prix du savoir    Le poids du souvenir et le prix du savoir  EmptySam 8 Déc - 17:17


Livre III, Chapitre 6 • Puisse le sort vous être favorable
Hiémain de Sylvamir

Le poids du souvenir et le prix du savoir


• Date : Dans la nuit du 2 au 3 novembre 1003
• Météo (optionnel) : //
• Statut du RP : Solo
• Résumé : Cela fait un moment que Hiémain est revenu en Erebor et savait que Stellaire s'y trouvait. Mais ce n'est que tardivement que le baron se décide à revoir son ami. Beaucoup de question continue de le tourmenter depuis presque un an, mais la présence du dragon lui a surtout manqué. Des retrouvailles pleines de surprises, et une séparation à nouveau douloureuse.
• Recensement :
Code:
• [b]2 et 3 novembre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4327-le-poids-du-souvenir-et-le-prix-du-savoir#160757]Le poids du souvenir et le prix du savoir [/url] - [i]Hiémain de Sylvamir[/i]
Cela fait un moment que Hiémain est revenu en Erebor et savait que Stellaire s'y trouvait. Mais ce n'est que tardivement que le baron se décide à revoir son ami. Beaucoup de question continue de le tourmenter depuis presque un an, mais la présence du dragon lui a surtout manqué. Des retrouvailles pleines de surprises, et une séparation à nouveau douloureuse.




Cette âme est pleine d'ombre, le péché s'y commet. Le coupable n'est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l'ombre — Victor Hugo.

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Hiémain de Sylvamir
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Message Sujet: Re: Le poids du souvenir et le prix du savoir    Le poids du souvenir et le prix du savoir  EmptySam 8 Déc - 17:41

L’arrivée en Erebor avait été pour Hiémain aussi rude que la première fois. Le soleil lui était toujours aussi agressif et n’avait rien de celui de la froideur de Valkyrion ou de Lorgol. Ici tout était sec, aride, même dans la belle et immense demeure de Sinsarelle, où les mages avaient pu revenir pour entretenir les lieux et apporter un peu de fraîcheur. Cela aurait été un mensonge que de dire que Hiémain était content d’être envoyé par son duc en Erebor. Non qu’il n’aimait pas cette terre pleine de secret et d’une beauté époustouflante, son cœur de kyréen était néanmoins attaché aux températures de glace. Et si de la même manière il était heureux de voir de nouveaux horizons, il aurait préféré que ceux-ci soient ceux de Lorgol, pointant ses mille tours vers les cieux. La cité lui manquait bien plus que les dunes de sable du royaume de son épouse, mais une part de lui au moins se contentait paisiblement de voir sa Mélusine heureuse. Cette nomination, elle ne l’avait pas vu d’un mauvais œil, et bien au contraire, aux yeux de tous, cela démontrait la confiance que le duc Hjalden pouvait avoir en son sénéchal. Car ce n’était pas rien de nommer quelqu’un ambassadeur, à plus forte raison dans un royaume indépendant qui n’avait pas de compte à rendre à l’empire d’Ibélène. Mais Hiémain savait pertinemment que ce n’était pas la confiance de son suzerain qui lui avait fait obtenir ce poste et ce titre honorifique, mais bien sa méfiance. Une occasion, certainement, pour l’éloigner. L’éloigner de quoi, cela il n’en avait pas la moindre idée. Et même si l’attachement qu’il avait pour Valkyrion était sincère, partir lui était tout aussi agréable. Pour bien des raisons.

La première, c’était de pouvoir bénéficier à nouveau de la magie et donc de déplacement autrement plus rapide. Si son fief, avec Mélusine et les enfants n’était certes pas Lorgol, au moins pouvaient-ils maintenant s’y rendre très rapidement. Par les dieux, la ville lui avait véritablement manquée, et bien que ne pouvant pas y mettre les pieds aussi souvent qu’il le souhaiterait, il avait pu renouer cependant avec ses vieilles amitiés et l’autre joyaux qui possédait sa loyauté : la Cour des Miracles.

Autre chose aussi lui avait terriblement manqué. Un être qui n’avait rien à avoir avec Lorgol ou Erebor, ou juste si peu. Une créature qui n’était plus un partenaire, et qui lui rappelait douloureusement une perte dont il n’avait encore pas fait le deuil. Mais avant tout un ami qu’il voulait revoir. Pourtant, bien trop de questions hantaient encore le baron de Sylvamir pour qu’il pardonne à Stellaire et Obéron les cachotteries et le malheur. Bien sûr, il ne les considérait pas comme coupables de la Chasse Sauvage, mais il leur reprochait les mensonges. Aussi était-ce pour ces raisons que dès son arrivée en Erebor, Hiémain n’avait pas tenu à aller voir Stellaire, qu’il savait pourtant à proximité de Sinsarelle puisqu’il avait pu observer à l’occasion son vol dans les cieux. A ce qu’on disait, lui et Fantasme couvaient de nouveau, et avaient établi leur nid ici. Tant de souvenirs étaient remontés alors, joyeux et tristes à la fois. Cela l’avait finalement décidé, un soir alors que le soleil tombait, d’aller voir ce vieil ami qu’il n’avait pas vu depuis presque une année. Leurs dernières paroles avaient été des adieux au creux de quelques pensées, alors même qu’Obéron disparaissait dans un souffle avec ses confrères.

***

Le sable crissait sous ses pas, lorsqu’il arriva à proximité de l’endroit où vivait le dragon. Les derniers rayons du soleil frappaient les écailles d’ors de l’immense seigneur ailé, et bien vite, leurs regards se croisèrent, s’accrochèrent. Ils étaient peut-être loin encore l’un de l’autre, mais en cet instant, Hiémain eut l’impression que son esprit et son cœur ne faisaient qu’à nouveau un avec Stellaire.

« Tu as pris ton temps, Hiémain, mais je savais que tu finirais par venir. »

Comme autrefois, la voix gutturale et puissante résonna dans son esprit, chatouillant ses pensées en s’immisçant sans demander. Il avait perdu l’habitude de ressentir pareille intrusion. Dans un battement d’aile, la créature d’or franchit la distance qui les séparait, abaissant sa grande tête au-dessus de Hiémain. Silencieux, l’homme observait toujours le dragon, laissant le souffle chaud de la bête frôler sa peau et ébouriffer ses cheveux. Il réalisa assez durement combien il lui avait manqué.

« Je ne sais pas pourquoi je ne suis pas venu plus tôt…
-Si, tu le sais. Et je le sais aussi. Tu m’en veux, et tu as le droit de m’en vouloir.
-... Tu as toujours su voir les choses en moi, mais moi je n’ai jamais pu. » Comment aurait-il pu saisir les pensées d’un être vieux de plus de mille ans ? Il n’avait partagé que si peu de temps avec lui, contrairement peut-être à d’autres écrins. Avait-il le droit de lui reprocher de n’avoir rien dit ? De NE lui avoir rien dit ? « Je t’en veux oui. Mais je suis heureux de te revoir mon vieil ami. »

Il n’était pas certain, Hiémain, mais il semblait percevoir sur la gueule de Stellaire ce qui se rapprochait d’un sourire. Et il savait qu’il avait raison, lorsque l’éclat d’un rire puissant cogna ses pensées. Abaissant le museau, il vint poser celui-ci sur le haut du crâne du kyréen dans un geste purement affectueux et doux. Et d’une main caressante, Hiémain y répondit. De longues minutes, ils restèrent ainsi, les yeux fermés à savourer un fragment du passé. Puis, comme il fut le premier à initier le contact, Stellaire fut le premier aussi à le rompre, levant sa lourde tête vers les cieux qui se coloraient d’encre.

« Il n’est pas prudent de sortir à cette heure de la journée.
-Je sais. »

Il sait, et que dire de plus ? Qu’il serait prudent ? Comme s’il était possible d’échapper si facilement à la Chasse. Que ça ne durerait pas longtemps ? Il n’avait pas non plus l’envie d’ajourner ces retrouvailles. Alors il ne dirait rien de plus et l’immense seigneur des cieux le perçu bien, comme s’il percevait doutes et pensées, à l’instar d’autrefois.

« Me répondras-tu, si je te pose des questions ? »

Sur la Chasse Sauvage. Sur la Rose. Sur l’Ordre. Sur le passé. Sur le présent. Mais tout ça, Stellaire le devina sans doute, car dans son regard passa un voile sombre de doutes lourds et pesants.

« Je te dirais ce que je sais et ce qui peut être dit. »

Cette réponse pour l’instant lui suffisait et il commença alors à questionner.

***

Il était déjà fort tard et la discussion continuait, sans jamais s’éterniser sur l’un ou l’autre des sujets. Stellaire avait le don d’être bavard, même lorsqu’il ne pouvait donner de réponse claire et précise à Hiémain. Il trouvait toujours le moyen d’esquiver, racontant anecdotes et pensées fugaces. Et étrangement, le baron se laissa à écouter son ami sans perdre patience, sans s’offusquer du peu d’informations que lui donnait le dragon. Il avait simplement l’impression de retrouver un ami de longue date et cela lui faisait regretter le temps passé. Il regrettait beaucoup trop…

« Obéron… lorsqu’il est parti, il semblait porter beaucoup de choses sur ses épaules. Il avait beaucoup de secrets lui aussi, pas vrai ?
-Je pense que chaque membre de la Rose avait des secrets profondément enfouis et qu’avec le temps, les extirper est devenu impossible. Mais Obéron… » Pendant une fraction de seconde, le ton de Stellaire se fit plus sombre, empli d’une tristesse grave et pénible. Son regard afficha cette même peine, alors qu’il reprenait. « S’il te plait, ne lui en veut pas trop de t’avoir caché énormément de choses. Il a beaucoup souffert. Plus que personne ne peut l’imaginer.
-Je… je ne lui en veux pas. » L’espace d’un instant, il doute peut-être de cette affirmation, mais il sait au fond de son cœur, qu’il ne peut pas totalement lui vouloir à ce roi du passé. Même si Hiémain n’approuvait pas certaines décisions prises, il pouvait aussi comprendre. « Il a fait ce qu’il devait j’imagine, il a obéi à son devoir. »

Le hochement de tête de Stellaire fut imperceptible, mais Hiémain eut la sensation, en l’observant, que ses mots n’étaient pas justes. Le dragon ne tarda pas à confirmer ce soupçon :

« Non, il a été forcé de le faire. » Un étrange frisson glaça le sang du baron, pendu aux lèvres de l’immense créature. « Hormis moi, personne n’était en mesure de réellement comprendre Obéron, Hiémain. » Et bizarrement, de tout ce que le kyréen fut tenté d’imaginer, il savait que c’était bien loin de la vérité. Il avait l’envie de savoir, l’envie de comprendre, mais il devinait que c’était là tout ce que Stellaire lui confierait sur son partenaire aujourd’hui disparu.

Mais alors qu’il allait reprendre la parole pour poser une nouvelle question, le dragon aux écailles d’or se redressa vivement, pointant son long museau vers le ciel nocturne, les yeux écarquillés de peur et de peine. Autour d’eux, il y eut un vague tremblement de terre qui ne dura qu’une petite dizaine de secondes avant de s’effacer, pour ne laisser que le silence et l’horizon des dunes. Etrangement, Stellaire ne semblait pas l’avoir remarqué et conservait son attention sur quelque chose qu’il devait être le seul à percevoir. Rapidement alerté, Hiémain s’était lui aussi relevé, tentant de distinguer quelque chose chez son ami, puis dans la direction que celui-ci observait. Mais rien. Il n’y avait rien sinon quelques nuages. Même le grondement de la Chasse Sauvage, que Stellaire aurait pu entendre ne parvenait pas jusqu’à ses oreilles. Le dragon était seul à savoir et pendant de longues minutes, il resta ainsi, dans une détresse palpable. Même les appels de Hiémain ne changèrent rien, il n’entendait plus, ne voyait plus, son regard perdu dans les ténèbres. Puis au bout d’un moment, la voix gutturale perça le silence, profondément inquiète :

« Il est en colère. Si terriblement en colère…
-Qui ça ? Qu’est-ce qu’il se passe Stellaire ?!
-C’est grave. Très grave Hiémain. » Enfin, le dragon tourna son visage vers lui, plongeant son regard doré dans le sien, communiquant sans le vouloir tout ce qu’il pouvait ressentir au fond de lui : il était bouleversé. Stellaire était totalement bouleversé. « Tu dois te rendre à Lorgol. A l’Académie. Il s’est passé quelque chose de terrible, tu dois y aller.
-Tu peux me dire ce qu’il se passe ?! Enfin que t’arrive-t-il ?
-Tu comprendras. Mais tu dois partir. »

Prêt à répliquer, Hiémain laissa pourtant ses mots mourir dans sa bouche. Stellaire ne dirait rien. Quelque chose venait de le perturber profondément, au point où son ami, d’ordinaire bavard et optimiste, semblait souffrir d’un dilemme interne que seul lui comprenait. Et que pouvait-il faire pour l’aider ?

« Il n’y a vraiment rien que je puisse faire pour toi ?
-Non… non. Va. Dépêches toi. »

C’était certainement la première fois que Hiémain voyait Stellaire se fermer comme une huître, jusqu’à même lui demander de partir si fermement. Aussi n’insiste-t-il pas, laissant le Seigneur des Cieux dans ses pensées. Telle une statue, le dragon d’or avait cessé de bouger. Pressant ses pas pour retourner à la citadelle de Sinsarelle, il s’arrêta sur le vif, manquant de tomber lorsque la voix de Stellaire le toucha une dernière fois :

« La Chasse est libre, elle s’échappe de la Tapisserie. Sans elle, Il aurait tout détruit. Mais Lui aussi doit obéir à ses propres règles. »

Quelles étaient ces paroles trop mystérieuses ? Que voulait dire Stellaire et de qui parlait-il, Hiémain l’ignorait totalement, mais cela l’inquiétait. Et l’espace d’un instant, son ami, celui avec qui il avait échangé toute la nuit lui faisait peur. Il ne pouvait le comprendre. Et bizarrement, personne ne semblait pouvoir le faire.

Quittant les lieux, le baron de Sylvamir retourna rapidement chez lui, réveillant son épouse et son mage des portails, dans l’idée de se rendre immédiatement à Lorgol. Il s’était passé quelque chose de grave et il devait savoir quoi.



Cette âme est pleine d'ombre, le péché s'y commet. Le coupable n'est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l'ombre — Victor Hugo.

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