AccueilAccueil  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Le Deal du moment : -29%
Jeu d’ambiance Dobble
Voir le deal
7.12 €

Partagez
 

 Il y eut un silence

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
La Noblesse
La Noblesse
Castiel de Sombreflamme
Castiel de Sombreflamme

Messages : 2436
J'ai : 26 ans
Je suis : duc décadent de Sombreciel et mage de l'Été amateur d'explosions

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Sombreciel et à l'empire d'Ibélène.
Mes autres visages: Louis • Octavius • Maelenn • Lionel • Matvei • Hermine
Message Sujet: Il y eut un silence   Il y eut un silence EmptyVen 14 Déc - 19:17


Livre IV, Chapitre 1 • Les Labyrinthes de Sithis
Castiel de Sombreflamme

Il y eut un silence

Ou quand ce qui suit une explosion est un long silence



• Date : 30 décembre 1003.
• Météo (optionnel) : AFFREUSE MERCI. C'est la tempête.
• Statut du RP : Solo, privé.
• Résumé : Une explosion réveille tout le palais d'Euphoria, le jour du vingt-sixième anniversaire de Castiel. Il n'y a toutefois pas de cadeau, dans ce que le duc découvrira, alors qu'on lui annonce la mort de Césaire Chesnenoir.
• Recensement :
Code:
• [b]30 décembre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4381-il-y-eut-un-silence]Il y eut un silence[/url] - [i]Castiel de Sombreflamme[/i]
Une explosion réveille tout le palais d'Euphoria, le jour du vingt-sixième anniversaire de Castiel. Il n'y a toutefois pas de cadeau, dans ce que le duc découvrira, alors qu'on lui annonce la mort de Césaire Chesnenoir.



Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo




Il y eut un silence 1479663390-proinoir
Revenir en haut Aller en bas
La Noblesse
La Noblesse
Castiel de Sombreflamme
Castiel de Sombreflamme

Messages : 2436
J'ai : 26 ans
Je suis : duc décadent de Sombreciel et mage de l'Été amateur d'explosions

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Sombreciel et à l'empire d'Ibélène.
Mes autres visages: Louis • Octavius • Maelenn • Lionel • Matvei • Hermine
Message Sujet: Re: Il y eut un silence   Il y eut un silence EmptyVen 14 Déc - 19:18

L’explosion t’a éveillé.
Tu dormais.

Couché aux côtés de Madeleine, Odette lovée entre vous deux, tu es le premier à avoir levé la tête, sans pourtant t’inquiéter outre mesure. Une explosion, dans ton palais, ce n’est pas inhabituel. S’il y a bien un palais où c’est même considéré parfaitement normal, c’est bien le tien ! Surtout, personne n’a accouru à la chambre afin de vous faire évacuer, ou de te prévenir d’un drame, donc tu considères que ce n’est rien d’important. « Qu’est-ce qui se passe, Castiel ?, demande ta duchesse inquiète, réveillée en sursaut. Rien, ma douce, rendors-toi. » Une explosion de routine, somme toute, qui capte tout de même ta curiosité. Habituellement, tu es le responsable de ce genre de manifestation, mais pas cette fois-ci, alors… qui est le responsable ? Ton frère, ou un autre savant ? Est-ce là une surprise pour ton anniversaire ? Cette idée te plaît et tu as réfléchi à ce que pouvait bien cacher cette explosion, jusqu’à ce que ton enthousiasme te fasse sortir du lit, afin de partir à la recherche de la vérité. Des feux d’artifices ? Un canon miniature ? Ton esprit carbure aux plans fous, jusqu’à ce que la voix grave de Mirat t’arrête, alors que tu te vêts : Quelque chose cloche, Castiel. Quelque chose dans le visage des domestiques, dans leurs mines sérieuses, apparemment, et dans le lieu de l’explosion. Les cuisines réservées à ton personnel, où normalement rien d’explosif ne se concocte.

Odette gazouille et pour ménager un peu de sommeil à ta duchesse, tu emportes la petite princesse dans tes bras, afin de s'enquérir de tout ce bataclan alors que le seul soleil levé est ton héritière. Tu vas toutefois d’abord à la chambre d’Alméïde, afin de la rassurer, mentant avec superbe cette fois lorsqu’elle te demande ce qu’il se passe. « Ce n’est rien », dis-tu en pensant aux mots de Mirat et à cette certitude, désormais, que ce n’est pas rien. Tu ne veux pas inquiéter inutilement tes épouses.

Tu ne sais pas où est Césaire.
Impossible que cette explosion ne l’ait pas réveillé : il est vieux, mais pas sourd, après tout ! Normalement, il aurait déjà été à la porte de vos chambres, afin de t’annoncer les dégâts probables. Cette fois, rien du tout. Les dégâts doivent être plus graves que tu le penses, pour qu’il soit encore occupé à gérer les domestiques. « Où crois-tu que soit caché Césaire, Odette ? Babababa, répond la petite avec décision, ses yeux noirs détaillant les tapisseries suggestives des murs. Moi non plus, je ne sais pas. » Tu n’es pas encore rendu aux quartiers des domestiques lorsqu’un de ceux-ci vient à toi et t’accoste, la mine basse et nerveuse. Tu ne connais même pas son nom et cela t’importe bien peu, alors qu’à sa seule vue, tes inquiétudes se ravivent, accompagnées d’une colère nouvelle. « Par les dieux, ce n’est pas trop tôt, claques-tu avec agacement. On pourrait croire que lorsqu’une explosion advient dans le palais d’un duc, on irait réveiller ce dernier dès que possible. Où est Césaire ? » L’homme ne dit rien. Ouvre la bouche, la referme, semble chercher ses mots. Odette est plus articulée que lui, par Osir ! Comment a-t-on fait pour engager un homme avec si peu d’éloquence au service du duc de l’Esprit ? Tu devras passer le commentaire à Césaire. Enfin il trouve quoi dire, le misérable : « Votre Grâce, pardonnez les mauvaises nouvelles. Une portion du palais a été détruite dans l’explosion. Et… votre majordome… je suis désolé. »

***

Tu as demandé à voir la dépouille de Césaire.

On a tenté de t’en dissuader, sous prétexte que la vue est affreuse, mais tu n’en as cure. On t’a laissé seul avec le corps, tel qu’il a été retrouvé sous les décombres, et tu le regardes en silence depuis bien trop longtemps. Tu as verrouillé la porte, bloqué les fenêtres, et ton chat persan s’est fait panthère. Mirat est silencieuse, autant que toi. Pas un grondement, pas une parole, que vos souffles.

« Je vous avais interdit de mourir. »

Un autre ordre auquel ton majordome a désobéi.
Le dernier.

Tu ne sais pas que faire.
Rire ou pleurer. Pleurer ou hurler. Hurler, hurler, hurler.
Tu es hébété, perdu.

Tu te souviens comme tu détestais Césaire.
Tu te souviens comme tu avais besoin de lui.

Tu te souviens d’Odette qui agitait les mains vers son vieux visage, si petite entre ses bras. Tu te souviens de son expression toujours calme, qu’importe tes caprices, tes colères, tes obsessions. Tu te souviens de son ombre longue et immuable, dans les couloirs du palais impérial, puis dans celui d’Euphoria.

Tu te souviens des corps de tes parents et tu ne peux t’empêcher de te dire que ce n’est pas Césaire, tout comme les deux dépouilles n’étaient pas Eudes et Hélène de Sombreflamme. Le visage défiguré, le corps brûlé, tout ceci te concerne peu, ni te dégoûte. Tu ne crains pas les morts, ni même la mort, toi qui l’as si souvent souhaitée et appelée, dans tes instants de haine et de détresse. Tu te sens étranger à celui qu’on te dit être ton majordome, l’homme qui veillait dans l’ombre de ton trône depuis des années. Ce n’est pas Césaire et ses commentaires incisifs, Césaire et son travail impeccable, Césaire et les sourires discrets, mais sincères, qu’il réservait à tes épouses et à ta fille.

Tu te rends compte que tu ne connaissais pas Césaire. Ni d’où il venait vraiment, ni ce qu’il pouvait bien aimer. Tu ne lui as jamais demandé s’il a eu une famille, s’il avait des amis, s’il se plaisait en Sombreciel. Tu avais décidé que ce n’était pas important et maintenant que vous devrez organiser un bûcher funéraire, tu te retrouves pris au dépourvu. Qui contacter, afin de les informer de la perte d’un être cher ? Afin qu’ils viennent fêter et pleurer à vos côtés, sous le ciel étoilé, alors que son âme enfin transcende son corps ? Les domestiques pleureront-ils leur supérieur hiérarchique ? Les nobles pleurent-ils leurs inférieurs ?

« Je suis désolé. » Tu goûtes le sel de tes larmes sur tes lèvres, alors que tes doigts minces viennent toucher la peau calcinée et les os brisés, lisser les lambeaux de vêtements, effleurer les quelques cheveux blancs encore présents.

Tu te retrouves enfant, esseulé, et tu en veux à Césaire d’être mort.
Tu lui avais interdit de mourir.


Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo




Il y eut un silence 1479663390-proinoir
Revenir en haut Aller en bas
 
Il y eut un silence
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Hors Jeu :: Corbeille :: Archives V.1 :: Archivum des RP-
Sauter vers: