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 Cette famille qui est la nôtre

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Astarté des Sables
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J'ai : 27 ans
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J'ai fait allégeance à : Mélusine, marquise de Sinsarelle, et Anthim, Roi des Gitans et duc d’Erebor
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Message Sujet: Cette famille qui est la nôtre   Cette famille qui est la nôtre EmptyLun 17 Déc - 23:56


Livre IV, Chapitre 1 • Les Labyrinthes de Sithis
Astarté des Sables & Anwar Sinhaj

Cette famille qui est la nôtre



• Date : 6 décembre 1003
• Météo (optionnel) : Il fait frais, au coeur de la nuit
• Statut du RP : C'est une douleur aussi vieille que le monde, et la douce Astarté n'y échappe pas. Toute la nuit durant, elle s'épuise et geint, entourée de cousines, de tantes et d'amies. Ce n'est qu'à l'approche du jour que le petit Aïssa comblera entièrement le coeur de ses parents.
• Résumé :
• Recensement :
Code:
• [b]6 décembre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4387-cette-famille-qui-est-la-notre#162475]Cette famille qui est la nôtre[/url] - [i]Astarté des Sables & Anwar Sinhaj[/i]
C'est une douleur aussi vieille que le monde, et la douce Astarté n'y échappe pas. Toute la nuit durant, elle s'épuise et geint, entourée de cousines, de tantes et d'amies. Ce n'est qu'à l'approche du jour que le petit Aïssa emplira entièrement le coeur de ses parents.






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Message Sujet: Re: Cette famille qui est la nôtre   Cette famille qui est la nôtre EmptyMar 18 Déc - 0:02

La douleur l'avait réveillée. Son coeur battait si vite, tout à coup. Elle ne savait pas si son état relevait de la peur ou plutôt de son réveil abrupt et douloureux. Astarté avait déserté la couche douillette pour arpenter la chambre toute pleine de pénombre. Elle avait dû repousser le bras d'Anwar, contre sa poitrine, puis abandonner la chaleur des draps pour la fraîcheur du soir. Elle avait peur, la gitane. Elle savait que les prochaines heures ne seraient pas agréables. Elle savait aussi que plusieurs y perdaient la vie. C’était leur combat, à elles toutes, qu’elles se partageaient tôt ou tard. Seule. Toute seule. Depuis toujours. Et si elle mourrait seule, sans entendre les hurlements de l'enfant? Avec prudence, Astarté déposa ses mains sur son ventre tendu sous sa chemise de nuit, cherchant à savoir, à deviner, si ce soir était le bon, si l’enfant avait souhaité voir le monde lorsque les lunes étaient pleines. Le petit être était bien agité. Elle patienta que la douleur lui coupe le souffle pour approcher le lit, haletante.

- Anwar…

La respiration régulière de son amant avait quelque chose de rassurant, à ses oreilles, alors que la menace de la souffrance planait sur elle. Les cousines lui avaient raconté qu'il fallait compter la douleur. C’était ainsi qu’on savait si l’enfant s’approchait. C’était à ce moment qu’il fallait les faire venir, toutes, pour habiter l’espace vaste et si intime de sa chambre à coucher. L’aînée était accoucheuse. Les autres aideraient.

- Mon amour… Anwar, rév… Réveille-toi, s’il te plaît. Va chercher Salila. Elle saura… Puis.. Puis tu iras chez mon maître.

Un scénario dont ils avaient parlé à plusieurs reprises, déjà. Elle donnerait vie avec les femmes Sinhaj qui résidaient à Vivedune. Il s’occupera l’esprit chez le vieil homme, avec un alcool de dattes pour engourdir son angoisse. La place d’un homme n’était pas dans le royaume de Maari. La suite de la nuit avait été éprouvante. Cette douleur que toutes les mères du monde avaient connue prenait forme chez elle, dans son ventre, sur ses reins. Son corps ne lui appartenait plus, ni sa pudeur, ni sa timidité. Elle s’exposait à toutes ces femmes, cousines, tantes, qui voulaient aider la petite rescapée qu’elle était. La fille d’adoption. La survivante. Celle qui faisait naître de l’or au bout de ses doigts. Et malgré tous ces visages, et malgré toutes ces personnes, la gitane se sentait terriblement seule, sans Anwar.

Respirer. Hurler. Accueillir les encouragements tout comme la douleur. Profiter des baisers sur son front perlé. Recommencer. Encore et encore.







Dernière édition par Astarté des Sables le Jeu 17 Jan - 2:07, édité 2 fois
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Anwar Sinhaj
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Message Sujet: Re: Cette famille qui est la nôtre   Cette famille qui est la nôtre EmptyLun 14 Jan - 18:50

C'est la voix d'Astarté qui te tire de ton sommeil.  Elle est coupée, différente d'à l'habitude.  Tes yeux s'ouvrent, inquiets, la fixent.  Tu te redresses dans le lit : quelque chose n'est pas normal.  Tes sens sont en alerte, tu es prêt à bondir sur tes pieds.  Ton regard l'interroge, lui demande ce qui ne va pas.  Comment tu puis l'aider.  La sentence tombe lourde.  Tu comprends tout de suite quand elle parle de Salila.  Le moment est venu.  Tu t'arraches aux coussins moelleux d'un seul bond.  Vous en aviez parlé, vous aviez décidé ensemble.  Tu lui avais accordé son souhait.  Tu resterais chez son maître pendant le labeur.  De toute façon, tu ne veux pas y être, tu ne veux pas entendre les cris déchirants qu'elle poussera pour mettre au monde votre enfant.  L'inquiétude est grande, tu crains de la perde. Après avoir enfilé ta tunique, à l'envers dans l'empressement de partir, tu la serres doucement dans tes bras et pose un baiser sur ses lèvres, léger comme l'air.  Il n'y a pas de temps à perdre, mais tu veux qu'elle te sente tout de même près d'elle tout au long de l'épreuve, même si vous serez séparés.

« J'attendrai.  Tout se passera bien. »

Tes mains serrent les siennes une dernière fois et tu quittes la chambre à la course, pieds nus dans l'atelier puis dans la rue pour aller quérir la cousine Salila.  Tu n'as pas besoin de lui dire quoi que ce soit, en te voyant arrivé, hors d'haleine, elle sait déjà pourquoi tu es là et tout en ajustant son sari, elle part rejoindre Astarté.  Tu restes un moment les bras ballants avant de te ressaisir et d'aller attendre chez le maître d'Astarté des nouvelles.  Silencieux, conscient qu'aucun mot de réconfort ne saurait t'enlever une miette d'inquiétude, il te tend seulement une gourde remplie d'alcool de dattes que tu tiens entre les mains, comme si tu ne savais pas quoi en faire.  Quand l'attente commence à paraître interminable, tu la portes à tes lèvres, mais elle ne te procure que bien peu de soulagement pour tes tracas.

Les heures tournent, combien de temps a-t-il passé depuis que tu es assis sur cette chaise de bois inconfortable? Tu ne le sais plus.  La porte s'ouvre et la mince silhouette d'une des jeunes cousines se dessinent.  Le bébé est né.  C'est un garçon.

Tu restes immobile un instant, comme si tout ce temps passé t'avait enlevé l'idée qu'un jour l'attente se terminerait.  Tu finis par te lever hébété et tu la suis dans un état second jusqu'à la demeure que tu partages désormais avec Astarté.  Devant la porte, tu n'oses pas entrer, comme si tu crains ce que tu vas trouver derrière.  C'est la jeune Sinhaj qui pousse le battant pour toi et te tire à l'intérieur.  Un vague odeur de sang flotte dans la pièce, même si elles ont été efficace et qu'elles ont déjà tout nettoyé et caché les linges qui ont servi à la délivrance du bébé.  Ton cœur se serre tandis que tes pas te mènent jusqu'à la chambre.  Tu inspires profondément et ferme les yeux avant d'entrer.

Et ils sont là.  Tous les deux.  Astarté a la mine hagarde, fatiguée, mais un sourire fier s'accroche sur ses lèvres quand ses yeux se posent sur toi.  Le bébé est là, dans ses bras.  Tu t'approches doucement du lit où ils reposent tous deux et tu t'agenouilles à son côté.  Timidement tu tends l'index pour caresser cette petite main qui sort des langes dans lequel le poupon a été emballé et un frisson te parcours le cœur.

Tu réalises que tu es père et un sourire ému éclaire ton visage qui se lève vers Astarté.
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Message Sujet: Re: Cette famille qui est la nôtre   Cette famille qui est la nôtre EmptyJeu 17 Jan - 2:06

Aïssa.
L’élu.

Petit être fripé. Si petit. Et si beau, pourtant. Elle avait craint si fort qu’il ne soit pas joli, ou pire, difforme, mais il fallait bien avouer qu’elle était sous le charme, la gitane. La douleur lui semblait plus supportable, lorsque son regard se posait sur lui. Ou peut-être était-ce les concoctions de Salila…? Astarté ne savait plus trop. Elle ne savait pas non plus quelle heure du jour ou de la nuit il était, ni combien d’heures elle avait dû souffrir pour caresser enfin le bonheur, du bout des doigts. Il avait poussé ses premiers cris puis s’était enfin calmé, contre son sein. Depuis, Astarté le contemplait sans un mot, sans un bruit, laissant venir à elle les vagues de douleur de plus en plus diffuses. Les femmes, tout autour d’elle, s’étaient affairées à nettoyer la chambre et à la dorloter, aussi, cette petite orpheline désormais mère.

Demain. Demain, elles reviendraient, mais pour le moment, Anwar allait la rejoindre. Alors Astarté s’arracha de sa contemplation pour accueillir le nouveau père, un petit air victorieux sur son visage racé. Qu’elle était fière de lui présenter son fils. Leur fils. Un parfait petit être encore plissé de sa venue au monde, tout emmailloté dans un tissu bien doux.

- Aïssa… C’est ton papa. Regarde comme il est beau..

Sa dernière phrase flottait dans les airs, tout comme son sourire faible mais comblé. Le verrait-il comme elle le voyait, ce guerrier, ce pilier, ce protecteur du sable et du roc? Avec mille précautions, elle repoussa un pan de la couverture pour présenter le minois du nouveau-né à Anwar afin qu’il contemple la parfaite petite créature qu’Aïssa était.

- J’aurais aimé que tu me vois fraîche, sans la fatigue. ...Mais j’avais si hâte de te retrouver.

L’émotion étranglait sa voix d’une bien curieuse manière. Elle s’arrêta dans sa lancée, taisant tout ce qu’elle avait si farouchement souhaité lui dire, alors qu’elle était seule, qu’elle souffrait, qu’elle donnait la vie. Qu’il était tout, pour elle. Qu’il était tout ce qu’il lui fallait, tout ce qu’il lui faudrait. Qu’il avait été son roi, dans un temps qui n’existait plus, mais qu’il l’était toujours dans cet univers bien réel. Qu’il était son obsidienne brute, plus noir que la nuit, pour absorber son chagrin le plus amer. Son protecteur devant l’adversité. De toutes ces jolies pensées, Astarté s’était contentée d’un long regard, ses yeux de chat ancrés dans les siens, pour lui témoigner le bonheur radieux qui l’enveloppait.

- Souhaites-tu tenir ton fils contre toi?

D'un léger mouvement de la tête, elle l'invitait à rejoindre cette couche qui était la leur. Il lui semblait alors que son bonheur serait parfait en se lovant contre Anwar, en le sentant tout contre elle, avec son fils - son fils! - entre les bras.





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Message Sujet: Re: Cette famille qui est la nôtre   Cette famille qui est la nôtre EmptyDim 10 Fév - 3:03

Le moment est émouvant.  Petit être fragile.  Aïssa.  Vous avez choisi ce nom pour le bébé.  Si c'était un garçon.  Tu as un fils.  Elle te l'avait dit plus tôt, la cousine, mais ça ne semble bien réel que maintenant quand Astarté te le présente.  Tu l'avais presque oublié.  Une forte vague d'émotions se déferle sur toi et tu ne sais plus exactement comment les gérer.  N'es-tu pas en train de rêver?  Les dieux peuvent-ils être aussi cléments pour toi quand ils vous ont tous abandonnés?  Tu hésites.  Peux-tu vraiment prendre entre tes bras ce bébé?  C'est le vôtre, votre bénédiction, la chair de ta chair et pourtant, tu as peur.  Peut de ne pas savoir comment le caler confortablement contre ton épaule, peur de l'échapper, peur de le serrer un peu trop fort, peur de l'effrayer en l'éloignant du sein de sa mère.  Et comme elle est belle ton Astarté malgré ses yeux qui te disent toute la fatigue qu'elle tente de te cacher pour que tu la trouve fraiche et dispose.  Malgré les dernières perles de sueur qui ornent son front.  Même la déesse Mirta ne pourrait sembler plus attirante à Joseï qu'Astarté n'est resplendissante pour toi.  Peut-être parce que toute cette douleur que tu ne comprendrais jamais, toutes les appréhensions, toute la fatigue étaient couvertes par un sentiment plus beau, une joie complète, une félicité toute nouvelle qui ne faisait que commencer.  Sans que ton doigt ne cesse de caresser la main toute douce du nourrisson, ton regard se plonge dans le noir des yeux de ton aimée.

« Tu es plus belle que jamais.  J'avais hâte de te retrouver. »

De savoir que tout s'était bien passé.  Que le bébé était en santé.  Qu'elle serait là auprès de toi bientôt.  Doucement, mû par la crainte d'effrayer le petit Aïssa, tu t'étires pour poser un baiser sur le front d'Astarté.  Pour la rassurer par ta présence, pour la féliciter de son travail.  Pour la remercier aussi.  Parce qu'elle vient de t'offrir le plus beau cadeau qu'elle n'aurait jamais pu t'offrir.

Et délicatement, tu prends cette fragile petite vie, te sentant presque coupable de l'arracher à sa mère qu'il vient tout juste de découvrir.  Tes bras semblent si gros en comparaison de l'enfant qui y repose.  Lentement, tu te relèves pour t'asseoir sur le lit.  Lentement, tes jambes se soulèvent pour s'y déposer.  Tes yeux se perdent sur ce front, grand comme celui de sa mère, sur ce nez qui ressemble au tien bien que tu ne le sache pas.  Aïssa.

« Il est parfait, » souffles-tu, incapable de t'exprimer à voix haute.  Peut-être as-tu peur que ta voix l'effraie.  Tu connais si peu aux enfants.  C'est le premier.  Déjà, un amour inconditionnel à son égard t'envahit.  Dans ses rêves, son pied bouge légèrement et te surprend.  Craintif, tu raffermis ta prise de peur qu'il ne tombe.  « Repose-toi, je veillerai sur vous pendant ton sommeil. »  D'un geste à peine perceptible, tu l'invites à reprendre possession du bébé, à le garder contre elle tandis qu'elle sombre dans dans les bras de Niobé.
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