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 Quand un rêve se concrétise

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Les Voltigeurs
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Grâce de Séverac
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Je suis : Voltigeuse, major de la division d'Est d'Erebor, sigisbée de la cour d'Erebor, dame de Sombregemme, marquise d'Automnal

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Message Sujet: Quand un rêve se concrétise   Quand un rêve se concrétise EmptySam 22 Déc - 2:29


Livre IV, Chapitre 1 • Les Labyrinthes de Sithis
Melsant & Grâce de Séverac

Quand un rêve se concrétise



• Date : 2 décembre 1003
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Particulièrement nauséeuse ce matin là, Grâce a vu le médecin de sa division, qui lui a annoncé une nouvelle qu'elle suspectait, depuis quelques jours déjà, ses saignées ne venant pas. Mais comment l'annoncer à son époux ?
• Recensement :
Code:
• [b]2 décembre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4398-quand-un-reve-se-concretise]Quand un rêve se concrétise[/url] - [i]Melsant & Grâce de Séverac[/i]
Particulièrement nauséeuse ce matin là, Grâce a vu le médecin de sa division, qui lui a annoncé une nouvelle qu'elle suspectait, depuis quelques jours déjà, ses saignées ne venant pas. Mais comment l'annoncer à son époux ?

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Message Sujet: Re: Quand un rêve se concrétise   Quand un rêve se concrétise EmptySam 22 Déc - 2:31

Grâce faisait les cent pas, dans la pièce préférée de Melsant, au sein d’Automnal. Pièce entièrement reconstruite, et remeublée, suite à l’invasion de momies erebiennes, évidemment, mais toujours aussi plaisante aux yeux de son époux. Comment lui annoncer la nouvelle ? Cela, plus que tout le reste, la tracassait. Elle avait l’impression d’user le tapis sur le sol, à chaque fois qu’elle faisait demi-tour, réfléchissant à la meilleure manière de le lui dire. « J’ai quelqu’un d’autre dans ma vie. » Non, c’était idiot. « J’arrête de voltiger. » Il allait la croire malade ou victime d’une mauvaise chute. « On va devoir transformer cette pièce en une nouvelle chambre. » Ridicule, considérant les nombreuses pièces à Automnal. « Est-ce que tu connais un bon menuisier, pour construire un berceau ? » Il serait capable de croire qu’il s’agissait d’un cadeau pour le deuxième enfant de Mélusine.

Depuis combien d’heures était-elle là, à chercher un apaisement, une idée, qui ne venaient pas ? Pourtant, cela réussissait plutôt bien à Melsant, en général. Mais rien. Aucune idée ne lui venait. Elle devait peut-être écrire « Papa » sur son ventre, et attendre Melsant comme ça, le ventre visible ? Secouant la tête, elle recommença son manège dans la pièce, quand un raclement de gorge l’interrompit. Un serviteur fidèle de son époux se présentait, un courrier en main. Sûrement destiné à Melsant. « Veuillez m’excuser, j’attendais le marquis. » C’est quand le serviteur se répandit en excuses, confus de l’avoir dérangée, qu’elle se rappela sa position. Ça lui échappait, parfois. Elle fronça les sourcils, toutefois, en le voyant lui tendre la lettre.

« Souhaitez-vous que je le remette à Melsant ? » Elle grimaça devant l’air choqué de l’homme, rajoutant bien vite. « Pas que je remette en cause votre travail ou votre professionnalisme, mais puisque je l’attends… » « Je, excusez moi, Marquise, mais cette lettre là est pour vous. » Écarquillant les yeux, elle rougit légèrement. Évidemment. Jamais il ne tenterait de lui remettre un courrier qui ne la concernait. Elle aurait du s’en douter. « Oh. Hum. Je vous remercie. » Saisissant le pli, elle regarda l’homme s’incliner et quitter la pièce sans demander son reste, brisant le sceau et ouvrant l’enveloppe.

Reconnaissant l’écriture et donc l’expéditeur, elle décida qu’il valait mieux qu’elle s’assoit, avant d’entamer la lecture. Castiel de Sombreflamme avait le don de soulever des sujets qui l’embarrassaient ou l’agaçaient, et parfois même les deux. Et elle ne voulait surtout pas s’énerver, pas alors qu’elle allait donner à Melsant ce dont il rêvait. Ce que tout le monde pensait que Grâce allait lui refuser… elle la première. Après tout, n’était-elle pas déjà âgée, pour mettre au monde des enfants ? Et... elle n’en savait rien, mais la Voltige aurait pu l’en empêcher tout à fait, non ? Ou y mettre fin avant même qu’elle ne s’en rende compte. S’efforçant de chasser l’effroi qui venait de la prendre, à penser cela, elle se concentra sur la missive, l’ouvrant enfin.

Commençant sa lecture, elle se détendit imperceptiblement, en constatant qu’il s’agissait là d’une lettre parfaitement correcte – de simples remerciements, pour les présents de la princesse. Elle en soupira de soulagement, avant de se redresser subitement en poursuivant sa lecture, ses joues se parsemant de rouge.








Euphoria, palais ducal de Sombreciel
25 novembre 1003

Mon cher Melsant, tendre Grâce,

Permettez-moi de vous remercier personnellement tous les deux des présents offerts à l’occasion du premier anniversaire de la princesse Odette, ce neuf novembre de l’an mille trois. Vous êtes toujours les bienvenus au palais ducal, mon frère, ma belle-soeur, autant pour partager un repas que pour vous attarder auprès de votre nièce, qui grandit à chaque jour en sourire et en beauté, à l’image de sa mère.

J’espère avec ferveur qu’un neveu, ou une nièce, viendra agrandir la famille de Séverac sous peu, venant de votre union. Mélusine et Hiémain font bien généreusement don de leur personne, à ce propos, de véritables modèles, qu’en pensez-vous ? Un autre enfant pour se joindre aux jeux de Meldred, Meljörn et Odette, quel rêve ! Je prie Maari de vous accorder sa grâce, davantage encore en ces temps troublés, puisse la déesse étendre sa bénédiction sur votre amour et vos ardeurs, que je soupçonne bien actives. Deux Voltigeurs dans un même lit (ou ailleurs, ma foi, ne soyons pas étroits d’esprit à ce sujet, vous avez toute une maisonnée à baptiser), ce doit être des plus divertissants, et j’ai confiance, mon frère, que tu sais te montrer à la hauteur des exigences de ta marquise.

J’en profite aussi pour vous inviter aux festivités de mon anniversaire, qui prendront place le trente décembre de cette année, à Euphoria. Paraît-il que ce sera grandiose et la fête ne sera pas complète sans vous deux à mes côtés, pour que vous êtes chers à mon coeur.

J’attends impatiemment de vos nouvelles,

Votre beau-frère qui vous aime,


Castiel


Comment pouvait-il… de quel droit… Elle n’avait aucune envie d’imaginer sa belle-sœur et son époux, s’affairant à… Non, elle refusait que de telles images se gravent dans son esprit ! Son visage était maintenant intégralement rouge, à tel point que Melsant penserait sûrement qu’elle avait de la fièvre… Ou qu’il en rirait, la trouvant fort charmante. Se renfrognant, elle poursuivra quand même sa lecture, souriant malgré elle, à l’idée que son futur enfant joue avec ceux de Mélusine et de Hiémain, ainsi qu’avec la fille de Castiel. Et, peut-être, les enfants qu’il aurait avec la princesse erebienne que Grâce appréciait et respectait, tout comme son frère et la sultane Sitara. Elle ne put retenir un rictus attristé, en pensant au sort qui était la sien, et au vide cruel qu’elle devait laisser. Elle ne voulait pas se laisser atteindre comme cela, pourtant. Elle se savait particulièrement émotive, quand elle était enceinte, et si elle avait été contrainte de le cacher pendant ses précédentes grossesses, elle se doutait que ce serait bien plus difficile, cette fois-ci. Même si elle ne voulait pas se montrer aussi… faible, face à Melsant.

Elle se retint de froisser la lettre, en lisant la mention de Maari. Elle savait bien qu’elle accordait trop d’importance à l’ironie qui voulait qu’elle y soit liée depuis sa naissance, et que la déesse ait visiblement pris à cœur de bien servir l’enfant de Bellifère qu’elle était, mais elle acceptait difficilement d’être à sa merci, de répondre à la volonté que son parrain avait eue pour elle à peine née. Parrain, qui lui avait dit sans détour qu’elle était une disgrâce quand elle avait pris la fuite. Non, elle ne l’appréciait pas du tout. Et de ce déplaisir ou de la gêne immense qu’elle ressentait en imaginant son beau-frère se questionner, se questionner réellement sur ses… pratiques avec Melsant, elle n’aurait su dire lequel était le plus fort.

Elle n’eut, fort heureusement, pas le loisir d’y penser davantage, son époux entrant dans la pièce. Si elle voulait prétendre la colère, le sourire sur ses lèvres démentait tout cela. Elle n’avait pas su, avant d’apprendre la grossesse, si elle désirait réellement un enfant. Si elle était prête. Elle douterait encore, souvent. Mais en l’instant, l’idée même que Melsant serait le plus heureux du monde la rendait plus qu’heureuse. Elle essaya pourtant de prendre un visage sévère et contrarié – sans grand succès. « Il va falloir calmer les ardeurs interrogatives de ton frère, pour les mois à venir. Je refuse de lui décrire tout ce que je vivrais, pendant neuf mois… » Elle se leva, tendant la lettre à son époux, et l’embrassant. Elle savait pertinemment ne pas être totalement claire, mais il comprendrait. N’est-ce pas ? Son ancien époux, lui… Elle grimaça, se remémorant sa réaction, quand elle avait voulu le lui dire. Son ton bourru, lui intimant de ne pas lui faire perdre son temps, et de parler. Se blottissant dans les bras de son époux, celui qu’elle s’était choisi, elle murmura ces mots qu’il avait du attendre, même s’ils n’étaient mariés que depuis peu. « Je suis enceinte, Melsant. »
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Message Sujet: Re: Quand un rêve se concrétise   Quand un rêve se concrétise EmptyMar 26 Fév - 14:46


La reconstruction d'Automnal et du bourg n'avait guère laisser de répit au Voltigeur ces derniers temps. Cette invasion de momies avait fait de sacrés dégâts matériels. Mais également en vies humaines, malheureusement. Et ça, aucune compensation ne pourrait venir le réparer. Cette invasion venait rallonger ses griefs contre le fief voisin. Dire que Melsant n'était pas très dispoé envers Erebor était un euphémisme. C'était ironique quand on savait que Grâce y était Voltigeuse depuis plusieurs mois. Ou c'était peut-être pour cela d'ailleurs... La loyauté de son épouse allait envers une contrée qu'il ne portait pas dans son cœur. Il craignait que cela ne vienne un jour semer le trouble au sein de leur foyer. La vie maritale lui convenait plutôt bien... Il adorait pouvoir appeler Grâce sa femme et la retrouver le soir, passer la nuit avec elle, en toute impunité. C'était une vie très plaisante. Il aimait le risque et l'aventure, mais n'était pas du tout contre ce type de routine et de stabilité en réalité.

Ce fut donc de bonne humeur qu'il pénétra dans son bureau, y trouvant son épouse assise, une expression étrange sur le visage. Il n'aurait su dire pourquoi, mais elle semblait à la fois heureuse et contrariée, ce qui donnait un mélange un peu bizarre. Il plissa les yeux alors qu'elle mentionnait son frère et ses interrogations. Il ne demanda même pas de quel frère elle parlait. Il était évident qu'il s'agissait de Castiel. Melbren était un peu plus délicat que le Duc concernant leur relation. Et il savait que Grâce avait déjà eu à faire au fantasque duc qui semblait penser avoir un droit de regard sur la relation de sa fratrie et de ses sujets. Melsant allait-il devoir lui rappeler que cela ne le regardait absolument pas et lui seriner qu'il n'avait pas à importuner la nouvelle dame d'Automnal ? "Qu'est-ce qu'il a fait encore ?" Il avisa la lettre dans la main de Grâce et s'en empara, avant de froncer les sourcils alors que les mots de sa femme se glissaient un chemin jusqu'à son cerveau. Comment ça lui décrire tout ce qu'elle allait vivre pendant neuf mois ? C'était une façon de parler ?

Le baiser le déconnecta un peu, de même que sa façon de venir se nicher contre lui. Grâce était câline, surtout en privé d'ailleurs, mais pas à outrance. Il sentait une certaine vulnérabilité chez elle en cet instant, qui n'était pas vraiment habituelle. Et il se figea totalement quand elle lui annonça très simplement être enceinte. Il n'osait pas en croire ses oreilles... ils en avaient tellement parlé... Et n'avaient jamais été totalement certains à ce sujet. Enfin, Melsant avait dit sans détours vouloir des enfants, évidemment, mais Grâce s'était toujours montrée assez réservée à ce sujet, pas certaine de pouvoir encore en avoir, ni de vouloir sacrifier sa vie de Voltigeuse pour devenir, une fois encore, maman. Et pourtant, ça y était ? Elle portait enfin le fruit de leur union ? vraiment ? Un frisson d'émotion le parcourut, avant qu'il ne se recule, pour poser ses mains sur les bras de Grâce et la regarder droit dans les yeux. Ceux de Séverac étaient animés d'un espoir fou et d'une joie incommensurable. Comme s'il n'osait pas vraiment croire que cela puisse être réel et non un projet dont ils parlaient encore il n'y a pas si longtemps. "Tu... Tu es sûre ?" Il suffisait d'une confirmation pour qu'il laisse exploser sa joie, de la façon exubérante qui le caractérisait. En cet instant, ce grand gaillard semblait presque fragile, tant son cœur était prêt à exploser. Il avait été fou de joie d'épouser Grâce. Avoir un enfant d'elle était encore un cran au dessus.

Et puis, il explosa, prenant sa femme dans ses bras et la soulevant de terre, la faisant tournoyer en riant, le cœur léger. Il l'embrassa avec fougue quand il la reposa à terre. "Oh par tous les dieux, si tu savais comme je suis heureux de t'entendre me l'annoncer ! C'est le plus beau cadeau que tu pouvais me faire..." Puis, il rectifia de lui-même : "Tu es le plus beau cadeau que la vie pouvait me faire." Il en tremblait d'émotion. "Tu es enceinte de combien environ ?" Cela ne se voyait pas encore. Elle avait toujours le ventre plat et ferme. Il était déjà ravi à l'idée de le voir s'arrondir au fil des mois. Ce qui le rappela quelque peu à la réalité, alors que l'inquiétude le gagnait. "Et toi... Tu... Tu es heureuse ? Nous en avons beaucoup parlé et je sais combien cela te pèse de devoir renoncer pour quelques semaines à la Voltige... Et tes doutes." Concernant le fait d'être une bonne mère... Il ne devait pas penser qu'à lui. Il devait également penser à elle et à ce que cela lui inspirait... Il s'assit donc à la place que Grâce avait occupé, la prenant sur ses genoux, la lettre de son frère toujours dans la main.


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Message Sujet: Re: Quand un rêve se concrétise   Quand un rêve se concrétise EmptyJeu 28 Fév - 20:26

Grâce ne put s’empêcher de sourire, en voyant son époux, malgré la lettre dont elle venait de prendre connaissance, surtout en l’entendant réagir à ses paroles, à moitié distrait, alors qu’il prenait connaissance de la lettre. Elle avait volontairement choisi ses mots, qui n’annonçaient pas d’emblée la nouvelle, pour le plaisir de le voir se questionner, puis comprendre. Et alors qu’elle prononçait plus franchement la nouvelle, elle déglutit légèrement, attendant une réaction plus franche, plus directe… plus compréhensible pour elle. Elle fronça les sourcils, alors qu’il se reculait, rompant le contact avant de le rétablir par ses mains posées sur ses bras. Elle pensait le comprendre un peu mieux chaque jour, réussir à analyser ses réactions, mais il la laissait déconfite une fois de plus. Jusqu’à ce qu’ils plongent ses yeux dans les siens, et qu’elle se sente bousculée par les émotions qui transparaissent. L’espoir, bien sûr, la joie aussi… Et de la peur ? Non, elle devait l’imaginer. Parce qu’elle en avait peur, même si elle était plus heureuse qu’elle ne l’aurait pensé, quand elle avait réalisé que c’était réellement le cas.

Elle hocha doucement la tête, les larmes aux yeux, en le voyant si hésitant et si proche de hurler sa joie. Elle avait appris à reconnaître les signes, ces petits plis au coin de ses yeux, cette fossette qui précédait un sourire immense sur son visage… Oui, ces signes, qui venaient de pair avec une forte émotion, chez Melsant, et qu’elle aimait deviner, pour ceux qu’elle ne connaissait pas encore. Elle grimaça, pourtant. « Tout prête à y croire, en tout cas. J’aurai du… J’aurai du avoir mes sangs, il y a plusieurs jours, plus d’une semaine, déjà et… je reconnais les sensations. Il faut que je vois un médecin, pour en avoir confirmation, mais les signes ne trompent pas. » Et elle allait en ressentir d’autres, elle en était sûre. Cette grossesse ne ressemblerait en rien aux précédentes, c’était évident. Parce qu’elle n’aurait pas à s’occuper des autres enfants, tout en nettoyant, cuisinant, prenant soin d’un époux qu’elle haïssait, s’épuisant et ne prêtant guère attention à ses propres besoins… Elle était un peu perdue, à dire vrai, quant à ce qu’elle devrait vivre.

Toutes à ces pensées, elle fut surprise, alors que Melsant la saisissait dans ses bras pour la faire tourner, ne pouvant s’empêcher de rire de concert avec lui, tant son rire était communicatif. « J’espère que tu ne changeras pas d’avis, quand tu devras supporter mes sautes d’humeur… » Elle plaisantait bien sûr, mais déjà les larmes s’accumulaient au coin de ses yeux, à le voir si heureux, et à l’entendre parler de leur vie ensemble. Oui, elle était enceinte, c’était certain. Elle ne faisait pas preuve d’autant d’émotivité, en temps normal – beaucoup de gens ne la connaissant pas l’auraient qualifiée de froide et distante, alors qu’elle était plutôt réservée. « Deux ou trois semaines, peut-être, pas plus. » Peut-être qu’elle aurait du lui en parler avant, mais elle voulait s’assurer que c’était réel, que ce n’était pas une erreur de sa part. Elle déglutit – et si c’en était une ? Tout semblait lui montrer que non, mais si elle se trompait ? Secouant la tête pour elle-même, elle regarda à nouveau Melsant, presque soulagée de voir qu’il était aussi attentif qu’elle se l’imaginait. Elle ne lui répondit pas aussitôt, préférant l’embrasser avant. « Je suis… des tas de choses. Heureuse, effrayée, soulagée de pouvoir te donner des enfants… Tellement de sentiments différents. » Et si ça se passait mal ? Elle n’était plus si jeune, pour avoir des enfants, même si elle avait eu des facilités certaines avant. Elle se laissa pourtant attirer vers lui, profitant de cette étreinte.
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Message Sujet: Re: Quand un rêve se concrétise   Quand un rêve se concrétise EmptyDim 17 Mar - 16:24


Grâce avait déjà eu des enfants. Même si c'était il y a des années maintenant, c'étaient des sensations qu'une femme ne devait pas oublier. Du moins, il le supposait. A ce sujet, il ne pouvait que se fier à elle finalement. Il était totalement novice, malgré son âge. Il avait suivi de loin les grossesses de sa sœur et belle-sœur. Ce n'était pas son domaine. Si Grâce se pensait enceinte, si elle avait du retard dans ses menstruations, alors c'était que tout laisse penser qu'elle portait effectivement leur enfant. L'espoir fragile de Melsant gonfla brutalement, menaçant de lui faire exploser le cœur. Et il laissa éclater sa joie, enfin, se saisissant de son épouse pour la faire virevolter dans sa puissante étreinte dans un rire tonitruant et libérateur auquel de mêla celui de Grâce. Il adorait l'entendre rire, c'était un son trop rare à son goût. Sa Voltigeuse était tellement sérieuse, d'apparence froide. Elle avait du s'endurcir au fil des épreuves. Il savait qu'elle n'était pas la dame de glace qu'elle paraissait être. Mais quand même, elle était rarement totalement détendue.

A sa réflexion sur son caractère qui risquait de se gâter avec la grossesse, il répondit avec bonhomie : "Bien sûr que non. J'ai une très haute tolérance aux sautes d'humeur. J'ai un longue expérience tu sais." Il fallait avouer qu'il avait eu des sœurs capricieuses. Et encore, ce n'étaient pas forcément les pires. Castiel était sacrément changeant et ce n'était pas toujours facile de le suivre ni de résister à l'envie de l'étrangler. Il doutait que Grâce puisse être pire. Il pouvait voir l'émotion chez elle et cela le ravissait. Sa grossesse était toute récente apparemment. Mieux valait ne pas crier victoire trop vite. Il savait combien les premiers mois étaient incertains. Grâce allait-elle arrêter de voltiger dés le début, afin de mettre toutes les chances de son côté ? Quelque part, il l'espérait, mais si elle ne le faisait pas d'elle-même, il n'irait pas la contraindre. Il n'interviendrait que si elle prenait trop de risques ou se montrait inconséquente et inconsciente. Ce qui pouvait arriver quand on connaissait son caractère et cette manie de prouver sa valeur et montrer de quel bois elle était faite.

A ce sujet, il atterrit, demandant à son épouse comment elle, elle appréhendait cette nouvelle, sachant bien que cela allait davantage bouleverser sa vie que la sienne. Pour toute réponse, il eut le droit à un baiser, ce qui le rassura un peu, avant qu'elle ne s'exprime, légèrement confuse. Il s'installa confortablement, l'attirant sur lui pour discuter de cet événement. "Effrayée ? Pourquoi ? Tu as déjà été enceinte, tu as déjà expérimenté tout ça. C'est moi le novice en l'occurrence." Il lui adressa un clin d’œil, mais demeurait ouvert à la discussion, prêt à écouter les craintes de Grâce et à la rassurer. Il se rappela de la lettre qu'elle avait tenu dans sa main quand il était arrivé et entreprit de la lire alors que la Voltigeuse reprenait ses esprits et rassemblait ses idées. Sa mâchoire se contracta avant qu'il ne jure et ne balance la lettre chiffonnée. "Je vais l'étriper." Si les frasques de Castiel l'amusaient en temps normal, il était agacé qu'il ose ce genre de choses en sachant bien que cela heurtait Grâce. "Il y a eu des ratés dans son éducation. Je suis désolé." Il soupira, l'enlaçant tranquillement. "Cela dit... Sa lettre a quelque chose de prophétique. Mais pour la peine, j'ai envie de ne rien lui annoncer avant un moment."


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Message Sujet: Re: Quand un rêve se concrétise   Quand un rêve se concrétise EmptyDim 31 Mar - 20:40

Ce n’était qu’une boutade, pour elle, d’évoquer ses sautes d’humeur. Elle n’en avait jamais réellement eu… Parce qu’elle n’en avait pas eu le choix. Secouant la tête, pour chasser cette pensée, elle sourit tendrement à son époux. « Je n’y pense pas assez souvent. Je n’arrive même pas à imaginer ce que devait être la maison de votre enfance… » Leur maison serait-elle comme ça ? Elle ne pourrait donner autant d’enfants à Melsant, de cela, elle en était sûre. Mais même avec un seul, ou deux si Maari les bénissait à ce point, ou avec les enfants de ses frères et sœurs, peut-être devraient-ils faire face à des caprices, des crises, des colères. Elle n’avait aucune idée du comportement de ses premiers enfants, durant leur croissance. Ils devraient tout apprendre à deux… Même des premières années d’Anthelme et d’Aubrée, elle n’avait que peu de souvenirs. L’idée que leur futur enfant soit… trop libre l’effrayait quelque peu. Elle essaya, malgré tout, de dissimuler cette peur, forçant un sourire. « Mais effectivement, tu es paré pour t’en sortir avec brio. »

Et il le montrait déjà, alors que sa grossesse ne se voyait même pas, alors qu’il posait des questions, qu’elle même cherchait à occulter. Elle aurait volontiers prolongé ce baiser, pour ne pas avoir à y répondre, mais elle lui devait de le faire. Elle se laissa pourtant entraîner pour s’asseoir sur lui, profitant de l’intimité et de l’amour qu’il lui transmettait, pour y puiser son courage. « Tout était si… différent, alors. Je n’allais pas prendre soin de moi, sous prétexte que j’étais grosse d’Alban. Je… Ça n’avait rien à voir. » Frémissant malgré elle, elle poursuivit. « Je devais tout de même m’efforcer de garder la maison propre, de préparer les repas, de supporter l’humour graveleux et les remarques méprisantes de ses compagnons de travail, quand ils venaient… Je devais répondre aux moindres des désirs d’Alban, sitôt qu’il les manifestait. » Déglutissant difficilement, elle garda quelques secondes, presque une minute, le silence. « Si ce n’était pas fait, s’il était mécontent… Je devais protéger le bébé. Il n’y faisait guère attention, et pourtant, il désirait cet héritier… »

Inspirant grandement. « Ça n’a pas changé, quand Anthelme est né. Quand il a eu le garçon qu’il désirait. Il en voulait plus. Je devais m’occuper de l’enfant, de lui, de la maison… et en étant, à nouveau, enceinte. Aubrée est née moins d’un an après Anthelme. Et les jumeaux plus tard, mais… je suis sûre d’avoir perdu un enfant, entre temps, Melsant. Je… C’est nouveau aussi, pour moi. Parce que je vais me sentir désoeuvrée, et devenir folle. Si je ne fais rien. Je sais que… Je sais que je devrais faire attention, que tu voudras que je fasse attention, à cause de mon âge, et je sais que la Voltige est trop dangereuse… Mais je ne peux pas ne rien faire. »

Elle osait à peine soutenir son regard, et moins encore alors qu’il lisait la lettre. Posant une main sur sa joue, elle reprit la parole. « Tu n’as pas à t’excuser de son attitude, tu n’en es pas responsable. » Elle ne put retenir un soupir, malgré elle. « On va devoir l’annoncer vite, malgré tout… C’est mon cinquième enfant, ça va vite se voir. C’était pire pour les jumeaux, forcément, mais même pour Aubrée, mon ventre s’est très vite vu… »
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Message Sujet: Re: Quand un rêve se concrétise   Quand un rêve se concrétise EmptyVen 3 Mai - 14:46


"Peut-être vaut-il mieux que tu ne l'imagines pas, tu pourrais prendre peur." Il plaisantait, une lueur malicieuse au fond du regard, même si cela avait été tumultueux et qu'Ismalia et Maximilien avaient vraiment du s'arracher les cheveux parfois entre les disputes et les frasques de leurs enfants. Car même si un drame avait touché leur famille, la vie avait fini par reprendre le dessus et les choses étaient revenues plus ou moins à la normale, surtout avec la venue au monde du petit dernier. Melsant n'aurait échangé son enfance contre aucune autre. Il s'était positionné comme l'aîné raisonnable et posé de tout ce joyeux bordel et avait endossé des responsabilités bien trop importantes pour un si jeune enfant, mais il ne s'en était jamais plaint et cela avait façonné l'homme qu'il était devenu. Et pour ce qu'il en savait, le résultat n'était pas catastrophique. Il ferait en sorte que son enfant ou ses enfants si Maari en décidait ainsi, grandirait dans la même atmosphère. Et si il ne pouvait avoir d'autres enfants avec Grâce, il y aurait toujours les nombreux cousins et cousines pour faire les 400 coups ensemble et profiter de l'innocence et l'insouciance de l'enfance.

Si il était au comble de la joie, il demeurait quelqu'un de réfléchi et responsable, se posant déjà bien des questions concernant leur futur et les changements que cela allait apporter à leur vie de couple. Il y avait déjà songé, bien entendu, ce n'était pas la première fois que Grâce et Melsant devaient discuter de leur vie de couple, qui était loin d'être simple, avec leurs différentes responsabilités et leurs divers engagements. mais cette fois... C'était du concret. Il n'y avait plus de fuite possible, plus de "on verra plus tard". Parce que dans 8 mois, un enfant serait là et il faudra l’accueillir comme il se doit. Melsant attira son épouse à lui, pour discuter tranquillement, sentant probablement, les réserves de Grâce. Ou les pressentant. il commençait à bien la connaître. Il resserra son étreinte autour d'elle quand elle évoqua ses expériences passées, bien différentes alors. Il ressentait toujours une bouffée de rage quand on parlait d'Alban Martel. Il aurait tellement adoré rouer de coups cet idiot pour lui donner une leçon. "Sa stupidité ne cesse de me surprendre..." Etait-il donc si emporté qu'il pouvait rudoyer son épouse au risque de lui faire perdre l'enfant, alors qu'il le voulait également ? Surtout si c'était un mâle ?

Et ensuite, il avait voulu agrandir la famille. Encore et encore. Sans ménager son épouse. C'était tellement étonnant d'entendre Grâce parler ainsi de sa vie passée quand on la connaissait maintenant. Comme si c'étaient deux personnes bien différentes, qui n'avaient rien à voir l'une avec l'autre. Elle était une Voltigeuse indépendante et forte, qui tenait tête aux hommes sans sourciller... Mais jeune fille, elle avait du courber l'échine et endurer l'humiliation... Les coups. Le regard de Melsant se voila de colère et de compassion quand elle avoua avoir fait une fausse couche, à cause du rythme infernal imposé. "Grâce, chérie... Je ne te demande pas de ne rien faire. Je sais que tu n'es pas faite pour l'oisiveté. Et si tu veux continuer à monter Corail, je ne m'y opposerais pas. Je sais depuis le début que je n'ai aucun ordre à te donner, rien à t'imposer. J'ai accepté de faire avec. Je sais également que tu protèges ce que tu aimes. Et que tu feras ce qu'il faut pour cet enfant." Il ajouta, avec une voix plus légère : "Par contre, concernant le ménage et la cuisine, désolé, mais tu vas devoir faire avec les domestiques. En revanche, tu demeures la maîtresse d'Automnal, la gestion du domaine est tienne et je pense que cela suffira à occuper tes journées." Puis avec un sourire canaille : "Je m'occuperai de tes nuits." Il perdit son sourire, et ajouta précipitamment, comme pour rattraper une bourde : "Enfin, si tu as envie, bien sûr, je ne t'imposerai rien." Qu'elle n'aille pas croire qu'il l'oblige à assumer le devoir conjugal malgré sa grossesse, comme avait pu le faire son époux précédent.

Puis, il fut informé de la lettre envoyé par Castiel, ce qui le fit bouillir. Grâce le tempéra avant d'évoquer une annonce pas trop tardive. Il retrouva sa bonne humeur, sa paume posée sur le ventre de son épouse. "Me prendras-tu pour un fou si je t'avoue que j'ai hâte de te voir prendre ces formes ? Cela sera plus... réel pour moi." Même si Grâce ne devait pas être pressée de prendre du poids et de subir les affres de la grossesse.


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Grâce de Séverac
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Message Sujet: Re: Quand un rêve se concrétise   Quand un rêve se concrétise EmptyMer 29 Mai - 10:43

Elle grimaça malgré elle, à cette mise en garde. Réalisait-il qu’ils risquaient, peut-être, de revivre la même chose ? Melsant lui semblait différent de son père, en bien des points, mais en d’autres… ils se ressemblaient énormément, l’un et l’autre. Notamment par leur volonté de protéger les leurs. Elle était persuadée que Melsant n’aurait rien qui lui tiendrait plus à cœur, que de créer une sorte de cocon autour des siens. Mais il semblait être le plus… raisonnable, le plus pragmatique, de la famille. Peut-être, oui, peut-être, que leur enfant serait moins fantasque. Mais elle ne pouvait déjà s’inquiéter de cela… Pas alors qu’elle était à peine enceinte. D’autres problèmes se présenteraient, assurément, avant cela. Notamment celui de continuer à voltiger, pour elle. Elle savait qu’il lui faudrait arrêter, un certain temps du moins. Soupirant, elle secoua la tête. Elle ne voulait pas y penser. Pas encore. Elle voulait profiter de la joie de son époux –cette joie sincère, plus puissante encore que celle qu’elle imaginait. Et malgré tout, cela la confortait dans le fait d’avoir un nouvel enfant. Malgré tout les risques. Malgré son âge.

Elle s’abandonna aux bras de Melsant, pourtant, l’écouter. Allant jusqu’à se confier. Qu’il l’étreigne plus fermement lui donnait une sensation de protection, qu’elle appréciait autant qu’elle la perturbait. Elle peinait encore, par moment, à accepter qu’elle en avait besoin. Qu’elle n’avait pas à se battre constamment, à être forte et indépendante constamment. L’amour de Melsant, ces étreintes protectrices, n’étaient pas à fuir. Loin de là. Mais son passé lui revenait parfois en force. Si elle s’était légèrement crispée, elle finit par se laisser aller contre lui, sentant la fureur qui naissait en lui. « Il n’est plus là… Il ne peut plus rien faire. À personne. » Ses fils, en revanche… Devrait-elle essayer de les revoir ? De leur tendre la main ? Elle ne s’y était pas résolue, jusqu’à présent, et elle n’était pas vraiment prête à le faire. Mais pour Agathe… Devait-elle le faire, pour sa fille ? Déglutissant difficilement, elle se contorsionna un peu, pour voir Melsant. « Viendrais-tu avec moi, si j’allais voir mes fils ? Je… Je ne les veux pas dans ma vie, mais Agathe, son jumeau… Il lui a toujours manqué, peut-être devrais-je le faire, pour elle. »

Elle était particulièrement vulnérable, à évoquer cela, elle le savait bien, mais comment ne pas lui dire ? Comment garder le silence, quand il la pensait plus expérimentée qu’il ne l’était, dans le fait de faire face à une grossesse ? Elle ne pouvait pas passer cela sous silence, pas cette fois. Pas alors qu’ils devraient apprendre tous les deux à composer avec cette grossesse. Apprendre à avoir un comportement… normal. Elle l’embrassa légèrement, en l’entendant. « Je sais bien. Tu es merveilleux. Mais je voulais simplement… t’expliquer. Que tu saches, que tu comprennes. Je ferai de mon mieux, dans tous les cas. Je te le promets. » Elle ne peut s’empêcher de rire, en l’entendant. « Je leur laisse de bonne grâce. Je m’en voudrais, de les rendre désœuvrés eux aussi. La gestion du domaine… Vas-tu m’apprendre ? Ou quelqu’un m’aider ? Je, je n’y connais rien. Rien du tout. » Fronçant les sourcils, en le voyant perdre ce sourire qu’elle aime tant, elle l’embrasse, plus longuement, de manière plus appuyée, ce qu’elle ne se permet que dans l’intimité. La porte était-elle bien fermée, d’ailleurs ? « Je te connais, Melsant. Et si j’avais le moindre doute à ce sujet, jamais je ne t’aurai épousé. Jamais je ne serai devenue tienne, entièrement. Je sais que tu ne me feras jamais de mal. Jamais. » Elle s’éloigna quelque peu, l’envie qu’elle avait de son époux exacerbée par ce baiser.

La lettre de Castiel y mit pourtant fin assez vite, même si cela ne dura pas. Elle secoua la tête, en signe de dénégation, à sa question. « Non. Comment pourrais-je penser ça ? Je… J’ai peur, mais j’ai hâte, aussi. De vivre ça différemment. Avec toi. »
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Message Sujet: Re: Quand un rêve se concrétise   Quand un rêve se concrétise EmptyMar 16 Juil - 15:25


Il avait deviné que le passé de grâce était loin d'être aisé, sans pour autant avoir pu totalement comprendre ce qu'être une femme en Bellifère signifiait. Elle avait été humiliée et rabaissée par son époux. Quelle pitié d'avoir pu ainsi ébranler et blesser une telle femme. C'était bien qu'elle l'ai fait assassiner, même si j'étais frustré de ne pas pouvoir le tuer de mes mains pour lui apprendre comment on doit traiter une femme. Pourtant, il n'aurait pas été aussi catégorique que Grâce quand elle disait qu'il ne pouvait plus faire de mal à personne. Rien que son souvenir était encore douloureux et influençait ses choix et sa manière de vivre. Il espérait que cela passerait. Néanmoins, il y avait ses fils, qui étaient les dignes héritiers de leur père... Mais pouvait-elle totalement les ignorer ? Les craindre ? En faire des ennemis ? N'y avait-il absolument aucun moyen de tenter une réconciliation ? Grâce ne le souhaitais pas particulièrement, mais était prête à tenter un geste pour sa fille. Melsant sourit gentiment, hochant la tête. "Bien sûr. Tu as mon soutien plein et entier. Quoique tu fasses, je serai derrière toi." C'était une bonne initiative, même si cela risquait d'être douloureux et difficile. Elle pouvait se faire envoyer promener assez violemment, mais Melsant serait là pour la soutenir et l'aider. Qu'aucun homme ne tente de poser la main sur elle...

Et il en apprit encore sur celle qu'il avait épousé. Sur son parcours, ses grossesses, sa vie de femme enceinte, de mère. Et cela le révoltait naturellement, comme le fait qu'elle ai été tellement meurtrie dans sa chair qu'elle en ai perdu des bébés... C'était terrible. Les fausses couches arrivaient, mais ce n'était pas acceptable que cela arrive parce que la femme était surmenée ou violentée. Il la rassura sur ce qu'il attendait d'elle. Il n'exigerait rien, c'était acté, même si cela ne l'empêcherait pas d'être inquiet et aux petits soins, bien entendu. "Je comprends." Et il le garderait à l'esprit naturellement. "Ce n'est pas si difficile. Pourtant, tu es Dame de Sombregemme. Tu as un intendant qui gère tes terres ?" C'était un lopin, rien de comparable à Automnal, il le savait bien. "Il suffit d'avoir un peu de bon sens. Et naturellement que tu seras épaulée. Ton rôle, c'est de superviser surtout. De prendre des décisions en tout état de cause. Que ce soit au niveau des finances, du personnel... Ce genre de choses." Ce n'était pas bien difficile et Grâce était une femme pleine de bon sens. Ce ne serait pas si difficile pour elle.

Mais s'il badina concernant leurs relations intimes, il se rendit vite compte qu'elle pouvait se sentir pressée par lui, sans vraiment avoir envie de sexe et ajouta précipitamment qu'elle ferait bien comme elle le voudrait. Il ne manquerait plus qu'elle se méprenne sur ses intentions. Il soupira de soulagement quand elle l'embrassa, balayant ses doutes. Mince, il n'allait pas commencer à devenir paranoïaque sur ce que son épouse pourrait bien penser du moindre de ses faits et gestes en le comparant avec feu son précédent époux quand même. Les deux hommes n'avaient absolument rien en commun. Il n'aurait pas été contre de pousser un peu leur intimité dans ce bureau, mais Grâce l'en dissuada en s'écartant un peu et surtout, en évoquant Castiel qui se mêlait un peu trop de ce qui ne le regardait pas. Néanmoins, il avait hâte de pouvoir annoncer la nouvelle à toute sa famille. De pouvoir voir le corps de sa femme changer, son ventre s'arrondir. Ce qu'il confia, sans fards. "Je suis certain que ce sera fantastique. Je ferai tout pour que ce le soit en tous les cas. Pour balayer tous les mauvais souvenirs et en créer de bien plus beaux et précieux. Je ne suis plus un jeune homme et tu n'es plus une innocente demoiselle, mais j'ai l'impression d'être un gamin dans cette aventure... Et j'adore ce sentiment."


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Message Sujet: Re: Quand un rêve se concrétise   Quand un rêve se concrétise EmptyDim 18 Aoû - 22:12

Elle n’était pas certaine de devoir parler de ça, ou même de vouloir agir à ce sujet. De ses fils. Elle avait tiré un trait sur eux depuis longtemps, mais elle ne les avait jamais vraiment connus, contrairement à ses deux filles. Et si Aubrée s’en accommodait, pas Agathe. Même si Grâce n’en avait plus parlé avec elle depuis longtemps, elle doutait que sa fille ait soudainement oublié. Et elle comprenait… ou s’y essayait, du mois. Il s’agissait de son jumeau, après tout, un lien que l’on disait fort. Était-ce pour ça qu’elle était si proche de Mélusine ? Parce qu’elle comprenait ? Probablement. Elle baissa la tête brièvement, pour dissimuler la jalousie qu’elle ressentait parfois, se blâmant de n’avoir su s’ouvrir avec Agathe plus tôt. Se penchant, elle embrassa son époux, alors qu’il lui affirmait qu’il serait à ses côtés. « Merci. D’être là, quoi qu’il advienne. Même face à des choix… aussi difficiles. Ou qui peuvent avoir des conséquences déplaisantes. » Elle s’arrêta un instant. « Dois-je en parler à Agathe ? Avant d’aller le voir ? » Ne serait-ce pas trop cruel, si cela n’aboutissait pas ? Ne risquait-elle pas de raviver une douleur trop vive ?

Avait-elle bien fait, d’initier cette conversation, et tout ce qui suivait ? Ils ne pourraient pas oublier ces confidences, sur sa vie passée, sur ses précédentes grossesses. Même si Melsant ne s’appesantit pas dessus, ce dont elle lui était reconnaissante. Il était déjà assez dur de l’évoquer, et voir son visage horrifié, l’entendre s’insurger, ou pire, tout cela aurait été trop difficile. Mais Alban était mort, cela jouait surement beaucoup. Et qu’ils enchainent sur la gestion d’Automnal facilitait les choses. « Effectivement, mais c’est un domaine bien plus modeste. Une mine, dont on extrait les richesses. Il n’y a pas… autant à gérer. Même si un intendant m’aide, oui. Surtout quand je ne suis pas sur place. Mais entendu. Je verrais, je suppose. Et je t’appellerai au secours, si j’en ai besoin. Tu es le maître des lieux, après tout ! » Elle plaisantait, et c’était évident, à son ton. D’autant qu’elle essaierait de tout régler, avant d’appeler au secours.

Mais il semblait en revanche qu’elle n’était pas la seule déstabilisée par cette nouveauté dans leurs vies. Et, pour lui, de la pire des raisons. Jamais il ne forcerait une femme, ni même sa propre femme. Ce n’était tout simplement pas possible, venant de Melsant. Elle espérait qu’il le comprenait, par ses gestes autant que ses paroles. Même si elle ne pouvait répondre à ses avances pour le moment. Pas alors qu’ils devaient discuter d’annonce, de Castiel qui se mêlait déjà de leur vie et serait probablement pire une fois la grossesse annoncée, aussi. Mais surtout, de leur appréhension propre de ce moment. Elle fit mine de prendre un air courroucé, en l’entendant. « Le seul enfant qu’il y aura, c’est celui dans mon ventre ! Je peux t’assurer que tu n’auras pas l’occasion d’être un gamin trop longtemps. Et tu apprendras sur le tas. Je t’aiderai. » Elle avait cette expérience qui lui manquait, malgré tout, malgré la façon dont s’étaient déroulées ses précédentes grossesses. Et si elle se garda bien de le dire, plutôt désemparée à cette idée, il aurait aussi des nourrices, des domestiques par milliers. Elle le supposait, en tout cas.
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