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 Les liens indissolubles d'une amitié éternelle

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La Noblesse
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Antonin de Faërie
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Message Sujet: Les liens indissolubles d'une amitié éternelle   Les liens indissolubles d'une amitié éternelle EmptyJeu 27 Déc - 23:45


Livre IV, Chapitre 1 • Les Labyrinthes de Sithis
Gabrielle de Faërie & Antonin de Faërie

Les liens indissolubles d'une amitié éternelle

Le jour où nous sommes devenus un



• Date : 21 décembre 1003
• Météo (optionnel) : Il fait un soleil radieux
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Après un an de fiançailles, Antonin et Gabrielle lient enfin leur destin dans une union toute outreventoise.
• Recensement :
Code:
• [b]21 décembre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4411-les-liens-indissolubles-d-une-amitie-eternelle#164482]Les liens indissolubles d'une amitié éternelle[/url] - [i]Gabrielle de Faërie & Antonin de Faërie[/i]
Après un an de fiançailles, Antonin et Gabrielle lient enfin leur destin dans une union toute outreventoise.

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Message Sujet: Re: Les liens indissolubles d'une amitié éternelle   Les liens indissolubles d'une amitié éternelle EmptyJeu 27 Déc - 23:48

Le jour était enfin arrivé.  Une année déjà s'était écoulée depuis que sa main avait été déposée dans la mienne, depuis qu'elle m'avait dit oui.  Le temps passait à une vitesse fulgurante.  Il me semblait encore que c'était hier quand nos deux cœurs se cherchaient dans le noir, l'un et l'autre inquiets de trouver un pilier auquel se raccrocher à travers les tempêtes.  En une année, nous avions grandi, en une année nous nous étions découverts et si la perspective du mariage m'effrayait et me faisait douter, je restais tout de même persuadé que j'avais fait le bon choix en demandant à Gabrielle de la Volte de devenir ma femme.  Elle m'avait prouvé déjà maintes fois qu'elle serait un soutien inébranlable dans le futur pour moi et que je pourrais compter sur elle.  Il ne me restait plus qu'à lui montrer à mon tour qu'elle ne regretterait pas d'avoir remis son destin entre mes mains.  Qu'ensemble nous bâtirions un futur à deux.  Je devais seulement essayer de me montrer à la hauteur du rôle qui m'incombait, de la responsabilité qui m'échouait de prendre soin d'elle, de la chérir et… de l'aimer.  Comme il était facile d'offrir mon cœur à Gabrielle.  Sensible, douce, intelligente, généreuse.  Est-ce qu'il était étonnant qu'une telle âme ait pu m'attendrir ainsi?  Mes sentiments à son égard fleurissaient et si je n'avais pas encore eu le courage de les lui dire, j'en étais désormais moi-même certain.  Pourtant, ces mêmes sentiments de tendresse m'étaient douloureux en cette grande occasion parce que…  j'avais peur de ne pas être à la hauteur de ses attentes.  J'avais peur que malgré ses mots affectionnés pour me rassurer, elle ne soit déçue.  Que malgré ses encouragements, je n'arrive pas à montrer ma valeur et à la mériter.  Et j'avais peur de me retrouver seul avec elle ce soir-là et de ne pas savoir quoi faire pour la contenter.  De ne pas savoir être un bon époux.

Au réveil, la surprise avait été grande.  Étalée autour de moi, ma chevelure était plus longue d'environ un mètre et elle s'étalait comme une couverture sur les oreillers de plume.  Gabrielle avait exprimé le souhait de me voir les cheveux longs pour le mariage et je m'étais soumis à son vœu, aucun ciseau n'avait approché ma tête pour autre chose que me débarrasser de ma barbe, mais cela n'expliquait pas l'incroyable longueur de ma tignasse.  Il a fallu faire appel d'urgence à un barbier pour les raccourcir un peu et les nouer en un catogan.  Après avoir enfilé mes vêtements blancs, je restai seul dans ma chambre un moment.  Les minutes qui précédèrent mon mariage m'apparaissent floues.  Il me semble avoir parlé avec ma mère, avec mon père, mais je ne m'en souviens pas très bien.  J'avais un nœud au creux de l'estomac et l'angoisse m'empêchait de parler de façon intelligible.  Peut-être me mettais-je trop de pression.  J'étais nerveux.

Toute mon angoisse se volatilisa quand je l'aperçus, elle.  Dans sa robe blanche, elle était resplendissante.  Mes yeux ne pouvaient se détacher de son charmant sourire qui m'enveloppait d'une douce chaleur.  Elle était belle, plus belle que jamais et une fois de plus j'étais conforté dans le choix que j'avais fait de l'épouser.

Le ruban fut noué autour de nos poignets.  La cire fut posée.  J'étais toujours un peu inquiet, l'avenir était incertain, mais nous l'affronterions ensemble et cette aventure serait sûrement palpitante.  De la foule invitée au mariage, je ne me souviens que peu.  J'ai à peine remarqué les visages des amis et de la famille, je n'ai que cherché le regard d'Armandine qui avait déjà avant moi franchi cette étape de la vie.  Les décorations splendides, la musique élégante, les félicitations de la part des invités qui ont défilé devant nous, tout n'est qu'un vague souvenir.  Je ne me souviens que du bras de Gabrielle posé sur le mien, son sourire rayonnant.

Va et vient dans la foule.  Je ne sais plus comment, nous nous sommes retrouvés dans mes appartements, plus grands, nouvellement aménagé pour offrir un espace entièrement réservé à l'usage de ma nouvelle épouse.  Mon épouse.  Le mot encore frais sonnait presque étranger dans ma bouche.  Venions-nous réellement de nous marier?  Une année s'était écoulée.  Le temps passait à une vitesse folle.  Liés par un ruban, liés par le mariage, nous nous retrouvions désormais seuls, à l'abri des regards et des curieux.  Ma main encore libre s'étira pour s'emparer de celle Gabrielle, la couvrant de mes deux mains.

« Gabrielle. »

Un souffle, un murmure.
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Gabrielle de Faërie
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Message Sujet: Re: Les liens indissolubles d'une amitié éternelle   Les liens indissolubles d'une amitié éternelle EmptyMar 22 Jan - 18:41

- Que tu es belle, ma soeur… La plus sublime des mariées.

Gabin. Adorable Gabin. Il avait accepté d’être son témoin, sans l’ombre d’une hésitation. À sa voix, à son reflet élégant dans le large miroir de sa coiffeuse, Gabrielle s’était redressée pour accueillir son puîné, les bras déjà ouverts pour l’embrasser. Anaïs aurait sans doute couiné en voyant sa princesse enfouir son visage dans le creux de son épaule, risquant ainsi de ruiner sa coiffure élaborée… Mais les battements de son coeur, si forts, et la crainte du lendemain l’obligeaient à chercher un peu de réconfort auprès de lui. Son adorable Gabin. Major de la Volte. Son frère courageux qui risquait sa vie pour Cibella et Faërie. Comme elle espérait qu’il puisse pourfendre ses incertitudes, de la même manière qu’il avait combattu les deux-fois nés, à Val-Serein… Mais c’était elle, l’aînée des deux. Alors elle inspira profondément et se détourna, sa main toujours sur son bras, pour contempler leur reflet.

- Es-tu fier de moi, Gabin? Crois-tu que je puisse devenir ce que Faërie attend de moi..?

Sa voix s'était brisée. Car au-delà de son mariage, de la crainte de déplaire à un homme, il y avait le poids de ses responsabilités nouvelles et tous ces regards qui la chercheraient, là où elle espérait la discrétion. Si une duchesse aussi forte et respectée que Gaëtane de la Volte ne croyait pas en elle… Peut-être… Peut-être allait-elle les décevoir, tous?

- Je n'avais pas vu tes yeux briller autant depuis longtemps. Tu peux être fière de ton choix, Gabrielle… Ils apprendront à connaître la femme de coeur que tu es. Et ils t'aimeront. Il t’aimera.

Sur le bout des pieds, Gabrielle avait déposé un baiser sur sa joue. Il disait vrai, sans doute. Elle l’espérait. La petite plume qui valsait au creux de son ventre semblait gonfler, peu à peu, au fil de leur échange. Ce n’était peut-être pas la peur de déplaire, l’angoisse de ne pas être à la hauteur, mais plutôt une étrange fébrilité de se savoir mariée. À Antonin. Si elle craignait de ne pas être à la hauteur du regard qu’on lui portait, Gabrielle avait hâte d’apprendre à aimer cet homme, d'entamer cette nouvelle vie qu’il lui offrait.

- Merci, petit frère. Je crois que… Un éclat de rire, alors qu’un sourire plein de fossettes fleurissait à son minois. Je crois que je vais mourir d’impatience. J’ai si hâte de le retrouver..!

Comme si les dieux étaient de retour, comme s’ils avaient entendu son souhait, quelques légers coups contre le battant de la porte lui annoncèrent que le moment était venu. C’est au bras de son frère que Gabrielle se présenta à la cérémonie, sous une robe somptueuse d’une élégance rare, enjolivées de broderies aussi fines qu’une poésie. Un dos dénudé, coquin, qu’elle présentera à ses invités, dernier clin d’oeil à la liberté des femmes de Cibella avant que son poignet droit ne soit lié à celui d’Antonin, dans la plus pure tradition outreventoise.

Les liens indissolubles d'une amitié éternelle Black_divider_by_toxicestea-d4fsx8z

Gabrielle de Faërie.

De la prestigieuse famille de la Volte, il ne lui restera qu’une enfance dans l’ombre de son aînée et des errances dans les couloirs oubliés du palais familial. Dans quelques générations, les enfants remonteraient la généalogie de la famille impériale, de leur index curieux, jusqu’à percevoir cet embranchement cibellan. Ils ignoreront tout de la crainte de la princesse, le jour de se son mariage, de sa fébrilité et de ce bonheur qu’elle s’était brodée difficilement, une décision à la fois.

Des yeux humides. Un coup au coeur, mais moins douloureux qu’elle ne le craignait, par ce déracinement. Antonin de Faërie était désormais sa famille. Si leur affection avait su naître dans la poignée de rencontres qu’ils avaient partagées, dans leur année de fiançailles, Gabrielle était convaincue qu’elle parviendrait à l’aimer au point d’en faire son ancre. Peut-être même l’aimer tout simplement, s’il persistait à la regarder avec autant de lumière et de chaleur dans le regard, alors que la cire se figeait sur le ruban immaculé. Ils avaient levé leur main liée devant la grande et la petite noblesse, devant leurs amis et leur famille, fiers mais surtout heureux de montrer cette union scellée, ce bonheur plein de promesses à tous ces gens qui, Gabrielle l’espérait, étaient présents pour eux, pour se réjouir avec eux. Ils avaient dansé, les jeunes époux, sous la musique festive d’un orchestre de confiance. Ils avaient festoyé avec leurs gens, s’étaient inclinés avec respect et avaient remercié, discuté tant et tant que Gabrielle, étourdie par une journée si chargée en émotion et en énergie, avait murmuré à Antonin son souhait de se retirer. Ils étaient sollicités, et le départ vers un peu d’intimité fut retardé par un dernier présent, par une dernière rencontre, par une dernière anecdote.

Enfin. Sa main libre glissa sur sa joue en une caresse bien douce. Il l’appelait, soufflait déjà son nom comme s’il s’agissait d’une incantation, et la Cibellane ne put que sourire devant tant d’émotion. Les domestiques avaient aménagé les appartements ses recommandations et la chambre, fraîche et spacieuse, les accueillait dans son intimité.

- Êtes-vous heureux comme je le suis, Antonin?

Elle savait que oui. Elle le ressentait par le regard qu’il posait sur elle, par la douceur de ses caresses, par la chaleur de ses murmures. Elle le savait, mais elle souhaitait l’entendre le lui dire, encore et encore, se savoir pleinement désirée, comprise et considérée dans cette famille nouvelle qu’ils se créaient à deux. Sa main, curieuse et taquine, effleurait sa peau jusqu’à sa nuque dans le souci de le détendre.

- J’ai un tout dernier présent à vous offrir. Il vous attendra en matinée, tardivement… Oh… Bien tardivement, oui. J’ai pris soin de questionner les Chevaucheurs s’occupant de la Reine de Jade. Ils ont demandé à Son Altesse si elle désirait une promenade en votre compagnie, et il s’avère qu’elle soit toute disposée à accueillir votre présence.

En soulevant sa seconde main dans l’espoir de cercler le visage de son époux, la princesse étouffa un rire léger, en clochette, libre de toutes contraintes. Maladroite, elle avait presque oublié qu’il était lié à elle pour une nuit, encore. Attacher un amant ne lui était pas étranger, mais se retrouver ainsi reliée à son époux était bien curieux. Elle qui avait désiré du miel du Rûcher, des plumes de Cibella et quelques huiles parfumées de Lagrance… Voilà que les coutumes outreventoises compliqueraient assurément les festivités nocturnes.

Spoiler:
 




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Message Sujet: Re: Les liens indissolubles d'une amitié éternelle   Les liens indissolubles d'une amitié éternelle EmptySam 16 Fév - 20:34

L'émotion était plutôt forte et il me semblait difficile de la contrôler plus que maintenant.  Les derniers jours avaient été angoissants. Je ne regrettais pas mon choix, j'avais attendu ce jour avec une impatience certaine.  Je savais que je m'étais choisie une épouse sur laquelle je pourrais me reposer, avec qui je saurais forger une complicité propice au bonheur conjugal.  Alors que j'avais mille et une chose à dire, je n'avais pu que souffler le nom de mon épouse.  Dans le blanc étincelant de sa robe, elle était plus belle que jamais et la proximité que nous imposait le ruban de soie liant nos poignets ensemble me rendait nerveux.  Nous étions désormais mariés.  L'idée me semblait encore tellement étrange et irréelle.  Ce qui n'avait été jusqu'alors qu'une promesse devenait réalité et les engagements que nous avions pris ensemble prenaient tout leur sens.  Pourtant, dans une telle occasion, je ne savais trop que dire.  Ni que faire.  Ce n'était pas la première fois que nous étions seuls, sans chaperon dans une chambre.  Mais cette fois, c'était officiel, nous nous appartenions l'un autre et si être lié par un ruban était astreignant, j'en étais presque soulagé.  Ce lien entravait nos mouvements et me donnait une bonne excuse pour me montrer maladroit.  Mes lèvres avaient goûté les siennes plus d'une fois et j'y avais acquis une certaine assurance, mais je n'avais toujours aucune idée de ce qui m'attendrait une fois que la nuit de noces arriverait.  Je me sentais jeune et inexpérimenté, mais surtout je craignais de décevoir Gabrielle alors qu'il était désormais trop tard pour retourner en arrière, pour qu'elle ne change d'avis.  Je ne voulais pas la rendre malheureuse, je ne voulais pas décevoir ses attentes à mon égard.  Peut-être pensais-je alors trop inutilement, mais toute mon inexpérience avec les femmes me faisait douter de moi-même.  Il me fallu prendre le temps de déglutir avant de répondre, trop émotif pour énoncer tout mon bonheur à voix haute.  Car bien que nerveux, j'étais extrêmement heureux.

« Tout autant que vous puissiez l'être, si même plus, » répondis-je.

J'étais extrêmement choyés par les dieux de pouvoir épouser une femme comme Gabrielle comme devait me le prouver encore plus son attention toute spéciale pour moi.  Je ne pus m'empêcher de ressentir un certain pincement au cœur.  Il y avait si longtemps que je n'avais pas volé avec Agonie que je ne me souvenais même plus de la sensation de ses écailles, des bourrasques de vent provoquées par ses puissantes ailes.  Sa présence avait presque disparu de mon esprit.  Ce n'était pas comme lorsqu'elle boudait en premier lieu, où je pouvais sentir sa conscience fermée à la mienne, désormais il n'était pas rare qu'elle ne soit tout simplement plus là, complètement inaccessible.  Peut-être… peut-être qu'avec ce vol je pourrais renouer avec la Chevauche, peut-être serions nous alors unis à nouveau et que plus rien ne pourrait briser notre lien.  Une vague d'espoir me submergea.  Ma main libre, son mouvement m'ayant à nouveau rappelé ce ruban qui nous liait l'un à l'autre, se posa sur la sienne, posée sur ma joue.

« Vous ne pouviez m'offrir de plus beau cadeau. »

J'hésitai un instant.  J'avais moi aussi un présent pour notre mariage qu'il me tardait de lui offrir, mais il ne me semblait pas que c'était le bon moment, alors que ses yeux étaient rivés sur les miens, nos visages si près l'un de l'autre.  Cela me rappelait cette soirée pendant la fête de Litha, où nous étions seuls dans une tour devant le spectacle lumineux de la Volte.  Ce jour-là, il m'avait semblé qu'elle était plus belle que jamais et voilà que dans sa tenue de mariée, toute de blanc vêtue, j'étais détrompé.  Plus le temps passait, plus elle me devenait chère et plus il me semblait que ses traits s'adoucissaient, plus il me semblait qu'aucun autre n'y était comparable.

Maladroitement, timidement peut-être, je m'inclinai vers elle.  Dès que mes lèvres eurent pris possession des siennes, je retrouvai un peu d'assurance dans ce geste qui m'était désormais plus familier, qui faisait battre mon cœur plus rapidement.  Sa main glissa jusqu'à mon épaule, la mienne passa autour de sa taille pour la tenir plus près de moi.  Nous nous étions déjà embrassés, mais cette fois, dans mon plein droit légitime de le faire, validé par l'institution du mariage, j'avais perdu toute retenue, toute pudeur.  Elle était désormais ma femme, et chaque fois que l'envie de l'embrasser me prendrait, rien ne pourrait m'en empêcher sauf son désaccord.  Il n'y avait rien d'inconvenant à enlacer son épouse dans l'intimité.

Je ne me séparai qu'à regrets, craignant que la position n'engourdisse son poignet attaché au mien.  De l'autre main, j'écartai de son visage quelques cheveux qui s'était échappé de sa coiffure, retenue par un magnifique ornement offert par la duchesse de Lagrance.  Il me faudrait rencontrer l'orfèvre auteur d'un pareil bijou pour lui confier la réalisation de tous ceux dont je couvrirais Gabrielle au cours des années futures qui nous attendaient ensemble.  Mon bras s'enroula de nouveau autour d'elle, sa taille était si fine et fragile.

« Gabrielle de Faërie, princesse de Cibella, baronne du Ru-d'Argent et dame d'Hurlevent, vous êtes magnifique.  Cependant, je vous libère de tous vos titres ce soir, car je ne veux que Gabrielle. »

Je lui expliquerais plus tard comment avait-elle acquis le titre de dame d'Hurlevent.  Cela lui ferait certainement grand plaisir.  Du moins je l'espérais.
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