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 Un regard vers l'avenir

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Castiel de Sombreflamme
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Message Sujet: Un regard vers l'avenir   Un regard vers l'avenir EmptyVen 11 Jan - 0:11


Livre IV, Chapitre 1 • Les Labyrinthes de Sithis
Alméïde de Sombreflamme & Castiel de Sombreflamme

Un regard vers l’avenir

Ou quand déterrer le passé permet de soulever de nouvelles choses



• Date : Le 24 janvier 1004.
• Météo (optionnel) : Tempête de neige en Sombreciel depuis deux jours. Heureusement, il fait chaud et doux, au palais.
• Statut du RP : Privé.
• Résumé : Castiel plonge dans le passé, dans les effets de ses parents, mis sous clé depuis leur mort. Alméïde vient lui parler d’avenir, celui qui grandit au coeur même de son ventre.
• Recensement :
Code:
• [b]24 janvier 1004 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4447-un-regard-vers-l-avenir]Un regard vers l’avenir[/url] - [i]Alméïde de Sombreflamme & Castiel de Sombreflamme[/i]
Castiel plonge dans le passé, dans les effets de ses parents, mis sous clé depuis leur mort. Alméïde vient lui parler d’avenir, celui qui grandit au coeur même de son ventre.



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Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Ven 11 Jan - 0:13, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Un regard vers l'avenir   Un regard vers l'avenir EmptyVen 11 Jan - 0:12

Il y a un peu plus de vingt ans, maintenant, que cette pièce est fermée. Verrouillée, sans que quiconque puisse y entrer.
La clé, unique, tu es le seul à la posséder. Tu es le seul à pouvoir ouvrir cette porte sur ton passé.

Ce n’est pas une impulsion, qui t’a fait fouiller le double-fond d’un tiroir de ton secrétaire, afin d’en extirper la clé. Tu as réfléchi dix fois, cent fois, à cet instant, à ces gestes, et peut-être enfin es-tu arrivé au deuil d’Eudes et Hélène de Sombreflamme. Suffisamment pour que tu t’aventures à la pièce reculée, au fond de ton palais, et que tu y entres enfin. Tu n’as prévenu personne. Ni tes frères, ni tes soeurs, ni tes parents, ni tes épouses. Il n’y a peut-être qu’Odette, qui ait entendu tes élucubrations, à propos du contenu de cette mystérieuse pièce, et tu as confiance qu’elle ne répétera pas vos secrets à quiconque. Pas encore, à tout le moins, un état de grâce dont tu profites éhontément.

La pièce est plongée dans l’obscurité. Y règne une odeur de renfermé, de vieillot. Les cristaux des murs n’ont plus rien de vivants, les globes ne voient plus danser aucune lueur en leur sein. Prudemment, tu chemines jusqu’à la fenêtre la plus proche et en tire les rideaux, jetant la lumière claire et blanche de l’extérieur sur les meubles recouverts. Une pièce anodine, fermée, semblerait-il, mais il n’en est rien. Tu sais que sous chaque drap, que dans chaque boîte, chaque coffre, se cachent les souvenirs de tes géniteurs. Tu ne les connais pas, que de par des souvenirs flous, éloignés ; que par les tableaux, les sculptures ; que par les mots des autres.

Tu ne sais pas par où commencer. Tu hésites, debout devant l’immensité des objets amassés et cachés. Tu attrapes finalement un drap, pour découvrir un secrétaire - semblable au tien, si différent en même temps - au bois vermoulu. La première étape.

Tu n’as pas vu le temps passer. Il y a plusieurs heures, désormais, que tu es dans la pièce, à naviguer à travers les boîtes, les toiles, les statues et les documents, à la recherche de quelque chose, sans savoir quoi. À la recherche de tes parents, peut-être, vingt ans trop tard. Mirat furète entre les meubles, tantôt se couche sur les papiers que tu feuillettes sans vraiment les lire, puis chasse quelques souris étonnées qui ont trouvé dans la pièce un lieu de repos, jusqu’à aujourd’hui. Le calme et le silence de l’endroit t’épuisent plus que le bruit, plus que l’agitation de ton palais, et ta tête semble résonner d’une lointaine migraine. Tu n’as ni bu, ni mangé, aujourd’hui, absorbé par ton passé, comme tu l’es parfois de tes expériences. Tu es assis à même le sol, en tailleur, explorant une boîte de lettres adressées à Hélène. D’Eudes, mais d’ailleurs aussi. D’un million de soupirants et d’amants épris. La porte de la pièce s’ouvre et tu te retournes, pour y découvrir ta seconde épouse. Un sourire - fatigué, sincère - illumine ton visage sérieux, taché de poussières autant que tes doigts et tes vêtements. Heureusement, ce sont ceux que tu réserves pour tes expériences et aventures chimiques. « Ma douce. Tu as une vie, hors de cette pièce. Des épouses, une enfant, une couronne. Tu as l’impression de reprendre ton souffle. Y a-t-il quelque chose ? »


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Alméïde de Sombreflamme
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Message Sujet: Re: Un regard vers l'avenir   Un regard vers l'avenir EmptyVen 11 Jan - 19:58

Il n'y a plus de doutes. Ca ne peut pas être une erreur. Elle a attendu de nombreux jours, même plus encore, pour que la certitude s'installe, pour qu'un simple espoir devienne réalité.

Voilà bientôt deux lunes qu'elle n'a pas saigné, que ce retard la tourmente dans une impression de déjà-vu. Car ce n'est pas la première fois que ça lui arrive. Trois fois depuis son mariage, elle y a cru, trois fois déjà, mais seule la première a été confiée aux oreilles de son époux. Elle n'aurait pas supporté de revoir cette terrible déception dans son regard, pas alors qu'il s'inquiétait déjà d'être le fautif dans cette histoire ; il n'est pourtant pas rare que l'attente soit longue, que les années passent avant que Maari ne pose son regard sur des amants unis, mais le doute était présent. Car Madeleine, elle, n'avait pas eu ce problème. Alors Alméïde a pensé qu'il s'agissait peut-être de sa faute, que la raison de cette absence, c'était elle – à cause de son âge plus avancé que sa consort ? Ou à cause d'autre chose, peut-être ? Elle ne compte plus le nombre de médecins engagés par son époux, dans son désir de comprendre, de forcer la main au Destin. Et c'est certainement cette incertitude qui a fait voir à l'Erebienne ce qu'elle voulait voir, à trois reprises.

Cette fois, pourtant, elle ne peut ignorer les nausées au réveil, son dégoût subit de mets qu'elle a toujours aimés jusqu'à présent, la fatigue qui s'installe malgré les heures de sommeil. Elle a assez longtemps régi le harem de son frère pour reconnaître les signes, et son coeur bondit dans sa poitrine alors qu'elle s'habille fébrilement ; elle doit aller voir Castiel, elle doit le lui annoncer.

Mais aucun Castiel en vue.

Il n'est pas dans sa chambre, ni dans son bureau. Aucun signe de lui auprès de Madeleine et d'Odette, pas plus que dans la bibliothèque ou dans les archives, ni dans l'observatoire ou les jardins. Perplexe, Alméïde interroge quelques domestiques, des valets, des gardes. Personne ne l'a vu sortir du palais, mais elle se demande s'il n'a pas utilisé un quelconque passage secret connu de lui seul. Alors elle retourne dans sa chambre, met son médaillon autour de son cou et tente de le contacter. Sans succès. Elle tente ensuite son miroir, mais quand son reflet s'efface, elle ne voit rien derrière, que l'obscurité. Cette fois-ci, Alméïde s'inquiète réellement et repart à la recherche de son époux, allant vérifier chaque pièce les unes après les autres, allant même jusqu'à questionner un chat persan qu'elle a pris pour Mirat mais qui n'a fait que lui répondre par un miaulement curieux.

Oh, comme elle aimerait que Césaire soit encore là. Par un quelconque miracle, il semblait toujours savoir où se trouvait Castiel ; il n'y a que le majordome qui était capable de le suivre à la trace et de lui indiquer où il se trouvait exactement. L'homme lui manque, parfois. Il lui semble encore revoir sa silhouette, par moments, au détour d'un couloir. Mais ce n'est que son esprit en deuil qui lui joue des tours, et elle réalise bien vite que ce n'est qu'un produit de son imagination, comme si le fantôme de Césaire hantait encore les murs de ce palais labyrinthique. Elle est satisfaite de Viviane qui fait un excellent travail, mais l'intendante n'a pas l'expérience de son prédécesseur, ni sa capacité à anticiper les faits et gestes de son duc.

Alméïde soupire alors qu'elle entre dans une énième pièce, de plus en plus inquiète. Ce n'est qu'après plus d'une heure qu'elle se rend dans une aile du palais pratiquement jamais fréquentée, un endroit où elle n'a jamais mis les pieds. Les lieux sont enveloppés de silence, le froid est plus intense que dans le reste du palais constamment grouillant de vie et chauffé par les divers domestiques. Non, ici, on dirait qu'il n'y a pas âme qui vive. Et pourtant.

Ses doigts tournent la poignée et la porte s'ouvre sur une pièce aux odeurs de renfermé qui lui font plisser le nez un instant. Devant la fenêtre, dans un rai de lumière hivernale, la poussière virevolte et retombe, comme si elle avait été agitée en tous sens. Il y a de vieux meubles un peu partout, certains encore recouverts de lourds draps usés, troués par endroits, probablement mangés par les mites. Et au coeur de la pièce, la silhouette d'un homme qui paraît s'éveiller d'un long rêve. « Ma douce. » Son sourire est rassurant dans l'incongruité de la situation et Alméïde en esquisse un à son tour, soulagée. « Y a-t-il quelque chose ? » Elle referme doucement la porte derrière elle et s'avance. « Je te cherche depuis ce matin mon amour, j'ai tenté le médaillon, mon miroir, sans résultat. » Elle arrive à sa hauteur et s'agenouille près de lui, se moquant bien de la poussière qui salit ses vêtements. « Tu m'as fait peur. » ajoute-t-elle, déposant un baiser tendre sur ses lèvres.

À quelques pas, un félin s'approche, une souris pas tout à fait morte entre ses crocs. Alméïde détourne légèrement son regard, laisse ses yeux papillonner un peu plus sur la pièce, avec curiosité. « Est-ce que c'est... C'était leurs appartements, pas vrai ? » Le ton est bas, presque murmuré, comme s'il ne fallait pas troubler le silence de la pièce. Castiel lui a déjà parlé de ses parents, de cette pièce, mais sans s'attarder, sans rien développer. Elle n'a jamais insisté, mais elle est surprise de voir qu'il a décidé d'y entrer, enfin. Elle en oublierait presque la nouvelle qu'elle est venue lui annoncer.


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Message Sujet: Re: Un regard vers l'avenir   Un regard vers l'avenir EmptyVen 18 Jan - 23:06

« Je te cherche depuis ce matin mon amour, j'ai tenté le médaillon, mon miroir, sans résultat. » Depuis le matin ? Tu regardes vers la fenêtre, pour y chercher une trace de la course de l’astre du jour, mais tu ne vois que la neige, que le gris du ciel. Un gris de plus en plus sombre, tu veux bien l’avouer. Depuis combien de temps es-tu ici ? « Tu m'as fait peur. Je n’ai pas vu le temps passer. »

Tu voulais être seul.
Loin des hommes et des choses.

Le baiser que tu lui rends est encore un peu lointain, les mains enfouies dans la boîte de lettres et de poèmes. « Est-ce que c'est... C'était leurs appartements, pas vrai ? Un des salons d’Hélène. » Tu te refuses à nommer cette femme mère, là où Ismalia de Séverac a rempli ce rôle depuis tant d’années. C’est elle, ta mère, bien plus que cette inconnue que tu découvres un peu plus à chaque lettre lue, chaque objet manipulé, sans qu’elle te devienne toutefois plus familière. Hélène de Sombreflamme était peut-être un feu, vivante, mais dans la mort, elle est froide, et ses souvenirs tout autant. Tu regardes la pièce, pensif, avant de poser à nouveau le regard sur ta seconde épouse : « Savais-tu que les enfants sont portés à se construire des souvenirs, si on leur raconte des événements passés ? Ils auront le sentiment d’avoir été présents et inventeront même des détails inédits, et ce sans jamais douter que c’est faux. Anecdote quelconque à saveur psychologique, pourrait-il sembler, mais tu n’évoques pas cette mince connaissance de la psyché humaine sans raison. Ce n’est même pas réellement une question. Je ne me souviens que de très peu de choses, à leur propos, et je n’ai jamais rien voulu savoir de plus. J’ai toujours considéré en savoir assez pour me faire une idée de leur caractère et de leur vie. Et pourtant… je voulais leur ressembler. Les rendre fier. » Ton sourire est désabusé, amer, face à ta propre naïveté qui tend volontiers vers l’imbécillité. Tu supposes, toutefois, que nul ne peut s’en empêcher, dans cette situation.

« Mais à quoi bon ? Je ne les connaîtrai pas davantage avec… trois cent nus d’Hélène, ou tout autant de carnets d’Eudes, et que je me vautre dans leurs travers ne leur apportera aucune fierté. Ça ne fera que décevoir ceux qui comptent réellement à mes yeux. Un geste vague pour la pièce surchargée d’objets, de souvenirs vides de sens pour toi, ou quiconque, dans ce palais. Même pour Maximilien et Ismalia, tu doutes que tout ceci ait une quelconque valeur, à leurs yeux. Il y a longtemps que tu aurais dû rentrer ici. Il y a longtemps que tu aurais dû être fort. Tu tires quelques lettres de la boîte logée entre tes jambes, sans même les regarder. Tous ceux qui ont écrit ces lettres sont aussi probablement morts. Ce qui n’est pas plus mal, je t’assure, certains des correspondants d’Hélène étaient affligeants de bêtise et de rimes boiteuses… j’ai même retrouvé une missive écrite, je crois, en erebien des dunes. Si je remets la main dessus, voudras-tu me la lire et me confirmer que ce ne sont que de fines insultes ? » Ton visage a repris des couleurs, tes yeux un peu de vie. Tu reviens peu à peu à Alméïde, au fil de ton monologue et de tes réflexions, de tes piques pleines de dérision pour ces morts qui ne peuvent même pas se défendre. Tu as besoin de faire une croix sur ce passé, pour mieux envisager l’avenir. Encore plus maintenant qu’il est plus instable que jamais.


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Message Sujet: Re: Un regard vers l'avenir   Un regard vers l'avenir EmptySam 26 Jan - 12:36

« Je n’ai pas vu le temps passer. » Ca ne l'étonne guère, et comment pourrait-elle lui en vouloir ? Elle le sait parfois tant obnubilé par ses activités qu'il en oublie de dormir, de manger, de retourner simplement à la civilisation. Elle le retrouve parfois dans son atelier, complètement plongé dans son travail, s'activant de manière frénétique dans un projet qui l'anime entièrement, avec passion. C'est justement de cette passion dont Alméïde est tombée sous le charme, de cette flamme qui consume tout, jusqu'à la moindre parcelle de raison, qui bien failli tout détruire sur son passage mais qu'ils sont parvenus à maîtriser tant bien que mal, avant qu'il ne soit trop tard. Et puis, comment pourrait-elle le juger pour cela, elle qui parfois, oubliait les heures du repas lorsqu'elle se plongeait dans ses ouvrages ou dans ses travaux ? Elle qui pouvait passer une nuit à lire un traité passionnant sur le corps humain ou à coucher sur le papier des notes sur ses observations minutieuses. Anthim venait parfois la réveiller, endormie sur un fauteuil de la bibliothèque, le visage marqué de la page sur laquelle elle s'est assoupie.

Son regard est doux, envers son époux qui semble encore un peu absent. « Un des salons d’Hélène. » Alméïde observe encore un peu aux alentours. L'endroit laissé à l'abandon paraît hors du temps, avec ses meubles recouverts de draps et sa poussière qui étouffe les sons, comme le ferait une épaisse couche de neige. « Savais-tu que les enfants sont portés à se construire des souvenirs, si on leur raconte des événements passés ? Ils auront le sentiment d’avoir été présents et inventeront même des détails inédits, et ce sans jamais douter que c’est faux. » Intriguée, elle reporte son attention sur Castiel. « Je n'en savais rien. » répond-elle d'un ton tranquille. « Je ne me souviens que de très peu de choses, à leur propos, et je n’ai jamais rien voulu savoir de plus. J’ai toujours considéré en savoir assez pour me faire une idée de leur caractère et de leur vie. Et pourtant… je voulais leur ressembler. Les rendre fier. » Le sourire qu'elle lui adresse est doux. Ses doigts se referment délicatement sur son avant-bras, en un geste rassurant. « Mais à quoi bon ? Je ne les connaîtrai pas davantage avec… trois cent nus d’Hélène, ou tout autant de carnets d’Eudes, et que je me vautre dans leurs travers ne leur apportera aucune fierté. Ça ne fera que décevoir ceux qui comptent réellement à mes yeux. » Les douloureux souvenirs d'un couronnement remontent à la surface, mais ils semblent si lointain désormais. Dans une autre vie. Rien n'est plus pareil à présent. « Tous ceux qui ont écrit ces lettres sont aussi probablement morts. Ce qui n’est pas plus mal, je t’assure, certains des correspondants d’Hélène étaient affligeants de bêtise et de rimes boiteuses… j’ai même retrouvé une missive écrite, je crois, en erebien des dunes. Si je remets la main dessus, voudras-tu me la lire et me confirmer que ce ne sont que de fines insultes ? » Un petit rire quitte ses lèvres. « Bien sûr. »

Son regard n'a pas quitté le sien, ses doigts remontent sur son visage marqué par la poussière pour en essuyer un peu la joue, d'un geste tendre. « Peu importe qui ils étaient et ce qu'ils ont fait. Tu n'es pas eux, Castiel. Et si ça peut avoir la moindre importance, sache que je suis fière de toi. » Tendres également sont les mots, sincères sont ses paroles. « Je suis fière du chemin que tu as parcouru ces dernières années et de ce que tu as accompli. Et je suis persuadée que ta famille l'est tout autant que moi. » Un mince sourire, puis elle ajoute. « Et je suis si fière d'être ton épouse. » Elle dépose un baiser délicat sur sa tempe, pour appuyer ses paroles autant que par affection. Il est peut-être encore sujet à des sautes d'humeur ou à des lubies abracadabrantes, il est peut-être encore parfois bien trop dans l'excès, mais il est bien loin du duc irresponsable et inconséquent d'autrefois. Castiel est un duc impliqué pour son peuple et il cherche réellement à bien faire, elle peut le voir chaque jour.

Les yeux d'Alméïde se posent sur la boîte emplie de lettres et de documents divers. Sans briser leur bulle d'intimité, elle demande à voix basse. « Et si tu me montrais cette lettre en erebien ? »


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Message Sujet: Re: Un regard vers l'avenir   Un regard vers l'avenir EmptyJeu 29 Aoû - 5:11

Tu pourrais devenir ivre de la tendresse du regard de ton épouse, de celle de ses gestes, de ses mots. Tu n’en as jamais assez. Lorsqu’elle porte sa main à ta joue, afin d’en essuyer la poussière, tu accueilles le contact avec joie, lovant toi-même ton visage dans sa paume, comme un chat cherchant une caresse. Ivre d’Alméïde, voilà qui est bien doux. « Peu importe qui ils étaient et ce qu'ils ont fait. Tu n'es pas eux, Castiel. Et si ça peut avoir la moindre importance, sache que je suis fière de toi. Je suis fière du chemin que tu as parcouru ces dernières années et de ce que tu as accompli. Et je suis persuadée que ta famille l'est tout autant que moi. N’est-ce pas ce que tu as voulu ? Rendre ceux qui t’aiment, ceux qui comptent réellement, fiers de toi ? Et je suis si fière d'être ton épouse. »

Ton sourire se fait solaire, si doux, si vrai. Derrière toi, Mirat ronronne, arrêté soudainement dans son macabre jeu avec sa proie décédée, vibrant des mêmes émotions puissantes que son mage. Tout ce chemin parcouru, depuis votre première rencontre officielle, depuis votre premier baiser, depuis l’humiliation que tu lui as fait subir en Faërie. Toi-même, tu n’aurais pas parié sur ta réussite, si tu n’avais pas été si… audacieux, en tout et toute chose.
Il faut bien croire en soi.

« Et si tu me montrais cette lettre en erebien ? Bien sûr, attends…Tu parcours les papiers en désordre, jusqu’à remettre la main sur une missive écrite dans cette langue si mystérieuse. Tu ne pensais même pas qu’elle pouvait s’écrire, certain que tu étais de sa seule existence dans la tradition orale. Comme quoi, tu en apprends tous les jours, sur tes voisins du nord. Voilà. Je doute que ce soit très édifiant. La personne qui l’a écrite, un certain… Sloubi ? Slouman ?, enfin, cette personne, a pratiquement traversé le parchemin, de colère. » À travers le fin papier, vous pouvez voir la lumière, par les trous percés par une plume rageuse, et ce dès le Elenah qui inaugure la lettre. Tu n’as pas eu de difficulté à y reconnaître le prénom de ta génitrice, à l’erebienne, et c’est bien la seule chose. Tu tends la lettre à ton épouse, avant de t’intéresser davantage à la raison de ces recherchées appliquées : « Pourquoi me cherchais-tu depuis ce matin ? Est-il arrivé quelque chose à Odette, ou Madeleine ? » Évidemment, tu penses directement à l’horrible, au lieu de penser à l’heureux. Peut-être ton enfant est-elle sur son lit de mort depuis le matin, alors que tu étais occupé à dépoussiérer ces vieilleries sans importance ? Madeleine terriblement souffrante ? Horreur, malheur, cauchemar, ton palais inondé ? Ou Alméïde a-t-elle une sombre nouvelle la concernant à t’annoncer ? Tes yeux noirs détaillent la figure de ta dame, à la recherche d’un quelconque signe de détresse. Elle ne te semble pas souffrante, mais tu la sais si résiliente que le doute commence à poindre dans ton esprit, assorti d’angoisse. « Est-ce que tu vas bien ? » N’est-elle pas un peu pâlichonne, en fait ? Et ces cernes, cette fatigue des derniers jours, elle n’est pas habituelle, non plus !


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Message Sujet: Re: Un regard vers l'avenir   Un regard vers l'avenir EmptyDim 8 Sep - 11:19

Ce ne sont pas des mots anodins qu'elle prononce. Elle sait combien de chemin ils ont parcouru tous les deux, depuis leur premier baiser – combien de chemin il a parcouru surtout. La route a été longue, elle a été chaotique, ils ont tous vécu beaucoup, perdu beaucoup également. Mais ils en sont ressortis plus forts, c'est pour elle une certitude inébranlable. Leur amour en est ressorti plus fort, leurs liens aussi. Tout ce qu'Alméïde peut ressentir pour cet homme, elle tente de le lui montrer chaque jour pour qu'il comprenne à quel point il compte et à quel point elle est fière. Comme à cet instant, alors qu'elle a une grande nouvelle à lui annoncer, elle ressent cet élan de fierté pour un duc qui va devenir le père de son enfant.

La discussion les a pourtant menés sur un autre chemin et elle cherche avant tout à le soutenir dans ce retour dans le passé de ses parents – une étape difficile pour lui. Cette lettre en erebien l'intrigue quelque peu et elle la saisit délicatement pour y jeter un oeil. « Voilà. Je doute que ce soit très édifiant. La personne qui l’a écrite, un certain… Sloubi ? Slouman ?, enfin, cette personne, a pratiquement traversé le parchemin, de colère. » Elle pouffe légèrement à la prononciation d'un nom qu'elle ne reconnaît pas immédiatement. Avant de poser les yeux sur les premières lignes et que ses sourcils se froncent de perplexité. « Pourquoi me cherchais-tu depuis ce matin ? Est-il arrivé quelque chose à Odette, ou Madeleine ? » Elle entend la question d'une oreille et c'est de façon distraite qu'elle répond : « Non, rien de grave... » Son regard saute d'une ligne à l'autre, déchiffre les symboles parfois raturés, parfois coupés par les trous dans le parchemin. Deux mots ressortent plus encore que les autres. Shahryar. Shéhérazade. Elle relit une seconde fois, pour s'assurer qu'elle n'a pas compris de travers. Et elle pâlit légèrement.

« Est-ce que tu vas bien ? » Alméïde relève les yeux, un peu secouée. Son regard croise celui de son époux. « Oui, oui tout va – tout va bien. » balbutie-t-elle, prise de court. Elle s'éclaircit la gorge. « L'auteur de cette lettre, ce n'était pas juste un, un admirateur. Je crois... Non, je suis sûre, qu'il s'agissait de l'époux d'Elenah. » Et cette nouvelle met en lumière un pan de l'histoire d'Erebor qui a beaucoup secoué les clans à l'époque. Pourquoi n'a-t-elle rien su de ces détails-là ? Anthim était-il au courant ? Certainement, il était prince, il est désormais sultan, il doit savoir. Et son épouse ? « Son nom était Soliman, émir du clan Khamsin. Dans sa lettre, il exprime sa colère devant l'abandon de son épouse. De la mère de ses enfants. » Elle s'interrompt un instant, inquiète de la réaction de son époux. Puis elle ajoute : « Castiel, ta mère avait... deux enfants. Un fils, Shahryar, et une fille, Shéhérazade. L'actuelle sultane d'Erebor. »


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