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 Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet

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Message Sujet: Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet   Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet EmptyJeu 17 Jan - 22:00


   
Livre IV, Chapitre 1 • Les Labyrinthes de Sithis
Ewen Treflet & Isabeau Ventdoré

   
Pour remplacer une Déesse

   
Pleures dans mes bras

   


   
• Date : 3 janvier 1004
• Météo (optionnel) : Froid
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Terrifiée depuis plusieurs semaines avec la disparition des Dieux, Isabeau respire de nouveau en voyant arriver une lettre de son ami Ewen. Ils décident alors de se rencontrer dans les rues secrètes de la capitale outreventoise. Pour faire quoi, ça, eux-mêmes ne le savent pas.
• Recensement :
   
Code:
• [b]3 janvier 1004 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4493-pour-remplacer-une-deesse-ewen-treflet#172879]Pour remplacer une Déesse[/url] - [i]Ewen Treflet & Isabeau Ventdoré[/i]
    Terrifiée depuis plusieurs semaines avec la disparition des Dieux, Isabeau respire de nouveau en voyant arriver une lettre de son ami Ewen. Ils décident alors de se rencontrer dans les rues secrètes de la capitale outreventoise. Pour faire quoi, ça, eux-mêmes ne le savent pas.
   

   
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Message Sujet: Re: Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet   Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet EmptyJeu 17 Jan - 22:03

Isabeau avait peur. Depuis que les bienfaits accordés aux Compagnes par Mirta s’étaient dissipés, un horrible chaos s’était installé chez elles. Si la jeune femme menait la barque avec vigueur et sérieux aux côtés de la Madame de Souffleciel, d’affreux incidents continuaient à terroriser ses consœurs. Violence, abus et méchanceté. Plus aucun filtre ne limitait ces si honorables outreventois. En dépit de tout cela, Isabeau avait conservé son port altier et ses bonnes manières. Il était hors de question de briser le masque de perfection qu’elle avait mis des années à construire. Et puis bien trop de Compagnes comptaient sur elle. Derrière tout cela, malheureusement, Isabeau était terrifiée. Les enjeux étaient grands et il restait beaucoup trop de questions en suspens. Les Dieux étaient-ils vraiment partis ? Si oui reviendraient-ils un jour ? Allait-elle réussir à protéger ses sœurs en donnant tout ce qu’elle avait ? La demoiselle avait toujours eu un dégoût très prononcé pour l’inaction et voilà qu’elle se retrouvait forcer à l’oisiveté, comme si cela était la pire des punitions. Oh comme elle aurait aimé pouvoir faire quelque chose. Malgré tout, la vie continuait et c’était peut-être ça le pire. De continuer à prétendre que tout était plus ou moins normal. Un sourire forcé ne peut rester éternellement plaqué sur un visage, aussi joli soit-il.

Au milieu de ce chagrin devenu habitude, une lettre vint trouver la jeune femme. Ewen Treflet. L’un de ses amis, vrais amis, ceux que l’on aimait tendrement depuis des années. Le simple fait de penser à ce jeune homme donna l’espace d’un instant le sentiment d’être heureuse à cette pauvre Isabeau. Tous deux extrêmement occupés par leurs occupations respectives, ils leur étaient souvent difficiles de se retrouver. Pourtant, quand ils trouvaient le temps de se voir, la Compagne ne revenait jamais déçue. Le contenu de la lettre réchauffa toujours plus le cœur de la demoiselle. Il allait bien, et il voulait la voir. Et ils se verraient. Car Isabeau ne refuserait pas ça, pas si c’était lui, pas en ces temps-là. Un jour et une heure furent finalement décidés au gré des envois. Isabeau ne lui en disait que peu. Elle ne voulait pas lui dire à quel point elle souffrait. A quel point elle avait peur. Elle ne voulait pas l’inquiéter, mais bien plus que ça, elle avait passé toute sa vie à se défaire de l’emprise des hommes. Pleurnicher dans les bras d’un ami était presque un aveu de faiblesse et pourtant les… dieux seuls savaient à quel point elle en avait envie.

Et le jour vint, enfin. Un certain 3 janvier, tard dans la soirée. Il était presque impossible pour eux de se retrouver avant cette heure-là et puis de toute façon, elle n’aurait jamais accepté d’être vue aux côtés d’Ewen de jour. Pas parce qu’elle avait honte de lui, loin de là. Protéger son ami de toutes rumeurs était bien plus important. Les nuits se faisant fraiches en janvier en Outrevent, Isabeau s’était lourdement vêtue. Hors de question de revenir avec un rhume ou une grippe parmi ses sœurs. Ramener le froid était comme ramener la mort. Surtout quand plus personne ne les protégeait. En dépit de tout cela, la Compagne s’était apprêtée avec élégance et sobriété. Trois couches de vêtement peuvent être très séduisants, vous savez. Une tenue aux couleurs simples mais aux matériaux précieux. Une longue tresse blonde lui caressant le bas du dos, la marque de fabrique d’Isabeau. La Compagne à la tresse blonde. Du parfum et une touche de maquillage. La Compagne était splendide dans sa simplicité et c’était ça qui faisait tout son charme. Ainsi arriva-t-elle, belle comme toujours, au lieu de rendez-vous. Un vieux parc presque désert à cette heure-là, bien loin du centre de la ville.

Sans surprise, Ewen était déjà là, attendant patiemment la demoiselle à l’entrée du parc. En ce sens, le chevaucheur était tout à fait outreventois. Isabeau en rirait presque, d’apprécier si follement de telles personnes, ressemblant tant aux gens qu’elle avait fui toute sa vie. Resserrant instinctivement son manteau alors qu’elle arrivait près de lui, la Compagne inclina poliment sa tête en direction de son ami. Si elle était resplendissante, quelque chose clochait. Comme une gemme qui avait perdu de son éclat. Isabeau pouvait bien sourire, bien s’habiller, se pomponner, mais elle était tout simplement incapable de dissimuler sa peine. Ewen se lancerait-il directement sur un terrain aussi glissant ? La jeune femme espérait bien que non. Il était trop tôt pour cela. Mais plus tard peut-être que… les langues commenceraient à se délier. Si Isabeau était capable de deviner les actions de ses clients jusqu’aux détails, il était toujours difficile pour elle de poser le même regard sur l’un de ses proches. C’était… bien trop déshumanisant et elle considérait trop hautement ses amis pour leur réserver un tel traitement.

-Bonsoir Ewen.. Comme à ton habitude, ponctuel. Tu serais un client parfait...


N’hésitant pas à un seul instant à le taquiner, un petit rire s’échappa d’entre les fines lèvres de la Compagne. A quoi bon être ami avec un jeune outreventois si ce n’était pas pour le confronter à ce qu’elle était ? Ewen l’avait toujours accepté pour ce qu’elle était et pourtant… elle ne pouvait s’empêcher de l’embêter. Comme un frère. Ou un amant. Ou… Elle ne savait pas, plus. Elle n’avait sûrement jamais su. Depuis qu’elle était devenue Compagne, ses rapports avec les hommes étaient devenus étranges. Sauf peut-être avec Liam mais ça… c’était tout autre chose. Elle se vouait corps et âme à son métier, à ses sœurs, à sa déesse. La simple idée d’aimer un homme ne lui avait jamais vraiment effleuré l’esprit. Ewen était un vrai mystère, mais pas une exception. Les hommes de sa vie personnelle étaient des points d’interrogation, littéralement. Isabeau ne savait pas vraiment ce qu’il se passerait ce soir. Rien, probablement, mais elle ne pouvait pas déchiffrer ses intentions. Ni même les siennes. La nuit serait longue. Restait à savoir si cela serait positif ou pas.
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Ewen Treflet
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Message Sujet: Re: Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet   Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet EmptyVen 18 Jan - 20:03

Il écrivait peu, en temps normal. Il lui écrivait très peu, aussi. Mais là c’était différent. Tout était différent en ce moment. On sentait une inquiétude permanente dans les rues, la faute à ces dieux qui avaient désespérément décidé de tourner le dos aux hommes. Lui n’avait pas de soucis à se faire, il était solide, savait se battre et de toute manière ses tenues de chevauche dissuadaient les malvenus de lui chercher des ennuis. Mais il n’était pas rare d’entendre les messes basses concernant des femmes victimes à la nuit tombée. A croire que le silence des dieux avait à voir avec le comportement de ces mâles devenus ingrats. Alors il lui avait écrit. Pour prendre de ses nouvelles tout d’abord, et puis pour la voir. Cela faisait quelques mois déjà qu’ils n’avaient pu se rencontrer et échanger. Parce qu’elle lui manquait aussi, d’une certaine manière. Mais ça il n’aurait jamais osé lui avouer, par fierté d’homme. Ils avaient alors convenu d’une date, pour enfin retrouver la proximité de l’autre. Ewen avait tenté de négocier pour la voir dans la journée, pour que sous le soleil il ne lui arrivait rien. Mais elle n’en avait pas démordu. Elle était comme ça, Isabeau, avec son caractère tendre mais convaincu. Il n’était pas rassuré de la retrouver comme ça, à la nuit tombée. Même d’aller l’attendre directement près de son chez elle, pour qu’elle n’ait pas à être seul dans le couvert de la nuit, elle l’avait refusé.

Dans ses lettres elle lui disait aller bien. Mais il la connaissait à force des années passées à la côtoyer. Elle qui était si proche de sa déesse devait très certainement souffrir de son absence. Lui … l’absence de Levor lui manquait, il n’aurait pas dit le contraire, mais il avait décidé de faire sans. Difficile choix d’ailleurs. Enfin, c’est au fil de leurs plumes qu’ils avaient convenus de se revoir dans ce petit parc à la sortie de la capitale. Il est arrivé en avance, comme à son habitude, sa longue cape de laine le couvrant de ce froid mordant. Il est élégant, bien habillé et bien coiffé. Peut-être était-ce trop pour ne rencontrer qu’une amie mais il aimait lui faire plaisir. Et puis elle lui avait déjà dit que cette chemise lui allait bien. Bientôt le silence fut brisé par des bruits de pas, faisant sursauter le Chevaucheur qui porta instantanément la main à sa dague, si précieusement attachée à sa ceinture. Elle était peut-être de trop, mais en ces temps on n’était jamais trop prudent. Mais lorsqu’enfin la lueur des lunes jumelles lui permit de distinguer le visage approchant, un sourire s’accrocha à son visage et il se décolla du mur contre lequel il était appuyé. Elle était tout apprêtée, avec sa longue tresse et sa longue robe tout en luxe et sobriété. Son teint était clair, agréable. Pourtant il voyait qu’il lui manquait quelque chose. Cette lueur dans le regard, celle qui brillait habituellement dans son regard et qui vous ouvrait aux confessions sans hésitation. Elle n’était plus, comme disparue derrière mille tourments. « Bonsoir Ewen … Comme à ton habitude, ponctuel. Tu serais un client parfait … »

Cette taquinerie lui avait manqué. Oh oui, il l’appréciait autant qu’elle le gênait à chaque fois. Il ne voyait rien de mal dans cette profession et comprenait même que des hommes souhaitent avoir une belle femme à leur bras aussi bien pour le plaisir de la compagnie et de la conversation que pour des plaisirs plus intimes. Peut-être a-t-il rêvé, quelques fois, d’avoir une femme à son bras ou au creux des siens. Mais non, il n’était pas le genre d’hommes à s’accorder les services d’une Compagne. « Il ne faut jamais changer ses bonnes habitudes, on ne fait pas attendre les dames. Mais dis-moi, je te trouve bien en beauté ce soir. Aurais-tu rendez-vous avec un quelconque charmant jeune homme dont tu ne m’aurais pas dévoilé le nom ? » Il sait que sa relation avec les hommes est … spéciale, ou du moins différente de ce qui se fait habituellement. Mais ça a toujours été le cas, ce n’est pas pour autant qu’il n’aime pas la taquiner. Même s’il y a de très fortes chances qu’avec son répondant sa taquinerie se retourne contre lui.

Le vent s’était soudainement soulevé, s’engouffrant dans les ruelles dans un bruit sourd et les faisant ous deux frissonner. Les nuages s’amoncelaient rapidement au-dessus de leur tête signe de mauvais temps certain. Quoique, le climat outreventois permettait des météos rapidement changeantes et imprévisibles. Souriant, il tendit son bras à la jeune femme. « Nous ne devrions pas rester immobile trop longtemps, nous risquerions d’avoir bien froid bien trop rapidement. » Il ne restait plus que trouver un endroit calme où aller si le temps tournait à l’orage ou seulement espérer que le vent s’apaise.


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Message Sujet: Re: Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet   Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet EmptyDim 17 Fév - 11:59

Épuisée par des semaines d’épouvante, Isabeau tentait malgré tout de garder le sourire pour son ami. Elle lui devait bien ça. Faisant glisser doucement son regard tout le long de la silhouette du chevaucheur, la Compagne ne put qu’approuver l’évident effort qu’il avait fait. Pour elle ? Elle l’espérait bien. Ewen était charmant. Il l’avait toujours été, après tout. Mais ce soir-là, c’était différent. Peut-être que la disparition de sa déesse ne protégeait plus la jeune femme des affres de l’amour et du désir. Si Isabeau peinait à rester fidèle à elle-même, Ewen semblait rayonner. Avait-il été ne serait-ce qu’une seule fois aussi mordant qu’en cet instant ? Qu’importe, c’était amusant. La demoiselle inclina poliment la tête alors qu’il la complimentait, ravie mais bien trop préoccupée pour vraiment profiter d’un aussi délicieux commentaire. Un peu jouer ne ferait pas de mal à la pauvre bougresse. Quitte à s’engager sur un terrain glissant, autant en profiter au maximum. Et puis, les amis ne servaient-ils donc pas à ça ? S’offrir entièrement pour apporter un peu de réconfort à ses proches ? Le savait-il seulement, ce pauvre Ewen, que son amie souffrait terriblement depuis bien des semaines maintenant ?

-Excuses moi de ne pas t’en avoir informé… Il se prénomme Ewen. Un charmant chevaucheur. Peut-être le connais-tu ?

Un petit rire presque forcé s’échappa d’entre les lèvres de la jeune femme. Elle voulait rire… Non, elle en avait besoin, besoin plus que tout au monde. Alors que son hilarité disparaissait aussi vite qu’elle était venue, une bourrasque de vent glacée vint s’échouer contre le corps de la pauvre demoiselle. L’Outrevent était une si belle région mais dans un moment pareil, Isabeau se serait passée volontiers de sa météo plus que désagréable. Surtout lorsqu’on souhaitait profiter de la compagnie d’un vieil ami. Instinctivement, la Compagne vint resserrer le lourd manteau qui l’enveloppait, comme si cela changerait quoi que ce soit. Qui avait eu cette merveilleuse idée de se retrouver de nuit, dans un parc ? Isabeau ? Oh. Ne désirant pas rester un seul instant de plus sur place, la jeune femme fût enchantée de découvrir le bras de son ami solennellement tendu vers elle. Il ne perdait pas un seul instant pour se rapprocher, intéressant. Bien qu’hésitante de prime abord, il était hors de question d’humilier ou de mettre dans l’embarras le chevaucheur. Elle mourrait d’envie de lui attraper le bras, elle serait obligée de le faire, mais une telle démonstration d’intimité le ferait peut-être un peu trop réfléchir. Rien n’était plus facile ni évident dans ce monde sans dieux.

-Tu as raison. Le froid est bien trop mordant pour rester immobile ici. Excuse-moi, c’est ma faute. Traversons le parc pour le moment. Nous verrons bien si d’ici quelques minutes le temps ne se décide toujours pas à nous offrir une belle nuit.

Et elle l’attrapa, enfin, ce fichu bras qui s’offrait à elle. Gelée malgré tout l’équipement qu’elle avait préparé, Isabeau se lova contre le bras du jeune homme, commençant la traversée de ce qui semblait presque être un désert de glace. La Compagne voulait parler, après tout elle était reine dans l’art de la discussion, mais quelque chose bloquait. Elle avait peur que son masque s’effrite trop rapidement. Tout son être respirait le profond mal-être qui s’était installé depuis la disparition de sa Déesse. Elle ne voulait pas perdre la face, pas tout de suite, surtout pas devant lui. Elle ne voulait pas qu’il s’inquiète, qu’il pense d’étranges choses à son sujet. Alors elle ne dit rien, pendant quelques instants, se laissant entrainer de chemin en chemin. Préférant se perdre dans le paysage plutôt que dans les yeux de son ami, Isabeau eut tout le temps d’admirer la nature aux portes de la mort. Son esprit lui aussi vivait le plus rude d’hiver. Le printemps viendrait-il remplacer cette froide solitude, cette horrible peur ?

La Compagne avait besoin de se reprendre. Elle le savait parfaitement bien et pourtant, c’était plus difficile à dire qu’à faire. Comment trouver la force de se battre ? Il y avait bien ses sœurs... Sa Madame… Ses amis. Mais depuis l’abandon des Dieux, tout semblait vide de sens. Contenir la nature sauvage des hommes était impossible. Si seulement tous les hommes étaient… comme lui. Comme Ewen. Gentil. Poli. Fou d’elle ? Isabeau ne voulait pas l’avouer, mais sentir le désintérêt de nombreux hommes si soudainement l’avait profondément marqué. Elle vivait du désir, de l’amour. Si elle ne savait plus susciter de tel sentiment, il ne restait plus qu’une seule chose à faire. Mourir.
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Message Sujet: Re: Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet   Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet EmptyDim 17 Fév - 22:25

Son sourire. Ce sourire qui lui avait manqué, celui qu’il affectionnait tant et qu’il aimait apercevoir sur ce joli minois. Il était là, bien présent. Mais il était … enfin, il n’était pas … vrai. Il voyait bien pourtant ses lèvres s’étirer doucement en ce qui donnait l’apparence d’un sourire, mais ce n’en était pas un. Ses yeux si expressifs n’avaient pas su lui cacher. Qu’est-ce qui pouvait bien tracasser à ce point la jeune Compagne pour que son regard soit si terne et perdu. Elle n’avait jamais su lui mentir. Par les mots si, lorsqu’à l’époque elle retenait encore le fond de ses pensées et les réalités les plus dures pour ne lui offrir qu’une épaule réconfortante. Mais jamais, au grand jamais, elle n’avait pu lui mentir lorsque ce qui se tramait au fond de ses iris était sombre. Ewen n’avait pas toujours réussi – rarement à vrai dire – à le décrypter sans qu’elle ne lui ouvre son cœur, il est vrai, mais il savait lorsque son amie n’était pas dans sa meilleure forme. C’était le cas ce soir-là, mais par habitude il ne dirait rien. Il tenterait de faire gagner son sourire à son regard et d’éloigner sa peine un instant jusqu’à ce qu’elle soit prête à lui confier ses malheurs.

Son visage se ferma un instant et ses sourcils se froncèrent tandis qu’il portait une main à son menton où même la pilosité avait décidé de déserter le froid ambiant. Il paraissait soucieux, perdu dans ses réflexions sans un mot. Après quelques instants il haussa simplement les épaules, comme revenant à la réalité. « J’ai beau cherché, j’ai aucun dénommé Ewen de connu au bataillon ma p’tite dame. Si je lui croisais un jour je lui dirais qu’il a bien de la chance de te croiser ce soir. » Le Chevaucheur lui offrit un sourire taquin accompagné d’un clin d’œil. Il espérait la faire rire même si le premier qu’il lui avait tiré n’avait pas l’air des plus sincères. Mais son bras tendu parut la faire grimacer, de même qu’intérieurement Ewen ressentait une inquiétude grandissante. Non ne te referme pas s’il te plait. Pas déjà, pas maintenant. Souris encore, essaie au-moins. Qu’est-ce qui peut donc te faire si peur ? L’Outreventois connait les réticences de la jeune femme à paraître familière à ses côtés. Mais ils sont seuls au milieu d’une nuit glaciale. Et puis que sont des rumeurs qu’il peut ne pas écouter face à la détresse d’une si chère amie ? Bientôt la Compagne le saisit et il retint un geste pour l’attirer plus à lui. Il la voulait dans ses bras à ce moment-là. Loin de lui les idées de l’avoir dans sa couche, mais sans aucune difficulté il l’aurait tendrement bercée contre son cœur pour faire disparaître ses malheurs. Mais ce n’était pas le moment de faire ça, alors qu’elle était encore loin d’être prête à la tendresse. L’avoir à son bras était déjà une bonne chose.

Que se passait-il derrière ce si joli minois lorsque souriant il avait suivi ses pas le long des chemins glacés du parc. Le vent soufflait fort, par lourdes rafales qui les tétanisaient un instant avant de disparaître. Ewen avait totalement abandonné l’idée de remettre sa capuche en place lorsqu’une énième fois elle avait été malmenée et rabattue sur sa nuque. Après tout il aimait ce froid mordant. Celui qui d’ordinaire lui laissait peu de temps pour laisser son esprit vagabonder et faisait presser ses pas pour ne pas finir geler sur le sol outreventois. Le silence entre les deux amis s’était niché confortablement et ne semblait pas vouloir les quitter. Quelle lourde misère devait porter son amie pour qu’ainsi elle ne souhaite prononcer devant lui, ni faire naître une plaisanterie fine qu’elle savait si bien maîtriser ? Le Chevaucheur était inquiet, sous cette carapace de malice et de taquinerie. Il n’avait jamais été à l’aise avec les femmes et ne savait par où commencer. Devait-il seulement attendre qu’elle entre dans le vif du sujet ou mener tranquillement une discussion anodine ? C’est la seconde option qu’il choisit, tournant la tête vers la femme à ses côtés. « Il est loin le temps où nous passions nos journées ensemble. Qu’as-tu donc fait de ces longs mois sans nouvelles ? »

Il ne savait pas si c’était la meilleure solution, ni si c’était avec celle où Isabeau serait la plus à l’aise. Si ces propos avaient été maladroits il s’excuserait, il soufflerait des mots réconfortants à son oreille. S’ils étaient corrects il poursuivrait alors sur cette voie, lentement, innocemment. S’il-te-plaît , ouvre-toi.


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Message Sujet: Re: Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet   Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet EmptySam 6 Avr - 21:34

Sans réponse depuis plus d'un mois, RP corbeillé.
Envoyez un MP sous Géralt pour le sortir des archives. :oui:


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Message Sujet: Re: Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet   Pour remplacer une Déesse ☼ Ewen Treflet Empty

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