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 Caillou rouge sang

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Les Voltigeurs
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Hector Tranchaile
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Message Sujet: Caillou rouge sang   Caillou rouge sang EmptyDim 20 Jan - 20:04


Livre IV, Chapitre 1 • Les Labyrinthes de Sithis
Géralt d'Orsang & Hector Tranchaile

Caillou rouge sang  

Où on répare un Voltigeur amoché comme on peut avec un ailier très concon , et où la conversation vole trop haut pour des Bellifériens.



• Date : 16 septembre 1001
• Météo (optionnel) :
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Étant assigné à la surveillance de la capitale lors du Tournoi, et prenant sa mission très à coeur, Hector était fatalement voué à se retrouver à un moment ou à un autre dans une mauvaise posture - et à en ressortir amoché. Heureusement qu'avec le tournoi, les médecins, chirurgiens, soigneurs... sont presque légion, disséminés dans tous les endroits utiles. Genre en renfort à la caserne, également.  
• Recensement :
Code:
• [b]16 septembre 1001 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4500-caillou-rouge-sang]Caillou rouge sang[/url] - [i]Géralt d'Orsang & Hector Tranchaile[/i]
Étant assigné à la surveillance de la capitale lors du Tournoi, et prenant sa mission très à coeur, Hector était fatalement voué à se retrouver à un moment ou à un autre dans une mauvaise posture - et à en ressortir amoché. Heureusement qu'avec le tournoi, les médecins, chirurgiens, soigneurs... sont presque légion, disséminés dans tous les endroits utiles. Genre en renfort à la caserne, également.  




La seule différence entre le héros et le fou, entre la détermination et la bêtise,
c’est le succès.




Hector: #FFB16D ; Ambre : white


Dernière édition par Hector Tranchaile le Dim 20 Jan - 21:09, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Caillou rouge sang   Caillou rouge sang EmptyDim 20 Jan - 20:11

Hector. Rues qui défilent, hommes en armes.
Fierté qui brûle.
Hector perdu.
Douleur.
Caillou rouge.
Sommeil.
Rues qui défilent, Suie. Valère. Hector.
Caillou rouge sang.


La tête qui pulse. Les souvenirs brumeux. Des bruits diffus autour de lui, comme une effervescence qu’il ne comprend pas bien. Lendemain de cuite ? Non, si sa bouche est pâteuse, l’arrière-goût familier de l’excès n’y est pas. Les mâchoires douloureuses. Le bras qui le brûle. Dans la chaleur de fin septembre d’Hacheclair, Hector reprend conscience. Son crâne bouillonne et lui fait mal, à l’arrière, juste au-dessus de l’oreille.

Boum caillou.
Ambre ?

Il se revoit voler bas, piquer, sauter d’Ambre pour finir à pied qui l’attend et le suit pour rattraper un homme interpellé plus tôt. Devoir. Il se voit bousculer des passants, s’excuser, alors que la distance se réduit et que l’ombre d’Ambre plane plus haut, incapable de s’approcher plus alors que les rues réduisent en largeur et s’enfoncent entre les demeures rouges. Il se voit avancer encore, attraper l’homme. Danger.
Il se rappelle de son ailier arrivé juste après. Ils ne sont pas trop de deux pour maîtriser l’homme, trouble-fête dans la capitale alors que le Tournoi bat son plein et que la prudence est de mise. Il se revoit, le jeune Voltigeur, l’escorter. Imprévus.
Puis le noir.

Hector boum.
Boum où ?
Groupe. Combat. Caillou qui frappe.

La tête qui pulse. Se souvenir fait mal, si mal. Il grimace, alors qu’il regarde aux alentours, sans bien comprendre où il est. Doucement, il lève son bras qui le brûle : une longue estafilade, rouge et sombre, y court. Ses doigts alors se portent à sa joue, à l’angle de sa mâchoire qui lui fait le plus mal.
Il grogne un peu. Ça fait mal, bordel, ça brûle.
« Hector, ça va ?
Mal. finit-il par articuler.
- Je me doute. Ils t’ont pas raté. La garde l’a récupéré. Tu peux te relever ? »
Le Belliférien arrive à peine à restituer où il est, mais sans y penser il est déjà sur ses pieds. Le sol de pavés irréguliers est ici et là couvert de sang - notamment là où il reposait, un peu plus tôt.
Affolement.
Caillou rouge. Collision. Poursuite. Rues qui défilent.

La peur qui émane d’Ambre est à peine calmée par un Hector encore groggy. Elle ne s’affole pas souvent, sa calme compagne.
Calme-toi, Ambre.
Nuit noire, caillou rouge.  
Il lève la main, le bras qui a le plus mal. Du sang.  Poisseux. Plumes sales. Blessure. Un peu oui.
Au-dessus d’eux, il sait que la griffonne cherche à le rejoindre - mais la foule et les rues trop étroites empêche qu’elle ou Suie se rapprochent.  
Distance.

Le gamin de Viremont est encore franchement sonné, et n'émet aucune remarque quand son ailier lui propose de l’amener au ‘gars qui pourra te rafistoler’ le plus proche. Il n’émet aucune remarque parce qu’il est quand même un peu amoché, juste assez pour ne pas être en état de protester - et bien assez pour fiche la frousse à un ailier comme le sien, ancien savant géographe amoureux des frontières. Pas un véritable guerrier comme Hector. Pas quelqu’un qui sait que la plaie n’est pas grand-chose, qu’il s’est juste vaguement tapé.
Pensées décousues. Sa tête résonne des coups reçus.

« Tiens bon, Hector.
Bordel, je vais pas mourir. »
Le blond râle un peu. Il en a vu d’autres - les marques sur son corps le prouvent. Il en a vu d’autres, et ensemble ils en verront d’autres, autant des blessures que des toubibs.  Ils atteignent un poste, une dépendance de la caserne où ils savent trouver de quoi prendre en charge le gamin amoché. Ils rentrent l’un avec l’autre - l’ancien savant soutenant le tout juste titularisé qui grogne quand on le force à s’assoir et à attendre quelqu’un apte à s’occuper de lui, pendant que Ambre se pose avec le lourd griffon d’ébène non loin.
Un nid confortable. Serviette sur les plumes. Câlin. Repos.
À la fin du service.

Il espère qu’elle n’a pas vu son état, la griffonne. Qu'elle l'imagine juste.
Faut dire qu’il a des raisons de faire peur, le jeune. Il a frappé les pavés avec force, en tombant - en plus de l’objet qu’il a senti le frapper. Et à ça, les quelques estafilades du combat s’ajoutent - et donnent l’impression vague qu’il sort plus d’une rixe dans une taverne que d’une folle et juste poursuite dans les ruelles de la capitale.



La seule différence entre le héros et le fou, entre la détermination et la bêtise,
c’est le succès.




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Géralt d'Orsang
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Message Sujet: Re: Caillou rouge sang   Caillou rouge sang EmptyMer 23 Jan - 18:36

Tu n'es pas un habitué de Hacheclair, ni de ce genre d'événements. Dans ta vie, tu n'as pas quitté tant que ça la région de Riven. C'est donc une agréable surprise que d'avoir été envoyé avec les soldats de la caserne ici. Tu respires un peu mieux, quand tes pensées ne se tournent pas vers Désirée, Eponine et Gédéon. Tu sais que Guérin est sur place aussi, donc tu gardes l'œil ouvert, mais tu espères franchement ne pas le croiser et qu'il n'y aura pas d'histoires. Cela mis à part, tu te plais dans la capitale, même si la différence est flagrante avec ce que tu côtoies au quotidien.
Dans tous les cas, l'événement n'en est qu'au début et vous êtes déjà pas mal occupés. Ca fête beaucoup, dans les environs, et tant de gens dans un même lieu a tendance à créer des débordements. Tu prêtes renfort aux effectifs de la caserne, actuellement, et tu as déjà recousu trois hommes passablement éméchés. Les deux semaines à venir risquent d'être longues, mais tu t'entends bien avec les personnes en poste autour, donc tu ne te plains pas.

Tu es en train de nettoyer tes instruments quand une voix, derrière un rideau, plus loin, attire ton attention. « La baronne d'Orsang comme championne, Bellifère est tombé bien bas, si vous voulez mon avis. » On ne le veut pas réellement, mais tu te gardes de tout commentaire. Tu es secrètement très fier de la nomination de Marianne d'Orsang. Très, très, très fier. Tu aurais presque envie de rire face aux mines dégoûtées et dédaigneuses de bon nombre de Bellifériens quand ils en parlent. « Elle ne tiendra pas deux minutes dans l'arène, vous inquiétez pas. Qu'est-ce qu'elle pourrait bien faire, hein ? Quelques acrobaties de Voltigeuse, là ? Ca lui fera peut-être comprendre qu'elle ferait mieux de se trouver un mari et d'aller pondre enfin une descendance sur son domaine. » Un bruit désapprobateur résonne et tu souris de plus belle alors que tu fermes ta besace. Qu'est-ce que les Bellifériens peuvent être arriérés. Tu te demandes parfois si tu n'étais pas destiné à naître dans un duché plus ouvert, à la base. Sombreciel, ç'aurait été pas mal, tiens.

« Géralt, un patient dans le fond pour toi. » Tu tournes la tête, vois Tibulle, le responsable des lieux, qui tourne déjà plus loin et disparaît de ta vue avant même que tu n'aies pu répondre. Tu te dépêches donc de récupérer ton matériel avant de te diriger vers l'endroit indiqué. Tu te mets à trottiner dans l'optique où le cas est plus grave qu'il n'y paraît. Tu gérerais bien mal l'idée d'avoir laisser quelqu'un se vider de son sang par inadvertance dès le deuxième jour. Tout court, même.

Quand tu entres dans la pièce, tu y découvres deux Voltigeurs. L'un assis, somme toute calme vu les blessures qu'il semble arborer au premier coup d'œil, l'autre bien plus agité et tu sais de suite que l'homme va devoir quitter la pièce pour te laisser agir tranquillement. « Bonjour messieurs, je- Docteur ! Vous êtes là. Je crois bien que c'est grave, Hector s'est retrouvé dans- Tu écarquilles les yeux et lèves instantanément tes deux mains devant toi dans un geste que tu veux apaisant pour l'interrompre. Du calme, du calme. Votre nom déjà, Voltigeur, je vous prie. Oui, mon nom. Valère. Géralt. Je vais vous demander de souffler un grand coup et d'aller attendre dehors, d'accord ? Je vais prendre soin de votre collègue et tout va rentrer dans l'ordre, vous verrez. » L'homme hésite un instant avant de jeter un coup d'œil peu sûr de lui au patient. Il finit cependant par céder dans une inspiration. Il s'adresse une dernière fois à Hector (« Je serai dehors, sois fort ») avant de quitter les lieux.

Tu patientes qu'il soit hors de vue avant de te tourner vers ton patient, un léger sourire aux lèvres. « Bien, Hector, maintenant que nous sommes seuls... Qu'est-ce qu'il s'est passé exactement ? » En même temps, tes mains vont déjà attraper son bras pour inspecter délicatement l'estafilade, là où il a, à première vue, été le plus salement blessé.



#16669C
















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Message Sujet: Re: Caillou rouge sang   Caillou rouge sang EmptySam 26 Jan - 0:10

Il est sonné, pas aux portes de Sithis, le Voltgeur. Probablement qu’il sous-estime un peu, peut-être, la gravité de ses blessures – mais il est loin d’être en aussi mauvais état que le regard de Valère sur lui semble le suggérer. Il n’est pas démembré, il n’est pas entrain de se traîner en sang sur le sol en suppliant qu’on l’achève, il n’a pas l’impression de voir sa courte vie défiler devant ses yeux, il n’a même pas mal ! Ou, tout du moins, s’il était sur le point de trépasser suite à une mission, il aurait pensé avoir au moins plus mal qu’un lourd picotement le long d’une plaie et l’impression que son crâne était compressé sous les roues d’un énorme chariot.
Il est sonné, vaguement mal à l’aise et il a envie de vomir à cause du coup à la tête. Il n’est pas entrain de décéder. Et Valère qui à côté de lui essaye de le garder éveillé, et Valère qui semble presque s’affoler beaucoup trop alors que merde, ils ont bien suivi la même formation, ils doivent, ensemble, savoir gérer ce stress quand son ailier rentre blessé. Même Ambre, inquiète – et ça n’est pas son genre à la paisible dorée – est moins exténuante. Et Valère qui ne se tait pas.
« Tu sais compter encore ? Et tu vois correctement ?
- Val, je suis pas mourant, j’me suis juste cogné. »

Il adore Valère, mais qu’est-ce qu’il peut être angoissé pour un rien. C’est un fantastique Voltigeur, il n’y a pas à dire. Professionnel, engagé, un peu nerveux mais ça lui sauve la vie. En revanche, dans des situations de stress minimes incluant son partenaire, il lui arrive de s’angoisser pour une broutille.
Si tant est que la blessure qu’il sait sur lui est une broutille. Aux yeux du gamin belliférien, ce n’est pas plus. Aux yeux de son ailier, qui essaye de toute ses forces de se calmer, c’est sans doute une preuve de… Il ne sait pas. Hector regrette quelquefois de ne plus voler directement avec le capitaine Brumecor. Ambre aimait bien Ouate, et l’enfant de Viremont a grandement apprécié de voltiger et d’apprendre sous l’aile d’un Voltigeur émérite tel que son désormais capitaine de Vol.
Il n’échangerait Valère contre personne, cependant. Ou si. Peut-être contre un Valère muet. À défaut, contre un Valère baillonné, à cet instant précis. Sa tête lui fait déjà bien assez mal comme ça. Il s’apprête à lui répondre, mais heureusement le soigneur – ou toubib, ou doc, ou gars suffisamment doué pour le rafistoler – attire l’attention de son ailier en rentrant, et c’est sur lui que les prochaines phrases sont déversées.

Phénomène curieux : Hector n’en entend que le début. Valère semble se taire, et, après un encouragement qui n’attire rien de mieux qu’un grognement de sa part, finit par le laisser entre des mains compétentes.
Dans sa stupéfaction à peine cachée, le Voltigeur ne sait guère quoi dire. Peut-être partiellement parce qu’il recouvre ses esprits et que ça fait un mal de chien, aussi. Il grimace un peu. « Faudra me donner votre talent pour le faire taire. Il a pas arrêté. Il arrête jamais. »

Valère perdu.
C’est pas nouveau, Ambre.
Colère ?
Nan. Trop de bruit.
Valère qui parle.
Voilà.
Valère qui parle.
Oui encore.
Valère qui parle.
Ambre c’est bon.

Hector baisse les yeux sur son bras, qui, s’il ne saigne plus aussi abondamment qu’au début, le lance quand même pas mal - et sa tête également, lourde des bruits autour, même étouffés. Ambre semble très amusée, du moins le ressent-il ainsi, de lui montrer Valère marmonnant tout seul à côté d’elle. La peur et l’angoisse sont retombées, chez elle : elle a compris qu’il était pris en charge – et la griffonne sait combien il serait rapidement énervé de ne pas l’être.
« Franchement, c’est rien. Fin, c’est rien de bien particulier. On était à la poursuite d’un gars, et j’avais pas prévu qu’il ramènerait sa bande – ou que je me retrouverais à pisser le sang allongé sur le pavé. Avec le Tournoi, ils se multiplient et s’allient, ces emmerdeurs. » Sa voix est distante, détachée un peu, sans avoir peur de choquer – les injures dans la caserne toujours courent.

Il raconte comme si ça n’était pas arrivé – les images sont encore floues, il se base sur ce qu’il se souvient vaguement et ce que Ambre peut lui expliquer. Ce qu’il en a déduit, aussi. « Ambre m’a un peu montré, j’saurais pas tout vous dire. Mais si ça vous intéresse dans les moindres détails, Valère doit aussi avoir sa version. »
En trois parties, deux sous-parties chacune, pour un exposé de probablement quarante minutes juste en essayant de restituer l’arrestation des gus. Il grimace, le gamin : ça fait mal. Sa vision est encore floue, par moments, et des points dorés dansent devant ses yeux ; une des raisons pour lesquelles le soigneur est une forme peu définie, sur laquelle il pose seulement le regard maintenant. Il se tient sage, autrement, Hector. Seule sa tête bouge. Il contiendrait presque les mouvements de sa poitrine, lorsqu’il respire.



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Message Sujet: Re: Caillou rouge sang   Caillou rouge sang EmptyMar 5 Fév - 1:21

« Faudra me donner votre talent pour le faire taire. Il a pas arrêté. Il arrête jamais. » Tu glousses légèrement, tes yeux remontant brièvement vers lui, un sourire aux lèvres, avant de retourner sur son bras, où tu constates qu'il aura sûrement besoin d'un ou deux points de suture. Le Voltigeur enchaîne ensuite avec les réponses à tes questions. « Franchement, c’est rien. Fin, c’est rien de bien particulier. » Tu hausses subrepticement les sourcils. Tu as de gros doutes, clairement. L'homme a l'air un peu ailleurs ; tu te demandes s'il n'a pas pris un coup à la tête, en plus. Il faudra que tu examines son crâne, dans le doute. « On était à la poursuite d’un gars, et j’avais pas prévu qu’il ramènerait sa bande – ou que je me retrouverais à pisser le sang allongé sur le pavé. Avec le Tournoi, ils se multiplient et s’allient, ces emmerdeurs. » Tu te redresses, les sourcils légèrement froncés. A pisser le sang sur le pavé ? Tu acquiesces cependant à ses dernières paroles. Les deux semaines à venir risquent d'être bien plus que mouvementées.

« Ambre m’a un peu montré, j’saurais pas tout vous dire. Mais si ça vous intéresse dans les moindres détails, Valère doit aussi avoir sa version. Un rire t'échappe bien malgré toi. On va éviter. J'aimerais bien pouvoir vous soigner avant le début de la soirée. » Aucune médisance là-dedans, mais, vu le bougre, vous en aurez probablement pour une heure avant qu'il arrive à la fin de son discours. Or, Hector cligne des yeux suffisamment lentement ou, au contraire, trop rapidement, selon les moments, pour que cela te confirme qu'il a pris un coup à la tête. Il semble avoir besoin de retrouver un point de focalisation de temps à autres. Tu n'es même pas sûr qu'il regarde ton visage quand il parle.

Tu humidifies tes lèvres, pensif, avant de te détourner, tout en reprenant : « On va devoir regarder un peu partout, du coup. Même si c'est rien, je préfère être sûr. Quel chirurgien je serais si je vous laisser repartir sans avoir tout vérifié alors que vous avez été attaqué par un groupe, hein ? » Un sourire bref. Tout en préparant déjà de quoi t'occuper de sa blessure au bras, tu continues : « Va falloir enlever tout ce que vous avez en haut, pour le bras. » Tu le laisses un instant faire, connaissant le caractère de la majorité des Bellifériens, mais tu constates bien vite que la manœuvre semble compliquée. Tu arrêtes tes mouvements et te tournes vers lui, les traits du visage neutres. « Besoin d'aide ? » Tu préfères demander d'abord. Tu pourras bien le forcer à accepter ton aide s'il vient à la refuser par fierté ou tu ne sais quoi d'autre.



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Message Sujet: Re: Caillou rouge sang   Caillou rouge sang EmptyVen 8 Fév - 23:33

Le Belliférien apprécie grandement que son partenaire de vol reste à l’extérieur. Plus le temps passe et plus il se dit qu’il n’aurait définitivement pas supporté la logorrhée de son collègue. Pas dans cet état. Sa verbigération maladive – car chez lui, c’est une véritable maladie, il ne se la ferme jamais sans vraiment de sens sur la fin – et son manque de discernement quand on en vient à des évènements le choquant auraient plus sûrement filé à Hector un mal de crâne dément. Et il préfère mille fois expliquer au gars en face de lui avec ses propres mots rudes et soutenu par les images d’Ambre que de laisser le foutu demi-Cielsombrois d’ailier se lancer dans un récit.

Au moins, dans le flou qui entoure quelque peu encore le monde du Voltigeur, il peut comprendre le rire entendu. Ah, c’est sûr. Valère fait de l’effet pour qui n’a pas l’habitude. Il hausse les épaules et grimace – et ses yeux se perdent sur le mur en face.
« C’est pas un mauvais gars, mon ailier. Juste il sait pas se la fermer dans certains cas. » Même sa voix lui paraît quelque peu distante et détachée : il lui semble qu’elle lui parvient avec un cran de retard, en décalé. Les sons résonnent dans son crâne. Le jeune homme fait la moue en essayant de se concentrer sur les paroles du soigneur, médecin, rafistoleur.. Chirurgien. Il attrape le mot au vol et celui-ci le rassérène quelque peu : en le corps médical il a confiance. Après tout, les chirurgiens de Bellifère sont bien plus que de simples toubibs ! Il y a un prestige derrière le nom et la profession de ceux qui sont souvent appelés dans les casernes et au front – appelés bien plus que les médecins, dans certains cas.
« Ouais, pas de souci. »

Hector ne tique guère plus que ça. Ca l’agace quelque peu de devoir se séparer de sa chemise, mais il a bien conscience qu’un homme n’est pas capable de soigner ses balafres et autres cicatrices encore ouvertes sur lui dont il n’a sans doute pas conscience sans les voir et avec du tissu par-dessus. Les mages le pourraient sans doute, mais pas de ça en Bellifère. On en a assez, avec les Faës rassemblés en masse par ici. La nausée lui monte aux lèvres, et il associe ça à la pensée des foutus gars du l'ouest du continent qui grouillent et souillent le sol du duché de Kern par leur présence.
Le Voltigeur essaye vaguement de tirer sur sa chemise, mais les mouvements de son bras rendent la chose bien pénible – la douleur est lancinante, lui fait serrer des dents avec un grognement. Il est agacé par la situation. Il n'aime ni se sentir faible, ni faire perdre son temps. « J’veux bien, oui. C’est pas simple, avec tout ça. » Et le monde tourne un peu. Sa main libre se raccroche comme elle peut car sa vision tangue.

À deux, ils vont quand même réussir à retirer cette foutue chemise. Le sang la décore, au niveau du bras, mais à part ça elle semble encore récupérable. Impossible donc de la déchirer, songe Hector, vaguement agacé.
Le bon côté c’est que le Voltigeur, s’il est blessé sous cette même chemise, n’aura aucun mal à recevoir des soins. Aucune barrière empêchant l’application de compresses, pommades ou autres.
Pas de plumes, comme dirait Ambre. Rien que l’ombre de barbe, là, sur son visage, a mis excessivement longtemps à pousser. Ses bras sont nus, et, honnêtement, il a quasiment tout d’un adolescent. Un peu plus musclé, certes.
Mais pas de plumes.
Pas que ça l’enchante de ressembler à un jeune – ce qu’il est – mais plus d’un en vient à rire quelque peu de la situation, à la caserne. (Et peut-être qu’Hector est un peu soucieux de son corps.
Juste un peu.
Juste assez. )
Le gamin de Viremont ferme les yeux. Ca tangue trop, et l’oscillation perpétuelle de son champ de vision lui donne envie de vomir. Ses doigts se crispent sur le rebord du support sur lequel il est assis, s’y raccrochent désespérément.
Vent frais qui fouette le visage. Il l’imagine, son estomac n’a pas l’air contre. La sensation envoyée par Ambre, ce que son cerveau en traduit, l’aide. L’aide un peu, mais l’aide.
Merci.
« J’pense pas être le gars dans le pire état que vous croiserez aujourd’hui. Y a des bras cassés pire que ça, par ici. Avec l’agitation, vous devez être débordé. Surtout si vous avez pas l’habitude. » Tout le monde se tape dessus dans un joyeux bordel dans les ruelles.  Hacheclair l’imprenable dans toute sa splendeur finira par se détruire de l’intérieur.



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Message Sujet: Re: Caillou rouge sang   Caillou rouge sang EmptySam 9 Fév - 21:00

« J’veux bien, oui. C’est pas simple, avec tout ça. » Tu hoches simplement la tête et délaisses ce que tu es en train de faire pour aller l'aider. Tu es surpris par le semblant de docilité qu'il t'offre. Tu te demandes si c'est dans sa nature ou si le coup à la tête y contribue un peu trop. Tu fronces les sourcils pour toi-même quand sa main va s'accrocher au plan de travail. Ses jointures blanchissent en même temps que son teint. Bien. Définitivement pas rien.

Avec des gestes mesurés, parfois délicats pour ne pas le brusquer et aggraver ses éventuels vertiges ou haut-le-cœurs, vous parvenez à l'extirper de sa chemise, qui finit par reposer sur un tabouret à côté. Tes réflexes prennent le dessus et tu commences déjà à parcourir son corps découvert des yeux. Aucune pensée quant à sa stature ne te vient, non. Tu portes un regard professionnel sur lui et tu notes des égratignures à un endroit. Quand il est tombé, sûrement. Tu lèves son bras valide et observes son flanc, derrière, un peu dans le dos, concentré.

« J’pense pas être le gars dans le pire état que vous croiserez aujourd’hui. Y a des bras cassés pire que ça, par ici. Avec l’agitation, vous devez être débordé. Surtout si vous avez pas l’habitude. » Un sourire passe sur tes lèvres alors que tu reposes son bras. Ton attention se reporte sur son crâne alors que tu réponds. « On a pas vraiment de moment de pause, non. Tu vois un bleu qui commence à se former sur sa joue et déborde sur sa mâchoire. Comme si les festivités donnaient le signal. 'Ca y est, c'est l'Tournoi, on peut tous se mettre sur la gueule maintenant, allons-y gaiement'. Tu secoues la tête. Et je suis pas vraiment habitué. Je viens d'un coin plus calme, plus petit, sur la côte nord. Mais ça va, ça change, Hacheclair. C'est différent, ça me plaît. » L'ombre d'un sourire sur tes lèvres alors que tu imagines ce qu'auraient pu être vos vies à tous si vous n'étiez pas nés sur les rives d'Aubenacre.

Tes doigts vont examiner l'arrière de son crâne alors que tu es posté devant lui, tes yeux perdus dans le vide, ne le voyant pas vraiment. Tu fronces les sourcils quand tu sens quelques quelque chose. Tu fais le tour de la surface où il est installé et reprends ton geste tout en écartant ses cheveux de ta main libre. « Mais c'est pas une compétition, hein. Tu ris doucement et brièvement, toujours concentré. Vous avez besoin de soins aussi si vous voulez pouvoir reprendre du service vite » Aussi vite que possible, en tout cas. Mais vous verrez les détails plus tard, quand il sera soigné.

Tu découvres l'endroit exact qui a dû causer sa chute et plisses les yeux. « La bonne nouvelle, c'est qu'il y aura pas besoin de sutures à cet endroit. Tu te déplaces déjà pour aller chercher de quoi t'occuper de la plaie. Le bras, c'est pas la même histoire. » Tu saisis un linge, de l'alcool adapté, et reviens vers lui en continuant. Ils vous ont frappé avec quel objet ? Puis vous avez cogné le sol en tombant ? Sur la mâchoire, là ? » Tes doigts, agiles, habitués, s'affaire déjà à imbiber le linge et à écarter ses cheveux pour désinfecter la plaie.



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Message Sujet: Re: Caillou rouge sang   Caillou rouge sang EmptySam 9 Fév - 23:16

Il ne bronche même pas, Hector. Il aide docilement comme il le peut pour enlever sa chemise. Il n’est pas spécialement pudique, de plus. Il lui faut juste une bonne raison pour ôter ses vêtements. (Le futur lui apportera d’excellentes raisons de ne pas les enlever, mais il ne le sait pas encore. ) Pour l’heure, l’enlever, c’est permettre d’être soigné. Le tissu qui quitte sa peau le griffe, ses doigts ripent à des moments sur son épiderme quand sa vision se trouble. Elle oscille dangereusement entre le brouillard digne de celui qui plane sur les Cent-Victoires, où les couleurs se confondent et le monde n’a guère plus de sens, et une netteté déconcertante qui le fait grimacer et qui tambourine contre ses yeux. Même les vagues d’apaisement qui déferlent d’Ambre ne sont pas assez. Ça passera. Ça passe toujours.
Ce n’est pas la première fois qu’il se frappe assez violemment pour perdre connaissance. Il devrait être au courant que tout ne va pas être tout rose en se réveillant. Pas de suite, pas immédiatement. C’est la première fois en revanche que la désagréable impression dure aussi longtemps. Le flottement. L’égarement. Ambre est heureusement encore assez proche, sinon il se sentirait totalement à la dérive.

Hector laisse échapper un rire, sans oser hausser les épaules. Il est sage dans ses mouvements, hormis sa main sur le rebord. Il ne bouge pas, suivant de son regard par instant hagard les faits et gestes de l’inconnu. Son visage le lance un peu, mais il n’en dit rien. Il est là pour se faire soigner, pas pour se plaindre. « Quand on sait pas se battre, on reste tranquille. Sont complètement cons. » De sages paroles de la part d’un gars qui n’y voit même pas droit. « Ca change du Bellifère profond, ouais. J’viens pas d’ici non plus, à l’origine. Ca fait trois ans… Quatre ? » Il hésite, une moue aux lèvres, dans un air d’intense concentration. « Ouais, trois. J’suis un soldat de l’Oriflamme. Entre ça et la capitale, y a un ravin. » La baronnie à la limite de la Miséricorde, perdue dans le centre des terres. Un ravin métaphorique… Et un physique, également.
Hector ferme les yeux et serre les dents. Autour de lui il l’entend s’affairer et lui expliquer. Il n’a pas complètement abîmé son crâne – tant mieux, car il en a besoin. Le monde qui tourbillonne ne cesse pas. Par instinct, pour s’ancrer dans l’existant, il s’accroche à sa jambe : ses ongles courts tentent de s’enfoncer dans sa propre chair à travers le tissu lourd. Douleur sourde. Il existe.

Ambre, ils m’ont frappé avec quoi ?
Boum caillou.
Avec un caillou.
Hector boum caillou. Douleur. Inquiétude.
Tu as pas vu.
Boum caillou.
Il ne peut pas lui dire ‘j’ai boum caillou’, décemment. Il le sent écarter ses cheveux, déjà bien assez courts – encore que la longueur soit trop longue, par rapport à ce qu’il a eu l’habitude de porter durant sa formation. « De ce que j’me souviens, le gars que j’ai affronté avait rien. On s’est même pas forcément battus loyalement. Je l’ai choppé sans difficulté. Après, c’est flou. Je... » Le Voltigeur se tait, puise dans les souvenirs et les sensations qu’Ambre essaye de lui rappeler. Mais c’est trop confus, trop diffus : elle n’a rien vu, la belle griffonne dorée, elle a juste analysé et construit une histoire dans sa mémoire extraordinaire. Elle aime les histoires.
« Nan. Désolé. J’sais que j’ai frappé le sol, ça par contre ouais. Y avait un pavé un peu disjoint en me levant, j’ai du me le prendre en tombant. »
Il respire lentement de grandes bouffées qui repartent avec difficulté. Sans sa vision, les ténèbres derrière ses paupières tournent et lui secouent les sinus de milliers de soubresauts. « J’crois qu’y en a un qu’avait une masse, un truc du genre. C’est Valère qu’a pris soin de les coffrer aussi, je crois. J’vous ai dit qu’il est pas trop mauvais. »
Ses dents sont serrées, et il ne bouge pas d’un poil. Ce n’est pas la première fois qu’on le soigne pour des plaies de ce genre, même si l’emplacement est nouveau. Sans être douillet pour deux sous, ça ne fait jamais du bien de se faire désinfecter une plaie encore fraîche – et le jeune Belliférien est prêt à tout pour montrer qu’il n’est pas un simple incapable qui se faire mettre à mal par trois clampins armés d’un bout de bois.
« Dites-le franchement, j’suis pas si mal foutu que ça. Je veux dire… C’est pas grand-chose. Pas vrai ? Je vais pas passer deux semaines à terre ? » Hector aime voler avec Ambre, avec Valère, avec n’importe qui. Les airs sont son élément. Alors rester à terre…



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Message Sujet: Re: Caillou rouge sang   Caillou rouge sang EmptyMar 19 Fév - 3:41

L'homme t'explique qu'il vient également d'un coin plutôt reculé. Tu offres un bruit d'assentiment pour qu'il continue. Tu reportes brièvement ton attention sur lui, un sourcil levé, quand il hésite sur le nombre d'années. Une manifestation du coup ? Mais non, une simple hésitation ; tu reportes ton attention sur ton examen. « J'y suis jamais allé, mais j'imagine sans mal d'après les échos que j'ai eus. » Tu te fais la réflexion que tu te sentirais probablement peu à l'aise, au centre du duché, dans des terres aussi arides que silencieuses. Sereines pour certains, tu n'en doutes pas, mais tu es habitué à la présence de la mer, d'une manière ou d'une autre. Et les terres près de Riven sont moins sèches, malgré tout. Si tu te retrouvais ailleurs un jour, autant que ça ne soit pas dans un trou encore plus perdu que ta région natale.

Alors que tu fais le tour pour examiner de plus près la blessure à l'arrière de son crâne et la désinfecter, tu lui poses d'autres questions, attentif à ses réponses. Tu commences à nettoyer à l'eau soigneusement, tes yeux absolument concentrés au cas où tu aies manqué quelque chose. Tes oreilles, elles, enregistrent ses mots sans trop de mal grâce à des années de pratique. Pourtant, tu marques une pause quand il se met à chercher ses mots. Tu n'es pas sûr que le nettoyage l'aide à se concentrer. « Nan. Désolé. J’sais que j’ai frappé le sol, ça par contre ouais. Y avait un pavé un peu disjoint en me levant, j’ai du me le prendre en tombant. Tu hoches la tête avant de te rappeler qu'il ne peut pas te voir. D'accord. » Tu déposes le linge à côté et te saisis d'un deuxième sur lequel tu verses de quoi désinfecter, alors que lui continue. Tu laisses échapper un léger rire à la réflexion sur Valère. « Je vous crois, je vous crois. » Tu enchaînes avec le moment le moins plaisant alors que le linge va rencontrer sa plaie. Tu constates la tension croissante dans ses muscles, son dos qui se fait plus droit inconsciemment, sa nuque qui se tend et ses épaules qui se carrent. Tu ne va pas t'attarder, mais tu salues intérieurement le fait que son discours ne vacille que bien peu.

« Dites-le franchement, j’suis pas si mal foutu que ça. » Tu écarquilles les yeux sous la surprise et avales ta salive de travers. Tu tousses brièvement, discrètement, une fois, avant de déglutir comme tu peux pour ne pas attirer l'attention de l'homme. Pas si mal foutu, par Callia. Qu'est-ce que c'est que cette formulation équivoque ? Surtout que la première réponse qui te vient, à l'abri de tes pensées, est qu'en effet, il est vraiment pas mal foutu. Ouais, voilà. Bien fait de sa personne. Tu sais cependant aussitôt que la probabilité qu'il ait voulu dire ça est nulle. Vous êtes en Bellifère, ça explique tout – tout et n'importe quoi, bien souvent. La suite de ses paroles va d'ailleurs dans ce sens. « Je veux dire… C’est pas grand-chose. Pas vrai ? Je vais pas passer deux semaines à terre ? » Tu te laisses quelques secondes tout au plus pour répondre, le temps de dompter les battements quelque peu erratiques de ton cœur. Ce Voltigeur va te mener à ta perte, s'il décide de te faire d'autres frayeurs dans ce genre.

Tu te racles la gorge alors que tu termines la désinfection et contournes à nouveau la table d'examen. « De ce que j'ai vu pour l'instant, et j'insiste sur le pour l'instant, non, ça vaudra pas deux semaines à terre. Tu va reposer ce que tu utilisais jusque-là avant de d'aller te laver les mains. Par contre, votre tête a été secouée, entre la plaie et le coup à la mâchoire. Pour le bras, il faudra absolument le reposer un minimum pour que les sutures ne sautent pas. L'idéal serait trois jours de repos total, minimum de mouvements, changement du pansement tous les jours puis reprise tranquille après ça. Tu te sèches les mains dans un linge propre en reportant ton attention sur lui. Honnêtement, faire l'impatient ralentirait juste la guérison. Là, en une semaine, ça peut être réglé en très grande partie. Tu rassembles ton matériel à suture tout en continuant. Je pourrai m'occuper de renouveler le bandage et de retirer les sutures, si vous voulez. Tu lui adresses un sourire amical avant de remplir un gobelet d'eau. Buvez ça doucement, s'il vous plaît. Vu le choc, faut vous hydrater un peu. Tu reprends comme si tu n'avais pas interrompu tes explications et vas récupérer une petite bouteille et une éponge. Je vais anesthésier la plaie. Ca va piquer. Encore. Tu essaies de lui offrir un sourire rassurant mais tu n'es pas sûr que ça aides spécialement. En attendant, parlez-moi de la Voltige, de votre compagnon à plumes. Ca fait quoi de faire des acrobaties dans le ciel ? » Il entendra ton amusement, mais principalement ta curiosité. Certes, tu lui demandes cela pour le distraire comme tu peux, mais tu t'es toujours demandé ce que ça pouvait faire de se retrouver dans les airs comme ça.

Tu commences ensuite à tamponner délicatement la plaie grâce à l'éponge légèrement imbibée d'opium.



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Message Sujet: Re: Caillou rouge sang   Caillou rouge sang EmptyVen 22 Fév - 23:03

Hector a un peu mal, mais ça va passer. Il lui dit bien, le praticien en face de lui ! Ou alors il lui ment, c’est tout aussi possible. Il y a eu une pause, de la part du chirurgien – et si le Voltigeur est sonné et encore passablement peu capable d’analyser, il a bien entendu ce silence-là, cette toux qui accompagne une forme de stupéfaction. Peut-être qu’il lui ment. Qu’Hector ne pourra jamais revoler : l’idée angoisse le Belliférien qui, même attaché à son duché de naissance, préfère mille fois les airs. Il ne peut pas rester les pieds sur terre pendant plus que deux semaines – il a un Tournoi à surveiller, des abrutis à retenir, des hommes à aider au combat, des demoiselles à sauver pour ensuite les glisser dans ses draps pour la soirée. Il a des missions de la plus haute importance à réaliser, des missions données par son Capitaine en personne en lequel il a confiance et qui a confiance en lui.
Il ne peut pas rester deux semaines à terre, pas quand le Tournoi des Trois Opales convie tout Arven, même ces imbéciles de Faës, pas quand la capitale doit prouver à tous qu’ils ne sont pas que des vachers arriérés, mais bien un duché uni, stratège, militaire, respendissant.
(L’effet serait infiniment meilleur s’ils avaient un duc.)
La tête baissée, le regard fixé sur ses genoux et ses cuisses, sur le tissu tendu de son pantalon, le Tranchaile serre les dents en écoutant. Les mots se mélangent et ne font pas bien sens, à certains moments. Il comprend juste ce qui l’intéresse.
Soulagement.
Il va pouvoir s’envoler à nouveau.

« J’vous crois, hein. J’me sens pas si secoué que ça, mais j’vous crois. Mais trois jours à glander ? Ou jpeux quand même un peu bouger ? Nan parce que j’ai besoin de mon bras et d’ma main droite, moi. » Le jeune hoche la tête. Le monde tourne autour de lui, il arrête bien vite en grognant. « Ouais non, j’ai un peu tapé fort, jcrois. Bon. » Ça ne l’enchante guère, de rester ainsi bloqué quelques jours. Il aime bien bouger, sortir, voir des gens. Surtout avec l’effervescence d’Hacheclair, cité bourdonnante alors que la cérémonie bat son plein. « J’veux bien. Que vous vous occupiez de moi, hein. Sauf si vous avez trop de travail avec les branl-- les autres. Je comprendrais. »
Hausser les épaules n’est définitivement pas quelque chose à faire. Il grogne un peu, se mord les lèvres. « Mais quel con. »
L’insulte est pour lui, et il se décide très clairement à ne plus bouger jusqu’à ce qu’on le lui dise. Si c’est pour douiller encore…

Le Voltigeur accepte néanmoins le gobelet et remercie, avant de l’avaler doucement. Il n’a pas bu depuis le début du service – voire même avant. Il ne sait plus trop. Quand il est à cran et enchaîne les missions, même sa gourmandise glisse au second plan. À son sourire Hector lui en offre un autre qu’il veut assuré et fier.
Suffisant, un peu, sur les bords.
« Ça va, j’suis pas une gonzesse, vous en faites pas. Je peux encaisser. » Il se laisse faire avec docilité. Il n’a définitivement rien contre son soigneur, il a l’air d’être un bon gars. Et un bon gars intéressé par les griffons. Ses yeux s’allument alors que son sourire se fait tendre, que sa voix se pare d’un amour non-feint. « Voltiger, c’est la meilleure chose au monde. » Lorsque l’éponge touche sa peau, la première fois, il n’arrive pas à retenir un gémissement fort viril qui le coupe dans sa déclaration, transforme son mot en quelque chose d’inarticulé. Un juron qui ne passera pas ? En tout cas, le son est incongru et le fait toussoter juste après pour effacer la honte.
« La mienne, Ambre, elle aime les cailloux. Elle m’en offre autant que je lui en trouve ! Des brillants, des rouges, des sombres de la côte qui ressemblent à des perles…» Il réfléchit, se mord la lèvre pour prévenir d’autres sons intempestifs. La tendresse  dans sa voix est réelle. « J’ai plus de cailloux que j’ai de matériel ou de souvenirs, dans ma chambre à la caserne. Pas que je me plaigne. »
Cailloux.
Caillou violet.
Caillou rouge.

Ambre pas maintenant.
Caillou médecin.

« Les acrobaties, c’est le pied aussi. Vous avez déjà fait quelque chose de vraiment stupide ? Vous savez, quand la peur vous choppe la gorge et qu’elle finit par se transformer en excitation ? Bah c’est ça. T’en as, des dingues, qui vont courir les ruines du Cirque des Braves comme des couillons pour les sensations, moi j’voltige et ça m’suffit. C’est encore mieux. »



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Message Sujet: Re: Caillou rouge sang   Caillou rouge sang EmptyMer 20 Mar - 19:15

« Mais trois jours à glander ? Ou jpeux quand même un peu bouger ? Nan parce que j’ai besoin de mon bras et d’ma main droite, moi. » Tu écarquilles à nouveau les yeux et te racles instantanément la gorge pour cacher le bruit qui a manqué de t'échapper. Un rire étonné, un grognement de désespoir, un gémissement de souffrance ? Un mélange des trois ? Aucune idée. C'est sûrement mieux comme ça. Tu continues de te laver les mains – avec un peu plus de vigueur ou de tension, tu ne sais pas non plus – tout en lui répondant. « Vous pourrez bouger, mais aucun geste brusque. Donc il va falloir mettre un frein sur la main droite aussi. » Tu te retiens de justesse d'ajouter « quel qu'en soit l'usage que vous prévoyiez d'en faire » et de sourire aussi stoïquement que possible.

« J’veux bien. Que vous vous occupiez de moi, hein. Sauf si vous avez trop de travail avec les branl-- les autres. Je comprendrais. » Tu le fixes, immobile, un instant, rassemblant un semblant de paix intérieure, avant d'aller chercher le verre, mécaniquement. Main droite et branl-. De mieux en mieux. Tu serais presque rassuré que les mots de l'homme soient volontaires. Il y a très peu de chance pour que ce soit le cas, au vu de l'expression presque… innocente qu'il arbore. Cela n'empêche pas que l'esprit de l'homme fait des choix de vocabulaire…. particulièrement intéressants. Tu te dis qu'il te faudra creuser dans le parallèle virilité belliférienne et déni sexuel. Un jour, tu pourrais y trouver des constats surprenants, pour sûr.

Tu mets tout cela de côté, pour l'heure, et lui confirmes que tu t'occuperas de lui sans souci, que vous pourrez voir les détails à la fin, le tout avec un sourire en coin. Innocent aux yeux de tous, mais l'amusement est encore là. C'est dans ces moments-là que tu souhaiterais te trouver dans un environnement plus ouvert. Là, tu pourrais rire de ces lapsus, révélateurs ou non, sans avoir peur qu'une sentence de mort ne te tombe sur le coin de la gueule. Tu soupires discrètement alors que tu lui demandes de boire. Il obtempère d'ailleurs sans mal. Bon petit.

Pas besoin de mots rassurants à la mention de l'anesthésiant qui risque de piquer, cependant. « Ça va, j’suis pas une gonzesse, vous en faites pas. Je peux encaisser. » Tu te retiens de lever les yeux au ciel. Tu pourrais lui citer des choses vécues par les femmes de ta famille, largement pire que sa blessure au bras, et qui ont été subies, encaissées, surmontées avec une dignité et une force équivalentes à celles des plus grands combattants. Tu ne remets pas en question son courage, non, il donne clairement le change, le Voltigeur. Seulement, ce qu'il a entre les jambes n'a rien à voir là-dedans. Tu serres la mâchoire un instant avant de la forcer à se détendre.
Le problème, ce n'est pas cet homme. C'est votre duché. C'est vos mœurs. C'est le laisser-faire et la complaisance. C'est la croyance absurde qu'un vagin amoindrit la valeur d'une vie et qu'un pénis rend tout-puissant. C'est risible et si ironique. Tu n'y peux rien cependant. Tu ne peux que faire ce qui est en ton pouvoir et espérer que les choses changent un jour. Peut-être.

Tu t'adoucis cependant quand tu remarques l'enthousiasme qui s'empare de Hector à la mention de la Voltige. C'est une joie presque enfantine qui éclaire ses traits à présent : le Belliférien fermé et intolérant laisse place au Voltigeur passionné et presque innocent. C'est dans ces moments-là que ta conviction que vous n'êtes que des produits de centaines d'années d'intolérance t'apparaît encore plus valable. Qu'au fond, rien n'est tout blanc ou tout noir, que l'expérience et les circonstances font souvent tout ou presque. C'est notamment ce qui te permet de relativiser votre réalité, de ne pas laisser la colère et le dégoût prendre le dessus quand tu assistes à la connerie et à la cruauté de la majorité des Bellifériens.  

Un gémissement résonne dans la pièce.
Tu hausses les sourcils, de manière presque comique.
Décidément.

Le bruit n'a clairement d'autre cause que l'éponge humidifiée en contact avec sa plaie, mais quel étrange mélange de sons. L'homme n'aide clairement pas son cas. En toute honnêteté, tu prends tellement sur toi pour ne pas rire devant l'enchaînement cocasse. Il n'est pas une gonzesse, mais, au final, la réaction des gens reste foncièrement la même face aux aléas de la vie – comme le soin d'une blessure assez conséquente et l'application d'opium. Tu ne peux t'empêcher de sourire, cependant, quand il toussote pour cacher le bruit qui vient de sortir de sa bouche. L'embarras est lisible sur son visage, mais tu te contentes simplement de l'observer à la dérobée. C'est presque dommage qu'il n'ait pas rougi. Le tableau aurait été complet. Et presque mignon, même.

Tu te reconcentres sur la tâche alors qu'il reprend ses paroles en même temps que sa contenance. « La mienne, Ambre, elle aime les cailloux. Elle m’en offre autant que je lui en trouve ! Des brillants, des rouges, des sombres de la côte qui ressemblent à des perles… La griffonne semble adorable. Tu te demandes vaguement s'il a déjà vu le type de roches que vous avez vers Riven. Puis tu fais disparaître la pensée parce qu'au final, tu ne connais pas cet homme. Il s'agit d'un patient que tu ne reverras probablement jamais après le Tournoi.

Un sourire discret apparaît sur tes lèvres à la suite des paroles. A sa question, tu lui donnes ton assentiment, la première fois où tu as couché avec un homme te revenant en mémoire. Les frissons, l'exaltation, la peur, le plaisir, l'interdit. Il continue et tu en profites pour relâcher son bras, tes yeux revenant sur lui, attentifs. Tu places rapidement quand il termine sa phrase : « Il faut attendre quelques minutes le temps que l'anesthésiant fasse effet. Puis tu reprends votre conversation tout en te levant pour aller rincer l'éponge. A vous entendre, ça donne envie. Ca paraît presque facile. J'imagine que la sensation de liberté, les cieux immense qui s'ouvre devant vous, ça doit être plaisant. Sauf que rien d'y penser, toi, ça te donnerait presque des sueurs froides, cette immensité. J'avoue être plus terre à terre. L'idée de me retrouver sur le dos d'un griffon me donne envie de fuir dans l'autre sens. Tu glousses, un brin d'auto-dérision audible, tout en essuyant tes mains. Tu lui refais face. C'est une bonne chose que des gens comme vous aient le courage des airs. Il faut de tout pour faire marcher notre si beau duché. » Aucune ironie là. Tu lui montres d'un signe de la main ensuite le verre où il reste encore de l'eau. Traduction : finissez ça, je vous prie, merci bien, j'aimerais que mon patient ne tombe pas dans les pommes inutilement. « Vous avez intégré les rangs des Voltigeurs y a longtemps, si vous permettez que je pose la question ? »



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Message Sujet: Re: Caillou rouge sang   Caillou rouge sang EmptyVen 5 Avr - 22:58

Hector n’est pas une tapette, faut pas déconner. Il a vécu pire, dans sa vie, qu’un morceau d’éponge vaguement picotant qui le désinfecte. Une fois, à ses quinze ans, il s’est sciemment coupé avec sa dague juste pour voir sa résistance à la douleur. ( On a jamais dit qu’il était intelligent, plus jeune. ) Il a vécu pire, il a vu pire : il a vu un jeune cadet tomber de trop haut et se briser les jambes, un griffon se briser les ailes en volant trop bas, un guerrier trébucher la lame à la main. Alors, franchement, c’est rien que de se faire désinfecter. Il n’a pas si mal.
Pourtant, il gémit. Il gémit pour ne pas chouiner, pour ne pas jurer, pour ne pas réagir autrement – parce que par défaut, quand il ne sait pas comment réagir intelligemment, c’est toujours le gémissement qui passe ses lèvres. On repassera pour la virilité.
Heureusement, son soigneur ne semble pas lui en tenir rigueur, surtout quand le blond Voltigeur change de sujet pour passer sur celui oh combien plus maîtrisé ! De sa griffonne et de l’extase qui accompagne chaque instant passé sur le dos de celle-ci.
Caillou, caillou, caillou, caillou, caillou…
Ou de la collection absurde au fond du nid de la dorée.

« Pas d’souci. »
Ca pique encore, là sur son bras, mais il ne se plaindra pas. Le Voltigeur se concentre comme il peut sur les paroles de l’homme, tentant d’y faire sens à certains moments : sa tête tourne encore un peu et Hector galère franchement à comprendre certaines fois. Il n’est pas stupide, mais quelques mots résonnent étrangement et n’ont pas grand sens lorsqu’il les entend. Il lui faut quelques secondes pour bien assimiler ce qu’on lui demande et ce qu’on lui raconte, tout de suite.

Le sourire qui fleurit sur le visage tiré, assommé encore par le brouillard léger qui flotte dans son esprit, est vrai et candide. Un gamin. Un gamin émerveillé, qui aimerait pour la première fois et dont les yeux étincelants trahissent la pureté des sentiments qu’il porte en son coeur. « Je vole pour mon duché, vous savez. J’voulais être utile à Bellifère, plus qu’un soldat. Mais je voulais aussi… J’sais pas. Je voulais la liberté du ciel. » Il hausse les épaules avant d’attraper le gobelet comme demandé. « Ambre a bien aimé me montrer. » Hector panique, Ambre heureuse. Ami. Premier caillou. « Ca fait peur, la première fois. Les premières fois, même. J’crois pas que les hommes aient été créés pour voler à l’origine... » Amusement. Hector avec des ailes. . « On est que des passagers, quand on emprunte la voie des cieux. On apprend à s’y sentir bien, on est grisé par la sensation, mais on n’y appartient pas. » Il hausse les épaules. « Faut de tout pour faire un monde. On a tous un rôle, sinon on s’rait pas là. » Même les femmes, et c’est dur à admettre.

Le Voltigeur ferme les yeux en comptant. « Ca fait quelques mois que je suis titulaire. Avant ça, j’étais encore un cadet. J’ai volé sous la tutelle du capitaine, vous savez ! » La fierté lustre ses mots ; ils dégoulinent littéralement de l’admiration et de l’adoration que le tout nouvellement Voltigeur titulaire a pour son supérieur. « Et depuis… Depuis, j’ai Valère. C’est pas mal aussi. Si on aime les paniqués. Et vous ? C’tait une vocation aussi, de soigner ? »
Il a toujours pensé ce métier hors de sa propre portée – un des métiers les plus nobles, après celui de guerrier. Mais la science de sauver des vies et de réparer les hommes a toujours été trop complexe pour l’enfant de cuisinier.

Malgré la conversation qu’il maintient presque aisément, malgré l’impression rassurante d’être assis sur un meuble qui ne tangue pas, malgré l’air qu’il prend garde à bien inspirer lentement, l’odeur légère du désinfectant qui emplit ses narines quand il y porte son attention, malgré l’eau qui laisse dans sa gorge une sensation bienvenue, sa tête continue de tourner. Les mots résonnent.
Ambre semble s’éloigner.
Inquiétude. Echo. Caillou qui rebondit.
« …. J’crois j’ai tapé la tête fort. » marmonne l’homme, ses mains serrées sur ses jambes. Ses ongles s’enfoncent dans sa peau – la douleur incongrue le ramène à lui quelque peu. Ambre se rapproche.  « Ca résonne un peu, c’est vachement... » Parler lui amène aux lèvres une envie de vomir. « Dites-moi que vous en avez pas trop pour longtemps, j’sais pas si je peux tenir des heures comme ça. C’est pas très agréable. Voire carrément intenable. »
Nid. Dormir. Calin.Dormir.
T’en fais pas. Il me soigne et j’rentre.
Gratitude. Caillou.
« J’crois qu’Ambre veut vous offrir un caillou. »



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