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 Une erreur de jugement

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Message Sujet: Une erreur de jugement   Une erreur de jugement EmptyMer 23 Jan - 14:44


Livre IV, Chapitre 1 • Les Labyrinthes de Sithis
Quitterie & Rackham des Deux-Ancres

Une erreur de jugement

Ou la V2 des engueulades matrimoniales



• Date : 13 décembre 1003
• Météo (optionnel) : Un temps pluvieux
• Statut du RP : Privé
• Résumé : C'en est trop. Les rumeurs se font de plus en plus nombreuses et même Lionel semble le dire : Quitterie a l'air de tromper son époux, et avec le duc Bartholomé ! Rackham n'est pas du genre, de prime abord, à écouter ce genre de conneries, mais l'avis de son ami et homologue outreventois le pousse néanmoins à questionner son épouse.
• Recensement :
Code:
• [b]13 décembre 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4505-une-erreur-de-jugement#173908]Une erreur de jugement[/url] - [i]Quitterie & Rackham des Deux-Ancres[/i]
C'en est trop. Les rumeurs se font de plus en plus nombreuses et même Lionel semble le dire : Quitterie a l'air de tromper son époux, et avec le duc Bartholomé ! Rackham n'est pas du genre, de prime abord, à écouter ce genre de conneries, mais l'avis de son ami et homologue outreventois le pousse néanmoins à questionner son épouse.

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Message Sujet: Re: Une erreur de jugement   Une erreur de jugement EmptyVen 25 Jan - 20:35




ACTE DE CESSION
LE BERTIN

Le présent acte de cession est élaboré et prend effet à compter du 18 octobre de l'an 1003

ENTRE : La Couronne Ansemarienne
ET : Quitterie des Deux-Ancres

La couronne Ansemarienne, détentrice du navire Le Bertin, accorde, attribue et cède à Quitterie des Deux-Ancres, le navire ainsi que son droit de port à Port-Liberté et son droit de commerce sous condition que le navire soit renommé avant son prochain départ en mer.

La Couronne Ansemarienne
Le Duc d'Ansemer, Bartholomé d'Ansemer

Bartholomé d'Ansemer


L’envie de déchirer ce message démangeait terriblement Rackham, bien qu’il fut incapable de le comprendre dans sa totalité le sens des mots. Pourtant, il se l’était fait lire par des amis de confiance et en qui il n’avait jamais douté, et plus amusant, c’est que deux mois plus tôt, lorsqu’il avait reçu cette annonce, il ne l’avait pas perçu avec le regard qu’il avait aujourd’hui. Bêtement il s’était dit que c’était une opportunité comme une autre et que Quitterie avait certainement le don pour rendre les gens trop gentils, même le duc lui même. Il n’avait pas vraiment imaginé plus, plutôt confiant en son épouse, et ce malgré les racontars qui s’élevaient de plus en plus sur elle. Ah il en entendait de belle, dans les couloirs de la caserne, des rires et des mots graveleux sur de certaines relations entre le duc et une demoiselle aveugle très maladroite. Il bien que pas fin, l’îlien avait quand même rapidement compris que c’était de sa femme à lui, qu’il était question. Sa femme. Quitterie. Le tromper. En vérité, quand l’un de ses hommes, sincèrement soucieux de la réputation de son capitaine en passe de devenir cocu, était venu le voir pour lui parler du sujet, il lui avait copieusement ri au nez. Et lorsque c’est Lionel qui, de tout son sérieux d’Outreventois, lui en avait parlé la veille, il en a perdu toutes ses couleurs. Car si son ami prenait la peine de soulever le problème, c’était sans doute parce qu’il y en avait un, non ?

« J'ai parlé d'un soupçon, pas d'une certitude. Il est possible que je me trompe, et je l'espère. »

Avait précisé Lionel à Rackham, certainement lorsqu’il l’avait vu devenir rouge de colère. Il lui avait aussi précisé de ne pas aller frapper Bartholomé avant d’avoir une preuve de ce qu’il avançait. Un sage conseil. Un conseil que l’îlien avait hésité à ignorer… mais finalement il s’était décidé à poser la question à la principale concernée, celle qui était supposée le tromper. Mais même avec la mise en garde de Lionel, le capitaine d’Ansemer ne parvenait pas à imaginer sa petite femme empotée dans le lit de son duc. Mais peut-être avait-il trop confiance en elle, à tort ? Après tout, qu’est-ce qui expliquait tous ces cadeaux reçus les uns après les autres et d’une valeur inestimable ? Un manoir. Un domaine. Et aujourd’hui un navire ? Le seul besoin d’acheter du soutien auprès de son peuple malgré la situation tendue n’expliquait pas toute cette générosité ! Certainement pas venant d’un Ansemerien.

En fin de compte, lorsque Quitterie arriva à son bureau à la caserne suite à sa demande de l’y rejoindre, il n’avait pas trouvé ce qu’il comptait lui dire. Tout ce qu’il était parvenu à faire, c’était fulminer dans son coin et économiser sa voix, au cas où il devait hurler. La petite silhouette entra dans la pièce, et même si elle était aveugle, elle avait l’assurance de quelqu’un qui connaissait bien les lieux. D’ordinaire, il était assit à son bureau, et c’est dans cette direction qu’elle se tourna par habitude, mais il l’appela. Il attendait dans un autre coin.

« J’suis là Quitterie. »

Comme d’ordinaire, la voix du capitaine est forte, rauque, toujours faite de cette autorité naturelle un peu brusque. Mais il n’y a rien de méchant dans sa voix, et même, une pointe d’affection peut-être. A la regarder se tourner vers lui avec cette légère maladresse dans la démarche, il ne sait pas s’il peut lui en vouloir. Elle n’a rien, vraiment rien, d’une amante de duc. Y repenser pourtant, à toutes ces rumeurs que même Lionel a entendu lui hérisse un peu le poil, et bien vite, il s’approche d’elle :

« Dis voir, j’voulais t’parler du dernier cadeau d’son altesse l’duc. J’sais qu’ça fait quelques mois maint’nant, mais j’me d’mandais si t’avais entendu parler d’rumeurs. D’où il vient, c’te cadeau ? »

On ne pouvait pas nier, il faisait beaucoup d’effort pour ne pas entrer dans le sujet en y sautant les deux pieds dedans. Ce qui n’était certes pas une première, mais assez rare pour le mentionner. Le calme n’était pas tout à fait présent chez lui, mais ne laissait encore nullement place à la colère. Juste un soupçon, avait dit Lionel. Juste un soupçon.
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Message Sujet: Re: Une erreur de jugement   Une erreur de jugement EmptyMar 26 Fév - 23:22

Il était bien rare que Rackham sollicite la présence de son épouse à la caserne de Port-Liberté où elle n’était plus affectée à la suite de sa démobilisation – une part de Quitterie soupçonnait qu’il était sûrement un peu soulagé, d’ailleurs, de ne plus l’entendre se vautrer dans les escaliers chaque matin, ni briser quelque objet fragile inconsidérément laissé sur son chemin. En tout cas, Calico, elle, est ravie de rester toute la journée aux Deux-Ancres avec la petite mage – ou au manoir accordé au couple près de Port-Liberté, ou bien à Vasenoire. En fonction de là où les affaires courantes menaient la jeune mère, bébé Vasco perpétuellement à portée de ses bras, l’irremplaçable Félicie dans son sillage.

Mais voilà, aujourd’hui, Rackham a demandé qu’elle le rejoigne – et si la teneur laconique du message n’a pas inquiété Quitterie, habituée aux manières un peu rugueuses de son époux, l’agitation de Calico par contre a éveillé sa prudence. C’est sans honte aucune que la petite loris l’a mise en garde – Rackham serait mécontent, et couverait même une jolie colère, apparemment. Allons bon. Qu’a-t-elle encore commis comme impair, qui puisse justifier le mécontentement de ce grand grognon de Rackham ? Fataliste, la présumée fautive a donc confié son enfant à Félicie et sauté dans le premier portail pour la capitale. C’est avec la force de l’habitude qu’elle traverse la caserne – les meubles n’ont pas changé de place, et sur son passage, des voix familières la saluent. Elle ne voit pas les sourires, mais elle les entend : certains se doublent d’une pointe de moquerie, mais la plupart sonnent avec sincérité, et c’est avec plaisir qu’elle répond à ses anciens camarades d’escadron, prenant la direction du bureau du Capitaine où elle est attendue. La seul absent dans ce chœur familier, c’est Bertin, bien sûr ; et une pointe de tristesse agite un instant les pensées de la Chevaucheuse, réalisant qu’elle n’a plus vu son ami depuis… fort longtemps. Peut-être pourra-t-elle le rencontrer à Lorgol un de ces jours, pour lui présenter Vasco ? Il faudra qu’elle soumette l’idée à Rackham ; une fois l’ordre du jour convenablement traité.

C’est d’un pas assuré qu’elle entre dans la pièce, tant elle connaît par cœur l’emplacement du mobilier, et c’est la force de l’habitude qui dirige ses pas vers le bureau où elle pense trouver son époux. Mais visiblement, il n’y est pas – il n’y passe d’ailleurs sûrement pas tant de temps que ça, vu qu’il éprouve de sérieuses difficultés avec tout ce qui touche l’écrit, mais elle n’en est pas moins déconcertée. Elle hésite une seconde, tâchant de le repérer à sa voix, rassurée quand même d’y percevoir la pointe habituelle d’affection qu’elle n’entend résonner que lorsqu’il s’adresse à elle. Il ne doit pas être si furieux que ça, peut-être Calico a-t-elle exagéré la colère de son mage… ? Elle s’approche docilement, en tout cas, heureuse tout simplement de retrouver son époux ; mais son sourire guilleret se fane bien rapidement lorsque Rackham l’apostrophe avec son manque de délicatesse coutumier. Quelle étrange question ! Les sous-entendus ne sont pourtant pas dans son habitude ; d’ordinaire, lorsqu’il veut savoir quelque chose, il le dit clairement.

« Le dernier cadeau ? Tu veux parler du Bertin, hein ? Va falloir qu’on lui trouve un nom, à ce bateau, si on veut le faire sortir un jour, d’ailleurs – m’enfin, on verra plus tard. C’est ce que je t’avais dit quand on a reçu le certificat de donation de la couronne, le duc me récompense de ma bonne conduite et des services que je lui rends… » Puis, d’un ton plus méfiant soudain, les sourcils froncés, elle enchaîne. « Mais c’est quoi cette question, Rackham ? On en a déjà parlé. Y a-t-il un problème ? Ces… rumeurs, dont tu me parles, c’est à quel sujet… ? »

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