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 Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère,

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Gabin de la Volte
Gabin de la Volte

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Je suis : Major de la Division de la Volte ; Chevaucheur du dragon Obédience (Vol de Jade) ; mage du Printemps (séisme) ; prince de Cibella ; baron de Val-Serein

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J'ai fait allégeance à : la duchesse de Cibella ; Gaëtane. À Gustave de la Rive et sa famille. À la Chevauche (mon capitaine, mon maréchal, mes confrères...)
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Message Sujet: Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère,   Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère, EmptySam 16 Fév - 14:58


Livre IV, Chapitre 2 • L'Éternel Lendemain
Bertin Vif-Envol & Gabin de la Volte

Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère,

Le silence et les mots, eux, le peuvent.
Alors surveillons nos bouches,
Et trouvons le bon équilibre  pour ne rien regretter.




• Date : Le 12 janvier 1004
• Météo (optionnel) : Frais - début d'après midi
• Statut du RP : privé
• Résumé : Sous des ordres qu'il est fier d’obéir, Gabin se dirige à la Caserne de Flamme pour partager sa passion et promouvoir le métier de Chevaucheur auprès des cadets. L'occasion est en outre parfaite pour revoir un vieil ami ; Bertin Vif-Envol.
• Recensement :
Code:
• [b]Le 12 janvier 1004 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4567-une-longue-absence-ne-peut-detruire-une-amitie-sincere]Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère,[/url] - [i]Bertin Vil-Envol & Gabin de la Volte[/i]
Sous des ordres qu'il est fier d’obéir, Gabin se dirige à la Caserne de Flamme pour partager sa passion et promouvoir le métier de Chevaucheur auprès des cadets. L'occasion est en outre parfaite pour revoir un vieil ami ; Bertin Vif-Envol.



Dernière édition par Gabin de la Volte le Sam 16 Fév - 15:12, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère,   Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère, EmptySam 16 Fév - 15:02

Il avait été question de déplacement sur Lorgol, à la Caserne de Flamme, afin de promouvoir un peu ce beau métier qu'était le sien : Chevaucheur. Et Gabin avait alors directement montré son intérêt. Il souhaitait figurer parmi les représentants de Cibella. Major depuis près de six mois déjà, l'homme disait vouloir profiter de cette occasion pour transmettre sa passion, pour montrer également que même un homme pouvait gravir les échelons dans son duché. Et qu'il serait surtout heureux de pouvoir compter quelques-uns des cadets sous son aile, sous sa division ! Il se voyait déjà les couver, un peu, leur montrer le chemin, l'exemple à suivre, les voir surtout évoluer brillamment sous ses nombreuses guidances. Ou bougonner devant ses exigences.

Il se souvenait bien, Gabin, de ses 'premiers pas' dans le monde de la Chevauche en compagnie d'Obédience, de ses regards émerveillés, de ses oreilles attentives aux moindres conseils donnés, de son envie de faire tout aussi bien, si pas mieux, d'être un bon exemple. Que de souvenirs et de sentiments qu'il désirait retrouver chez les plus jeunes cadets.

Et il avait été sélectionné, Gabin, il en était fier. Il avait fixé ainsi la date dans son carnet, avait soigneusement vérifié de trouver une occupation pour chaque membre de sa division, avait fait le maximum possible pour que son absence professionnelle soit parfaite et sans surprise. Le jour j, sur le dos d'Obédience, il s'en était allé vers les Terres libres, vers Lorgol, puis à l'ouest.

Gabin, par cette même occasion, avait voulu aussi saisir l'opportunité de revoir quelqu'un. Quelqu'un en qui il s'était toujours retrouvé. Quelqu'un devenu paria aux yeux de beaucoup, qui restait néanmoins un excellent Chevaucheur, mais surtout un très bon ami à lui : Bertin d'Ansemer devenu Bertin Vif-Envol, instructeur à la Caserne de Flamme.

Il avait toujours su, Gabin, le lourd secret que Bertin avait cherché à cacher. Il avait toujours su, mais n'avait jamais rien dit. Parce qu’il y avait des choses qui ne devaient pas être dites. Parce que, malgré sa curiosité, cela ne le regardait pas, s'était-il persuadé des années durant. Parce que, malgré toute sa gentillesse et qu'importe son choix de mots, cela aurait blessé son ami, l'aurait mis mal à l'aise et, peut-être, ce dernier se serait-il éloigné à jamais. Choses qu'il ne souhaitait naturellement pas. Et pourtant, malgré ses silences, malgré les portes closes de ce secret si bien gardé, quelqu'un avait réussi à mettre la main sur les clés de la vérité.

Et elle avait fait mal...

L'accession aisée à sa tendre amitié avait volée en éclats comme, certainement, le cœur de Bertin pour Jehanne. Et Gabin, malgré ses envies, par devoir, n'avait su trouver l'occasion pour le revoir ou même le soutenir. Sa présence lui avait depuis manqué énormément. Peut-être aurait-il dû lui dire qu'il savait. Peut-être aurait-il dû le conseiller de doucement mettre fin à cette idylle, car malgré sa fidèle amitié envers Bertin, il n'avait jamais pu accepter cette tromperie. Ouvert pour beaucoup de choses, Gabin avait toujours été pourtant très carré en ce qui concernait les relations amoureuses notamment dans le temps qu'il convenait pour courtiser. Il avait même un jour expliqué que voir deux hommes ensemble ne le dérangeait pas tant que ça (ou plus tant que ça avec le temps), tant que l'amour entre eux était pur et sincère. Il avait naturellement précisé ne pas être de ce genre, mais il avait surtout insisté, nombre de fois, sur la fidélité d'un couple, sur la durée d'apprentissage pour se connaître, sur la force d'un couple honnête, sur cette relation unique entre deux personnes... et non trois ou quatre. Une symbiose unique entre deux êtres sans infidélité. Une confiance absolue. Une relation saine pour une vie heureuse. Relation et vie de ce genre que n'auraient jamais Bertin et Jehanne. Mais peut-être était-ce justement dû à sa manière de voir les choses que Bertin n'avait pas désiré se confier à lui...

« - Et les 'peut-être' sont obsolètes dans ta vision du monde parfait.
- En effet, Sumaelle.
- On ne peut défaire ce qui a été fait de toute façon. Il faut assumer ses actes et vivre avec pour ne plus avoir de regrets ensuite. Bon, vivement qu'on y soit, je commence à avoir un petit creux.
- Maintenant que tu le dis, moi aussi. »


Son Familier le connaissait par cœur, naturellement. Sumaelle restait à Val-Serein quand il était de devoir. Et Obédience connaissait suffisamment le cœur de son humain pour savoir que dire dans cette situation et comment passer à un autre sujet moins pénible.

Enfin, après deux jours de voyage, Gabin ayant souhaité se déplacer pour l'occasion en vol, Lorgol se dessina et plus particulièrement les alentours de la Caserne de Flamme où le Chevaucheur atterrit avec assurance distinguée et... perfection dirait-il même. Reprenant quelques secondes pour établir son meilleur profil malgré la fatigue du voyage, Obédience s'éloigna et Gabin avança vers cette silhouette familière et si affirmée de ses souvenirs... quoi qu’à mesure que l'écart se réduisait il pouvait compter sur son regard attentif pour lui souffler que son ami Chevaucheur lui semblait plus creusé que dans ses souvenirs... des souvenirs lointains qu'il avait hâte de partager à nouveau avec lui.

« Bertin, mon ami. » Une salutation qui rayonna dans son sourire et dans le nom que sa voix chaleureuse avait  portée. Si longtemps qu'il ne l'avait pas vu. Si longtemps qu'il ne lui avait pas parlé. Lui qui craignait ne plus savoir comment s'adresser à lui, voilà qu'il était rassuré.  « Quel plaisir de te revoir et si tu savais comme ta compagnie me manque, surtout lors des gros événements... » Ce n'était pas maladroit, si ? C'était, en tout cas, sincère. Une complicité qu'il bénissait lors des banquets si sérieux. Une présence dont il avait du mal à trouver un remplaçant lors de ces fameuses soirées ou jours importants. Surtout pour discuter de dragons sans craindre que son interlocuteur ne parte en courant.


Dernière édition par Gabin de la Volte le Mar 23 Juil - 20:56, édité 3 fois
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Message Sujet: Re: Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère,   Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère, EmptySam 2 Mar - 22:55

Une journée comme les autres. Un réveil à l’aube, puis exercices et repas s’enchaînent dans une routine monotone. Il a parfois l’impression de devenir un automate. Les journées filent sans qu’il n’ait à trop y réfléchir. Oh, bien sûr, il y a les leçons à prévoir, à donner, et elles changent au cours de l’année – heureusement d’ailleurs ! – si bien qu’il parvient à garder un certain intérêt pour son travail, mais la routine n’en reste pas moins lourde, certains jours. Il s’accroche d’ordinaire d’apprécier les progrès de ses élèves et les moments de liberté qu’il réussit à gagner, ici et là, pour briser cette impression de répétition.

Pourtant, ce qui le motive à traverser cette journée-ci, ce ne sont pas ces petits bonheurs sur lesquels il s’efforce habituellement de se concentrer pour oublier à quel point son ancienne vie peut lui manquer. Depuis l’annonce, la veille au matin, de l’arrivée prochaine du major et prince Gabin de la Volte, Bertin bouillonne intérieurement d’une hâte pleine de nervosité. Il sait que la visite de Gabin est à caractère officiel. Que peut-être son ami – peut-il seulement encore l’appeler ainsi ? – n’aura guère l’occasion de lui accorder un peu de son précieux temps. L’espoir est un traitre sentiment qui s’immisce en soi alors même qu’on tente d’y résister, ne serait-ce que pour se protéger…

Il connait bien Gabin, Bertin, forcément. Tant de choses les rapprochait, avant. Mais c’était avant. Tout avait pu changer depuis juillet. Déjà parce que tant était arrivé, et que chacun des événements les forçaient à s’éloigner un peu plus l’un de l’autre. Ensuite parce que, coupé du monde qu’il connaissait, Bertin n’avait que peu écrit à son ancien ami, si ce n’est pour le prévenir qu’il était vivant et posté à la Caserne de Flamme. Le deuil d’une vie ne se fait pas en nourrissant les vieux souvenirs et, même s’il n’avait pas cherché à couper tous les ponts, Bertin n’avait guère eu l’envie de s’étendre sur ses états d’esprits. L’idée même de s’atteler à l’exercice d’écriture l’épuisait.

Ces mois de silence lui avaient permis de se remettre sur pieds et c’est le cœur léger et tremblant à la fois qu’il avait demandé à Ambroisie de le prévenir si elle en venait à croiser Gabin et Obédience dans les cieux. Il désirait accueillir lui-même Gabin dès son arrivée si la chance lui était offerte. C’est donc en bordure de la zone d’atterrissage qu’attend Bertin, le moment venu, un fin sourire aux lèvres, la posture droite, les mains derrière le dos… Dignement, donc, pour mieux porter les poids des derniers mois.

Il aurait hésité, bafouillé peut-être même, incertain de l’attitude à prendre envers Gabin si celui-ci n’avait pas pris la liberté de briser le silence. Quel soulagement que d’entendre la chaleur de ces quelques mots ! La tension qui l’habitait s’envole dans le soupir qui suit et son sourire s’élargit, son regard s’éclaire, et il ne peut s’empêcher de s’exclamer : « Gabin ! » Ses bras s’ouvrent pour accueillir son ami dans une brève étreinte amicale, d’un camarade d’arme à un autre. « Et la tienne donc ! » Il laisse échapper un faible rire à la suite, chassant le faible éclat de tristesse qui était apparu dans son regard. C’est d’un ton léger qu’il ajoute : « Bien qu’en toute honnêteté, je ne suis pas fâché de ne plus devoir me mêler à la vie mondaine, tu me connais ! » N’était-ce pas une pointe d’amertume dans sa voix ? Une touche de regret malgré son air détaché ?

« Allez, viens, avant qu’on t’accapare pour une tournée des lieux ! Je n’ai pas de luxueux appartements pour te recevoir comme autrefois, mais j’ai de quoi boire dans ma chambre et je peux nous trouver de quoi casser la croûte. Tu dois être affamé après le voyage ! » Il n’en faut pas davantage pour que Bertin entraîne Gabin vers les bâtiments de la caserne. « Une fois installés, tu devras me raconter ce que tu deviens ! »








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Message Sujet: Re: Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère,   Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère, EmptyLun 18 Mar - 20:19

Quel serait son retour ? Bertin serait-il à l'aise envers lui, malgré tout les événements au cœur desquels l'Ansemarien avait été plongé ? Après tout, l'ami d'autrefois pouvait avoir changé complètement. L'ami d'autrefois pouvait devenir l'ennemi d'aujourd'hui. Non, là, tu te fais des cheveux gris pour rien, mon poussin.  Gabin, on ne change pas du jour au lendemain envers quelqu'un qui ne nous a fait aucun mal, tu le sais très bien. Reste donc positif, reste toi. Et Gabin inspira longuement. Obédience et Sumaelle avaient raison, ce n'était pas de son genre de douter ainsi, surtout envers un ami. Il avait tant attendu et espéré qu'une occasion se présente, que maintenant qu'il y était, il craignait que rien ne soit comme il l'avait prévu. Une rencontre parfaite. Une amitié qui dure malgré les intempéries de la vie. Pas plus de nuages à l'horizon que d'habitude, commenta son dragon pour raviver la flamme du courage chez Gabin qui n'avait fait que vaciller au fur et à mesure du voyage.

Alors, tout courage dehors, toute détermination et espoir en tête, le Chevaucheur avait salué Bertin. Ses sentiments amitieux lui revenant en pleine face alors qu'il approchait de l'homme plus creusé que dans ses souvenirs. Et par les dieux, que cela faisait du bien de le voir ! Que cela faisait surtout du bien de l'entendre répondre, et même, merci, de le voir lui retourner son sourire ! Il en était si soulagé, qu'il se serait presque accroché davantage à cette accolade. Sauf qu'il était fort, Gabin, que c'était Bertin qui en avait bavé, il le savait, et puis aussi... on aurait pu penser 'que', alors que pas du tout ! Les humains et leurs retenues. Moi, j'ai vu deux chats qui se sentaient les fesses dehors. Eh bien, ca m'a pas choqué du tout. Rassure-moi, tu n'as pas été les voir ? Pour qu'ils abîment mes plumes ? Non merci. Autre soulagement de plus alors que Bertin lui faisait remarquer que cet aspect pompeux de la vie mondaine ne lui manquait pas. Elle ne lui manquait pas, ou se forçait-il à le penser ? Il était inutile de creuser, et de chercher à en savoir plus sur son ressenti. Il s'agissait de Bertin et, vu l'accueil chaleureux, Gabin était tout sauf partant pour ruiner ces retrouvailles. Lui comme l'Ansermarien n'avaient jamais été particulièrement à l'aise lors de ces banquets, mais ils s'y étaient habitués... La présence de l'un aidant souvent la présence de l'autre à faire avec. « En effet, je te connais, » se contenta t-il de répondre d'un sourire en se soustrayant à ses pensées folles qui lui indiquaient que, peut-être, il ne le connaissait pas aussi bien que ça. 

Le Cibellan se laissa guider au son de la voix de Bertin, vers d'autres lieux moins clinquants. « Oh, je ne suis pas vraiment difficile avec les installations, tu me connais, toi aussi. En tout cas, je meurs de faim ! » Répondit-il sans se départir de son large sourire alors que le mot 'boire' lui avait picoré les oreilles. De l'eau, de l'eau, de l'eau, pria le Cibellan, intérieurement, qui ne supportait nullement l'alcool et le détestait pour ça. Quant au luxe, de toute façon, ce n'était pas ce qu'il était venu chercher. Tant que c'était suffisamment beau, il n'était pas difficile. Et bien agencé aussi. Sans désordre de préférence. Avec, peut-être, une petite touche fleurie pour que ca sente bon et que ca reste vert. J'aime bien le vert. Le contraire m'aurait étonné. Je préfère le blanc, moi. Ça aussi, je m'en doutais. Et le rose. Ça, moins. Vu la période de l'année, Gabin se doutait qu'il ne verrait pas un appartement plein de verdure, de couleurs, de bonnes odeurs et il en passait, mais tant qu'il y avait Bertin, sûrement trouverait-il les lieux accueillants. 

« C'est difficile de trouver quelqu'un comme toi, glissa t-il, en continuant de marcher, avant de poursuivre d'un regard appuyé sur Bertin et d'une bouche qui se tord légèrement. Il soupira. J'ai tenté une discussion autour des dragons auprès d'un comte il y a quelques semaines, la routine vois-tu. Quand on le connaissait, on était certain que Gabin parlerait à coup sûr de dragons ou de monde parfait. Il a fini par me présenter sa fille avant de feindre une urgence. C'était horrible, sans vouloir me plaindre. » Si, il se plaignait carrément. Et il se disait qu'il le pouvait avec Bertin. Comme autrefois.


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Message Sujet: Re: Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère,   Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère, EmptyMar 9 Avr - 5:50

Bertin s’avoue intérieurement heureux que Gabin ne soulève pas plus de questions sur ce qu’il affirme. Oh, une part de lui est réellement heureuse de ne pas devoir se mêler à la noblesse, de ne plus devoir mentir pour trouver une épouse, de ne plus devoir faire belle figure pour faire plaisir à un homme qu’il aime autant qu’il le hait. Il avait difficile, ces dernières années, de voir Bartholomé au bras de Geneviève – ou de quelconque autre aurait capté son attention pour la soirée – alors qu’il savait à quel point cela faisait souffrir Jehanne. Mais tout ça… Tout ça il préfère ne pas en parler. Surtout pas ici, maintenant. Les retrouvailles devraient être heureuses, légères. Surtout là où des oreilles curieuses pourraient entendre, des lèvres volages tout répéter…

Puis, soudain, l’éclat de rire alors qu’il imagine la scène racontée par Gabin. « Elle était jolie, au moins ? » Le ton léger, le regard brillant d’une malice toute amicale. Bertin retrouve peu à peu les marques de leur amitié alors qu’il entraîne son camarade vers les logements des instructeurs où ils pourront discuter en paix. Il regagne un peu de son sérieux avant d’ajouter : « Raconte-moi tout ! » Il est curieux, mine de rien. Il ne se mêle peut-être plus à la bourgeoisie depuis plusieurs mois, mais on ne peut pas dire qu’il en soit complètement désintéressé non plus. Les histoires de soirées sont souvent amusantes à entendre et son cœur bon enfant aime bien se moquer avec douceur des situations délicates dans lesquelles Gabin a le don de se placer, visiblement.

C’est en arrivant au bout du couloir qui mère à sa chambre qu’il s’arrête, indiquant d’un geste autant que de ses paroles : « Je t’en prie, deuxième porte à gauche. Je te laisse te débarrasser de tes affaires et te rafraîchir un peu et je te reviens avec de quoi boire et te sustenter. Fais comme chez toi ! »

La chambre qui s’ouvre sur le mouvement de Gabin est fort simple. Un lit aux couvertures tirées rapidement comme si Bertin avait abandonné à mi-chemin l’idée de le faire à la perfection, deux chaises légèrement rembourrées et une petite table qui lui sert tantôt de plateau pour une collation improvisée, tantôt de bureau d’écriture et qui, pour le moment, porte de quoi permettre à Gabin de se débarrasser de la poussière du voyage. Un peu à l’écart, dans l’autre coin de la pièce, se trouve l’équipement de chevauche de Bertin qui semble avoir été posé sans grand soin, à la hâte. Ou à la paresse, pourra peut-être songer Gabin. Bertin n’a pas tant changé, finalement.

C’est au bout de quelques minutes que les pas de Bertin résonnent de nouveau le long du couloir et qu’il apparaît dans le cadre de la porte. « Je me suis toujours demandé, lorsque j’étais cadet, si les instructeurs avaient droit à plus luxueux que nous à la caserne… Ironiquement, je pense que je me contente aisément de moins maintenant qu’à l’époque ! » Il sourit en posant le plateau qu’il porte sur la table et qu’il a généreusement garni de pain, de fromage, et de quelques pâtisseries qu’il a réussit à choper à la cuisine. Il a également pris de quoi étancher leur soif – un breuvage non-alcoolisé qui rassurera peut-être le major.

« Un de ces quatre, il faudra que tu viennes me voir à Lorgol, que je te reçoive comme il se doit. D’ici là, il faudra se contenter de ce que je réussis à piller aux cuisines ! » Tu dis tout ça d’un ton léger. Tu t’es habitué à avoir cette masure dans Lorgol. Tu ne peux t’empêcher de te dire que plusieurs de tes anciens amis ne seraient sans doute pas des plus à l’aise dans ton nouveau quartier, mais tu sais que Gabin saurait apprécier la simplicité de ton installation.








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Message Sujet: Re: Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère,   Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère, EmptyDim 14 Avr - 17:07

Le rire de Bertin était contagieux pour le coup et Gabin résuma la scène de quelques semaines plus tôt avec plaisir. Elle avait pourtant été pénible cette soirée, cette rencontre, cette conversation, mais tout devenait relativement plus léger quand il en discutait avec l'Ansemarien. « Elle était plutôt jolie, je suppose, » fit-il sans grande conviction. Tu l'es davantage. Merci. Son ressenti de la personnalité de la demoiselle avait tout gâché de son charme physique. « Quoiqu'un peu planche à pain à mon goût, » osa t-il en baissant un peu la voix. Il n'aimait pas critiquer pour être méchant, mais il était honnête. En outre, avec une belle personnalité, il n'aurait certainement pas craché dans la soupe. Ou moins. Amoureux des détails et de la perfection, Gabin pouvait se montrer parfois difficile, surtout avec les femmes. Davantage, quand elles lui en avaient fait voir de toutes les couleurs durant son adolescence. D'avantage encore depuis le désastreux mariage de Bartholomé. « Elle semblait plutôt intéressée par ce que je disais et j'avoue avoir vraiment cru être tombé sur la perle rare, débuta t-il en souriant de travers avant de se renfrogner un peu pour poursuivre, c'était jusqu'à ce qu'elle se mette à me poser des questions sur Lionel de Rivepierre... là j'ai vite déchanté. Et elle a déchanté tout aussi rapidement quand je lui ai inventé qu'il aimait les femmes plus gentilles, douces et généreuses en... tu vois... c'était déplacé de ma part, mais j'étais vexé. Affreusement. » Il avait été fort vilain se disait-il, mais ne l'avait-elle pas cherché un peu au fond ? Sans compter que, et il ne le dirait pas à Bertin, qu'elle avait eu la langue assez longue et vicieuse pour poser des questions sur l'Ansemarien ci présent et pour en dire du mal. L'ensemble avait donc été plutôt explosif au creux de l'estomac de Gabin qui avait donc clôturé la discussion de manière indélicate. Et comme il était peu doué avec les mots, autant dire que cela avait été fort embarrassant à observer et à écouter. Ce satané Melbren aurait fait mieux, il le savait et il maudissait le Cielsombrois d'oser s'immiscer dans son esprit en cet instant. Parasite. Mais diantre qu'il avait été naïf dans tout ça à bien y réfléchir ! Heureusement qu'il pouvait en rire avec son ami, parce que sinon cela aurait été vraiment difficile.

La discussion se poursuivit sur cette scène jusqu'à arriver à la chambre de l'instructeur dans laquelle il pénétra seul le temps pour Bertin d'aller chercher des vivres et des rafraîchissements. Chambre qu'il parcourut des yeux relativement vite. Sans pour autant commenter quoique ce soit. L'homme tiqua néanmoins sur quelques points. Le lit qui n'était pas bien refait au carré Et que Gabin ne put s'empêcher de refaire. L'équipement de Chevaucheur délaissé, sans doute par paresse, qu'il trouva à replacer correctement aussi. Voilà qui est mieux, se fit-il en soupirant avant de rapidement trouver de quoi se rafraîchir et de se débarrasser de quelques couches de vêtements de dehors avant que Bertin ne réapparaisse.

« Je ne me suis jamais posé la question, j'avais d'ailleurs davantage l'envie de sortir sur le dos d'Obédience que de rentrer me coucher à la caserne. Et ca n'a pas changé... » Répondit-il à l'homme revenu en haussant les épaules tout en prenant place sur une des chaises rembourrées comme si il était chez lui. Il n'y avait bien qu'avec ses amis et ses proches, qu'il se permettait ce comportement sans gêne.

Gabin se mit observer les mets apportés avant de se pencher vers la carafe avec méfiance pour l'y sentir avec autant de discrétion possible dans cette situation. Ça ne sentait pas alcoolisé, ca sentait même plutôt bon. Il jeta un coup d’œil à Bertin en remplissant deux verres tout en l'écoutant.

« Je suppose que tu ferais un excellent voleur dans ce cas. Contrairement à moi... Gabin frissonna et grimaça en regardant sa main, perdue dans la vie alternée et heureusement retrouvée une fois les choses revenues en ordre. Oublie Vif-Envol, Bertin le Chapardeur t'irais nettement mieux, tu ne crois pas ? Reprit-il en riant. Et où que tu sois, je te rendrais visite. Hum... Ça fait un peu harcèlement vu comme ça, » s'avoua t-il en s'imaginant pister Bertin jusque de l'autre côté d'Arven.


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Dernière édition par Gabin de la Volte le Mar 23 Juil - 20:54, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère,   Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère, EmptyJeu 23 Mai - 4:18

Il écoute le récit de son ami. S’il a été tenté de se moquer un peu de lui au départ parce que Gabin ne semble pas convaincu lui-même à propos de la beauté – ou de l’absence de beauté – de la demoiselle en question, il s’est retenu. Il ne tient pas à interrompre un récit qui ne semble pas des plus agréables pour Gabin. Et c’est la surprise qui suit lorsque Bertin apprend pour la suite, pour la perte de contrôle de Gabin de laquelle il… rit… De bon cœur, amusé comme seulement deux amis peuvent l’être en se racontant une telle histoire et, posant la main sur l’épaule de Gabin, il rompt enfin son silence : « Pour que tu en arrives là, toi, je te crois ! Elles sont sournoises parfois, n’est-ce pas ? Tu penses qu’elles se disent la même chose à notre propos ? » Enfin pas au sien, à présent. Il n’est plus mêlé à la vie politique des nobles et ça l’arrange le plus souvent.

Il revient dans sa chambre uniquement pour la trouver dans un état plus rangé qu’à son départ et il soupir, niant de la tête en fixant Gabin. « Incapable de t’en empêcher, hm ? » Petit sourire, prenant place dans une attitude toute nonchalante dans le fauteuil laissé libre par Gabin. « Je suis un homme simple qui sait apprécier à la fois les périodes de vol et celles, bien méritées, de repos. D’autant plus maintenant que mon travail n’est pas aussi… diversifié. Et intéressant. » Soupir. « C’est une des choses qui me manque le plus de mon ancienne vie. Pouvoir faire de vrais vols, de vraies patrouilles… »

Il sourit tristement, levant la cruche pour se donner un peu de temps et les remplir leur verre. D’un geste de la main, il invite son compagnon à ne pas se gêner avec la nourriture avant de soupirer lui-même. Son propre verre est à présent glissé contre la paume de sa main, posé sur l’accoudoir de son fauteuil alors qu’il s’est installé pour pouvoir mieux regarder Gabin en discutant avec lui.

« Chapardeur… La réputation qui suivrait, tu imagines ? » Petit rire, mais qui sonne faux, tout de même. Il a déjà une terrible réputation, sans doute. S’il fallait y ajouter cela… « Non, je passe mon tour. Mais j’aime bien passer en cuisine et filer un coup de main de temps à autre pour m’occuper l’esprit. Ils m’aiment bien, c’est pratique, parfois, tu ne trouves pas ? »  Ce n’est pas comme s’il avait beaucoup l’occasion de cuisiner autrement. Bon quand il est en congé chez lui, mais même là il lui a fallut un moment avant d’avoir une cuisine dans un état satisfaisant. Il ne voudrait pas bosser dans la cuisine tout le temps, mais ici et là pour quelques heures, surtout si ça l’empêche de se morfondre sur autre chose… « Ça vaut mieux que la solitude, souvent. » Il sourit tristement. Même s’il tente de faire bonne figure, la solitude lui pèse, à Bertin. Il fait son deuil, petit à petit, certes. Il va mieux. Beaucoup mieux que quand il a rencontré Gabrielle à son arrivée à Lorgol. Mais cela reste difficile.

« Et où que je sois tu seras le bienvenu. Fais juste gaffe qu’on ne te surprenne pas trop en ma compagnie. Je ne voudrais pas entacher ta réputation de la mienne. Il y a assez d’un paria parmi nous. »








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Message Sujet: Re: Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère,   Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère, EmptyMar 23 Juil - 20:52

Oui, Gabin avait perdu de son tact face à une femme aux lèvres dégoulinantes de fiel. C'était un fait pour son cercle d'amis, le prince de Cibella avait quelque difficulté dans l'art de courtiser. Il était même plutôt maladroit avec la gente féminine. Pas qu'il manquait de charme, du tout, sauf qu'il n'était pas des plus habiles avec les mots ou dans le choix de ses conversations qu'il préférait de loin en liaison avec le ciel et/ou la paix, en outre lorsque l'une lui faisait du rentre dedans, il était tout simplement trop aveugle ou trop niais pour bien saisir. Ajouté à cela qu'il pouvait être assez difficile et qu'il était méfiant de par son expérience personnelle. Ah, les femmes... de véritables monstres pour certaines. Et celle de la soirée avait tout simplement dépassé les bornes. Bertin le savait, il en fallait beaucoup pour sortir le Cibellan de ses gongs sauf quand on savait où titiller du doigt. « Certainement, répondit-il à la question de son ami, en tout cas celle-là doit bien me détester à présent. » Suffisamment pour ne plus venir le voir, espérait-il. Mais suffisamment aussi peut-être pour chuchoter des mots affreux à l'oreille des gens. Le prince de Cibella serait-il impuissant ?...Gabin préférait ne pas y songer.


Au commentaire sur le mode 'fée du logis' de Gabin lorsque Bertin revint dans la pièce, l’intéressé se contenta simplement de regarder ailleurs. La discussion reprit alors sur le poste actuel du prince déchu. Lequel était jugé inintéressant par celui qui l'occupait. Le Cibellan ne pouvait qu'imaginer les changements que son ami avait dû apporter à sa vie, mais il supposait bien que le poste d'instructeur était hautement moins séduisant que celui de Major, par exemple. Ou de Chevaucheur tout court. Encore que cela ne le dérangerait pas de l'occuper plus tard. Mais bien plus tard. « Je comprends. D'un autre côté, tu transmets et formes les générations à venir, c'est honorable et passionnant. Il y aurait une trace de Bertin parmi les meilleurs dans le futur. Tu as un tel acquis et un tel feu en toi, que j'aurai aimé t'avoir moi-même comme Instructeur. » Sourit-il sincère en espérant effacer celui, plus triste, qu'affichait l'homme d'en face. Pour sûr qu'ils étaient chanceux ceux qui recevaient l'enseignement de Bertin.

Buvant au verre plein, Gabin se senti vite soulagé de constater qu'il s'agissait bien là d'une boisson non-alcoolisée. Le sujet du nom s'imissica alors comme un cheveux sur la soupe alors qu'il était question de chapardage de nourritures. Bertin le Chapardeur, proposa le Cibellan. Nouveau nom qui ne fut pas au gout de l'homme, mais il était trop tard pourtant pour l'effacer des mémoires, même en priant Mnémosie. Une chance, le sujet fut vite oublié, Bertin préférant relever au propos des cuisines et de sa présence la-bas. L'aimait-il, aux cuisines, pour son physique, pour son aide ou pour les histoires d'amour perdu qu'il portait sur son dos... Et Dame solitude se manifesta soudain, même si parfois il valait mieux sa compagnie que celles des autres. Gabin garda cela dit ses réflexions pour lui. « Je ne savais même pas que tu cuisinais, admit-il, un sourcil arqué, avant d'ajouter un trait d'humour. C'est offert à ceux qui ne t'écoutent pas, n'est ce pas ? » Ce serait qu'il cuisinait mal dans ce cas. Une petite note d'humour qu'il espérait voir faire mouche sur le visage de Bertin.

Gabin tiqua ensuite quelque peu sur le final. Il se fichait bien quelque part des on-dit, mais il savait très bien que cela ne plairait pas à Bertin de l'entendre. Il fini par hausser les épaules.

« Inutile de s'en faire, j'arrive très bien à la ruiner moi-même. » Il pensait à son ton montant de la soirée dernière... Il était cela dit certain qu'une rumeur, s'il y en avait une vilaine sur son compte, serait remplacée ensuite par une autre, plus jolie. Certains faisaient des miracles après tout... « On est pas si mal ici, je me verrai bien y rester quelques jours si je le pouvais. Plus tard peut-être. Tes collègues sont agréables au moins ? » Refit-il de nouveau, presque défiant les mauvaises langues qui voudraient plus encore nuire à sa relation amicale, en approuvant de la tête l'ensemble des lieux, comme s'il se voyait déjà y vivre. Naturellement, il n'y resterait pas longtemps et trouverait de toute façon toujours une explication correcte qui plairait à tout le monde, surtout à lui.


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Message Sujet: Re: Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère,   Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère, EmptyDim 15 Sep - 21:37

C’est toujours attristant lorsqu’une demoiselle qu’on croyait intéressante – réellement intéressante, et intéressée – se révèle soudain sous un autre jour. Bertin ne peut que compatir face à ce sentiment de frustration que peut éprouver Gabin. Il a bon espoir, pourtant, qu’un jour Gabin parviendra à trouver une femme qui lui convienne. Encore faudrait-il qu’il parvienne à en trouver une qui s’intéresse à la Chevauche, ne serait-ce qu’un peu. Cela aiderait sans doute la cause d’un futur mariage. Aaaah, le mariage… C’était toujours un sujet délicat chez les bien-nés… La pensée lui effleure l’esprit sans s’installer – heureusement sans doute – et c’est avec un petit sourire compatissant que Bertin lance : « Tu sais ce qu’on dit… Une de perdue, dix de retrouvées. Elle viendra un jour, la bonne ! »

L’ironie du sort, tout de même, de voir Bertin le déchu, l’endeuillé, qui cherche à réconforter son ami sur une situation qui ne semble pas l’affecter si fortement. Peut-être était-ce une tentative de s’attarder, s’accrocher aux détails d’une vie qui n’est pas la sienne. Faible tentative, peut-être, de ne pas songer à sa situation. L’envie, aussi, de se concentrer sur un ami qu’il n’a plus vu depuis si longtemps et qui lui a terriblement manqué ! Il n’a personne, ici, avec qui il peut avoir ce genre de conversation sans se soucier des politesses… Que cela fait du bien de pouvoir être enfin un peu soi-même !
« J’espère sincèrement que c’est cette image de moi que mes cadets retiendront, et non celles qui ont pu me précéder avant même mon arrivée. Si je peux leur instiller ne serait-ce qu’un peu de mon sincère désir à servir et à protéger Faërie, peut-être pourrons-nous compter sur eux pour nous protéger lorsque nos os seront trop fragiles pour que nous puissions nous risquer à braver les cieux. »

La vieillesse qui les guette tout doucement, qui les privera des vols qui les emplissent tous deux d’un bonheur qui ne se décrit pas… Ne serait-ce pas un sentiment agréable de savoir que, même s’ils ne peuvent plus voler, ils seront protégés parce que les nouvelles générations sont aussi dévouées qu’eux ont pu l’être ? N’est-ce pas là une impression bien plus noble à laisser à ses cadets que celle que voudrait imprégner sa réputation ? Une aspiration, un but sur lequel se concentrer pour se donner un peu de motivation. Il a bien dû trouver quelque chose qui le motive à se lever tous les matins après avoir presque tout perdu. Ça ne veut pas dire qu’il apprécie enseigner, ni même forcément qu’il se plait ici. Il faut bien, pourtant, voir un peu de positif dans cette situation malheureuse comme le propose son ami.

« C’est parce que nous n’avons jamais eu l’occasion de patrouiller ou servir ensemble ! Ça fait plusieurs années que je cuisine dans mes temps libres. C’est tellement plus motivant de patrouiller quand on sait qu’on mangera mieux que des rations de voyage le soir venu ! » Il a un petit sourire en disant cela. « Tu devrais demander à n’importe quel Chevaucheur d’Ansemer. Je ne crois pas qu’ils se soient déjà plaint des repas que je leur ai servis ! »

Il n’est pas surprenant que Gabin ait ignoré ce détail de la vie de l’ancien prince. Après tout, Bertin n’avait jamais été du genre vantard. La cuisine était un passe-temps, une passion à laquelle il n’avait guère le temps de s’appliquer à l’époque et donc qu’il ne maîtrisait pas autant qu’il l’aurait souhaité. Puis, autant avouer que les rares passages de Gabin en Ansemer poussaient chaque fois Bertin à s’attarder bien davantage auprès de leur visiteur que des cuisines. Quelle étrange idée, n’est-ce pas ?

Aussi étrange, peut-être, que celle que souligne le major lorsqu’il affirme arriver très bien à ruiner sa propre réputation. Certes. Il est difficile d’argumenter la position contraire au cœur de cette conversation. Surtout quand on est Bertin et que l’on a passé sa vie à refuser de se soucier de l’avis des autres sur sa propre personne. Pourtant, ça ne chasse pas tout à fait l’inquiétude qu’il a pour son ami. Bien au contraire. « Il y a tout de même une forte différence entre quelques paroles maladroites et une amitié entretenue avec un paria. Fais attention, hmmm ? Ne serait-ce que pour éviter les tensions avec Bartholomé. » Et Ansemer, du coup, forcément. Le sous-entendu est clair. Il serait bête d’être trop ouverts sur cette amitié et de créer des tensions au sein de l’empire alors que Bertin a tout fait pour disparaître justement pour éviter de faire davantage d’éclats !

« Je dois avouer encore apprendre à les connaître. Je les ai largement évités les premiers mois en dehors de mes devoirs. Je n’avais guère le cœur à socialiser. » Des mois de solitude, le plus souvent isolé dans sa chambre ici-même, ou lors de ses congés chez lui, à Lorgol, à retaper la masure dont il a hérité à l’été… Un état qui ressemble fort peu à l’ancien prince d’Ansemer, mais qui lui a été bénéfique dans sa situation. « J’ai pris la résolution de me mêler davantage à eux il y a peu. Je crois qu’il était temps. Sans m’y sentir pleinement à l’aise encore, je crois parvenir à faire ma place dans notre groupe. »

Le confort viendra sans doute avec le temps, lorsqu’il aura tourné la page sur son passé. Lorsque son passé ne sera plus, aux yeux d’autrui, qu’un passé. Lorsque Bertin d’Ansemer disparaîtra pleinement pour ne laisser place qu’à Bertin Vif-Envol, le Chevaucheur, l’instructeur, pleinement dévoué à la Chevauche et à Faërie. Lorsqu’il cessera de voir, dans le regard des autres, le reflet de sa propre honte, de son propre jugement envers lui-même. Cela viendra sans doute. Chaque jour allège un peu le fardeau de sa culpabilité. Jamais sans doute elle ne disparaîtra complètement, mais la vie reprend lentement un cours un peu plus normal.








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Message Sujet: Re: Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère,   Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère, EmptyMer 18 Sep - 13:25

Ce proverbe dit de la bouche de Bertin laissait à Gabin l'envie de croire que son ami trouverait un jour une compagne bénie des dieux eux-même. Le concernant, il savait qu'il aurait du mal à en trouver une pour d'autres raisons que celles que portaient le prince déchu, mais il ne désespérait pas non plus. Après tout, ne souhaitait-il pas devenir père un jour ? Et tu en serais un excellent, lancèrent presque en cœur les voix de son Familier et de son dragon. Son cœur se serra presque d'impatience à cette idée, à cet avenir imaginé de passer du temps avec un petit être, de lui enseigner comme son père avant lui, mais surtout à faire naître dans les yeux de la chair de sa chair cette étincelle quand on parle du ciel. Tu couveras aussi bien que moi, mon poussin, souligna Sumaelle alors que Gabin se défaisait de l'idée pour l'heure. Père oui, mais plus tard. D'abord il y avait la Chevauche et les responsabilités qui allaient avec. Ensuite il y avait ce monde à sécuriser et pas qu'un peu en l'état. Il n'y avait qu'à songer à la Chasse pour qu'il frissonne à l'idée de voir naître un enfant. Plus tard donc.

« J'ai foi en la génération que tu formes, mon ami, mais par pitié que nos vieux os se manifestent le plus tard possible. » Oh oui, il était certain qu'ils seraient entre de bonnes mains avec le temps, que la protection de l'empire serait assurée et ce en partie par les instructions d'un homme de la trempe de Bertin. Mais que ce temps tarde à venir, que ce temps se languisse de nous attendre, si pas à jamais encore longtemps car il ne s'imaginait pas renoncer à la Chevauche. D'ailleurs, même avec un corps pourrissant sous l'imperfection de l'âge, il arrivait encore à se voir sur le dos d'Obédience. Pourtant toute chose avait une fin, il le savait, mais y penser maintenant, il ne le souhaitait pas. Aussi le sujet changea t-il une nouvelle fois alors qu'il s'abreuvait.

Bertin cuisinait, disait-il, Bertin laissait sous entendre qu'il cuisinait même plutôt bien. Il s'agissait là d'un passe-temps pour le moins intéressant, surtout dans la façon dont avait l'Ansemarien de le présenter. Cuisiner personnellement pour avoir satisfaction en bouche en pleine mission. « Peut-être n'ont ils jamais voulu te froisser ? Ria t-il un peu avant d'indiquer, plus sérieux : Je m'y lancerai peut-être à mon tour. » Sauf que vu le temps qu'il passait déjà à se préparer et à gérer son programme, ses missions, si au carré, il y avait fort à parier que le passe temps devienne tout sauf une partie de plaisir. Que cela devienne un calvaire pour lui comme pour les autres et qu'il abandonne au final pour le bien de tous. Pour son estomac aussi. Quand tu auras des vieux os. Suggéra Obédience tandis que Sumaelle, de son côté préférait souligner 'Quand il y a aura un petit Gabin à couver.'. En bref, dans les deux cas, cela attendrait, mais il le gravait comme à acquérir dans l'avenir sur son temps libre.

« Tu ne seras jamais un paria à notre amitié, mais je ferai attention. » promit-il en se gardant de repartir sur un 'mais'. La politique il la laissait à ses sœurs, mais c'était certain qu'il ne devait pas leur compliquer la tâche de quelques manières que se soit. Pour autant, il ne comptait pas renoncer à Bertin et à son amitié. Sans compter que Bartholomé s'attirait des tensions tout seul en côtoyant les mauvaises personnes ; Vanessa l'Atome par exemple. Disparue depuis, mais qui viendrait ensuite ? Gabin se fit muet sur ce point, mais il n'en pensait pas moins.

« Ils ont l'air de gens bien, comme toi et moi, je ne doute pas un instant que vous vous entendrez à  merveille. Après tout, tu n'as jamais eu de mal à socialiser avec les gens, que ce soit avant ou maintenant, je doute que tu perdes ce talent, non, ce don, un jour. Il est inné chez toi. Tu attires plus que tu ne repousses, crois moi, je pense même t'avoir jalousé pour ça autrefois... avant que nous nous entendions, j'entends. » Bertin était doué pour s'attirer les sourires des gens, leur amitié également. Et si Gabin attirait également sur certains points, ses conversations à répétition mettaient vite le hola chez certains. L'Ansemarien, à côté, l'avait entendu jusqu'au bout, ils avaient ensuite partagé sur ces thèmes avec passion et de là, ou en partie pour cette raison, était née leur relation amicale. Ça aurait été bien s'il avait été une femme... Gabin soupira en lui-même, d'accord avec le dragon et la poule nègre-soie. « Tu aurais fait une femme parfaite, me souffle plusieurs voix, quel dommage. À quand une magie pour arranger ça hein. » plaisant t-il, n'osant aborder plus loin de savoir s'il était toujours en contact avec Jehanne. Ça ne le regardait pas... ca le regardait... il y avait des choses qu'il valait mieux taire. La conversation était après tout si plaisante ainsi, il aurait eut en horreur l'envie de briser cet instant précieux entre eux deux, ces retrouvailles.

« Tu m'as dis plus tôt un dicton au sujet des femmes... Puis-je imaginer que tu le penses sincèrement, qu'il s'applique à toi également ? » C'était presque douloureux, délicat, mais à défaut de mentionner Jehanne, il pouvait toujours s'assurer que Bertin ne renoncerait pas à trouver quelqu'un pour combler le vide laissé par l'ancienne duchesse. Il pourrait être apaisé puis repartir travailler en se disant qu'un jour le paria des uns serait le bonheur des autres, d'une autre.


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Message Sujet: Re: Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère,   Une longue absence ne peut détruire une amitié sincère, EmptyDim 10 Nov - 17:57

« Je serai cloué au sol bien avant toi, rassures-toi! »

Il y a une pointe d’humour dans la voix de Bertin à cette affirmation. Un petit côté rieur alors qu’il souligne discrètement la différence d’âge entre les deux Chevaucheurs. Bertin frôle déjà l’âge où l’on commence à songer à sa vie « d’après ». Gabin, du haut de ses 27 ans, a-t-il seulement même atteint la fleur de l’âge? Sa carrière s’étale encore devant lui alors que Bertin s’accroche aux filaments de la sienne. Il semble donc tout naturel, aux yeux de l’aîné, de songer qu’il sera retraité avant son camarade.

« Heureusement, mes camarades de vol savaient que leur silence me froisserait davantage que leurs critiques! » En tout cas il l’espérait. Il sait que Rackham ne se serait jamais gêné de le lui dire. Et ne l’aurait jamais assigné à cuisiner pour le vol à l'occasion si sa cuisine avait été complètement horrible. Bon, réalistiquement il n’avait pas le talent de ceux qui passent leur vie aux fourneaux. Mais il avait appris quelques rudiments de base, suffisamment pour se débrouiller seul et déchu. C’est déjà un départ, non ? « Tu crois avoir le temps? Tu ne m’as jamais semblé être le genre d’homme qui délaisse ses devoirs pour s’attarder à la cuisine. Quelque chose me dit que ça ne passerait pas aussi bien chez toi que ça a pu le faire chez moi… » Bartholomé avait été assez souple, au final. Oh, irrité forcément, en colère même parfois, mais il avait laissé son frère cadet vaquer à ses passe-temps sans trop d’intrusions pendant de nombreuses années, tant que Bertin ne poussait pas trop loin sa procrastination et sa nonchalance.

« J’apprécie ton dévouement, vraiment. Et tu sais que j’aurais fait pareil si la situation était inversée.[/color][/b] » Ils se ressemblent, ces deux-là. L’amitié ne naît pas entre deux hommes complètement différents, après tout. Reste que la vie publique de Gabin le force, contre son gré peut-être, à songer à son image. C’est une réalité dont ils sont tous les deux trop familiers.

Que Gabin souligne sa facilité à charmer les gens, son habiletés… et cette pointe de jalousie qui autrefois teintait les pensées du prince le surprend un peu, mais cela a le mérite de lui tirer un faible sourire. « Il faut bien que je sois doué pour quelque chose, non? Tu imagines la tête de Bartholomé si je n’avais pas su, au moins, faire bonne figure lors des soirées mondaines? J’aurais été le pire prince qu’Ansemer ait jamais connu! » Un prince qui ne voyage pas sur les flots, qui ne travaille pas dur pour son domaine, qui ne supporte que très peu la couronne… Un prince qui n’en fait qu’à sa tête, en somme. Bon, c’est un peu ce qu’il a fait mais au moins il parvenait à masquer sa paresse de son sourire bienveillant et de son attitude charmante.

« Si j’avais été une femme, j’aurais été mariée il y a longtemps, je crois. Tu aurais fait des démarches pour avoir ma main avant que je ne sois livrée à un autre ? » Il y a de la légèreté dans sa voix. Il apprécie la blague et n’a aucun problème à s’y attarder. Ils savent tous les deux que ce n’est que de l’humour, et que cela n’arrivera jamais. Quoi qu’il en soit, rigoler un peu fait du bien à Bertin et il ne compte pas s’en priver tant qu’il en a l’occasion!

La question de Gabin aurait réussi, il y a deux mois à peine, à replonger Bertin dans sa tristesse, sa détresse. Aujourd’hui, si elle chasse quelques peu la bonne humeur des traits de l’ancien prince, si la tristesse assombrit quelques peu son regard, l’on peut aussi voir dans son sourire une trace d’espoir. Le silence s’étire pendant quelques secondes avant que l’instructeur n’hoche calmement la tête. « Oui. Un jour, peut-être. J’aime encore Jehanne, Gabin, je ne te le cacherai pas. Son absence m’est torture… Mais je sais que nous ne nous retrouverons jamais. Elle refait sa vie là où je ne peux la rejoindre. Elle est à l’abri de la colère de Bartholomé, c’est tout ce qui compte. C’est ce dont j’essaie de me convaincre tous les jours. »

Il inspire lentement avant de s’efforcer à sourire. « Je ne peux pas dire que je cherche une femme, et encore moins une compagne, ne te méprends pas. Mais il m’arrive de constater que mon regard parvient encore à être attiré par une dame, que l’envie me prend, parfois, de pouvoir avoir une discussion un peu plus raffinée d’une douceur féminine… Un jour, peut-être. » Il songe à ses rencontres des dernières semaines, à l’une en particulier qui se distingue des autres par la douceur du moment partagé. Une simple conversation qui lui avait fait plus de bien, sans doute, que la dame en question avait pu l’imaginer.








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