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 Qui vole une fois est appelé voleur

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Eloïse Brûmagie
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Message Sujet: Qui vole une fois est appelé voleur   Qui vole une fois est appelé voleur EmptyVen 1 Mar - 20:08


Livre IV, Chapitre 2 • L'Éternel Lendemain
Tara Mille-Visages & Eloïse Brûmagie

Qui vole une fois est appelé voleur

Parfois le hasard fait bien les choses, et parfois il vous percute sans crier gare.



• Date : 17 Janvier 1004
• Météo (optionnel) : Éclaircie après la pluie
• Statut du RP : Privé
• Résumé :Alors que Tara vaque à ses occupations dans la Ville Basse, Éloïse la percute. Elle fait rapidement le rapprochement avec la description d'une gamine qui s'intéresse d'un peu trop près à la Cour. Elle décide d'en savoir plus et la voit voler une bourse, se décidant ensuite à l'aborder.
• Recensement :
Code:
• [b]17 Janvier 1004[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4598-qui-vole-une-fois-est-appele-voleur#177347]Qui vole une fois est appelé voleur[/url] - [i]Tara Mille-Visages & Éloïse Brûmagie[/i]
Alors que Tara vaque à ses occupations dans la Ville Basse, Éloïse la percute. Elle fait rapidement le rapprochement avec la description d'une gamine qui s'intéresse d'un peu trop près à la Cour. Elle décide d'en savoir plus et la voit voler une bourse, se décidant ensuite à l'aborder.



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Dernière édition par Eloïse Brûmagie le Ven 1 Mar - 21:51, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Qui vole une fois est appelé voleur   Qui vole une fois est appelé voleur EmptyVen 1 Mar - 20:11

Il pleuvait sur les tours de Lorgol, une pluie fine et froide, assortie à une grisaille qui perdurait depuis des jours semblait-il. Assise sur un banc, insensible à ses vêtements et ses cheveux trempés, une rouquine soupirait en avisant le temps maussade, aussi maussade que son humeur des derniers jours, il fallait le reconnaître. Elle allait de déception en déception ces derniers temps, chaque piste menant dans un cul-de-sac. Un mois et demi qu’elle était là, qu’elle cherchait un indice, une rumeur, n’importe quoi, mais elle commençait à se dire qu’elle n’en verrait jamais la fin tant la ville était grande et peuplée. Avait-elle seulement la moindre chance de trouver celui qu’elle était venue chercher ? Elle commençait à en douter sérieusement, et elle détestait ça, douter. Cela lui donnait l’impression d’avoir fait le mauvais choix, de regretter ce qu’elle avait fait jusque-là.

La pluie s’arrêta aussi soudainement qu’elle avait commencé et la jeune fille essora ses cheveux, les secouant un peu pour qu’ils arrêtent de lui coller à la peau. Elle se leva lorsqu’un timide rayon de soleil perça la voute nuageuse. Elle s’essuya le visage et sortit sa petite bourse de sa poche. Trois jours à vue de nez. Elle grimaça. Elle allait devoir recommencer à voler à Lorgol, ce qu’elle avait évité de faire depuis un moment après avoir rencontré Arsène. Elle avait suivi ses conseils et avait réduit ses dépenses au strict nécessaire, mais elle ne voulait pas recommencer à dormir dans la rue, elle avait déjà suffisamment donné à La Volte et les rues de la cité cibellane étaient nettement moins dangereuses que celles de la Cité aux Milles Tours. Elle se secoua mentalement et se mit en marche.

Elle croisa quelques visages familiers, marchands à qui elle achetait quelques mets ou mendiants à qui elle avait posé des questions sans obtenir de réponse satisfaisante. Trouver la Cour s’avérait être plus complexe qu’elle ne l’avait cru. Elle savait que cela ne serait pas facile, elle l’avait su avant même d’arriver ici, mais elle espérait tout de même ne pas prendre des mois. Visiblement elle avait sous-estimé l’organisation et elle se retrouver le bec dans l’eau, bredouille et avec presque plus d’argent. Difficile pour elle de voir une quelconque possibilité d‘amélioration pour le moment, donc elle se mit à fureter de nouveau, reprenant son air détaché comme s’il ne l’avait jamais quitté, déambulant entre les passant qui profitaient de l’accalmie pour sortir.

Contrairement à la Volte, elle ne chercha pas à changer de quartier. Elle n’avait rien commis ici et les gens la voyait suffisamment souvent pour ne pas se méfier à présent. Elle salua un marchand, demanda des nouvelles à un mendiant en lui glissant une petite pièce et, pour une fois, il avait quelque chose à dire.

- La Cour a entendu parler de toi. En bien ou en mal je n’en sais rien, mais sois prudente gamine, tu ne veux pas t’attirer d’ennuis crois-moi.

- Vous savez ce qu’ils veulent ?

- Tu poses des questions… ça intrigue, et pas forcément à ton avantage…

Eloïse haussa un sourcil perplexe. Etait-ce si surprenant qu’on se renseigne sur la Cour ? Elle n’avait pas cherché à être discrète, elle voulait qu’on la contacte, elle voulait y entrer, mais les mises en garde du mendiant la laissèrent partagée entre la jubilation et l’inquiétude. Elle remercia néanmoins l’homme, disant qu’elle serait prudente et repartit d’un pas moins assurée, jetant des coups d’œil autour d’elle, comme pour repérer un danger potentiel. Lorsque, obnubilée par le danger, elle finit par percuter une femme, elle se rabroua mentalement, se traitant d’idiote. Ils n’allaient pas l’agresser en plein jour, et puis elle n’avait rien fait de mal, elle était ridicule. Elle se massa le front et leva ses iris bleu-vert vers la femme qu’elle avait bousculé, affichant une moue désolée.

- Excusez-moi, je ne regardais pas où j’allais. Bonne journée…

Elle reprit sa route, inconsciente du regard qui la suivait désormais. Elle finit par atteindre la place la plus fréquentée du quartier, et se mit à la recherche d’une bourse dodue qui lui permettrait de pouvoir rester quelques temps à l’auberge au lieu de dormir dehors, dans ces rues qu’elle arpentait de jour mais évitait la nuit. Elle fit le tour des étals, jouant la curieuse devant des babioles artisanales ou l’envieuse devant un étal de charcuterie, s’attira le sourire amusé du marchand qui lui donna discrètement une tranche en lui faisant un clin d’œil tout en désignant sa femme qui s’occupait d’un autre client. Eloïse lui renvoya un sourire espiègle et le remercia silencieusement avant d’engloutir la viande salée qu’elle mâcha tout en repérant enfin une bourse intéressante.

Elle évalua un peu la scène et ses chances, qu’elle trouva faibles vu que le propriétaire était accompagné de quelques amis avec qui il discutait. Elle faillit chercher ailleurs mais décida de patienter. Elle avait tout son temps après tout. Elle suivit le groupe à distance, attendant une occasion. Occasion qui se présenta lorsque l’homme se détacha du groupe avec un autre pour s’arrêter devant un étal. Il prit sa bourse, en sortit quelques pièces et la remit à se place. Eloïse s’approcha distraitement, la main dans sa poche serrant le manche de sa dague et trancha d’un coup vif les lanières de cuir tandis qu’il se penchait pour marchander avec le vendeur. La bourse et la dague disparurent dans les plis de la robe de la jeune fille et elle s’éloigna d’un pas tranquille, mâchonnant toujours son morceau de viande séchée. Lorsqu’enfin l’homme se rendit compte de la disparition de sa bourse, la fillette était à l’autre bout de la place et avait transvasé les pièces dans sa propre bourse sans sortir le tout de sa poche, avant de jeter celle qui était vide sous un étal pour qu’on ne fasse pas le lien si on la fouillait. Elle avait l’habitude maintenant, à force d’écumer les rues de La Volte.

Elle reprit le chemin de l’auberge d’un pas léger et sans être inquiétée. Le soleil avait enfin réussit à percer la grisaille et, avisant un banc contre un mur, la jeune fille décida d’en profiter pour sécher au soleil. Elle s’installa, étirant ses jambes paresseusement avant de sortir sa bourse pour évaluer ses gains. Elle n’avait pas envie de compter en pleine rue, mais elle estimait qu’elle avait gagné une quinzaine de jours d’un coup, ce qui était très appréciable. Perdue dans ses calculs et ses estimations, elle ne vit pas approcher une femme qui s’assit à ses côtés. Ce n’est qu’à ce moment-là que la rouquine releva la tête, rangeant précipitamment sa bourse et tournant son regard vers la nouvelle venue qui entama une conversation qu’elle n’avait pas envisagé.


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Message Sujet: Re: Qui vole une fois est appelé voleur   Qui vole une fois est appelé voleur EmptyJeu 21 Mar - 19:14

J’ai toujours aimé cette odeur si particulière. Celle des rues de la ville, juste après la pluie. Je n’ai jamais réussi à mettre les mots dessus mais j’adore me promener dans Lorgol quand les dernières gouttes ont cessé de tomber et que les nuages commencent à se dissiper. Cet espèce de renouveau, juste après la tempête, a quelque chose de presque apaisant. Même si l’accalmie ne dure pas longtemps, ce qui sera peut-être le cas aujourd’hui, cela n’a guère d’importance. Ce qui compte, c’est cette sensation que, pendant un instant, tout est possible. Et c’est ce que représente cette odeur pour moi. Je sais, c’est un peu naïf, voire idiot selon les points de vue, mais le seul qui pourrait partager mes pensées et le savoir volète tout aussi joyeusement que je pourrais le faire si j’étais à sa place.
 
J’ai un sourire, alors qu’il hulule joyeusement, se fendant de descentes en piqué et frôlant le sommet de mon crâne à plusieurs reprises. Et je commence à regarder autour de moi, la mine curieuse, cherchant à percer des secrets qui n’existent peut-être même pas, déambulant dans ces ruelles alors que la sensation d’être libre se répercute à chacun de mes pas. Jamais je ne m’y ferais je crois et c’est tant mieux. Parce que personne ne doit être habitué à la liberté, à ce droit d’être soi-même pour de bon, quoi qu’il arrive. C’est quelque chose de précieux, de rare et que seule la Cour est en mesure d’apporter à sa juste valeur. Pour moi en tout cas.
 
Je ne sais pas vraiment pourquoi mes pensées s’égarent de la sorte mais, en vérité, je ne fais rien pour les réfréner. Je me sens bien, à ma place, pour la première fois depuis des années, si ce n’est toujours. Et même si ma relation avec Tyr est encore bien fragile, je lui ai dit, j’ai toute la vie pour gagner son pardon. J’attendrais, le temps qu’il faudra. Mais rien ne m’oblige à le faire en étant moribonde.
 
J’ai un froncement de sourcils quand Archimède hulule de nouveau et s’éloigne de moi pour se percher au-dessus d’un étal. Il me faut quelques instants pour saisir l’objet de son attention. Une gamine rousse, haute comme trois pommes à genoux qui pourrait être sacrément mignonne sans toute cette crasse qui la recouvre. Comme la plupart des garnements de Merle soit dit en passant. Mais l’idée de prendre un bain a tendance à les faire fuir aussi vite que l’éclair. Je m’en amuse souvent à dire vrai et ils le savent ces chenapans. Pour autant, ce n’est pas à cela que je pense alors que je me rapproche de la la demoiselle, la fixant avec attention tandis qu’elle me bouscule et s’excuse avec une frimousse adorable qui lui permettant d’extraire le fruit de son larcin sans que personne n’y prête attention.

Intéressant.

Je repense aux murmures que j’ai entendus ces derniers jours, sur une petite voleuse qui ne se tient pas aux règles que nous avons instaurées dans cette ville. Probablement qu’elle ne tient pas tant que cela à ses mains, quand bien même ses doigts baladeurs pourraient être redoutables s’ils étaient utilisés à bon escient. Je toussote légèrement, laissant agir mon pouvoir alors que je deviens non pas invisible, je n’en suis pas capable, mais capable de me faire oublier des gens qui m’entourent. Comme si je n’étais pas vraiment là, ma présence se faisant ténue, comme une illusion dont on ne sait pas si c’est un rêve ou une réalité.

Je connais suffisamment bien les voleurs, surtout lorsqu’ils sont aussi jeunes, pour connaître leur mode de fonctionnement. Voilà qu’elle la joue curieuse, comme si elle avait quantité de fleurons à dépenser dans ces étals, ce qui est loin d’être le cas, il ne faut pas être un génie pour s’en rendre compte. Mais elle joue son rôle à la perfection. Personne ne la remarque vraiment, elle a ce qu’il faut d’aplomb pour ne pas se faire importuner.

J’ai un sourire quand elle finit par trouver sa cible et par lui dérober une bourse bien garnie. Et je secoue la tête tandis que je la suis, d’un pas de velours, mes chausses heurtant les pavés de cette ville qui sont tout autant à moi qu’au reste des enfants des Miracles. Mais ils ne sont pas à cette jeune demoiselle. Et il va falloir le lui rappeler rapidement avant qu’il ne lui arrive quelque bricole. Quant à savoir quoi faire réellement d’elle, tout dépendra de sa réaction.

Elle est dans l’immédiat toute occupée à compter ce que sa petite virée lui a rapporté. Elle a bien visé en tout cas et elle a de quoi faire, surtout qu’elle ne doit pas mener grand train. Et je m’assois tranquillement, lissant un pli imaginaire de ma robe tandis qu’elle ne me repère toujours pas. Je finis par laisser filer l’illusion et elle me remarque enfin, alors que je souffle, d’une voix douce. « Il faut toujours prêter attention à ce que l’on fait. Et à ce que l’on vole. Ou plutôt, à qui l’on vole. » Je pose une main légère sur son épaule tandis que mon illusion l’englobe et que je fais disparaître un instant les pièces à sa vue. « Sais-tu qui tu as volé aujourd’hui jeune fille ? Et pourquoi ces pièces viennent de se soustraire à ta vue ? » Fait amusant, je n’ai pas poussé l’illusion jusqu’à lui faire oublier le poids qu’elle doit encore sentir entre ses doigts. Quelques grammes, tout au plus, mais de quoi en déstabiliser plus d’un.



   

   
   
   
   
   
   
   
   
   


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Message Sujet: Re: Qui vole une fois est appelé voleur   Qui vole une fois est appelé voleur EmptyLun 1 Avr - 14:23

Elle resta interdite la rouquine devant l’apparition inopinée de la femme qui s’était assise à côté d’elle sans la moindre gêne et qu’elle n’avait pas vu ni entendu approcher. Elle avait un visage et une voix douce, mais ce qu’elle dit donna des frissons à la fillette qui regretta aussitôt d’avoir volé. Elle savait pertinemment qu’elle se mettait en danger en tentant de chaparder quelque chose dans cette ville, elle en avait déjà eu des échos plus qu’inquiétants sur ce qui arrivait aux voleurs comme elle qui ne respectaient pas la Cour, ses règles et ses idées. Une main se posa sur son épaule, qu’elle interpréta comme une menace tacite, celle de ne pas bouger sous peine d’avoir de sérieux ennuis. Mais lorsque le larcin qu’elle avait réussi à obtenir disparut sous ses yeux, elle écarquilla des yeux affolés. Il y avait tout ce qu’il lui restait dans cette bourse, elle n’avait plus rien d’autre.
- Attendez je…
Elle se tut, parce qu’elle remarqua surtout que le poids dans sa main n’avait pas disparu. Elle tâta maladroitement ce qui semblait être du vide, sentant la présence du petit butin. Elle voulut pousser un soupir rassuré mais se retint, parce que rien ne disait que les pièces n’allaient pas finir par complètement disparaître. Elle lança un regard étonné teinté d’une légère angoisse tandis que la femme parlait de nouveau. Eloïse, néanmoins loin de se sentir coupable, soutint fermement le regard qui la fixait.
- Un type qui en avait probablement plus qu’il n’en faut vu la qualité de ses habits probablement hors de prix. Il ne verra même pas la différence.
Elle y veillait depuis un moment maintenant. Toujours voler ceux qui semblaient riches. Souvent parce que leurs bourses étaient bien remplies, parce qu’ils étaient moins susceptibles de le remarquer puisqu’ils n’avaient pas à s’en inquiéter et surtout parce qu’ils ne manqueraient de rien même si elle volait quelque chose à l’un d’eux. Elle connaissait la faim et la souffrance que cela impliquait, donc elle ne volait jamais si elle avait le moindre doute quant au niveau de vie des gens qu’elle souhaitait dérober. Bien sûr elle pouvait se tromper, elle en avait conscience, mais elle se savait suffisamment observatrice pour faire la différence entre une personne riche et une qui essayait de paraître pour donner le change. Elle jeta un œil à sa main supposément vide.
- Je sais que c’est mal… et interdit. C’est pour ça ? Vous voulez me donner une leçon ?
Elle ne voyait que cette explication. Sinon pourquoi discuter ? Elle aurait pu tout simplement la menacer, prendre la bourse et partir, ou l’enjoindre d’aller immédiatement rendre ce qu’elle avait volé sous peine de problèmes bien plus graves qu’une simple remontrance. Elle se savait en faute depuis le début, mais que pouvait-elle faire d’autre ? Elle ne voulait pas demander de l’aide à autrui, elle était bien trop fière et trop têtue pour dépendre de quelqu’un alors qu’elle pouvait s’en sortir pas ses propres moyens. Excepté que cette fois, elle était sur le point de s’attirer de gros ennuis, elle en avait finalement conscience, les paroles du mendiant lui revenant en tête et elle déglutit péniblement. La surveillait-on ou avait-elle manqué de chance pour qu’on lui tombe dessus la seule fois où elle volait depuis le début du mois ? Elle n’avait presque jamais volé à Lorgol, seulement trois fois avant ce jour-là, et sans jamais être vraiment inquiétée par quelqu’un d’autre qu’un garçon à peine plus vieux qui lui avait donné quelques conseils et surtout dit d’arrêter sous peine de s’attirer de gros ennuis.
- Vous… vous êtes de la Cour c’est ça ?
Elle n’avait pas vraiment réfléchit en disant ça, c’était spontanée et le ton légèrement enthousiasme qu’elle donna avant qu’elle ne se rende compte de son erreur ne pouvait pas vraiment avoir échappé à son interlocutrice. Pas plus que le regard qui se fit légèrement fuyant à mesure qu’elle tentait maladroitement de se justifier, de trouver un moyen de rester loin des ennuis et de sanctions qu’elle ne pensait pas mériter. Elle avait volé oui, et alors ? Plein d’autres le faisaient probablement, elle n’avait tué personne, fait de mal à personne, elle voulait juste avoir un toit et un repas chaud, ne pas dormir dehors et mendier comme tant d’autres, parce qu’elle avait peur de faire cela ici.
- Je sais que c’est défendu de voler… mais j’ai pas eu le choix, je n’avais presque plus rien pour vivre…
Autant dire que si sa bourse disparaissait pour de bon, elle finirait à la rue avant la fin de la semaine et ça, elle ne le voulait sous aucun prétexte. Elle avait suffisamment connu la faim, le froid et la peur dans les rues de La Volte, elle ne voulait pas, jamais, revivre ça, et certainement pas à Lorgol où les dangers qui l’attendaient étaient bien plus grands que dans la capitale cibellane où elle avait grandi et où elle avait pu, çà et là, recevoir de l’aide d’anonymes à qui elle devait probablement plus qu’ils ne l’imaginaient.
- S’il vous plaît, je ne veux pas finir une nouvelle fois à la rue, je veux juste… je veux juste retrouver mon père.
Etait-elle sincère ou essayait-elle d’amadoue la femme qui lui faisait face ? Probablement un peu des deux. Mentir ne lui servait pas forcément, il suffisait de doser les bons mots au bon moment pour que les gens s’inquiètent de son sort et la laisse tranquille par la suite. Et ce qu’elle cherchait n’avait jamais été un secret, au contraire. Elle ne devait pas être nombreuses, les orphelines rousses de treize ans à parcourir les rues de Lorgol à la recherche d’un père disparu, à force les gens parleraient d’elle et peut-être que tout cela finirait par parvenir aux oreilles des bonnes personnes.
- Je vais avoir des ennuis pas vrai ?
Elle espérait sincèrement que non, mais elle préférait se préparer à toute éventualité.


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Message Sujet: Re: Qui vole une fois est appelé voleur   Qui vole une fois est appelé voleur EmptyMer 24 Avr - 17:05

Serait-il malavisé de dire que la situation m’amuse ? J’aime voir cette lueur d’inquiétude, de panique même, briller dans les yeux de ceux qui tombent dans mes illusions. Ils ne maîtrisent plus, ils ne savent plus ce qui est réel de ce qui ne l’est pas et, plus amusant encore, ils semblent encore persuadés de pouvoir trouver une explication logique à ce qui leur arrive. L’esprit humain est ainsi fait, difficile de lutter contre ses propres instincts. Et, à sa réaction, je penche la tête sur le côté, la mine curieuse, alors qu’elle se tait sans finir sa phrase. « Oui ? Que se passe-t-il ? »

Archimède laisse filer un son qui pourrait s’apparenter à un rire alors qu’il se perche sur mon épaule et qu’il observe la jeune demoiselle avec une mine tout aussi curieuse que la mienne. « Donc, tu te fais juge et exécuteur de la sentence simplement en voyant une personne quelques instants ? Qui te dit qu’il n’avait pas mis ses plus beaux habits et pris toutes ses économies pour aller tenter de séduire celle qu’il aime ? Qui te dit que ces fleurons n’étaient pas réservés à sa mère malade et qu’à cause de toi, elle ne pourra pas être soignée ? » Si je parle d’un ton léger, presque rieur, le regard que je lui darde est bien plus sévère. « Il est important de savoir à qui l’on dérobe sa fortune jeune fille. Tu aurais pu tomber aussi sur un mage qui aurait marqué ses pièces. Et il serait venu t’égorger pendant la nuit parce que tu n’aurais pas fait attention. As-tu songé à tout cela ou as-tu juste pensé au festin que tu pourrais te faire ? »

Si je n’ai absolument rien contre le fait de dérober des bourses, il serait bien hypocrite de ma part de prétendre le contraire, il faut cependant les choisir avec soin. Et je ne suis pas sûre que la jeune fille ait vraiment réfléchi à tout ce qui pouvait en découler. Mais je ne peux guère l’en blâmer. Elle n’est pas bien épaisse et dans son regard brille la même lueur que dans celui des garnements de Merle. Cette angoisse perpétuelle qu’aucune bourse bien garnie ne saurait apaiser totalement. Celle de ne pas savoir de quoi demain sera fait, de devoir sans cesse lutter pour sa propre survie puisque personne n’est là pour le faire à leur place. J’ai un petit pincement au cœur avant de tousser un rire au reste de ses propos. « Ce n’est pas parce que c’est interdit que c’est mal jeune demoiselle. C’est d’ailleurs bien le problème. Et je veux probablement te donner une leçon. Reste à savoir laquelle et si elle te sera réellement profitable. »

Je la fixe un instant, claquant des doigts alors que la bourse réapparait. « Je pourrais te faire oublier jusqu’à son existence si je le souhaite, alors ne tente pas de m’entourlouper, d’accord ? » Et, à sa question, j’ai un hochement de tête, un fin sourire ornant mes lèvres. « Est-ce que cela changerait quelque chose si j’étais de la Cour ? Et pourquoi est-ce défendu de voler d’après toi ? » Je lève tout de même une main dans sa direction quand elle commence à me dire qu’elle n’a plus rien pour vivre. Je pourrais facilement céder à la compassion, je n’en suis pas loin d’ailleurs. Mais je veux tout de même la jauger avant de décider de quoi faire par la suite. Seulement, lorsqu’elle reprend, je fronce légèrement les sourcils. « Ton père ? Est-ce une tentative pour m’entourlouper ou est-ce que tu cherches réellement quelqu’un ? » Difficile de savoir si elle dit vrai ou non. En réalité, je me rends compte que je suis un peu en train de l’assommer de questions et qu’elle ne va probablement pas savoir par où commencer pour me répondre. Je retiens un rire à cette idée, songeant que Merle avait raison, que je ferais probablement une mère redoutable. Enfin, Amarante est encore trop petite pour s’attirer des ennuis. Cela viendra, à n’en pas douter, surtout avec une famille comme la sienne. Et c’est peut-être la pensée de ce petit être qui adoucit ma voix lorsque je me décide à répondre à sa question. « Je ne sais pas jeune demoiselle. Tout dépendra de tes réponses. » Autant être honnête non ? Les voleurs, lorsqu’ils ne sont pas de la Cour des Miracles, risquent le pire. Mais, au lieu de songer à lui trancher la main, autant voir si elle ne pourrait pas s’intégrer dans nos rangs.



   

   
   
   
   
   
   
   
   
   


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Message Sujet: Re: Qui vole une fois est appelé voleur   Qui vole une fois est appelé voleur EmptyMar 30 Avr - 14:18

Devrait-elle s’enfuir ? Elle eut un doute en voyant sa bourse disparaître et la femme regarder ses réactions d’un air amusé qui ne lui plut pas du tout. Elle hésita un instant, scrutant rapidement les alentours avant d’abandonner l’idée. Et si elle n’était pas seule ? Elle décida de jouer le jeu, d’essayer de se tirer de là en étant plus honnête que d’ordinaire.  Et voilà qu’un oiseau se posait sur l’épaule de la jeune femme, attirant le regard anxieux de la fillette. Un drôle de bruit sortit de son bec.
- Non…Rien…

Evidemment que c’était une mage, et Éloïse n’aimait pas ça. Elle ne comprenait pas la magie et cela la rendait nerveuse. Elle écouta son interlocutrice, se triturant les ongles, gênée par ses propos. Elle n’avait pas pensé à ces choses, elle avait simplement vu un groupe d’hommes portant des vêtements hors de prix parlant fort et de manière guindée, cela lui avait suffi. Elle ouvrit la bouche mais la femme n’avait pas fini et Éloïse sentit un frisson d’angoisse la parcourir en l’écoutant. Pièces marquées ? Égorgée ? Une sensation de froid l’emplit et elle jeta un œil apeuré au vide où se trouvait sa bourse juste avant. Elle était soudainement devenue très lourde, bien trop lourde pour elle. Elle eut envie de la jeter pendant une fraction de seconde.
- Je n’imaginais pas…
Jamais elle n’avait pensé à ça. Qu’on puisse la traquer magiquement, ça ne lui était jamais venu à l’esprit. Elle déglutit péniblement en se rendant compte qu’elle avait joué d’une chance insolente jusque-là. Elle tiqua néanmoins sur le ton quelque peu accusateur.
- Festin ? Je survis au moins quinze jours avec cette bourse. Je ne festoie pas, je fais avec ce que j’ai.
Ses repas étaient toujours sommaires, tout comme la chambre où elle vivait. Moins elle payait cher, plus son argent durait, c’était aussi simple que ça. La suite la laissa quelque peu perplexe, partagée entre l’incompréhension des paroles de la femme et le désir d’en savoir davantage pour pallier cette incompréhension. D’un claquement de doigts, la bourse réapparu. La rouquine lui jeta à peine un coup d’œil, se retenant de la faire disparaître dans les plis de sa robe. Elle ouvrit la bouche mais la referma aussitôt en écarquillant les yeux face à la menace non dissimulée qui lui était faite, son teint pâlissant immédiatement. Elle hocha frénétiquement la tête pour dire qu’elle avait compris. Elle imagina que lui faire oublier la bourse n’était qu’une des choses possible et elle préférait ne pas tenter la chose.

Sa question laissa apparaître un fin sourire sur son interlocutrice qui répondit par d’autres questions. Éloïse avait ordinairement horreur de ça, et avait tendance à rapidement s’énerver. Mais aujourd’hui, elle garda son calme, un peu trop angoissée à l’idée de faire un faux pas. Surtout que les deux questions la laissèrent sans voix une fois de plus. Elle prit quelques instants pour réfléchir, se triturant les doigts.
- On m’a appris à me méfier de la Cour depuis toute petite. Mais là je la cherche, donc  oui, ça changerait des choses.
Elle n’était pas sûre que ce fût la bonne chose à dire, mais elle n’avait pas vraiment d’autres options en tête, elle était légèrement perturbée par toutes les questions et les événements. Qui pouvait dire si la mage ne face d’elle ne pouvait pas savoir si elle mentait après tout.
- Voler nuit à autrui, c’est pour ça que c’est interdit non ?
Elle ne voyait pas vraiment d’autres raisons. Elle-même savait très bien que ce qu’elle faisait pouvait nuire à autrui, voire lui nuire à elle si jamais les choses tournaient mal. Sa survie passait avant ses états d’âme depuis un moment déjà.

Lorsque la femme remit en doute ses paroles concernant son père, elle sentit une angoisse lui comprimer l’estomac, ainsi qu’une légère colère qu’elle contint de son mieux, serrant nerveusement ses mains.
- Non, non ! Je vous jure que c’est vrai, je … je suis venue exprès pour ça. Je ne mens pas, je vous jure !
Elle n’avait aucune preuve, évidemment. Comment pouvait-elle la croire alors qu’elle savait quel genre de vie elle menait ? Elle ne voyait pas comment la convaincre autrement qu’en étant honnête, mais elle n‘était pas sûre que cela suffise. Elle se disait que mentir ne servirait à rien dans cette situation. Peut-être était-elle capable de lire à travers les mensonges, cette femme avec cette magie étrange et son familier volant qui la regardait d’un air curieux. A la Volte aussi elle s’était faite attraper, plus d’une fois, mais elle n’avait toujours réussi à s’en tirer d’une manière ou d’une autre, à coup de mensonges, de regard suppliant ou de coup de pied bien placé suivi d’une fuite dans les ruelles qu’elle connaissait par cœur. Mais ici, elle était encore une étrangère, et la ville, bien plus dangereuse, n’était guère clémente avec ceux qui échouaient. Éloïse voulait simplement éviter les ennuis tout en cherchant celui pour qui elle avait tout laissé derrière.
- Je fais pas ça par plaisir, j’ai juste pas trouvé d’autres moyens pour le moment et je ne connais personne ici.
Ce n’était pas totalement vrai, mais comment expliquer qu’elle connaissait un assassin mais qu’elle ne savait ni son nom si le lieu où il vivait. Et elle ne voulait tout simplement pas finir à la rue comme les mendiants qu’elle croisait le jour.
- Je ferais ce que vous voulez, mais s’il vous plaît, je veux pas d’ennuis. Je ne mens pas, j’vous assure !
Elle avait bien trop sacrifié pour devoir s’arrêter maintenant, elle était quelque peu désespérée à force d’arpenter depuis des semaines les mêmes ruelles, questionner les mêmes personnes sans avoir la moindre once d’information. Si elle devait s’enfuir, elle le ferait, mais elle préférait éviter de se mettre qui que ce soit à os qui aurait vu son visage. Les nouvelles allaient vite à Lorgol, elle l’avait bien compris, elle n’irait pas loin si des gens la cherchaient. Alors elle fit de son mieux pour être convaincante, espérant ne pas avoir fichu sa vie en l’air en volant la mauvaise bourse au mauvais moment.


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