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 Chaque rencontre est une nouvelle histoire

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Les Voltigeurs
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Marianne d'Orsang
Marianne d'Orsang

Messages : 1217
J'ai : 44 ans
Je suis : Voltigeuse, médecin

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J'ai fait allégeance à : Ibelin officiellement, mais aussi à l'Audacia !
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Message Sujet: Chaque rencontre est une nouvelle histoire   Chaque rencontre est une nouvelle histoire EmptyVen 15 Mar - 13:44


Livre IV, Chapitre 2 • L'Éternel Lendemain
Marianne d'Orsang, Iode et deux invités

Chaque rencontre est une nouvelle histoire

Iode mon frère Iode, ne vois-tu rien venir ?




• Date : 8 octobre 1001
• Météo (optionnel) : Il fait encore bon, l'aube n'est pas loin, quelques nuages se battent au milieu des étoiles
• Statut du RP : Solo
• Résumé : En convalescence après les épreuves du Tournoi des Trois Opales, Marianne se réveille très tôt suite à un rêve. Une jeune harfang arrive avec une relique.
• Recensement :
Code:
• [b]8 octobre 1001[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4620-chaque-rencontre-est-une-nouvelle-histoire]Chaque rencontre est une nouvelle histoire[/url] - [i]Marianne d'Orsang[/i]
    En convalescence après les épreuves du Tournoi des Trois Opales, Marianne se réveille très tôt suite à un rêve. Une jeune harfang arrive avec une relique.

   







J'ai pour moi les vents, les astres et la mer.


Marianne • #006666
Iode • #663300


Dernière édition par Marianne d'Orsang le Ven 15 Mar - 14:37, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Chaque rencontre est une nouvelle histoire   Chaque rencontre est une nouvelle histoire EmptyVen 15 Mar - 13:58

Le jour n'est pas encore levé lorsque Marianne monte doucement les marches du manoir. Elle progresse lentement dans la pénombre, avec précaution, sa main droite valide contre la pierre du mur.
Douleur ? Souvenirs agités ? Etoiles voilées. Encore une fois, Iode s'enquiert de son état. Blotti contre les siens dans un nid des montagnes d'Erebor, côté Bellifère, il est surpris de trouver l'esprit de son humaine éveillé dès potron-minet. La présence du griffon dans l'esprit de Marianne est bienvenue, dans le silence de la demeure endormie.
Non, pas de cauchemar, tout va bien. Plutôt le même rêve étrange, et je me suis réveillée tôt. Elle ajoute une image à leur échange. Escaliers sans fin.
Plate-forme d'envol.
Oui, j'ai envie de voir l'aube. Mes jambes ne sont pas de cet avis, mais j'ai tout mon temps pour monter.
Satisfaction. Marianne partage ce sentiment, mais pas parce qu'elle ménage ses forces. Elle est plutôt enthousiaste de voir à quelle vitesse ses blessures guérissent. Ses jambes avaient été méchamment criblées d'échardes et de cailloux lors du sabotage du Tournoi par l'Ordre du Jugement, et elle soupçonne les premiers soins d'urgence d'être responsables de son rétablissement rapide. Savoir et Magie combinés, médecine et sorts de guérison réunis. Le duo atypique qui l'avait soigné après la catastrophe avait été rudement efficace. Plus que quelques jours et ses muscles retrouveront enfin leur force, elle ne souffrira plus. Alors, pourquoi se forcer pour une volée d'escaliers ?
Elle débouche sur la plate-forme d'envol, au sommet d'une tour d'où elle peut voir tout son domaine – bien qu'actuellement, la nuit ne s'éclaircit qu'à l'est.
Le bras gauche toujours en écharpe, la Voltigeuse s'installe sur le parapet, observant les étoiles s'évanouir une à une, profitant de l'air frais. Le rêve qu'elle a fait s'accroche encore à sa conscience, ne lui laissant plus que des sensations confuses, comme un air connu dont les paroles s’effacent. Le seul aspect dont elle se souvient clairement, c'est de la décision qu'elle a prise. Instinctive, presque spontanée.
Était-ce vraiment plus qu'un rêve ? Elle sent une une étrange excitation l'envahir, et une appréhension.
Curiosité.
Je ne me souviens plus. Mais, puisque tu es réveillé toi aussi, veux-tu me rejoindre ? Je devrai avoir de la visite... je crois.
Vif intérêt. Marianne sent qu'il quitte le nid, donnant des coups de becs affectueux à ses congénères endormis, avant de chuter de la falaise et déployer ses ailes. Il se lance le défi de rejoindre Orsang en planant autant que possible.
Flemmard.
Concentration, vents porteurs.
C'est ce que je dis !
Moquerie.
Mauvaise foi.
Complicité.
Au sud, l'ombre noire des montagnes se découpe dans le ciel, Iode est encore loin. À l'ouest, les lunes jumelles se sont couchées depuis longtemps, laissant leur place aux étoiles les plus brillantes. Pourquoi l'ouest ? Elle voulait guetter l'aube, pourtant. Mais ce qu'elle attend viendra de ce côté. Si elle ne s'est pas trompée.
Marianne profite du temps qui passe, laissant ses pensées glisser vers celles de Iode, appliqué à sentir chaque plume, chaque souffle d'air. Petit à petit elle distingue des formes dans le paysage, des oiseaux invisibles se mettent à chanter. Au plus haut du ciel, quelques nuages prennent une teinte rosée. Elle peut enfin voir son manoir à travers les yeux de son griffon, et une minute plus tard il se tient à ses côtés, la tête tournée lui aussi vers l'ouest. Qu'y a-t-il donc à regarder là bas ?
Les Terres du Nord. Lorgol. Tu es toujours partant pour rejoindre l'Audacia quelques semaines ?
Voiles qui gonflent, odeur de la mer. Quelle question, il piaffe d'impatience oui ! Il aime voler dans les vents inconstants au-dessus de l'océan, jouer avec les creux de la houle. Hâte.
A Lorgol, il y a également la Tour de la Rose.
Sympathie. Iode se souvient de Vif-Argent et Sulfure, brièvement rencontrés à l'Archipel du Vent. Cependant, il remet en cause l'intelligence des dragons du Vol d'Or. Le Colisée. Trois dragons qui brassent l'air et éparpillent les griffons. Marianne se retient de rire devant cette vision loufoque. Malgré tout, Iode respecte bien plus les dragons dorés – surtout Stellaire – que leurs frères d'autres couleurs. Particulièrement la grenouille géante qui ne pense qu'à tout cramer. Tu as vraiment la rancune tenace dis-moi. Grognement de dédain à sa droite. Par taquinerie, elle lui lance un coup de coude, qui s'enfonce dans les plumes sans l'ébranler d'un iota.
Si ça peut te rassurer et que mes souvenirs sont bons, ce n'est pas un dragon d'Or qui viendra nous voir.
Confusion. Où veut-elle en venir ?
Mon rêve... une dame Blanche est venue me voir, mais je ne me souviens plus de son nom ou de son visage. Et j'ai fait un choix. En me réveillant, j'avais encore tellement de questions, mais il me reste au moins cette certitude.
Iode écoute, comprenant enfin la position d'attente de Marianne depuis ce matin. La Tour de la Rose Ecarlate. Aurait-elle été choisie ?
Peut être.
Sans un mot, elle continue de fixer l’Ouest.

***

Se détournant un instant des dernières étoiles, la médecin admire l'aube rougeoyante qui dévoile des plaines d’herbe et de terre ocre, où s'attardent quelques voiles de brume. Mais Iode pousse un cri d'alerte et elle se retourne immédiatement. Elle avait raison, un griffon se dirige vers eux ! Mais elle n'a pas la vue aussi perçante que son partenaire de vol, elle ne voit que le ciel clair et ses nuages roses. Alors il lui relaie ce qu'il voit. Une griffonne harfang. Plutôt petite. Qui... cabriole.  Apparemment, voler en ligne droite n'est pas sa principale préoccupation. La fille du ciel vole et virevolte vers le soleil levant, s'attardant à contempler les nuages de coton rose qu'elle dépasse. Cette fois Marianne la repère, petite tâche blanche qui s’approche d'eux en zigzagant comme une luciole.
Est-ce qu'elle appartient à la Rose ? Silence de Iode, en train de contacter sa congénère… l’instant s’étire, puis il répond à l’affirmative, d’une pensée à peine perceptible avant de se fermer. Et bien, quoi ? Silence, encore ; Iode fixe la griffonne qui approche, sans bouger d’une plume. Je ne comprend pas, tu boudes maintenant ? Sans nouvelle réponse, Marianne hausse les épaules, un peu nerveuse à présent, et elle reporte son attention sur leur invitée. Une poignée de minutes plus tard elle est là, atterrissant sur la tour après une dernière figure aérienne.
« Bonjour. » commence la Voltigeuse d’un ton accueillant. Sa voix tranche dans l'air du matin, elle se rend compte qu'elle parle pour la première fois depuis qu'elle s'est levée. Si Iode se contente de saluer la jeune harfang d’un bref sifflement poli, celle-ci se montre bien plus bavarde et elle ne tarde pas à se présenter. Son esprit va à la rencontre de celui de Marianne, d’une douce fraîcheur qui la surprend. Albâtre. C’est une griffonne paisible, tout juste adulte, qui lui transmet sa joie simple de rencontrer la Belliférienne. Marianne elle, fond littéralement pour cette boule de plumes toute douce, toute blanche, avec sa touche de rosé sur le bec. Elle lui offre son plus beau sourire.
« Ravie de te rencontrer Albâtre ! Que nous vaut ta visite ? » Elle pense savoir, mais autant demander directement.
L’harfang s’assoit tranquillement, levant une de ses serres vers Marianne. Entre les griffes brille un globe mystérieux qui semble être en verre, si ce n’est l’étrange scintillement doré qui le recouvre. L’excitation de la médecin augmente d’un cran. D’un coup d’œil, elle guette une réaction de Iode. Il persiste dans une posture figée, mais une étincelle de curiosité luit dans ses yeux d’ambre.
« Je peux ? » Permission. Encouragement. Iode sort de son mutisme pour appuyer sa décision. Après tout, n’a-t-elle pas déjà fait son choix ?
Avec précaution, Marianne récupère l’objet dans sa main valide. La surface est lisse au toucher, mais ô combien vibrante de magie ! Elle tente de regarder le globe de plus près, mais des images semblent en surgir et lui donnent rapidement le vertige.
Bien le bonjour Marianne d’Orsang.
C’est une voix tranquille mais solennelle qui s’élève dans son esprit. Une voix qu’elle reconnaît, la même que dans son rêve, mais sa présence en elle est beaucoup plus forte. Elle la déstabilise même, habituée qu’elle est aux images et sentiments de Iode à la place de paroles.
Bonjour ma Dame. C’est un honneur de rencontrer un membre de la Rose. Vous… êtes ?
Cyselle de Lagrance.
La Tour Blanche. Vous êtes vraiment l’esprit de l’ancienne duchesse, de l’époque de la Grande Guerre ? Les esprits qui forment la Rose Écarlate sont des copies de ceux qui étaient les têtes couronnées, il y a mille ans, liés aux armes. Nous traversons les âges d’écrin en écrin.
De plus en plus enthousiaste, la Voltigeuse continue à poser ses questions à la Tour Blanche, à la fois fascinée et intimidée par la rencontre qu’elle est en train de vivre. Cyselle lui répond patiemment et comble sa curiosité, l’enveloppant de sa présence charismatique mais sans qu’elle ne s’en sente écrasée. La médecin a l’impression que l’esprit choisit soigneusement ses mots, dans une économie bien efficace. C’est une attitude surprenante pour elle qui a l’habitude de partir spontanément dans tous les sens ! Un instant, Marianne pense à Alaïs de Sombreflamme, un autre esprit millénaire également, plus sage qu’elle ne le sera jamais.
Elles discutent des différentes Pièces, de Lorgol, des Épines. Cyselle accepte même de parler de Lagrance, Marianne n’ayant encore jamais eu l’occasion de découvrir le splendide duché des jardins. Avec toujours ce calme et cette sérénité qui caractérise l’esprit ancien. Marianne ne se doute pas encore que cette conversation sera la plus longue qu’elle n’aura jamais avec la Tour Blanche. Après de nombreux autres sujets, elle reporte son attention sur le globe qui lui a été remis.
Tu tiens dans tes mains Omniscience, la Voie du Dévouement.
L’arme de la Tour Blanche… mais ce n’est pas une arme.
Non. Le ton de Cyselle semble amusé. Aurait-elle deviné le serment silencieux qu’a fait Marianne il y a des années ? Bien sûr, nous ne choisissons jamais nos écrins à la légère.
Elle ne formule même pas ses pensées que Cyselle y répond déjà.
Perturbant.
Mais je ne suis pas mage.
Pas besoin de l’être pour l’utiliser.
On peut réellement tout voir à travers Omniscience ?
Je t’apprendrai. Ne te plonges pas trop vite dans ces visions, tu t’épuiserais inutilement.
C’est à ce moment que Marianne reprend pied avec l’environnement autour d’elle. Le soleil lui chauffe doucement le dos. Des domestiques travaillent déjà dans la cour. Depuis combien de temps est-elle assise à même la pierre, le regard dans le vague ? Elle a l’impression d’être à nouveau étudiante, quand elle se plongeait pendant des heures dans les ouvrages des bibliothèques de l’Académie. Et qu’elle ne sortait de sa lecture qu’à la tombée du jour ou quand son corps protestait de rester si immobile.
À côté d’elle, Iode n’a pas bougé ni réagi, dans une observation silencieuse ; Albâtre patiente, curieuse et innocente. Marianne se sent toute petite, détaillée ainsi par deux griffons et la tête envahie par trois esprits différents. Elle remarque alors que Cyselle a cessé de converser, si discrète que Marianne pourrait oublier sa présence.
Les vallées de terre rouge sont inondées de lumière, la journée a déjà bien commencé. Il est peut être temps de retourner à la vie du manoir. La Voltigeuse se lève et s’étire. Albâtre s’agite et trépigne comme si elle avait attendu ce signal. Joie. Vol ? Marianne lui sourit et caresse le bec rosé. A peine l’a-t-elle adoptée que la jeune harfang souhaite faire un tour avec elle ?
« Une autre fois, d’accord ? J’ai une épaule en vrac et des choses à faire au manoir. » Mais la réaction de Iode est immédiate.
Colère ! Toutes plumes hérissées, il se met à gronder méchamment sur la petite griffonne qui se ratatine sur place.
Inquiétude, méfiance. Marianne est sidérée devant la scène.
« Mais enfin ! C'est quoi ce comportement ! Qu’est-ce qu’elle t’a fait ? Le griffon ne lui répond pas, toujours fixé sur Albâtre comme si elle menaçait sa vie. Hého, y’a-t-il un doré dans la place ? Grondement sourd, aucune pensée ne filtre. C’est pour ça que tu boudais ? » Toujours rien. Oh, qu’est-ce qu’il peut être buté ! Et la pauvre Albâtre se fait toute petite, faisant mine de griffer les rainures de pierre en jetant des regards fuyants au doré.
Pourquoi Iode devient-il si agressif ? La jeune harfang est tout sauf dangereuse. Et Marianne qui pensait que ce serait plus facile avec un griffon qu’un dragon de la Rose... une harfang en plus, elle adore leur plumage de neige. Le grognement monte d’un cran, et elle comprend enfin. Son griffon n’est plus qu’une boule plumeuse de jalousie ! La baronne soupire, dépitée.
« Tu peux bien me partager un peu pour la bonne cause, non ? Encore des grogneries en réponse. Quel caprice ! Valda au secours. La griffonne se tasse un peu plus, osant un coup d’œil furtif à la voltigeuse. « Regarde cette puce, elle est toute jeune, comment peux-tu ne pas craquer pour elle, une idée la saisit subitement : elle pourrait être une petite sœur, tu as plus d'expérience qu'elle. Tu peux lui apprendre des choses... pour moi. »
Elle ne sait pas vraiment si son argument fait mouche. Iode vient de lui ouvrir des yeux ronds comme des soucoupes, et l'image furtive d'un jeune griffon doré traverse leurs esprits. Puis il fixe Albâtre, comme si il la découvrait de nouveau. La réflexion de son ami est trop rapide pour que la médecin saisisse ce qui se passe, mais la petite harfang ose le regarder en face, de ses grand yeux innocents. Iode s'approche d'elle... et la tapote doucement du bec.
Excuses, protection, soutien. Oh, Albâtre piaille de joie ! Elle reprend du volume et sautille autour du griffon. Tout à son bonheur d'avoir trouvé un nouvel ami, elle lisse les plumes du torse doré et roucoule de joie. Iode gronde à nouveau, pour la forme cette fois. Marianne rit franchement.
« Bien, je suppose que les présentations sont terminées ! » Elle gratte rapidement les oreilles d’Iode qui roucoule de bonheur. Prend soin d’elle camarade ; fais-lui visiter le coin si tu veux.
Assurance, tendresse. La médecin commence à s’éloigner vers les escaliers, se retournant une dernière fois.
« Je peux vous laisser ensemble hein, vous n’allez pas vous voler dans les plumes ? Iode ? » Albâtre continue son lissage et donne des coups de tête affectueux au doré, dans un échange d’images et d’émotions trop rapides pour Marianne. Iode lui jette un regard en coin rapide : une touche d’humour, de patience et d’exaspération contenue. Facile à interpréter : Ah, ces jeunes… La voltigeuse commence à descendre avec un sourire vissé jusqu’aux oreilles.

***

Bonus !

Albâtre est abandonnée par Iode sur la plate-forme, lequel décolle en lui ordonnant de ne pas bouger. Curieuse, elle obtempère sans discuter, continuant d'admirer le matin et ses reflets orange qui s'attardent encore.  
Iode se pose derrière le manoir, poussant des brefs cris aigus, dans un appel que seule une petite boule de poils peut comprendre. Et la réponse ne se fait pas attendre. Surgissant d'une fenêtre, le Noiraud laisse apparaître sa petite tête curieuse en triangle, avant de descendre souplement et trottiner vers son grand copain plumeux, la queue dressée. Un miaulement en guise de salut et après un saut bien placé, le chat atterrit sur le dos du griffon et se cale pile entre les ailes, à la base du cou, les griffes soigneusement plantées dans le harnais de cuir.
En quelques battements d’ailes, Iode est de retour devant l’harfang avec son passager surprise. Lequel s’exprime immédiatement par des miaulements de protestation : le vol est beaucoup trop court ! Albâtre pépie de curiosité, tandis que le dorée referme son bec sur la peau du cou du petit chat, aussi noir que bruyant. Il le dépose d’emblée entre les serres d’Albâtre qui l’observe en tournant la tête.
Lapin, gibier, viande fraîche. Iode s’étrangle ! Non, il ne lui offre pas à manger !
Amitié, cabrioles et voltige. Elle se penche et renifle l’animal qui continue de miauler de déception. A l’approche du bec gris, aucune réaction effrayée. Le chat continue de brailler vers Albâtre : si son copain doré ne comprend pas qu’il veut encore voler, l’autre copain tout blanc est peut être plus intelligent ! Iode siffle et tapote le Noiraud d’une serre, lequel s’y agrippe à toute vitesse par jeu en continuant de miauler. Albâtre tente la même chose, et pépie de joie en voyant le chat réagir au quart de tour. Quelle énergie dans une si petite chose !

Une voix énervée s’élève alors des escaliers.

« Eho ! Vous avez fini de jacasser comme des pies là haut ? On ne s'entend même plus penser ! »

Un silence de mort s’installe…

Puis…

Roucoulements.
Miaulements.
Claquements de bec.
Ronronnement.

Irrécupérables...







J'ai pour moi les vents, les astres et la mer.


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