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 Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse

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Adonis le Lys
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Message Sujet: Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse   Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse EmptyLun 10 Juin - 18:37


Livre IV, Chapitre 3 • Au Fer Rouge
Adonis le Lys & Eloîse Brûmagie

Promenons nous... sauvons nous...

ça craint par ici faut qu'on fuit !



• Date : 2/5/1004
• Météo (optionnel) : beau
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Cela fait une semaine qu'Adonis a revu Eloïse dans la Ville Basse. Depuis il est quelque peu troublé mais ne parvient pas vraiment à mettre un mot sur ce qu'il ressent avec les derniers événements. Décidé à prendre l'air il apprend qu'elle est aux prises avec un groupe de garnements. Décidé à la sauver et à la tirer de ce mauvais pas il intervient. S'ensuit une fuite dans les rues de la Ville Basse.
• Recensement :
Code:
• [b]2/5/1004[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4774-promenons-nous-sauvons-nous-pv-eloise#182042]Promenons nous... sauvons nous...[/url] - [i]Adonis le Lys & Eloîse Brûmagie[/i]
Cela fait une semaine qu'Adonis a revu Eloïse dans la Ville Basse. Depuis il est quelque peu troublé mais ne parvient pas vraiment à mettre un mot sur ce qu'il ressent avec les derniers événements. Décidé à prendre l'air il apprend qu'elle est aux prises avec un groupe de garnements. Décidé à la sauver et à la tirer de ce mauvais pas il intervient. S'ensuit une fuite dans les rues de la Ville Basse.














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Message Sujet: Re: Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse   Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse EmptyLun 10 Juin - 18:40

Adonis tourne en rond chez sa sœur alors que le bruit de la rue l’empêche de bosser ou bien est-ce ces idées qui lui passent par la tête qui le dérangent ? Il y a eu ce rêve bizarre dernièrement qui rajoute au trouble du jeune homme mais rien de précis en tête. Entre ses rêves, cette journée infinie, trop de choses ces deniers temps le perturbent. Ajoutée à cela une rencontre imprévue avec Eloïse sa protégée lors de cette journée interminable et le trouble du jeune mage a atteint son paroxysme. Ce jour-là il a bien cru mourir quand un de ses fidèles amis de l’Académie lui avait murmuré de manière un peu trop fort à l’oreille alors qu’il conversait avec la jeune rousse « Elle est mignonne ta copine ».

Il s’était empourpré Adonis lorsqu’il avait remarqué le regard courroucé de la jeune fille. Non mais… il avait fallu toute sa capacité de persuasion pour que ses amis l’invitent à les suivre vers le lieu de savoir où ils devaient repartir. Cela dit il n’avait pu que grommeler quelques excuses inintelligibles à Eloise et il s’en mordait les lèvres. Il n’est pas ainsi irrespectueux, dragueur non il a toujours été respectueux, poli et cette scène lui reste en mémoire. Il n’ose même plus s’aventurer dans les rues de Lorgol de peur de faire face à cette jeune fille. D’un autre côté ce serait bien au moins il pourrait s’expliquer, la convaincre que ces prétendus amis sont bien plus maladroits que lui, qu’il n’est pas comme eux… à moins qu’elle l’est catalogué comme tous les autres ?

Il soupire Adonis en sortant de sa chambre prenant son veston adressant des banalités à sa sœur au passage. Une prétendue balade en pleine après midi et une promesse de retour avant le crépuscule lui suffisent pour s’en sortir sans autre interrogation malvenue. Il avance dans la rue les mains dans les poches se dirigeant vers cette fameuse place où ils se retrouvaient tous hagards. Un instant Adonis regarde dans la direction où le mur de feu avait surgi craignant presque que ça ne recommence. Il reste immobile bien trop longtemps se faisant houspiller par un marchand trouvant qu’il dérange dans la circulation de son chariot.

« Oh pardon m’sieur j’cherchais ma route » ce qui est faux bien entendu et cherchant à se faire excuser « Vous voulez que j’vous aide à tirer la charrette jusqu’à chez vous ? » une dénégation de la tête et le courroux de l’homme s’en est allé évaporé par la subite gentillesse du gamin d’Edenia un peu paumé. Il hausse par ailleurs les épaules et prend cette même direction qu’il avait empruntée sans réel but. Il sifflote, entend quelques éclats de voix sans guère y faire attention. Il sait que dans cette direction le danger est à chaque coin de rue, la ville basse et ses secrets. Ne pas aller dans les zones les plus sombres propices à se faire détrousser ou pire encore.

Il prend une rue et une suivante avant de se trouver face à ce marchand auquel ils avaient porté assistance ; ce dernier a bon nombre de clients devant lui mais il le hèle le reconnaissant l’invitant à se rapprocher au plus près de lui.

« Hé jeune homme il semblerait que ta copine t’sais la petite rousse soit au prise avec des malotrus trois rues plus loin c’est mon apprenti qui me l’a dit en allant chercher des affaires au port tu devrais y aller ».

Tiens donc le hasard fait bien les choses. Après avoir remercié le marchand, Adonis se met à courir. Les éclats de voix se font plus proches à mesure qu’il court tout comme les coins bien trop sombres. Un instant il se trompe se trouvant dans une impasse. Adonis contourne retourne et se trouve finalement dans une rue où il voit l’attroupement. Des garçons plus grands que lui avec Eloïse au milieu d’eux semblant tenter de s’en sortir sans grande réussite jusqu’à présent.

« Hé vous là déguerpissez et plus vite que ça j’ai appelé la garde elle ne saurait tarder je vous conseille de vous enfuir avant qu’elle ne tombe sur vous » mensonge assurément alors qu’il se rapproche du groupe bousculant un gamin à peine plus grand que lui « Le premier qui ose la toucher aura affaire à moi est ce clair ? ». Ils sont bien trop nombreux et il est bien trop jeune pour ne serait-ce sortir qu’une seule illusion… qui plus est, il n’a pas envie de faire peur à Eloise dont il a pris la main discrètement la protégeant comme il peut.













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Message Sujet: Re: Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse   Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse EmptyLun 10 Juin - 22:26

« ♫Donnez-moi des ailes
comme une hirondelle
Et j'irai là-haut
dans le ciel bleu
Avec les oiseaux
couleur de feu♪ »


De bonne humeur et chantonnant une vieille comptine de son enfance, Eloïse déambulait dans les rues de la Ville Basse, grignotant un fruit lancé par le marchand qu’elle avait aidé lors de la journée qui se répétait. De bonne humeur parce qu’elle avait bien dormi et qu’elle avait pu laver ses habits et ses cheveux le matin même, en plus de manger à sa faim depuis quelques temps. La vie lui souriait et elle comptait bien en profiter. Elle cherchait toujours son père, la majeure partie de son temps étant entièrement focalisé sur la recherche d’informations le concernant, mais après des mois de recherches infructueuses, elle commençait à se laisser plus de temps pour elle-même. C’était Lorgol après tout, la ville des possibilités.

Elle passa devant la taverne de la rose, faisant remonter quelques souvenirs pas forcément agréable avant que le visage d’un jeune homme ne s’y inscrive plus fermement que le reste. Elle l’avait revu, Adonis, il n’y avait pas si longtemps. Une rencontre inattendue, au hasard d’un coin de rue, petits sourires timides des deux jeunes qui se mirent à discuter, se demandant ce qu’ils avaient vécu depuis le jour de leur rencontre. Et puis la remarque d’un ami du jeune homme avait irrité la rouquine qui l’avait fusillé du regard, faisant fuir, sans vraiment le vouloir, le groupe d’ami d’Adonis qu’il avait suivi après avoir marmonné des excuses qu’Eloïse n’avait pas écouté, tournant les talons en ignorant le groupe et en les traitant mentalement d’imbéciles. Elle s’était trouvée bête à réagir ainsi lorsqu’elle se retrouva seule quelques mètres plus loin. Elle n’en voulait pas à Adonis, il n’avait rien fait, elle ne supportait juste pas qu’on la juge « mignonne », elle trouvait ça particulièrement déplacé venant d’un garçon qu’elle ne connaissait pas. Mais le mal était fait et elle avait abandonné l’idée de revoir le jeune homme pour s’excuser. Lorgol était vaste, elle n’était pas prête de le revoir.

Perdue dans ses pensées, elle bifurqua dans une ruelle qui devait l’emmener vers son coin de prédilection, un banc sur une place où elle aimait observer les passants et profiter des airs de musiques que quelques artistes délivraient de temps à autre. Elle ne s’attendait certainement pas à tomber sur un groupe de garçon qui lui bloqua la rue sitôt qu’ils l’avaient repéré. Le plus vieux d’entre eux, grand gaillard à la barbe naissante et aux bras tatoués, s’approcha de la jeune fille, l’obligeant à se coller contre le mur. « Mais qui voilà… Eloïse, petite garce. Tu t’es bien foutu de nous la dernière fois. Tu pensais vraiment t’en tirer comme ça ? » Oups. Elle grimaça en se remémorant ce dont il parlait. Ils l’avaient abordé deux semaines plus tôt, lui demandant des informations qu’elle avait en sa possession sur un prétendu chargement au port. Sauf que la jeune fille n’avait aucune idée de quoi il parlait et, voyant un moyen de monnayer un petit pécule, avait tout simplement inventé une petite histoire de contrebande en y ajoutant de vraies informations pour ne pas se faire griller trop vite. Et cela avait fonctionné, elle avait reçu quelques pièces et ils l’avaient laissé tranquille… jusqu’à maintenant.

« Il n’y avait RIEN sur ton rafiot. » La jeune fille haussa les épaules, essayant de se sortir de cette situation en jouant la comédie. « Ils ont dû changer d’endroit. Je ne pouvais pas le savoir. » Elle mentait bien la rouquine, elle avait l’habitude, mais le costaud était en colère et sa main attrapa le col de la jeune fille, la forçant à se mettre sur la pointe des pieds tandis que son visage s’approchait du sien, bien trop près à son goût. « Tu ne te paieras pas ma tête deux fois de suite. » Elle n’en menait pas large, ils étaient nombreux et bien plus forts qu’elle. Pas d’armes visibles mais elle n’était pas dupe, si elle avait une dague cachée, ils devaient en avoir aussi. «  Puisque je vous dis que je ne savais pas ! Si vous voulez voler des trucs, demandez à la Cour. Vous risquez moins gros. » La poigne se relâcha et les pieds de la jeune fille retrouvèrent terre avant qu’elle ne se dégage d’un mouvement brusque. « Te fous pas de nous !  Tu vas nous rendre notre argent, t’excuser et bosser pour nous, gratuitement cette fois. » Eloïse fronça les sourcils. « Même pas en rêve ! » Elle allait pour fuir en jouant de sa dague lorsqu’un jeune homme bien connu fit son apparition, s’interposant entre Eloïse et le groupe de garçons. Bouche bée, Eloïse ne pu s’empêcher d’être à la fois contente de le voir et de le fustiger mentalement d’arriver au beau milieu d’un tel moment. « Adonis ? » La garde qu’il disait… Elle se retint de lever les yeux au ciel, mais les autres garçons éclatèrent de rire. « La garde qu’il dit ! Nan mais écoutez-le ! Un preux chevalier venu défendre sa gueuse. » Eloïse tiqua, mais la main qui vint se saisir de la sienne la calma aussitôt et c’est d’un air détendu qu’elle s’approcha de l’oreille d’Adonis. « A mon signal, tu cours. »

Finalement calmé, le petit groupe était bien moins ordonné qu’avant et Eloïse voyait au moins deux échappatoires. Le chef de la bande s’essuya un œil avant de poser son regard vers Adonis. « T’es marrant toi. On veut seulement qu’elle nous rende ce qu’elle a… Aïe ! » Orteils écrasés par le talon de la jeune fille qui hurla à Adonis de courir tout en prenant à droite, bousculant deux garçons qui glissèrent sur le sol. Tenant fermement Adonis par la main, elle sortit sa dague de l’autre et trancha une corde retenant des tonneaux qui roulèrent dans la ruelle, créant des grognements de douleurs  et des cris. « Je te retrouverai Eloïse ! » Mais Eloïse n’écoutait pas, elle courait, s’arrêtant une dizaine de rues plus loin pour laisser à Adonis le temps de reprendre son souffle. « Désolée de t’avoir entraîné là-dedans, tu m’as sauvé. » Ce n’était pas totalement vrai, mais elle avait pu s’enfuir grâce à lui, elle lui devait au moins ça. Reprenant elle aussi son souffle, elle s’adossa à un mur et inspira lentement. « Je suis contente de te voir… enfin j’aurai préféré une autre situation cela dit. Je te propose qu’on sorte de ces ruelles puantes. Ils ont tendance à trainer dans le coin et je n’ai pas spécialement envie de retomber sur eux. »


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Message Sujet: Re: Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse   Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse EmptyMer 19 Juin - 16:58

Le gamin s’est trouvé un nouveau courage en voyant la jolie rousse aux prises avec des garnements. Il ne pouvait laisser la scène se dérouler sous ses yeux sans agir. Malgré tout maintenant qu’il se trouve face à eux sous leurs regards hilares avec la main d’Eloïse qu’il tient fermement il manque de perdre pied. Il est bien trop jeune, bien trop maladroit et bien peu équipé pour se défendre s’ils venaient à les frapper. La seule chose qu’il pourrait vraisemblablement faire est simplement d’encaisser les coups, ce serait déjà ça au moins.

Il ne laisse rien transparaître hormis des lèvres un peu plus pincées à l’égard du groupe qui ose l’insulter lui et sa belle. Ce terme le fait rougir et il va pour lâcher la main d’Eloïse bien décidé à faire sentir les os de ses jointures de main sur la mâchoire du premier venu. C’est la voix de son amie qui l’incite à reporter son projet à plus tard et il lui murmure au travers de ses dents serrées.

« D’accord » le regard noir d’Adonis ne quitte pas celui des agresseurs alors qu’ils semblent bien décidés pour leur part à laisser pleuvoir une ribambelle de coups. Adonis commence même à sentir  le souffle chaud, haineux du plus âgé au moment où il remarque le geste pour le moins discret d’Eloise. C'est une audace à laquelle il n’avait pas songé affairé à simplement vouloir laisser s’exprimer sa virilité naissante. Quand des cris remplacent le souffle chaud de l'agresseur, à son tour Adonis suit la jeune fille l’incite. Il s'exécute sans difficulté sautant par-dessus les gamins qui se retrouvent au sol. Il voit du coin de l’œil la lame d’Eloise mais fait mine de rien, pour l’instant. La seule action possible est simplement la fuite c’est ce qu’ils font en multipliant les rues les unes après les autres.

Quelques minutes après ils se trouvent tous deux dans une rue un peu plus calme. Ils se sont tellement éloignés de leur point de départ qu’Adonis n’ose avouer qu’il est complètement perdu. Cette dernière est sombre et un frisson le parcourt comme annonciateur d’un tout autre danger. Il profite de cet instant plus calme pour s'adosser à un mur faisant semblant de reprendre un souffle qui ne l'a pas quitté.

Les paroles de son amie le laissent un peu perplexe. Qui a sauvé qui d’un mauvais pas ? Est-ce lui ou elle qui a  sorti de je ne sais où cette lame ? Qui est-elle sous ses airs pour le moins innocent il semblerait que cette jeune fille soit bien plus mystérieuse qu’elle n’en laisse paraître jusqu’alors au jeune étudiant. Il reste silencieux adoptant une attitude pour le moins neutre non désireux de contrarier sa belle.

Il lui rétorque habilement s'armant de son plus beau sourire :

« Mais c’est tout naturel j’allais pas t’laisser seule avec ce groupe mais que t’voulaient ils donc ? » il est curieux on ne lui ôtera pas ce trait de caractère qui fait de lui cet étudiant bosseur désireux d’explorer tout ce qu’il rencontre. Hochant la tête malgré tout à son invitation précédente « On va tâcher de revenir dans des rues un peu plus claires, mon beau frère m’a toujours dit de me méfier  de ces rues où le danger peut venir de n’importe où ».

Mais avant cela il attend qu’elle réponde à sa première question ; après tout ils sont seuls dans cette rue peut-être qu’elle pourrait se confier sur la situation l’ayant mise dans de tels draps.













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Message Sujet: Re: Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse   Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse EmptyVen 21 Juin - 19:50

Elle courait, tenant Adonis par la main, prenant au hasard des ruelles qui permettraient de semer d’éventuels poursuivants. Elle avait bien vu le regard furieux d’Adonis lorsque le chef de la bande l’avait insulté. L’avait insulté elle, pas lui, alors pourquoi s’énervait-il ainsi ? Cela la laissait quelque peu perplexe, mais au fond d’elle, il y avait une petite part qui se réjouissait de sa réaction. Lorsqu’ils s’arrêtèrent, elle reprit son souffle. D’un habile mouvement du poignet, sa dague rejoignit sa place favorite, cachée par le tissu de sa robe. Elle se souvenait très bien du malaise d’Adonis lorsqu’elle l’avait utilisé devant lui la première fois et ne voulait pas imposer la vue de la lame au jeune homme. Peut-être qu’il n’aimait pas les armes, peut-être qu’il trouvait ça étrange qu’elle en ait une, voire même trouvait cela effrayant, mais elle préférait ne pas savoir. Elle n’était pas du genre à se pavaner et se vanter de savoir se servir d’une arme, elle s’en servait adroitement, toujours pour se sortir d’une situation dangereuse sans blesser personne, généralement, et cela suffisait. Le sourire qu’il lui fit après qu’elle l’ait remercié fit rosir ses joues pâles et elle frotta son pied contre les pavés pour occuper son esprit avec autre chose que le visage d’Adonis. Sa question, même si elle lui semblait totalement légitime, l’ennuya quelque peu. Elle ne pouvait pas décemment dire à Adonis qu’elle avait escroqué et mentit pour obtenir un peu d’argent. « Oh euh… c’est un… malentendu. » Mal, cela partait très mal, elle n’avait pas pensé à un mensonge et l’improvisation face au regard d’Adonis n’était clairement pas son point fort. «  Je… oh et zut. Ils voulaient voler des trucs dans un bateau et ils pensaient que je savais lequel serait le plus juteux. J’en savais rien, je leur ai désigné un bateau où je savais qu’il y aurait personne qui surveillerait. Pas ma faute s’ils m’ont cru. » Elle haussa les épaules d’un air dépité. « Ils voulaient voler un bateau de pirates, je leur ai indiqué un vieux vaisseau de transport à la place. Ils devraient me remercier, je leur aie probablement sauvé les miches. Faut pas jouer avec ces types-là, ils plaisantent pas.» Elle soupira et se gratta la nuque, un peu gênée. « Faut bien que je gagne mon pain. » Surtout que c’était ça, ou se remettre à voler, et elle avait eu bien trop d’ennuis avec ça pour vouloir s’y remettre tout de suite.

Elle jeta un rapide coup d’œil aux extrémités de la ruelle puis leva le nez, fronçant ce dernier à cause de l’odeur de l’endroit. Elle acquiesça aux paroles d’Adonis. « Oui, j’évite de trop traîner par ici d’habitude. » Pirates, meurtriers et autres criminels, il y en avait pour tous les goûts dans ces ruelles sombres et nauséabondes. Agrippant la main d’Adonis, elle se dirigea d’un pas assuré vers une des extrémités, vérifiant à droite et à gauche avant de s’engager dans le dédale des ruelles. « Si je te ramène vers  la Taverne de La Rose ça t’iras ? » Seul lieu dont elle était sûre qu’il connaissait l’emplacement tous les deux et où elle pourrait emmener le jeune homme sans trop de difficulté. «  Comment t’as su où j’étais d’ailleurs ? » Cela lui paraissait étrange qu’il l’ait retrouvé comme ça, alors que ce n’était probablement pas un coin où il allait habituellement. Elle avait plus ou moins compris qu’il allait à l’Académie, les quelques brides de conversations qu’il avait eu avec ses amis la dernière fois qu’ils s’étaient croisés avaient donné quelques informations à la rouquine. D’ailleurs, maintenant qu’elle pouvait lui parler, elle devait en profiter et, d’une voix un peu hésitante, elle remonta le sujet de leur dernière rencontre, celle où un des amis d’Adonis avait attiré les foudres de la jeune fille, faisant s’éclipser la petite bande. « Tu sais… pour la dernière fois, avec tes amis je… » Les excuses et le pardon n’étaient pas son fort, elle avait plutôt l’habitude d’esquiver ce genre d’exercice d’une moquerie ou d’un ton narquois lorsque cela impliquait des personnes de son âge. Mais avec Adonis, elle voulait curieusement être honnête et ne voulait pas qu’il pense qu’elle avait quelques rancunes à son égard. « Je suis désolée. C’était pas contre toi je… j’ai pas aimé ce qu’il a dit. Pas que je veux pas être ta copine hein, au contraire, c’est juste que… enfin ta copine… enfin si, mais euh…» Elle s’emmêlait les pinceaux, rougissait au fur et à mesure qu’elle parlait, se traitait mentalement de nombreux noms d’oiseaux qu’elle n’avait pour la plupart jamais vu. « Je veux dire… je t’en veux pas, d’accord ? C’est ton ami qui m’a énervé, j’aime pas qu’on parle comme ça alors que je suis à côté, surtout pour dire ça. Enfin je voulais que tu saches que je… je t’en voulais pas à toi. » Son teint se confondait à présent avec la couleur de ses cheveux et elle avait chaud, bien trop chaud. « Enfin voilà… de…désolée. » Et elle se tut, parce qu’elle en avait beaucoup trop dit, que son cœur menaçait d’exploser à cause de la gêne qu’elle ressentait après avoir autant balbutier pour dire quelque chose d’aussi simple que des excuses. Elle avait aussi cette question en tête qui lui était revenu, qu’elle s’était posée après leur rencontre d’il y a une semaine. Une question qu’elle ne poserait pas, mais qui tournait inlassablement. Et toi ? Tu me trouves mignonne ? Si elle pouvait se frapper le crâne pour se sortir cette question de la tête, elle l’aurait fait aussitôt.

En attendant, ils étaient toujours au beau milieu des ruelles mal famées de la Ville Basse et Eloïse se mit à douter du chemin à emprunter, tournant la tête  et fronçant les sourcils à chaque intersection. Le soleil était encore haut dans le ciel, mais cela n’avait rien de rassurant pour elle, cela n’avait jamais empêché qui que ce soit de faire ses magouilles dans ces ruelles. Elle connaissait mal cette partie de la Ville Basse. A vrai dire elle l’évitait comme la peste, suivant les conseils de tous ceux qui l’avaient mise en garde. « Je connais pas ces ruelles… Désolée, je crois que je nous ai perdus… » Et cela commençait à l’angoisser, parce qu’elle ne voulait pas tomber sur la mauvaise personne. Et surtout, surtout, elle ne voulait pas entraîner Adonis là-dedans. « On fait demi-tour ? »


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Message Sujet: Re: Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse   Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse EmptyVen 26 Juil - 13:39

Il va décidément falloir qu’il travaille son endurance. Techniquement le garçon ne sait pas ce qui l’agace le plus présentement le fait qu’Eloise semble plus fraiche que lui ou le fait qu’il a démontré une fois de plus son manque cruel d’endurance. Son souffle est encore là, certes, mais c’est son cœur qui s’emballe un peu trop à son goût. Cette ville toute belle soit elle lui démontre qu’il a du travail à faire encore sur ce point ce qui l’irrite bien qu’il n’en laisse rien paraître à sa jolie amie. Puis il se demande l’espace de quelques secondes si son cœur ne s’est pas emballé pour une autre raison pour le moins obscure, l’envie de protéger la jeune fille plus qu’il ne croit. Trop jeune, trop insouciant, trop préoccupé par d’autres choses pour le moins futiles il ne s’attarde pas à ce néanmoins malaise perceptible qu’il ressent.

Il l’écoute bredouiller ne la quittant pas du regard, il pourrait la stopper et lui dire de cesser toute ses tentatives de persuasion. A ce jeu-là il est champion c’est bien pour cela qu’il esquisse un sourire lui posant à nouveau sa main sur son avant bras se rapprochant d’elle comme d’un protecteur la rassurant d’un sourire encore plus large. Il sait ce que c’est ou du moins il comprend la finalité de son explication. Techniquement il n’y a pas de mal à mentir quand la finalité est de sauver sa peau. Malheureusement, elle a vraisemblablement eu affaire à un groupe bien plus mature qu’elle,  bien plus doué dans la maniabilité des mots.

« Le mensonge est un art dont je n’ai plus rien à t’apprendre visiblement, le seul truc est d’apprendre à qui mentir et ceux là ne semblaient pas rigoler ; mais tu viens de me prouver que tu sais te sortir d’un mauvais pas bien plus facilement que je ne l’aurais cru » il hausse un sourcil s’écartant « On pourrait presque croire que c’est dans tes gênes cette capacité à fuir et blesser sans problème ». Une remarque qu’il a formulée à haute voix mais à laquelle il n’a rajouté aucun commentaire superflu fort inutile, son regard interrogateur suffit. Ce n’est ni le lieu, ni le moment d’interroger un peu plus Eloise. Une mèche rousse vole sur le côté de son visage et bien soudainement il s’en empare pour lui glisser derrière l’oreille presque surpris par ce geste. Il rigole la minute qui suit passant sa propre main dans ses cheveux afin de récupérer un aplomb plus stable. La rousseur de la jeune fille lui remémore les paroles de Tim qui le verrait bien avec une rousse… ce pirate aurait-il des capacités divinatoires ? Il faudra qu’il lui demande la prochaine fois qu’il le voit… quoique non il se taira pour l’instant il n’est qu’ami avec la jeune demoiselle.

Déjà elle commence à s’éloigner et il la suit silencieux bien qu’approuvant la direction proposée « Ce sera très bien ma sœur habite pas loin au moins je maîtrise  quant à te trouver le marchand que l’on a tiré d’un mauvais pas semblait être au courant que tu étais dans de mauvais draps » un rire discret qui ponctue vite remplacé par un soupir lorsqu’elle s’emmêle dans des explications longues et redondantes sur le dernière rencontre impromptue. Le souvenir de ses copains lui fait fermer le poing. Il a attrapé l’un d’entre eux à la suite lui disant que toute nouvelle réflexion en cas de nouvelle rencontre avec Eloise serait bien malvenue. A bien y réfléchir il se dit le jeune garçon que cette impulsivité a été bien surprenante. Peut être pour ça que ledit copain s’en est allé en riant le traitant de fillette.

Quoiqu’il en soit, alors qu’il était perdu dans ses pensées, Eloise se trouve maintenant à quelques pas de lui. Adonis ne s’est pas rendu compte qu’il s’est simplement arrêté réfléchissant à ses faits et gestes et surtout pensées. D’un pas rapide il se rapproche d’elle lui prenant la main il impose son arrêt et lui fait face la regardant dans les yeux

« Ce ne sont que des abrutis de première je les ai remis à leur place ; ils t’ont manqué de respect et je ne tolérerai pas que l’on se moque ou que l’on touche à toi d’accord » il sourit et ne la quitte pas du regard « Je te trouve très jolie sache là et cela n’est pas du tout une insulte, je te connais à peine et même si certaines situations m’interrogent sur ce que tu es vraiment j’ai envie de te connaître un peu plus autrement que courir à travers les rues de Lorgol si tu veux bien ? » son cœur bat à tout rompre dans sa poitrine et il détourne le regard cherchant une issue qui n’est pas vraiment évidente. D’ailleurs la jeune fille s’inquiète à  la suite du lieu où ils se trouvent. Adonis comprend qu’il est de son devoir de garder la tête froide bien qu’il soit tout comme elle complètement perdu dans une ruelle bien trop sombre à son goût. Sa proposition de faire demi tour l’enchante guère puisqu’ils risquent de retomber sur le groupe d’agresseurs.

« Non viens par là mon beau frère me dit toujours de me diriger vers la lumière par là au bout il semble y avoir plus de bruit et c’est moins sombre surtout ».

D’une main habile il la guide, les rues se succèdent les unes aux autres, des impasses desquelles il fait demi tour, une autre rue un peu plus sombre, une autre plus claire mais la situation est la même. Il sert un peu plus fort la main d’Eloise.

« On ne craint rien je te promets on craint rien on va sortir de là ».













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Message Sujet: Re: Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse   Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse EmptyVen 2 Aoû - 22:01

Son cœur battait la chamade. Elle se sentait étrange, fébrile, ne semblait plus maîtresse de ses émotions qu’elle s’appliquait pourtant toujours à cacher du mieux qu’elle le pouvait. Pour se protéger en premier lieu, et pour avoir l’air plus forte qu’elle ne l’était réellement. Mais face au regard d’Adonis, elle avait du mal à ne pas perdre le fil et à parler correctement, bredouillant plus que de raison.
Maladroitement, elle expliqua, se justifia du mieux qu’elle le put, mais elle vit bien qu’il n’était pas dupe, pas comme les autres si faciles à berner. Lorsque sa main se posa doucement sur son bras, elle se tut, ses yeux se posant sur son visage, sur son nez, son front, ses joues, ses lèvres, partout sauf face à ces yeux qui la chamboulaient bien plus qu’elle ne l’aurait jamais imaginé. Sa voix était douce à ses oreilles malgré des paroles qui la firent grimacer. Oui elle était une menteuse, il l’avait compris, mais au moins il ne le lui reprochait pas. Peut-être avait-il compris qu’elle le faisait par nécessité, pas par plaisir, encore qu’elle trouvait cela amusant parfois, lorsqu’elle pouvait berner des adultes par ces mensonges les plus innocents. Ses yeux s’écarquillèrent légèrement, surprise par la suite et elle sentit le fin poignard s’alourdir soudainement dans sa cachette, comme si les paroles d’Adonis le chargeaient de culpabilité. Elle se sentit blesser aussi,  qu’il puisse croire qu’elle attaquait ainsi des gens. Pourquoi son avis lui importait-il tant ? Elle sortit la lame de sa cachette, la montrant dans sa paume ouverte. « Je ne blesse pas avec, je coupe des cordes, des tissus, pas des gens, jamais. » La lame était nette, entretenue et sans la moindre trace de sang, elle voulait qu’il en prenne conscience. « Et gènes ou non, je n’en sais rien, je ne connais pas ma famille. Si j’ai appris à fuir, c’est par moi-même. » Elle ne savait pas s’il lui reprochait quoique ce soit et son tempérament plus volontaire commençait à reprendre le dessus et elle rangea sa dague d’un mouvement fluide. Mais son assurance fondit immédiatement lorsque, soudainement, Adonis attrapa une de ses mèches folles avant de délicatement la placer derrière son oreille. Surprise, elle se figea face à ce geste intime, rougissant violemment avant de détourner le regard, son cœur manquant de s’échapper de sa poitrine. Elle se posa soudainement mille questions face à une geste qui était pourtant anodin en apparence.

Elle prit ce qu’elle pensait être la direction de la Taverne, rangeant sa dague dans les plis de sa robe. Elle écouta Adonis, mémorisant silencieusement qu’il avait une sœur qui habitait non loin du lieu où ils se rendaient. Elle se trouvait intérieurement ridicule, à se souvenir de ce genre de détails. Mais au moins saurait-elle où il s’arrêtait de temps à autres. Elle haussa un sourcil et afficha un large sourire lorsqu’il parla du marchand. « Il faudra que je pense à le remercier alors. Il me donne des fruits et légumes des fois, il est vraiment gentil. » Bien loin de la vaste majorité des gens qui n’avaient que mépris ou indifférence pour elle, la petite rousse vivant dans la rue. Lorsqu’elle tenta de s’excuser, elle bafouilla de nouveau, se perdit dans ses explications qui aurait tenu en deux mots plutôt qu’en trente et se tut, gênée, à la fois parce qu’elle disait et par ce qu’elle ressentait. Elle ne vit pas le jeune homme s’arrêter avant de finalement la rattraper peu après, lui agrippant doucement la main. Les yeux de la rouquine se posèrent sur leurs mains enlacées, mais elle garda bien de tout commentaire ou de rompre le contact qu’elle avait elle-même créé quelques minutes plus tôt. Les yeux d’Adonis, plantés droit dans les siens, semblent la scruter et noter ses moindres expressions. Lorsqu’il s’excusa pour son ami, elle  esquissa un sourire. « Ne va pas te fâcher avec eux pour moi. » Je n’en vaut pas la peine. La suite la laissa pantoise, mais elle hocha finalement la tête, se félicitant d’arriver à prononcer correctement une réponse, avec une voix certes faible, mais qui ne bafouilla pas. « Moi aussi j’aimerais bien te connaître un peu plus. » Et t’es plutôt mignon. Non ça elle ne l’ajouta pas, le gardant bien à l’abri dans son esprit même si ses yeux eurent du mal à quitter le doux visage d’Adonis pour se concentrer sur l’itinéraire.

Se rendant compte qu’elle était perdue, elle angoissa quelque peu, partageant son trouble avec le jeune homme qui l’accompagnait. Ce n’était pourtant pas son genre, de se tromper de chemin comme ça. Elle proposa de revenir sur leurs pas, mais Adonis réfuta l’idée, avec raison et elle hocha la tête en le laissant l’entraîner. Pourtant lui non plus ne connait pas de passage, il bute sur des impasses, examines les rues et ruelles avec attention. Il la rassure, elle, qui vit dans la rue et est bien plus habituée à tout cela que lui. Elle se rend compte qu’elle n’a pas été honnête, n’a pas dévoilé quoique ce soit à son sujet alors qu’elle en sait bien plus sur lui. Elle pourrait en dire un peu plus, juste un peu, mais elle avait peur. Peur qu’il la rejette, peur qu’il la méprise comme le font si bien ceux qui savaient sans comprendre. Une rue après l’autre, ils avancent. Puis deux silhouettes se profilèrent soudainement alors qu’ils tournaient à un angle d’une rue. Impossible de distinguer les visages, mais leur attitude et leur démarche donnèrent des sueurs froides à Eloïse qui empoigna le bras d’Adonis pour le pousser dans une ruelle adjacente, le plaquant contre le mur. Elle étouffa les sons liés à la surprise ou à la dureté du choc de son dos contre le mur, plaquant sa petite main contre ses lèvres, le priant silencieusement de se taire, le regard angoissé.

Les bruits de pas s’approchèrent et Eloïse se plaqua contre le jeune homme, écoutant en silence, les laissant les dépasser sans les voir. Elle enleva doucement sa main du visage d’Adonis, murmurant. « Désolé, ne bouge pas. » Ses yeux vifs passèrent au coin de la ruelle, avisant les deux pirates qui descendaient la rue, inconscients de leur présence. Elle soupira de soulagement et se retrouva nez à nez avec le regard d’Adonis toujours coincé entre elle et le mur. « Excuse-moi, mais c’étaient des pirates, je préfère ne pas prendre de risques. » Elle ne s’écarta pourtant pas, se retrouvant comme figé contre lui, son regard plongé dans le sien. Elle s’y perdrait, dans ce regard bleuté aux accents de surprise mêlée de curiosité. Elle reprit ses esprits, s’ébroua mentalement. « On y va ? » Elle ne s’écarta pas pour autant, restant collé contre lui, les yeux levés vers son visage. Peut-être qu’il l’attirait bien plus qu’elle n’osait se l’avouer. C’est pas le moment idiote ! Ils devaient partir d’ici…


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Message Sujet: Re: Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse   Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse EmptyDim 4 Aoû - 12:15

Elle ment certes et à mesure de ses gestes maladroits, de son trouble évident s’accentuant minute après minute Adonis sourit intérieurement. Concrètement le jeune mage ne sait pas quelle est la cause de ces deux faits. Elle a vraisemblablement l’habitude et sa tentative d’explication sonne encore plus le faux que la précédente. Ce n’est pas aux vieux singes que l’on apprend à faire la grimace non ? Bon techniquement il est loin d’être vieux mais dans ses gênes de Lagran le mensonge est pour ainsi dire sa raison de vivre. Puis côtoyer Tim c’est comment dire entretenir cette façon d’être ; il doit bien avouer que le désormais pirate est bien plus doué que lui dans ce domaine ; cela en revanche il ne lui avouera jamais quoique cela lui en coûte. Il lui apprendra à cette belle rousse les rouages de ces joutes verbales pour s’en sortir plus habilement.


Etonnamment doux il ne peut que sursauter quand il se rend compte du malaise qu’il impose à son amie. Le rouge sur ses joues la rend tellement belle que son cœur se met presque à s’emballer sans raison.

« Je suis désolé pardon je t’ai troublée ce n’était pas ma volonté première ».

Déjà les deux poursuivent leur chemin évoquant ce marchand qui est presque devenu le protecteur de la jeune fille

« On ira ensemble si tu le souhaites, il sera content de voir que je n’ai pas pris ses indications à la légère et ce sera l’occasion cette fois-ci de se promener sans fuir ou se cacher tu veux ? ».

Alors qu’ils sont perdus le jeune mage a déjà d’autres projets en compagnie de sa belle. Il ne veut pas que cette journée se termine et il semble que tout se soit ligué pour que son souhait se réalise. Il se fiche bien de l’inquiétude d’Eloise quant à ses amis et il rétorque de manière douce

« Je m’en ferai d’autres t’inquiètes pas s’ils sont trop bêtes pour manquer de respect à une jolie fille ils ne valent pas la peine que je m’attarde une journée de plus avec eux ».

Pris à ses pensées Adonis n’a même pas réalisé qu’il a à demi mot avoué la fébrilité qu’il ressent au contact de la jeune fille. Il ne comprend pas bien que les leçons de son ami pirate ne soient pas si éloignées que cela. Qu’est-ce l’amour quand on ne l’a jamais ne serait-ce touché du regard ? Il ne réalise pas que les battements de son cœur différents. Le contact de sa main contre la sienne, son empourprement, ses mots murmurés comme saccadés eux aussi guidés par une sensation nouvelle autant de situations qui devraient pourtant lui ouvrir les yeux.

Il est pris dans ses pensées et c’est le contact brutal contre le mur qui va pour lui arracher un cri de stupeur vite calmé par la main si petite et douce d’Eloise. Son regard interrogateur rencontre celui de la jeune fille. Le temps s’arrête alors qu’il ne voit rien, n’entend ne serait-ce pas même un bruit. La mention des pirates il s’en fiche le contact de son corps contre le sien allume cette lumière qu’il n’a jamais vu apparaître dans son cerveau de jeune homme.

Sa main vient serrer la taille d’Eloise alors qu’elle ne le quitte pas du regard. Il la veut plus proche encore et peut-être que si ? Il ne sait pas ce qu’il fait mais son autre main vient se nicher derrière la tête de celle qu’il considère comme son amie, sa protégée, son cœur le guide alors qu’il se penche, que ses lèvres se posent sur les siennes. Elle va probablement fuir ou répondre simplement à son baiser. Il est si maladroit alors que le temps semble s’allonger. Quelques courts instants après il s’éloigne la serrant toujours fermement contre lui.

« Autant la jouer amoureux transis pour de vrai pour passer inaperçu et j’avoue que cela n’est pas pour me déplaire si tu souhaites continuer de la sorte ».

Audacieux est-il alors qu’il rougit comme surpris par sa propre action. Il n’a qu’une seule crainte qu’elle sorte sa dague et qu’elle fuit pour ne plus jamais le retrouver.













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Message Sujet: Re: Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse   Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse EmptyDim 4 Aoû - 17:32

Elle était surprise, très surprise. Elle ne s’attendait pas à cela en se levant ce matin-là. Plongée avec Adonis dans les sombres ruelles de la Ville Basse, elle s’était empêtrée dans ses explications, perturbée par ce qu’elle ressentait en présence de l’adolescent qui l’accompagnait. Ils devaient sortir de ses ruelles, autant pour leur sécurité que pour passer des instants plus doux que la fuite effrénée qu’ils avaient dû se résoudre à faire un peu avant, par sa faute selon elle. Elle aurait préféré que tout cela se passe d’une autre manière, sans vraiment comprendre pourquoi. Elle eut un semblant de réponse devant le geste doux  du jeune homme. Un simple geste qui lui fit perdre ses moyens, rougir au-delà du raisonnable, éviter le regard si étrangement doux qu’il avait soudainement. «Non… ça va… t’en fais pas. » Non ça n’allait pas, elle avait le cœur qui menaçait de quitter sa poitrine à force de rester près de lui. Un sentiment étrange, loin cependant d’être désagréable.

Le court interlude ne dura pas. Ils repartirent au cœur des ruelles. Un léger sourire apparut sur le visage de la jeune rousse, à l’évocation du marchand et elle rougit de nouveau lorsqu’il lui proposa de sortir, sans avoir à fuir cette fois. « Oui, ça m’irait très bien. » Quand et comment, elle n’en savait rien, mais ce n’était pas vraiment important au moment présent alors qu’ils erraient, perdus dans les ruelles. Elle sentit son cœur rater un battement. « Tu n’as pas à faire ça Adonis. Chéris tes amis, c'est important d'en avoir. » Elle ne voulait pas qu’il se fâche contre eux à cause d’elle. Elle détourna le regard tandis qu’ils continuaient d’avancer, se pinçant les lèvres en jubilant intérieurement de ce qu’il disait, essayant de ne pas le montrer malgré tout. Elle faillit percevoir trop tard les pas et les silhouettes, paniqua peut-être un peu trop en projetant Adonis contre le mur d’une ruelle transversale. Collé à lui, elle ne se rendit pas vraiment compte de ce qu’elle faisait avant qu’elle ne rencontre son regard après tout danger écarté. Elle déglutit, se perdit dans ces pupilles, frissonna lorsque la main du jeune homme lui enserra la taille, l’approchant un peu plus de lui. Elle se figea, incapable de penser, le cœur battant à tout rompre, les lèvres légèrement entrouvertes par la surprise de son geste lorsque la deuxième main se posa derrière sa tête.

Lorsqu’il s’approcha de son visage, elle ne put bouger, se laissa faire, sentit ses lèvres se poser contre les siennes, dans un baiser si doux et tendre qu’elle oublia instantanément tout envie de fuir. Maladroits, il l’était tous les deux dans leurs gestes, innocents qu’ils étaient. Elle ferma les yeux, pressa un peu plus ses lèvres contre les siennes, presque timidement, découvrant elle aussi cette sensation et ce sentiment qui semblait si simple lorsque d’autres en parlaient. Lorsqu’il rompit le contact elle papillonna, le regarda, l’air partagé entre l’étonnement, le regret et la joie. Il ne la lâcha  pas pour autant et il put une fois de plus admirer la jeune fille rougir jusqu’à la racine des cheveux. Elle se mordilla la lèvre, indécise quant à quoi faire ensuite. Elle ne savait pas comment réagir à tout cela, à ce qu’elle ressentait, et le meilleur moyen, c’était de ne pas y faire face, de s’enfuir, d’aller le plus loin possible. Elle aurait pu, mais ce qu’il lui dit la fit se figer et, collé à lui, elle ne parvint pas à se défaire de l’étrange sentiment que ses mots amplifièrent soudainement. « Je… je ne sais pas… » Elle ne savait plus, en vérité, ce qu’elle devait faire. Continue !

Doucement, elle caressa d’une main le visage du jeune homme qu’elle ne parvenait pas à quitter des yeux. Elle se haussa sur la pointe des pieds, sentant la main d’Adonis glisser sur sa taille. A son tour, elle posa ses lèvres sur les siennes, moins timidement cette fois, se pressant contre lui avec un empressement qu’elle-même n’expliquait pas, caressant d’une main les cheveux de celui qu’elle embrassait. Elle se perdit dans ce baiser pendant quelques instants avant de rompre le contact. « Attend je… » Elle jeta un œil autour d’elle avant de revenir vers lui, ses yeux reflétant une tendresse qu’elle n’aurait jamais cru éprouver pour qui que ce soit d’autre que sa famille. « Si on continue, je préférerais être en sécurité, loin d’ici et des regards. » Toujours collée à lui, elle nicha son visage dans son cou, riant doucement de cette étrange situation avant de déposer un fugace baiser sur sa gorge. Elle se dégagea doucement, attrapant la main du jeune homme de la sienne pour retrouver les rues plus claires qu’ils connaissaient. « Je n’ai jamais dit que je jouais, Adonis. » Et, cette fois-ci, elle était parfaitement sincère, avec lui et avec elle-même.


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Message Sujet: Re: Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse   Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse EmptyVen 9 Aoû - 22:25

C’est une évidence elle est troublée. A mesure de ses gestes, de ses paroles, de son intérêt pour elle il voit que la jeune rousse peine à lutter contre des joues qui rougissent, des balbutiements de plus en plus récurrents. Une idée se fraie un chemin dans le cerveau du jeune mage qui lorsqu’il se trouve acculé à un mur avec elle contre lui laisse libre cours à ce baiser qu’il retient depuis… depuis quand déjà ? Il s’en moque car pour la première fois depuis quelques mois Adonis cède simplement à son envie seule sans se soucier des conséquences ni même du risque qu’il prend.

Il est bien trop jeune pour dire qu’il l’aime et après tout que connaît-il à l’amour ? La seule chose qu’il comprend c’est que la belle rousse ne le laisse pas indifférent mais pas comme Agathe non d’une manière totalement nouvelle qui fait chavirer son cœur. Il s’inquiète presque de l’avoir brutalisée et cesse ce contact pourtant si agréable pour simplement la regarder en prenant à nouveau une mèche entre ses doigts la plaçant derrière son lobe d’oreille. Il sait que ce geste est plus destiné à des couples se fréquentant depuis des années mais eux sont jeunes, ont un avenir devant eux qu’ils se choisissent aussi il fait ce que son cœur lui dicte sans penser ni regretter.


Puis il a peur quand elle hésite le regardant et il ferme les yeux au moment où il sent sa main entrer en contact avec son visage. Sa peau délicate dépose comme des paillettes sur la sienne, il n’a pas du tout envie que ce moment s’arrête et quand à son tour elle l’embrasse il répond à sa manière la serrant un peu plus contre lui pour faire de cet instant leur moment, leur premier moment augure de milliers d’autres. Pourquoi se met-il à penser de telles choses à cet instant précis il ne sait réellement pas et se surprend de tant d’audace. Adonis ne sait pas concrètement ce qu’Eloise fait de lui, peut-être est-ce une empoisonneuse, le pointe de sa dague est peut être recouverte d’une substance l’ayant rendu comme un agneau à son contact ? Peut-être est-elle en train de l’envoûter ? Il s’en fiche concrètement car lorsqu’il ouvre les yeux il peut voir dans ceux de la jolie rousse autant d’espoir qu’il ressent dans son propre cœur.


Il ne dit rien mais approuve à son souhait de s’échapper d’ici, il ne peut retenir un frisson au contact de ses lèvres dans son cou et guilleret il la suit sans rechigner dans les rues à nouveau. Vers où se dirigent-ils ? Franchement il ne le sait pas mais il ne veut pas que cette journée s’achève. Il entend ses paroles et se rapproche d’elle la serrant fermement dans ses bras.

« Qui t’as dit que je jouais ? Je ne sais pas ce que tu m’as fait Eloise mais tu me rends fou à mesure que le temps passe » il regarde à gauche à droite et semble reconnaître un coin.

« Viens par là si on continue on arrive vers le port on ne craint rien là bas y’a de tout des marchands, des pirates bien entendu mais c’est un lieu de passage » il l’entraîne de nouveau au milieu des rues de la Ville Basse jusqu’à arriver en vue de l’eau qu’il observe habituellement seul en fin d’après-midi espérant voir arriver son ami Tim. Sans lâcher Eloise il s’assied sur le bord la prenant sur ses genoux il cale son dos contre son torse et l’entoure de ses bras.

« Je viens seul le soir avant que le peuple de la nuit ne s’éveille, que les personnes masquées ou ayant des dagues cachées sous leur robe ne sortent de leur recoin secret ; je ne les connais pas mais on m’a toujours dit de m’en méfier » serrant un peu plus Eloise en l’embrassant à son tour dans son cou « Mais moi est-ce que je devrais avoir peur dis moi de toi ? »

Il l’a joué franc jeu confirmant qu’il ne croit pas à son pieux mensonge mais elle continuera-t-elle à simplement cacher ce qu’elle est ?













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Message Sujet: Re: Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse   Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse EmptySam 10 Aoû - 11:29

Ce baiser l’avait bouleversé. Elle n’était plus maîtresse de rien, n’arrivait plus à réfléchir, à se calmer. Elle ne sentait que son palpitant tambouriner contre sa poitrine alors que les mains el les lèvres du jeune homme qui l’embrassait la faisaient frissonner alors qu’elle sentait une intense chaleur parcourir tout son corps. Elle ne savait plus, ne faisait que réagir et, lorsqu’il s’éloigna d’elle, elle se sentit à la fois perdue et à nouveau libre de penser et d’agir. Elle le regarda, ne sut que dire, bafouillant sans aucune cohérence, rougissant à nouveau lorsqu’il déplaça une mèche de cheveux pour la lui glisser derrière son oreille. Un geste qui ne la laissait pas indifférente sans qu’elle en comprenne la raison exacte. Elle ne comprenait pas ce qu’elle ressentait. De l’amitié ? Elle n’en était pas certaine. De l’attirance ? Sans aucun doute. De l’amour ? Elle plongea ses iris dans celles d’Adonis, ne sachant pas quoi penser. C’était ça l’amour ? Elle aurait aimé avoir la réponse, savoir ce qui lui arrivait pour mieux appréhender cette soudaine envie de reprendre le contact interrompu juste avant, pressant ses lèvres contre celles du jeune qui l’attira un peu plus contre lui. Elle ne voulait pas se défaire des sensations qui l’envahissaient, de la douceur de ce moment qu’elle aimerait voir durer longtemps. Mais le lieu n’était pas du tout propice et, avec regret, elle s’écarta de lui, proposant de trouver un autre lieu, plus tranquille, loin du danger, des coins sombres et menaçants.

Elle l’invita à la suivre, attrapant sa main dans la sienne, savourant le contact tout en faisant preuve, pour la première fois depuis longtemps, d’une totale honnêteté envers quelqu’un et envers elle-même. Elle scruta les alentours et sursaut lorsqu’il l’entoura de ses bras, murmurant quelques paroles contre son oreille. Elle resta muette face à ses mots, immobile, abasourdie par ce qu’elle venait d’entendre. Son cœur battait plus fort que jamais et son visage semblait être devenu braises ardentes tant elle avait l’impression de rougir, s’étonnant presque de ne pas se mettre soudainement à fumer. Elle se laissa entraîner malgré son appréhension du lieu où il comptait l’emmener, se disant que, finalement, elle ne risquait rien avec lui, qu’il la protègerait, qu’il était là et que tout irait bien. En arrivant sur le port, elle se figea lorsqu’il s’approcha des eaux sombres de la berge. Elle n’aimait toujours pas s’en approcher et se fit violence pour le suivre. Il s’assit et l’attira sur lui, la jeune fille poussant un bref cri de surprise lorsqu’il l’installa, les jambes pendantes, au-dessus du vide et des eaux calmes mais si effrayantes pour elle. Elle ferma les yeux, refusant de céder à la panique, sentant Adonis se coller à elle tandis qu’il l’installait sur ses genoux.

Elle se sentit ridicule ainsi, assise sur les genoux du jeune homme, ne pouvant pas le regarder dans les yeux, obligée de faire face aux étendues aquatiques. Mais lorsqu’il la prit dans ses bras, ce fut comme si toute peur s’était envolée et, soudainement, elle apprécia le moment. Elle ne pouvait toujours pas baisser la tête pour regarder sous ses pieds, mais elle profitait du scintillement du soleil sur la mer, du vent qui secouait doucement ses cheveux, des embruns et de la vision des vaisseaux qui naviguaient, entrant ou sortant du port. Elle tenta de lever les yeux vers lui en penchant sa tête lorsqu’il prit la parole, mais abandonna et se contenta de se pelotonner contre lui, ses petites mains enlaçant les siennes. Elle se raidit néanmoins, lorsqu’elle comprit où il voulait en venir avant même que la question, dérangeante, ne vienne l’angoisser quelque peu. Evidemment qu’il n’avait rien à craindre d’elle, jamais elle ne lui ferait de mal, elle n’était pas comme ça. Mais lui ne savait pas, il ne la connaissait pas, ne savait que son nom, et rien d’autre. « Ecoute Adonis, ce n’est pas… je ne te ferais pas de mal, je te le jure. » Se tortillant, elle se plaça de côté toujours assise sur ses genoux, mais avec à présent son visage en face du sien. Proche, bien trop proche pour qu’elle puisse l’ignorer. Aussi abandonna-t-elle l’idée et elle plongea ses yeux dans ceux du jeune homme.

Elle resta un instant silencieuse, cherchant ses mots. Elle ne savait pas ce qu’elle pouvait ou non lui dire, craignant qu’il ne la repousse pour ce qu’elle était. Elle se tortillait une mèche de cheveux tout en réfléchissant, soupirant soudainement. « Je… je vis dans la rue, c’est pour ça que j’ai une dague, pour me protéger. » Elle avait été franche, mais n’osait pas voir le visage d’Adonis, se cantonnait à regarder ses mains qui avaient soudainement un attrait incroyable pour ses yeux embarrassés. « Écoute je… Je me débrouille toute seule, je dors où je peux et je… je n’ai pas de famille ici. Enfin je la cherche. » Elle soupira, se triturant un peu plus les mains, sa jambes tremblant nerveusement. « Je veux pas que tu penses que je t’ai menti c’est juste… Je ne voulais pas que tu me rejette à cause de ça. » Elle pensait risquer gros en s’ouvrant à lui de cette manière, parce qu’elle craignait sa réaction, bien plus que la méfiance que ses aveux pouvaient inspirer, c’était l’abandon qu’elle redoutait davantage. « Je comprendrais que tu décides de plus me parler. » Elle en serait probablement effondrée s’il décidait maintenant de la laisser en plan pour ne plus la revoir. Elle ne comprenait pas comment il avait pu, en si peu de temps, prendre autant d’ampleur pour elle, ce garçon qu’elle connaissait à peine, mais avec qui elle avait partagé des moments gravés à jamais dans sa mémoire, bien avant qu’ils ne se retrouvent dans cette ruelle. « Je voudrais juste continuer à te voir malgré tout. » Elle releva enfin les yeux pour les plonger dans ceux du garçon pour lequel elle aurait tout laissé tomber s’il la voulait près d’elle sur l’instant. Elle espérait simplement qu’il ressentait la même chose qu’elle. « Hey Adonis ? » Elle caressa sa joue, craignant qu’il ne la repousse, se hâtant d’enchainer. « Moi aussi je… je crois que tu me rends folle, parce que je veux juste qu’on reprenne…’fin… tu vois ? » Elle voulait qu’il la serre contre lui, qu’il lui dise qu’il s’en fichait, qu’il l’embrasse à nouveau.  Elle voulait pouvoir lui dire ce qu’elle commençait à ressentir pour lui. Elle voulait être sincère, rien de plus.


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Message Sujet: Re: Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse   Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse EmptyDim 11 Aoû - 17:02

Les yeux perdus dans un horizon sans fin Adonis réfléchit. Il tient fermement Eloise dans ses bras ayant peur qu'elle ne lui échappe, elle encore. Il a bien perçu son cri, sa peur quand il s’’est rapproché de l’eau. Un instant il ne peut réprimer un sourire ayant envie de la taquiner évoquant un feu pas si éloigné que cela dans leurs souvenirs et une eau toute aussi dangereuse aux yeux de son amie. Elle a peur des éléments, peur de perdre pied, de perdre le contact avec la terre ferme ? Il a l’impression que malgré le fait qu’il la tienne fermement elle n’est pas à l’aise.

Ainsi commence leur relation, un climat de confiance mutuelle, de don de chacun pour que l’autre se sente mieux et protégé. Il veut que la jeune fille dévoile ses secrets à son rythme pour qu’à son tour il puisse lever le voile d’un passé douloureux. Pourtant il en a fait du chemin depuis la perte d’Ortie à laquelle il pense tous les soirs en éteignant la lumière. Il a toujours cette ombre sur son visage en marchant dans les couloirs de l’Académie. Un souvenir douloureux ne s’efface pas d’un coup de baguette magique encore moins d’un battement de cil.

Un bateau passe au loin et il comprend ce en quoi il se met à jalouser Tim ; être loin de la terre, de ces souffrances, de ce passé quelques fois bien trop douloureux car omniprésent dans des pierres malgré tout toujours debout. Il ne comprend pas son ami que voguer à vive allure sur les flots lui permet d’embrasser un autre avenir. Il lève la tête et son sourire s’élargit en voyant un vol de dragons en retour d’une opération au large. Peut-être que quand il sera sur l’un d’entre eux il pourra lâcher prise et retrouver un nouvel espoir. Pour l’instant son nouvel espoir se trouve entre ses bras, cette jeune fille rousse qui lui fait chavirer son cœur… un sentiment bien précoce pour lui qui n’est qu’un gamin pour l’instant.

C’est pourquoi il lui pose cette question une seule se faisant l’écho de celle qu’il avait posée plus soudainement il y a encore quelques minutes. La réponse ne tarde pas déjà physique, une crispation qui a presque tendance à lui faire perdre l’équilibre ayant comme conséquence de repositionner ses mains contre son ventre pour qu’elle ne chute pas. Puis des mots qui se succèdent aux autres, des mots pour le rassurer mais pas de réponses claires. La mention de la rue le fait grimacer… comment une jeune femme peut-elle simplement survivre ? Cela ne peut pas être possible c’est simple. Il secoue la tête à la fois abattu et attristé par les révélations d’Eloise. Les mains de cette dernière tremblent et il cesse son étreinte pour les prendre dans les siennes les serrant fermement ; elle doit poursuivre pour elle, pour eux, afin que cette première journée poursuive dans le sens qu’il lui a donné.

Il sent le regard d’Eloise sur le sien alors qu’elle a dès le début de sa prise de parole changé sa position sur ses genoux. Pourtant lui ne cesse d’observer l’horizon et il reste de longues minutes sans dire quoi que ce soit, réfléchissant simplement à ce qu’elle lui avoue à demi mot. Puis la sentant trembler  il quitte une de ses mains pour lever celle libérée dans le cou d’Eloise. Son regard doux se plonge dans les yeux de la jeune fille et il lui murmure.

« Rien ne changera aucune révélation ne modifiera ce que j’ai décidé pour toi et moi pour l’instant ; je veux te connaître, passer du temps en ta compagnie mais je ne supporterai pas te sentir plus longtemps dans la rue ; Braham mon beau frère pourra peut être nous aider ; en revanche il n’est pas à la maison aujourd’hui mais laisses moi lui parler s’il te plait pour te trouver un toit » il ne peut lui proposer un hébergement chez sa sœur, les revenus du couple ne permettront pas une bouche de plus à nourrir pour l’instant aussi avant de poursuivre dépose-t-i un baiser sur les lèvres d’Eloise avant de glisser doucement à son oreille une prière « Laisses moi t’aider ».

Nul besoin de long discours pour le lagran qui peu à peu grandit la serrant un peu plus fort contre lui les yeux toujours rivés vers le ciel… son avenir, celui qu’il s’est choisi depuis fort longtemps déjà.













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Message Sujet: Re: Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse   Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse EmptyMer 14 Aoû - 21:58

Posée sur les genoux d’Adonis, le regard baissé sur ses mains, elle se demandait ce qui avait bien pu la conduire ici, à se dévoiler ainsi, à avouer à demi-mots ce qu’elle était, à savoir personne. Une simple fille des rues, une orpheline qui avait quitté sa famille d’adoption pour trouver un hypothétique père qui ne l’attendait pas et dont elle commençait à douter de l’existence, sans pour autant renoncer, focalisée sur ce but qui était devenu le seul qu’elle avait, la seule chose qui la faisait se lever le matin. Coincée entre les calmes eaux terrifiantes et le jeune garçon qui l’avait ainsi conduit si proche de sa phobie, elle n’avait pu fuir et s’était crispée au son de sa voix lorsque la question fut posée. Elle qui avait peur sans comprendre pourquoi, elle angoissait maintenant, mais en en connaissant parfaitement la raison. Alors, plutôt qu’une fois de plus fuir, plutôt que d’embellir une amère réalité qui finirait tôt ou tard par lui revenir en plein visage, retour de flamme qu’elle ne voulait pas subir, elle avoua. Elle avoua qu’elle était seule, qu’elle ne comptait que sur elle-même. Elle n’avoua pas ses méfaits, ce qu’elle avait dû faire pour vivre, survivre au jour le jour, ici ou à La Volte. Elle n’avoua pas que tout ça était sa seule et unique faute, qu’elle avait choisi sa condition.

Dans un souffle, elle avoua sa peur d’être rejetée, qu’il l’abandonne aussi vite qu’il l’avait enlacé. Elle-même ne comprenait pas ce sentiment qui enflait dans sa poitrine depuis qu’elle l’avait revu, sentiment qui s’était amplifié après la caresse de ses lèvres sur les siennes. Elle ne comprenait pas, mais elle ressentait et cela lui suffisait. Elle ne voulait pas perdre cette sensation nouvelle, ce petit écrin de nouveauté et de bonheur qu’elle voulait conserver comme un précieux trésor, rien qu’à elle. Le garder à l’abri des autres, d’elle-même aussi, des erreurs et des délits commis dans ses derniers mois de vie. Elle hésita à mentir, encore, à tromper et à s’en tirer, quitte à devoir subir plus tard le ricochet désastreux d’un choix qu’elle ne voulait tout simplement ne pas avoir à faire. Mais en levant les yeux vers le visage d’Adonis, le fixant tandis qu’il semblait scruter l’horizon, comme s’il pensait y trouver une quelconque réponse, elle se ravisa. Elle se tut un instant avant de finalement dire la première chose qu’elle avait sur le cœur. Elle ne voulait pas le perdre, elle voulait qu’il reste là, avec elle, qu’il la serre dans ses bras, comme s’il pouvait à lui seul la protéger de tout ce qui l’angoissait chaque jour.

Les quelques minutes de silence furent pour elle plus qu’angoissantes malgré les mains réconfortantes d’Adonis, mais elle commença à trembler nerveusement, faisant réagir le jeune homme qui glissa sa main jusqu’à son cou en une douce caresse qui la fit frémir. Il la regarda enfin droit dans les yeux et la rouquine soutint son regard du mieux qu’elle put tandis qu’il murmurait des mots qu’elle avait espéré, d’autre auxquels elle ne s’attendait pas. Non, il n’allait pas la rejeter, il voulait la connaître et passer du temps avec elle. Son cœur rata un battement en entendant ces mots, mais elle écarquilla les yeux en entendant la suite. Elle voulut protester, elle ne voulait pas que quiconque lui dicte ce qu’elle devait faire, elle voulait se sortir elle-même de sa situation. Mais les lèvres d’Adonis scellèrent ces mots et elle ferma les yeux, profitant innocemment d’une promesse qu’elle embrassait en même temps que lui. Il glissa jusqu’à son oreille quelques mots qui créèrent un ouragan de contradictions dans son esprit. Devait-elle le mêler à tout ça ? Non, jamais elle ne ferait ça, il n’avait pas besoin de ça pour être avec elle, et elle ne voulait pas qu’il s’y mêle de lui-même.

Alors elle soupira en enfouissant son visage contre son cou, le laissant l’enlacer en silence, avant de finalement raconter son histoire. Comment elle avait découvert qu’elle avait été abandonnée, sa fuite et son errance en ville avant d’arriver à Lorgol pour commencer ses recherches. Elle passa sous silence ses déboires avec l’assassin et avec la Cour, ne voulant pas qu’il s’inquiète davantage, parlant plutôt de ses petits boulots, coursière qui délivrait des messages ou des petits colis, informait contre quelques pièces pour subsister et parfois avoir assez pour se payer le luxe d’une chambre et d’un bain pour une simple nuit. Elle ne cacha pas ses vols et ses rapines, avouant qu’elle n’en était pas fière pour autant, mais qu’elle avait privilégié sa vie à la morale. Elle caressa doucement la joue d’Adonis, la tête posée sur son épaule. « Je vais être honnête Adonis… je ne veux pas que tu en parles à qui que ce soit autour de toi. » Fermant les yeux quelques instants, elle releva finalement la tête vers lui en le scrutant. « Je veux pas être un fardeau, je refuse qu’on m’héberge parce qu’on a pitié de moi. Alors si tu veux m’aider, soit mon ami, mon… mon copain, mon confident, c’que tu veux. Fais-moi voir les bons côtés de cette ville, emmène-moi danser et raconte-moi des choses sur toi. » Elle lui prit les mains, les caressa doucement. « J’ai pas besoin d‘autre chose Adonis. » Peut-être qu’il la trouverait folle ou inconsciente, peu importait pour le moment, elle voulait qu’il comprenne. « Faut que tu saches, j’ai jamais eu beaucoup d’amis et t’es le premier garçon que je… fréquente…» Elle esquissa un sourire un peu gênée. « Alors moi aussi j’aimerais en savoir un peu plus sur toi, si tu veux bien. » Elle leva les yeux, interceptant du regard le vol des dragons qui semblait attirer le jeune homme un peu plus tôt. « Je veux rester avec toi. » Pour la journée, la suivante, toutes celles à venir peut-être ? Elle déposa un léger baiser sur sa joue. « Je me fiche du reste pour le moment. » Son cœur battait la chamade tandis que trois mots se murmurèrent entre ses lèvres et que ses yeux les déclamèrent en même temps que sa voix.


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Message Sujet: Re: Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse   Promenons nous... sauvons nous... PV Eloïse EmptyVen 16 Aoû - 14:53

L’écume des jours comme celle des flots s’écrasent sous leur pied. Bien entendu qu’il a ressenti cette crispation soudaine. Le jeune lagran ne sait pas à quoi cette dernière correspond est-ce seulement les confidences qu’elle formule, le lieu où il se trouve il ne sait pas. Il est bien trop jeune, leur relation est bien trop débutante pour tout savoir de la jolie rousse qu’il tient entre ses bras comme la peur de la perdre. Il ne veut pas qu’elle s’éloigne et il est audacieux lui proposant non pas un toit mais une aide pour rechercher une maison, un abri où dormir. D’un côté il espère qu’elle obtempère mais sa réponse ne le surprend guère.

Il se souvient de tous ces instants volés qu’elle pense qu’il n’a pas aperçu ; ce groupe de gamins l’ayant importunée, cette dague disparue, ces histoires qu’elle continue de lui confier avec maints petits boulots censés visiblement subvenir à ses besoin pour survire. Bien sûr qu’il n’est pas dupe mais il sait aussi qu’à force de creuser il ne se heurtera qu’à un mur. Malgré tout il n’abandonne pas, il reviendra demain, après demain, la semaine prochaine et dans un mois à la charge d’une manière différente plus adroite, plus délicieuse aussi pour effeuiller peu à peu les secrets d’Eloise. Il est curieux – on ne peut pas lui en vouloir – et désormais il sait qu’à force d’obstination et de volonté les secrets les plus honteux sont les plus longs à découvrir.

Le gamin de Lagrance a conscience de ce que cette ville de Lorgol abrite mais il sait aussi que si Eloise avait couru quelques dangers elle serait déjà à mille lieues sous l’eau qui s’obstine à périr sous leur pied dans des remous blancs. Il soupire étouffant cette manifestation dans un baiser profond à l’égard de la jeune fille. Il cessera de la questionner aujourd’hui, toute volonté se soldera pas de nouveaux mensonges.

Eloise dans ses bras il enregistre ses demandes et sourit tendrement à ses supplications en lui répondant « Je serai ce que tu veux et tu sais où me trouver je te montrerai en repartant ou bien il faudrait que l’on ait notre endroit à nous ici ou ailleurs ; je ne connais pas cette ville aussi bien qu’Edenia d’où je suis originaire ». Une partie de sa vie se dévoile peu à peu alors qu’il se détend. Une ombre passe dans ses yeux alors qu’il quitte de nouveau le visage d’Eloise absorbé dans ses pensées. Lui conter son histoire pour qu’elle se rende compte qu’il a des cicatrices avec lesquelles il vit serait simplement ennuyeux mais il la questionne malgré tout inquiet « Le garçon qui te tient dans les bras a des blessures profondes qu’il s’efforce de cacher et de vivre avec pour continuer son apprentissage ; j’aurais pu m’effondrer, tout arrêter il y a de cela une année mais j’ai décidé de continuer mon rêve » en désignant le ciel « Je suis épris de liberté, je veux protéger les miens, ceux qui me sont proches mais aussi mon Peuple ; chevaucher un dragon, espérer qu’il me choisisse quand je présenterai à la Caserne » il tremble grimaçant face à cette faiblesse qu’il ne souhaite pas avouer d’une crainte d’échec légitime.

Adonis sait bien qu’il a évolué, que le gamin bruyant, sarcastique, moqueur qu’il était est devenu peu à peu plus réfléchi et modéré. Il a toujours des accès de colère mais bien plus contrôlés puisqu’après tout on n’arrive absolument à rien en étant bruyant. Il la conscience également que survoler les eaux et terre d’Arven dans une telle attitude n’est pas propice à mener une carrière longue et reconnue. Aussi s’adapte-t-il avec le temps. Peut-être qu’avec une douce jeune femme dans ses bras s’assagira-t-il un peu plus ? Peut-être que s’il lui confie ses craintes, ses peurs, ses espoirs et ses rêves il deviendra plus fort ? Mais pas tout de suite… le temps lui permettra aussi de s’ouvrir un peu plus si elle lui permet seulement. Pourtant il ose lui répondre à ses trois mots par un tendre « Moi aussi » une réponse courte mais aube d’un bel avenir…













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