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 De la curiosité d'une demoiselle

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Lancelot l'Adroit
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Message Sujet: De la curiosité d'une demoiselle   De la curiosité d'une demoiselle EmptyDim 28 Juil - 2:41


Livre IV, Chapitre 4 • À Cor et à Cri
Agathe de Vigdir & Lancelot l'Adroit

De la curiosité d'une demoiselle

Et du coeur amoureux d'un homme



• Date : 3 mai 1004
• Météo (optionnel) :
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Lancelot compte sur la curiosité naturelle de sa bien aimée afin de la surprendre. Récompensé pour ses exploits, il ne pense qu'à faire plaisir à la jolie Agathe.
• Recensement :
Code:
• [b]3 mai 1004 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4823-de-la-curiosite-d-une-demoiselle]De la curiosité d'une demoiselle[/url] - [i]Agathe de Vigdir & Lancelot l'Adroit[/i]
 Lancelot compte sur la curiosité naturelle de sa bien aimée afin de la surprendre. Récompensé pour ses exploits, il ne pense qu'à faire plaisir à la jolie Agathe.







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Dernière édition par Lancelot l'Adroit le Lun 29 Juil - 16:44, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: De la curiosité d'une demoiselle   De la curiosité d'une demoiselle EmptyDim 28 Juil - 2:42

J’avais demandé avec quelque appréhension, mais aussi avec la certitude d’un refus.  La faveur me semblait grande, mais je le demandais en nos deux noms, je la demandais en récompense de ce service que nous avions rendu.  Les dieux se sentaient peut-être cléments à mon égard, à notre égard, après tout ce que nous avions traversé et avaient donc fait pencher en notre faveur les bonnes grâces du Second des Ombres.  J’aurais pu demander trésor et prestige, mais ni Agathe ni moi ne rêvions de grandeur.  Nous n’avions pas besoin de coffres remplis d’or, pas besoin de tiares et de diamants.  Agathe avait déjà la tour de Vigdir, j’avais mon atelier, mais je ne pouvais pas lui apporter comme demeure la garçonnière où je m’étais tapis toutes ces années, penché sur les rouages de mes automates.  Aussi, bien qu’il y avait longtemps que ça n’était plus arrivé et que je n’avais plus de nouvelles d’elle, Mélodie était entrée mille et une fois aux Merveilles adroites sans qu’elle n’y soit invitée.  Je ne pouvais décidément pas enlever Agathe pour l’emmener en cet endroit.  Nous n’avions jamais réellement parlé de Mélodie, je n’avais jamais parlé de l’inclinaison que j’avais déjà eu pour elle, avant de savoir ce que c’était réellement d’aimer en découvrant mes sentiments pour Agathe, mais il me semblait que cette dernière ne portait pas la première dans son coeur et qu’il valait peut-être mieux taire ce qui n’était qu’un passé révolu.

Une tour.

Voilà ce que je demandais à la Cour des Miracles.  Plus qu’une tour, je demandais un foyer où établir mon aimée, où nous vieillirons ensemble.  Où nous aurions notre famille.  La tour de Vigdir était bien coquette et mignonne, mais il me fallait un chez moi où emmener Agathe lorsque je l’enlèverais.  Peut-être la tradition était-elle barbare, mais je lui devais de faire les choses correctement.  Je ne la soumettrais pas à l’inconfort de mon sobre logis, ni à la curiosité d’Ygraine qui se tapirait probablement derrière la porte de la chambre pour mieux espionner.  Je ne la soumettrais pas à la gêne de l’emmener dans une auberge où l’on pourrait croire que plutôt que d’emmener mon épouse, j’étais accompagnée d’une fille de joie.  Agathe ne pouvait être confondue avec une catin, sa sensibilité et son raffinement l’interdisait.  D’ailleurs, ma flamme brûlante n’aurait su tolérer un pareil affront.  Visiblement, mes espoirs étaient dans les moyens de mes patrons, parce que peu après en avoir fait la demande, les titres de propriété d’une petite tour à quelques rues de ma boutique me furent livrés.

Avant d’en informer Agathe, je m’occupai de la visiter et d’organiser une première part de sa restauration.  Sans être en piteux état, elle était démodée et montrait les signes d’une longue négligence.  Je fis réparer les trous dans le toit, changer les vitres aux fenêtres.  Peu au fait des goûts et préférence d’Agathe en matière de décoration, je me contentai de commander quelques meubles essentiels ainsi que quelques tapisseries pour nous protéger du froid du printemps.  Ce n’est qu’une fois la demeure passablement présentable que j’invitai Agathe à la visiter.  Je l’avais conviée à venir me rejoindre dans ma boutique un soir, Ygraine devant se charger de la tenir à ma place.

« J’aimerais te montrer quelque chose ma douce, fis-je après que nous ayons pris le thé accompagné de desserts achetés dans la boutique voisine - je savais qu’elle avait les faveurs de ma fiancée et je me faisais un plaisir de la régaler des excellents beignes que l’on y faisait, M’accompagnerais-tu pour une promenade? »

J’étais certain d’avoir son consentement et quelques minutes plus tard, je lui offrais le bras tandis que les talons de nos chaussures claquaient contre les pavés de Lorgol.  Je marchais lentement, profitant de l’air frais du soir et du charmant sourire qui illuminait le visage d’Agathe éclairé par le croissant de lune.  On n’avait jamais vu de dame aussi parfaitement charmante.






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Message Sujet: Re: De la curiosité d'une demoiselle   De la curiosité d'une demoiselle EmptyDim 28 Juil - 14:28

Amarante était un délice de petite fille qu'Agathe s'était plu à bercer et papouiller toute la journée durant. Le petit Meldred et même l'insupportable Meljörn lui manquaient, à présent. Tenir contre elle la petite de Merle, la voir s'émerveiller au monde qui l'entourait, la comblait d'une joie sincère. Les femmes étaient faites pour cela, après tout : aimer, aimer, aimer. Et les enfants, elle les adorait, Agathe. Sans se faire violence, sans forcer les sourires, sans simuler. Naturellement. Puis il avait bien fallu la rendre à ses parents, cette petite, cesser de câliner ses cheveux doux et fins comme un duvet. La loi des Miracles lui interdisait de dépouiller Merle et Tara de leur bien le plus précieux, et Agathe s'était donc abstenue de dérober l'enfant à ses parents. Lancelot l'attendait, également, et l'idée de retrouver son amoureux adoucissait les aurevoirs d'avec son mentor.

Quelque chose s'était brisé, en elle, depuis le soir où Lancelot lui avait fait des choses terribles. Terriblement délicieuses. Terriblement scandaleuses, aussi. Agathe n'avait pas eu le courage d'en discuter avec son outreventoise d'amie, sachant combien le sujet était délicat pour Aurore. Pour elle aussi, il fallait bien l'avouer. Elle l'entendait presque lui demander si Lancelot n'avait pas glissé quelques substances cielsombroises dans son repas pour qu'elle soulève ainsi ses jupons sans même qu'ils ne soient mariés. Mais Agathe percevait encore ce soir cette étrange rupture en elle, alors qu'elle prenait le thé en sa compagnie. Son rire était plus franc, moins timide. Elle lui prenait la main sans rougir. Comme si le filtre de pudeur qui avait si longtemps entouré ses sentiments s'était étiolé, comme si la barrière des âges et de la timidité avait enfin cédé. La sensation d'être libre de ses faits et gestes était grisante. La jeunette ne craignait plus de lui déplaire par une remarque, ni qu'il ne l'abandonne si elle se dévoilait entièrement. Il resterait, elle en était certaine maintenant. Après deux ans, il était temps.

Elle n'avait plus faim depuis un moment, déjà, mais elle peinait à éloigner son index de toute cette crème délicatement parfumée à la noisette. Le thé avait refroidi lorsque Lancelot dirigea la conversation vers une promenade. La jeunette croqua un sourire et abandonna ses pâtisseries pour la mystérieuse surprise que lui promettait Lancelot. Curieuse comme tout, elle s'empressa de rassembler le service à thé et les miettes de beignets, désireuse de ranger la minuscule cuisine avant de profiter de la nuit, de Lorgol et du "quelque chose" particulièrement attirant.

- Est-ce qu'il s'agit d'une fontaine?

Lancelot avait répondu patiemment à ses interrogations, tout au long de la promenade. Est-ce qu'ils allaient voir un alligator? Un gros rat? Un bébé chat? Est-ce qu'il allait lui montrer le ciel étoilé? Est-ce que ce quelque chose flottait? Il ne s'agissait donc pas d'un alligator ni d'un quelconque animal, à son grand malheur. Ni d'une étoile, ni d'une vivenef. Les choix s'amenuisaient, au détour des rues et des ruelles, et Agathe se demandait un moment s'ils allaient quitter la paisible Ville Haute pour la Ville Basse, bien plus animée le soir venu. Aucunement. Leurs pas s'arrêtèrent au détour d'une rue plus étroite où une tour élégante s'élevait devant eux. Mignonne tour, qu'elle s'était dit, Agathe, en la voyant tanguer un peu vers la gauche. Une tour qui avait vécu et qui cherchait à à s'assoupir, un instant. Une tour cielsombroise, vraisemblablement, dont la structure avait dû être solidifiée par les architectes kyréens ou les maîtres mages cibellanes.

- J'ai toujours pensé qu'un couple âgé habitait ici. Mais elle semble endormie, trop pour être habitée.

Sous un sourire mutin, la toute blonde glissa un index sur ses lèvres pour appeler Lancelot au silence. D'un ou deux pas de loup, silencieuse petite voleuse, elle se faufila jusqu'au rebord de la première fenêtre pour en espionner les résidents. Le museau levé dans la plus parfaite indiscrétion, Agathe trahissait là le manque d'intimité duquel 'avait pu souffrir le couple de Sylvamir en l'acceptant comme pupille. Par les serrures de porte, l'oreille lové contre les murs, les yeux plus grands que ce que son coeur pouvait supporter, elle les avait épié sans même qu'ils ne le sachent réellement.


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Message Sujet: Re: De la curiosité d'une demoiselle   De la curiosité d'une demoiselle EmptyDim 28 Juil - 15:11

Les suppositions d’Agathe me faisaient toutes plus sourire les unes que les autres.  J’étais certain de la surprendre complètement avec la découverte de la tour et je me plaisais à nier chacune de ses idées en l’assurant qu’elle verrait bien une fois sur place.  Qu’il n’y avait rien de mieux que de le voir de ses propres yeux et que mes descriptions ne rendraient jamais justice à la surprise.  Elle était adorable tandis qu’elle continuait à s’acharner à tenter de deviner l’endroit où je comptais la mener et bien qu’il était très tentant de lui tout dire, je patientais : j’espérais qu’elle soit complètement stupéfaite et peut-être même que je pourrais la taquiner un peu.  Il était très peu charitable de ma part de moquer, même tendrement, de ma fiancée, mais j’éprouvais un petit plaisir coupable à le faire qui l’emportait sur le reste.  Par ailleurs, ce n’était jamais méchant ni dans le but de blesser.  Pour chaque larme qu’Agathe verserait à cause de moi, il me faudrait mille ans de souffrances pour purger mon péché.

Nos pas nous menèrent toutefois assez rapidement au pied de la tour dont on nous avait fait cadeau.  Ce n’était ni la plus haute, ni la plus large de Lorgol.  Ce n’était ni la plus belle, ni la plus sophistiquée.  Mais ce serait la nôtre.  Elle cantait légèrement sur le côté, comme si en grandissant elle avait cherché à cueillir le soleil un peu mieux qui si elle avait continué de monter tout droit vers le ciel.  C’était une petite tour, coquette et modeste, un endroit qui deviendrait rapidement confortable.  Tout de suite, elle avait attiré l’attention d’Agathe, tout de suite elle s’était hissée sur la pointe des pieds pour mieux y regarder à l’intérieur alors que je la regardais, un sourire tendre aux lèvres.  Je m’approchai d’un pas léger et posai une main sur sa taille.

« Peut-être voudrais-tu entrer?  Je connais les propriétaires.  J’ai songé que tu aimerais la visiter. »

Doucement, je la tirai vers la porte d’entrée, un lourd battant de bois avec des pentures solides bien que légèrement ouvragées.  De ma poche, je sortis une grosse clef de cuivre que je fis tourner dans la serrure.  D’un geste, j’invitai Agathe à entrer.  Elle verrait que bien que la tour semble un peu abandonnée, pas un grain de poussière ne traînait, j’y avais bien veillé.

« Entre, je t’en prie.  Il n’y a personne, nous pourrons nous attarder tranquillement dans chacune des pièces.  C’est quelque peu démodé et vide, mais peut-être auras-tu quelque idée de comment redonner un peu de chaleur et de vie aux pièces.  Il paraît qu’il est question de redécorer. »

Je retins un sourire taquin pour garder mon sérieux.  Je ne voulais pas lui annoncer tout de suite que si elle le voulait, cet endroit serait notre demeure.  Qu’elle pourrait en choisir les meubles et les bibelots.  Qu’on la ferait à son image, à notre image.






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Message Sujet: Re: De la curiosité d'une demoiselle   De la curiosité d'une demoiselle EmptyVen 1 Nov - 20:04

Lancelot connaissait tant de personnes! Agathe en était toujours un peu impressionnée, même si ce fait s’expliquait grandement par la pression de son aimé ; tantôt endossant le rôle d’espion des Miracles, tantôt celui de fabricant d’automates. Elle, timide apprentie, ne connaissait que bien peu du monde malgré sa position privilégiée auprès de Mélusine qu’elle avait longuement maintenue. L’histoire de Lancelot semblait plausible, et le voir extirper une clé brillante au coeur de la nuit fit briller ses yeux plus encore. C’est seulement une fois le porche traversé, au centre d’un vestibule vaste et plongé dans l’obscurité qu’Agathe l’entendit parler de décoration. Elle n’était pas dupe, malgré sa jeunesse, et le scénario d’un vieux couple gâteux s’étiolait déjà. Pourquoi Lancelot voudrait-il lui faire visiter l’une des tours de la Ville-Haute en l’absence des propriétaires? Pourquoi l’avait-il choisi pour ses bons goûts, elle qui teintait de chagrin belliférien toutes les tenues qu’elle avait? L’idée vague de déposséder la tour de ses jolis atours lui traversa l’esprit un bref instant, avant que les mots de son aimé ne lui reviennent. Démodé et vide.

Sitôt la porte refermée derrière eux, Agathe s’y adossa en ayant pris soin de capturer les mains de son fiancé, au passage. Un demi-sourire marquait ses lèvres, à présent, plus intriguée des secrets de son amoureux que de la découverte d’une tour abandonnée.

- Est-ce que ce serait un stratagème pour m’éloigner de mes obligations et cueillir un baiser dans la pénombre d’une tour abandonnée…?

L’embrasser. Tout le temps. Toujours. Ici. Là-bas. Sur les pavés des Miracles. Dans son atelier. Au détour d’une ruelle. Sentir ses lèvres courir sur sa gorge et mourir sur sa nuque. L’embrasser à en avoir le souffle coupé. L’embrasser comme toutes adolescentes désiraient embrasser son prétendant. Elle avait chaud, Agathe, alors que de fins frissons désordonnés parcouraient son dos. Dès que sa culpabilité et ses rougeurs s’estompèrent, elle attira son fiancé vers elle pour lui voler un baiser qui aurait fait grimacer d’effroi Arsène. Son museau effleura tendrement le sien lorsqu’elle y mis fin, et l’idée de demeurer là, entre cette porte massive et son Lancelot, la charmait presque autant que tous les mystères qu’il avait créés pour elle.

- Pourquoi sommes-nous ici, Lancelot? S’il s’agit vraiment de mes goûts, je conseille des chandeliers et quelques globes lumineux. Nous y verrions plus clair, non? Mais… Tes amis, les propriétaires… Serait-ce des amis imaginaires?

Sans réellement en avoir conscience, elle s’était mise à chuchoter pour ne pas briser la quiétude des lieux. Il était vrai que l’obscurité de l’endroit appelait le silence et les mystères.


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Message Sujet: Re: De la curiosité d'une demoiselle   De la curiosité d'une demoiselle EmptyMar 5 Nov - 23:08

Visiblement, mon plan fonctionnait et j’avais bien piqué la curiosité de ma dame qui ne se fit pas prier pour entrer dans la tour.  J’essayai de masquer toutes traces du secret, bien qu’impatient de lui révéler la réelle raison de notre venue en cet endroit.  Et peut-être pourrais-je le faire plus tôt que je ne l’attendais.  La visite mystère semblait être devenue un jeu pour ma belle et douce Agathe qui me décrocha un sourire qui me fit fondre les jambes, ses mains serrées sur les miennes.  Chaque jour elle était plus belle et plus envoûtante que la veille et si Bellifère était le détenteur d’un précieux sortilège de l’amour, elle avait complètement réussi à m’y prendre, pour toujours.  Je n’avais nulle intention de me sortir de ce sentiment plus fort que la raison, il y avait longtemps que je l’avais perdue celle-là par ailleurs.  Et si ça n’avait pas encore été le cas, ce baiser qu’elle me ravit aurait suffit à provoquer ma chute.  Y a-t-il de plus grande félicité que d’être près de celle qu’on aime?  Je n’en connaissais pas d’autres.

Cependant, j’étais bien surpris de son audace!  Mon Agathe toujours si prude, si réservée, se livrer ainsi à moi sans aucun autre embarras que de jolies joues rouges qui me la rendaient encore plus irrésistible que jamais!  Mes intentions envers la belle voleuse n’ont pas toujours été complètement pures, dire le contraire serait un affreux mensonge, néanmoins elles ont toujours été honnêtes.  Je n’aurais pas usé de pareille duperie pour un baiser, surtout que depuis la journée sans fin, depuis notre retour de cette boucle temporelle, elle me les accordait plus facilement.  Comme si elle avait perdu toute cette retenue qui l’habitait autre fois.

« Mon aimée, je n’ai point dit que les propriétaires de cette tour étaient de mes amis.  Ils ne viennent d’ailleurs nullement de mon imagination puisque toi aussi tu les connais, très intimement. »

Un sourire taquin manquât de passer sur mon visage.  Il était difficile de retenir la nouvelle que j’étais très heureux de lui annoncer.  Je l’attirai vers le centre du hall, une main posée sur sa taille avec familiarité.

« Des chandeliers de bronze?  Ici et là?  Accrochés sur les murs? » demandai-je, l’invitant à être un peu plus exhaustive dans sa description des lieux.  Si seulement j’avais été mage de l’illusion, j’aurais pu faire apparaître sous ses yeux ébahis la pièce qu’elle peindrait de ses mots.  Mais je n’étais qu’un fabricant d’automates, sans plus.  « Que vois-tu d’autre qui pourrait enjolir?  Je suis très sérieux quand je dis que les propriétaires envisagent quelques embellissements pour cette tour.  Il est vrai que nous ne sommes pas passés devant elle par hasard, j’en conviens, mais j’ose croire que tu ne remets pas en doute ma parole et que tu me fais confiance, » fis-je en la faisant tourner, pour que ses yeux qui s’habituaient certainement déjà à la pénombre imagine toutes les merveilles que pourrait renfermer cette demeure.






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