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 Lorsque les masques tombent et que l’évidence vous frappe

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Eloïse Brûmagie
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Message Sujet: Lorsque les masques tombent et que l’évidence vous frappe   Lorsque les masques tombent et que l’évidence vous frappe EmptyDim 25 Aoû - 23:18


Livre IV, Chapitre 4 • À Cor et à Cri
Tyr Parle d’Or & Eloïse Brumagie

Lorsque les masques tombent et que l’évidence vous frappe

Père et fille, quatorze ans après



• Date : 12 Mai 1004
• Météo (optionnel) : Temps nuageux
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Eloïse, persuadée que le Second des ombres pourrait lui donner une piste pour retrouver son père, le piste tandis qu’il retourne  à la Cour et lui demande de l’aide. Aucun des deux n’était préparé à recevoir la vérité telle une gifle en plein visage.
• Recensement :
Code:
• [b] 12 Mai 1004[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4843-lorsque-les-masques-tombent-et-que-levidence-vous-frappe]Lorsque les masques tombent et que l’évidence vous frappe[/url] - [i] Tyr Parle d’Or & Eloïse Brumagie [/i]
Eloïse, persuadée que le Second des ombres pourrait lui donner une piste pour retrouver son père, le piste tandis qu’il retourne  à la Cour et lui demande de l’aide. Aucun des deux n’était préparé à recevoir la vérité telle une gifle en plein visage.



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Lorsque les masques tombent et que l’évidence vous frappe 68747470733a2f2f73332e616d617a6f6e6177732e636f6d2f776174747061642d6d656469612d736572766963652f53746f7279496d6167652f6156374b564c374430646c5a73673d3d2d3533373638363337352e313531353330333235353336306165333730313932393130313132342e676966



Dernière édition par Eloïse Brûmagie le Sam 31 Aoû - 19:33, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Lorsque les masques tombent et que l’évidence vous frappe   Lorsque les masques tombent et que l’évidence vous frappe EmptyDim 25 Aoû - 23:21

" Eloïse ! Tu viens jouer ?" Un groupe de gamin, enfants des rues aux visages crasseux mais familiers, sourires enfantins sous des yeux plein d’espoirs, qui se transformèrent bien vite en une moue déçue lorsque la rouquine refusa, une fois de plus. Elle n’avait pas envie, plus l’envie depuis longtemps, de jouer à l’insouciante, de faire abstraction du présent pour se perdre quelques heures dans des jeux qui l’amusaient de moins en moins. Elle s’excusa et leur faussa compagnie sans se retourner malgré les soupirs de déception supposés l’attendrir. Elle ne voulait pas de ce rôle, de cette image de grande sœur que certains garnements plus jeunes lui avaient collé sans qu’elle ne demande quoi que ce soit ni n’en connaisse la raison. Elle restait comme toujours dans son coin, s’occupant de son cas, ses pensées toujours obnubilées par cette figure paternelle manquante. Quelques pensées allaient vers un autre, bien plus jeune assurément, dont elle rougissait à la seule mention. Mais le reste du temps, elle restait fixée sur son objectif. Du moins elle essayait, sentant peu à peu l’abandon la guetter. Elle désespérait peu à peu. Rien, pas de pistes, pas la moindre idée et aucune certitude si ce n’était qu’elle avait au moins quelque chose d’autre à quoi se raccrocher à présent. Elle espérait toujours au fond d’elle, mais elle commençait doucement à se rendre compte que, qu’elle le veuille ou non, elle risquait simplement de ne jamais le trouver, peu importe le temps qu’elle y passerait.

Pour l’heure, cependant, elle n’abandonnait pas encore, et une idée avait germé dans son esprit, quelques temps plus tôt. Elle devait passer à la vitesse supérieure, cessez de poser des questions au hasard, se renseigner auprès de quelqu’un qui était susceptible de connaître, au moins de nom, son père et sa mère. Et cette personne, elle avait fini par la trouver et était tombée sur un hic. Le Second des Ombres, rien que ça. Elle avait bêtement demandé à plusieurs personnes pour savoir qui pourrait éventuellement savoir et tous avait répondu la même chose : « le Fils des ombres » ou plutôt celui qui le secondait et dont on connaissait l’identité : Parle d’Or, le Second des Ombres. En apprenant cela, elle avait reculé et n’avait pas tenté quoi que ce soit, persuadée que c’était une idée dangereuse. Ce n’est qu’en entendant des enfants discuter du Second qu’elle avait enfin pris un peu de courage et s’était décidé à lui parler… Après l’avoir suivi pour essayer de trouver le moment opportun.

Elle en était donc là, esquivant les gamins déçus pour tenter de ne pas perdre de vue celui qu’elle espérait interroger dans un lieu plus adéquat. Elle l’avait aperçu se diriger vers la Cour et lui avait collé le train depuis, récitant dans sa tête une bonne douzaine de présentation différentes et planifiant des approches toutes plus farfelues les unes que les autres sans en mettre aucune en place. Ça ne lui ressemblait pourtant pas, d’hésiter autant, mais elle angoissait. Et s’il ne savait pas ? Ou pire, s’il savait et qu’elle apprenait qu’elle ne pourrait simplement jamais le trouver, qu’il était mort ou simplement que personne ne voulait lui dire où il était sur sa demande ? Elle ne savait même pas s’il accepterait de répondre, rien ne l’y obligeait après tout, peut-être qu’il allait juste l’ignorer. Elle se serait arrachée les cheveux tant son esprit lui vrillait la tête avec la tempête de questions et de possibilités qui tourbillonnaient sans discontinuer depuis qu’elle avait commencé à le suivre.

Plongée dans ses pensées, elle failli le perdre de vue et s’ébroua pour se concentrer, fixant son dos en soufflant pour se donner courage et s’avança d’un pas plus vif pour le rattraper, sa longue chevelure de feu et sa robe flottant derrière elle. Alors qu’elle allait le rattraper, elle bouscula quelqu’un et failli se retrouver au sol. Elle tituba, battit des bras et se reprit en s’excusant avant de tenter de filer pour rattraper le Second.

« Pas si vite ! » Elle sentit qu’on lui retenait par l’épaule et elle se retourna, faisant face à un garçon et ses amis hilares tandis que lui se tenait le bras dans une mimique de douleur qu’Eloïse trouva ridicule. Un mauvais acteur, elle avait sans doute eut plus mal que lui. Elle les connaissait, les avait croisé dans les alentours de la Cour, ne les côtoyait pas, mais elle avait plusieurs fois eut à faire avec eux et ne les aimait guère ; trop prétentieux, trop chiants…  «  Je veux de vraies excuses… » Evidemment… «  Et moi je veux que tu me lâches, tu penses que c’est possible ? » Elle n’attendit pas plus longtemps et se dégagea avant de faire volte-face, cherchant le Second des ombres des yeux. «  Encore après ton lâche de père ? Tu sais qu’il est mort, probablement qu’il s’est pendu après avoir vu ta tronche de… »La suite de la phrase se perdit dans un cri de douleur lorsque sa tête partit en arrière sous le poing serré de la rouquine qui le lui enfonça dans le nez. La surprise et la douleur firent chuter le jeune homme qui se retrouva le derrière sur les pavés, les yeux écarquillés et le nez en sang, ses amis tout aussi abasourdis par la vision d’une Eloïse enragée dont les mains tremblaient malgré ses poings fermés. Sa voix sifflante et chargée de colère les figea, à moins que ce ne soit la pellicule humide qui recouvrait ses yeux. «  Ferme ta putain de gueule… »

Le garçon, furibond, se releva et se planta devant elle, un léger filet de sang coulant de son nez. Il semblait prêt à en venir aux mains lorsqu’une voix leur demanda ce qu’il se passait. Eloïse vit le garçon pâlir légèrement et filer ventre à terre en soufflant « Le Second » aux autres qui s’éparpillèrent sous le regard circonspect de la jeune fille qui se frottait sa main douloureuse. Grommelant contre cet « imbécile des caniveaux » elle se retourna et blêmit à son tour en voyant le Second des Ombres la fixer. Elle déglutit avant de leur faire porter le chapeau sans aucune once de remord. «  Ils étaient agressifs, je me suis défendue c’est tout… désolée. » Elle ne l’était absolument pas, elle ne voulait simplement pas avoir d’ennuis avec le Second des ombres. Pour elle, il avait parfaitement mérité le coup de poing  qu’elle lui avait envoyé. Pensant que le Second allait partir, elle toussota et prit son courage à deux mains. Il était devant elle après tout, elle pouvait en profiter, même si la rencontre ne s’était pas déroulée comme elle l’avait imaginée. Elle leva les yeux vers lui, plongeant ses iris dans les siennes. Des iris étrangement familiers, qu’elle pensait avoir déjà croisé alors que jamais elle n’avait eu affaire au Second de sa vie. Cela la perturba, la faisant bêtement bafouiller. «  Euh je… euh…je voudrais…euh… demander un…truc. » Reprends toi espèce d’idiote « J’aurai besoin de votre aide m’sieur… s’il vous plaît. »


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Message Sujet: Re: Lorsque les masques tombent et que l’évidence vous frappe   Lorsque les masques tombent et que l’évidence vous frappe EmptyJeu 3 Oct - 15:42

J’avais la désagréable impression d’être suivi, en quittant les éternels pavés de la Cour des Miracles. J’étais voleur depuis bien trop longtemps pour ne pas le soupçonner. Les années d’expérience avaient tendance à vous rendre quelque peu paranoïaque, toujours à l’affût. Et puis… Certains avaient des bonnes raisons de m’en vouloir, surtout ces derniers temps, n’est-ce pas ? Pourtant, il n’était jamais bon pour sa santé de se mettre le Second des Ombres à dos, mais ça ne les freinait pas toujours.

Je m’engouffrai dans des ruelles toujours plus peuplées, marchant d’un bon pas. Si cette personne était un amateur, j’aurais tôt fait de le semer. Dans le cas contraire, j’aurais une petite idée de la rancune tenace qu’elle devait me porter. Mais la petite souris sur mes traces s’emmêla rapidement les pattes et trébucha sur la mauvaise personne. Je ralentis le pas, plus curieux et attentif, face à ce qu’il se tramait dans mon dos. J’avais une chance de deviner l’identité de mon heureuse admiratrice avant de me volatiliser… Et la curiosité prit le dessus sur la prudence, comme toujours.

Je la reconnus sans mal, en vérité. Elle était petite et discrète, mais impossible d’oublier cette chevelure de feu si caractéristique, volant autour d’elle. Je l’avais déjà vu œuvrer durant les dernières festivités, son talent n’étant pas passé inaperçu à mes yeux mais… Nous avions alors plus urgent à penser. Tout finissait alors invariablement en cacophonie fumante et sanglante. Un frisson me parcourut l’échine rien qu’à ce souvenir désagréable, emporté par les flammes à plusieurs reprises, comme de milliers d’autres, avant que je ne mette un bon coup de pied au temps lui-même. Finalement, j’avais appris son identité bien des mois plus tard, sur les pavés de la Cour. J’étais toujours curieux de connaître les nouveaux visages qui les arpentaient, car le savoir était le pouvoir. Elle s’appelait Eloïse, à ce qu’il me semblait. J’étais quasiment certain de cette information, mais je n’en détenais pas beaucoup d’autres, hormis qu’elle était un jeune talent prometteur… A mes yeux, elle était inoffensive. Je revenais donc sur ma seconde supposition : Ce n’était visiblement pas une personne venue me réclamer des comptes, mais une admiratrice secrète ! Certes, elle était bien plus jeune que je l’aurais espéré, mais les enfants avaient cette fraîcheur touchante.

Je serais plutôt contrarié de la voir malmenée par quelques brutes de bas quartiers, à vrai dire. Elle nous était plus précieuse qu’eux. Je me rapprochai à pas lents, pour surprendre quelques bribes de conversation, et voir la situation définitivement dégénérer alors qu’Eloïse assénait un coup de poing bien senti dans la face du chef de la bande. Je relevai un sourcil appréciateur, en révisant mon jugement. Oh non, ce n’était pas une petite souris… Alors plutôt un chat sauvage ? Je me fendis d’un sourire amusé, en me positionnant de manière plus ostensible derrière elle, alors qu’elle ne semblait subitement plus faire attention à moi. Ses adversaires, eux, me reconnurent sans peine alors que l’or de ma chevelure leur rappelèrent sans mal celui de mon verbe également. Pourtant, je n’eus même pas le temps d’en placer une qu’ils détalaient déjà, ventre à terre. « Ma foi… Je ne me savais pas si effrayant. Voilà qui est fort amusant. » Je lâchai un bref rire avant de baisser le regard sur la petite rousse qui me faisait face, blême, en me reconnaissant également. Elle se réfugia directement derrière quelques excuses, en s’excusant à demi-mots. Visiblement, ils n’y avaient pas qu’eux qui étaient intimidés par l’aura du Second des Ombres. « Oh… Ils t’ont provoquée, et de toute évidence, tu as perdu ton sang-froid. Il va falloir apprendre à régler ce type de situation autrement que par les poings, si tu désires poursuivre dans la voie que tu as choisie. » Je lui souris doucement, en lui faisant gentiment la leçon, tout en lui rappelant que je n’étais pas dupe.

Je restais planté là ensuite, attendant sagement qu’elle s’explique par elle-même avant d’être contraint de poser moi-même la question. Pourquoi donc m’avait-elle pris en filature ? « Alors, tu as perdu ta langue ? » Elle prit un peu de temps à se décider, mais me fixa finalement droit dans les yeux. Des yeux fort semblables aux miens, qui me rappelaient vaguement… Qui ça, au juste ? Je chassais cette idée saugrenue de ma tête, et me penchai vers elle pour l’écouter tandis qu’elle bafouillait. La surprise fut de taille. « Mon aide ? » Mon sourire revint, amusé. « On me demande souvent mon aide, oui, mais pour des problèmes de grandes personnes vois-tu. Enfin, tu m’as rendu curieux, alors que puis-je pour toi Eloïse ? Est-ce que tu t’es attirée des ennuis ? » Rien qui ne serait difficile pour moi à solutionner, bien sûr. Les problèmes d’une enfant étaient bien différents des miens, j’en étais persuadé.


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Message Sujet: Re: Lorsque les masques tombent et que l’évidence vous frappe   Lorsque les masques tombent et que l’évidence vous frappe EmptyMar 15 Oct - 21:13

Ridicule. Elle se sentait ridicule à bafouiller ainsi, à soudainement être mal à l’aise face au regard du Second. Elle avait l’impression qu’il la perçait à jour avec ses prunelles et elle avait cette étrange sensation de déjà-vu qui ne cessait de tourner en boucle dans sa tête. Elle connaissait ses yeux, mais d’où ? Elle hocha la tête, silencieuse, avouant sans un mot que, oui, elle avait complètement perdu son sang-froid. Cela était systématique, lorsqu’on parlait de son père, elle n’arrivait pas à s’en empêcher. Comme si le fait de l’insulter l’éloignait un peu plus d’elle alors qu’elle espérait s’en rapprocher et cela lui faisait perdre toute retenue. Elle hésita, bafouilla et sentit son visage rougir de honte lorsque le Second lui demanda si elle avait perdu sa langue. Ce qu’elle pouvait se trouver idiote parfois !

Elle parvint néanmoins à formuler sa demande. Un peu d’aide, juste quelques minutes, rien de plus et cela sembla intriguer le Second, qui n’avait manifestement pas prévu cela. Il sourit, visiblement amusé et sa réponse tira une grimace quelque peu exaspérée à la rouquine. Comme si les adultes étaient les seuls à avoir de vrais problèmes ! Elle retint sa langue, sachant très bien que parler ainsi au Second aurait des répercussions désastreuses, en plus de lui ôter toute possibilité d’obtenir son aide. Et puis elle restée interdite. « Que… vous connaissez mon prénom ? » ça, elle ne l’avait pas envisagé, pas une seule seconde. Elle n’était personne, une gamine de plus, pourquoi connaitrait-il son nom après tout ? Mais cela lui donna la réponse qu’elle espérait. Il connaissait les noms de beaucoup de monde, peut-être connaissait-il celui de sa mère et, par extension, son père. « Non non pas d’ennuis… enfin pas plus que les autres, c’est pas pour ça que je voulais vous demander quelque chose. » Elle regarda autour d’elle, vérifiant qu’il n’y avait personne. « En fait… c’est personnel et… »

Elle inspira finalement et se jeta à l’eau. Elle avait espéré ce moment, elle n’allait pas laisser la gêne et un regard étrange lui gâcher cette occasion, elle était plus forte que ça. « Je cherche mon père, c’est un voleur… ou en tout cas c’en était un, et on m’a dit qu’il était de la Cour, donc je me suis dit que vous auriez peut-être une idée… » Elle devait en dire plus, elle le savait, cela n’allait lui tomber tout de suite dans le bec, le Second n’allait pas trouver le nom de son père par pure magie. « Je me suis dit que vous auriez peut-être une idée, vous devez connaître beaucoup de monde à la Cour et… » Elle se frotta le nez, toujours en essayant de chasser cette gêne qui persistait. « Je le cherche, ça fait des mois et je commence à désespérer vous voyez ? Je sais plus quoi faire… » Elle hésitait, se contenait, puis finit par abandonner et déballa tout ce qu’elle savait. « Je viens de La Volte et je crois que ma mère aussi. Je l’ai pas connu en fait, donc je peux pas être sûre. Je sais seulement qu’elle et mon père m’ont eu moi, mais il a disparu à ma naissance et… » et j’ai tué ma mère. Elle chassa cette sombre pensée de son esprit en secouant la tête. Ce n’était pas le moment de penser à cela. « Tout ce que j’ai d’eux c’est un bijou et j’ai beau demandé, personne ne sait rien ou refuse de répondre… » Sa voix devenait presque suppliante et elle leva les yeux pour less fixer à nouveau dans ceux du Second. Elle déglutit. « Je sais seulement que ma mère s’appelait Evala. Est-ce que ça vous dit quelque chose ? Peut-être que vous l’avez croisé et qu’elle était avec mon père ?» Elle l’espérait, elle osa espérer que le Second, même une seule fois, ait entendu parler d’elle, ait un souvenir, même flou, de l’avoir rencontré et que, par miracle le nom de son père lui reviendrait en tête. Elle voulait juste un nom, juste un petit espoir pour continuer à chercher. « Promis, je ferai tout ce que vous voudrez, mais si vous avez juste… même juste une idée un peu vague, s’il vous plaît, dites-moi, j’ai besoin de savoir. » Elle se sentait si mal, de parler de ça avec quelqu’un qu’elle ne connaissait même pas, mais elle faisait de son mieux, elle savait qu’elle n’aurait rien si elle ne jouait pas cartes sur table dès le début. « S’il vous plaît, je veux juste retrouver mon père. » Pour tant de raisons qu’elle n’osa pas les lister, mais elle voulait surtout savoir pourquoi. Pourquoi il l’avait abandonné ? Parce qu’elle imaginait, avec son esprit fertile, elle pensait à ce qui avait pu le pousser à partir. Et la pire des raisons, c’était celle qu’elle imaginait le plus souvent. Elle voulait seulement des réponses.


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