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 Jusqu'à notre dernier souffle

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Eloïse Brûmagie
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Message Sujet: Jusqu'à notre dernier souffle   Jusqu'à notre dernier souffle EmptyMar 15 Oct - 21:45


Livre IV, Chapitre 5 • La Fin des Temps
Adonis le Lys & Éloïse Brumagie

Jusqu'à notre dernier souffle

Si la Fin est proche, profitons du temps qu’il nous reste



• Date : 26 Septembre 1004
• Météo (optionnel) : Nuageux
• Statut du RP : Privé
• Résumé :Séparés depuis plus de deux mois, Adonis et Éloïse se retrouvent enfin. Mais les retrouvailles sont bien ternes face à ce qui se prépare et les deux jeunes gens, conscients que leur temps est compté, vont profiter des instants qu’il leur reste, avant que le monde ne sombre, et eux avec.
• Recensement :
Code:
• [b]26 Septembre 1004[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t4890-jusqu-a-notre-dernier-souffle#185406]Jusqu'à notre dernier souffle[/url] - [i]Adonis le Lys & Éloïse Brumagie[/i]
Séparées depuis plus de deux mois, Adonis et Éloïse se retrouvent enfin. Mais les retrouvailles sont bien ternes face à ce qui se prépare et les deux jeunes gens, conscients que leur temps est compté, vont profiter des instants qu’il leur reste, avant que le monde ne sombre, et eux avec.résumé



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Jusqu'à notre dernier souffle 68747470733a2f2f73332e616d617a6f6e6177732e636f6d2f776174747061642d6d656469612d736572766963652f53746f7279496d6167652f6156374b564c374430646c5a73673d3d2d3533373638363337352e313531353330333235353336306165333730313932393130313132342e676966



Dernière édition par Eloïse Brûmagie le Mar 15 Oct - 21:48, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Jusqu'à notre dernier souffle   Jusqu'à notre dernier souffle EmptyMar 15 Oct - 21:47

Assise sur un banc, Eloïse, recroquevillée, attendait. Comme tous les jours depuis plusieurs semaines, elle attendait des nouvelles, un signe, quelque chose. Elle savait qu’ils allaient être séparés et avait surmonté la distance du mieux qu’elle avait pu. Mais ces derniers temps, avec tout ce qu’il se passait, elle angoissait un peu plus chaque jour au sujet d’Adonis. Elle se demandait chaque jour s’il allait bien, s’il n’était pas déjà disparu et cela la terrifiait. Par deux fois, déjà, elle avait vu de ses yeux quelqu’un disparaître, ne laissant derrière lui que sanglots et vide pour ceux qui restaient. Elle se souvint encore du jour où il avait dû partir, des larmes qu’elle avait laissé échapper, tirant malgré tout un sourire tendre au garçon qu’elle aimait, attendant qu’il parte avant de laisser réellement les larmes couler à loisir. Il lui avait promis de revenir vite et, aujourd’hui, elle avait peur qu’il ne puisse tenir cette promesse, par sa faute.

Car tout était sa faute, elle en avait conscience, quelque part. Tout ça, tout ce qui arrivait, était lié à ce qu’elle et les autres avaient fait, en Erebor, sous la montagne. Une mission dangereuse, un succès qu’elle pensait assurer : la fin de la Chasse Sauvage. Et elle avait eu raison, la Chasse Sauvage n’était plus, mais les disparitions avaient commencé. Difficile pour elle de ne pas y voir un lien, même si, pour le moment, elle se disait que cela allait s’arranger, tant qu’elle et ceux qu’elle aimait étaient en sûreté, tout irait bien. Raison pour laquelle, aujourd’hui comme hier, elle angoissait pour Adonis. Il devait la rejoindre dans cette zone, là où elle vivait, c’était toujours ainsi qu’ils avaient procédé depuis leur premier rendez-vous et, dorénavant, c’était ainsi qu’elle attendait, qu’elle espérait, scrutant la rue avec l’espoir d’apercevoir le visage souriant du jeune homme. Elle soupira, passant ses mains dans ses cheveux, lissant sa robe d’une belle couleur ocre. Elle faisait des efforts à présent, même si elle sentait un peu ridicule en se coiffant le matin. Comme si cela allait changer quelque chose, mais les paroles des autres filles qu’elle avait entendues au détour d’une rue, s’étaient incrustée en elle. Si elle faisait des efforts il le remarquerait, non ? Elle se coiffait, laissant toujours ses boucles rousses libres, mais dans un chaos ordonné qui donnait un volume inattendue à sa chevelure déjà reconnaissable entre mille. Elle ne savait même pas pourquoi elle faisait cela… Les paroles de Tim… Non, elle refusa de repenser à ce crétin et à cette histoire dans les sous-sols de la montagne.

C’est en relevant la tête que ses yeux s’écarquillèrent avant de s’illuminer. Elle sauta de son banc et fendit la foule des badauds. Son cœur battait la chamade, ses joues commencèrent à rosir avant même de l’avoir en face d’elle tandis qu’un large sourire illuminait son visage encore angoissé quelques secondes auparavant. « Adonis ! » Elle lui sauta dessus, nichant son visage dans son cou avant de lui attraper le visage de ses mains et de l’embrasser avec une fougue qu’elle-même n’avait pas soupçonnée. Tout allait bien, il était là, devant elle, elle pouvait le toucher, sentir son odeur, caresser ses cheveux qu’elle trouvait si doux. Elle reprit son souffle, les joues rougies. Les passants amusés, jetaient des regards attendris ou de petits sourires tandis que la jeune fille se blottissait contre lui en soupirant de soulagement. « Tu m’as tellement manqué… » Il était là, elle pouvait sentir son cœur battre contre elle, et elle était simplement soulagée de l’entendre. Elle était heureuse, voilà tout.

C’était étrange pour elle, ces sentiments. Ils avaient enflé si vite, avaient pris une place si importante dans sa vie qu’elle-même n’arrivait parfois pas à en saisir toute l’ampleur, ni tout ce que cela impliquait. Tout cela était nouveau pour elle. Souvent, elle ne savait pas comment réagir à ce qu’il faisait ou disait et son esprit et son corps faisaient ce qu’ils voulaient dans ces moment-là, effaçant la gamine des rues pour la transformer en la jeune fille amoureuse qui rougissait au moindre geste tendre d’Adonis. Elle huma doucement l’odeur du jeune homme, ses petites mains toujours accrochées derrière ses épaules. Elle finit néanmoins par se dire qu’ils étaient en plein milieu de la rue te commença à violemment rougir, étonnée par ce qu’elle venait elle-même de faire. A croire qu’il la rendait folle par moment. « Je suis…. Contente de te voir. » Sans rire

Elle remonta ses yeux vers ceux du jeune homme, un large sourire sur les lèvres. Qui mourut aussitôt tandis que le rouge de ses joues pâlissait aussitôt et que l’angoisse prenait la place du bonheur qui illuminait ses yeux quelques secondes plus tôt. « Adonis tu… oh non… non… pas toi… » Son petit monde semblait soudainement s’écrouler, ses petites mains cessèrent d’agripper le jeune homme et elle recula d’un pas, vacillante, comme si elle n’arrivait pas tenir debout face à ce qui se présentait devant elle, comme si ce qu’elle voyait allait tout simplement lui ôter toute force. « Je suis tellement désolée ! » Ses yeux commencèrent à s’embuer, sa respiration devint erratique. Sa faute, c’était sa faute, tout était sa faute ! Elle plongea ses yeux dans les iris du jeune homme. Elle adorait tant les nuances de couleurs qu’ils offraient selon son humeur ou la lumière du jour, le pétillement qui accompagnait ses sourires et les éclats de malice qui les traversaient par moment, mais elle aimait par-dessus tout la tendresse avec laquelle il la regardait quand ils étaient ensemble. Elle détestait les voir terne, presque sans vie. Tremblante, elle tendit la main vers lui, se retint, honteuse. Coupable. Elle n’avait pas le droit, elle n’avait plus le droit de rester près de lui. Pour elle, c’était comme si elle lui avait planté elle-même une dague en plein cœur. Il allait disparaître, par sa faute, il allait s’effacer et elle en était la responsable. Soudainement, elle voulait s’enfuir, tourner les talons pour ne pas avoir à affronter ce qu’elle avait en face d’elle. Car elle savait qu’il allait disparaître, et elle n’allait jamais réussir à supporter cela.


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Message Sujet: Re: Jusqu'à notre dernier souffle   Jusqu'à notre dernier souffle EmptyMar 22 Oct - 21:22

Il a passé tout l’été à penser à elle à leurs retrouvailles alors qu’il erre dans les rues de Lorgol un présent bien en mains. Depuis bientôt une semaine sa volonté de la revoir a pour ainsi dire atteint son paroxysme. Le jeune mage qui était retourné chez lui durant l’été pour travailler aux côtés de ses parents a compris juste avant de retourner à Lorgol qu’une page se tournait. Cette page ne se limite pas à lui encore moins à ses amis, encore moins à leur duché ou encore moins à quelques personnes choisies au hasard. Non, depuis qu’il a remis les pieds à Lorgol des personnes disparaissent, d’autres s’effacent devenant plus ternes pour un aboutissement final vers la disparition pure et simple.

Adonis sert fort le paquet entre ses mains et il retient sa colère de constater qu’il n’aura peut être pas le temps de la retrouver avant que ce ne soit trop tard. Le phénomène a commencé par des couleurs moins importantes au niveau de ses ongles, de ses cheveux. Il a bien vu le regard de sa sœur, de ses amis à son encontre. Les paroles à cet instant étaient bien vaines et il ne voulait pas les entendre. Ses proches souhaitaient le garder vers eux jusqu’au bout mais le jeune mage n’avait qu’une idée lui offrir ce qu’il a confectionné avec amour pour elle.

Adonis ne sait pas pourquoi cela arrive maintenant, pourquoi le monde est si cruel. Il sait que la Chasse s’en est allée mais est-ce donc le prix à payer pour  être enfin libéré ? Le tarif est bien trop élevé ils auraient dû savoir, ils auraient dû agir autrement. Il aimerait là à cet instant précis réécrire l’histoire pour ne plus voir ces mines sombres qui parcourent les rues de la ville basse. Un peu abasourdi il va pour percuter quelqu’un d’autre… mais ce n’est pas de sa faute la femme est translucide. Il la regarde s’éloigner se retourne secouant la tête. Il va finir ainsi ? Va-t-il seulement souffrir de cet état de fait ?

D’autres questions se succèdent aux autres avec qui a-t-il envie de passer ses derniers moments ? Ses parents, ceux qui l’ont élevé qui ont perdu leur fille qui vont le perdre lui avant d’être eux-mêmes effacés ? Probablement mettront-ils fin à leur  jour après cette information ils ont toujours décidé de leur destin et ce n’est pas un fichu hasard qui en décidera à leur place. Sa sœur ? Elle est déjà en train de veiller Braham ; il n’en sait pas plus sur ce point est-il seulement en train de s’effacer lui aussi ? Il ne l’a pas revu depuis son retour dans la ville basse. Il n’a pas le temps de poursuivre son énumération de personnes susceptibles de l’assister qu’elle est là lui sautant dans les bras arrachant un baiser des plus fougueux. Il la sert contre lui. L’odeur d’Eloise lui confirme son identité pas besoin d’ouvrir les yeux pour voir les cheveux roux entourer le visage de celle aimée. Il la regarde simplement la laissant verbaliser à haute voix ce que lui-même retient.

Il a changé, la proximité de la mort rend les personnes différentes il en est la preuve vivante et il enchaîne plaçant une mèche derrière son oreille comme le premier jour où il s’est confié à elle.

« Toi aussi tu m’as manqué et content de te voir serait bien faible à côté de ce que je ressens pour toi ; je n’ai cessé de penser à toi durant tout ce temps où je me suis tenue éloigné »

Il n’a pas le temps de poursuivre qu’elle a vu ce qu’il advient de son corps, de lui… la détresse qu’il lit dans son regard le heurte bien plus que la première fois où il s’est rendu compte que sa vie s’effaçait. Quand elle s’éloigne en secouant la tête psalmodiant des excuses qu’il ne comprend pas il est blessé en son for intérieur. Il tend sa main qui va pour rejoindre la sienne alors qu’elle la retire.

« S’il te plait » dit-il en se rapprochant d’elle « Restes vers moi » un murmure de l’instant alors qu’il a compris qui doit être la personne devant rester là jusqu’au bout, jusqu’à ce que son corps soit devenu translucide « Je t’aime et cesses de t’excuser d’une chose que tu n’as pas commise » souriant il regarde son autre main tenant la boite mystérieuse « Tiens je l’ai confectionnée pour toi j’ai perdu quelque peu la main avec mes études mais j’espère qu’elle te plaira » à l’intérieur une bougie tout droit venue d’Edenia. Une bougie symbole de la vie qui s’achève… elle n’est pas très grosse et Adonis se met à croire qu’elle se finira au moment de son propre dernier souffle.













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Message Sujet: Re: Jusqu'à notre dernier souffle   Jusqu'à notre dernier souffle EmptySam 26 Oct - 21:32

Le cœur menaçant de quitter sa poitrine, elle profitait de la douce chaleur d’Adonis, l’enlaçait, emplie de soulagement, d’un bonheur simple et pourtant bien réel. Elle adorait son odeur, sentir ses cheveux lui caresser le front tandis qu’elle nichait sa tête contre son cou, déposant un baiser sur la peau douce du jeune homme. Elle sourit simplement lorsqu’il avoue qu’elle lui a plus que manqué. Elle-même n’avait pas vraiment les mots pour exprimer tout ce qu’elle avait sur le cœur, tout ce qu’elle aurait aimé lui dire sans que les mots ne s’articulent dans son jeune esprit. Oui, elle pensait à lui sans arrêt, et non, elle ne s’en lassait pas. Chaque jour elle imaginait ce qui pourrait se passer s’il était à ses côtés et, maintenant qu’elle l’avait finalement devant elle, le tenant dans ses bras, la réponse n’avait finalement que peu d’importance. Il était là et c’était tout ce qui comptait pour elle.

Pourtant, comme si la jeune fille ne pouvait profiter d’un bonheur simple sans être aussitôt ramener de force à la réalité, la vérité transparut dans les ternes iris du jeune homme et Eloïse menaça de s’effondrer aussitôt. Elle se sentait coupable, se savait coupable, au fond d’elle, ne voulait pas voir de ses propres yeux ce que son choix, terrible, allait faire à ceux qu’elle aimait. Elle voulut fuir, s’écarta, mais la main tendue du jeune homme, accompagnée de son murmure, la retint sur place. Son cœur rata un battement. Je t’aime. Il avait beau lui dire, elle avait toujours cette réaction quand cela venait de lui. Il avait le don de toujours choisir le moment pour lui glisser ces trois petits mots qui la laissait à la fois si heureuse et si angoissée. Heureuse qu’il ressente cela, angoissée de ce que cela pouvait signifier, pour elle. Les yeux larmoyants, elle soutint du mieux qu’elle put le tendre regard d’Adonis, qui ne comprenait pas ses excuses. Comment pouvait-il comprendre, il ne savait pas. Elle ouvrit la bouche, mais, lâchement, ne dit rien. Elle n’avait pas la force de lui avouer que tout était sa faute, à elle. Elle ne voulait pas qu’il l’apprenne, elle ne voulait pas qu’il sache et qu’il la haïsse. Tandis qu’il sourit, elle déglutit, au bord des larmes et, un air étonné, presque choqué sur le visage, elle saisit délicatement le paquet qu’il lui offre. « Pour moi ? Mais… » Elle ne savait pas quoi dire face à son sourire si sincère et, doucement, presque craintivement, elle ouvrit le coffret.

Un tendre sourire s’afficha finalement sur son visage tandis que quelques perles roulaient le long de ses joues. « Une bougie… » Elle lui avait dit, qu’elle craignait la nuit, lorsqu’elle était encore à la rue. Il sembla dubitatif quant à la qualité de l’objet, disant qu’il avait perdu la main, mais Eloïse s’en fichait et, pour la deuxième fois aujourd’hui, elle lui sauta au cou. « Elle est parfaite ! » Tandis qu’elle le serrait de nouveau dans ses bras, elle se résolut. Elle allait profiter de sa présence autant que possible, égoïstement et lui demander pardon dès qu’elle en aurait la force. Pour le moment, elle ne se sentait tout simplement pas capable de lui dire, d’avouer et de lire la déception, la peur ou la haine dans le regard du jeune homme avec qui elle voulait être. Comme un trésor, elle rangea la bougie dans son coffret tout en reniflant, offrant un regard peiné à Adonis. « Je suis désolée pour ma réaction c’est… avec tout ça, j’ai eu peur de jamais te voir et… » Elle souffla, espérant en vain chasser les larmes qui menaçaient toujours de couler. « Mais t’es là et… et je… Je suis horrible, j’ai rien pour toi ! »  Elle sembla véritablement catastrophée par cet état de fait, n’avait en vérité même pas songé à lui offrir quelque chose, toute angoissée qu’elle était de ne simplement pas le revoir. « Je suis tellement nulle … »

Tournant la tête de chaque côté, elle cherchait des yeux quelque chose, mais la rue n’était guère animée et les passants, bien plus grands, lui cachaient la vue. Doucement, elle enlaça les doigts d’Adonis avec les siens et se serra contre lui. « Dis-moi ce que tu veux et je te l’offre ! »  Faisait-elle ça en espérant qu’il lui pardonne ? Ou bien était-ce pour ne pas avoir à porter le titre de pire petite amie de Lorgol ? Dans tous les cas, elle était décidée et fixa Adonis. « Et ne dis pas rien, tu as forcément envie de quelque chose, et moi, je veux te l’offrir. N’importe quoi, tout ce que tu veux, vraiment. » Un tendre et sincère sourire éclairait son visage. Elle se hissa sur la pointe des pieds, déposant un bref baiser sur les lèvres du jeune homme, avant de désigner d’un geste une vaste zone devant eux. « C’est toi qui décide où on va ! » Et alors qu’elle se laissait entraîner, elle approcha sa bouche de son oreille, lui murmurant quelques mots tandis que ses joues rosissaient. « Je t’aime » Et malgré le nœud d’angoisse qui n’avait pas quitté son ventre depuis leurs retrouvailles, elle comptait bien passer le plus de temps possible avec lui, lui offrir tout ce qu’il voulait. Elle savait, à présent, que cela ne durerait pas. Elle voulait seulement profiter de lui autant qu’elle le pouvait. Egoïstement. Jusqu'à la fin.


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Message Sujet: Re: Jusqu'à notre dernier souffle   Jusqu'à notre dernier souffle EmptyMar 3 Déc - 13:02

Est-ce que le jeune mage a l’impression de se faire effacer ? Clairement. Est-ce qu’il a peur ? Pas du tout ou si juste ce qu’il faut pour avoir eu l’envie de serrer dans ses bras la jolie rousse pour qui son cœur bat à tout rompre. Il a préparé pour elle cette bougie cet été et sa dernière volonté est simplement de lui confier dans son dernier souffle jusqu’à son effacement complet.

Cela fait une semaine que ça  a commencé, une période qu’il a apparenté presque à une éternité tant le temps lui  a paru long avant de pouvoir à nouveau sentir les cheveux de la jeune fille sous ses doigts. Des choses se sont passées depuis leur dernier échange, il est devenu un homme grâce à Tim ou plutôt grâce aux connaissances de Tim. Il ne cesse de se passer cette scène en mémoire se disant que désormais faisant partie de la gente masculine il n’aura malheureusement jamais eu le plaisir – avant d’être effacé – de rendre heureuse la femme qu’il aime.

Car oui il aime cette rousse qu’il tient dans ses bras. Qui d’autre pourrait rendre ce garçon si bruyant et impétueux aussi doux qu’un agneau ? Il se remémore leurs diverses rencontres, il se retient de céder à cette peur qui le tenaille de la perdre. Adonis se doit d’être un homme jusqu’au bout pour elle, pour eux simplement.


Le plaisir qu’il voit dans ses yeux lorsqu’elle découvre la bougie finit par le toucher. Elle est spontanée, naturelle et c’est cela qui plait tant à Adonis. Bien entendu leur longue période sans se voir l’a rendu complètement dingue d’Eloise sans réellement comprendre le sens de ses sentiments. Il aimerait la garder pour lui tout seul et ses excuses il ne les comprend pas. A la fois surexcitée et presque honteuse Adonis comprend qu’il y a autre chose derrière ces mots qu’elle tente de lui faire oublier, autre chose de plus profond qu’il a pourtant décidé d’oublier. Il ne veut pas savoir ce qu’elle cache, encore moins si elle est coupable de quoi que ce soit. Aujourd’hui le mage n’a qu’une seule envie celle de rattraper le temps perdu avant que de manière inexorable son destin ne s’efface que par la volonté d’un marionnettiste.


A la fois amoureux et protecteur il hésite à formuler un souhait qu’il garde pour lui pour le moment par peur de brusquer la jeune fille. Etre homme cela procure des envies bien étranges des fois et clairement il a envie d’avoir Eloise pour lui tout seul loin des regards, loin des adultes, loin de sa famille. Il aurait envie là de l’emporter avec lui, lui voler son cœur, son âme et de mourir dans ses bras mais le temps est aux retrouvailles et à ces instants si précieux qu’ils ne vivront jamais.

« Allons au port là où je t’ai vue la dernière fois et j’ai envie de te serrer dans mes bras jusqu’à ce que la nuit ne tombe » oui les yeux perdus dans l’horizon bleuté cela semble un bon compromis non ? Peut-être qu’après il lui proposera de prendre une chambre à la Taverne de la Rose. Aller chez sa sœur, ce serait voir encore cette mine déconfite, croiser son regard d’inquiétude. Il n’a pas envie de voir la pitié sur le visage de ceux qui lui sont proches aussi il continue « Mais s’il te plait cesses ton regard de pitié j’ai fait le choix de vivre mon dernier peut être avant dernier jour entre tes bras ne m’adresses pas ce regard de tristesse, je ne veux pas je ne peux pas… »


Un sanglot s’étouffe dans sa gorge, sanglot de la vie qui s’éteint, de la vie qui s’envole, de son amour perdu.













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