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 Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent

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Quel est votre choix ?
Aider les Amoureux du Vent et donner de mon sang pour éveiller les vivenefs
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Refuser mon aide aux Amoureux du Vent et rejoindre le peloton d'exécution
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Les Voltigeurs
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Marianne d'Orsang
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyMer 13 Avr - 14:49

Iode file en droite ligne vers le ciel, plus haut, toujours plus haut. Je suis euphorique, je sens les plumes sous mes mains et la force de ses ailes, son plaisir de voler mêlé à mon soulagement. En l'air, les yeux vers les nuages, plus de mal de mer ! Quelle bénédiction !
J'ai effectué mes tâches sur le pont tant bien que mal, essayant de faire taire les quolibets à mon égard par des regards noirs ou des réparties biens senties. J'étais obligée de l'admettre, j'avais le mal de mer. Impossible de l'expliquer, mais c'était ainsi et je devais faire avec. Alors non matelot, ça ne m'empêchera pas de faire mon travail, occupe-toi de ton quart. Et toi ami Voltigeur, arrête avec cette rumeur ridicule, le gosse n'est pas de moi et je compte pas en pondre un autre. Rend toi utile au lieu de buller, en mer tout le monde doit gagner sa traversée.
De toute manière, le prochain qui me lance une boutade, je lui offre une gerbe. Doute. Non Iode, pas celle avec des fleurs. Son hilarité me contamine.

Mon compagnon à plumes avait eu une idée merveilleuse. Dès qu'il en avait l'occasion, il projetait dans mon esprit des images de forêts, de campagne, de montagnes ; ajouté à mes remèdes contre le mal de mer, je pouvais vivre presque normalement à bord. Il m'arrivait même d'être de bonne humeur ! Certes je me sentais toujours nauséeuse, mais au moins je ne risquais pas de parfumer le pont de l'Audacia chaque jour. Mes repas restaient dans mon estomac. Iode ne pouvait pas garder ses pensées rivées sur les miennes cependant, il s'appliquait aussi à changer les idées de Corail et Soie, bien malheureuses sans le lien qui les unit à Grâce et Melsant.
Ainsi, ces quatre jours peuvent se résumer à : pratiquer la médecine ou la diplomatie entre pirates et voltigeurs ; tête-à-tête avec ma bassine ; veille et sortie aérienne avec Iode ; nouveau rencard avec la bassine.

Cet après-midi, Soie nous rejoint dans le ciel. Je me suis beaucoup rapprochée de la griffonne de mon major ces derniers temps. Une fois rétablie, Iode et moi l'avons raccompagné à Euphoria, et nous ne l'avons presque plus quittée depuis. Elle gardait une attitude fière à chacune de nos visites, avec cette aura de noblesse qui la caractérise. J'osais à peine lui lisser les plumes pour la distraire. Mais une douce tristesse voilait souvent son regard, et je devinais bien que ses pensées se dirigeaient sans cesse vers son Voltigeur.
Aujourd'hui pour la divertir, je lui décrit la tête que tire Ismaïl chaque fois qu'il passe près d'un mât. « On dirait qu'il a peur que vous autres griffons ne visiez sa personne pour vous soulager. Comme si vous étiez de vulgaires oiseaux et les dragons des lézards avec des ailes ! ».
Elle me lance un sifflement outré, mais Iode est d'humeur taquine. Il se pourrait bien que notre cartographe reçoive une pelote de réjection sur le coin du nez ce soir. S'il ne se rend pas compte que les seigneurs du ciel ne sont pas des mouettes salissant un navire, au moins il découvrira leur sens de l'humour !

Après quelques acrobaties, la griffonne décroche plus bas pour rejoindre Serment, le dragon de la Chevaucheuse Louison. Étrange duo que ces deux-là, orphelins de leurs cavaliers. Leurs conversations doivent être particulières.
Au loin, des nuages noirs se profilent et le vent se met à souffler plus fort. Je n'ose imaginer l'état de la mer en contre-bas, il me faudra une double dose de mon remède.
Mon ami, penses-tu pouvoir m'aider si une tempête approche ?
Panique, concentration, calme, panique.
Iode ?
Des éclairs clignotent dans ma tête. Je sais que mon partenaire déteste les orages. Je sentais son anxiété sourde quand le tonnerre grondait à Val Griffon, il se terrait alors dans la première grotte sur son passage et attendait l’accalmie. Ces cumulus à l'horizon ne me semblent pas menaçant, mais si un ouragan nous tombe dessus, où irait-il ?
Angoisse !
Pardon, je t'inquiète inutilement avec mes réflexions, ce n'est peut-être qu'une averse. Retournons à bord avant que le vent ne forcit.

Spoiler:
 







J'ai pour moi les vents, les astres et la mer.


Marianne • #006666
Iode • #663300
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Absence
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Serenus Dardalion
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyMer 13 Avr - 20:11

Serenus flottait, il zigzaguait entre les nuages et caressa le ventre d'une cigogne qui volait au dessus de lui. Serenus ne s'était jamais senti aussi bien. Il ne voulait en aucun cas que cela cesse...

Une brusque nausée le ramena à la réalité. Le guerrier se redressa, toussa et cracha un mince filet de bile et de salive. La nausée finit par passer après plusieurs longues minutes. Lorsque Serenus put enfin lever la tête sans avoir envie de vomir, il s'aperçut qu'il n'était pas seul dans cette nouvelle cellule. Il essaya alors de se rappeller ce qu'il s'était passé avant son arrivée ici..

Il se souvint qu'on etait entré dans sa cellule et qu'on avait engouffré dans sa bouche un tissu poisseux qui sentait le moisi. Les pirates avaient attachés ses mains et l'avaient relevé avec force. Le guerrier s'était alors débattu et avait distribué coups de pieds et de tête au hasard avant d'être arrêté par un coup de bâton qui l'avait assommé. Les pirates avaient alors traîné son corps jusqu'à une barque. Avant de sombrer dans l'inconscience, Serenus avait senti les rayons du soleil caresser la peau pâle, crasseuse et ensanglantée de son visage. Il avait senti l'odeur du sel et du rhum, puis ce fut le noir complet. Les pirates avaient du le jeter dans cette autre cellule avant de partir.

Maintenant qu'il était ici, Serenus se demanda sur quel bateau l'avait on embarqué contre son gré. Etait il toujours sur la bohème ?
Le jeune homme tenta de se relever mais ses jambes cédèrent rapidement sous son poids. Il renouvella l'opération. Cette fois ci ces jambes tremblèrent et ne cédèrent pas. Serenus, appuyé contre le mur, tenta d'avancer vers la porte de la cellule quand soudain le navire prit une vague de côté qui fit basculer le jeune homme. Celui ci, de nouveau par terre, soupira. Il valait mieux rester par terre plutôt que de se casser le nez. Il gratta sa barbe et se rassit. Son ventre grogna, Serenus, habitué aux bons petits plats de son épouse n'avait pas connu un tel régime alimentaire depuis ses années de formation à la guilde.

Le guerrier leva la tête et tenta malgré la pénombre d'apercevoir les visages des personnes qui partageaient sa cellule. Il vit qu'il était en compagnie de quatre femmes et d'un homme. Il fut aussitôt mal à l'aise, il avait quand même vomi devant eux.. Il gratta l'arrière de sa Tête et ouvrit la bouche.. Mais aucun son ne sortit.
Il retenta l'expérience et réussit a prononcer ces quelques mots d'une voix si rauque qu'il ne la reconnu pas :

- Bonjour.. Pardonnez moi pour... Pour ça.. .

Le jeune homme garda le silence un long moment, géné. Habituellement il n'était pas du genre timide mais au vu des circonstances, vu qu'il distinguait à peine ses compagnes de cellule, Serenus arrivait à peine à trouver ses mots.
Il demanda alors, avec une voix légèrement plus assurée :

- Vous aussi on vous a enlevé au port de Lorgol ?

Spoiler:
 


Dernière édition par Serenus Dardalion le Sam 16 Avr - 19:06, édité 1 fois
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Le Pavillon Noir
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Louis de Brunante
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyJeu 14 Avr - 5:12

Il est de corvée de raccommodage, aujourd'hui. La lame non loin, prête à remplacer l'aiguille qui perce avec régularité et précision la voile à raccommoder, l’œil nerveux. Les mains occupées, c'est le plus important, ainsi que l'esprit. Puis, il fait beau, alors il a monté tout son bardas sur le pont, pour profiter des beaux jours et du spectacle des seigneurs du ciel, à plumes et à écailles. Il ne peut s'empêcher de lever la tête pour admirer les gracieuses créatures voler au-dessus des voiles, un brin d'admiration en son cœur, laissant parfois le travail d'aiguille pour quelques secondes de contemplation. Il revient bien vite, cela dit, à son ouvrage, qui pourrait se révéler déterminant dans leur chasse actuelle. Depuis quatre jours, ils se marchent dessus, se bousculent dans tous les sens, mais ça en vaut bien la peine. On va les retrouver, se répète Louis comme un mantra. Ils vont retrouver les petites, ses cousines. Une certitude, plus qu'un espoir. Il doit y croire autant que son oncle y croit, autant que sa tante y croit également. Par tous les dieux, il est hors de question que la Marie Sanglante donne ses cousines aux sirènes !
(ça aurait pu être notre fils)
Pensée subite -mauvaise, portant la voix de Lisbeth, rancunière- qui le fait serrer les dents et l'aiguille, un instant oubliée, lui transperce la paume. Il tressaille et porte la main à sa bouche, en suçant le sang. Il ne doit pas penser à cela. Il ne doit pas penser à Lisbeth.

Une ombre s'avance de plus en plus sur lui, cela dit, et il sent le vent frais hérisser les poils de ses bras. Quand il lève le menton, cette fois, ce n'est pas pour voir les dragons et les griffons, mais bien les nuages gris et bas qui couvrent de plus en plus le ciel. Oh ho. Il a bien fait de prendre du soleil; désormais, c'est l'orage qui les accompagnera. L'Ansemarien se lève pour replier la toile, mais il apparaît qu'un cordage oublié à celle-ci s'est enroulé autour de ses pieds et l'empêche d'effectuer sa tâche – si ce n'est en la déchirant à nouveau. Ses mouvements s'impatientent et il lance finalement un appel à l'aide à la ronde, espérant qu'un des occupants du pont allait accepter de venir à son secours : « Quelqu'un pour m'aider à plier cette... garce de... toile ? » Juste histoire qu'il ne la balance pas par-dessus bord sur un coup de colère.

Spoiler:
 


Dialogues en steelblue
Vogue et vit sous le nom Éric Voile-Ardente



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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyJeu 14 Avr - 8:42




A tribord, la mer. Rien que la mer. A bâbord aussi. Rien de plus. Pas la moindre langue de terre, et, bien entendu, pas le moindre rafiot à l'horizon, à part l'Orichalque et son chargement d'ophidiens ventripotents. Cette mer qui est ma plus ancienne amie, aujourd'hui je l'exècre. Elle me trahit, elle brouille les pistes, elle permet à des fripouilles de prendre la poudre d'escampette en emportant ma tendre amie et une flopée d'autres innocentes victimes. Sa houle me saoule. Son clapotis m'anéantit. Son odeur m'écœure.

Depuis un moment, un long chapelet de nuages noirs assombrit l'horizon. Le ciel paraît disposé à se mettre en colère très bientôt. Ça risque de tanguer ferme sur le pont de l'Audacia si la pluie et le vent collaborent gaiement. J'en connais quelques-uns à bord qui n'ont apparemment pas le pied marin et qui ont du mouron à se faire. Plus particulièrement ceux qui sont plus à l'aise dans les cieux, à chevaucher leurs fiers destriers aux armures d'écailles ou de plumes, que sur terre ou sur mer. J'ai également une pensée émue pour Marianne. Si j'étais dorade ou cabillaud, je suivrais de très près notre rafiot, il y aura sans doute de quoi festoyer bientôt dans les remous de son sillage.

Alors que je songe à la manière de me rendre utile en cas de méchant grain, tout en surveillant du coin de l’œil la course des nuages, une voix retentit dans mon dos. J'esquisse ostensiblement une grimace d'exaspération en me retournant, car j'ai reconnu le timbre de ce Voltigeur qu'Eric a qualifié de baron. J'obtiens là une nouvelle confirmation de ce que je savais depuis un moment : noble et enquiquineur, ce n'est nullement incompatible.

Cependant, plutôt que de bougonner en raison de cette outrecuidance qui me colle à la peau et qui s'exprime à tout propos, mon bonhomme me présente ses excuses. Juste ciel ! Voilà un comportement peu familier dans le monde auquel j'appartiens, celui des gueux, des soûlots, de la canaille qui rôde sur le port. Des excuses. Est-ce possible ? Le bougre me prend au dépourvu, car, en réalité, je n'ai strictement rien à lui pardonner. Dans la précipitation des manœuvres d'appareillage, nous nous sommes télescopés, sans nous faire le moindre mal, et voilà tout. P't'être qu'il était distrait, ou préoccupé. P't'être que j'aurais pu regarder devant moi et ne pas me montrer aussi arrogant. Bref, je me sens un peu mal à l'aise, un peu crétin, que ce gaillard prenne le temps de faire amende honorable pour une peccadille. Je hoche la tête lorsqu'il me remercie ensuite pour le conseil qu'Eric et moi nous lui avons donné, de se tenir à la proue. Ce second propos m'arrange parfaitement, car il me permet d'effacer le premier de mon ciboulot et de ne pas y répondre. Les grands mots, le baratin, la sensiblerie, très peu pour moi. Comment réplique t-on à quelqu'un qui présente ses excuses alors que rien ni personne ne l'y force ? Je n'en ai pas la moindre idée.

- Oublions tout ça, mon gars ! Y'a pas mort d'homme ! ... déclaré-je vivement. Je le dévisage ensuite, sans m'en cacher. Finalement, ce pignouf a une bonne bouille. Il est apparemment d'un caractère conciliant et franc. P't'être qu'il est d'abord un homme avant d'être un de ces nobles que je ne puis résolument pas encadrer ? Ou p't'être que je me ramollis à force d'inquiétude ? Qui sait ? Bah, on verra, tant pis, je me lance.

- J'ai entendu brailler Eric. Il est en train de rafistoler la voilure. Il s'y prend comme un manche, dirait-on. Je ne lui demanderais pas de raccommoder mon futal, je le retrouverais en lambeaux. Viens, on va profiter du spectacle.

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Mayeul de Vifesprit
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyVen 15 Avr - 14:13

Décidément, les Dieux ne semblaient pas leur être favorables : après quatre jours de mer, ils n’avaient toujours pas vu l’ombre d’une voile à l’horizon, et si on en croyait les nuages noirs qui s’accumulaient, un orage leur tomberait bientôt dessus. Parfait, juste parfait. Marianne semblait avoir réussi à calmer ses nausées de grossesse - ou, comme elle appelait ça, son mal de mer -, mais si la mer venait à faire le gros dos, pas sur que cela continue. Sans compter que d’autres l’accompagneraient sans doute : par temps calme, Mayeul avait été ravi de constater qu’il avait le pied marin, mais en cas de tempête, il n’était plus sûr de rien.
Histoire de ne pas se laisser envahir par la pensée déprimante de balancer son déjeuner par dessus-bord dans les heures à venir, il avait préféré aller se changer les idées à la proue, en profitant pour présenter ses excuses à Ismaïl qui s’y trouvait. Ce dernier s’était retourné avec un rictus agacé, mais à présent, il le dévisageait ouvertement, et un peu plus amicalement semblait-il. Sans broncher, le voltigeur se laissa examiner, avant d’acquiescer à la proposition du pirate. Mayeul avait toujours eu le rire facile, peu importe que son esprit soit plus ou moins embrouillé, et l’idée de venir gentillement moquer Eric le raccommodeur semblait alléchante. Plus alléchante que de s’inquièter d’un potentiel orage, en tout cas.

Il ne put s’empêcher de jeter un oeil à Nuage, néanmoins. Le griffon semblait calme, mais le voltigeur n’était pas dupe : lui aussi partageait les inquiétudes de son voltigeur. En cas de grain, leurs partenaires plumeux ne seraient pas à l’abri, et cela ne promettait rien qui vaille. D’un haussement d’épaules pourtant, Mayeul éloigna le sentiment dérangeant, choississant de ne pas s’en préoccuper pour le moment : depuis la mort de Mathilde, il était devenu très fort à ce petit jeu. Les drogues aidaient, sans aucune doute, dans cette entreprise. Il n’avait rien pris depuis la veille au soir, cependant. Il était convaincu d’être capable de s’en passer, même si l’atmosphère sur l’Audacia n’invitait guère à être détendu. Il avait besoin d’avoir les idées claires, et mieux valaient ne pas trop piocher dans ses réserves qui, si elles étaient suffisantes, ne seraient pas éternelles. Sauf en cas de force majeure, évidemment. Mais l’air marin, cependant, l’entraînement et les menues tâches qu’il effectuait contribuaient à l’endormir sitôt posé dans les quartiers qui avaient été attribués aux voltigeurs, et c’était véritablement une bénédiction.
En tout cas, le malentendu entre Ismaïl et lui semblait dissipé, et ce n’était pas plus mal : personne n’avait besoin de tension supplémentaire. Et le spectacle d’Eric se débattant avec ses travaux de couture contribuait à alléger l’atmosphère, même si l’homme, aux prises avec sa voile, ne semblait pas de très bonne humeur.
Il a l’air bien plus doué avec les noeuds.
Plaisanta Mayeul en constatant la présence du cordage autour des pieds de l’apprenti couturier. Mais vu l’humeur d’Eric, et son appel à l’aide, cela ne semblait pas être le moment de plaisanter, aussi le voltigeur s’avança jusqu’à l’homme pour lui filer un coup de main.
Je ne prétends pas être d’une grande aide, mais je ne demande qu’à apprendre.
Indiqua-t-il avant de s’agenouiller pour libérer Eric de ses attaches, évitant ainsi que la voile ne finisse bien plus déchirée qu’elle ne l’était à la base. Avec deux mains libres, c’était bien plus simple, en vérité. Qui avait dit qu’il n’était pas capable de se rendre utile?

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyVen 15 Avr - 18:10


Ce sont les bruits inhabituels, les cris des marins, qui m'ont éveillée. Une effervescence extraordinaire semblait régner sur le pont, il y avait une sorte d'urgence dans les voix des hommes, des femmes de la vivenef de Bellifère. Inquiète, je tente de les écouter, de glaner la moindre information qui pourrait nous éclairer sur notre destination finale. Mais rien. Les voix me parviennent déformées par l'épaisseur du bois du navire. Dépitée, je me recroqueville, entourant mes genoux de mes bras. J'ai peur, terriblement peur, plus le temps passe, plus les chances que l'Audacia nous retrouve s'amenuisent. Ismaïl. Mes pensées reviennent inlassablement vers lui. Comment va-t-il ? Comment supporte-t-il notre séparation, ma disparition ? J'ai peur de ne jamais le revoir, peur que l'alcool que nous avions âprement combattu ne soit redevenu son meilleur compagnon, peur qu'il ne commette une imprudence fatale pour nous retrouver …
Des pas lourds descendent précipitamment les marches et claquent dans la coursive, me tirant de mes sombres réflexions.

- Grâce, Sixtine, écoutez, on vient …
Je n'ai pas le temps d'en dire plus, des hommes nous expulsent rudement de notre geôle, et nous poussent sur le pont, rassemblant ainsi tous les prisonniers. Des nuages noirs gavés de pluie s'amoncellent à l'horizon, promesses de réjouissances tempêtueuses, suppléments indispensables à notre croisière forcée. La mer houleuse s'est parée de frisottis d'écume immaculée, les vagues se fracassent vigoureusement sur la coque du Parangon, et altèrent notre équilibre. Deux autres vivenefs nous escortent. Malheureusement pas d'Audacia en vue, non, c'est cette maudite Marie-Sanglante dont je reconnais sans aucun doute la voilure cramoisie, et une autre arborant le pavillon d'Ansemer. J'observe avec une vive appréhension -et un soupçon d'admiration- le ballet harmonieux des trois navires qui naviguent de concert sur les flots tumultueux. Je comprends que nous allons être transférés sur la Marie-Sanglante. Il y a maintenant plus d'un mois et demi que Lou-Ann et Lena ont disparu. Est-ce qu'elles y sont toujours retenues ? Aurai-je la possibilité de les voir, de les serrer dans mes bras encore une fois ?

Nous rejoignons un autre groupe de captifs parmi lesquels, médusée, j'ai cru reconnaître la silhouette gracile à la chevelure dorée de Colombe, la jeune mage guérisseuse, accompagnée d'un géant roux. Où et quand a-t-elle été capturée ? Impossible de m'approcher d'elle, je suis entraînée vers la cale par des pirates aux rictus menaçants, puis jetée dans un cachot sans ménagement. Dans l'ombre, je bouscule un homme avant de m'écrouler sur les genoux. L'odeur qui règne est écoeurante, viciée, je  fronce le nez, le coeur au bord des lèvres. Je me relève, titubant sous l'assaut du roulis qui s'accentue :

- Oh ! Pardon !
Les halos blafards des lanternes apportées par les marins, dansent sur les murs sales, allongent les ombres, et éclairent chichement la cellule. J'en dévisage les occupants, étonnée et heureuse, enfin une bonne nouvelle ! Une lueur d'espoir dans cette abominable histoire. Je profite de l'arrivée d'un autre groupe de prisonniers, pour leur parler à voix basse :

- Melsant de Séverac, le Voltigeur ! Et Louison, la Chevaucheuse ! Vous êtes en vie ! Avez-vous des nouvelles des petites Jedidiah ? Sont-elles ici ? Et vous deux, êtes-vous blessés ? Je suis Siméane Adelphe, le médecin de la Cour d'Ibélène. Nous avons été enlevées, la Princesse Sixtine, Grâce Martel et moi, il y a presque deux semaines … Nous étions sur la vivenef belliférienne Parangon, quand Martial a ordonné à l'équipage de ... de se débarrasser de notre escorte ...
Ma voix se brise sur ces derniers mots, je cherche Grâce et Sixtine du regard, mais la Princesse n'est plus avec nous …

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Dernière édition par Siméane Adelphe le Lun 18 Avr - 9:37, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptySam 16 Avr - 10:53

Vogue, ma beauté des mers. Va, mène-nous à mes filles, par-delà les flots ; va, droit vers l’horizon et sa promesse d’infini, invaincue et indomptée. Les mains sur le bastingage, je perçois comme une chaleureuse vibration qui se propage dans tout mon corps : Rhéa capte mon sentiment et me renvoie en retour une vague d’affection fort bienvenue. Être à bord de l’Audacia me rassure, ces temps-ci : sur ses planches, je me sens à l’abri. Protégée. Et même si les circonstances sont angoissantes, que ne pas connaître le sort réservé à mes enfants me terrasse, je reste tout de même guidée par l’appel de l’aventure, et nulle autre que Rhéa ne saurait mener notre charge vengeresse. Je sais qu’elle communique avec Isolde – parfois, les deux figures de proue tournent la tête pour se regarder, et l’on peut sentir l’attention de Rhéa se porter ailleurs que sur les pauvres mortels arpentant les ponts de l’Audacia.

C’est apaisant, quelque part – et ça calme un peu mon tempérament facilement enflammé ces temps-ci. Ismaïl s’approche de la proue, et je m’empresse de vider les lieux, trop tentée de le passer par-dessus bord. Je pourrais aller voir Marianne ; mais elle est visiblement en vol. Je rêvasse un moment près du gouvernail, échangeant quelques mots avec mon capitaine qui barre lui-même – puis les vociférations de Louis me parviennent, et je rejoins mon neveu d’un pas décidé, écartant d’une bourrade pas très aimable l’intrus qui met ses pattes sur mes voiles. « Laisse donc travailler ceux qui savent quoi faire d’leurs dix doigts, gamin. » Ledit gamin a sûrement trente ans, mais peu m’en chaut : il n’a pas à toucher mon Audacia, ma merveille, ma reine des océans. Un genou au sol, je tapote des jointures sur les planches, transmettant mon affection au navire, et je m’active à démêler Louis de son piège de toile. « Vas-y doucement, mon p’tit. Avec tous les pigeons et les gens respectables qu’on s’trimballe, l’a fallu faire d’la place dans les cales, et y’a pû guère d’réserve de toile pour les voiles. M’abîme pas l’gréément, ou j’te balance à la mer, vu ? » Je sais qu’il a eu peur pour Aymeric, qu’il tremble aussi pour ses cousines.

Ça va aller. Il le faut.

C’est un regard vers l’horizon qui m’alerte. Ca noircit gentiment, tout là-bas. Au-dessus du bastingage de l’Orichalque, des signaux lumineux attirent mon attention : nos camarades ont remarqué les nuages, eux aussi. En quelques enjambées, je rejoins Corail perchée sur une des chaloupes de tribord. « Beauté, tu devrais prévenir les autres plumeux. Ça va devenir tendu pour vous là-dehors, un orage approche – vous devriez aller dans la cale, vous seriez à l’abri. »

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Grâce de Séverac
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptySam 16 Avr - 17:28

Je me lève, et fais quelques pas, dans la cale du Parangon. Les sujets de conversation, déjà peu nombreux au départ, se sont taris entre Siméane, Sixitine et moi. Je me rapproche cependant d’elles, alors que de lourds pas se font entendre venant du pont. Instinctivement, je relève la Princesse, moins apte à être malmenée que Siméane et moi. De nous trois, je suis très probablement la moins effrayée par les coups, mais je ne peux adoucir le sort de mon amie médecin en même temps que celui de la Princesse. Et elle autant que moi aurons des problèmes, s’il arrivait un réel malheur à la Princesse. Alors je prends sur moi, essayant d’éviter qu’elle soit malmenée, bien que nous soyons brusquement amenées du Parangon à la Marie-Sanglante. Cette vivenef maudite sur laquelle nous avons brièvement livré combat, quelques semaines auparavant. Je suis docilement, serrant les dents alors qu’ils nous séparent de Sixtine, et nous introduisent dans une cage.

Je grimace à l’odeur – l’avantage d’avoir une princesse parmi nous est que l’on pouvait au moins prétendre à un peu d’eau pour bénéficier d’une toilette très rudimentaire, mais là tout de même. Je titube, bien que je me sois forcée chaque jour à marcher sur le Parangon. La cage qui nous accueille et plus étroite, et j’y tiens difficilement debout – outre le fait d’y être jetée sans ménagement. Plissant les yeux dans la pénombre, je reconnais Melsant, et étouffe une exclamation de… joie ? soulagement ? Je ne sais pas, mais revoir mon amie, alors qu’il m’a tant aidée ces derniers mois, me rassure.

Rassérénée, je me tourne vers nos geôliers. « Vous allez faire quoi de nous ? On peut aller à la planche d’aisance ? Vous nous amenez nous ? Il va nous arriver quoi ? »

Je ne sais pas si ça servira à quoi que ce soit, mais on verra bien. Et j’ai d’autres personnes dont je dois me soucier.

« Lou-Ann, Lena, comment vous allez ? Ils vous ont pas maltraitées ? »

Bon, les gamines se montreront surement trop fières pour dire la vérité, mais… Je me retourne vers les deux nouveaux compagnons de cellule que nous avons.

« Vous les avez vus,les petites ? Vous les avez entendues ? Elles ont l’air d’aller bien ? Et vous ? Vous savez ce qu’ils veulent faire de nous ? »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptySam 16 Avr - 18:27

Bien qu’elle était toujours paniquée par ce qu’il se passait et qu’elle continuait de se demander où on pouvait bien les emmener comme ça, Colombe était déjà un peu plus rassurée. Ca devait être le fait qu’elle ne soit plus entourée de tous ces hommes, Ambroise était toujours là, ainsi qu’un autre homme qu’elle ne connaissait pas, mais le reste des captifs étaient des femmes et elle se sentait ainsi moins mal à l’aise. Sa nausée ne la quittait pas, surtout depuis que la houle était de plus en plus mouvementée. Elle se contenait difficilement. Elle n’avait pas mangé grand chose, plus rien ne sortait vraiment de son ventre mais elle avait cette horrible sensation au niveau de la gorge et toujours cette impression d’être malade, le ventre douloureux. Il fallait absolument qu’elle pense à autre chose, qu’elle oublie où elle était et ce qu’il se passait, si c’était possible.

Couchée par terre, elle avait essayé de dormir à plusieurs reprises mais l’agitation du bateau ne le lui permettait pas. Elle était dos à ses compagnons de voyage. Lorsqu’elle entendit la voix de l’homme qu’elle ne connaissait pas (Serenus), elle se retourna et se releva péniblement pour lui faire face. C’était peut-être la distraction qu’elle cherchait. « Ne vous excusez pas, je crois qu’on est peut-être tous passés par là. Le voyage se fait bien trop long et mon organisme commence à ne plus le supporter depuis quelques jours. » Elle ne souhaitait qu’une chose, que ce voyage en bateau s’arrête enfin et qu’elle puisse rentrer chez elle. Le fait d’avoir été à l’air libre quelques instants l’avait remise sur pied pour quelques heures mais désormais, son ventre lui jouait de nouveau des tours et ça devenait insupportable. Elle était nerveuse de ne pas savoir où ils allaient, ce qu’ils leur voulaient. Elle était inquiète aussi de savoir que certains de ses amis étaient peut-être ici aussi. Elle avait cru apercevoir Siméane et Louison brièvement, elle espérait que ce n’était qu’une illusion. Elles n’étaient pas avec elle en tout cas. « On m’a prise lorsque j’étais sur les côtés d’Ansemer. » C’était il y a déjà au moins deux semaines d’après ses calculs. Elle avait perdu le fil du temps et des jours mais elle arrivait tout de même à se donner une approximation. Où qu’ils aillent, cela devait être loin de ces terres. « Y aurait-il une chance que quelqu’un en sache plus que moi ici ? Où pensez-vous qu’il nous emmène ? C’est insensé. »

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Dernière édition par Colombe Sylvest le Dim 17 Avr - 22:25, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptySam 16 Avr - 18:54

Une fois mon remède avalé, je me passionne pour les plumes sur l'encolure de mon ami, les boucles de son harnais, mes mains. Tout pour ne pas regarder la houle pendant l’atterrissage. Quelle plaie ! Oh ? Un parterre de fleurs ? Joli choix d'image, très réussi.

Nous planons au dessus de l'Audacia. Je sens mon griffon manœuvrer, il a aperçu Corail sur le pont et veut la rejoindre. J'ose jeter un coup d’œil rapidement, Freyja semble converser avec la jolie harfang. La voilà qui s'envole dans le gréement avant que Iode ne touche le pont, face à la seconde du navire. Je m'attends à ce qu'il soit déçu, mais brusquement tous ses muscles se tendent, à l'écoute de quelque chose que je ne saisis pas. C'est le vide dans sa tête. Adieu mon illusion de jardin fleuri.
Je quitte prestement son dos pour me rapprocher de Freyja. « Qu'est-ce qui se passe ? Tu as raconté une blague douteuse à Corail ? »
Epouvante. Je me retourne vers Iode, devenu méconnaissable. Les plumes qui courent sur son échine sont totalement hérissées. Ses pupilles sont dilatées, rondes comme des soucoupes, il fixe mon amie comme si elle lui avait dit une abomination. Figé comme une statue. D'un coup, je comprends ce qu'elle a annoncé à Corail. C'est donc bien un orage qui arrive... oups !
Terreur !
Ça se remet en marche dans la caboche du griffon. Panique ! Panique ! Par contre ça tourne un peu en rond, je titube presque sous l'assaut de la foudre qui m'envahit l'esprit. Et soudain il se rappelle qu'il a des pattes et des ailes. Glapissant de frayeur, le voilà qui détale vers le panneau de cale ! Les matelots sur sa route se jettent de côté pour le laisser passer, Eric s'écarte vivement avec une voile dans les bras, mais Ismaïl n'est pas assez rapide. Dans sa précipitation à rejoindre le panneau d'accès, Iode a exécuté un battement d'ailes. Je vois notre cartographe suspendu dans les airs, dans une position saugrenue...

Plouf

« Un homme à la mer ! »

Comment la situation a pu dégénérer aussi rapidement ?
Ça s'agite sur le pont. A force de tirer et pousser et soulever, la boule de plume terrorisée a réussi à déplacer le panneau. Le griffon plonge dans l'ouverture tête la première, l'arrière train se tortille pour passer, et un piaillement plus tard, la queue plumeuse a disparue elle aussi.
Moi ? Je suis restée bouche bée devant tant de spectacle. Je m'en souviendrai de cette traversée.
« Ahem, Freyja ? J'imagine que tu vas me confirmer que c'est un orage qui nous attend. Je vais prévenir les Voltigeurs qu'ils ont intérêt  à bien arrimer leurs affaires. Et notre cuistot n'aura pas besoin de nourrir tout le monde ce soir. »
Effectivement, je sens déjà la nausée revenir au galop. Cette impression d'être trahie pas l'océan, c'est terrible. Rhéa me témoigne fréquemment sa compassion, mais elle non plus ne comprend pas le mal qui m'habite. Mais je tiendrai le coup. Pour Freyja et ses petites, pour ma filleule. Pour Grâce, Melsant et Siméane. Je ne dégueulerai pas tout ce que j'ai dans le ventre pour rien !

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptySam 16 Avr - 19:01

Serenus leva la tête quand une des jeunes femmes lui répondit. Il fut pendant un temps soulagé. Parler avec quelqu'un lui permettrait de se sentir mieux... Et de ne pas penser au destin peut être tragique qui les attendait. Quand Colombe lui parla de son organisme à deux doigts de craquer, Serenus sut alors qu'elles étaient prisonnières depuis plus longtemps que lui.. Mais pourquoi les pirates ont ils capturés leurs victimes à intervalles différents ? C'était insensé. Colombe lui avoua alors qu'elle avait ete enlevée non pas au port de Lorgol mais au côtes d'Ansemer. Les pirates avaient alors en plus effectués des raids a des lieux différents ? Cela expliquait peut être La difference de temps entre la capture de Serenus et celle de Colombe et des autres prisonniers.

Le guerrier garda le silence pendant un moment. La nausée refit alors son apparition. Serenus mît sa tête entre ses genoux et ferma les yeux. Il serra les dents et tenta de calmer son malaise. Il finit par se redresser après plusieurs longues minutes.
Colombe brisa le silence et dit alors :

- Y aurait il une chance que quelqu'un en sache plus que moi ici ? Ou pensez vous qu'ils nous emmène ? C'est insensé.

Le guerrier secoua alors la tête, lui non plus ne savait rien. Il n'avait rien appris des pirates qui le gardaient prisonnier dans la Bohème. Serenus répondit quand même, afin que le silence ne prenne pas le temps de se réinstaller :

- Je suis désolé. Mais je ne sais pas grand chose. J'étais sur un bateau appellé la Bohème avant d'atterir ici. Tout ce que j'ai pu tirer de mes ravisseurs c'est : "ou qu'on va ? Je sais pas, ça change tout le temps". J'ai essayé de leur parler à travers la porte. Je n'ai reçu que des crachats...  

Le jeune homme se mît à quatre pattes et se traîna jusqu'à la porte. Lorsqu'il y parvint, il s'accrocha au bois pour se relever. Il regarda par un petit hublot et tenta d'apercevoir ce qu'il y avait A l'extérieur de la cellule. Il put ainsi voir un long couloir où quelques pirates effectuaient leurs rondes. Il se demanda alors si Simza était sur ce navire. Il y avait peut être une chance.. Celle ci etait maigre mais au moins elle existait, et Serenus sentit son coeur s'accélérer à cette pensée.

Il se tourna alors vers ses compagnons de cellule et dit avec un sourire qui trahissait sa fatigue :

- J'ai rencontré une pirate dans un bar à Lorgol. Elle s'appelle Simza. Si elle est sur ce navire peut être qu'elle pourra répondre à nos questions.. Si elle accepte bien sûr.. Parce qu'elle a son caractère.

Le guerrier se rassit à côté de la porte et souffla pour faire passer sa nausée. Il pria pour que Simza soit sur ce bateau, ou que ses compagnons de cellule en sachent en peu plus. Il ne supportait pas de ne pas savoir ce qui allait leur arriver. Allaient ils mourir ? Cela etait évident. Pourquoi capturer des personnes et les emmener au large sinon pour les tuer ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptySam 16 Avr - 20:09

« Très spirituel, très utile », grogne un Louis qui a bien entendu les commentaires d’Ismaïl à son égard. Et quand il s’approche, c’est de surcroit non pas pour l’aider, mais pour le regarder se débattre avec le cordage et la toile de la voile – même le Voltigeur a plus de considération et s’agenouille pour l’aider, avant d’être sèchement chassé des lieux par sa tante. Pour une fois que l’homme voulait se rendre utile, depuis le début de la traversée, et pas seulement avec quelques tentatives maladroites pour les décharger de leurs tâches… L’expression grognonne du pirate se fait un peu plus douce, face à Freyja, qui l’aide pour de bon à se déprendre : « Vas-y doucement, mon p’tit. Avec tous les pigeons et les gens respectables qu’on s’trimballe, l’a fallu faire d’la place dans les cales, et y’a pû guère d’réserve de toile pour les voiles. M’abîme pas l’gréément, ou j’te balance à la mer, vu ? Encore ? » Un sourire, plus franc, éclaire un instant ses traits. C’est qu’elle l’a déjà fait, le balancer à la mer pour un oui ou pour un non, histoire de lui faire comprendre qu’il était désormais bien pirate et non plus marin. Il replie soigneusement la toile, profitant de son aide encore quelques instants avant qu’elle parte signifier à un des griffons que l’orage se pointe au loin et qu’il s’avance vers eux à grande vitesse.

Un concert de cris et de piaillements l’arrête dans son trajet précautionneux vers le nouvel endroit où il doit ranger la toile raccommodée par ses doigts de fée, mais il n’a pas le temps de changer la toile pour son sabre qu’il comprend que le danger est trop imminent. Et trop plumeux. Louis bondit juste à temps pour éviter le griffon affolé, les bras chargés et la vue bloquée par ledit chargement, et se cogne le dos brusquement contre le bastingage. Le glapissement de douleur se perd dans le bruit du cartographe rejoignant les flots, prenant là un bain bien inattendu. L’Ansemarien dégage une de ses mains pour se frotter le dos, la grimace au visage, et fait quelques pas pour observer son camarade de piraterie nager et se voir tendre une corde pour remonter sur le bateau. Amusé (et un peu satisfait de le voir nager, l’avait qu’à pas se moquer, plus tôt, c’est le Destin qui veut ça), il ne peut retenir un petit commentaire ironique : « Ça refroidit un bon coup, hein ? » Il croise le regard de Freyja et se dépêche d’aller ranger la toile, pour ne pas aller rejoindre Ismaïl à la flotte, histoire que lui aussi soit refroidi. il repère Mayeul, pas bien loin, et s’adresse directement à lui : « L’Voltigeur, j’ai besoin qu’tu m’ouvres le panneau d’la cale. » Qu’il recommence à se rendre utile, il n’a pas fini.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyDim 17 Avr - 1:19

« Excuse moi, mon ami, je crains que les nombreuses nuits à chercher à obtenir la plus minime information qui puisse être au sujet de ces enchantements vils et dont l’aspect vicieux n’est plus à prouver n’aient eu raison de ma capacité à m’exprimer et à conserver. Je prise pourtant nos échanges. Je crains cependant qu’il soit plus intelligent pour moi de me reposer, avant que je ne sois réellement sollicité. Un luxe qui ne nous est pas réellement permis, pourtant. Ferveur et moi pourrons peut-être repérer un détail qui nous sera d’une grande aide, depuis les airs, malgré tout. Veux-tu te joindre à moi, pour une envolée brève ? »

Une fois sa réponse obtenue, je me dirige vers un des bords de la vivenef, près à monter sur Ferveur qui a parfaitement perçu mes intentions. Cette pensée me serre quelque peu le cœur, me forçant à me remémorer que quelques seigneurs du ciel ici n’ont plus de contacts avec ceux auxquels ils se sont liés. Leur solitude et leur douleur m’est inimaginable, mais je crains qu’il s’agisse de la pire des tortures que je pourrais imaginer. Qu’il doit être angoissant d’être captif mais, surtout, de ressentir ce vide inhabituel et absolument incongru, dès lors qu’on le se lie à l’un des ces majestueuses créatures.

Je secoue la tête, et me reconcentrer sur l’étendue bleue qui s’étend à perte de vue sous mes yeux. Nous nous éloignons quelque peu de l’Audacia, pour espérer découvrir des choses que nul n’aurait repéré jusqu’à présent, mais Ferveur me fait signe que nous devons rentrer, que je dois retourner sur le pont. Un orage, violent visiblement, s’apprête à nous tomber dessus. Et les Dieux seuls savent combien il est dangereux de chevaucher un dragon conducteur du tonnerre par temps d’orage. Ferveur accélère son vol, et je me glisse sur le pont sans demander mon reste, m’éloignant des pirates affairés.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyDim 17 Avr - 10:18



A dire vrai, je ne m'attendais nullement à ce que Mayeul se mette à collaborer avec Eric pour rafistoler la voilure. Je regrette même un peu de lui avoir proposé de me suivre vu que j'adore voir galérer le petit protégé de Philippe, lequel, à mon sens, profite un peu trop souvent de sa situation privilégiée. Notre bon Voltigeur est d'ailleurs bien mal récompensé de sa gentillesse, car il se prend en pleine face une flopée de remarques acidulées de la part de Freyja. La bougresse n'y va pas de main morte. Elle a vraiment un caractère de cochon pour le moment. On le sait que c'est son rafiot, Mayeul tâchait simplement de se montrer serviable. Il ne va pas la lui bouffer, sa Vivenef ! Je souris discrètement. Un proverbe de mon village natal me revient à l'esprit. « Faites du bien à un chien, il vous pisse dans la main ». C'est exactement ça. Mais bon, dans un sens, c'est bien fait pour sa pomme à Mayeul, il n'avait qu'à profiter du joyeux divertissement offert par notre raccommodeuse de charme.

Je me recule de deux pas. J'suis vaguement tenté de venir en aide au Voltigeur, mais je préfère attendre que la femme du bosco retrouve son calme. Cela ne devrait pas tarder, puisque son neveu chéri est dans les parages. Je ne m'étais pas trompé, les voilà en plein ravaudage de voile tous les deux. Joli duo de terribles pirates sans foi ni loi, non ? Regardez les, ces deux fripouilles sanguinaires ...

Ces deux pas accomplis vers l'arrière, je pense que je m'en rappellerai durant toute ma chienne de vie. Je perçois soudain une présence dans mon dos, associée à quelques criaillements aigus et à un appontage plutôt approximatif ! Je rentre la tête entre les épaules, dans un geste de protection aussi classique qu'inutile, je cherche à m'accrocher à n'importe quoi, ou à n'importe qui, mais mes doigts ne happent que le vide. En moins de temps qu'il n'en faut à une mouette pour partager le repas de Marianne, zou, je me retrouve à la mer, dans le sillage du bateau. Tous les flibustiers savent nager, bien évidemment, mais je suis botté, habillé, frigorifié, énervé, car j'ai eu le temps de repérer le responsable de cette sinistre maladresse, et j'ai du mal à rester à la surface de l'eau. Les remous me fouettent le visage, et j'ai bu au moins trois litres de ce fichu bouillon salé. Une corde est lancée dans ma direction par une bonne âme que je n'ai pas pu identifier, mais elle est vachement éloignée de mon point de chute, et j'ai les doigts gourds. L'image de ma Samy m'apparaît au centre des vagues qui commencent à enfler sérieusement.

Nous nous aimions tant ...

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyDim 17 Avr - 10:48

Qu’il est humiliant de solliciter ses geôliers pour ainsi satisfaire ses besoins. Je n’en ai pas réellement envie, mais je ne peux m’empêcher de penser que repérer l’horizon ou même voir comment est disposée cette vivenef la, en dehors du chaos de la bataille qui m’y a amenée précédemment, peut-être utile. Et qui sait, peut-être pourrais-je… je ne sais, fuir, retrouver l’Audacia, qui doit être à notre poursuite. Et d’autres vivenefs, peut-être, qui ont su résister à cet enchantement que j’ai l’impression de sentir vibrer à travers les planches qui forment ce pont que je foule de mes pieds ? Sûrement n’est-ce qu’une illusion, causée par ce que je sais grâce à Rhéa, et à Marianne qui a posé les bonnes questions, mais toujours est-il qu’elle me semble vivace, et me donne quelques frissons, bien malgré moi.

Je regarde droit devant moi, imperturbable, espérant que le geôlier à mes côtés sorte de son mutisme, pour répondre à quelques unes des questions que j’ai exprimé à haute voix, autre que l’autorisation de me rendre à la planche d’aisance. Je ne sais guère que faire, pour le moment, sinon regarder le plus discrètement possible pour essayer de déterminer le nombre de pirates, ou même d’attraper discrètement un objet utile. Sauf que je ne peux m’empêcher de garder en tête le fait que nous ayons été regroupés. Ce n’est pas anodin. Si nous voulons faire quelque chose, avoir une chance de sauver tous les captifs, si je voulais avoir une chance que les filles ne soient pas sacrifiées et que ma petite Lucy, que Philippe et Freyja, que les Jedidiah n’aient pas à souffrir d’une telle perte, une chance que la princesse survive et que nous ne perdions pas la vie pour ça à cause d’une famille régnante ne surmontant pas cette peine, ou quelque autre malheur que ce soit, alors je devais agir.

Je ne sais pas bien pourquoi cette impulsion m’est venue, mais elle ne quittait plus mon esprit. Que pouvais-je faire ? Tenter de briser l’enchantement qui liait Maria à la Marie Sanglante, qui avait semblé cruelle et folle lors de notre affrontement contre elle quelques semaines auparavant, en la détachant de la vivenef à coup de canon ? Briser le gouvernail, toujours à coup de canon, pour empêcher la progression du bateau, et l’amener à être retrouvée par les escadrons qui devaient nous chercher de manière plus aisée ? Sauter à l’eau, tout simplement, pour espérer pouvoir nager suffisamment loin pour percevoir de nouveau Corail, et lui indiquer ma position ? Je risquais de ne pas survivre, affaiblie, affamée et ayant été soumise à des jours d’emprisonnement, mais cela serait pour la bonne cause. Si je n’avais pas des filles qui comptaient sur moi, si je ne devais pas libérer celles que je considérais comme ma famille, si Melsant ne se trouvait pas parmi nous… Les si ne s’arrêteraient jamais.

Je me souvenais parfaitement des paroles glaçantes de Maria, lors du Carnaval. Ses paroles, sur le sang. Je ne connaissais pas les serments qui pouvaient lier grâce sang, mais ils ne devaient pas être anodins. Si ces… sirènes voulaient du sang, il devait les fortifier, les rendre plus puissantes, leur apporter quelque chose. Pourrais-je passer un tel pacte avec Maria ? Lui faire gouter mon sang, et obtenir son aide ? Je ne pouvais que l’espérer. Je n’avais pas d’autres solutions, et peut-être bien étais-je habitée par le désespoir. Les conséquences seraient graves, je n’en doutais pas. Mais si je pouvais sauver les autres… Si seulement je pouvais agir, nous sortir de là. Tournant brusquement la tête, j’agrippais la dague apparente attachée à la hanche de mon geôlier, courant vers la figure de proue. Maladroitement, trébuchant quelque peu, mais j’y parvenais tant j’avais surpris l’équipage. Je m’approchais au mieux, tenant le bastingage, priant pour ne pas tomber, entaillant mon bras, laissant le sang couler sur la figure de proue, l’imprégner.

« Maria, veux-tu accepter cette offrande de mon sang, à moi qui sollicite ton aide pour échapper à cette captivité que je subis ? Sauras-tu me donner l’impulsion ou la force nécessaire pour quitter ce bateau, et avoir la vie sauve malgré tout ? »

Pourvu que Maria m’aide.

Spoiler:
 
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Dragonnet du Chapitre • Version 4.3
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyDim 17 Avr - 14:08

Quand tout fut prêt, les deux navires purent enfin prendre le large et s'ébranler, voguant vers d'autres horizons. Évidemment, tout cela aurait pu paraître idyllique, si la mission principale des deux vivenefs n'avait pas été de retrouver des captifs retenus à fond de cale, quelque part en mer. Aussi, tandis que les deux navires s'éloignaient peu à peu, il n'y eut nulle réjouissances sur le pont, les matelots s'affairant simplement à leurs tâches, tandis que les passagers s’occupaient comme ils le pouvaient. Toujours assis dans un coin, Arietty sur ses genoux, Aaron continua de contempler l'océan un moment, avant de se redresser.

Il détestait l'inactivité, et rester à ne rien faire sur le pont l'agaçait au plus haut point, malheureusement il n'avait aucune connaissance lui permettant d'aider les matelots. Il avait le pied marin - ou à peu près - ce qui était déjà une bonne chose. Combien de fois avait-il vu des passagers débarquer sur le port aussi vert que leur manteau, prêts à vomir toutes leurs tripes ? Trop de fois pour ignorer que le mal de mer était une chose bien peu plaisante.

Intimant à Arietty de se lever, il attendit que la petite belette ait filé avant de se lever. Sous ses pieds, le navire tangua et il dû se rattraper au bastingage pour ne pas perdre s'affaler. Après quelques instants, il retrouva enfin son équilibre, du moins suffisamment pour pouvoir se déplacer. Lassé de se sentir inutile, le cadet décida de rejoindre ses acolytes, toujours accoudés sur le pont. En quelques pas, il les eut rejoint, et déclara en grognant : « Suis-je le seul à me sentir inutile ? Je préfèrerai encore avoir à me battre plutôt que de rester assis là.»

Ce disant, il porta son regard sur la mer. La houle commençait à se faire sentir, et les nuages sombres qui s'amoncelaient à l'horizon ne présageaient rien de bon.

Spoiler:
 

EDIT : Je suis désolé pour Ismaïl du coup, j'avoue que je n'en ai pas parlé du tout dans mon poste, disons qu'il est tombé de l'autre côté du bateau :face:


Relations ♦️ Évolution ♦️ Jeu d'Omen
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Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 175691TitreAaron2
Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 183231Quintal6
Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 512835TitreAaron1
Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 LabyrintheOcean
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyDim 17 Avr - 14:41


Chroniques d'Arven

Les Amoureux du Vent

Intrigue 1.3



Intrigue animée par Aura·


Action - Grâce Martel

Déblocage de l'annexe des Vivenefs ► Livre des Traditions, Magie et Savoir


Oh, magie ancienne. Oh, pouvoir puissant ! Goutte à goutte, le précieux fluide carmin coule sur les planches de la vivenef, sacrifice spontané, don sans prix, librement consenti. Oh, elle s'éveille, la magie si lointaine des vivenefs, sauvage et barbare, elle vibre dans l'air soudain, contrant l'enchantement des sirènes ; et le sang coule, coule encore, coule toujours dans chaque veine du bois de Maria.

Que sait-elle, la Voltigeuse éprise de liberté, du sang que chaque capitaine fait couler sur son pont lors de sa prise du navire ? Que sait-elle, de ces paumes entaillées qui ne permettent de barrer juste dans la tempête que si elles sont ensanglantées ? Que sait-elle, l'invitée privilégiée de l'Audacia, de ces scarifications nées de la répétition au creux des mains de Freyja et qui lient son amie à Rhéa bien plus irrévocablement qu'aucun serment ?

Elle n'en sait rien, la blonde combattante, l'acharnée guerrière, indomptée et insoumise tout autant que la figure de proue, et c'est ça, peut-être, qui donne à son sang la valeur de la sincérité. C'est cela, sûrement, qui donne à son offrande la portée nécessaire. Un instant, un calme absolu tombe à bord : les pirates se figent, comme en transe, et le silence soudain s'épaissit. La figure de proue se tourne alors vers Grâce, braquant le regard de ses yeux de bois dans celui de la Voltigeuse, et la magie frémit dans l'air tandis que le lien se fait.  

MARIA : « J’accepte ton offrande, fille des cieux, toi qui vogues sur les nuées quand j’arpente les océans. J’accepte ton sang et tout ce dont il est porteur : j’accepte ta griffonne, j’accepte ton fils, j’accepte tes filles, j’accepte Bellifère, j’accepte ton époux. J’accepte ta frustration, ta colère, ton courage, ta détermination, ta rigueur. J’accepte le chant de la liberté dans ton cœur, j’accepte l’horizon des cieux qui règne sur ton âme. Je les fais miens. Tous, je les accepte, et je les porterai en moi jusqu’au jour où ton sang sera froid dans les veines de mon bois. Va, Voltigeuse, fuis – je te porterai en moi, et je n’oublierai pas. »

Le charme se rompt. L'équipage sort de sa torpeur, et Maria tend son bras de bois vers Grâce, pour l'aider à enjamber le bastingage.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyDim 17 Avr - 15:49

Au matin du quatrième jour, la houle duveteuse se métamorphosa. Le clapotis de l’eau, si rassurant en temps normal, devint plus menaçant, et le ciel grisonnant se voila de lourds nuages d’orage. Neve émergea du sommeil lorsque la bise froide commença à caresser le pont, sifflant entre les cordages et les hauts mats, serpentant entre les haubans. Les vivenefs, imperturbables, progressaient sans se soucier des bourrasques et des vagues naissantes, sillonnant l’océan dans un mutisme permanent. Le jeune ansemarien appréciait les observer de loin, prostré dans sa timidité. Il détaillait leur faciès de bois sculpté, leur prestance, les mille et un détails de leur immortalité, et cent fois il se confrontait à leurs innombrables mystères. Toutefois, sa contemplation méditative n’eut pas le loisir de perdurer ; les évènements prirent une tournure singulière, et tout sembla s’accélérer.

Un « plouf » dantesque tira l’équipage de sa routine mécanique, et tous se précipitèrent à la poupe, penchés dangereusement au-dessus des flots, pour observer le plat mémorable d’un malheureux pirate. Si une corde lui fut lancée, le geste salvateur sembla plus qu’inutile, au regard des remous qui déjà emportaient flibustier dans le tourbillon des vagues. Les pirates de l’Orichalque ricanaient quelque peu, mais bientôt le drama de la situation fit taire tous les gloussements. La tempête jetait un œil toujours plus sévère sur les navires obstinés, prête à dracher de tout son saoul à tout instant. Tristan et Neve, observant la scène avec une certaine appréhension, furent bientôt rejoints par Aaron, dont les mots sonnaient étonnamment vrais. L’apostrophe du Chevaucheur convainquit le jeune ansemarien d’intervenir, bien que les passagers de l’Audacia semblassent (un subjonctif, tous à couvert !) plus à même de secourir le malheureux pirate – entre nous soit dit, bien plus semblable à un tonneau de piquette balloté par les flots qu’à un intimidant corsaire.

Je reviens dans un instant, bafouilla Neve auprès de ses deux compagnons, s’excusant d’un signe de tête de s’éclipser si brusquement.

Inespéré, témoin de la scène, ne tarda pas à rejoindre le jeune ansemarien sur le pont, n’émettant aucune remarque quant à l’évidente maladresse d’une telle manœuvre. Le dragon prit son envol, traversant les hauts mats et les voiles sans effleurer ne serait-ce qu’une tenture, avant de plonger, c’était le cas de le dire, en direction du pirate naufragé, qui barbotait comme un morceau de plomb dans l’eau. Les griffes acérées et la précision mathématique d’Inespéré permirent un sauvetage sans encombre, bien que la colère semblât émaner toute entière du pirate.

Vraiment navré quant aux méthodes rudimentaires, lâcha Neve en se penchant vers le passager.

Une maladroite manœuvre, et le corsaire était déposé avec la délicatesse d’un dragon – soit une délicatesse à remettre en question sur de nombreux points – sur le pont de l’Audacia, atterrissant dans un amas de cordages pour amortir la chute. Le jeune ansemarien ne souhaitait pas s’attarder davantage sur le pont de l’Audacia, mais tandis qu’Inespéré reprenait de la hauteur, la houle tapageuse devint incontrôlable et de violentes bourrasques se levèrent, secouant le rafiot de part en part. Le ballet orageux interdit à la fine carrure du dragon, taillée pour la course et l’agilité mais à la puissance limitée, de s’envoler du pont. Les griffons eux-mêmes étaient ballotés sur les mats comme de petites poupées de plumes. Neve se retourna vers l’équipage de l’Audacia, posant lentement pied à terre, et s’adressant au capitaine, Philippe Jedidiah, qui le regardait d’un œil circonspect :

Pardon, avoua-t-il, un sourire penaud au coin des lèvres.

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyDim 17 Avr - 17:41

La tension est palpable dans l'air, même depuis les cales de la Marie-Sanglante. Vous sentez l'équipage plus agité. Un pirate est passé plus tôt, a fait un tour de la cale avant de remonter sans un mot malgré vos tentatives de le faire parler. Tu as un mauvais pressentiment ; tu n'es sûrement pas le seul. Ton instinct te souffle que cela n'est pas de bonne augure et tu te redresses dans l'attente de... quelque chose, quoique ce soit.

Tout doute est confirmé lorsque la vivenef se retrouve à l'arrêt et que les bruits se font plus nombreux sur le pont. Vous n'entendez rien de précis, de simples sons étouffés, mais c'est suffisant pour vous inquiéter définitivement. Cela ne peut signifier qu'une chose : vous êtes arrivés à destination. Avez-vous atteint les fameuses « sirènes » ? Une île ? Un autre territoire inconnu ? Tu n'aimes pas l'idée mais vous ne pouvez pas y faire grand-chose dans l'immédiat. Depuis le temps, vous avez envisagé voire tenté tout ce à quoi vous pouviez penser.

Soudain, la porte claque et s'ouvre. Plusieurs membres de l'équipage entrent suivis de têtes que tu reconnais pour certaines grâce aux lumières extérieures aux cales. Tu te redresses, sur le qui-vive et profondément attristé que d'autres aient été capturées. Tu te stabilises d'une main sur la coque intérieure quand la houle fait considérablement tanguer la vivenef puis échanges un regard inquiet avec Quitterie.

Une première femme est jetée dans votre cellule sans ménagement. Elle titube vers toi, tu essaies de la rattraper mais le bateau tangue dangereusement à ce moment-là ; tu perds l'équilibre. Elle s'excuse et, bien rapidement, la reconnaissance éclaire ses traits ainsi que les tiens. Siméane Adelphe. Elle se trouvait sur l'Audacia quand vous cherchiez les enfants enlevés. Sa présence ici ne te rassure pas, au vu des implications, mais voir un autre visage familier fait du bien, en quelque sorte.

Tu essaies de répondre au mieux à ses paroles, glissant tes réponses entre ses questions. « Elles sont dans la cellule voisine, sauves et en bonne santé, compte tenu des circonstances » et « Nous ne sommes pas blessés, juste affaiblis par le temps passé en captivité. Et vous, comment avez-vous atterrie ici ? » Elle vous explique les circonstances et tu réalises avec effroi que tous les nouveaux arrivants doivent provenir de vivenefs devenues folles, elles aussi. Et puis, enlever la princesse d'Ibélène ? Quelle démence. Une petite voix dans ta tête te souffle pourtant que, si une Chevaucheuse, un Major et deux Jedidiah n'auront pas été suffisants pour rameuter de l'aide, une présence royale achèvera sûrement de convaincre les hauts placés, ce qui gonfle un peu ton espoir.

Tu perds pourtant le fil de la conversation quand tu constates qu'une autre silhouette a été placée dans la cellule peu après Siméane. Tu la connais plus que bien et tu aurais préféré la voir ailleurs, en sécurité, qu'ici sur les bancs des condamnés à mort. Grâce semble... soulagée de te voir, ce que tu peux comprendre, mais, toi, tu pâlis même si que personne ne peut le discerner. Tu crains déjà pour la vie des prisonniers de ce bateau, vous avez senti que le vent tournait pour vous – sans mauvais jeu de mots. Savoir que Grâce va faire partie des pertes éventuelles t'emplit de désespoir.

Sans autre geste, elle part dans une litanie de questions à l'adresse des membres de l'équipage présents, puis s'adresse aux petites captives avant de se tourner vers votre groupe. Tu la rassures, comme Siméane quelques instants avant. Tu laisses Quitterie prendre la parole si elle le souhaite mais tu réponds aussi à la dernière question. « Aucune idée réelle à part que nous allons peut-être servir d'offrandes ? Peut-être aux sirènes que Maria a citées lors de notre capture. Ce qui est sûr, c'est que les choses approchent de leur fin, vu notre regroupement. Il va nous falloir être à l'affût d'une quelconque occasion ou faiblesse. » Elles le savent toutes mais le dire t'aide à renforcer ta conviction et ta motivation.


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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyDim 17 Avr - 18:01

*Toujours rien..*

Je chevauchais mon griffon et les courants marins, le regard rivé sur l'horizon. Chevaucher constituait ma seule activité depuis notre départ ; je volais haut dans l'espoir d'apercevoir ne serait-ce que l'esquisse d'une voile, mais rien, pas l'ombre d'un mât. Je scrutais alors de plus bel les vagues jusqu'à ce que nous regagnions l'Audacia pour un repos bien mérité. Dès lors il se perchait avec les autres, et moi je m'accoudais au bastingage, pensive et silencieuse. Il était ainsi facile de m'oublier tant je brillais par mon absence ! Je n'avais, pour ainsi dire, abordé personne et personne ne m'avait abordé, à ce titre, je devais passer pour une personne hautaine. La belle affaire ! Cette situation m’arrangeais plus qu'on pourrait le penser. En effet, quatre jours durant, je n'avais eu le cœur à la conversation, et pour cause, je portais en moi le poids de la culpabilité. Laquelle ? Celle d'avoir abandonné Melsant, une chevaucheuse et deux gamines du capitaine. Comment ne pas se sentir responsable après un tel événement ? J'avais passé ma convalescence à me questionner, à rejouer la scène mentalement, et à me dire « et si j'avais fait ça, peut-être que... » mais avec des « si » on refait le monde. Le coude posé contre le bois, je fixais l'océan, puis je rejoignais les quartiers attribués aux voltigeurs me reposer, et si je n'y parvenais pas, je m'en retournais sur le pont observer les étoiles. Je n'avais jamais vraiment pu les observer depuis un navire auparavant, cela aurait pu être amusant en d'autres circonstances.


Au bout de ces quatre jours de calme terrible, vint enfin la tempête. De manière littérale. Elle laissa étendre ses longs et sombres bras au-dessus des flots, leva les vents. Quartz, peu habitué à telles conditions, me fit part de son inquiétude grandissante depuis son perchoir. Je me chargeai de le rassurer en gardant un esprit calme, mais surtout, en essayant de cacher ma propre crainte. La vivenef taguait de plus en plus, de quoi me rendre légèrement nauséeuse. Assise contre un mur, j'espérais vivement que cela ne dure pas. Maudits pirates ! Maudite tempête !

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Dernière édition par Aurore d'Astreciel le Mar 19 Avr - 19:36, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyDim 17 Avr - 18:51

Si il avait su que la situation deviendrait critique à ce point, peut-être n'aurait-il pas abandonné Frénésie aussi facilement pour monter sur ce navire. En voyant les vivenefs se rejoindre et les prisonniers venir tous sur la Marie Sanglante, il se demanda si leur voyage prenait bientôt fin, si ils arriveraient sous peu à leur but...? Peut-être bien que oui. Avec d'autres pirates, on l'envoya dans les geôles, il fallait bien garder tous ces gens, veiller qu'ils ne puissent pas s'échapper ou tenter quoi que ce soit. Il était semblable à tous les autres pirates, Valarr, mais il comptait bien aider les pauvres captifs à sortir de cet enfer nautique, de ce mauvais pas qu'ils n'avaient pas voulu faire volontairement. Il devait pour l'instant veiller sur eux et ne voulait pas attirer l'attention, d'autres gardes les entouraient et il ne pourrait rien faire tant qu'il ne serait pas seul...

Mais les prisonniers discutaient entre eux, ils se demandaient ce qui se passait et ce qu'on allait faire d'eux. Certains avaient la bougeotte dans les cellules, d'autres beaucoup moins. L'un d'elle, une femme à la crinière blonde, semblait plus franche et téméraire que les autres et demanda à aller à la planche d'aisance. D'autres questions l'accompagnaient, mais il n'avait pas la moindre réponse à lui donner...Ce fut lui, Valarr, qui l'accompagna. " Madame, je ne peux fournir aucune réponse à vos questions. Je crains de ne pas savoir plus que vous ce qui se passe ici ni où nous nous rendons. Mais je peux vous aider, même si s'enfuir ne sera surement pas choses aisée... " dit-il en se tournant vers elle, marmonnant plus que parlant, il ne voulait pas que quelqu'un d'autre puisse entendre ce qu'il pouvait bien lui dire.

Valarr laissa sa captive lui subtiliser sa dague, ne résistant nullement et n'essayant pas de l'attraper. Pour faire bonne mesure et donner le change, il courut à sa poursuite, sur ses petites jambes, jusqu'à la proue du navire. Il arriva à temps pour l'entendre formuler sa prière à Maria, tout cela était fou pour lui et lui semblait incroyable, au moins autant que les dragons pouvaient l'être pour des gens qui n'avaient jamais entendu parler de magie. Et il l'entendit, Maria, parler à la grande dame blonde, lui tendant même son bras pour l'aider à passer par-dessus le bastingage. Il vit, se retournant vers le reste de l'équipage, que le sort semblait avoir pris fin et que tous étaient à nouveau libre de leurs mouvements et de leurs pensées...Leur mésaventure était-elle finie...? Ou les flots leur réservaient-ils une nouvelle surprise ?

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyDim 17 Avr - 20:20

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J'secoue Lena d'une main et j'lui désigne la paroi qui nous sépare d'nos voisins – et j'vous jure que j'bouffe le premier qu'ose me dire qu'ça s'fait pas d'montrer du doigt.

« Grâce ? Grâce, c'est nous ! On est là ! »

J'sais pas trop si j'suis heureuse d'la savoir là ou pas. Parce qu'elle, j'suis sûre qu'elle nous abandonnera pas à fond de cale. Mais et si elle pouvait rien faire ? Si elle se retrouvait juste à disparaître elle aussi ? Parce que j'connais des légendes sur des sirènes... tous les marins en connaissent ! Et ça finit jamais très bien. Nom d'un p'tit hareng, j'veux pas qu'une autre de mes sœurs perde sa marraine ! Mais quand même, rien que d'entendre sa voix, ça me rassure un peu. Et quand je la vois passer, fière et droite pour aller à la planche d'aisance, j'voudrais presque pouvoir me caler juste une minute dans ses bras. Moi qui ne fais plus de câlin à personne – sauf à Marianne, et encore, sous la menace – j'voudrais juste qu'elle me serre un peu et qu'elle nous dise qu'ça ira. Mais y'a toujours cette grille entre nous et j'ai beau m'approcher, un de ces foutus bateliers en fait autant, comme pour m'faire reculer et m'empêcher d'la voir vraiment. J'reste là pourtant, ma frangine derrière moi, à scruter en vain l'coin d'obscurité où elle a disparu.
Avant de me rendre compte que le gueux d'vant moi s'est brusquement figé. Et son comparse aussi. Et c'est affreusement louche toute cette affaire.
J'connais les Vivenefs. Un peu. Suffisamment pour savoir que tout ça n'est pas normal du tout. Un bateau, c'toujours en mouvement, y'a du roulis, des hommes sur le pont et d'autres qui crient en s'affairant. Jamais ce silence. Y'a forcément une magie là dessous... et quelle autre que celle de la figure de proue qui nous a embarqués ?

Sans même réfléchir, sans me poser plus de questions, je glisse entre les barreaux une main furtive pour attraper les clefs qui pendent au ceinturon du geôlier. Sont pas bien espacés ces barreaux. Mais pour un poignet de gamine affamée, y'a bien assez de place. Et en une fraction de seconde, je déverrouille cette chienne de grille et je me rue dans le couloir, ma sœur sur les talons. « Magne-toi Lena, on s'arrache ! » Et que j'la traîne dans la cale en galopant vers l'endroit où a disparu Grâce, me faufilant entre les jambes de pirates hébétés et encore bien trop immobiles. Ah, par toutes les perles des océans, cette odeur d'embruns ! J'me fais aveugler un instant par la lumière du jour, éclatante malgré la tempête qui couve pour mes yeux trop accoutumés au noir depuis des semaines, mais c'est si bon ! Au loin, loin là bas où s'dresse Maria, j'aperçois une gerbe d'éclaboussures. Mais Grâce nul part. Tout autour, l'équipage semble s'ébrouer un peu, papillonner des yeux. Ils tard'ront pas à voir qu'on est parmi eux. Et j'veux vraiment pas savoir c'qu'ils feront d'nous s'ils nous attrapent !
Alors je cours vers le bastingage. Je cours comme j'crois qu'j'ai encore jamais couru dans ma vie, plus vite encore qu'pour éviter une raclée paternelle ou les foudres maternelles. Je cours et j'tire Lena derrière moi, à lui en arracher le bras quand j'la sens ralentir d'un pas, ignorant ses glapissements de peur quand elle comprend enfin mon intention. « Lou-Ann, arrête t'es malade ! Qu'est-ce que tu fais !? » « J'nous sors de là. Respire un grand coup et panique pas ! Messaïon nous gardera ! »

Et sans attendre, je la balance à la flotte avant de sauter à mon tour. Messaïon, mon vieux, si t'es dans les parages, c'est le moment de te manifester !

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyDim 17 Avr - 21:28

Grâce s'éloigne avec l'un des pirates, un petit homme à l'air dur mais digne. Tu fixes son dos jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière la porte. Clairement, toutes ces horreurs ne prendront jamais fin. Tu inspires pour te calmer. La donne a changé. Beaucoup plus de gens sont impliqués et tu te demandes pourquoi, bon sang, pourquoi tant de victimes ? Dans quel but ? Pour combien de temps encore ? Des questions que tu as retournées des milliers de fois dans ta tête,dans tous les sens, dans des conversations avec Quitterie. Ça n'a pas de sens mais qu'est-ce qui a du sens quand la magie est impliquée ?

Tu t'apprêtes à lâcher les barreaux contre lesquels tu étais appuyé pour retourner vers Siméane et Louison quand tu réalises que les quelques pirates présents viennent de s'immobiliser. Tu fronces les sourcils et passes une main devant celui qui est le plus près de votre cellule. Aucune réaction. Ses yeux restent fixés dans le vide. Tu entends le « cling » caractéristique d'une serrure. Tu tournes la tête à droite et vois les deux Jedidiah entrain de s'extirper de leur cellule. « Par Mirta... »

Ni une ni deux, tu passes ton bras entre les barreaux et tentes d'attraper la clé à la ceinture du pirate non loin de toi. En même temps, tu dis, en serrant les dents : « Louison, Siméane ! » pour attirer leur attention. La clé tombe et tu passes ta jambe cette fois. Après un instant d'effort, tu réussis à le ramener vers toi. Les mains tremblantes sous l'adrénaline, tu déverrouilles la porte de la cellule et l'ouvres brusquement. Tu lances la clé à un occupant de votre cellule voisine pour qu'il puisse les libérer et tu attrapes le gourdin pendant à la ceinture du pirate le plus près. Tu l'assommes d'un grand coup et en fais de même avec deux autres. Tu attrapes une autre clé que tu lances à la cellule la plus éloignée et une lame que tu saisis précieusement. Tu t'assures ensuite que tu es suivi avant d'emprunter le chemin menant au pont, en toute logique.

Tu es obligé de placer ta main en visière pour protéger tes yeux de la luminosité. Ton équilibre est un peu précaire à cause de la houle mais ça n'entache en rien ta motivation. Surtout quand l'air frais du pont te revigore à ce point. Un pirate non loin de toi cligne des yeux et tu réalises que, quoiqu'il était en train de se passer, l'effet est déjà en train de se dissiper.
« Plus vite, ils reviennent à eux ! » Tu escortes le groupe à tes côtés du mieux que tu peux. Vous n'avez pas une infinité de solutions : combattre l'équipage qui revient à lui sur un bateau magiquement rendu fou ou.... sauter à l'eau. Avec un peu de chance, vu que vous avez tourné longtemps sur les mers, vous vous serez rapprochés de côtes. Peut-être Louison pourra-t-elle faire appel à Serment, peut-être pourras-tu contacter Soie – si elle est encore en vie.

Tu t'accroches à cet espoir alors que vous arrivez au bastingage. Plusieurs pirates reprennent totalement leurs esprits et se mettent en marche quand ils réalisent ce que vous êtes en train de faire. Tu prends la décision de rester pour protéger les arrières de tous. Même affaibli, cela reste ta vocation, ton style de vie. Tu es un Voltigeur dans l'âme. Tu lèves ton arme devant toi, prêt à gagner du temps, tout en hurlant aux autres, au cas où : « Sautez ! »

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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyDim 17 Avr - 22:58

Quoi ?
Mais qu’est-ce qui se passe ?

Clignant des yeux tel un hibou réveillé en sursaut en plein midi, j’observe un cortège d’intrus faire son entrée dans la cellule misérable que je partage avec Melsant depuis… depuis… depuis…. Longtemps. A côté, il y a de l’agitation également : les petites ont de la compagnie, visiblement. Roulée en boule contre la paroi du navire, le dos contre les planches râpeuses et les yeux dans le vague, je ne réagis pas vraiment. Ces derniers jours ont achevé de m’ôter toute résistance, et je dois bien admettre que la fière Chevaucheuse que j’étais fait bien triste impression aux côtés de Melsant qui, lui, n’a pas perdu sa rage de vivre. Moi, je… Je me laisse partir. Doucement. Je n’avais pas réalisé à quel point je suis devenue dépendante de Sayam et de Serment : leur absence me crucifie, et je sens mon âme qui s’érode lentement dans cette cage que je ne distingue même plus, tant la pénombre est dense.

Une autre Voltigeuse est là, visiblement – grand bien lui fasse. Si elle n’a pas mon dragon sous ses jupons, elle ne m’intéresse pas, et je reste lovée dans la paille crasseuse et souillée. Je ne suis plus rien. Si je reste immobile et que j’arrête de bouger, peut-être vais-je me transformer en bois ?

J’en suis là de mes réflexions, lorsqu’un calme soudain attire mon attention. Les pirates ne parlent plus, et je ne perçois plus de mouvement devant la grille qui ferme notre cellule, alors que jusqu’ici il y a avait constamment le va-et-vient de gardiens impitoyables et cruels. Apparemment, les deux gamines ont pris la poudre d’escampette – et avant que je n’aie le temps de réaliser ce qui se passe,  un coup sourd et un son métallique m’apprend que Melsant a réussi à ouvrir la porte. Un bruit de cavalcade – apparemment, tous les occupants de nos deux cellules sont en train de se faire la malle allègrement. Un reste d’instinct de survie me remet debout, et j’avance tant bien que mal à leur suite – cela dit, je ne vois absolument pas où je vais, et une fois sur le pont je trébuche sur un pirate étrangement court sur pattes. J’atterris sur les planches en petit tas, empêtrée dans un rouleau de corde – et le nez sur ledit pirate, que je ne suis pas certaine d’avoir totalement reconnu. « V… Vous ? » Un reste de bon sens retient son prénom sur mes lèvres. Maladroitement, je me relève, tente de rejoindre le groupe en me fiant à leurs voix, mais ma vision rend le trajet délicat, et c’est très glorieusement que je m’ouvre magistralement le front en percutant un hauban de plein fouet. Étourdie, je vois trente-six chandelles – et les mains des pirates se referment à nouveau sur moi.

Bien tenté…

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Le Destin
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Message Sujet: Re: Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent   Intrigue 1.3 • Les Amoureux du Vent - Page 2 EmptyLun 18 Avr - 0:20




Chroniques d'Arven

Les Amoureux du Vent

Intrigue 1.3



Intrigue animée par Aura·


Les Amoureux du Vent


Larguez les amarres !
En guerre, compagnons, à la bataille !
Que tremblent les embruns et pleurent les vagues !
Les pirates s'en vont à l'assaut des flots !

Que cette journée a été mouvementée.

A bord de l’Audacia, les tensions se sont soldées par de nombreuses paroles malséantes – les griffons perchés dans la voilure et leurs cavaliers ne sont particulièrement bien intégrés au sein de l’équipage, et Marianne passant son temps à voler n’est pas en position d’arranger les choses. La tension culmine lorsque Iode, son griffon paniqué à l’approche de l’orage, met à l’eau le cartographe de bord. Un bout lui est lancé, mais sans succès ; c’est finalement un Chevaucheur qui le dépose tout trempé sur le pont, et s’y retrouve coincé à l’approche de la tempête. Un corps massif de dragon de plus sur le pont : la ligne de flottaison des deux navires s’abaisse dangereusement sous la charge, maintenant que tous les seigneurs du ciel ont apponté, et l’inquiétude des deux figures de proue est palpable.

La tempête qui se lève à l’horizon n’est pas naturelle : elle vibre de magie tout autant que d’électricité, et la soudaine demande d’Iseult et Rhéa prend leurs capitaines respectifs totalement au dépourvu. Les deux vivenefs se sont considérablement rapprochées l’une de l’autre et ne sont même pas à une encablure de distance – les voix des deux statues de bois porte loin sur les flots, et lorsqu’elles prennent la parole simultanément, un vent de panique court à bord.

RHÉA : « Droit devant, ô capitaine. Droit vers la tempête, droit vers la tourmente – que l’orage nous gagne, que la tempête nous emporte. Contre cette magie barbare, les enchanteurs ne peuvent rien, et nos propres protections ne suffiront pas à empêcher quelque funeste conclusion. Toutes voiles dehors, mon capitaine, que l’Audacia se fasse le jouet des nuées. Que nos passagers s’envolent, tous. Enfants d’écaille, enfants de plume : pour triompher de l’ouragan, il leur faudra eux aussi s’y soumettre pleinement. Et si, d’aventure, ma raison n’en réchappe, ô capitaine… ne m'oublie pas. Souviens-toi de moi. »

Panique, oui. Notamment d’un griffon qui tremble de tous ses membres entre deux tonneaux de la cale : mais il n’y a pas le choix, petit Iode, il va falloir voltiger dans le chaos, droit dans l’ouragan. Sur l’Orichalque, Iseult a délivré pareil message.

ISEULT : « Que les dragons quittent mon pont, sans quoi c’est la mort qui nous guette, tous. Nous devons nous abandonner totalement à la tempête pour mériter d’atteindre notre but, car notre foi est le prix exigé par les sirènes. Nous allons, nous aussi, nous abandonner complètement aux mains de la destinée – ma sœur et moi allons livrer nos cœurs aux voix qui chantent et qui appellent le sang de nos veines. Chevauchez la tempête, seigneurs du ciel ; tandis que nous chevaucherons la furie des flots. Laissons la tempête nous emporter ; là, seulement, pourrons-nous recevoir la protection des dieux. »

Pas le temps de réagir ; pas le temps de réfléchir. Les deux vivenefs approchent de l’ouragan – il ne reste que quelques minutes à peine avant d’atteindre le danger. Sur le pont, c’est l’affolement : les griffons n’ont pas l’air bien rassuré, et les vagues de terreur émises par Iode n’arrangent guère les choses. Quant aux dragons, dont les écailles sont connues pour véhiculer l’électricité en excellents paratonnerres vivants, ils sont assez peu enthousiastes à l’idée d’emmener avec eux leurs passagers. Mais les deux figures de proue sont formelles : seuls ceux qui triompheront de la tempête seront dignes de rejoindre les sirènes.

Dans la tourmente, le vent porte la voix de Rhéa et d’Iseult qui ont cessé de résister et ont succombé, elles aussi, au sortilège enchanteur des sirènes. Elles chantent, les vivenefs ; en chœur, avec une intensité terrible, un chant oublié dans une langue qui n’existe pas, et qui pourtant serre intensément le cœur de ceux qui l’entendent, tant on y perçoit de désespoir, de solitude et d’abandon.

Que Valda les protège, ces femmes de bois, et les hommes qui arpentent leur pont…

Du côté de la Marie Sanglante, ce n’est guère plus rassurant. Elle est de l’autre côté de l’ouragan, et elle aussi s’apprêtait à foncer droit dans la tourmente lors de son échange avec Grâce. In extremis, les pirates ont rattrapé une partie de leurs prisonniers : Siméane, Sixtine et Colombe, toutes trois indemnes, ont été redescendues dans la cale avec Quitterie dont le front entaillé laisse couler le sang à flots. Dans la cellule voisine, Serenus et Ambroise tentent de ranimer Melsant, tabassé violemment par les pirates, et jeté sur les planches sans le moindre ménagement. Les pirates n’ont pas fermé les cellules : ils se sont contentés de bloquer la trappe menant au pont supérieur en traînant un canon dessus. Les prisonniers sont libres de leurs mouvements, mais ballotés en tous sens par la tempête dans laquelle Maria s’est enfoncée en hurlant son défi aux éléments.

Petit souci : une voie d’eau conséquente s’est ouverte au fond de la cale, et les prisonniers ont environ deux heures devant eux avant d’être totalement submergés…

Les trois vivenefs, cependant, ne sont pas seules à braver la furie de l’ouragan. Grâce Martel a effectué un magnifique plongeon, rejoignant sans trop de difficultés les deux petites Jedidiah qui ont sauté à sa suite ; et, cramponnées les unes aux autres, elles ont vu la Marie Sanglante s’éloigner. La force des vagues les entraîne toutefois vers la tempête, et peu après la Marie Sanglante qui s’y est engouffrée toute entière, les trois naufragées se voient bien proches des éléments déchaînés. Elles sont bien près de couler, lorsque soudain, contre toute attente, la silhouette étincelante d’un navire émerge des vagues écumantes, et deux mains de bois d’une taille considérable se referment autour d’elles.

Vivenef ! Sauvées ! Des hurlements résonnent dans les bourrasques encore mesurées, des bras se tendent – elles sont maintenues de toutes parts tandis qu’on les aide à prendre pied sur un pont d’une blancheur surnaturelle. Voiles d’argent, équipage transparent, coque brillant d’un éclat bien peu commun – lorsque la figure de proue se tourne vers elles, derrière la rangée de femmes spectrales, elle les salue d’un regard fier. Son port de tête est altier, et la même solennité émane de l’équipage immatériel. Son ton est gentil, pourtant, lorsqu’elle se présente aux rescapées.

« Bienvenue sur le Skadi. Je m’appelle Eda. » Elle a l’air bien plus tangible que les fantômes pressées autour de Grâce, Lou-Ann et Lena – et c’est l’une des silhouettes translucides qui leur en apporte l’explication. « Je suis Svanhilde, capitaine du bord. Nous avons péri aux mains des sirènes il y a bientôt mille ans. Eda n’a pas su nous sauver – elle est réelle, sous vos pieds, mais nous ne sommes que les souvenirs qu’elle a gardés de nous. Nous pouvons vous aider à traverser la tempête, nous l’avons déjà fait ; mais il faudra, en échange, nous promettre de lui trouver une nouvelle capitaine. »






Troisième Tour

Consignes



IRL : du lundi 18/04 au dimanche 24/04.
IRP : nuit du 19 au 20 mai, les navires sont dans la tempête, les dragons sont dans la tempête, les griffons sont dans la tempête, et Iode pleure sa maman.

• Ce topic concerne uniquement les équipages recensés en tête de topic. Les personnages dont la participation à l'intrigue ne serait pas cohérente peuvent rejoindre l'animation de ce chapitre « Contes et Légendes : Les Amoureux du Vent ». La participation à chaque tour de l'animation donne droit à la carte d'Omen d'assiduité, en lieu et place de l'intrigue. (Il est possible de participer aux deux, mais vous n'aurez qu'une seule carte à la fin.)

• Si vous n'étiez pas inscrit et souhaitez vous rajouter, adressez un MP au Destin en précisant si vous voulez être captif ou poursuivant, et il vous affectera un navire.

• Les équipages poursuivants sont répartis à bord des deux bâtiments pirates volontaires, l'Orichalque et l'Audacia. Tous les dragons et griffons sont en vol, avec leurs cavaliers respectifs, et sans si lesdits cavaliers font partie des prisonniers.

• Les captifs sont à fond de cale sur la Marie Sanglante et doivent absolument trouver un moyen de passer sur le pont supérieur avant de finir noyés comme des rats. Vous avez deux heures en RP. Have fun.  :keu:

• Les Chevaucheurs et Voltigeurs doivent prouver que c'est pas que de la frime, et voler tranquilou dans l'orage et la tempête. On y voit que dalle, y'a des éclairs, le tonnerre gronde à fond, le vent est impossible, et pour couronner le tout y'a deux vivenefs en goguette qui font les chœurs de la damnation en contrebas. Ambiaaaance. Iode, on t'aime, quand même, tmtc.  :bro:

• Les pirates doivent tenter de barrer à peu près pour pas se collisionner gaiement entre navires (on a pas encore inventé les bateaux-tamponneurs, par contre il est tout à fait possible de se percuter entre personnes volantes, là-haut) et tenter de pas passer par-dessus bord. Il fait nuit, on y voit rien, alors bon courage pour tenter de repérer où vous êtes. Ce serait quand même bien d'arriver à voir où vous allez et vous localiser sur une carte, un peu. J'dis ça, j'dis rien...  :angel:

• Les trois baigneuses ont décroché la timbale : secourues par un bateau fantôme légendaire, rien que ça. La madame colorée sur le beau dessin là-haut ▲ c'est Eda. La madame transparente, c'est la capitaine. Mélisende, comme le dit la newsletter, tu gagnes une carte commune pour l'utilisation de ta contribution à l'intrigue, dans ladite intrigue ! (Ce topic est sponsorisé par Inception :sisi:)

• Le tour prend fin le 20 au matin, à la levée du jour, la tempête commencera à se dissiper et vous verrez le lever du soleil à travers les nuages. Vous pouvez raconter tout ce qui s'est passé pendant cette nuit éprouvante. Il est possible de tomber à l'eau/de son griffon/de son dragon/de son hamac, le Destin passera vous repêcher avec les moyens du bord, mais on vous garantit pas que vous allez forcément kiffer la laïfe après ça.  :diego:

• Chaque RP devra compter moins de 700 mots : indiquez le nombre de mots + un résumé de vos actions sous spoiler à la fin de votre message. Vous pouvez bien sûr prendre des initiatives, envoyez un petit MP au Destin pour check avant !  :slip:

• Vous pouvez vous coordonner entre vous ici.

• 1179 mots plus tard, le Destin vous déteste et s'vengera.  :hihi:

Bonne chance à tous !  :poele:


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