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 Voleurs et pirates de bois

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Le Pavillon Noir
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Louis de Brunante
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Message Sujet: Voleurs et pirates de bois   Voleurs et pirates de bois EmptySam 12 Déc - 3:53


Livre I, Chapitre 1
Louis de Brunante & Svanja Feu-des-Glaces

Voleurs et pirates de bois

Ou quand on désire se changer les idées



• Date : 5 décembre 1000
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Ils sont peut-être amis, sans aucun doute plus, mais refusent de se l'admettre. Svanja et Louis se sont trouvés, à Lorgol, depuis l'arrivée du pirate dans la cité libre, et les quelques moments qu'il passe à terre sont toujours agréables quand ils sont passés avec elle. Surtout en cette soirée, où il désire surtout se changer les idées des problèmes familiaux.



Dernière édition par Louis de Brunante le Lun 14 Déc - 5:53, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Voleurs et pirates de bois   Voleurs et pirates de bois EmptySam 12 Déc - 3:54

Les couvertures sont soigneusement relevées sur le petit corps couché dans le lit d'enfant, devant lequel il est agenouillé. L'histoire du soir est terminée, racontée avec autant de voix qui grondent ou qui ricanent dans les plus aigus, accompagnées des pirates, dragons et griffons de bois d'Aymeric. Un baiser râpeux vient décorer le front du bambin, un « Bonne nuit » murmuré, qui pourtant ne sonne pas le début de ladite bonne nuit. Tout ça parce qu'une voix fluette fend l'air juste quand il se relève : « Est-ce que tu vas revenir bientôt ? Louis s'arrête dans son mouvement et s'agenouille à nouveau, confrontant le regard bleu de son fils. J'suis pas encore parti », qu'il réplique sur un ton qui se veut rassurant. La nourrice lui en a parlé, dès qu'il s'est pointé à la taverne. Aymeric n'a pas l'habitude d'être sans ses parents et la conjugaison de la mort de sa mère, difficile à comprendre, et de la nouvelle profession de son père, n'est pas toujours aisée à vivre.
La large main vient caresser la joue ronde du garçonnet. « J'reviendrai toujours pour toi. Promis. » Un sourire lui répond et c'est assez pour qu'il sache qu'il peut quitter la chambre.

La liberté, c'est bien agréable. Il ne peut quand même pas mentir et dire que laisser son fils à terre ainsi, chaque fois, ne l'attriste pas, surtout si peu de temps après qu'ils aient radicalement changé de vie tous les deux. Il laisse un peu de lui à Lorgol à chaque fois.

C'est un peu secoué qu'il quitte la taverne de sa tante, préférant boire ailleurs ce soir, loin des autres pirates de l'Audacia. Ils repartiront au printemps pour de longues semaines, voire de longs mois, et il verra bien assez leurs gueules à ce moment-là. Pas envie qu'ils lisent la déconfiture sur son visage et qu'ils l'emmerdent, encore, en suggérant qu'il devrait peut-être rester à terre pour s'occuper de son héritier. Pas l'esprit à la blague, vraiment. Pas là-dessus, en tous cas, et surtout pas ce soir. Louis ne met pas de temps à se trouver une autre taverne où s'échouer, pour quelques chopes de rhum, et il vient à peine de débourser les fleurons nécessaires à cela qu'il repère une chevelure enflammée, au-dessus d'un visage qu'il connaît... peut-être pas bien, mais disons, convenablement. Une chevelure qui quitte les lieux à peine a-t-il sa chope dans la main.
Tant pis pour la taverne. Il a repéré ce qu'il voulait faire ce soir.
Svanja est plus rapide que lui, mais il est sorti à temps pour la voir bifurquer au coin d'une autre taverne, par la fenêtre de laquelle elle regarde avec sérieux. Une gorgée de sa chope, emportée avec lui (il la ramènera plus tard, au pire), et il arrive à son niveau, de son pas élastique. « Le rhum n'était pas à ton goût, Svanja ? Un sourire, malicieux. À moins qu'ce soit la compagnie ? » Il n'ignore pas sa quête, lorsque l'Audacia est à terre. Tout comme il n'ignore pas qu'il y nuit bien plus qu'il l'aide.


Dernière édition par Louis de Brunante le Sam 28 Mai - 17:24, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Voleurs et pirates de bois   Voleurs et pirates de bois EmptyDim 13 Déc - 11:47

«  Le rhum n'était pas à ton goût, Svanja ?À moins qu'ce soit la compagnie ?   » « Je ne bois plus rien venant de cette taverne depuis que je sais que le patron pisse dans la bière », répond-elle dans un sourire qui ne laisse pas deviner ni le sérieux ni la blague – c’est une juste une revanche à prendre contre le gérant de la taverne, et la jeune femme sait à quel point ce genre de rumeur peuvent s’avérer destructrice. Elle n’a pas tourné la tête, mais elle a reconnu Eric qui se tient à ses côtés. « Quant  à la compagnie, elle se fait plus agréable depuis un instant ». Et, enfin, elle tourne son visage vers son ami, et lui offre un sourire plus franc. Retrouver Eric chaque fois que l’Audacia est à quai est un plaisir dont elle ne se lasse jamais. Elle s’arrache à la contemplation de l’intérieur de l’auberge pour faire face à l’homme et trinque avec lui avec une choppe invisible, mimant des lèvres le bruit du verre qui s’entrechoque. « Je ne savais pas que tu étais de retour », ne fait-elle-même pas l’effort de mentir convenablement, une moue taquine sur son visage. S’il y a bien une chose que la voleuse sait toujours, c’est quand l’Audacia revient à Lorgol, les cales chargées. Ce n’est pas la marchandise la priorité de la Kyréeenne. Elle piste systématiquement le débarquement, les mouvements des nombreux pirates pour traquer sa cible, qui s’obstine à lui échapper invariablement. Eric n’est pas sans savoir qu’elle rêve de priver l’un de ses comparses d’un doigt ou deux et peut-être l’aide-t-il à échapper à son courroux. Elle ne pose pas la question, il n’y répondrait pas et ça fait même partie du jeu, à vrai dire. Et puis, Svanja ne désire pas entacher son amitié avec le pirate pour cette histoire de revanche qui ne concerne qu’elle. Son affection pour Eric est sincère et leur amitié sans rien de compliqué et elle s’applique à la conserver en l’état. Un rapide coup d’œil à son ami lui apprend son esprit agité. Il cache peut-être son trouble derrière un sourire tout à fait charmant et charmeur, Svanja le connait maintenant depuis assez longtemps pour repérer la lueur de tristesse dans le fond de son regard. Mais elle ne demande rien, la confidence viendra d’elle-même si le besoin se fait sentir. Mais probablement pas. Parce qu’elle se doute que ça concerne Louis, et s’il sait, qu’elle sait, qu’ils savent, ils n’en parlent jamais. Il est Eric à ses yeux, et ils se portent chacun mieux à ce que ce secret reste dans l’ordre du non-dit. La voleuse s’applique à ne pas trahir son ami. « Qu’est-ce qui t’amène par ici ? » interroge-t-elle alors, toujours souriante et la lumière malicieuse dans le regard.
L’hiver a sur elle cet effet apaisant. Elle aime la fraicheur qui prend les rues de Lorgol, la neige qui tombe en flocon éparse. L’espace d’un instant, elle est de retour chez elle, quand elle ferme les yeux. Bien sûr, elle sait qu’à Valkyrion, la neige tombe depuis des semaines et que les feus brûlent sans discontinuer, alimentés au rythme des histoires qu’on raconte autour des foyers de chaleur. « C’est moi qui paie la première tournée. Je connais un endroit bien, pas trop loin d’ici ». Et sans attendre de savoir si Louis la suit, elle se met en route. Pour Svanja, un endroit bien, c’est un endroit où elle ne se sentira pas oppressée par le monde et l’agitation dans l’espace réduit que constitue un bouge dans la basse ville de Lorgol. Elle l’entraine quelques minutes dans les rues sinueuse avant de pousser une porte que rien ne distingue d’une autre. La salle de l’auberge est chaude et a surtout comme première qualité d’être presque vide, en plus de paraître bien plus propre que les autres établissements autour, et peut-être d’un confort plus élevé. Un signe de la tête en direction de la tenancière qui lui répond de la même façon et Svanja s’installe confortablement à une table. « Ici, on sera tranquille. »


Dernière édition par Svanja Feu-des-Glaces le Sam 12 Mar - 16:59, édité 2 fois
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Message Sujet: Re: Voleurs et pirates de bois   Voleurs et pirates de bois EmptyLun 14 Déc - 1:04

« Je ne bois plus rien venant de cette taverne depuis que je sais que le patron pisse dans la bière. Encore heureux que je sois au rhum, alors. Il répond du tac au tac, sans se laisser démonter par le commentaire (qui est peut-être vrai, pour ce qu'il en sait, ce type ne serait pas le premier à pisser dans sa bière). Quant  à la compagnie, elle se fait plus agréable depuis un instant. » Un sourire, enfin, qui répond au sien. Sa chope se frappe contre une autre, invisible, et il en avale une grande gorgée, hydratant sa gorge et un peu des soucis qu'il désire oublier. Si la bière est apparemment aigre, le rhum, lui, n'est certainement pas assez épicé, coupé à l'eau, mais pas mauvais pour autant. Ça suffira, pour le peu de fleurons échangés pour cette chope emportée avec lui.

Louis enlève les quelques gouttes d'alcool qui ont coulé sur son menton, dans sa gorgée enthousiaste, et laisse échapper un bref éclat amusé aux mots aucunement trompeurs de Svanja : « Je ne savais pas que tu étais de retour. Elle ne fait même pas l'effort de mentir. Comme si elle ne savait pas. Ils savent bien trop, tous les deux. Trop occupée à penser à un autre homme, sans doute. » La réponse se fait faussement mélodramatique, bien faussement. Ils ne sont pas ainsi, leur relation n'est pas ainsi, et les raisons pour lesquelles Svanja pense à cet autre homme... ma foi, il n'aimerait pas être au cœur de ses pensées. Pas de celles-là. « Qu’est-ce qui t’amène par ici ? » Un haussement nonchalant des épaules. Pas de réponse précise. Sa main libre se lève, pour la désigner, l'autre lève la chope de rhum.
Pour ça aussi, il a quelque chose de faux.
Il est sincèrement content de la voir. Sincèrement heureux de boire, même ce rhum coupé à l'eau. De boire avec elle, une compagnie plus qu''agréable, à travers les chamailleries bricolées. Et pourtant, quelque chose sonne faux.
« C’est moi qui paie la première tournée. Je connais un endroit bien, pas trop loin d’ici. Au choix de la dame. » Il retient sa révérence, même si farceuse – il retient les gestes qui, encore, il doit retirer de sa mémoire. Les courbettes, les révérences, les politesses, tout ce que Louis a avalé de force et que Eric ne désire pas revivre. Il est un autre, ici. Son dos se bloque, à peine s'incline-t-il, et il se met en marche pour suivre la jeune femme à travers les rues de Lorgol. La chope est terminée et balancée dans un baril vide traînant près de la devanture d'une autre énième taverne.

L'auberge est chaude, réconfortante, et son vide le fait soupirer d'une certaine aise. Il va passer les prochains temps entassé avec bien d'autres pirates, un peu d'espace n'est pas de refus. Les quelques flocons de neige pris dans ses cheveux et sa barbe fondent, rafraîchissants, et il salue la tenancière d'un geste de la main. « Ici, on sera tranquille. » Sans doute. Louis en est bien heureux. L'aubergiste vient prendre leur commande, deux chopes d'une bière fortement pimentée locale qui leur sont rapidement servies. Pas de vœu, pas de souhait, quand le verre s'entrechoque – que la brûlure délicieuse, ensuite, de l'alcool. Ça, ça, c'est une bière. Faudra qu'il en parle à Philippe, de celle-là. Le rhum, c'est superbe, mais peut-être qu'un tonnelet de ça... « La prochaine est pour moi. Et même sa voix est un peu rauque, cette fois. C'est bon contre le rhume, sans aucun doute. Louis rapproche sa chaise de Svanja, jusqu'à ce que les genoux s'effleurent, se penchant pour lui parler. Il ne craint pas pour leur intimité, ceci dit. Ça a l'air plus que tranquille. As-tu trouvé ta proie ? »
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Message Sujet: Re: Voleurs et pirates de bois   Voleurs et pirates de bois EmptyLun 14 Déc - 1:58

La voleuse répond à Éric par un odieux sourire carnassier lorsqu’il mentionne cet autre homme qu’elle recherche. Oh, il est au centre de ses pensées, mais bien loin de celles qui occupent l’esprit de Svanja quand elle se trouve en présence d’Éric, et c’est bien sur celles-ci qu’elle entend se concentrer sur la soirée. Alors elle ne répond rien, pas plus qu’elle ne réagit devant l’omission d’Éric. Comme elle s’en doutait, il ne désire pas s’attarder sur ce qui lui grignote l’esprit et elle se contente de hausser à son tour vaguement les épaules, éludant la question par une geste nonchalant de la main. Leur amitié ne tient pas dans les confidences, mais dans ce qu’ils savent et devinent et gardent pour eux. Elle n’a jamais dit qu’elle savait pour Louis, ils n’en ont jamais parlé. Elle se contente juste de lui adresser des sourires moqueurs lorsque, comme à l’instant, ses réflexes de la noblesse reprennent le dessus et qu’il esquisse une révérence qu’il avorte bien vite. Le rictus s’étale un instant sur les lèvres de la jeune femme avant qu’elle ne tourne finalement les talons. Elle a percé le secret d’Éric par pur hasard, un jour qu’il se rendait à Lorgol. Mais il n’était pas Éric, alors, mais Louis de Brunante, engoncé dans sa tenue officielle, un air fermé et buté sur son visage, et le désespoir dans le regard. Le réseau de la Cours des Miracles a fait le reste, identifié l’homme et les rumeurs de son mariage malheureux, de la naissance inespérée d’un fils loin de souder le couple. Puis, plus tard, d’autres rumeurs, celles racontant l’assassinat de Lisbeth d’Ouvrevent par son mari. Svanja n’a jamais cru en ces rumeurs : elle connaissait trop bien Éric pour savoir que Louis ne pourrait jamais tuer son épouse, même s’il la détestait. Alors, elle s’est contentée de récolter le plus de racontars possibles pour y trouver des bribes de vérité. Ce qu’elle a découvert, c’est moins que des miettes, presque rien. Mais un presque rien qu’elle a rapidement partagé. Parce que c’était important, parce que c’était essentiel.

Svnaja savoure avec plaisir sensation de l’alcool qui descend le long de sa gorge et qui la réchauffe dans le même temps. L’établissement est l’un de ses favoris, discret et peu fréquenté, mais d’une qualité plus que correcte pour des prix raisonnables. Et depuis un coup de main donné à la tenancière, cette dernière lui offrait bien trop souvent ses consommations en contrepartie. Elle trinque, vraiment cette fois-ci, avec Louis et approuve d’un geste de la tête appréciateur quand il déclare payer la prochaine tournée. Svanja trésaille à peine quand elle sent le genou de Louis contre le sien et continue même à boire comme si de rien n’était. D’ailleurs, elle repose un peu trop fort quand celui-ci l’interroge. « As-tu trouvé ta proie ? » Une moue contrariée remplace un instant sa mine joviale et elle grogne un peu. « Non, pas encore. A croire qu’il est béni des Dieux ou qu’il a un don exemplaire pour se trouver à l’opposé de l’endroit où je me trouve. » Un coup d’œil furieux – un peu en tout cas – pour Eric et Svanja se laisse aller contre le dossier de sa chaise. Son pied taquine distraitement la jambe de l’autre, remonte parfois jusqu’au genou pour y redescendre et un soupir de contentement passe ses lèvres tandis qu’elle s’apaise et se détend. Elle est véritablement heureuse de retrouver Eric. Elle ne lui dira pas, l’admettra encore moins, mais il lui a manqué. Leurs joutes verbales et chamailleries enfantines parent son quotidien d'instants légers et agréables. « Mais n’abordons pas sujets qui fâchent, tu veux ? » élude-t-elle. « Combien de temps tu restes à Lorgol ? Tout l’hiver ? ». L’éclat est vif dans son regard et le sourire malicieux quand les chopes vides sont bien vites à nouveau remplies.


Dernière édition par Svanja Feu-des-Glaces le Sam 12 Mar - 17:02, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Voleurs et pirates de bois   Voleurs et pirates de bois EmptyLun 14 Déc - 4:56

« Non, pas encore. A croire qu’il est béni des Dieux ou qu’il a un don exemplaire pour se trouver à l’opposé de l’endroit où je me trouve. Le regard furieux qu'il se récolte ne fait pas fondre sa bonne humeur; elle élargit uniquement son sourire, motive une main fureteuse à serrer un genou féminin sous la table avant de revenir prendre la chope de bière. Faut croire qu'il ne désire pas courir si vite vers sa mort. » Ou vers l'amputation de quelques-uns de ses membres, si ce n'est carrément de sa virilité. Ismaïl récolterait bien la monnaie de sa pièce, de toutes ses pièces, mais ce n'est pas à Louis de s'en mêler, en aucun cas.

Louis reste imperturbable sous la pression du pied de Svanja, remontant le long de sa jambe jusqu'à son genou. Lui aussi, il peut jouer à ça. Qu'importe que l'issue du jeu soit déjà connue. Il a toujours autant de plaisir à jouer – autant que depuis le premier baiser échangé, le soir même de son arrivée à Lorgol. Doux souvenir, douce délivrance, douce fête. Seuls ses yeux pétillent, dans son visage, accordés à son sourire. « Mais n’abordons pas sujets qui fâchent, tu veux ? Un signe de la main, balayant la conversation précédente. Soit. Ce n'est apparemment pas la soirée des arguments musclés se terminant dans un autre type de conversation musclée. Puis, les bières sont à nouveau remplies; que demander de plus ? Combien de temps tu restes à Lorgol ? Tout l’hiver ? »
Elle ne peut pas le savoir, mais elle met le doigt exactement sur ce qui coince. Sur ce qui le pique. Il se raidit, légèrement, ses doigts effleurent machinalement les anneaux tatoués sur ses doigts, qu'il compte mentalement pour rester calme (une vieille tactique destinée à maîtriser son tempérament enflammé). Il reste ferme, dans sa réponse, manquant de légèreté : « Non. Dès que l'Audacia part, je pars aussi. Au grand malheur de mon fils. » Les mots ont glissé, malgré lui, l'amertume s'y glissant comme un poison qui jamais n'a quitté le sang de l'homme. Louis a passé trop de temps à terre. Trop de temps sans être sur la mer. Trop de temps pour ne pas fuir avec l'Audacia dès que celle-ci quittera le quai des pirates – trop de temps pour ne pas vivre cette liberté, pour ne pas profiter à nouveau de tout ce qu'il a toujours désiré. Il vit à nouveau, désormais, loin de Brunante, débarrassé de Lisbeth. Seul Aymeric, laissé à la nourrice, seul avec ses pirates, ses griffons et ses dragons de bois, le ramène chaque fois – l'amour et la culpabilité tout autant.

Une gorgée de bière, trop longue, avec laquelle il s'étouffe presque. C'est le moment d'entreprendre la partie du plan boire pour oublier. Il revient sur l'Audacia, sur le voyage, sur le plaisir; relègue son fils dans un coin de son esprit, tous les mots confiés par la nourrice. Le sourire revient, moins emprunté, et le pirate glisse sa main sous la table, la laissant définitivement sur le genou de la voleuse. Plus haut, en fait, les doigts décrivant des cercles concentriques sur le tissu protégeant ses cuisses. « On va au sud, cet hiver. Les mers se glacent, vers le nord, et même avec des mages... c'est toujours la nature qui gagne. » Elle est Kyréenne. Elle sait bien que c'est vrai. Il ne sert à rien de se battre contre les glaces. Elles n'attendent que cela. « Ne me dis pas que je vais te manquer, Svanja. » Le charme, le rire, le corps qui se penche un peu plus vers l'autre, comme pour accueillir une confidence, ou pour en faire une.
Elle, elle lui manque, parfois.


Dernière édition par Louis de Brunante le Sam 28 Mai - 17:24, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Voleurs et pirates de bois   Voleurs et pirates de bois EmptyMar 15 Déc - 1:16

Elle compte rapidement. Il faut le temps de vider la cargaison de l’Audacia, la vendre, racheter ce dont ils auront besoin pour passer un rude hiver en mer, donner à chacun des pirates sa part et leur laisser le temps de la dépenser en putes et en alcool. Elle estime à trois semaines, peut-être un mois le temps qu’Éric passera à Lorgol. Ca la rassure un peu. C’est beaucoup et peu à la fois, mais elle comprend l’empressement qu’il éprouve à retourner en mer. Et, la jeune femme préfère se réjouir de pouvoir profiter de sa présence le plus possible pour les jours à venir que de penser à son proche départ. Elle ne relève pas non plus la mention à Aymeric, mais elle perçoit le chagrin dans le regard de son ami. La jeune femme n’a pas d’enfant et n’éprouve aucun désir de donner la vie, mais elle peut imaginer l’horreur du dilemme auquel Éric est confronté : rester auprès de son fils, sur terre, mais malheureux ou retourner à la vie, en mer, et sans lui. Pas que l’enfant soit entre de mauvaises mains. Sa tante prend soin de lui, il a sa nourrice, il a de la compagnie. Mais l’enfant a perdu sa mère, et Svanja sait la plaie qui ne cicatrisera jamais en lui, jamais vraiment. Et comme il n’y a rien à dire, sa main glisse contre celle de l’homme et la serre brièvement pour lui apporter le peu de soutien et de réconfort qu’elle est capable d’offrir. Ca, et un petit présent qu’elle sort de sa besace, sur lequel elle a travaillé et conservé avec elle pour lui offrir dès que l’occasion se présenterait. Elle pose sur la table, à côté de sa chope, une figurine taillée de bois qui représente un marin. C’est aux détails qu’on y reconnaît Éric. « Tu pourras lui donner », glisse-t-elle doucement.

« On va au sud, cet hiver. Les mers se glacent, vers le nord, et même avec des mages... c'est toujours la nature qui gagne. » Elle a fermé les yeux un instant ; elle savoure la caresse de la main rude de Louis sur sa cuisse, et elle n’écoute que vaguement ce qu’il lui raconte. Mais elle redresse la tête lorsque qu’il évoque la glace. Oh, oui, elle connait la glace. Elle sait sa dangerosité. Elle sait sa beauté, son immensité et son calme trompeur. Elle, elle pourrait s’y repérer rien qu’à l’ouïe, s’y déplacer sans rien faire craquer. Et les mages peuvent bien dire et prétendre ce qu’ils veulent, il faut l’avoir éprouvé pour la connaître. Et avoir la prétention de dominer la glace tient de la folie. « Ne me dis pas que je vais te manquer, Svanja. » « Bien sûr que non » répond-elle immédiatement d’un rire bravache. Mais elle accueille avec plaisir le rapprochement de Louis contre elle, comme de vieux réflexes qu’on n’oublie jamais. La tête trouve l’épaule. Bien sûr, qu’il lui manque. Ce n’est pas vif comme sensation, c’est quelque chose de latent et qui se réveille de temps à autre. Mais, quelle amie serait-elle de lui infliger l’odieux chantage pour le retenir. « Un jour, il faudra que tu m’emmènes », elle lâche sans trop y penser. Elle n’a pas l’esprit d’aventure, mais elle est curieuse. Mais, elle ferait une très mauvaise pirate : elle n’est pas grégaire, elle ne supporte pas les foules et devoir supporter des mois durant les mêmes personnes la rendrait trop rapidement folle. Et même perchée en haut du grand mat, dans la vigie, il y aurait encore trop de monde. Lorgol a cet avantage d’être vide quand on n’y connait personne et elle apprécie le plus souvent cette solitude. « Ou alors, un jour, il faudra que tu viennes avec moi à Valkyrion… »


Dernière édition par Svanja Feu-des-Glaces le Mer 16 Déc - 14:45, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Voleurs et pirates de bois   Voleurs et pirates de bois EmptyMar 15 Déc - 5:32

Une main qui serre la sienne. Un soutien silencieux.
C'est bien tout ce dont il avait besoin ce soir. Il a bien fait de suivre Svanja hors de cette première taverne, bien fait de la suivre dans celle-ci. Bien fait d'apprendre à la connaître, avant qu'il se glisse complètement dans la peau d'Eric, bien fait d'avoir persévéré.

Va-t-il lui manquer ? « Bien sûr que non », et elle rit, et il la croit, un peu, assez, toutes proportions gardées. Ça le rassure, également. Il vient de sortir de l'horreur; tel un chat échaudé, il craint trop, craint de s'approcher de l'eau, même calme, même glacée comme Valkyrion. Craint de s'attacher, qu'une autre le fasse, ou de se frotter à un cactus épineux prêt à lui enfoncer un poignard dans le dos. Son sourire est là pour de bon, encouragé par le rapprochement que poursuit la voleuse en appuyant sa tête contre son épaule, par la bière dont il prend une autre gorgée. Ses yeux se fixent sur le jouet, toujours posé sur la table, auquel il n'a pas encore jeté de regard. La figurine de bois est remarquablement faite, avec une grande finesse, et les détails attentifs permettent au pirate de se reconnaître lui-même. Sa barbe légère, ses boucles désordonnées, ses traits volontaires et jusqu'à son sourire, ses fossettes qui se creusent (comme en ce moment). Louis prend le pirate dans sa main, qui lâche l'anse de la chope de bière, l'observant avec plus d'attention. De quelques encoches précises et délicates se dessine le liseron qui cisèle son poignet droit, celui où le sabre est tenu. Remarquable. Un travail de maître, qui égale et surpasse bien des œuvres et bien des artisans. Il le repose sur la table, prenant note de ne pas oublier de le mettre dans la poche intérieure de sa cape avant de quitter les lieux. Ou de monter dans une chambre à l'étage.

« Un jour, il faudra que tu m’emmènes. En mer ? », qu'il murmure contre ses cheveux en tournant la tête. Svanja dégage une chaleur diffuse, contre lui, sous sa main qui continue ses cercles sur sa cuisse, toujours plus haut. Lui n'a pas attendu, pour rejoindre la mer qui hurlait en lui, qui baignait dans ses veines à plus forte proportion que le sang. « Ou alors, un jour, il faudra que tu viennes avec moi à Valkyrion… J'ai le sang trop chaud pour aller à Valkyrion, qu'il rit un peu. Les Kyréens ont le sang froid, non pas comme les serpents, mais comme tous ces êtres capables de tuer sans broncher, de vivre sur la glace en sachant que leur trépas viendra de là. Lui est fait de feu. Il pleure, il hurle, il tempête. Mais un jour... je n'y suis jamais allé. » Les mots restent suspendus, dans les airs. Pas de promesses, rien de concret, que des mots qui suffisent à le rassurer.
Il va lui manquer, à Svanja. Et peut-être est-ce ce dont il a besoin, après 5 ans d'un mariage où jamais il n'aurait été attendu. Son épouse est morte, après tout, et Louis en est heureux. La réciproque aurait été vraie, il le sait.
Le pirate serre la jeune femme contre lui, un peu trop fort, plaque un baiser sur son front, entre des mèches folles. Puis sur ses lèvres, à peine quelques secondes, y cueillant un bref baiser. La suite pour plus tard, semble dire l'air malicieux sur son visage hâlé. « J'veux bien croire qu'un glacier, c'pas facile à voler, mais... T'y retournes jamais ? »


Dernière édition par Louis de Brunante le Lun 1 Fév - 19:53, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Voleurs et pirates de bois   Voleurs et pirates de bois EmptyMer 16 Déc - 23:35

« En mer ? » Le souffle d’Eric contre son visage la fait légèrement frissonner, mais elle ne bouge pas pour autant. « Sur l’Audacia, pour commencer, pour aller en haut du grand-mat. Je suis certaine que j’y grimpe plus rapidement que toi » elle taquine même un peu. C’est une excellente grimpeuse, elle le sait, mais impossible de s’imaginer grimper à des cordages, même sur un bâtiment à quai. Peut-être serait-elle aussi douée qu’ailleurs, peut-être que non. Mais cette idée de défi la tente bien. « Et pourquoi pas en mer. Pas trop loin. Pas trop longtemps. » La mer ne l’appelle que par curiosité. Ce n’est pas l’immensité bleue qui la fait vibrer, c’est le vent qui souffle dans ses cheveux et les hauteurs cimes qui forcent l’humilité.  « J'ai le sang trop chaud pour aller à Valkyrion » Elle hausse vaguement les épaules. Elle sait bien que son tempérament n’est pas celui des Kyréen et que jamais il ne pourrait y faire sa vie. Mais au même titre qu’elle souhaite découvrir l’Audacia et la mer qui font partie de son être, elle souhaite lui montrer sa contrée de naissance.  « Mais un jour... je n'y suis jamais allé. » Le sourire se dessine doucement sur ses lèvres tandis qu’elle attrape la main qui se promène sur sa cuisse pour mêler ses doigts aux siens. C’est même pas une promesse, c’est rien à quoi elle peut se rattacher. Mais c’est pas un non, c’est ça lui suffit. Un jour, dans quelques mois, dans quelques années, elle sait qu’elle pourra lui montrer les glaciers immenses qui ont façonné son enfance, les étendues de neige à en perdre ses repères, mais aussi partager avec lui un repas autour d’un feu et les histoires qu’on y raconte. Et quand le pirate la serre contre lui, Svanja se fond dans cette étreinte aussi brève que spontanée. C’est même vexée qu’il la laisse, alors qu’elle n’a même pas le temps de lui rendre les baisers qu’il a déposé ici et là. Elle prend une moue boudeuse, un instant, mais ce qu’elle lit dans le regard d’Eric la rassure.

«  J'veux bien croire qu'un glacier, c'pas facile à voler, mais... T'y retournes jamais ? » « Si, une fois par an. » Elle se raidit un peu. Ils n’ont, lui semble-t-il, jamais abordé ce sujet-là. « Je pars au printemps et j’y reste environ deux semaines. J’ai toujours de la famille là-bas, ma tante et ses enfants. J’en profite pour leur rapporter des bricoles de Lorgol, les caravaniers sont des escrocs, ils vendent tout trop cher… » Elle ne fait qu’effleurer le sujet, et ça se sent qu’elle ne dit pas tout. Malgré les années, la plaie est toujours vive. Tous les ans, elle retourne aux abords de la crevasse où son père a trouvé la mort, et elle y passe la journée, assise à même le sol. Parfois, elle lui parle, lui raconte sa vie à Lorgol, ses progrès. D’autres fois, elle garde un silence obstiné et se contente d’une longue introspection durant laquelle les pensées s’enchainent à la fois trop rapidement et lentement pour qu’elle puisse formuler quoi que ce soit. Et puis, à la tombée du jour, elle retrouve sa famille, partage un repas avec eux, avant de repartir. Elle en ressort chaque fois plus fébrile et plus forte à la fois. Ne pas pouvoir donner de sépulture à son père et n’avoir que cet endroit perdu pour lui rendre hommage ne la gêne plus. « Ca me manque plus vraiment. C’est Lorgol, chez moi, maintenant. J’y ai plus de repères qu’à Valkyrion. J’sais même pas si je pourrais à nouveau y vivre… » Elle se fait songeuse, un instant, et sa tête retrouve l’épaule d’Eric. Ca t'ferait du bien, je pense. »

Et sous la table, elle n’a pas lâché sa main.
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Message Sujet: Re: Voleurs et pirates de bois   Voleurs et pirates de bois EmptyJeu 17 Déc - 4:53

Sa main est immobilisée dans celle de Svanja; leurs doigts s'entrelacent, doucement, son pousse caresse la chair tendre pensivement. La raideur de sa camarade ne lui échappe pas, toute blottie qu'elle est contre lui, mais il ne relève pas outre mesure, déjà même façon qu'elle a respecté ses propres tourments un peu plus tôt. Ils n'ont jamais parlé de Valkyrion, des raisons du départ de la rousse. Elle est partie et désormais, elle est ici, ce le principal. « Si, une fois par an. Je pars au printemps et j’y reste environ deux semaines. J’ai toujours de la famille là-bas, ma tante et ses enfants. J’en profite pour leur rapporter des bricoles de Lorgol, les caravaniers sont des escrocs, ils vendent tout trop cher… » Le Faë grogne un peu, en assentiment, et garde le silence, donnant une légère pression à la main dans la sienne, sous la table. La tavernière, plus loin, éteint un des cristaux lumineux, tamisant un peu plus la pièce pour ses seuls clients de la nuit, si ce n'est un type endormi à une table plus loin. « Ca me manque plus vraiment. C’est Lorgol, chez moi, maintenant. J’y ai plus de repères qu’à Valkyrion. J’sais même pas si je pourrais à nouveau y vivre… Le poids sur son épaule reprend place, les cheveux reviennent chatouiller son cou et sa mâchoire. Ca t'ferait du bien, je pense. Oh, pour sûr... ça me ferait garder la tête froide. » Il rit à moitié, l'air de rien, comme ne pas réfléchir à ce qu'elle veut vraiment dire – à cette envie de disparaître encore plus loin, de fuir toujours plus, ce besoin de prendre l'air.

Il ne peut plus tout laisser derrière. Plus maintenant.
Alors autant oublier. Rêver d'un jour voir les glaces de Valkyrion, sans jamais rien promettre. C'est plus facile.

« Quant à me battre à la course jusqu'au nid de pie... bonne chance. T'étais même pas née que je faisais ça. » Louis flanque une pichenette sur le nez de Svanja, une moue fanfaronne au visage, impassible à la venue des souvenirs qui refont brusquement surface en évoquant le temps de son enfance. Quand son père l'emmenait au port lors de ses transactions, le laissant cavaler sur les navires, taquiner les figures de proue des vivenefs et faire la course avec les mousses et autres enfants de capitaines. Quand son nom était une fierté. Pas le goût de la trahison.
Quand Ansemer et son liseron était autre chose qu'une geôle.
La bière est bue d'une longue traite, les épices chatouillant sa gorge de plus belle. Elle est forte; pas assez pour déjà l'enivrer, mais ça pourrait bien ne pas être bien plus long. « Qui sait, je pourrais peut-être demander à mon oncle une faveur... » Pour la faire venir sur l'Audacia, un jour, le temps d'une course. Après qu'elle se soit vengée d'Ismaïl, idéalement. Il embrasse Svanja sous l'oreille, puis dans le cou, continuant de glisser quelques mots entre chaque baiser, entre chaque éraflure de sa barbe contre la peau : « ... tant que tu ne voles pas Rhéa au passage... Il cesse subitement son activité, se redresse et prend le menton de la voleuse entre ses doigts, lui faisant lever le visage vers le sien. Proches, bien proches. ... et ne prends pas ça comme une suggestion. »

Louis prend son regard sévère, celui qu'il réserve à Aymeric quand il fait une bêtise – avec pourtant, tout de même, ce sourire à peine retenu.


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Message Sujet: Re: Voleurs et pirates de bois   Voleurs et pirates de bois EmptyVen 18 Déc - 2:45

« C’est joli comme nom, nid de pie ». La remarque lui échappe avant que Louis ne l’attaque d’une chiquenaude sur le visage. Vive, la main de la jeune femme attrape au vol les doigts fautifs pour les prendre en otage. Ses deux mains occupées, Eric ne pourra plus la taquiner comme il le fait jusqu’ici, et à la moue bravache qu’il lui offre elle répond par un regard de défi. Tu fais quoi, maintenant, hein, Eric ?  Oh, il n’y a pas de surprise, le jeu se fait suffisamment familier maintenant pour qu’elle devine parfaitement ce qu’il a en tête. Mais, elle préfère le faire patienter, encore, encore un peu. Juste parce qu’elle peut, parce que ça l’amuse. Elle peut se coller encore un peu plus à lui, se blottir dans cette étreinte. Mais il la prend en traitre quand ses lèvres viennent agacer la peau de son cou. Elle le libère un peu de son emprise et il en profite pour capturer son visage et la forcer à lui faire face. C’est indécent, cette proximité, et elle n’a pas écouté un mot de ce qu’il raconte. Elle est plus concentrée sur les deux yeux bleus qui la fixent et la lueur qu’elle y décèle, sur cette main rugueuse qui tient sa tête, l’autre qu’elle a toujours captive, et le souffle qu’elle sent sur sa peau. Ca ne prend rien de combler la distance qui sépare leurs lèvres pour que leur bouche se rencontre enfin. Le baiser est plus long que ceux qu’ils ont échangés jusqu’ici. Sa main libre s’accroche au tissu de sa tunique tandis que l’autre serre plus fort encore la sienne. « C’est une bonne idée, ça, de piquer Rhea… » elle murmure doucement, avant de déposer des rapides baisers ici et là, au coin de la bouche, dans la nuque, sur la pommette. « Mais promis, je resterai sage. » Elle glousse doucement. Ses mains se font taquines, tandis qu’elle glisse sous la tunique d’Eric pour tantôt l’effleurer, tantôt l’érafler doucement. « Et si je gagne, et que je suis plus rapide, tu fais quoi, hein … ? » Elle soupire, à rien de cette bouche qu’elle n’embrasse plus pour l’instant.  
Elle remarque à peine la pénombre qui s’est installée dans la pièce principale et la tenancière qui s’est retiré dans une petite pièce derrière le comptoir pour s’y reposer et accueillir d’éventuels voyageurs en quête d’un lit. Elle a posé la clef en évidence sur le comptoir, à côté de deux nouvelles chopes de bière pleines. C’est pour ce genre d’attention discrète que Svanja revient systématiquement dans cet établissement. D’un geste du doigt, elle attire l’attention de son compagnon vers les mets qui les attendent, et l’interroge du regard. Avant qu’ils se manquent, n’est-il pas temps de profiter de l’un et de l’autre, de leurs retrouvailles ?  D’ailleurs, elle en profite pour achever la pinte posée devant elle et en boit son contenu d’une traite. Svanja apprécie cet état flottant, où elle n’est pas ivre, mais elle n’est plus sobre, quelque chose de doux et de confortable dans lequel se vautrer, qui rend les humeurs joyeuses et les soirées faciles. Elle aime cette amitié sans contrainte et sans futilité pour les séparer. Et pour l’heure, elle préfère l’intimité qu’ils partagent aux longs discours.


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Message Sujet: Re: Voleurs et pirates de bois   Voleurs et pirates de bois EmptyMar 2 Fév - 5:59

Le baiser est plus long, enfin – ils ont étiré le moment où ils allaient s'embrasser franchement, étiré le jeu, juste assez pour que l'envie soit encore plus forte. Ils se sont trouvés, en cela. Une main agrippe sa tunique, l'empêchant de se reculer, ne serait-ce que de quelques centimètres, une fois que leurs bouches se soient séparées. « C’est une bonne idée, ça, de piquer Rhea… » Oh, la vilaine voleuse, qu'il pense, le sourire précédemment retenu s'épanouissant enfin, sous chaque baiser subrepticement posé sur sa peau. « Mais promis, je resterai sage. Toi, sage ? » La réponse se perd dans le gloussement de Svanja, dont les mains glissent sous ses vêtements. À croire qu'il ne croit pas qu'elle puisse être sage. C'est bien pour ça, non, qu'ils se fréquentent ? Parce qu'ils ne sont, ni l'un ni l'autre, sages.

« Et si je gagne, et que je suis plus rapide, tu fais quoi, hein … ? »

(il n'a jamais reconnu les défaites infligées par Lisbeth, à l'épée)

La question le déstabilise quelque peu, mais l'attention de la rouquine se porte subitement ailleurs et il en est bien heureux. La pensée, subite, fulgurante, de Lisbeth, l'a figé, et il est heureux que la pénombre ne permette pas de distinguer nettement son expression brièvement mortifiée.
(mentirait-il, si Svanja gagnait ?)
Louis jette un coup d’œil au comptoir, où deux chopes pleines les attendent, à côté, d'il le sait, la clé de la chambre que la tenancière lui a attribué d'office. Leur manège n'est pas passé inaperçu, il faut croire, et pour cette discrétion, cette attention, Louis sait que la rémunération sera bonne pour la femme. Entre les rires gras des pirates et des voleurs et le calme de cet endroit... il apprécie les deux, mais en ce moment, il préfère nettement un brin d'intimité. L'interrogation du regard de la jeune femme est plutôt équivoque et suffit à lui redonner le sourire. Il ne doit plus penser à Lisbeth. Elle est morte. Ce soir, il y a de la bière et une chambre, à partager avec une femme qu'il est heureux de connaître. Il ne doit plus jamais y penser. La réponse, quelque peu laconique à son début, se termine en malice, en charme : « J'sais pas... peut-être juste te féliciter comme il se doit. J'ai déjà quelques idées. » Il l'imite et termine sa chope, avant de se lever et d'aller au comptoir. La clé est lancée à Svanja – et adroitement attrapée, évidemment – et il prend les deux chopes dans une de ses mains. « Buvons ça en haut. » En haut dans la chambre. Où leur ivresse pourra se poursuivre, leurs jeux, leurs rires.


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Dernière édition par Louis de Brunante le Jeu 23 Juin - 15:49, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Voleurs et pirates de bois   Voleurs et pirates de bois EmptyVen 11 Mar - 17:55

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Message Sujet: Re: Voleurs et pirates de bois   Voleurs et pirates de bois EmptyJeu 23 Juin - 20:46

il inspecte vaguement la chambre, sans trouver quoi que ce soit à y redire. Il n’est pas (plus) un noble qui craint les draps où ses fesses se poseront, le temps d’une nuit, et ceux-ci lui semblent assez propres et confortables pour que la découverte soit agréable. La découverte, que dis-je, la redécouverte, surtout, de la rouquine qui vient se coller contre lui, le ramenant à leurs jeux : « J’ai plus trop envie de boire, maintenant… Tu veux pas me parler de tes idées, plutôt ? » Il a à peine eu le temps de se libérer les mains. « Je vais vraiment croire que je t’ai manqué », qu’il chuchote, entre deux moments où elle disperse ses lèvres sur sa peau. Il soupire, il frissonne, il gronde, se crispe. Elle joue de ses points faibles, la démone, et l’incursion de sa main jusque sous sa tunique signe bien la difficulté de revenir en arrière, à ce point de la soirée.

Il agrippe ses cheveux et tire sa tête vers l’arrière, la toisant avec défi, puis l’embrasse avec voracité, mordant ses lèvres plus que les baisant, jusqu’à enfin les laisser. C’est à lui de se déshabiller et de retirer le moindre vêtement qui lui cache encore le corps de son amante, jusqu’à pouvoir l’admirer avec fièvre. Louis tombe sur ses genoux et son sourire devient plus rusé. Un baiser, deux, puis dix, cent, mille, devenant des morsures légères, taquines, sur les cuisses, le ventre, les hanches, le pubis. « Mh, j’avais l’idée de commencer plutôt par… là. »

Et ont-ils besoin d’autre chose ?

Cette nuit, Mirta veille sur eux qui honorent ses jupons et à ses tendresses semblent se mêler les malices de Valda, leur faisant voir tout son firmament. Leurs souffles se mêlent, s’emmêlent, leurs corps s’étreignent jusqu’à devenir un, jusqu’à devenir un brasier brûlant où ils se perdent pour ensuite mieux se retrouver.

Lorsqu’ils s’apaisent, lorsqu’ils se calment, lorsque leurs souffles saccadés ralentissent, les étoiles dansent derrière ses paupières closes. Ses doigts deviennent ses yeux, qui se reposent, et reviennent danser sur les courbes menues de Svanja. Ses caresses semblent distraites, mais sont plutôt attentives, traçant le réseau des cicatrices qui parsèment ce corps pâle. Le corps d’une femme qui voyage, qui vit, qui risque, qui rit au devant du danger et qui n’a pas peur de tromper le monde. D’une femme qui lui permet de fuir, tout à ses côtés, enfoncé dans sa chair comme il le fait dans son rire, dans son sourire. La preuve, indéniable, est que tous ses soucis ont quitté son esprit. Seuls subsistent le plaisir et le calme paisible qui le suit. Il ouvre un œil, paresseux, et ne capte que l’éclat rougeoyant des cheveux de la Kyréenne, dans le noir de la chambre. Il y a longtemps qu’ils ont mouché les chandelles et qu’ils se complaisent, désormais, entre le sommeil et l’extase. Il revient se blottir contre son corps, en recherchant la tiédeur, et vient murmurer à son oreille : « Je te féliciterais… un peu comme ça. »


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