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 Malices sans vice

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La Noblesse
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Castiel de Sombreflamme
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Message Sujet: Malices sans vice   Malices sans vice EmptyVen 13 Mai - 4:26


Livre I, Chapitre 3 • Les Amoureux du Vent
Castiel de Sombreflamme & Quitterie Aubenacre

Malices sans vice

Ou quand les apparences sont trompeuses



• Date : 4 juin 1001
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Pendant son congé, Quitterie désire rendre visite à Melsant de Séverac, avec lequel elle a lié une certaine amitié pendant leur captivité. Pour se rendre à Automnal, elle a cela dit besoin d'un guide ; occasion parfaite pour Castiel de rendre visite à son frère aîné, tout en s'amusant un peu.



Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo




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Message Sujet: Re: Malices sans vice   Malices sans vice EmptyVen 13 Mai - 4:45

Dans les instructions qui sont délivrées à tes gens, au palais, il y a celle de t'informer de toute activité concernant, de près ou de loin, ta famille. Tu aimes tout savoir, fouiner, t'informer, et c'est donc en toute logique qu'une demande de guide assermenté pour cheminer jusqu'à Automnal a atterri sous tes yeux toujours bien attentifs lorsqu'ils s'intéressent à ta fratrie. Demande formulée par une certaine Louison Aubenacre. Louison Aubenacre, Ô heureux hasard, est la Chevaucheuse qui partagé le calvaire de ton frère aîné. Tu peux uniquement être curieux de rencontrer cette jeune femme qui s'est apparemment suffisamment liée à Melsant pour désirer lui rendre visite sur son domaine, où il vit un repos bien mérité pour encore quelques temps. Savoir ce qui forge cette Chevaucheuse, meneuse de dragon, combattante née d'un duché où la seule idée d'une femme sachant se défendre semble leur roussir la barbe.

Tu as donc répondu à sa demande de guide.
Tu seras son guide.

Et oui. Tu trouves cela hilarant.

Le secret a été gardé, avec comme seule instruction donnée à la jeune femme de retrouver le guide en question dans le hall du palais, bien tôt le matin. Tu as fait apprêter carrosse, chevaux et objets pour la route -livres, boissons, collations, vêtements, garnison de protection, coussins de soie et doux châles- en maintenant toujours ce secret, jusqu'à ce moment. Sobrement vêtu pour le duc que tu es et qui va uniquement visiter son frère -soies, broderies, satin, boutons de nacre et d'or- tu t'approches de la personne manifestement pas Cielsombroise qui se tient au milieu des colonnes penchées et des tableaux décadents de ton palais. Si joliment déplacée, les cheveux dévoilés. Oh, comme l'oeil cielsombrois sait s'enflammer davantage à la vue d'une crinière ostensiblement libre... « Louison Aubenacre ? », tente ta voix grave. La jeune femme réagit à son nom, se relevant de son siège. Elle attend que tu viennes à sa rencontre, peu habituée qu'elle est au fantasque palais d'Euphoria. La demoiselle est jolie, pour sûr. Le cheveu flamboyant, le visage rond, la moue pulpeuse, elle a bien quelque chose de ces beautés bellifériennes dont les charmes sont autant vantés que durement gardés par des pères et des frères en colère. Peut-être que ce minois a réussi à faire fondre la réserve de ton frère, pendant ces longues semaines de captivité commune ? Si elle n'y voit pas plus loin que ses pieds, Melsant, lui, a l’œil bien aiguisé. Tu es bien heureux qu'elle ne puisse voir tes traits tirés par les nuits d'insomnie et ton teint trop pâle du manque de sommeil – les récits de ton frère t'ont plongé dans la crainte, depuis son retour, ravivés ta phobie de l'eau et tes nuits se retrouvent peuplées de cauchemars terrifiants mettant tous en vedette la mer et la tempête. Oui, bien heureux.

Tu croises le regard de son Familier, auquel tu esquisses le signe de garder le silence, un bien trop large sourire étirant déjà ta bouche. C'est un pieux mensonge, à peine. Juste de quoi te divertir un tantinet. Ton bras se tend et frôle le sien, jusqu'à ce qu'elle puisse le prendre. « Je serai votre guide jusqu'à Automnal. » Tu ne te présentes pas, non. Pas tout de suite. Tu veux rire encore un peu, profiter de ce court moment d'anonymat qui t'est offert. Moment rare. « Notre carrosse nous attend à l'extérieur. La route sera longue, mais j'ai espoir qu'elle vous sera agréable. »


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Dernière édition par Castiel de Sombreflamme le Dim 22 Mai - 18:55, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Malices sans vice   Malices sans vice EmptyDim 22 Mai - 16:03


Malices sans vice
Une fille de Bellifère en terrain hostile
Castiel & Quitterie • 4 juin 1001


Sur le coup, pourtant, ça semblait être une bonne idée. Une fois le rapport fait auprès de la Guilde des Mages, puis auprès de la Maréchale de Flammes, j’ai eu quartier libre pour deux semaines : possibilité de soigner mes plaies, de me reposer, d’aller voir ma famille si je le souhaitais. L’impulsion m’a poussée à tenter d’aller voir Melsant, d’abord. Avec toute l’agitation du retour, lui vers Ibélène et moi vers Faërie, je n’ai pas eu l’occasion de le remercier, pour ces mois de captivité où il a veillé à ce que je ne baisse jamais les bras. Je suis bien consciente que je lui dois en partie ma survie et mon retour à bon port avec Sayam et Serment, alors pourquoi ne pas aller lui exprimer ma gratitude en personne ? J’imagine qu’il est en famille sur ses terres de Sombreciel, aussi ai-je fait quérir un mage des portails pour rejoindre Euphoria. Serment est resté à Port-Liberté, ce qui est naturel – un dragon en Ibélène, et c’est la guerre ! – mais Sayam est bien là, même s’il survole actuellement la capitale pour satisfaire sa curiosité, et je me sens démunie sans ses yeux pour me guider. Arrivée au palais, j’ai demandé un guide assermenté pour me mener à Automnal : je n’y vois presque rien, et je ne connais pas le chemin, alors… Il ne manquerait plus que je me perde dans ce pays de dégénérés. Enfin, bon – ce que l’on raconte sur Sombreciel en Bellifère est potentiellement un peu exagéré : j’ai trouvé Melsant tout à fait convenable lors de notre captivité.

Je me dirige vers l’endroit où l’on m’a instruite d’attendre le temps que ma requête soit examinée, un endroit un peu bruyant en fait, et je perçois moult mouvements et déplacements autour de moi. Je percute un comptoir de la hanche, une poignée de personnes pressées dont les réactions vont de l’agacement discret à la bourrade peu charitable me faisant trébucher, jusqu’à ce qu’un bruissement de plumes n’annonce l’arrivée de mon Familier. Les femmes sont voilées, ici, Quittou. Tu attires l’attention. Mince. Les voiles ! Melsant m’en avait parlé pourtant, quand nous évoquions les visites de ses sœurs au palais de leur frère le duc ; et il avait mentionné cette coutume qui dérobe les chevelures et les visages des femmes en public. J’aurais dû y penser ! Tant pis, il est trop tard pour y remédier. Du bec, il me guide vers un siège un peu en retrait, et s’installe sans façon à mes côtés, pliant son grand corps de cigogne pour poser la tête sur mes genoux, indiquant clairement son statut de Familier et ma nature de mage. Je perçois un changement dans la nature des mouvements alentour : on me contourne, on m’évite. On a vraisemblablement un peu peur de moi – on n’a pas compris, visiblement, ma cécité presque totale, et on n’a aucune idée de la teneur de mes pouvoirs qui sont les moins offensifs possibles. Tant mieux. Les mœurs cielsombroises m’inquiètent tout de même un peu, et je préfère inspirer la crainte que la convoitise.

On appelle mon nom – mon guide semble être là. Je me relève, un peu indécise quant à la conduite à tenir. Il vient vers toi. Effectivement, il se présente comme mon guide, et je sens ses doigts frôler mon bras, comme une invite. On l’a informé de mon petit souci visuel, donc. Bien. Il m’a été suffisamment dur de me forcer à le déclarer en formulant ma demande – je suis satisfaite de voir que ce ne fut pas en vain. Il semble bien poli, un peu fatigué, c’est… L’hésitation que je perçois chez Sayam m’inquiète. Un souci ?Non, c’est un… homme, jeune. Je ne pense pas qu’il pourrait te défendre, mais il y a deux guerriers derrière lui, sûrement une escorte. Hum. J’ai la sensation que Sayam ne me dit pas tout, mais… Soit. Je fais courir le bout de mes doigts le long du bras offert, jusqu’à pouvoir glisser le mien sous le coude offert et me laisser guider, un peu étonnée tout de même. « Un carrosse ? Je ne suis pas quelqu’un d’important, n’y a-t-il pas d’erreur ? Si c’est mon handicap qui vous inquiète, sachez que je suis capable de me diriger tout de même, mon Familier y veille. Je peux tout à fait monter, si l’on me prête un cheval… » C’est le moment idéal pour me prendre les pieds dans l’ourlet de ma robe, bien sûr – je me rattrape à son coude de justesse et chancelle un peu, avant de me remettre d’aplomb. La faute à cette robe de cour, bien trop longue : je ne suis plus habituée à ces pans de tissu qui tombent plus bas que mes chevilles ; ce n’est certainement pas avec mes jupes de Chevaucheuses que j’aurais de tels soucis !

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Message Sujet: Re: Malices sans vice   Malices sans vice EmptyDim 22 Mai - 19:40

La surprise de la Chevaucheuse ne t'échappe pas. Ce n'est certainement pas toute la plèbe, qui puisse demander un carrosse pour un voyage, mais tu n'es pas un péon et tu refuses également qu'une femme qui a partagé les malheurs de ton aîné bien-aimé engourdisse son charmant derrière sur un cheval. Les regards qu'on pose sur vous ne t'échappent pas non plus, curieux et craintifs pour la plupart, et cette distraction te fait presque également trébucher à la suite de Louison. Un petit « Oh ! » de surprise t'échappe, mais tu te redresses rapidement et ta compagne aussi. Un éclat de rire, à peine, une note chantante. « J'ai tout à fait confiance en vos capacités, ainsi qu'en celles de votre Familier, n'ayez crainte. Je préfère néanmoins voyager ainsi. Puis, vous êtes une amie de m-Melsant : vous êtes quelqu'un d'important. » Tu as presque dit mon frère, mais tu as bien vite rattrapé les mots qui ont failli glisser. Encore un peu, encore quelques minutes.

Vous sortez du palais et tu es aveuglé quelques secondes. Le soleil est radieux, déjà haut ce matin, et le chant des oiseaux accompagne votre sortie. Oh, quelle chance ! Vous n'avez pas le plus clément des climats, mais la balade sera bien agréable, avec cette température. Tu mènes Louison jusqu'au carrosse, où tu la fais monter prudemment. Tu te gardes loin de la cigogne orangée, respectueux de ces tabous dont ton frère Melbren t'a instruit (sans parler de Ses paroles, lui qui sera loin de toi aujourd'hui). Tu ne veux même pas en effleurer une plume. « Je vous reviens bien vite, je dois régler quelques derniers détails avant notre départ. »
Tu t'approches du conducteur, qui finit d'atteler les chevaux. Son regard sur toi est méfiant, ce qui te satisfait. Maintenir tes domestiques à quelque part entre la terreur et le respect est une tâche délicate qui demande à la fois beaucoup de cajoleries et de menaces. Tu lui fais le signe de se rapprocher de toi et son air se fait interloqué quand tu baisses la voix, pour ne pas être entendu de Louison : « Simon ! J'aimerais une allure plutôt soutenue jusqu'à Automnal, sans toutefois être inconfortable pour mon invitée. Est-ce dans tes capacités ? Bien sûr, votre Grâce. J'en suis heureux ! Ce serait désagréable de devoir parler à nouveau de vol plané depuis le haut de la maisonnée, n'est-ce pas ? En effet, votre Grâce. Vous baisserez la capote de l'attelage, le soleil est splendide, ce serait dommage de ne pas en profiter. Tu te détournes et tu répètes le même jeu avec un des gardes. Vincent, va quérir Ariane; demande-lui un voile... mh, j'ai souvenir d'un voile de lin vert, brodé de feuillage bronze et doré, dans les affaires que Mélusine ne porte plus – le vert n'a jamais été sa couleur préférée. Quelques épingles ornées de perles, également. Bien, votre Grâce. »

Toutes ces messes basses ne manquent pas d'intriguer tes domestiques, mais tes lubies ne sont plus discutées depuis longtemps. Simon abaisse la capote du carrosse et bien rapidement, Ariane sort du palais, le voile demandé entre les mains. Quelle efficacité ! Tu la fais attendre d'un geste de la main et tu présentes toi-même la chose avec entrain à la jeune femme déjà assise dans le carrosse : « Demoiselle Aubenacre, un voile nous a été généreusement prêté, ainsi qu'une domestique capable de l'épingler, si vous désirez le porter. Il vous protégerait du soleil. Sans compter qu'il cacherait cette chevelure enflammée par le soleil qui fait se tourner les regards de tous, hommes comme femmes. Sans parler du tien. Tu as l'habitude des dames de la cour qui libèrent leurs cheveux, de tes sœurs têtes nues, mais ça n'en est pas moins... une vision plus qu'agréable. Il s'accorde parfaitement à vos habits. Le vert flatte joliment votre teint. » Un choix délibéré, à ne pas en douter, et ta voix s'abaisse un peu, charmeuse. Une fois sa décision prise, vous pourrez partir.


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Message Sujet: Re: Malices sans vice   Malices sans vice EmptyDim 3 Juil - 0:32


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Une fille de Bellifère en terrain hostile
Castiel & Quitterie • 4 juin 1001


Il est un peu étrange, ce guide, tout de même. Je m’attendais à ce que l’évocation de mon Familier attire plus de répugnance de la part d’un Ibéen, mais il semble fort civil, presque accoutumé à l’idée ; a-t-il pour habitude de fréquenter les quelques mages qui demeurent à Euphoria ? La Guilde les protège, mais leur existence ici doit être compliquée, tout de même ; enfermés dans un empire où la magie est vue avec suspicion et méfiance, tout comme le savoir est pris de haut en Faërie. Les livres d’histoire de l’Académie parlent de la dernière guerre, des rivières de sang sur la frontière, des larmes amères des veuves et des mères ; mille ans ont passé depuis, est-ce pour cette raison que science et magie commencent à s’entendre ? Quoi qu’il en soit, je suis bien aise de trouver mon guide si bien disposé à mon égard, et accepte son aide avec gratitude.

Bon, c’est également étrange qu’il désigne le marquis d’Automnal de manière aussi cavalière, mais bon – peut-être le connaît-il bien, et c’est pour cette raison qu’il m’a été assigné comme escorte ? Allez savoir, en Sombreciel, la logique ne ressemble que fort peu à nos raisonnements habituels de Faës. Ne suis-je pas en plein cœur du duché de l’esprit ? Haussant mentalement les épaules, je me laisse mener à l’attelage qui nous est réservé. Il me laisse là un instant – j’ai le temps de voir dans les pensées de Sayam qui s’est envolé les environs du palais. Euphoria semble une ville assez… alambiquée. Je comprends mieux les allusions à l’architecture cielsombroise de la Tour des Mages de Lorgol – on dirait que le moindre coup de vent pourrait tout faire effondrer.

Rapidement cependant, mon guide est de retour, et voilà qu’il me rapporte… un voile. « Oh, par Valda ! Les voiles ! » La confusion amène une rougeur à mon visage quoi m’échauffe les joues, et je porte la main à mes lèvres, pétrifiée de honte. Pourtant, j’ai été instruite avant mon départ, des us et coutumes de Sombreciel, des choses que l’on peut ou qu’on ne doit surtout pas faire en Ibélène ; mais j’avais oublié ce point bien particulier de la culture cielsombroise. Ici, les femmes se voilent : l’Histoire dit qu’un duc oublié depuis a instauré cette loi pour éviter que les regards peu farouches de ses sujettes ne provoquent une escalade de conflits entre leurs prétendants. Et moi, qui débarque ici les cheveux découverts, avec cette rousseur brune peu commune au sud de l’Empire… Confuse, je saisis l’étoffe proposée d’une main un peu tremblante. Rien qu’à imaginer le type de regard que les gens alentour ont dû poser sur moi, les idées qu’ils se sont certainement fait à mon sujet – oh Valda, je suis mortifiée. « Je vous présente mes excuses pour ce manque d’éducation messire – n’y voyez quela fatigue d’un esprit étourdi, je vous en prie, et non pas un irrespect de vos coutumes. »

Je peine avec les épingles – je n’ai, après tout, jamais porté de voile de ma vie. Une servante en retrait s’avance, me le prend des mains – et de quelques gestes adroits, le fixe en place sur ma coiffure, rabattant doucement la voilette qui jette une ombre sur mon champ de vision déjà obscurci. Je me sens… différente, mais étrangement plus en sécurité. L’attelage part, et je sens les rayons du soleil me réchauffer un peu. C’est le même soleil que celui qui brille sur Port-Liberté, et je me rassérène quelque peu. Il faudrait que je parle. Rompre ce silence pesant – lui n’a pas l’air d’en souffrir, mais je peux presque sentir son regard sur moi, et cela me met… terriblement mal à l’aise.

« Vous êtes marié ? » Enfin, non, mais Quittou, pourquoiiiii ? Pourquoi je lui demande ça ? J’ai sauté sur la première idée venue, et s’il s’imagine des choses, je… Allez, rattrape le coup, ma fille.

« Je veux dire, avec plusieurs personnes, ou… ? Non, parce que, à l’Académie on appris, que chez vous, on-on-on pouvait, vous savez – hein, avec plusieurs… gens… »
Finalement, ce voile, c’est pas plus mal. Ça cache sûrement l’écarlate qui me dévore le visage. Si seulement je pouvais devenir invisible, et cesser de m’enfoncer…

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Message Sujet: Re: Malices sans vice   Malices sans vice EmptyMer 6 Juil - 4:45

La mention du voile met Louison dans tous ses états et tu retiens un rire enchanté devant sa maladresse, alors qu’elle tente d’attacher le tout sans la moindre miette du savoir-faire développé par les Cielsombroises suite à des années à se voiler : « Vos excuses sont acceptées. C’est un fréquent oubli, chez les Faës qui viennent pour la première fois en Sombreciel, et je vous devine de très bonne foi. » Pas comme ces Erebiens mal élevés qui oublient à dessein de le porter et qui viennent parader leurs habits démodés dans les rues d’Euphoria comme s’ils étaient entre deux dunes de sable. Tss.

Il suffit de quelques tours de main d’Ariane pour que les épingles ornées de perles s’attachent convenablement et que le voile lui cache la vue de cette chevelure impudique, tout juste avant le départ de votre attelage. Le soleil est doux, il sera chaud, et cette balade agréable. Tu n’as pas besoin de parler. Toi qui es si bavard, si prompt à parler de tout et de rien, tu te contentes de dévorer des yeux la jeune femme, profitant qu’elle ne puisse t’en empêcher. Le vert flatte définitivement son teint et maintenant que tu as pu admirer sa chevelure… tu peux seulement l’imaginer volant dans le vent, entourant son visage bronzé par le vol sur son dragon (comme tu imagines). Tu en es là dans ton imagination, à imaginer Louison chevaucher en amazone un dragon bien mal esquissé, la chevelure au vent et fort peu vêtue pendant cet exercice, lorsqu’elle rompt le silence d’une manière plutôt… surprenante : « Vous êtes marié ? Je veux dire, avec plusieurs personnes, ou… ? Non, parce que, à l’Académie on appris, que chez vous, on-on-on pouvait, vous savez – hein, avec plusieurs… gens… »

Tu ris. Elle n’a réellement aucune idée de qui tu es et sa candeur, cette gêne que tu devines sans même la voir, te charme. Oh, la curieuse ! Crois-tu que je lui plais ? Elle est presque aveugle, Castiel. Si tu lui plais, c’est de l’esprit bien plus que du visage. Quelle agréable perspective ! Cela dit, elle n’a pas vu bien des choses de ton esprit, à cet instant, et tu te dois de placer cette question hasardeuse et gênée sur le désir simple de faire la discussion. Ou d’en apprendre plus sur vos mœurs qui semblent toujours bien exotiques pour les autres duchés. « Au grand malheur de ma famille, je ne suis point marié. Ta famille et plus particulièrement Maximilien, qui pense à ton trône autant qu’à ton bonheur. Je n’ai pas encore eu le plaisir de rencontrer la femme, ou l’homme, à qui m’unir lors d’un premier mariage. Je prends pour excuse mon jeune âge et mes responsabilités, pour le moment plus importantes que des noces. » Bien que ton sang cielsombrois te donne déjà bien hâte aux festivités qui entoureront les futures noces en question. D’ici là, il faudra encourager Mélusine à se marier. « Et vous, demoiselle ? J’aimerais croire que vous êtes libre comme l’air, mais les jolies femmes ont toutes la fâcheuse manie d’être déjà promise à un autre. Même si ici, ce n’est pas toujours un problème, poses-tu sur le même ton joyeux et rieur. Ou serait-ce la raison de votre visite à Automnal ? »

L’occasion rêvée de savoir si la cale de la Marie Sanglante a révélé un tant soit peu l’orientation sexuelle de ton frère aîné. Ou, mieux, ses ambitions maritales ! Tu serais le premier à éventuellement gagner le pari !


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Message Sujet: Re: Malices sans vice   Malices sans vice EmptyVen 2 Sep - 12:58


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Castiel & Quitterie • 4 juin 1001


Parfois, j’aimerais pouvoir me gifler.
Juste histoire de me faire taire.

Je dois avoir l’air juste ridicule auprès de cet homme – pitoyable paysanne à peine sortie de son trou perdu, ignorante petite Faë envers laquelle il convient de se montrer condescendant. Que doit-il penser de moi ! Je ne sais plus trop où me mettre, et j’aimerais que Serment soit là, pour voler en sa compagnie plutôt que devoir faire la conversation dans un carrosse visiblement bien trop élégant pour ma misérable personne. J’aimerais que Sayam soit là, près de moi, pour me prêter ses yeux et voir les réactions de cet homme, au lieu de devoir simplement les deviner.

Il répond à ma question idiote, en tout cas, et je tente de calmer l’incendie qui empourpre mes joues. Il évoque des responsabilités – mais qui est donc cet inconnu qui délaisse donc de si importantes occupations pour m’escorter jusqu’à Automnal ? Il émet ce que je suppose être un compliment – oui, non ? je ne sais pas, au fond – et enchaîne sur les raisons de ma venue à Automnal. La succession de ces propos laisse peu de doutes sur ce qu’il imagine, et je rougis de plus belle.

« Oh n-non ! J’ai voyagé quelques semaines avec lui en vivenef, c’est tout. » Précise les conditions dudit voyage, Quitterie, peut-être… « Prisonnière, je veux dire ! » Un peu plus, éventuellement… « Tous les deux, je veux dire, pas de lui. Enfin, j’étais prisonnière de gens, pas de lui, et il était prisonnier aussi, et… » Non, en fait, Quittou, tais-toi. Écarlate, je me tords les mains en bredouillant pêle-mêle quelques phrases décousues sur la Marie Sanglante, les Amoureux du Vent, et une captivité de deux mois et demi.

« Je v-vais simplement lui rendre visite… pour le remercier de m’avoir sou-soutenue. En toute amitié. Mais vous-même, vous la connaissez, vous m’avez d-dit ? » En tout cas, il l’appelle par son prénom. Un ami d’enfance ? Un employé du domaine, homme de confiance ? Un pair Voltigeur ? Un autre membre de la noblesse ? Mon esprit se perd en conjectures désordonnées et je dois faire appel à mes bonnes manières pour ne pas poser la question qui me brûle les lèvres. Qui est-il ? Dans quel guêpier me suis-je fourrée, et devant qui exactement suis-je en train de me couvrir de ridicule… ?


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Message Sujet: Re: Malices sans vice   Malices sans vice EmptyJeu 8 Sep - 1:22

Les bredouillements de la Chevaucheuse ne font rien pour amenuiser ton air intéressé, mais ton sourire entendu a progressivement disparu. Entendre parler des conditions de captivité de ton aîné n’est pas joyeux et tu as toujours de la difficulté à penser que pendant si longtemps, il ait été retenu prisonnier, entravé par ces damnés pirates ensorcelés par leur propre vivenef. Cette magie… ce n’est définitivement pour toi. Puis, bien que nombre de tes cauchemars actuels soient attribuables à ta propre aventure en mer, d’autres viennent réellement des récits de Melsant. De son trouble que tu as ressenti jusqu’au plus profond de ton amour pour lui, réveillant cette peur de l’eau que tu n’as jamais su dompter suffisamment, réveillant tes angoisses et tes problèmes.

Heureusement, tout est terminé et pour le mieux. Melsant est en sécurité à Automnal et Louison Aubenacre dans cet attelage avec toi, en direction de la demeure de ton frère, pour le remercier.
En toute amitié.
Ce qui ne te déplaît pas. Tu ne pourrais certainement pas faire concurrence à ton frère, qui te surpasse en tous points. Il est le héros, n’est-ce pas ?

« Mais vous-même, vous la connaissez, vous m’avez d-dit ? » Tu te renfonces un peu dans ton siège, subitement gêné du petit jeu que tu maintiens depuis le début du voyage, mais qui sera bientôt terminé. Le secret, éventré. Tes yeux cherchent la cigogne orangée dans le ciel, comme pour y trouver un soutien. Le tien est uniquement présent d’esprit, aujourd’hui. Tu en aurais bien besoin, en ce moment, mais tu entends seulement son silence narquois, dans ta tête, alors que tu t’apprêtes à révéler la supercherie. « Ai-je oublié de me présenter ? Suis-je… suis-je bête. Je suis son frère. Ta voix devient timide. Hésitante. Tu chuchotes presque ton prénom. Castiel. »
Ton idée, qui te semblait si merveilleuse, te semble soudainement encore plus ridicule. Sans doute croit-elle que tu t’es moqué d’elle ? Que tout ceci est un vicieux plaisir destiné à rire de cette Chevaucheuse et de son handicap ? Ta réputation d’enfant terrible te précède, après tout, et les choses horribles qu’on accole à ton nom ont bien des accents de vérité. Aussitôt, tu t’empresses alors de la rassurer, prenant ses mains entre les tiennes, comme pour la supplier de ne pas fuir en sautant de l’attelage en plein mouvement : « Je suis désolé, demoiselle, je ne voulais pas… vous gêner. Quelle sottise, quel mensonge ! Et que peux-tu prétexter d’autre, de toute façon ? La vérité ? Que tu trouvais cela amusant, divertissant ? J’étais si curieux de vous rencontrer, de savoir qui avait partagé le calvaire de Melsant et… je me suis laissé emporter. Excusez cette pieuse omission. » Elle ne peut voir ton visage sérieux, mais elle entend certainement ta voix grave et tout ce que tu peux y mettre de sincérité. Et sous ses doigts, sans que tu y penses, elle peut bien sentir le pansement qui entoure ta main gauche, cachant la douloureuse blessure qui y pulse avec ardeur depuis des jours, rouverte par tes bons soins pour se calquer à toujours plus de mensonges.


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