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 Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?

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Message Sujet: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptyVen 27 Mai - 8:41


Livre I, Chapitre 3 • Les Amoureux du Vent
Serenus Dardalion & Elisabeth Rêvel

Sur les chemins de la vie

Ou sur les chemins de l’ivresse ?



• Date : 22 Avril 1001
• Statut du RP : Privé
• Résumé :Elisabeth Rêvel et Serenus Dardalion se rencontrent sur les chemins de Sombreville, chacun retournant vers son duché d’origine.

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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptyVen 27 Mai - 9:10

Le lièvre détale de toutes ses forces. Sa vie ne tient qu’à un fil. Il doit regagner son terroir avant qu’il ne soit trop tard. Un prédateur menaçant se presse sur ses traces. Son cœur bat à toute vitesse comme dans une tentative de fuir encore plus loin. Ses pattes qui pourtant ont déjà tant donné, accélèrent le rythme. L’air sort de son corps dans un sifflement rauque. Il n’y entre qu’au prix d’un effort surhumain.

Je secoue la tête dans une vaine tentative pour me libérer des idées qui m’assaillent. Je perçois encore en arrière-plan, la peur qui me tenaille. Il faut que j'arrive à repousser ces souvenirs. Lorsque j'y pense, j'ai le regard perdu dans le vide. Les éventuelles personnes que je rencontre alors pourraient se douter de quelque chose. Il faut que j'apparaisse normale, que mon visage se fige dans une expression sereine, que mon corps se détende. Pourtant, mes muscles crispés ne semblent pas partager le même avis.

Je presse Bourru, ce vieux canasson pour accélérer le rythme. Je dois me rendre à Lorgol pour y retrouver Gudrun. Je viens d’apporter un livre dans la demeure d’un bourgeois exubérant de la région. J’ignorais que les cielsombrois pouvaient s’intéresser à autre chose qu’à l’alcool. Gudrun avait toujours refusé que je m’y rende. Pour elle, il fallait être plus grand pour pouvoir entrer dans un tel royaume. Elle m’avait déjà envoyée porter un coli depuis qu’elle s’estimait trop vieille pour de tel déplacement mais toujours dans les duchés d’Erebor, de Valkyrion ou de Lorgol.

Qu’est-ce qui a pu pousser Gudrun a m’envoyée sur ces chemins? Le client a payé une somme non négligeable et n’habite pas loin des frontières d’Erebor. Ces fleurons nous permettront de payer notre affiliation à la guilde. Cependant, si j’apprécie la confiance qu’elle met en moi – bien qu’elle a peut-être tord – cette fois-ci, je ne peux m’empêcher de penser à Lorgol. Le souvenir peut être réel. Les personnages semblent plus clairs que jamais, plus précis. Et si mon esprit m’a montré la réalité, je dois me trouver dans le duché de mon père. Est-ce que je foule, en ce moment, la même route que lui ? Suivé-je le parcours qu’il avait emprunté pour se rendre jusqu’à Lorgol ? Ces souvenirs ne sont peut-être encore qu’une illusion. Non. J’ai bon espoir que ce ne soit pas le cas. Toutefois, combien de fois avais-je espéré avant de retomber dans le doute ?

Je tente de me concentrer sur le chemin à prendre. Bourru n’est pas vraiment un cheval très rapide – Je me demande même si on peut appeler cet animal « cheval ». Toutefois, il m’aurait fallu plus de temps pour couvrir, sans son aide, la distance parcourue. Lorsque Gudrun m’envoie au loin, j’emmène souvent cette bête. Avouons-le, Bourru n'a pas de grandes qualités mais le temps passé avec lui m'a incitée à l'apprécier malgré tous ses défauts.  

Le lièvre réussit à atteindre son terrier. Il sent le souffle d’un animal géant sur son arrière-train. Tremblotant, il se terre au fond de son trou. Son cœur bat toujours aussi fort comme s’il ne comprend pas encore qu’il a échappé à une menace. Son souffle s’est réduit à un mince filet d’air qui peine à faire entrer suffisamment d’oxygènes dans le corps épuisé.

Ce n’était pas ma vie. Seulement une impression, une croyance. Il faut que j'apparaisse sereine. Il faut que je me concentre sur cette route. Il est tellement simple de prendre le mauvais chemin, surtout dans cette région inconnue. J’ai déjà pris du retard. Il me faudra éviter de trop longues pauses sur le chemin du retour. Devant moi, les montagnes semblent devenir de  plus en plus grandes au-fur-et-à-mesure que j’avance. Une fois en Erebor et pourvu que Joseï soit apaisé, il ne me faudra plus qu’un mois pour rejoindre Lorgol – du moins tant que je reste concentrée sur le chemin à prendre. Je me suis trompée une fois de route et ai déjà failli le faire une seconde fois. Avec ce bourgeois qui m’a fait attendre avant de me donner les fleurons auxquels j’avais droit, je ne pouvais atteindre Erebor dans les temps impartis. Je pousse un soupir. Le trajet du retour s’annonce épuisant.

Le lièvre peut atteindre une vitesse de 80 km/h. Pourtant, jamais il ne s’en rend compte. Cette vitesse fait partie de lui, tout comme ce cœur qui commence à se calmer. Cet animal ne sortira pas de sitôt. Un prédateur attend souvent que sa proie apparaisse à nouveau. Tout bon lièvre le sait. Un jeu de patience commence.
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Serenus Dardalion
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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptyVen 27 Mai - 19:33

Une douce brise ébouriffa ses cheveux coupés courts et lui fit redresser la tête, plus alerte que jamais. Il aurait juré avoir entendu un bruit, derriere lui. Il se retourna, regarda autour de lui puis reporta son attention sur sa monture. Celle ci paraissait calme. Il se rassura et reprit sa lecture.

Serenus avait quitté Euphoria quelques jours plus tôt après avoir escorté une caravane de marchands avec ces collègues de la Volte. Le voyage n'avait pas été de tout repos. Dés le début, un groupe de bandits les suivaient et attendaient le moment propice pour les attaquer. Leurs attaques furent rapides et sans pitié. Serenus, etant le plus vieux des guerriers, avait été obligé de renvoyer deux hommes car ils etaient trop mal en point pour continuer. Ils avaient ensuite été déviés de leur route par le chef de la caravane qui souhaitait s'écarter de la grande route qui etait pour lui beaucoup trop dangereuse et avaient atterit sur le domaine de Vifesprit, au sud d'Euphoria. Serenus et le reste du groupe avaient été accueillis par Mayeul de Vifesprit, voltigeur et héritier du domaine, et avaient été conduit chez le baron pour pouvoir se restaurer et se reposer.

Serenus et Mayeul, conscient que les bandits risquaient de leur barrer la route, avaient élaborer un plan d'attaque avant de finir la soirée sur une note légère, arrosé par un thé aromatisé à la fleur de pavot. Le lendemain, Serenus, Mayeul et les autres guerriers avaient attaqué le groupe de bandits qui avaient établi un campement dans un bois. Ils avaient tous été tué à l'exception d'un seul, un adolescent sortant à peine de l'enfance, que Serenus avait épargné et incité à aller se trouver une autre voie.
Rassurés et triomphants, ils étaient arrivés à Euphoria en fin de journée, ils ont pu alors se reposer et fêter cette victoire. Serenus avait cependant choisir de repartir le lendemain pour la Volte afin de retrouver son épouse qui lui manquait de plus en plus. Ses jeunes collègues avaient quand a eux décidés de rester un peu a Euphoria et lui avaient assuré qu'ils pouvaient se débrouiller pour le retour.

Serenus avait donc pris la route et ne s'était arreté qu une fois au bord d'un ruisseau pour se désaltérer, se baigner et laisser sa monture se reposer. A present, il regardait le soleil qui continuait sa course dans le ciel et enviait presque ses collègues qui prenaient du bon temps a Euphoria. Il serait bien resté mais il s'était dit que plus les séparations avec sa femme seraient longues, plus leur couple avait de chance de s'effriter puis de se briser en milles morceaux. Il aimait Elena de tout son coeur et ne voulait pas que cela arrive.

Il sortit de ses pensées quand il entendit de nouveau un craquement. Il arrêta sa monture et regarda derriere lui, désormais sur d'être suivi par quelqu'un ou quelque chose. Il regarda longuement autour de lui. Il regardait cependant au mauvais endroit quand le gamin bondit. Il sentit un choc dans son dos et une main qui lui attrapait le cou. Serenus se débattit et chercha à dégainer son arme. C'est quand il vit l'arme que son adversaire tenait qu'il comprit qu'il n'avait pas le temps de se defendre. Le poignard plongea en direction de sa gorge mais Serenus leva le bras. Le couteau égratigna sévèrement son bras. Le gamin hurla et tira La tête de Serenus en arriere avec une force telle qu'il n'en avait jamais vu chez un enfant de cet âge. Le couteau replongea, toujours en direction de sa gorge. Serenus leva le bras et ferma les yeux.

Ce fut sans doute sa jument qui le sauva. Celle ci, peut être consciente du danger qui menaçait son maitre se cabra, le gamin déséquilibré, rata la gorge du guerrier. Serenus vit la l'occasion de se defendre. Il donna un coup de tête en arrière. Le craquement qu'il entendit fut très satisfaisant.
Son adversaire, le nez brisé, fit preuve cependant d'un courage exemplaire pour un gamin, il chercha à present a viser l'aine du guerrier. "Petit mais intelligent" se dit Serenus. Il avait en effet appris que le meilleur moyen de tuer un homme etait de le toucher soit a la gorge, soit a l'aine.

Il attrapa le gamin par le col et le passa au dessus de sa tete. Il le tint par les bras, bloquant ainsi toute tentative. L'enfant était plus agé que ne le laissait penser sa taille, il devait avoir entre 12 et 14 ans. Serenus reconnu le jeune bandit qu'il avait épargné lors de l attaque du groupe de bandit. Serenus lui dit :

- Tu ne m'a pas écouté on dirait...

- Tu as tué mon père salaud !

- Si je ne l'avais pas fais, combien de personnes auraient souffert par sa faute. Qui etait ton pere ?

- L'archer ! Lache moi et bat toi ! Je lui ai juré de le venger lorsque je l'ai enterré !

Serenus se souvint alors de l'archer qu'il avait quasiment décapité pendant l'attaque. "Quelle vision horrible pour un enfant.." se dit il. Un coup de genou dans le menton le ramena à la réalité. Il lacha son adversaire avec un grognement et porta ses mains à son visage et a sa gorge. Il descendit de cheval, sentit à peine le coup que le gamin lui asséna et le prit par le cou. Il lui dit :

- Écoute moi petit, j'ignorais que cet archer etait ton pere d'accord ? Il avait attaqué le convoi que j'escortais avec mes collègues. Il fallait que je la défende...

Il parla longuement a l'enfant, il lui dit que beaucoup d'autres enfants avaient été privés de leur pere à cause du sien, qu il n'avait fait que rendre la justice. Il sentait au fond de lui qu'il devait le tuer mais le regard implorant et larmoyant du gamin le fit soupirer. Même si il etait rongé par le désir de se venger, il restait tout de même un enfant. Il serait injuste de le tuer. Serenus lui prit son arme, et le laissa La couché par terre. Il lui dit :

- Reviens me voir quand tu seras un homme. Si tu désire toujours venger la mort de ton père, on réglera ça de manière équitable.

Il monta sur sa jument et partit au triple galop. Plus loin, il sentit qu'il avait mal à son bassin et que sa tete lui tournait. Il baissa la tête et remarqua du sang qui tachait sa cote de maille et sa tunique. "merde.. Il m'a touché".
Il examina la blessure. Sa cote de maille l'avait protégé, la plaie était peu profonde et même si elle saignait beaucoup, aucun point sensible ne semblait avoir été touché. Serenus allait survivre et s'en sortir avec une énième cicatrice.. Il but un coup à sa gourde et descendit de cheval. Aussitôt sur pied, il fut prit de nausée. Il fouilla dans ses bagages et trouva un tissu qu'il pressa contre sa plaie. Il tomba assis par terre, au bord du chemin et essaya de colmater le sang.

Il entendit de nouveau un bruit, un hennissement. "Il m'a suivit ?" se demanda t'il. Il vit alors un cheval qui tirait un chariot d'un marchant itinérant. Serenus sourit, il avait de la chance, ce marchand pourrait surement l'aider, il aurait peut être des produits à lui vendre pour l'aider à se soigner. Il leva le bras et fit un signe au nouveau venu puis se concentra sur sa plaie.
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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptySam 4 Juin - 22:27

Le lièvre sent la faim l’envahir. Elle est arrivée discrète, comme un traitre qui abat par derrière les défenses de l’animal. Maintenant, elle gagne en intensité, s’acharnant à éliminer toutes traces de résistances à l’intérieur du frêle animal. Au cours des longues heures qu’il a patienté, le besoin de nourritures est devenu insupportable. Il faut qu’il mange, qu’il sorte de son terrier pour aller grignoter la plante qui le nargue non loin. Il tente de résister, en vain. Ses pattes avant sortent les premières. Puis prêt à rentrer dans sa grotte à tout moment, le lièvre avance vers la plante.  

Je retiens un cri. Ce n’est pas la réalité. Il s’agit juste d’un souvenir qu’il convient d’éliminer, de faire sortir de mon esprit ou encore de découper en petits morceaux. Malheureusement, je n’ai encore jamais pu trouver un moyen de faire rentrer dans mon esprit un objet suffisamment tranchant pour éliminer de tels souvenirs. D’ailleurs, qui aurait pu me regarder approcher un couteau de ma tête sans broncher. Je paraitrais folle, or il ne faut pas que les gens pensent que je suis folle.

Ce souvenir, je l’ai déjà rêvé. Peut-être est-ce la réalité ? Peut-être ai-je déjà été lièvre dans une vie antérieure ? Peut-être qu’un dieu a voulu me jouer un tour ? Avec cette théorie, je parviendrais à expliquer ma perte de mémoire. En effet, comment avoir un humain saint d’esprit s’il se souvenait avoir été lièvre ? Dans sa grande compassion, le dieu – quel qu’il soit – m’avait enlevé mes souvenirs. Il ne devait pas être doué pour ça puisqu’il m’en reste encore.

Pourtant, je ne peux m’empêcher de penser que cette hypothèse ne tient pas la route. Je connais la suite du souvenir. J’ai beau vouloir l’éviter, il revient me hanter. Quelles images avaient d’ailleurs accepté gentiment de se mettre sur le côté pour me laisser vivre ? Aucune. Mon entente avec ces scènes ne s’était jamais améliorée. La relation se passait toujours de la même manière. Je leur demandais de me laisser tranquille. Elles décidaient de revenir pour jouer une nouvelle fois devant moi. Si elles pouvaient jouer des tours différents, je pourrais encore m’en accommoder mais qui viendrait observer un lièvre plusieurs fois de suite ?

Le lièvre n’est qu’à quelques petits pas de son objectif. Bientôt, il pourra se repaître et retourner dans son terrier pour y profiter d’un repos bien mérité. Subitement, il sent une brûlure dans son cou. Un liquide chaud coule le long de ses pattes avant. Jamais, il n’atteindra la plante. Sa vie s’échappe de son corps. Son cœur qui avait battu si vite, ralentit dangereusement. Son souffle que chaque être vivant pouvait entendre il y a peu, devient imperceptible. Ses pattes qui avaient tant donné, s’immobilisent. La vie est ainsi faite de luttes, de victoires et de morts. Le lièvre pousse un dernier cri et ne sent plus de douleurs. Il ne perçoit plus rien. La paix envahit son âme.

Un cri ? Je n’ai jamais de cris dans ce récit. Ce rêve aurait-il entendu mon souhait ? Aurait-il décidé de me faire un cadeau ? Non, ce cri ne venait pas de mon souvenir mais de la réalité. Sentant la peur m’envahir, je serre le couteau dans ma manche. De l’extérieur, personne ne peut remarquer ce que je tiens. En tant que marchande, je suis souvent sur les routes. Il me faut pouvoir me défendre. Toutefois, si un guerrier expérimenté se presse devant moi, je serais impuissante. Jusqu’à présent le Destin m’a été favorable. Je conserve un moment de silence pour louer sa bonté. Jusqu’à présent, je suis sortie intacte des rencontres qui avaient été placée sur mon chemin. Je suis déjà morte mais jamais dans la réalité. Ou peut-être ai-je mal compris ce qui m’environne ? Peut-être, que ce monde que je parcours n’est plus destiné à être mien. Peut-être, dois-je me résoudre à rejoindre les morts ?

Le temps n’est pas propice à de telles pensées philosophiques. Un cri, n’est jamais une bonne chose. Je tente de me rassurer. Dans les montagnes, l’écho peut propager un cri dans le lointain. Suis-je suffisamment près pour que ce phénomène fonctionne ici aussi ? Je continue d’avancer. Bourru hennit. Ne peut-il pas se taire ? Le danger peut venir de n’importe où et ce stupide canasson ne trouve rien de mieux que d’exprimer sa présence à toutes les oreilles dressées aux alentours.

La mère prend peur. Son enfant vient de disparaître. Elle doit le retrouver. Son inquiétude sort de tous les pores de sa peau. Il doit jouer quelque part. Il devait lui avoir désobéi. Il a dû refuser de rentrer et de l’attendre sagement à l’intérieur comme elle le lui a demandé.

Mon corps se détend. Le cri est sans doute lié à un souvenir. La peur m’a seulement empêchée d’y penser. Je me suis imaginée une situation plus horrible encore. La peur n’a plus de raison d’être. J’ai passé cette étape avec succès. Je peux être fière de moi.

Je relève les yeux et vois un homme me faire signe. Un bandit ? Je serre de nouveau mon arme. Non, il ressemble plus à un soldat. Est-ce de nouveau un rêve ? Il est peut-être préférable que je ne m’arrête pas. Toutefois, ne pas répondre aux ordres d’un guerrier peut être gravement puni. Si je me retrouve en prison, comment Gudrun pourrait-elle me trouver ? Elle viendrait sans doute me chercher mais j’aurais le temps de vivre beaucoup d’expériences avant qu’elle ne se rende compte de mon absence.

Je décide donc de m’arrêter devant cet homme. Je regarde devant moi, puis derrière pour m’assurer qu'hormis cet hypothétique combattant, personne ne pourrait m’observer. Ne percevant aucune présence, j’ose abaisser le regard vers lui. Il doit y lire de la frayeur. Malgré tous mes efforts, je ne parviens pas à la cacher complètement. J’aperçois un tissu rouge qu’il presse contre son ventre.

- Vous êtes blessés, parvins-je à articuler.

Intérieurement, je me félicite de cette brillante observation. Je viens de lui donner  une information qu’il posséde déjà, sans aucun doute. J’avale ma salive pour tenter de me calmer, prend une inspiration, ouvre la bouche et la referme.

- Que puis-je faire pour vous ?

Je trouve la question encore plus pertinente. Il est évident que cet homme est blessé. Il doit seulement avoir besoin d’aide. J’aurais dû le lui proposer directement – le mal est déjà fait. Je le regarde alors bêtement, attendant qu’il choisisse de dire quelque chose, de reprendre la conversation là où je l’ai laissée. Peut-être qu’avec un peu de temps, je parviendrais à me calmer. Peut-être que s’il parlait, je pourrais rassembler mes esprits.
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Serenus Dardalion
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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptyDim 5 Juin - 23:11

Serenus regarda la marchande approcher avec son cheval et son chargement. Ils avançaient lentement et prudemment malgré l'excitation de l'animal. La jument de Serenus, qui était en train de brouter, releva la tête, curieuse, et rejoignit son cavalier. Le guerrier pressa le tissu déjà rouge de sang contre sa plaie et leva encore une fois le bras. Il se sentait de plus en plus fatigué. Il devait se soigner au plus vite.

La marchande finit par arriver devant lui. C'était une femme plutôt jeune et assez maigre, elle portait des habits qui avaient déjà vu de nombreux voyages vu leur état et l'usure. Serenus leva la tête et croisa son regard. Il put y lire la peur et la méfiance malgré son petit sourire timide qu'elle lui adressa. Serenus ne pouvait que la comprendre. Les routes étaient dangereuses à cause des groupes de bandits qui n'hésitaient plus a attaquer les convois et les caravanes de marchands, même si ceux ci etaient accompagnés d'une escorte de guerriers.. Il repensa alors a l'attaque des bandits contre le convoi qu'il escortait quelques jours plus tôt. Deux hommes avaient été sérieusement blessé et Serenus en était sorti avec une flèche dans le bras gauche.

La voix de la marchande le tira de ses pensées. Elle constata juste qu'il était blessé. Serenus sourit et hocha la tête. Il dit avec un petit rire jaune :

- En effet je suis blessé, j'ai pris un coup de poignard. Les bandits sont impitoyables.. J'ai eu de la chance.

Elle ouvrit la bouche, pris une grande inspiration et la referma sans dire un mot. Serenus pencha la tête, curieux. " Sur quelle drôle de femme suis je encore tombé ?". Il était évident qu'elle ne devait pas être a l'aise et qu'elle désirait en finir au plus vite. Elle lui demanda donc ce qu'il désirait. Serenus souleva sa cote de maille pour montrer sa blessure. La plaie était vilaine mais ne semblait Pas profonde. Serenus répondit donc avec un sourire crispé :

- J'ai déjà perdu beaucoup de sang et je ne souhaiterais pas en perdre d'avantage.

Il retira donc son armure et la posa déposa à côté de lui. Il portait en dessus une chemise en lin tachée par le sang. Il reprit en grimaçant à cause de cet effort :

- Est ce que vous auriez de l'alcool que je puisse nettoyer la plaie ? Ainsi que du fil et une aiguille pour pouvoir la refermer. J'ai quelques pièces dans ma bourse pour payer tout cela.

Il reprit le tissu imbibé de sang, l'essora, et le pressa de nouveau contre sa blessure tout en observant la réaction de la jeune marchande. Allait elle accepter de lui donner ce dont il avait besoin ou passer son chemin, croyant avoir affaire à une ruse de bandit ? Il observa alors l'animal qui tirait le chariot de la jeune femme. Il etait imposant et son regard lui rappelait soudain celui d'un de ses collegues de la Volte, un homme bourru mais adorable. La plaie lui envoya un éclair de douleur qui le fit se plier en deux. Il grimaça et serra les dents. Il esperait qu'elle ne tarde pas à se décider car s'il pouvait supporter l'attente et la douleur, il lui serait difficile de supporter les deux en même temps.



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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptyLun 6 Juin - 16:37

Comment dois-je sortir de là ? Que dois-je dire ? Il faut d’abord que je m’excuse. Intérieurement, je me félicite. Ma grossièreté a dû le choquer. "Excuse-moi, beau gosse, j’ai été un peu perdue "? Non. C’est un soldat tout de même. Je lui dois le respect. En plus, je suis toujours à Sombreciel – A moins que je ne me sois égarée de nouveau. Sombreciel est connu pour être le repère des adorateurs de Mirta. Ce guerrier en fait peut-être partie. Avec une telle phrase, je risque de me retrouver couchée dans le fossé. Il était peut-être trop blessé pour avoir la force nécessaire pour accomplir cet acte abominable. D’après les rumeurs un cielsombrois pouvait séduire une femme dans n’importe quelle situation. A la réflexion, cette phrase d’approche ne conviendra pas.

"Excusez-mon impolitesse". Non, trop simple. Il pourrait me considérer comme une fille de bas étage, une mendiante qui quémandait son pain. Il me faut trouver quelque chose de plus original, quelque chose qui marque son esprit, qui me permette de me faire bien voir. Je tente en vain de remuer mes pensées pour parvenir à trouver une phrase convenable dans la situation actuelle. Enfin, une illumination envahit mon esprit.

"Veuillez me pardonner mon outrecuidance, Messire." Je ne peux m’empêcher de m’extasier devant la beauté de cette phrase. Un noble n’aurait pas fait mieux. J’ai lu cette proposition dans un livre. Un chevalier ne peut qu’apprécier une telle proposition. Je reprends confiance en moi. Je dois lui proposer une action. Que  puis-je amener ?

J’entends en arrière-plan qu’il m’a dit quelque chose. Mince, je n’ai pas compris. Dois-je le lui dire ? Non, je paraitrais anormale. Comment savoir ce qu’il m’a dit ? Je sens monter en moi une angoisse sans non.  Il parlait d’un Lièvre ? D’un enfant ? Non, le lièvre provient de mes souvenirs. Comment faire pour paraître intelligente ?

- Est ce que vous auriez de l'alcool que je puisse nettoyer la plaie ? Ainsi que du fil et une aiguille pour pouvoir la refermer. J'ai quelques pièces dans ma bourse pour payer tout cela.

Il a continué de parler. Il a continué de parler. Le soldat se plie subitement en deux. Il grogne de douleurs. Il faut vraiment que je l’aide. Que dois-je faire ? Je me sens de nouveau perdue. J’ai presque envie de pleurer mais cela n’arrivera pas. Que m’a-t-il dit encore ?   De l’alcool ? Je n’ai pas d’alcool. Par contre, j’ai du fil et une aiguille. Je décide de mettre pied à terre, toujours en m’assurant que j’ai mon arme à portée de main. J’ai placé Bourru entre moi et le soldat, pour fouiller dans ma besace. Voilà, l’aiguille et le fil. Je tombe sur une bouteille étrange.

Ah oui ! Ca me revient. Le cielsombrois que j’ai rencontré m’avait donné une bouteille d’une liqueur capable de décoiffer n’importe qui. Je prends également un tissu plus propre que le rouge que le soldat tient contre sa poitrine. Je sors mes accessoires. Il ne me reste plus qu’à préparer mon discours. Je m’avance vers le blessé.

- Bien sûr que vous allez payer – J’avais vraiment osé dire ça, moi ?

Je rougis avant d’avaler ma salive. Il va peut-être croire que je veux l’achever. Gudrun me dit toujours qu’un animal blessé peut devenir violent. Il faut surtout l’approcher avec douceur. Il est temps que je prononce la phrase magique qui va me permettre de remonter dans son estime.

- Veuillez me pardonner mon outrecuidance, Messire. J’ai ce que vous venez de me demander. Quoique, il vous faudra vérifier pour l’alcool. Il m’a été donné par un Cielsombrois. Il doit donc être très fort.

J’ai parlé un peu vite. Toutefois, j’ai réussi à mettre de côté ma timidité. Intérieurement, je me félicite de ma bravoure. Je déplace Bourru vers le côté de la route et l’attache à un poteau pour éviter qu’il ne s’enfuit en galopant. Puis, j’ose enfin m’accroupir près de lui. Je pose les yeux sur son arme et de nouveau, la frayeur m’envahit. Il faut que je détourne mon attention de cet obscure objet.

- Je peux vous aider mais il va falloir que vous m’expliquiez comment. Je n’ai pas l’habitude des blessures.

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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptyLun 6 Juin - 17:28

Lorsqu'il se redressa, il vit avec une certaine surprise que la jeune marchande s'était agenouillée afin de fouiller dans ses affaires. Il sourit malgré la douleur et essaya de se relever en vain. Il resta donc assis et, lorsque la jeune femme s'avança vers lui, il releva sa chemise afin d'exposer la plaie dans toute sa splendeur.. Ou dans toute son horreur. Serenus releva la tête lorsqu'elle lui dit qu'il allait payer bien évidemment. Il se contenta d'hocher la tête et se demanda combien allait elle lui demander pour tout cela. Il avait environ une dizaine de fleurons tout au plus dans sa bourse pour le dépanner en cas de besoin mais guère plus. Il ne prenait jamais beaucoup d'argent avec lui, de peur de se faire voler pendant qu'il a le dos tourné. Serenus répondit donc :

- Ne vous inquiétez pas. Je ne suis pas un voleur... Comment pourrais je vous voler dans mon état ? Et puis ce n'est pas mon genre. Je suis un Guerrier.

Il pencha la tête lorsqu'elle se mît à rougir. Avait il dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Il se rassura lorsqu'elle se rapprocha de lui et lorsqu'elle lui tendit le fil, l'aiguille ainsi qu'une drole de bouteille et un tissu plus propre. Elle s'excusa pour sa méfiance et pour ses paroles inappropriés puis lui indiqua qu'il lui faudrait verifier que le contenu de la bouteille ne soit pas trop fort pour lui.

Serenus haussa les sourcils lorsqu'elle l'appela "messire". Elle ne devait pas rencontrer beaucoup de monde la pauvrette pour appeller un simple guerrier comme ça. Il dit donc avec un sourire qui se voulait rassurant :

- Je vous remercie, vous m'avez sauvé la vie en quelque sorte et la Guilde des Guerriers vous en sera reconnaissante. il deboucha la bouteille puis repris : vous pouvez me parler normalement vous savez, je ne suis pas un de ces nobles qui prêchent pour le langage soutenu. Je ne suis qu'un simple guerrier, né gueux et boulanger.

Il huma l'odeur forte et piquante qui s'échappait de la bouteille et s'exclama avec un grand sourire, tout en déversant un peu de liquide sur le tissu propre :

- C'est parfait ! Plus c'est fort, moins la plaie à de chances de s'infecter !

Il la regarda s'agenouiller à ses côtés puis siffla sa jument. Celle ci se rapprocha, docile puis pencha la tête. Serenus attrapa sa bride en cuir et la mordit. Il appliqua ensuite le tissu imbibé d'alcool sur la plaie.
La brulure qu'il ressentit le fit se tordre de douleur. Il serra les dents sur la bride et retint un cri qui aurait pu réveiller un mort s'il l'avait laissé s'échapper. L'alcool était effectivement fort, très fort, si bien que Serenus se dit que s'il en buvait, ces tripes seraient dissoutes en un instant.
Il avait gardé les yeux fermés et appuya sur le tissu pour bien désinfecter la blessure. Il attendit un instant, retira le tissu qui avait bien rempli son office puis rouvrit les yeux. Il croisa le regard de sa jument qui n'attendait qu'une chose : qu'il ouvre la bouche pour la laisser relever la tête. Serenus obéit et l'animal alla rejoindre Bourru avec une bride portant desormais une belle marque de dents.

La voix de la marchande lui rappela qu'il n'était pas seul. Elle lui demanda si elle pouvait l'aider pour recoudre sa plaie. Il avait remarqué qu'elle fixait son épée, posée à côté de lui et de son armure d'un air mefiant. Serenus répondit donc :

- Oui j'aurais juste besoin que vous m'aidiez à refermer la plaie avec vos doigts, je vais pouvoir la recoudre maintenant que l'alcool a fait son effet.

Il sourit puis passa le fil dans le trou de l'aiguille. Il attendit que la jeune femme place ses doigts piur refermer la vilaine blessure puis commenca a percer la peau de chaque côté de la plaie. Il n'était pas très doué en couture mais, grâce à son épouse, il en savait assez pour refermer chaque coupure et chaque blessure, si bien qu'à chaque fois qu'il y avait un blessé lors d'une mission, c'était lui qu'on appelait.
Quelques années auparavant, ce genre d'acte l'aurait dégoûté et il en aurait eu la nausée mais avec l'expérience et avec le temps, il faisait ca de maniere naturelle, comme le font les medecins.. Enfin, de manière naturelle certes, mais cela ne remplacerait jamais les bons soins d'un spécialiste.. Serenus continua de recoudre sans se soucier de la marchande. Il en profita même pour se présenter :

- Je m'appelle Serenus Dardalion, je suis né et je vis à la Volte, a Cibella.



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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptyMer 8 Juin - 20:05

- Je vous remercie, vous m'avez sauvé la vie en quelque sorte et la Guilde des Guerriers vous en sera reconnaissante. il deboucha la bouteille puis repris : vous pouvez me parler normalement vous savez, je ne suis pas un de ces nobles qui prêchent pour le langage soutenu. Je ne suis qu'un simple guerrier, né gueux et boulanger.

Je pouvais lui parler normalement ? Il était un simple guerrier. A qui voulait-t-il faire croire de telles sornettes ? Et pour quelle raison ? Tout Arven savait que les ressortissants de la Guilde des Guerriers étaient les meilleurs, choisis et sélectionnés pour leurs compétences. Elle lui demanda si elle pouvait l’aider.

La mère trouve l’enfant derrière une motte de foin. Il s’est caché pour lui faire une farce. La mère entoure l’enfant de ses bras et soulagée, le ramène à la maison. Elle ne le grondera pas. Elle n’en a plus la force.  Elle va s’asseoir sur une chaise de peur de perdre l’équilibre devant son fils. Mieux vaut qu’il ignore le mal qu’il lui a fait. Mieux vaut qu’il ignore la douleur et l’inquiétude qu’on peut ressentir.

- Oui j'aurais juste besoin que vous m'aidiez à refermer la plaie avec vos doigts, je vais pouvoir la recoudre maintenant que l'alcool a fait son effet.

Sa phrase me tire de mes réflexions. Refermer cette plaie ? Si proche de…. Il valait mieux ne pas y penser. Je maintiens fermement mon regard au niveau de la blessure pour éviter que mon esprit ne dérive ailleurs.  Il était toujours habillé. J’avais  déjà vu pire. A l’approche du printemps, les ânes étaient remarquables dans le genre. Rien ne pourrait plus m’horrifier – Enfin, je l’espère. Reprenant courage, je m’approche de lui et pose mes mains sur sa peau. Je le regarde piquer l’aiguille dans sa chair heureuse qu’il ne m’ait pas demandé d’accomplir une telle tâche.

- Je m'appelle Serenus Dardalion, je suis né et je vis à la Volte, à Cibella.

Il vient de se présenter. La courtoisie voudrait que je lui réponde, que je lui dise quelque chose. Il veut sans doute que je formule mon nom - pour l’utiliser contre moi ? Il faut que j’arrête d’imaginer le pire et que je me résolve à lui adresser plus qu’une timide parole qui s’échappe dans un filet de voix.  Je prends une grande respiration pour me donner du courage avant de le regretter aussitôt. Ce guerrier sent le cheval et le sang. Je retiens un haut-le-cœur.

- Mon nom est Elisabeth Rêvel, Sir Dardalion. Je ne crois pas que vous soyez un simple guerrier. J’ai entendu parler de la guilde des guerriers. Il parait que seuls les plus puissants des soldats ont l’immense honneur d’y être formés et engagés. Vous êtes loin de Lorgol, Messire. Que vous est-il arrivé ? Ceux qui vous ont fait ça sont encore dans le coin ?

Je ne peux m’empêcher de frissonner d’effroi à cette pensée. Ce faisant, je bouge contre sa blessure. Ça ne doit pas être très amusant pour lui. Je ne peux imaginer la douleur que représente une telle ouverture dans la chair. Je n’ai jamais dû endurer de coup d’épées. Heureusement, que le Destin ne m’a pas entrainée sur une telle voie. Si j’avais été dans la guilde des guerriers, j’aurais pu souffrir comme ce pauvre homme. Louons le Destin d’être si prévenant.   Il faut que je trouve un moyen de détourner mes pensées de ce genre de problèmes. Subitement, une autre crainte prend naissance en moi. Il a bien dit qu’il venait de Cibella ?

- Vous êtes un mage ? Je ne suis pas  sûre que la magie est très bien vue à Sombreciel. Où avais-je la tête, Sir Dardalion. Vous appartenez à la guilde des guerriers. Vous devez pouvoir affronter n’importe qui ou n’importe quoi. Les Cielsombrois ont peut-être des drogues pour devenir plus forts ? Et que dois-je faire s’ils sont après vous ? Je n’aurais pas la force de vous protéger, Sir Dardalion.

Il est certain que jamais je ne pourrais me battre contre des gens qui pour être ennemi avec un tel guerrier, doivent l’égaler voire le surpasser. Comment vais-je me sortir d’un tel pas ? Il faut aussi que je sois à l’heure. Je ne peux quand même pas laisser un guerrier sur le côté de la route sans rien faire. A coup sûr, si je ne fais rien, il ne survivra pas longtemps. Il ne pourrait donc pas dire que j’avais lâchement fui. Peut-être que…. Non, je ne partirai pas.

- Sir Dardalion, pardonnez mon indiscrétion mais comment un simple boulanger peut devenir un soldat aussi brillant que vous ?

Mon regard tombe sur sa blessure. Il n’était peut-être pas si fort que ça puisqu’il avait été blessé. De nouveau, je sens la crainte m’envahir. S’il n’est pas compétent, il ne vient peut-être pas de la guilde des guerriers et il me communique ces informations pour pouvoir mieux me tromper. Il faut que je demeure sur mes gardes. S’il m’a menti, sur quoi d’autres aurait-il pu m’induire en erreur ? S’il ne vient pas de Cibella, d’où peut-il venir ? Qui voudrait cacher son origine ? Aucune personne honnête. S’il n’était pas honnête, alors qu’était-il ?
Il faut vraiment que j’arrête de divaguer. Je tente de respirer lentement pour reprendre mon souffle.

- Sir Dardalion, pensez-vous être capable de reprendre la route ?
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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptyJeu 9 Juin - 11:43

Serenus la regarda mettre ses mains contre sa blessure puis commença à recoudre la plaie. L'aiguille et le fil lui faisait mal mais il resta complètement impassible. Il en profita pour se presenter. Quoi de mieux qu'une blessure pour faire connaissance ? Serenus sourit et leva la tête vers elle quand elle finit par lui repondre, après une grande inspiration. Il remarqua qu'elle avait serré les levres dans une grimace. Serenus baissa la tête et sentit discrètement l'odeur sous son aisselle. Il puait le cheval. Il lanca un regard a sa jument et se dit qu'elle aurait besoin d'un beau saut dans une rivière. Serenus écouta Elisabeth se presenter et hocha la tête. Elisabeth Revel... Il avait déjà entendu ce nom quelque part... Peut être l'avait il entendu a Lorgol.

Il continua à se soigner quand elle lui dit qu'elle avait déjà entendu parler de la Guilde des Guerriers. Elle lui dit que les plus puissants soldats avaient l'honneur d'y travailler. Serenus se contenta d'hausser les épaules. Elle lui demanda alors d'où venait cette vilaine blessure. Serenus répondit alors en levant les yeux vers elle :

- A la Guilde on trouve beaucoup d'anciens soldats en fin de carrière mais qui peuvent encore se battre. Ce sont eux qui montent le plus facilement en grade car ils ont beaucoup plus d'expérience. Puis on trouve des guerriers comme moi qui sont entré dans la Guilde dés la fin de l'adolescence. Je n'était qu'une crevette quand j'y suis entré et, si je suis devenu un bon guerrier, je suis loin d'être le meilleur. La preuve : il montra sa blessure avant de reprendre c'est un gamin qui m'a fait ca. Un fils de bandit qui voulait venger la mort de son père. Il a reussit a le poignarder alors que j'avais le dessus. Je l'ai laissé filer en lui disant de revenir me voir quand il sera un homme.

Il re baissa la tête et se concentra sur sa tâche. La plaie était plus difficile à recoudre qu'il ne l'avait cru. Il sentait les doigts de la jeune femme trembler contre sa peau. Il fallait qu'il se dépêche si il ne voulait pas qu'elle tombe dans les pommes. Elle ne devait pas être habituée à toucher la peau d'un homme. Elle ne devait avoir ni mari ni amant. Serenus se dit qu'elle pourrait cependant faire fondre le coeur de n'importe quel homme.
Il sortit de ses pensées quand Elisabeth bougea contre sa blessure. L'éclair de douleur se diffusa dans toute la partie superieure de son corps et il serra les dents en poussant un petit gémissement. Il ne La sermonna cependant pas et dit juste en souriant malgré la douleur :

- J'ai.. J'ai bientôt fini.

Il reprit son activité quand elle lui demanda s'il était un mage puis parla du fait que la magie était mal vue en Sombreciel, que les Cielsombrois avaient des drogues pour rendre plus fort et que s'il se faisait attaquer, elle ne serait pas en mesure de le défendre. Elle avait dit tout cela d'un trait, sans reprendre son souffle, comme si elle sentait qu'un danger allait arriver. Serenus se demanda si elle n'avait pas elle même quelque don magique. Il leva la tête et scruta les alentours pour s'assurer qu'ils ne risquaient rien et tendit l'oreille. Un croassement de corbeau retentit. Serenus baissa la tête et parvint à finir de recoudre la plaie malgré le tremblement de la marchande. Il cassa le fil et remit un peu d'alcool sur la plaie. Il lui répondit alors, fier de son travail :

- Rassurez vous, je n'ai rien d'un mage. Je ne maitrise pas la magie et heureusement d'ailleurs car je n'aurais pas été très doué. J'ai un Cielsombrois parmi mes amis donc nous ne risquons rien venant d'eux. Le seul danger pour nous est La possible attaque d'un groupe de bandit. J'ai... Participe au massacre d'un de ces groupes il y a quelques jours. Ils menaçaient un convoi que j'escortais avec d'autres guerriers. Parmi ces bandits j'ai tué un archer sous les yeux de son fils. C'est ce gamin la qui m'a poignardé. S'il appelle d'autres groupes... Serenus se tut, sachant très bien que si d'autres groupes de bandits se lançaient à sa poursuite dans le simple but de venger leurs morts, il n'avait aucune chance d'en sortir vivant. De plus sa blessure le lançait et il serait incapable de se battre normalement. Il reprit avec un sourire : ne vous inquiétez pas, vous ne risquez rien. C'est Apres moi qu'ils en ontm si vous partez avant leur arrivée, il ne vous arrivera rien. Même si je doute que ce gamin réussisse à rassembler beaucoup de monde. Les groupes de bandits ne s'aiment pas beaucoup.

Il essaya de se relever en vain, il avait perdu beaucoup trop de sang et se sentait tout simplement vidé. Il lui faudrait une ou deux bonnes heures de repos avant de pouvoir reprendre la route au triple galop sans tourner de l'œil. Le fait qu'il n'ait rien avalé depuis la veille allait en plus amplifier son malaise.
Elisabeth lui demanda comment il avait fait pour passer de simple boulanger a un soldat brillant. Serenus nota enfin qu'elle l'appelait Sir Dardalion. Il allait lui dire qu'elle pouvait l'appeler par son prenom puis se dit que cela ne changerait rien, qu'elle continuerait à le traiter comme un noble. Il leva la tête vers elle tout en enfilant quelques pieces de son armure puis répondit en souriant :

- La formation au sein de la Guilde peut transformer n'importe quelle brindille en branche... Je ne voulais pas devenir boulanger. Etre guerrier a toujours été mon reve. Je suis parti de La Volte pour suivre cette formation a Lorgol. 3 ans ont suffit pour faire de moi un guerrier.

Il n'en dit pas plus sinon il sentait qu'il allait se mettre à lui raconter toute sa vie. Et il ne la connaissait pas assez pour se le permettre. Il vit qu'elle regardait sa blessure et que son regard trahissait de la crainte et de la panique. Serenus se dit qu'elle devait encore se demander si elle pouvait lui faire confiance. Il finit de remettre son armure en grimaçant à cause de la douleur puis siffla son cheval. La jument s'approcha, tendit le cou, laissa son cavalier attraper sa crinière et releva la tête. Serenus se servit de l'aide de l'animal pour se remettre sur ses jambes. Il regarda de nouveau autour de lui. Il avait un mauvais pressentiment. Un hennissement lointain confirma ses craintes mais il ne dit rien pour ne pas inquiéter la marchande. Il sortit de sa bourse les quelques pieces qu'il avait en sa possession et les tendit à Elisabeth qui lui demanda s'il se sentait capable de reprendre la route. Serenus regarda au loin. Si les bandits le suivaient, ils étaient encore trop loin pour esperer le rattraper s'il repartait maintenant. Il sourit et répondit :

- Il va bien falloir si je ne veux pas voir ma tête finir sur une pique.

Il posa la main sur sa blessure en grimaçant et grimpa avec difficulté sur sa monture. La jument, sentant elle aussi quelque chose d'anormal, se tenait droite et tapait du pied. Serenus lui demanda en souriant, comme pour changer de sujet:

- Vous allez dans quelle direction ? Je peux vous escorter jusqu'à La frontière si vous voulez, cela pourrait vous éviter les difficultés et cela vous fera un peu de compagnie.



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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptyMer 15 Juin - 9:06

Je regarde Serenus Dardalion me parler de sa fonction et du fait qu’il existe des guerriers peu expérimentés qui travaillent pour la guilde. Je ne peux m’empêcher de hausser un sourcil sceptique. Tout le monde sait qu’elle contient de puissants guerriers. L’homme qui se tient devant moi doit être modeste, une qualité que j’estime appréciable. Je pense également qu’il doit être gentil. IL a d’ailleurs laissé partir ce jeune intrépide qui l’a blessé. J’aurais sans doute été moins gentille.

Je lui ai fait mal quand j’ai bougé contre sa peau. Sa voix chevrote lorsqu’il reprend la parole. Il me dit qu’il a bientôt fini. Sans doute, cette phrase s’adresse-t-elle plus à lui qu’à moi. La douleur qu’il ressent doit le transpercer de part en part. Si je pouvais, j’accepterais de prendre un peu de cette souffrance en moi pour apaiser sa peine. Une part de moi ressent un profond soulagement que ce soit impossible. Il ne me manquerait plus que je hurle avec lui – quoique, il n’a pas beaucoup crié pour l’instant. Encore une qualité que je dois lui reconnaître. Elles commencent à s’accumuler. Il en a déjà beaucoup.

Serenus Dardalion ne semble pas de cet avis. Il me propose ensuite de l’abandonner aux possibles ennemis qui lui courent après. Peut-être veut-il ainsi prouver qu’il est meilleur que moi. Je suis sûre qu’il n’aurait jamais abandonné un blessé aux mains de ses ennemis. Je suis sûre qu’il aurait été offusqué face à une telle proposition et qu’il aurait sorti des réponses bien senties. Je me contente de demeurer à côté de lui sans dire un mot de plus. Qui voudrait parler sur une telle proposition ? Personne n’oserait ajouter un mot de plus. Heureusement, il précise par la suite que les bandits devront se regrouper. Ce qui est très rare. Je le crois. J’ai envie de le croire. Peut-être a-t-il tort ? Il a surement tort. Et s’ils étaient déjà là à m’épier. Je voudrais courir me réfugier au loin mais je ne peux pas partir. Je dois surveiller ce malheureux qui est bien plus mal qu’il n’en a l’air.

Il m’explique ensuite que la formation de guerrier peut transformer n’importe quelle brindille en branche. Je ne peux m’empêcher de rétorquer – même si c’est extrêmement mal poli :

- Vous n’êtes pas une brindille, Sir Dardalion. Peut-être, en ce moment mais je suis sûre que quand vous n’êtes pas blessé, vous êtes aussi costaud qu’un bœuf.

Il existait des façons plus éloquentes d’expliquer ce point de vue. J’en conviens. Seulement, j’avais dit ces quelques mots et pas d’autres. Le mal était fait ou plutôt ce qui est dit est dit.

Il me donne quelques fleurons. Il y en a beaucoup trop. J’en prends quatre et lui rends le reste.

- Sir Dardalion, je m’en voudrais d’abuser de votre blessure. Vous me semblez un peu égaré. Je n’ai pas besoins d’une telle récompense.

Il m’explique ensuite qu’il est prêt à reprendre la route. Toutefois, pour moi les mots « il va bien falloir » et « finir sur une pique » n’expriment pas une possibilité de continuer son chemin mais une obligation. Même s’il n’est pas prêt pour repartir, il le fera. C’est une question de survie. L’homme peut réaliser des actes totalement incroyables quand sa vie est en jeu – et incontestablement suicidaires.

Je le vois se lever et monter sur son destrier – ou plutôt s’y hisser avec peine. Une fois en haut, il me demande s’il peut m’escorter jusqu’à la frontière. En réalité, je préfère être seule mais laisser un guerrier dans cet état reprendre le chemin me perturberait pendant le reste du trajet. Maintenant que je suis vraiment en retard, autant faire les choses en entier. Il m’explique ensuite que c’est pour mon bien. Evidemment, il ne proposerait jamais une activité qui tournerait en sa faveur. Je suis contente de moi. J’ai bien cerné le personnage. Je ne refuserai jamais de l’accompagner pendant un temps dans l’état où il est. Peut-être trouverons-nous une auberge sur le chemin et parviendrai-je à le convaincre d’y rester une journée pour se reposer ?

- Sir Dardalion, ce sera un honneur pour moi de voyager en votre compagnie. Voyez-vous, c’est la première fois que je parcours ces contrées, je m’y perds facilement – Ce qui n’était que la plus stricte vérité. Je cherche à rejoindre l’endroit où Sombreciel touche les montagnes d’Erebor et les plaines de Lagrance. Sir Dardalion, ne serait-il pas plus sage pour vous de trouver un lieu où vous reposer et lutter contre cette blessure mortelle ? Voyez-vous, elle me semble très grave. J’ai peur pour votre vie.

Ça devrait le faire réfléchir. J’espérais que ce serait le cas. Je vais détacher Bourru et m'apprête à reprendre le chemin.
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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptySam 18 Juin - 23:24

Serenus releva la tête quand elle lui dit qu'il était loin d'être une brindille, qu'il etait au contraire aussi puissant qu'un boeuf. Serenus imagina sa tete sur un corps de boeuf et cela le fit sourire malgré la douleur. Il était loin d'être aussi fort qu'un boeuf, Eli exagérait peut être pour le flatter et ainsi se faire bien voir par le Guerrier. La reputation chez un marchand doit être capitale pour sa carrière. Serenus se contenta juste d'hausser les épaules. Il ne voulait pas poursuivre sur ce sujet, sachant très bien que cela ne mènerait à rien. Il finit de se rhabiller et tendit quelques fleurons à Elizabeth qui en prit seulement 4, estimant que cette somme était largement necessaire pour payer le fil, l'aiguille et l'alcool. Serenus aurait juré que cet alcool pourrait valoir une fortune mais au lieu de profiter de l'ignorance de la marchande, il lui tendit la bouteille, il en avait pris que quelques gouttes après tout. Il finit par remonter sur son cheval tout en lui expliquant qu'il devait repartir s'il ne voulait pas se faire lyncher par les bandits. Il lui proposa aussi de l'accompagner. La jeune femme accepta l'invitation mais lui conseilla de s'arrêter à la première auberge qu'il croiseraient. Serenus la regarda chercher son cheval et ils partirent ensemble sur la route menant à la frontière nord. Serenus lui dit juste :

- Je vous conduirait jusqu'à Lagrance car les montagnes seront trop difficiles à franchir pour vous, sans vouloir vous vexer. , il regarda autour de lui et reprit : Ne vous inquiétez pas pour moi, je me sens capable de chevaucher au moins jusqu'à la nuit. Ma jument a l'habitude de me voir blessé, elle va s'adapter et éviter de trop se balancer.

Ils avancèrent ainsi pendant plusieurs heures, le soleil venait à peine d'entamer sa descente et il faisait chaud, tres chaud. Serenus buvait souvent et evitait de trop bouger. Sa jument marchait presque avec précaution et Serenus lui en etait reconnaissant. Soudain il releva la tête et regarda autour de lui. Il regarda derriere eux et comprit qu'ils étaient en danger. Ils etaient trop lent à cause de la blessure de Serenus. Le guerrier repéra un bois a quelques centaines de mètres et dit sur un ton pressant :

- Le sous bois. Vite, suivez moi.

Il pressa sa jument qui se mît au trot. L'éclair de douleur que ressentit Serenus le fit se plier en deux mais il fallait qu'ils gagnent le sous bois avant qu'ils se fassent rattraper. Ils atteignirent les premiers arbres et Serenus mena Elisabeth plus profondément dans la forêt. Il savait qu'ils prenaient de gros risques à cause des loups et des fauves, mais peut être que les bandits perdraient leur trace à cause du sol couvert de feuilles mortes et de branches. Serenus fit marcher les chevaux dans un ruisseau puis finit par s'arrêter vers une petite cascade. Il descendit de sa monture et dit :

- J'espère qu'on les a semé. Il s'assit sur un rocher, souffla et reprit : veuillez me pardonner si je me suis montré brusque envers vous, mais il fallait qu'on s'éloigne de ces bandits.
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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptyDim 19 Juin - 14:30

Il estime que je ne passerais jamais par Erebor mais il se trompe. Gudrun connait bien ces chemins. Un erebien les lui a montrés un jour. Il existe un  passage qui permet de traverser les montagnes puis de les longer. Il me propose de me conduire jusqu’à Lagrance. Je hoche la tête pour accepter sa requête. Je dois veiller sur lui. Nous avançons pendant des heures sans qu’il n’ouvre la bouche. Peut-être manque-t-il d’énergie pour tenir une conversation. Pour ne pas l’épuiser inutilement, je décide de me taire. C’est plus facile pour moi. Je n’ai pas besoin de chercher en vain un sujet de conversation.

Pour une fois Bourru n’a aucune peine à suivre. Serenus Dardalion avance lentement, très lentement, trop lentement. Je vais arriver en retard sans aucun doute. Je ne peux pas lui en vouloir. J’ai choisi de l’accompagner et il est blessé. Il ne pouvait pas accélérer. Je dois l’aider jusqu’à ce qu’il se rende compte que son état est critique et qu’une pause est nécessaire. Nous avançons donc et je ne peux m’empêcher de penser que nous risquerions de perdre une course contre des escargots. J’exagère peut-être un peu. Quand je suis pressée, j’ai tendance à considérer que tout est lent. Pour passer le temps, je tente de me concentrer sur le paysage, d’en admirer la beauté. Cependant, cette activité me lasse rapidement.

Heureusement Serenus Dardalion intervient pour me distraire de mon ennui. Sans que j’en comprenne la raison, il m’entraine vers les bois en me criant de le suivre. Je sens le danger dans sa voix. Quelque chose l’a alerté mais quoi ? Bourru n’est pas fait pour la course et encore moins pour marcher au milieu d’une forêt remplie d’animaux mangeurs d’hommes, de trous dans lesquels on peut s’enfoncer sans peine et de branches qui éraflent les bras. Je serais bien tentée de le lui dire mais pour Serenus Dardalion, il ne fait aucun doute que le danger rode.

- J'espère qu'on les a semés. Veuillez me pardonner si je me suis montré brusque envers vous, mais il fallait qu'on s'éloigne de ces bandits.

Des bandits ? Serenus Dardalion a bien dit des bandits ?

- Vous m’avez dit qu’il n’y avait aucun risque qu’ils reviennent nous embêter, que le temps qu’ils s’assemblent nous serions déjà loin.

Je serre la dague contre mon poignet, attentive à ce qui m’entoure. Je dois d’ailleurs faire un effort surhumain pour réussir à me concentrer tant la crainte broie mon cœur. Même si je suis souvent sur la route, je ne me suis jamais exercée aux courses poursuites au milieu d’une forêt inconnue. Je crois bien que je suis perdue. Je suis maintenant obligée de faire confiance en un guerrier blessé qui risque de s’évanouir à tout moment.

- Vous êtes sûrs qu’on les a semés ? Nous n’avons pas galopé longtemps. Enfin, je crois. Je n’ai pas eu l’impression que vous étiez brusque avec moi, Sir Dardalion. S’éloigner des bandits me semble une excellente chose mais que faisons-nous à nous arrêter ici ? Ne ferions-nous pas mieux de poursuivre notre chemin pour le cas où les bandits nous suivraient ? Nous leur avons échappé mais il ne faut jamais rien prendre pour acquis.

Sa blessure a l’air de la faire souffrir. J’espère qu’il peut encore tenir le coup comme il me l’a précisé avant que nous ne reprenions la route. Sans lui, je suis vouée à périr sous les crocs d’un monstre habitant la région ou à me faire empaler sur la dague d’un de ces bandits qui nous suit. Aucune des deux perspectives ne me réjouis. Il faut vraiment que je me calme. Je connais quelques astuces pour se guider sur les routes comme regarder le soleil ou les étoiles mais le ciel est invisible au-dessus de nous, recouvert par le feuillage.

- Comment vous portez-vous ? Pensez-vous que nous réussirons à nous en sortir ? Nous sommes perdus maintenant et les bêtes vont arriver dès que la nuit tombera.

Je ne peux m’empêcher de frissonner. Je ne veux pas mourir ainsi, je suis trop jeune et surtout, je ne sais même pas qui je suis. Est-ce qu’on pourrait dire d’un mort : « Un inconnu est mort. Puisse-t-il aller retrouver sa famille. » ? Non. C’est une raison suffisante pour expliquer que je ne peux pas mourir, je ne dois pas mourir. Il faut que je trouve une solution. Je descends de Bourru et commence à marcher incapable de tenir en place. Il faut d’abord que je me calme.
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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptyJeu 30 Juin - 18:54

Serenus plongea la main dans l'eau et mouilla son visage, sa nuque et but quelques gorgées bienvenues d'eau bien fraîche. Il resta à genoux près de l'eau et regarda autour de lui, attentif au moindre bruit, la main sur sa blessure. Il entendit Elisabeth qui approchait et qui lui dit sur un ton sec qu'il lui avait assuré qu'ils ne se feraient jamais rattrapé. Serenus La regarda et lui répondit d'une voix rassurante :

- Nous allons passer par un autre chemin et nous presserons le pas. C'est de ma faute s'ils nous ont rattrapé, je nous ralentissais..

Il se redressa et se releva. Il regarda le ciel et nota la position du soleil malgré les arbres. La nuit etait encore loin d'être la. Il fallait qu'ils reprennent la route au plus vite. Les bandits les avaient surement vu bifurquer vers la forêt et ils etaient surement en train de les encercler.
Il entendit soudain un craquement. Il regarda derriere lui mais ne vit rien. Un animal peut être. Elisabeth qui lui proposait de reprendre la route dés maintenant s'ils ne voulaient pas se faire rattraper. Le guerrier hocha la tête et appella sa monture. La jument picora sa chevelure et pencha la tête, docile et obéissante.
Serenus attrapa sa gourde, la remplit et fit une grimace quand la marchande lui demanda si ils allaient s'en sortir. Il lui dit avec un petit sourire :

- Ne dites pas de bêtises, si on part maintenant, on pourra les distancer.. Et nous ne sommes pas perdu. Il faut juste retrouver la sortie de cette forêt avant la nuit, après, il faudra se fier à la position du soleil pour se repérer...

Serenus n'était pas sur lui même de ce qu'il était en train de raconter mais il voulait rassurer la marchande qui, en descendant de sa monture et en faisant les cents pas, ne faisait que rendre Serenus plus anxieux. Il grimpa sur sa monture. Il aurait tellement aimé que sa boussole n'ait pas été cassé lors de sa chute de cheval, peu après avoir été poignardé. Il soupira et invita d'un geste Elisabeth a enfourcher son cheval pour reprendre la route. Il prit un petit chemin au trot malgré la douleur qui le tenaillait et, se tournant vers elle, il lui dit :

- Ce chemin a été creusé par l'homme, nous sommes sur la bonne route..
Il se tordit en deux lorsque sa jument effectua un écart après avoir vu un renard puis il reprit, D un ton beaucoup moins assuré : - Si je perds connaissance, prenez la bride de ma jument, elle vous suivra sans hésiter, et suivez la route sans vous arrêter..

Ils finirent par sortir de la forêt après plus d'une heure au trot, Serenus regarda derriere lui, sur d'avoir entendu un bruit anormal. Il incita la marchande à continuer puis il dégaina son épée. Il la garda a la main pendant un moment jusqu'à ce qu'un daim passa devant eux au triple galop, pourchassé par des loups qui, en voyant Serenus, stoppèrent net et s'enfuirent. Le guerrier soupira et rangea son arme. Il avait cependant l'impression que ce daim n'était pas la cause de ce bruit qu'il avait entendu.

Serenus rejoignit Elisabeth au galop puis se plaça A sa hauteur, pâle comme un mort. Il but une gorgée de sa gourde et s'étira avec un gémissement. Ce sale gamin ne l'avait pas loupé.



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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptyLun 25 Juil - 14:44

Je regarde le soldat de plus en plus mal qui me fait face. J’espère qu’il va tenir le coup. Non seulement, je ne saurais pas quoi faire s’il tombait raide mort mais en plus je me sentirais responsable de sa mort. Moi qui devait rejoindre Lorgol le plus rapidement possible, je pouvais déjà oublier d’arriver dans les temps. Serenus Dardalion intervient me sortant de mes ruminations.

- Ne dites pas de bêtises, si on part maintenant, on pourra les distancer.. Et nous ne sommes pas perdu. Il faut juste retrouver la sortie de cette forêt avant la nuit, après, il faudra se fier à la position du soleil pour se repérer...

Il faut retrouver la sortie de la forêt. Je m’accroche à cette idée et reprend espoir. Il suffit de trouver une sortie. D’expérience, je sais que quand tout semble obscur, il existe toujours une sortie quelque part. Une étincelle qui éclaire une nuit éternelle. Il suffit juste de trouver l’orée de ces bois. Je regarde autour de moi : des arbres, des buissons mais rien qui n’indique une quelconque fin dans les environs.

- Ce chemin a été creusé par l'homme, nous sommes sur la bonne route..

Je me serai bien frapper si la situation n’était pas aussi grave. Bien sûr, il suffit de continuer sur ce sentier. Nous finirons bien par tomber sur un village ou à défaut une maison. Il pourrait toujours s’y réfugier si le guerrier venait à flancher. A moins que les voyous qui en avaient après eux ne les y pourchassent ?

Heureusement, le guerrier n’avait pas menti. Je vois déjà la forêt s’éloigner derrière moi quand Serenus Dardalion se tend. Il sort son épée et me demande de continuer. J’obéis mais ne m’aventure pas trop loin, tendant l’oreille pour voir s’il a besoin de mon aide. Toutefois, il me rejoint au galop. Il était pâle. Trop pâle. Il fallait que je l’aide. Ses gémissements affirment ma résolution. Il est peut-être trop têtu pour voir qu’il a besoin de soins mais je sais reconnaître quelqu’un qui est mal en point.
Nous n’avançons pas très longtemps avant que je n’aperçoive une chaumière.

- Sir Dardalion, ne ferions-nous pas mieux de nous arrêter. Les chevaux sont fatigués par l’effort qu’ils ont dû fournir – je constate que ce n’est pas vraiment le cas mais je n’en continue pas moins – si nous voulons arriver à bon port, il conviendrait de faire une pause. Ça nous ferait le plus grand bien à nous aussi.

Je ne peux m’empêcher de prier que ce guerrier têtu accepte ma demande. Il pourrait continuer à courir comme ça pendant un long moment mais inévitablement, il finira par s’écrouler sur le sol boueux et un dernier souffle d’air s’échappera de ses poumons. Une fin qui n’est pas digne d’un guerrier de sa trempe.

Je n’oserai jamais le forcer à s’arrêter. Je ne vaux pas grand-chose pour espérer que ce guerrier puisse obéir à mes ordres. D’ailleurs, il aurait encore la force de me résister et de continuer sa route seul, si j’insistais. Comment pourrait-il rentrer chez lui, traversant ces chemins obscurs ? Il n’avait aucune chance. Si je pouvais sauver sa vie, le mienne si insignifiante qu’elle soit prendrait de la valeur. Cette pensée me rendit encore plus résolue à le faire s’arrêter.

- Sir Dardalion, je sais que le danger nous guette mais ne vaut-il pas mieux affronter nos ennemis en étant au mieux de notre forme. Si nous sommes pris maintenant, nous n’aurions pas la force de lutter, ni de nous enfuir.

Je frisonne en constatant que ce que je viens de dire pour le convaincre est sans doute vrai. Je regarde autour de nous pour m’assurer que je n’ai pas appelé Mizajourèfa. Fasse que Kern prenne soin de son soldat.

- Si nous les avons semés, nous ferons mieux de ralentir afin de ne pas gaspiller de l’énergie inutilement.

Je parle sans doute de trop. Il aurait été préférable que je m’arrête après la première phrase. Il aurait sans doute compris qu’il vaut mieux pour lui qu’il se repose. En tant que puissant guerrier, il devait sans doute être suffisamment cultivé pour comprendre de lui-même la nécessité de récupérer ses forces. Je l’observe attendant qu’il prenne la seule décision envisageable. Que pourrait-il faire d’autre ?
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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptyJeu 4 Aoû - 11:40

Il aurait juré que ce daim n'était pas la cause de ce bruit étrange qu'il avait entendu. Le guerrier rengaina son épée et se dépêcha de rejoindre la marchande au galop. Sa blessure l'élançait tellement... Si bien qu'il se demandait si le gamin n'avait pas plongé sa lame dans une charogne ou dans du poison avant de commettre son office. Il revint vers la jeune femme et prit les devants pour reprendre la route. Il élança sa monture au trot, à la fois pressé et inquiet. Mais il se sentait de plus en plus affaibli. Il ne voulait qu'une seule chose : que tout cela se termine très vite. Il devait à tout prix rejoindre la frontière. Serenus se retourna et croisa le regard inquiet de la marchande. Elle n'avait l'air pas du tout rassurée. C'est normal en même temps. Sa journée tranquille avait été complètement bouleversée par le guerrier et ses problèmes. Le guerrier soupira et fit un petit sourire qui se voulait rassurant même si cela ressemblait plus à une grimace. Soudain, la jeune femme brisa le silence en proposant à Serenus d'aller s'arrêter parce que soit disant les chevaux étaient épuisés. Serenus ne voulait en aucun cas s'arrêter. Ils avaient de la route et des bandits aux fesses ! S'arrêter signifiait augmenter considérablement les risques d'être rattrapés. Et puis ce n'était pas la porte d'une chaumière qui arrêteraient ces délinquants. Serenus allait répliquer que les chevaux allaient très bien quand sa jument poussa un hennissement de douleur et commença à boiter. Le guerrier regarda l'animal et se demanda si elle faisait semblant ou si elle avait vraiment mal à la patte. Le guerrier descendit de sa monture et attrapa sans ménagement le sabot. Pendant qu'il examinait la patte, il caressa le poitrail de la jument et écouta la marchande qui continuait à argumenter pour qu'ils s'arrêtent. Elle lui dit qu'il ferait mieux de se reposer, qu'il n'aurait jamais la force de lutter s'ils se faisaient rattraper et que de toute façon, ils pouvaient se permettre de ralentir vu qu'ils les avaient semés.

Serenus regarda sa jument et lui envoya un regard du genre : «  Si tu fais semblant tu risques de le regretter » puis son pouce toucha une bosse sous le fer. Un caillou s'était fiché dans le sabot. Serenus secoua la tête et se releva en gémissant. Il lança un regard à la marchande et dit en souriant :

« - C'est à croire que ma jument a décidé de se mettre de votre côté. Elle a du glisser ou marcher sous ce caillou qui s'est rangé sous le fer. On va devoir s'arrêter. Il y aura peut être des outils dans cette chaumière. »

Il attrapa la bride de la jument et commença à marcher tout en s'appuyant sur l'animal. La chaumière était une petite maison entourée d'une barrière en pierre. Des caquètements de poules et un hennissement s'échappaient d'une petite cabane en bois à proximité. Serenus arriva avec la marchande devant le portail et sonna à la cloche. Une dame plutôt âgée fit son apparition et vint leur ouvrir le portail tout en les saluant chaleureusement. Un gamin attrapa la bride des chevaux pour les conduire jusqu'à la cabane. Serenus suivit la femme à l'intérieur. Un feu de cheminée réchauffait agréablement l'intérieur et une odeur de rôti fit grogner le ventre du guerrier. Plusieurs voyageurs étaient attablés et riaient aux chansons d'un troubadour. Un des hommes lança un regard de bienvenue au guerrier. L'ambiance acheva de rassurer le guerrier qui s'assit sur une chaise en soufflant. Il retira son plastron et examina sa blessure. Le bandage semblait tenir tout comme les fils. Il se dit alors qu'il avait juste besoin de repos. Il sortit les quelques pièces restantes de sa bourse et paya un repas pour lui et un pour la marchande. Il réclama également un autre tissu pour changer son bandage. Le tout fut apporté rapidement. Serenus avala une bouchée de viande bienvenue et soupira de soulagement. Elisabeth avait bien fait de le pousser à se reposer. Les bandits ne viendraient peut être pas jusque ici. Serenus se tourna vers la marchande et lui dit :

« - Si vous avez pris du retard par ma faute, je m'en excuse. Je veillerais à ce que cela soit réparé »



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Message Sujet: Re: Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse?   Sur les chemins de la vie ou sur les chemins de l'ivresse? EmptyMer 17 Aoû - 11:28

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