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 Grain de sable et bouton de rose | Denys

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Alméïde de Sombreflamme
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Message Sujet: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyMar 31 Mai - 2:41


Livre I, Chapitre 3 • Les Amoureux du Vent
Denys du Lierre-Réal & Alméïde d'Erebor

Grain de sable et bouton de rose

La Princesse sans couronne et le Duc usurpateur



• Date : 6 mai 1001
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Alméïde se rend au palais ducal de Lagrance pour y retrouver Denys, qu'elle n'a pas vu depuis longtemps. Elle compte profiter de ce séjour pour visiter un peu le duché et prendre des nouvelles de son ami.



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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyMar 31 Mai - 2:43

Un parfum floral embaume l'air dès le matin, passant par la fenêtre entrouverte, mêlé aux effluves de l'herbe encore humide de la pluie de la veille. Elle est arrivée en début de soirée, en compagnie de Sitara, alors que l'averse débutait sur les terres lagranes. Le voyage à travers les portails est presque toujours gage de surprises à l'arrivée et la princesse a été fort étonnée du changement brutal de température entre la chaleur de son duché natal et la douceur de ces terres fleuries. Mais c'est une sensation agréable que celle de redécouvrir à chaque fois l'incroyable beauté de ce paysage aux milles couleurs. En l'occurrence, elle n'a pas pu en profiter beaucoup. Le ciel couvert, teinté de gris, posait sur eux leur ombre massive. Le crépuscule, masqué d'un rideau de pluie, n'offrait pas un spectacle des plus impressionnants. Pourtant, en ce doux matin de mai, la princesse se lève sous les rayons timides d'un soleil qui s'annonce radieux. Encore un peu endormie, elle repousse ses couvertures et avance jusqu'à la fenêtre pour y observer à loisir les alentours du palais ducal. Il lui tarde d'en voir plus durant son séjour. Voilà bien longtemps qu'elle n'avait pas rendu visite à cet ami qui lui est pourtant si cher et dont la confiance lui est inestimable. Ils ont eu un peu de temps pour discuter la veille, durant le souper, mais il lui semble qu'il y a encore tant de choses à dire, de nouvelles à entendre. Les quelques jours qu'elle a prévu de passer ici ne seront certainement pas de trop pour ce faire.

Alméïde se prépare aussi rapidement que possible et se laisse guider par un domestique qui l'emmène dans un petit salon doté d'une incroyable baie vitrée, donnant sur un jardin aux couleurs radieuses et aux parfums envoûtants. À sa demande, on lui sert un thé fruité pendant qu'elle patiente, le regard vers l'extérieur, que son ami la rejoigne en cette matinée paisible. Il lui tarde de passer la journée en sa compagnie, en tête à tête, comme autrefois. C'est la duchesse qui tiendra compagnie à sa tendre belle-sœur aujourd'hui et il se retrouveront tous pour le souper, c'est en tout cas ce qui a été prévu la veille. Elle songe à la journée qui l'attend, aux surprises que Denys lui réserve, lui qui gère avec aplomb ce duché où sa place est pourtant contestée. La princesse sans couronne se met sans mal à sa place et admire la persévérance dont il fait preuve à ce sujet. Malgré ce que certains disent, il mérite certainement sa place.

Ses réflexions sont interrompues par un bruit de pas et la porte qui s'ouvre sur son ami. Un sourire radieux se dessine alors sur ses lèvres. Elle pose délicatement sa tasse et se relève, l'accueillant avec toute la déférence due à son rang, s'inclinant poliment par réflexe protocolaire mais également par respect. « Votre grâce, j'espère que vous avez bien dormi. Je crois que Sitara a d'ores et déjà rejoint votre épouse, nous avons la journée pour nous. » Dans un autre contexte, venant d'une autre, cette phrase aurait pu être mal interprétée mais Alméïde prononce ces quelques mots sans arrière pensées, avec candeur presque, ravie d'avoir ce moment privilégié avec lui.


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Denys du Lierre-Réal
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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyMar 7 Juin - 1:49

C’était toujours avec grand plaisir que Denys recevait ses amis chers au sein du palais de Lagrance, bien qu’il préférait les voir dans des conditions moins guindées et pompeuses qui menaçaient à tout moment de le rappeler à ses devoirs et aux critiques de ses pairs. Pour autant, il n’avait guère le choix, et ça n’apportait qu’un maigre contretemps finalement face au plaisir général qui se dégageait de la perspective à venir. Alméïde d’Erebor, sœur du Duc, était une amie, pas encore de longue date mais leurs diverses rencontres les avaient fait devenir plus proche qu’ils ne l’avaient pensé eux même au préalable. Une relation de confiance s’était instaurée et elle n’avait pas faibli avec le temps. Malheureusement aux vues de leurs charges respectives et de leurs relations propres, ils n’avaient pu se voir régulièrement et la dernière visite remontait à quelques années déjà. Mais lorsqu’il avait reçu la missive de la charmante Alméïde, il n’avait pas réfléchit longtemps avant d’accepter avec plaisir sa proposition et avait mit le palais ducal en effervescence pour préparer sa venue. Sans compter qu’elle ne venait pas seule, accompagnée de la duchesse d’Erebor en personne. Arrivées toutes deux un peu tard la veille, c’est à peine si les deux amis avaient pu discuter réellement, mais le Duc s’était fait un devoir de se réserver une journée au moins pour son amie. Le lendemain même en vérité.

La nuit avait été plus longue que d’ordinaire pour Denys, qui n’était en vérité pas un grand profiteur du sommeil. Les rayons pointaient dans la chambre ducale qu’il occupait pour une fois en compagnie de Marjolaine, mais lorsqu’il se leva pour se préparer et partir à ses occupations, elle dormait encore profondément. Aussi prit-il garde à ne pas la réveiller. Comme à son habitude, il déjeuna tranquillement dans un salon privé avant de partir se promener dans les jardins, profitant de la fraicheur et des chants matinaux des oiseaux qui gazouillaient pleinement dans les arbres. C’était un pur délice de se laisser porter par ces senteurs qui chatouillaient les narines. Les roses étaient sublimes, enivrant les environs d’un parfum fruité et sucré qui ravit le Duc. Il cueillit l’une d’elle, épanouie mais encore jeune. Il continuait de flâner quand enfin on vint le prévenir que son invité privilégiée s’était levée et qu’elle commençait tout juste à prendre son déjeuner dans l’un des salons. Sans plus attendre, il parti à sa rencontre, bien décidé à ne pas perdre une minute de cette journée avec son amie, non sans la presser outre mesure. Ils avaient le temps malgré tout de profiter des beautés que Lagrance pouvait offrir.

Quand il passa la porte, accueillant la jeune femme dans un large sourire sincère, il ne peut s’empêcher de laisser échapper un rire devant le ton formel de son salut. Ils étaient pourtant seuls, le domestique avait été congédié presque sur le champ.

« Votre grâce ? J’espère que tu ne vas pas m’abreuver de toutes ces formalités aujourd’hui. » Mais il ne parvient pas à retenir l’élan de galanterie un peu taquin qui lui vient en approchant Alméïde et la gratifiant d’un baisemain ma foi amusé, suivi de l’offrande de la rose préalablement cueillie. « Mais si vous y tenez… j’ai passé une fort agréable nuit. Et vous Ma Dame ? Le charme de Lagrance vous ont-ils conquit de si bon matin ? » A nouveau un rire agréable, et il se redresse et recule d’un pas, la laissant gentiment respirer. Mais en vérité, la question est sincère, il ne peut s’empêcher de penser que les différences de température entre son duché et Erebor soient un problème pour s’acclimater.

La laissant se rassoir tandis qu’il écoute la réponse, il vient prendre place en face d’elle à la table, se servant à son tour une tasse de thé. Puis à nouveau il questionna après avoir prit une légère gorgée – hum ce goût fruité était un délice.

« Alors, tu as des envies particulières pour aujourd’hui ? »
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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyMer 8 Juin - 4:09

C'est avec une joie non dissimulée qu'elle voit arriver le duc de Lagrance, son ami qui lui est si cher. Il lui semble que c'était encore hier qu'elle le rencontrait, lors d'une visite tout ce qu'il y a de plus officiel entre les deux duchés, au cœur du palais d'Erebor. Il n'avait pas hérité de cette position depuis longtemps quand ils ont discuté pour la première fois et s'il s'est d'abord montré sous des atours charmeurs, il s'est rapidement révélé être une personne sincère et à l'écoute. Il a su la mettre à l'aise, malgré la réserve habituelle qui la caractérise et elle a alors pu s'ouvrir un peu plus. Leurs conversations étaient agréables, son humour et son goût pour les arts ont également contribué à une complicité naissante. À bien des égards, ils se comprennent, bien qu'ils viennent d'horizons complètement différents et n'ont, de fait, pas le même chemin de vie. Au fil des années, ils ont échangé de nombreuses lettres, se sont retrouvés lors de visites protocolaires – assez nombreuses – et plus amicales – bien trop rares. Voilà bien longtemps que la dernière a eu lieu. Alméïde s'impatientait, ravie d'avoir enfin un moment de libre qui coïncide avec l'emploi du temps chargé du duc. Rien que quelques jours, bien assez pour se retrouver, jamais vraiment suffisant lorsque l'on retrouve un vieil ami.

L'accueil qu'elle lui offre est quelque peu guindé, elle en a conscience. Elle ne le réalise pleinement que lorsqu'il se met à rire. « Votre grâce ? J’espère que tu ne vas pas m’abreuver de toutes ces formalités aujourd’hui. » Un sourire fait écho à sa phrase et elle répond très simplement : « Pardonne-moi, c'est l'habitude. » Et les habitudes sont difficile à éradiquer. Élevée à la cour d'Anthim, elle connaît toutes les courbettes et les titres à n'en plus finir, l'attitude à adopter face aux familles les plus nobles d'Arven et les paroles de circonstance à prononcer. En termes de bienséance, Alméïde fait rarement un faux pas, trop inquiète à l'idée d'insulter par inadvertance quelque personnalité prestigieuse, mettant ainsi à mal l'image d'Erebor et, par extension, de son frère. Paraître trop familier avec un duc, même s'il s'agit d'un ami, peut être déplacé. Elle a pourtant oublié qu'il n'y avait personne dans la pièce pour juger et qu'ils sont tous deux libres de s'exprimer comme ils le désirent. Espiègle, son ami ne se gêne pas pour entrer dans le jeu des courbettes et des salutations respectueuses, prenant sa main pour y déposer un baiser qui fait naître un sourire amusé sur les lèvres de la princesse.

« Mais si vous y tenez… j’ai passé une fort agréable nuit. Et vous Ma Dame ? Le charme de Lagrance vous ont-ils conquit de si bon matin ? » Elle accueille la remarque par un rire léger et s'empare de la rose pour en humer le parfum enchanteur. Tous deux prennent alors place sur les fauteuils. « Je suis totalement conquise, en effet. J'avais oublié comme le domaine était sublime au printemps. » Elle n'a pour elle que quelques souvenirs de ses précédentes visites et des croquis précieusement gardés dans ses appartements au palais. Mais la dernière fois qu'elle a pu admirer le charme de ce duché fleuri remonte à bien trop longtemps.

« Alors, tu as des envies particulières pour aujourd'hui ? » Alméïde dépose la rose sur la table et s'empare d'une framboise dans la coupe déposée à son intention, débordant de fruits aux couleurs plus éclatantes les unes que les autres. Son regard retrouve celui de son ami, goûtant à la framboise – absolument délicieuse – tout en se plongeant dans la réflexion. C'est à son tour de se montrer taquine. « Hey, c'est toi l'hôte, alors surprends-moi. » Sourire en coin, elle ajoute néanmoins : « J'aimerais tout de même refaire le tour de tes jardins. Tu penses qu'on aura le temps de s'y arrêter quelques temps ? J'ai pris de quoi faire quelques dessins. » Elle tapote la besace de cuir, posée à ses côtés sur le fauteuil. Il serait dommage de passer à côté de paysages aussi splendides et de ne pas en profiter pour en ramener quelques souvenirs. Elle pourra toujours les admirer à loisir une fois chez elle, chérissant les souvenirs qui y sont associés.


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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyJeu 23 Juin - 2:12

Il y a si peu à pardonner, il ne fait que la taquiner comme dans un jeu et se plait à observer son sourire. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Princesse d’Erebor posséde des manières irréprochables. Les convenances n’avaient pas de secrets pour eux qui baignaient tous les jours dans cette vie là. Mais la proximité pouvait être de mise, quand les regards extérieurs des petits curieux étaient absents, et Denys comptait bien là dessus pour ne pas avoir à instaurer cette barrière naturelle qu’exigeait la noblesse devant un public. Alors qu’elle prend la rose qu’il lui tend, répondant à sa question lâchée d’un ton théâtral pour jouer le jeu, le Duc se prit d’observer son amie, si belle fleur sauvage et exotique dans un jardin printanier. Il avait grandement besoin de cette petite pause auprès d’Alméïde, rejetant pour une journée les tâches incessantes de son duché. Au delà d’une simple amie, avec elle il pouvait se confier sans trop de craintes, et la réciproque était vraie, ce qui avait fait naitre entre eux une complicité complexe mais sincère que Denys n’aurait souhaité gâcher pour rien au monde. On lui prêtait la réputation de n’avoir pour amie que des amantes, la vérité était bien différente lorsque l’on se penchait un peu plus sur la question.

« Oui, les jardins fleurissent si bien à cette période de l’année. Ça me rappelle une tradition de chez nous d’ailleurs, qui te ferais sans doute horreur si je te la racontais. »


En y repensant, le Duc laisse un léger sourire fleurir sur ses lèvres, suivant le cour de sa pensée. Ah oui, une tradition. Etait-ce le bon mot, une légende peut-être au mieux ? Il n’en dirait guère plus sauf si elle exprimait l’envie de savoir. Mais il doutait très sincèrement que savoir que des Vierges étaient sacrifiées en Lagrance au printemps allait plaire à la charmante princesse du désert. Une gorgée de thé, il attend la réponse de la jeune femme, visiblement désireuse de le mettre au défi. Il ne tarde pas à répliquer.

« Ah vraiment ? Tu risques de ne pas être déçu alors, j’ai déjà beaucoup d’idées pour cette journée. »

Mais elle ajoute quelque chose, ce qui n’est pas pour lui déplaire. Quelque peu curieux, n’ayant pas souvenir d’avoir vu énormément des croquis d’Alméïde – du moins pas récemment – il apprécie l’idée de visiter les jardins, ce qui en plus lui laisserait personnellement l’occasion de voir les lieux qu’il affectionnait particulièrement. La matinée était encore douce, le soleil clément, c’était un temps parfait pour se délasser en toute tranquillité.

« Bien entendu. Le temps ne nous manque pas et rien ne me détend plus qu’une balade dans les jardins du palais. » A l’exception près peut être des bras d’une femme, mais ce détail, il se garda bien de le dire. « Tu dessines toujours ? Me montreras-tu quelques unes de tes œuvres ? » Charmeur, mais sans arrière pensée, il questionne son amie avec une certaine sincérité, appréciateur comme tout bon Lagran qui se respecte de l’Art sous toutes ses formes.

S’étirant doucement avant de se relever, il invite Alméïde à faire de même, tout à coup pressé de sortir des quatre murs du palais pour la fraicheur des jardins qu’il affectionne tant. Non qu’il se sente enfermé d’une quelconque manière, Denys appréciait particulièrement son palais et toutes les beautés qu’il dégageait, mais les jardins avaient ce quelque chose de particulier qui faisait toujours battre son cœur avec sérénité.

« J’ai tellement à te montrer et je suis certain que l’un de mes rosiers va t’enchanter. »

Ce rosier. Caché si bien dans le jardin privé du Duc.

Oui, ce rosier.  


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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyMar 28 Juin - 3:40

« Oui, les jardins fleurissent si bien à cette période de l’année. Ça me rappelle une tradition de chez nous d’ailleurs, qui te ferais sans doute horreur si je te la racontais. » Oh ? Une tradition ? Alméïde aurait volontiers demandé plus de détails à ce sujet s'il n'avait pas ajouté la fin de sa phrase qui fait naître une moue boudeuse sur son visage, l'espace d'un court instant. Il a éveillé sa curiosité mais il la connaît bien et s'il pense qu'elle ne va pas aimer, elle lui fait confiance à ce sujet. « Les Lagrans cacheraient-ils de terribles secrets derrière leurs sublimes jardins ? » demande-t-elle pourtant avec une pointe d'ironie, sans pour autant chercher plus loin. Elle sirote son thé et picore dans le panier de fruits à sa disposition, profitant de ce petit déjeuner fort appréciable avant la journée qui l'attend. D'ailleurs, il lui tarde de savoir ce que lui réserve ce bref séjour dans le duché fleuri et elle se sent comme une enfant attendant de recevoir ses cadeaux d'anniversaire. Denys se plaît d'ailleurs à entretenir le mystère.

« Ah vraiment ? Tu risques de ne pas être déçu alors, j’ai déjà beaucoup d’idées pour cette journée. » Son regard s'illumine, elle se redresse légèrement sur le fauteuil, presque impatiente. Voilà qui est intéressant ! Comme elle aime qu'on lui fasse découvrir de nouvelles choses, particulièrement lorsqu'elle met le pied dans un autre duché. Elle a déjà pu admirer le paysage si vert, si coloré de Lagrance, ses températures plus douce, une pluie fine, ses fruits délicieux, ses thés si différents de ceux d'Erebor. Elle fait remarquer qu'elle a pris son carnet de dessin, que les jardin ont attiré son regard, comme ils le font à chacun de ses visites et qu'elle aimerait les croquer. Bien entendu, en bon Lagran qui se respecte, il apprécie l'art et aurait bien du mal à refuser.

« Bien entendu. Le temps ne nous manque pas et rien ne me détend plus qu’une balade dans les jardins du palais. Tu dessines toujours ? Me montreras-tu quelques unes de tes œuvres ? » Elle est heureuse qu'il accepte et elle acquiesce, sans se départir de son large sourire. « Bien sûr que tu pourras y jeter un œil. Hélas, je ne dessine plus autant qu'avant, mais j'essaie tout de même d'immortaliser quelques scènes de mes voyages. J'aime les revoir et raviver les souvenirs qui y sont attachés. » Elle a la voix rêveuse, la princesse. Malgré un esprit scientifique et tout à fait sérieux, il lui arrive de rêver d'ailleurs, de désirer assouvir une curiosité naïve à l'égard de ce continent si grand et plein de mystères. Elle sait pourtant que ses pas la ramèneront toujours en Erebor, parmi les siens, dans ce duché de sable et de roche qu'elle aime plus que tout. Ses responsabilités au palais, mais pas uniquement, sont importantes également à ses yeux et elle ne les prend pas à la légère.

Son ami se lève alors et elle ne tarde pas à l'imiter. La rose est glissée délicatement dans sa besace en bandoulière et elle s'empare d'une dernière framboise qu'elle déguste en prenant le bras qui lui est offert.

« J’ai tellement à te montrer et je suis certain que l’un de mes rosiers va t’enchanter. » Oh, voilà qu'elle s'impatiente désormais. Alméïde avance avec entrain à ses côtés, savourant les rayons du soleil sur sa peau lorsqu'ils parviennent dans le jardin. Une légère brise vient agiter les voiles de sa robe erebienne, emportant avec elle des senteurs parfumées et enivrantes. Des fleurs de toutes les couleurs flanquent le chemin, des arbres offrent quelques espaces ombragés et quelques bancs sont installés par endroits pour ceux qui désirent simplement s'asseoir et profiter d'un instant serein au cœur de ce paysage idyllique.

« Et dire que tu as cette vue tous les matins. Pour peu, je serais jalouse. » fait-elle remarquer avec amusement en parcourant le chemin à son bras, son regard sans cesse attirer par une autre plante dont le nom lui échappe totalement. Elle aime son océan doré et les quelques oasis qui s'y trouvent, mais elle prend plaisir à ces myriades de couleurs qui accompagnent son avancée. « Alors, dis-moi, comment vas-tu depuis notre dernière rencontre ? Comment se porte Lagrance avec la nouvelle Impératrice à venir ? Et ta fille, comment va-t-elle ? Raconte-moi tout ! » Si leur dernière rencontre remonte à loin – certainement à l'anniversaire de Chimène justement – ils ont échangé quelques missives durant les derniers mois. Il semble pourtant qu'échanger des nouvelles par écrit n'est jamais suffisant, presque frustrant pour la princesse qui aime s'entretenir avec son ami.


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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyLun 25 Juil - 11:08

« Mais tout le monde cache de terribles secrets ma chère. »

Et d’un petit sourire, il n’en dit pas plus. Il se satisfait à vrai dire qu’elle ne cherche elle même pas à creuser l’information. Ce qui se passait dans les jardins de Lagrance une fois aux portes du Printemps n’était pas une tradition oubliée qu’il faisait bon de raconter. Peut-être parce qu’elle n’était pas totalement oubliée…

Elle est rêveuse et douce, la belle Alméïde, et c’était toujours avec un grand plaisir que Denys partageait son temps avec elle. Les occasions se faisaient trop rares pour profiter de cette amie qui faisait partie des rares qu’il ne cherchait pas à courtiser. La chose était certes arrivée, au tout début, mais le duc la préférait comme confidente proche qu’amante sans importance. Et puis il était bon de préciser qu’elle n’avait pas eu l’air intéressée par son charme, ce dont il ne se vexa pas. Ou pas trop. Elle était trop précieuse pour la gâcher dans une relation fade, cette merveilleuse fleur du désert. Une amie chère. Oui une amie…

« C’est une belle manière de se souvenir. Et ton coup de crayon est ma foi talentueux, t’arrêter serait un beau gâchis. A mon humble avis. »

Peut être pas si humble, mais il se garde bien de le mentionner, même si il n’en sourit pas moins plus vivement. Alors qu’il se lève, il est enchanté de voir la gourmandise de son invité qui dévalise sans vergogne la coupe de fruit qui lui était si gracieusement offerte. Pauvres framboises, si gouteuses et dévorée avidement ! Alméïde à son bras, il la dirige vers les jardins, comme elle le lui avait proposé avec envie. Une demande à laquelle il s’empressait de répondre avec plaisir. Les jardins étaient son domaine après tout. Et il avait tant à lui montrer. N’y avait-il pas plus enchanteur qu’une vision aussi colorée et paisible de si bon matin ? Ces milles senteurs qui viennent chatouiller les narines, ce vent qui vient telle une douceur bienvenue avec la chaleur grimpante, ces fleurs toutes uniques et variées, élevées avec affection et attention, toutes plus belles les unes que les autres. Denys pouvait passer des heures à les contempler tant elle ravissait son cœur solitaire. Elles étaient une merveille. Pour un peu, il se gorge d’orgueil face à la remarque de la jeune femme.

« Je peux comprendre. Mais… tu les verrais de nuit, tu serais je pense impressionnées. Nous élevons des globes de lumière semblables à des lucioles pour les éclairer. »

Il avait bien évidemment prévu de le lui montrer, mais certes pas dans ces jardins là. Les jardins des eaux, un peu plus loin de l’autre côté du palais étaient d’une beauté incomparable quand les sphères brillaient dans le ciel nocturne, se reflétant par millier dans les bassins.

Elle est curieuse. Mais il ne peut lui reprocher, cela faisait après tout longtemps qu’ils ne s’étaient pas vus et communiquer par lettre n’était pas le plus simple si l’on souhaitait parler de ce genre de chose. Pas que c’était vraiment non plus une chose dont il avait envie de parler avec elle, et il prit alors le temps de réfléchir avant de répondre.

« Il y aurait bien des choses à dire et en même temps, si peu qui soient intéressantes.. » Malgré tout, il conversa quelque peu sur l’état général de Lagrance, ce qui lui paru terriblement ennuyeux à évoquer mais au moins, les choses allaient bien. Il glissa quelques mots sur l’état général de Faërie, ce qu’il pensait de la jeune Impératrice et du couronnement à venir, qui n’était certes pas tout de suite mais qui restait dans les priorités. « Rose se porte très bien, elle a grandit depuis votre dernière rencontre. Mon épouse passe beaucoup de temps avec elle en ce moment, je pense qu’elle comble un certain manque. » S’il ne se permettait pas ce genre de commentaires avec n’importe qui, Alméïde restait une confidente habituée aux « secrets » du duc, même si pour lui ils n’avaient guère d’importance. Elle savait ce qu’il pensait de sa situation maritale et n’était pas décidé à en changer de si tôt.

« Et toi dis-moi, quelles sont les nouvelles de ton côté ? On m’a dit que le duc de Sombreciel avait apprécié… ce que tu avais fait pour lui au palais de Vivedune il y a quelques mois ? »
Il n’était pas tout à fait certain de son propos. Le souvenir de sa dernière soirée avec Castiel restait relativement floue, et les paroles du duc pour le moins hasardeuses. Tout en continuant leur conversation, Denys guida Alméïde à travers les chemins fleuris. Et si elle, grâce à l’enchantement qui entourait les jardins du duc,  ne s’aperçu pas de l’endroit où ils allaient, ne se souvenant ni de la route ni de ce qu’ils avaient pu croiser, Denys savait parfaitement où ils allaient et s’arrêta devant un immense rosier quand elle eut fini de parler. Ils étaient arrivés, dans ces jardins secrets que nuls ne connaissaient hormis le duc lui même.


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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyJeu 28 Juil - 1:28

« Mais tout le monde cache de terribles secrets ma chère. » Son regard retrouve celui de son ami mais aucun mot ne s'échappe de ses lèvres. Il serait bien hypocrite de sa part d'oser dire le contraire alors qu'elle reçoit régulièrement des cadavres au palais de la part de la Confrérie Noire afin de les étudier. Activité macabre, habitude fort passionnante. Alméïde se garde pourtant bien de partager un tel secret avec n'importe qui, préservant ainsi son image mais surtout celle de son frère, puisque c'est grâce à lui qu'elle peut continuer ses recherches. La tradition dont il parlait serait-elle du même acabit ? La princesse n'en demande pas davantage. Elle s'accroche au bras de son ami et le suit jusqu'aux jardins qui, comme toujours, la ravissent.

« Je peux comprendre. Mais… tu les verrais de nuit, tu serais je pense impressionnée. Nous élevons des globes de lumière semblables à des lucioles pour les éclairer. » Un intérêt soudain illumine son regard. « Ce doit être un spectacle splendide. Tu me le montreras j'espère. » demande-t-elle avec un engouement qu'elle peine à dissimuler. Elle ne se rappelle pas avoir vu ça lors de ses visites précédentes mais le duché est vaste et ses merveilles sont nombreuses. Nul doute qu'à son prochain séjour en Lagrance, le duc aura encore bien des surprises enchanteresses à lui faire voir.

« Il y aurait bien des choses à dire et en même temps, si peu qui soient intéressantes.. » Alméïde lui adresse un mince sourire et écoute néanmoins avec attention les nouvelles du duché fleuri. En chemin, elle hume le parfum enivrant des fleurs, apprécie la brise qui caresse son visage, s'éblouit de la palette de couleurs qui s'étale sous ses yeux. Elle se laisse guider sans se poser de questions. Les arbres, les buissons, les parterres de fleurs. Tout semble idyllique. Elle prête pourtant une oreille attentive aux paroles de Denys et ne manque pas de saisir les dernières. « Rose se porte très bien, elle a grandit depuis votre dernière rencontre. Mon épouse passe beaucoup de temps avec elle en ce moment, je pense qu’elle comble un certain manque. » La princesse fait légèrement la moue, mais ce n'est certainement pas son rôle de le juger. Leur amitié est néanmoins de celles qui allient respect et honnêteté, et elle sait pouvoir se permettre des commentaires qu'elle n'adresserait pas à d'autres. « Marjolaine est une femme avisée, tu gagnerais beaucoup à passer plus de temps en sa compagnie. » Aucune mention faite aux écarts de son ami, ce serait inutile. Et sa voix ne porte nul reproche à son égard. Alméïde apprécie la duchesse pour sa générosité et son écoute attentive. Elle sait combien les Lagrans l'apprécient et son dévouement envers eux est tout à fait admirable. La princesse n'ajoute rien cependant, tandis qu'ils continuent de parcourir les jardins.

« Et toi dis-moi, quelles sont les nouvelles de ton côté ? On m’a dit que le duc de Sombreciel avait apprécié… ce que tu avais fait pour lui au palais de Vivedune il y a quelques mois ? » « Oh ? V-vraiment ? » La surprise se dessine sur ses traits et son regard dévie, soudain bien absorbé par quelques fleurs d'un jaune solaire, éclatant. « Je ne lui ai pourtant fait visiter que quelques lieux du palais. Je crois bien qu'il n'en avait jamais eu le plaisir auparavant. » Et quel dommage ! Il est pourtant magnifique, sans aucune objectivité, très certainement l'un des plus beaux endroits de ce continent. Elle aurait voulu en faire plus, mais la visite improvisée était tout de même une agréable surprise, contre toute attente.

Ils parviennent alors devant un rosier aux couleurs chatoyantes, magnifiques. Sur les pétales, les veinures semblent se déplacer sous ses yeux, offrant un spectacle de toute beauté. Alméïde s'en approche, effleure l'une d'elles du bout des doigts, le regard émerveillé. « Elles sont... splendides. » parvient-elle à articuler sans pouvoir les lâcher des yeux. Sous les rayons du soleil, le rosier se pare de reflets de toutes les couleurs et la princesse met plusieurs secondes à pouvoir s'en détacher. Sans trop y réfléchir, elle sort son carnet de dessins qu'elle ouvre sur une page vierge. Puis son regard retrouve celui de son ami, un sourire dessiné sur ses lèvres. « Je peux... ? Ce ne sera pas long. » Elle attend la confirmation de Denys avant de prendre son fusain et de commencer à noircir le papier. Feuilles, épines, pétales. Tout dans le moindre détail. « Tu en caches beaucoup, des merveilles de ce genre dans ton jardin ? » demande-t-elle sans la moindre ironie, curieuse de savoir, relevant à peine les yeux de son croquis, attentive aux paroles de son ami.


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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyLun 22 Aoû - 21:40

Une femme avisée… Denys ne pouvait nier le commentaire d’Alméïde concernant son épouse, mais il ne prit pas la peine d’y répondre par autre chose qu’un sourire et un vague haussement d’épaule. Elle avait raison, mais ce n’était pas tant qu’il ne voulait pas passer du temps en sa compagnie que le fait qu’il avait autre chose à faire. Tous deux jouaient sur des scènes très différentes le jour. Et si la jeune femme sous entendait de passer du temps avec elle une fois la nuit tombée… et bien cela arrivait, mais Denys ne changerait pour autant pas ses habitudes qui pouvaient ne pas plaire. Il en avait conscience, mais s’en fichait bien. Très égoïstement d’ailleurs, mais peu importait.

Oh ? Elle est surprise et se détourne devant la question. Denys n’insiste pas, la réponse vague lui suffit, et il n’a pas besoin de creuser, l’information était en soi très intéressante : la sœur du duc d’Erebor qui fait visiter son palais à son grand ennemi le duc de Sombreciel. Ça risquait fort de jaser et de ne pas plaire au grand frère. Mais Denys ne douta pas un instant que les intentions de la princesse du désert étaient louables et parfaitement innocentes. Quant-à elles de Castiel il n’en jugerait pas, quand bien même connaissait-il fort bien le duc de Sombreciel.

Et sur les quelques mots de la princesse, tous deux s’arrêtent devant l’immense rosier aux fleurs si particulières qui demeurent là depuis bien des années. Oh comme les souvenirs sont nombreux, ils se rappellent toujours à la mémoire de Denys quand il vient observer la beauté des pétales diaprés. De beaux souvenirs, pour la plupart, mais aussi des sentiments forts… de l’affection parfois, une colère sourde, une rancœur tenue, qui est autant la sienne que celle de la personne qui a offert son sang pour enchanter ce merveilleux rosier. Il est heureux de voir la mine surprise et émerveillée d’Alméïde. Il était sûr qu’elle serait contente de voir une telle chose. Elle n’avait sans doute jamais vue pareille plante ni semblable enchantement. Ce qui n’avait rien d’étonnant pour une Ibéenne. Jamais Denys n’avait montré ce rosier à quelqu’un. Alméïde était la première, la première à franchir le sol de son jardin secret. Pourquoi une telle preuve de confiance ? Sans doute était-ce un secret ça aussi. Il eut un sourire. Splendides ? « N’est-ce pas ? » Oh oui elles l’étaient. Et il ne se lassait pas de l’observer malgré tout ce qu’il signifiait.

« Je t’en prie. Je suis certain que tu sauras capter toute sa beauté. »

Alors elle commence à noircir sa feuille. Et curieux, il vient se pencher au dessus de son épaule, observant le crayonné qui lentement mais surement se forme, se dessine. Les détails sont superbes, les lignes habilement reproduites et il est impressionné, le duc de Lagrance, de voir ses fleurs préférées retranscrites avec tant de fidélité sur le parchemin d’un carnet de croquis. Tandis qu’elle continue, il la quitte de quelques pas, s’approchant des roses qu’il effleure doucement des doigts. Là, il pourrait en cueillir une, si ce n’était pas dangereux. Il le pourrait, s’il n’était pas contre la violence et s’il ne s’était pas assagit dans la colère qu’il porte à la femme qui l’a quitté si vivement… un instant, il ferme les yeux, se remémorant ces instants qui lui semblent bien lointains… Mélusine, si belle et si vivante, enjouée, un sourire naïf, heureuse et insouciante. Il l’a blessé, la belle marquise, il le sait, et c’est sans doute là l’un de ses plus grands regrets. Pas celui de l’avoir éconduit… mais celui d’avoir été bien peu habile dans la manière de dire les choses. Et elle l’a blessé, lui aussi, en partant sans chercher à l’écouter, l’insultant sans vergogne…

Là il pourrait arracher cette fleur, lui imposer douleur et souffrance, un rappel piquant de son existence faible tenue entre ses mains…

Mais il ne le ferait pas, et la voix d’Alméïde ramène Denys à la réalité. Un instant il réfléchit.

« Quelques unes oui. Mais je dois garder mes secrets. » Et il lui sourit, quand elle relève une seconde son regard vers lui. « Celui-ci pourtant je peux le partager avec toi. En partie du moins. » Il se fait un instant mystérieux, sa main effleurant toujours ces roses aux pétales si étranges, veinés de milles couleurs. « Vois-tu, ce rosier signifie beaucoup pour moi. C’est un souvenir. Un souvenir que je ne peux me permettre d’oublier. Il est symbole de sentiments et rancœur… d’un vieil amour, si l’on peut dire. » A ces mots, son doigt se prend dans une épine, écorchant sa peau assez pour faire perler une goutte de sang.


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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyJeu 25 Aoû - 16:41

C'est sans se cacher qu'elle admire la danse subtile des couleurs sur les pétales chatoyants. Il y a de la magie derrière ce phénomène, sans nul doute et elle admire le travail délicat du peuple faë. Le rosier est d'une beauté irréelle, à la fois simple et irradiante. Il en dégage force et fragilité, douceur et mystère. Alméïde n'en détache ses yeux que quelques instants, juste assez pour tracer quelques traits sur le papier, à peine consciente de la présence de son ami à ses cotés, Il y a trop longtemps qu'elle n'a pas pris le temps de croquer une telle merveille dans son carnet et elle en éprouve un plaisir qu'elle ne cherche pas à dissimuler. Entre concentration intense et admiration silencieuse, la princesse est plongée dans un autre monde où rien ne semble l'atteindre. Ce n'est que lorsque Denys répond à sa question qu'elle pose son regard sur lui, surprise de le voir non loin du rosier alors qu'elle ne se rappelle pas l'avoir vu s'y déplacer, trop concentrée sur son dessin.

« Quelques unes oui. Mais je dois garder mes secrets. » Oh. Elle est intriguée, Alméïde, par ce mystère qui semble envelopper les jardins du duc. Il règne ici un calme étrange et pourtant si apaisant. Les doux effluves des fleurs flottent autour d'elle, elle perçoit le chant discret des oiseaux et le bourdonnement ténu mais continu de nombreux insectes. Même les rayons du soleil ne sont qu'une caresse sur la peau en cette matinée paisible et la brise légère effleure feuilles et pétales sans les perturber.

« Celui-ci pourtant je peux le partager avec toi. En partie du moins. » Alméïde cesse un instant de faire courir le fusain sur le papier pour écouter ce qu'il a à lui dire. « Vois-tu, ce rosier signifie beaucoup pour moi. C’est un souvenir. Un souvenir que je ne peux me permettre d’oublier. Il est symbole de sentiments et rancœur… d’un vieil amour, si l’on peut dire. » Un vieil amour. La princesse s'avance à nouveau légèrement, observant de plus près ce rosier qui semble avoir une importance particulière pour lui. Elle s'interroge soudain sur les souvenirs qu'il recèle, sur tout ce qui a pu animer cet amour dont il lui parle et elle esquisse un sourire doux, un peu distrait. « Elle devait être importante à tes yeux pour que tu gardes un tel rosier en sa mémoire. » dit-elle alors, si naïve, si peu informée sur le sujet. Mais comment deviner ? Ca n'enlève rien à la splendeur du rosier qui continue à se mouvoir sous ses yeux ébahis. Alméïde ne cherche pas à en savoir plus, respectueuse de sa vie privée, d'un passé qui ne la regarde pas. Au lieu de ça, elle s'apprête à reprendre son croquis lorsqu'elle remarque le sang. Rien qu'une goutte sur la peau. « Attends, ne bouge pas. » Coinçant son petit carnet sous son bras, elle sort un mouchoir de soie de sa poche et s'approche pour s'emparer de sa main avec douceur. Le tissu absorbe le liquide carmin et Alméïde lui adresse un mince sourire. « Splendides mais piquantes. Tu devrais pourtant être le mieux placé pour savoir que même les plus belles roses ont leurs épines. » remarque-t-elle avec ironie à son ami qui, elle le sait, aime tant ces fleurs en particulier. Elle retire alors le mouchoir et examine son doigt. Puis elle porte ensuite sa main à ses lèvres, dans un baise-main factice sans aucune arrière-pensée, comme elle le ferait à ses nombreuses nièces. « Voilà, tout guéri. » Sourire amusé, petite pensée à Anzaplasthe et elle reprend son carnet pour terminer son dessin.

Ca ne lui prend que quelques minutes, suite à quoi elle range le tout dans sa besace, les doigts encore noircis par le fusain. Puis, repenant le bras tendu par Denys : « Bien, je te suis. Où allons-nous maintenant ? » Un sourire délicat fleurit sur ses lèvres et l'impatience transparaît dans sa voix, comme une enfant désireuse de découvrir de nouvelles choses.


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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyMar 13 Sep - 13:27

De l’importance à ses yeux ? C’était autrement plus compliqué que cela, mais Alméïde ne pouvait pas le savoir ou ne pouvait pas le deviner. La magie de ce rosier était puissante, ancienne, originaire d’une souche qui était aujourd’hui proscrite et bannie, et qui avait pourtant pu être reproduite par la magie de la Floraison. Mais ce n’était pas par amour ou simple souvenir qu’il gardait le rosier diaprée du sang de Mélusine. Oh non, c’était autrement plus sournois, plus calculé. Une part de lui qu’il exposait peu à la douce Alméïde, peut être trop gentille et douce pour comprendre. Et ce n’était pas tant par vengeance que par intérêt qu’il gardait cette plante. Il avait du pouvoir sur cette femme, sa vie était entre ses mains. S’il n’avait pas projet de lui arracher, c’était une menace qui pesait sur la tête de Mélusine malgré tout.

« Plutôt oui. »

Pourtant, ces deux mots recelaient d’une forme de sincérité. Teinté de rancœur et de colère passé, mais oui, autrefois il avait tenu à Mélusine. Et peut être même l’avait-il aimé. Tout ça c’était avant de faire barrage à plein de chose pour ce qu’on appelait l’ambition et le pouvoir. A l’époque où il avait vécu son amour avec la belle marquise de Sinsarelle, il n’était pas encore duc. Il n’avait pas encore reçu de plein fouet les problèmes et les dangers de sa propre situation à la tête de Lagrance. La nécessité l’avait pousser à faire un choix. Qu’il ne regrette certes pas aujourd’hui, car Denys a une vision très mitigé de ce que pouvait lui apporter l’amour sinon des faiblesses. Mais ce choix le rendait parfois semblable aux pires des salauds. Un homme charmant, qui aime les femmes et leurs plaisirs, mais dont le cœur n’était au final qu’une boule d’épines impénétrable.

La goutte de sang. Il ne l’avait même pas remarqué jusqu’à ce qu’Alméïde s’approche et saisisse sa main avec douceur. Une simple coupure, comme si le rosier l’avait attaqué, quand bien même il n’en était rien, ça avait ce quelque chose de symbolique et amer. Il la regarde faire, elle qui s’affaire rapidement avec son mouchoir de soie. Il l’observe de ses yeux perçants, le sourire un instant effacé, calculant chaque courbes de ses traits. Et quand elle relève les yeux pour lui accorder un mince sourire, le sien bien vite se redessine. La remarque est amusante, si vraie.

« Je ne l’oublie pas. Mais il faut parfois se piquer à leurs épines pour constater leur réelle valeur. »


Tout n’était peut être pas question de rosier et de fleurs. Et tout n’était peut-être pas humour et légèreté, contrairement au ton employé à l’instant par la princesse du désert. Son geste un instant le perturbe, ses lèvres effleurant sa main comme un jeu. Ça lui arrache un large rictus, puis un rire moqueur mais pas méchant. « Merci chère médecin. » Il ne relâche cependant pas la main qui avait attrapé la sienne, gardant ses doigts entre les siens pour lui retourner un baiser, peut être un poil plus charmeur, mais il lui devait bien le sentiment perturbant qui avait ébranlé son esprit. La laissant retourner à son dessin, Denys attendit patiemment, ramassant au passage une rose tombée seule du rosier, mais dont ni les pétales ni la beauté ne semblait être perdue. Et quand la belle Alméïde eut fini son dessin, il montra à la jeune femme cette nouvelle rose si particulière qu’il glissa dans sa besace.

« Celle-ci est différente de la première. Garde la bien précieusement pour toi. Sa beauté te rappellera cet instant dans mes jardins. »


Un peu taquin, un peu mystérieux. Peu importait, il reprit le bras de la jeune femme pour la guider en dehors des lieux. Bientôt, elle ne se souviendrait plus de celui-ci, si ce n’est de vague réminiscence. Seul le rosier demeurerait dans son esprit, mais à jamais le chemin jusqu’à lui serait effacé. Le duc ne dit rien à son amie du lieu où ils se rendaient. Il comptait bien lui garder la surprise, et une fois de retour dans les jardins du palais, il la guida au centre d’une petite place, mélange de verdure et de colonnades d’un marbre étincelant, blanc et pur, où s’enroulait des tiges grimpantes et où poussait des fleurs colorées et si odorantes qu’elles en étaient enivrantes. Sur la fontaine centrale elle aussi légèrement envahie par les plantes, une femme était assise, une robe légère, d’un vert tirant sur le jaune. Un simple apparat, mais une charmante beauté pour illuminer cette silhouette. Un visage doux, une longue chevelure rousse et un regard pleinement concentré sur l’instrument à corde qui trônait sur ses genoux. Les notes s’élevaient dans la quiétude, jusqu’à ce que les doigts fins cessent leur danse sur l’instrument. La femme, apercevant les visiteurs, se leva pour les saluer d’un grand sourire serein et heureux, déposant sur le marbre de la fontaine son instrument.

« Votre Grâce, vous êtes revenu m’écouter aujourd’hui ? Quelle joie !
- C’est toujours un plaisir de vous écouter Fiona.
- Et vous êtes accompagné à ce que je vois ! Madame. » Elle s’inclina devant son duc et Alméïde, gracieusement. « Y a t-il quelque chose que vous souhaitez entendre en particulier ? » Demanda la barde en se tournant vers la princesse du désert, un sourire plus étendu et presque l’impatience la guettant.


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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptySam 17 Sep - 11:03

« Je ne l’oublie pas. Mais il faut parfois se piquer à leurs épines pour constater leur réelle valeur. » Silencieuse, Alméïde garde ses réflexions pour elle, pas tout à fait certaine d'être d'accord avec un tel état d'esprit. Mais elle n'y songe pas plus avant, essuyant la perle écarlate brillant sur le doigt de son ami avant de poser sur sa main un baiser délicat. Denys imite son geste et elle esquisse un sourire un peu plus timide que précédemment devant son regard charmeur. Il joue, tout comme elle, mais la princesse n'y voyait là qu'un acte innocent, peut-être même naïf. Elle en retourne pourtant rapidement à son dessin, terminant de tracer les lignes qui font réapparaître le rosier sous ses yeux, sur le papier. Le croquis ne rend certes pas justice à son incroyable beauté, mais la princesse des dunes est plutôt satisfaite du résultat.

« Celle-ci est différente de la première. Garde la bien précieusement pour toi. Sa beauté te rappellera cet instant dans mes jardins. » Elle relève les yeux et observe attentivement la rose dont les couleurs semblent encore se mouvoir, même après sa chute. Elle est splendide. Fascinante. Quelle magie est-ce là ? Comment parviennent-ils à de tels résultats ? Alméïde n'en a aucune idée ; elle possède bien trop de lacune en ce domaine et probablement ne les comblera-t-elle jamais. Néanmoins, elle lui adresse un sourire empli de reconnaissance et elle s'accroche à son bras lorsque la visite se poursuit à travers les jardins du palais.

Ils avancent tous deux d'un pas tranquille, se plaisant à bavarder d'un ton léger tandis qu'elle jette aux alentours des regards curieux. Encore une fois, elle réalise à quel point ce duché regorge de merveilles bien différentes de celles d'Erebor et elle profite de chaque instant, humant le parfum délicat des fleurs qui lui chatouillent les narines, le chant discret des oiseaux et la douce brise qui les accompagne tout au long du chemin. Puis ils parviennent dans un nouveau lieu enchanteur qui laisse Alméïde sans voix. Ses visites se sont faites nombreuses au cours des années, bien qu'espacées dans le temps, mais il lui semble qu'à chacune d'entre elles, son ami a une nouvelle surprise pour elle, levant un peu plus le voile de mystère qui entoure ce palais fleuri.

Alméïde pose ses yeux un peu partout autour d'elle mais son attention est avant tout portée sur la charmante musicienne qui pare l'atmosphère de notes délicates. Elle lui adresse un sourire chaleureux quand celle-ci s'adresse finalement à eux, la saluant respectueusement avant d'être un peu prise de court par sa question. Ce qu'elle désire entendre en particulier ? Elle lance un regard interrogateur à Denys puis s'adresse à la barde. « J'aimerais beaucoup entendre un air d'ici. » répond-elle, le visage orné d'un sourire sincère et presque impatient. Alors la dénommée Fiona s'exécute avec un plaisir non dissimulé, pinçant les cordes, emplissant l'air de notes douces et enchanteresses. La mélodie est à la fois apaisantes et emprunte de mystère, légère comme un pétale de rose. La princesse savoure le talent de a musicienne à sa juste valeur et pas un mot n'est prononcé durant le morceau joué à leur intention. Puis la dernière note vibre dans l'air et Alméïde applaudit la jeune femme avec engouement.

« Je peux jouer encore un peu pour vous, si vous le désirez. » propose la jeune femme avec un sourire et Alméïde n'hésite pas un instant. « Serait-il possible de jouer quelque chose de plus entraînant ? De...dansant ? » Elle adresse alors un sourire entendu à son ami et retire sa besace pour la déposer au pied d'une colonne afin de ne pas être encombrée. « Votre Grâce, me ferez-vous l'honneur de danser avec moi ? » Espiègle, elle tend sa main vers Denys. Et elle est ravie de voir qu'il la prend avec plaisir pour esquisser quelques pas, au son de la harpe qui résonne à nouveau autour d'eux.


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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyMar 25 Oct - 1:28

Il espérait bien que la charmante Fiona plaise à Alméïde. Barde connue de la Cour de Lagrance, nombreux étaient ceux à écouter ses balades et ses histoires, ses chansons tristes mais belles, joyeuses mais émouvantes, et parfois même horrifiques pour ceux qui aimaient un peu les sensations. Douce à la voix d’ange, elle faisait beaucoup d’envieux. Et puis, au delà de Fiona, Denys ne manque pas de remarquer l’air émerveillé de son amie, contemplant cette partie des jardins du palais, qui semblent changer à chaque saisons passantes. Le marbre étincelle d’un blanc presque aveuglant avec le soleil se reflétant dessus, et le vert des tiges qui s’enroulent paresseusement se distingue avec grâce et élégance. Les maîtres mots pour désigner les œuvres des Lagrans.

Habitué à entendre les chansons de la barde, le duc de Lagrance laissa avec grand plaisir son invité choisir les notes qui raviraient un peu plus les lieux. Quelque chose d’ici donc. Sur ces mots, la musicienne se tourna vers son duc, qui lui rendit un sourire amusé, comme donnant son approbation, puis laissa la jeune femme se rassoir et prendre son instrument. Et elle chante d’une voix enchanteresse, pinçant les cordes de sa harpe gracieusement et avec talent. C’était comme si le temps s’arrêtait à chaque mouvement de ses doigts, à chaque timbre que prenait sa voix. C’est presque à contre cœur que s’arrête la musique, mais c’est avec vigueur qu’applaudit la princesse des dunes, suivi par Denys qui ne se lasse décidemment pas d’entendre de si charmants accords. Elle n’hésite pas une seconde, Alméïde, à en redemander. Et c’est heureux que Denys l’observe parler avec un engouement mesuré qui lui ressemble tant. Il a un rire quand elle se retourne vers lui après avoir déposée ses affaires, tendant une main et abordant un regard complice, qu’il lui rend sans attendre, prenant cette main légère.

« Tout l’honneur est pour moi, princesse. »

Il n’a pas pour habitude de l’appeler ainsi, depuis plusieurs années maintenant il a prit l’habitude de l’appeler Alméïde, ou de ne pas donner son titre en public, puisqu’hormis en Erebor, peu étaient ceux à reconnaître sa noblesse. Surtout pas en Faërie. Il y a longtemps qu’ils n’avaient pas dansés tous les deux, mais Denys ne tarde pas à reprendre la main à ses côtés, les pas sont savamment esquissés, suivant les notes rythmées de la harpe et du chant. Et quand doucement ils ralentissent, que la musique en vient à se mêler au silence, ils se séparent. Mais voilà un bien agréable souvenir, que le duc ne risque pas d’oublier. Car ces instants lui ont permis de ne pas penser au reste, même d’occulter.

« C’est toujours agréable de danser avec toi. » Il a un sourire sincère, qui ne cache pas son sentiment ni ne semble masquer ses pensées. Il est détendu Denys, détendu comme il ne l’a pas été depuis longtemps. « Merci Fiona. Vous aussi êtes toujours aussi merveilleuse. » Il revient vite, ce sourire empli de charme, adressé à la barde qui salue son duc, tout aussi souriante du compliment et de l’instant qu’elle venait d’embellir de ses chants.

Et ils continuent ainsi la balade, quittant les jardins de marbre pour s’aventurer un peu plus loin. Alors qu’ils avancent, la nature semble se faire plus sauvage. Et même si tout semble parfaitement entretenu, ce sont de nouvelles plantes qui semblent faire leur apparition. Pointant du doigt quelque chose, il désigne à la princesse des dunes un lac, qui n’est pas bien grand mais pas moins charmant, entouré de milles roseaux et dont le centre semblait être cerclé d’un rose allant en dégradé. En s’approchant, l’on remarquait alors les nénuphars, pourvu de différentes teintes et différentes grosseurs. Ils s’arrêtent à quelques pas du bord, mais restant à bonne distance pour éviter de glisser malencontreusement. L’étendue n’en avait pas l’air, mais elle était profonde.

« Ce lac, je t’en parlais tout à l’heure. Les orbes que nous allumons la nuit, d’ici elles sont magnifiques à contempler. Je t’y emmènerais ce soir si tu le souhaites. » En cette période et avec l’été à venir, il n’était pas rare que ce genre d’animations aient lieu au cœur des jardins du palais pour les promeneurs nocturnes. « Et je me baignais souvent ici plus jeune. » Il ne parlait pas souvent de ses propres souvenir, Denys. Pas qu’il n’aimait pas parler de lui, ni de son passé, mais ce n’était pas le genre de détail qu’il rapportait à n’importe qui. Mais Alméïde était une proche amie, avec elle, il avait moins de difficultés à se confier.


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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyJeu 27 Oct - 23:17

L'endroit est enchanteur et la musique est propice à un instant de détente, doux et chaleureux à la fois. Alméïde ne se lasse jamais d'entendre quelques notes glisser dans les airs, de les écouter, d'esquisser quelques pas de danse lorsqu'elle en a l'occasion. Protégée d'Aïda, enfant d'une femme qui savait ensorceler les hommes de quelques arabesques gracieuses, elle prend plaisir à apprécier le talent des bardes et musiciens à leur juste valeur. Nul doute que la jeune Fiona a tout à fait sa place au palais ducal d'Edenia et que sa voix envoûtante séduit toute la cour de son timbre suave et doux. Ravie de ce qu'elle entend, Alméïde se tourne vers son ami, profitant de cet instant agréable à ses côtés. Et elle est heureuse qu'il accepte sa demande.

« Tout l’honneur est pour moi, princesse. » Un sourire franc glisse sur ses lèvres et déjà, elle prend sa main et se laisse guider par Denys. Tous deux tournent, virevoltent et s'entraînent dans des pas légers et gracieux. Elle n'a pas dansé depuis quelques temps, mais l'habitude revient rapidement, après quelques gestes maladroits qui la font rire doucement dans les bras de son ami. La mélodie est agréable, aérienne. Le soleil est doux au-dessus de leur tête, les réchauffant doucement de ses rayons au cœur de la fraîcheur des jardins. Puis la musique ralentit et s'arrête enfin, sous le regard enjoué de la princesse qui remercie la barde avec chaleur pour cette merveilleuse performance.

« C’est toujours agréable de danser avec toi. » Elle rayonne Alméïde et c'est un sourire sincère qu'elle lui adresse à cet instant. « Le plaisir est partagé. » Alors qu'il remercie la douce Fiona, elle récupère sa besace puis la salue à son tour avant de s'accrocher à nouveau au bras que le duc lui offre, se laissant entraîner à travers ses merveilleux jardins. Parfois, elle oublie à quel point ces lieux sont immenses, emprunts d'une beauté élégante et délicate, loin de la rudesse et de cette beauté sauvage que l'on peut voir dans le désert. Aussi magnifiques l'un que l'autre et Alméïde en savoure chaque instant, heureuse d'en découvrir de nouveaux secrets.

Alors qu'ils avancent, la conversation continue sur un ton léger. Ils discutent de choses et d'autres, ils rient sans se soucier du reste et ils apprécient simplement le moment qui leur est offert. Il y avait bien longtemps, après tout, qu'ils n'avaient pas eu l'occasion de se voir ainsi, rien que tous les deux. Puis ils parviennent vers un lieu différent, tout aussi agréable. Alméïde aperçoit le lac et la végétation qui l'entoure, elle admire les rayons du soleil qui se reflètent à sa surface.

« Ce lac, je t’en parlais tout à l’heure. Les orbes que nous allumons la nuit, d’ici elles sont magnifiques à contempler. Je t’y emmènerais ce soir si tu le souhaites. » Ses yeux s'illuminent alors à la perspective et elle acquiesce vivement. « Avec grand plaisir ! » Relâchant alors le bras de son ami, elle s'empare à nouveau de son carnet tandis qu'ils s'arrêtent au bord de l'eau. « Et je me baignais souvent ici plus jeune. » Oh. Elle relève un instant les yeux vers lui, curieuse. « Vraiment ? Ca devait être bien agréable. » déclare-t-elle, observant les alentours, s'imaginant tout à fait s'installer un instant au bord de ce lac, sur une couverture, un livre à la main ou son carnet de croquis devant elle pour immortaliser les alentours. Oui, ça doit être le lieu parfait pour un moment de détente. Mais peut-être pas pour aller dans l'eau. « Je n'ai jamais appris à nager. Mais je barbote très bien si ce n'est pas très profond. » plaisante-t-elle alors en lui adressant un sourire amusé, tout en reprenant son esquisse. Et sans relever les yeux, cette fois, elle reprend : « Tu as vraiment beaucoup de chance de pouvoir parcourir ces jardins aussi souvent. Ils sont incroyables. Mais j'ai bien l'impression que je n'en verrai jam- » Sa phrase est interrompue par un bourdonnement intense à son oreille. Une abeille tourne autour de sa tête et, sous la surprise et la peur, Alméïde sursaute, poussant un petit glapissement, laissant tomber le carnet à ses pieds. Par réflexe, elle s'éloigne, a un mouvement de recul puis... la voilà qui glisse sur l'herbe humide et atterrit dans l'eau. Eau dans laquelle elle s'agite, cherchant désespérément à sentir le fond afin de se relever mais il semble hors de portée et, de surprise, elle passe soudain à la panique.


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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyLun 12 Déc - 2:36

Toujours, cette lueur qui illumine le regard de la princesse et qui éveille un brin de satisfaction chez le duc. Il apprécie que l’on aime Lagrance, que l’on s’émerveille devant les beautés de ses jardins et des efforts fournis pour embellir chaque petit détail. « Alors c’est décidé, nous reviendrons ce soir. » Très certainement en compagnie de Marjolaine et la duchesse d’Erebor venue pour accompagner Alméïde dans une visite aux allures diplomatiques. Il rencontrerait celle-ci dans la journée de demain d’ailleurs, la perspective ne lui était pas déplaisante. Alors qu’elle se détache de son bras, il contemple son amie se mettre à nouveau à dessiner, un léger sourire fleurissant ses lèvres, forme de sincérité discrète, amusée. Il a un rire d’ailleurs, au commentaire d’Alméïde sur ses talents de nageuse, et il l’imagine barboter alors dans les bassins du palais de Vivedune. Il faut dire que les étendues d’eaux comme il y a en Lagrance, ça n’est pas monnaie courante en Erebor.

« Je suppose que ce n’est pas une nécessité. »

Il y avait peu de risque de se noyer dans le duché du sable et du roc, à moins que ce ne soit dans les mers de dunes, là où les compétences de nage n’auraient pas été très efficaces cela dit. Mais elle a raison Alméïde, il a bien de la chance de vivre en Lagrance, d’en être le duc même, et de voir chaque jour des merveilles qu’il ne se lasse pas une seule seconde d’observer. Il est d’ailleurs à regarder autre part, quand la voix de son amie se mue en un cri de surprise, faisant sursauter Denys qui se retourne seulement pour la voir reculer et glisser. « Alméïde ! » Il va pour la rattraper in extremis mais trop tard, elle tombe à l’eau. « Bon sang. » Elle trahit une forme d’inquiétude, la voix du duc, et sans attendre, il se débarrasse juste de sa veste encombrante pour rejoindre dans l’eau la jeune femme dont il peut voir les gestes perdus faisant s’éclabousser à la surface des gerbes d’eau.

Heureusement, elle n’est pas loin et elle n’a pas vraiment coulée. Il ne peine pas à la rattraper, passant ses bras autour de sa taille avant de la remonter à l’air libre. « Je te tiens Alméïde. Je te tiens. » Il peut la rassurer d’une voix, maintenant qu’il la tenait contre lui fermement, pour éviter qu’elle ne craigne à nouveau de sombrer. Il attend quelques secondes, avant d’esquisser quelques mouvements pour rejoindre la rive, puis l’aider à remonter sur celle-ci, glissante toujours malgré tout. A son tour, il grimpe sur la berge et s’enquière de l’état de son amie. « Ca… ça va aller ? » Elle reprend son souffle, chose normale après la peur rencontrée. Et le vent, encore un peu frais en cette fin de matinée vient chatouiller leurs peaux au travers des vêtements mouillés. D’un geste, il attrape sa veste qu’il pose sur les épaules de la princesse du désert.

« Tient. Il ne faudrait pas que tu attrapes froid. » Il a un sourire, puis prend la main d’Alméïde pour la guider et la relever, la faisant quitter l’herbe vers un chemin sûr, qu’elle ne glisse pas de nouveau. Il récupère au passage le carnet de croquis tombé à terre et la sacoche de la demoiselle. « On va rentrer, je crois que ceci a fait le gros événement de la journée. » Vrai qu’il ne s’attendait certainement pas à devoir plonger dans le lac pour sauver Alméïde.

Heureusement, leurs multiples détours dans les jardins ne les avaient pas trop éloignés du palais. A leur retour, les domestiques se bousculent, surpris de voir leur duc et son invité dans un tel état. Oh il n’explique rien, se content de rester fort évasif, peut être un peu menteur, pour ne pas embarrasser la pauvre Alméïde.

« L’on se revoit tout à l’heure, dame Alméïde. »

Ah, le retour des convenances. Ça ne lui empêche pas de lui adresser un regard doux qu’elle est l’une des rares à avoir de la part du duc. Puis une fois qu’elle disparue vers ses appartements pour se changer, il fit demander aux serviteurs d’apporter une robe à la princesse. Une robe lagrane, qu’il lui offrait d’ailleurs, petit cadeau pour dédommager de l’incident, et surtout parce qu’il lui faisait plaisir d’offrir à son amie quelque chose, en remerciement de cette bien agréable journée.


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Message Sujet: Re: Grain de sable et bouton de rose | Denys   Grain de sable et bouton de rose | Denys EmptyLun 12 Déc - 12:09

La peur l'étreint et la panique s'empare de ses sens. Ses pieds ne rencontrent aucune surface dure, il n'y a que de l'eau, que cette grande étendue qui lui tend les bras et l'enlace avec douceur et fermeté. L'air vient à lui manquer rapidement, l'angoisse lui fait boire la tasse à plusieurs reprises et elle s'agite en vain, espérant remonter à la surface. Mais ses gestes désordonnés sont inutiles. Quelques secondes à peine s'écoulent et pourtant, il lui semble que le temps s'est allongé alors que l'eau l'enveloppait doucement. Puis elle sent un bras l'entourer et la ramener à la surface. Alméïde prend une grande inspiration, s'accrochant à son ami avec l'énergie du désespoir pour ne pas être à nouveau emportée dans les profondeurs du lac. « Je te tiens Alméïde. Je te tiens. » Sa voix rassurante apaise quelque peu la panique et elle se laisse entraîner, toussotant, crachotant, jusqu'à atteindre la berge sur laquelle elle grimpe maladroitement. Sans tarder, elle s'éloigne du bord, reprenant son souffle avec difficulté. « Ca… ça va aller ? » Incapable de prononcer un mot, encore prise d'une quinte de toux, elle hoche la tête en signe d'affirmation. Son coeur ralentit légèrement sa course effrénée, l'air lui semble soudain si doux. Froid même, contre sa peau mouillée. Sa robe lui colle à la peau et des frissons l'assaillent. Mais Denys lui tend alors sa veste et elle lui adresse un sourire contrit. « Tient. Il ne faudrait pas que tu attrapes froid. » « M-merci. »

Elle prend sa main pour se relever mais avant qu'il ait le temps de dire un mot, elle se jette à son cou pour le serrer dans ses bras. Elle a eu si peur, la princesse, durant ces quelques instants. Et la peur qui s'estompe laisse place à un soulagement indescriptible. Finalement, elle le relâche, un peu embarrassée de l'avoir ainsi obligé à plonger pour venir la récupérer. Mais ses mots se perdent dans sa gorge. « On va rentrer, je crois que ceci a fait le gros événement de la journée. » Alméïde laisse échapper un rire étranglé avant de baisser les yeux. Elle s'accroche au bras de son ami qui la guide le long des jardins et rougit de plus belle devant le regard effaré des domestiques face à leur état. Elle laisse à Denys le soin de donner les explications, récupérant ses affaires heureusement épargnées par le plongeon.

« L’on se revoit tout à l’heure, dame Alméïde. » Elle acquiesce, un sourire doux étirant ses lèvres. « Ce sera avec plaisir, Votre Grâce. » répond-elle avec sincérité, se laissant entraîner par des domestiques qui l'accompagnent jusqu'à sa chambre où elle peut enfin se réchauffer et se changer. C'était une matinée qu'elle ne risque pas d'oublier et, malgré la mésaventure, il lui tarde d'observer le lac illuminé au coeur de la nuit. Elle veillera néanmoins à rester loin du bord cette fois-ci.


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