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 Les inquiétudes du coeur

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La Noblesse
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Message Sujet: Les inquiétudes du coeur   Mer 27 Juil 2016 - 13:00


Livre I, Chapitre 4 • L'Ordalie de Diamant
Sitara & Anthim d'Erebor

Les inquiétudes du coeur




• Date : 19 juillet
• Statut du RP : privé
• Résumé : Anthim revient à la hâte à Vivedune où il a apprit les événements de la nuit passée avec les Anges Pleureurs. Il s'en va immédiatement trouver sa femme, quelque peu inquiet de son état.


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Message Sujet: Re: Les inquiétudes du coeur   Mer 27 Juil 2016 - 15:05

Il venait à peine de revenir d’un court voyage dans le désert que la nouvelle lui tomba dessus avec la violence d’une tempête de sable sur les dunes. Avant même qu’il ne passe les portes du palais, les messagers étaient venus le quérir pour l’informer d’une nouvelle bien étrange qui irrita sensiblement le duc d’Erebor. Il avait sincèrement espéré que la magie des Faës allait cesser de les importuner et rester de leur côté de la frontière, mais sans doute était-ce trop demandé. Ils y avaient déjà tous pourtant bien assez gouté comme ça lors du fichu couronnement de l’Impératrice de Faërie, ce n’était pas pour qu’elle vienne s’infiltrer jusque dans les territoires du Savoir. Il n’avait pas caché sa colère, le Anthim, lorsqu’il avait eu connaissance de tous les détails : du fait que son épouse et son fils aient été presque mit en danger ; que même sa sœur avait été victime de ces illusions stupides et qu’il n’avait pu cacher son inquiétude à son sujet malgré la rancœur qu’il entretenait toujours vis-à-vis de ses actes. S’il ne lui parlait plus, certainement plus par fierté et orgueil que véritable ressentiment à son égard, cela ne l’empêchait pas de s’enquérir de son état. Il ne pouvait nier garder toujours de la méfiance et la faisait surveiller étroitement, mais il avait toujours la conviction qu’Alméïde était sincère dans ses propos. Ceux là même qu’il n’avait pu accepter lors de leur dernier entretien, aveuglé par la colère et la rage. Il lui fallait aujourd’hui retrouver le courage d’aller lui parler.

Certes pas en ce jour. A peine franchit-il enfin les portes du palais d’or qu’il fut hélé par ses conseillers qu’il n’écouta pas une seconde. Ses pensées étaient toutes dirigées vers son épouse dont il n’avait pas eu de nouvelles. Il savait, selon celles-ci, qu’elle n’avait subit aucun mal, mais sans plus. Il en allait de même pour Qasim. Aussi avant de s’intéresser aux affaires d’Erebor, il se pressa dans l’immédiat jusqu’à ses appartements et ceux de Sitara où il était certain de la trouver à cette heure matinale. Il ne frappa ni à la porte, passa au travers des voiles tendus avec une certaine vivacité et arriva jusqu’à sa femme qui était encore en train de se préparer. Assise devant un grand miroir, il arriva derrière elle, l’enlaçant affectueusement et surtout avec inquiétude. A son oreille, quelques mots furent murmurés :

« Loué soit Joseï, tu n’as rien. » Un baiser sur son cou, il saisit doucement sa main pour la faire se relever, la regardant toujours de ce regard profondément inquiet malgré la droiture de sa stature et la hauteur de sa noblesse. Serrant cette main dans la sienne, il soupira, laissant retomber cette pression qui l’avait assaillit de bon matin. « J’ai apprit la nouvelle tôt aujourd’hui, j’ai immédiatement fait revenir les hommes à Vivedune. Tout va bien ? »

S’il avait eu des informations éparses sur ces Anges Pleureurs et ces mages de l’Automne, il n’en savait guère plus, et seule sa femme, qui avait été aux premières loges, pouvait l’informer de ce qu’il en était réellement. Mais bien entendu, son état à elle comptait avant tout.

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Dernière édition par Anthim d'Erebor le Mar 2 Aoû 2016 - 22:18, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Les inquiétudes du coeur   Lun 1 Aoû 2016 - 0:55

La nuit avait éprouvante, et c’était encore un faible mot que celui là. Sitara avait envoyé quérir son époux par un de leurs sujets au plus vite, s’empressant de préparer divers courriers qu’il pourrait lire et modifier à sa guise, et ainsi envoyer à leurs homologues ibéens, ne s’arrêtant que pour nourrir Qasim et la rendormir, bien incapable de faire taire l’inquiétude sournoise qui l’avait prise. Comment ces êtres espéraient-ils les faire adhérer à leur cause, avec de telles manières ? Sitara ne prit pas la peine de rédiger des missives à l’attention de leurs homologues faës, malgré le temps qui s’était écoulé entre la fin de cette mascarade plus scandaleuse encore que l’attitude de Castiel de Sombreflamme au couronnement de l’Impératrice faë et que ses frasques passées. Ils toléraient, certainement, ces agissements de leurs pairs, il suffisait de voir le ridicule dont le couronnement de Chimène de Faërie avait été frappé. Sitara n’était pas particulièrement fermée à l’Empire de la Magie, mais elle ne pouvait passer outre son ressentiment, que cette magie qui gouvernait chez eux aient causé, à deux reprises, une détresse certaine parmi les siens. Qasim lui avait été enlevé pour cela, et Alméïde et elle avaient été réellement terrorisées et attristées, la nuit passée.

Sitara dépassait probablement rapidement et prochainement ces terreurs qui lui avaient été infligées, mais elle n’était pas certaine de se départir de sa fureur. Sa bonté d’âme était grande, mais sa volonté de ne pas laisser passer une telle chose, de la combattre de tout son cœur, était étrangement croissante et forte, dernièrement. À raison, les méthodes employées étant tout bonnement à revoir, et plus que condamnables. Soupirant, elle se pencha sur le berceau de son fls, écartant une petite mèche de cheveux foncée de son front étrangement frais, malgré la chaleur, se rassérénant légèrement par ce contact. Trop peu, à vrai dire. Elle aurait pu essayer de s’allonger pour trouver le sommeil, mais elle avait perdu espoir de cela.

Elle s’assit, plutôt, face à la coiffeuse somptueuse qui lui avait été offerte lorsqu’elle s’était unie à Anthim, devenant sa Sultane. Son cœur n’était toutefois pas à la reconnaissance pour ce cadeau ou même celui de Maari, bien plus précieux à ses yeux, que de lui avoir accordé de porter un fils et de le mettre au monde sans complications. Si elle vit son époux apparaître dans le reflet du miroir, elle ne put s’empêcher de tressaillir au contact de ses bras autour d’elle, se remémorant l’étreinte des mains glacées des concubines devenues statues de marbre, prête à les saisir et à les faire leurs. Était-ce réellement le visage des concubines, qu’elle avait vues ? Était-ce réellement du marbre, délicat, ouvragé, et froid à vous en glacer les sangs aussi sûrement que les neiges éternelles de leurs montagnes ? Elle n’en était plus sûre, ses nerfs, le manque de sommeil, et l’inquiétude émoussant ses sens, troublant ses souvenirs. Peut-être avait-elle ajouté tous ces détails, en ressassant cette illusion qui leur avait été imposée.

Prenant sur elle, et sa peur, elle s’abandonna à cette étreinte, et se sentit étrangement rassurée par le baiser que son époux déposa dans son cou. Il était là. Des mesures seraient prises, et plus rien ne leur arriverait. Elle l’espérait, du moins. Elle abhorrait cette impuissance qu’elle avait ressentie, cette détresse qui gouvernait maintenant ses réactions, et aurait souhaité se montrer bien plus forte qu’elle ne l’avait été. Crispant sa main autour de celle d’Anthim, qu’elle avait saisie, elle soupira brièvement.

« Tout ira bien. »

Elle ne pouvait pas lui donner plus que cela. C’était trop récent, pour qu’elle affirme autre chose, bien qu’elle soit certaine que tout irait réellement bien. Sa présence, déjà, suffisait à la réconforter. Elle hésitait à se lever, incertaine que ses jambes la portent réellement, craignant que le soulagement ne la prive de tous ses moyens. Levant le visage vers son époux, posant ses yeux sur son visage rassurant, elle inspira grandement, avant de prendre la parole.

« Plusieurs courriers t’attendent sur ton bureau, à l’attention des duchés voisins. »

Inutile de les citer, surtout pour évoquer Sombreciel, après les tensions qui lui étaient dues… Elle n’avait pas l’énergie de faire face à un Anthim furieux.

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Message Sujet: Re: Les inquiétudes du coeur   Mar 2 Aoû 2016 - 22:56

Il la voit, cette peur soutenue, discrète mais présente dans le regard de son épouse. D’un geste, il voudrait la faire disparaître, mais il ne sait pas ce qu’elle a vécu cette nuit, il n’est pas à même de comprendre la détresse qui a pu prendre chacune des victimes de cette illusion de mages. S’il les tenait ceux là… ça l’inquiète de la voir dans cet état, il si souriante et vivante lorsqu’ils étaient tous les deux. Ces quelques mots, « tout ira bien », ne le rassure pas, car ce n’est pas un sentiment présent. En cet instant, elle demeure ancrée cette peur. Il acquiesce, n’ajoute rien. Anthim a comprit au premier regard qu’il ne sert à rien d’insister, qu’il est trop tôt encore pour aborder cette discussion. Respectant le choix de son épouse, il aimerait la serrer dans ses bras, mais elle s’obstine à rester ainsi assise, et la faiblesse qu’il perçoit dans ses yeux et sa posture semble lui indiquer qu’elle n’a guère d’énergie. Sans doute peu de sommeil. Un doux sourire pourtant vient fleurir sur ses traits, à la remarque si grave de son épouse, si sérieuse, si malvenue mais il n’en dit rien. Il se contente de se pencher vers elle, déposant un léger baiser sur son front avant de s’agenouille à son niveau.

« Merci. » Sa main restée dans celle de son épouse, il caresse d’un doigt cette paume crispée à la sienne, rassurant et chaleureux. « Je m’en occuperais plus tard. Il y a des choses plus importantes dont je dois m’occuper. » Et il n’a pas besoin de préciser, elle sait qu’il parle d’elle, et de son inquiétude toujours visible dans les prunelles claires du duc.

Un long moment, il reste à l’observer, silencieux, attentif aux moindres de ses gestes, à tous les petits détails qu’il peut percevoir, les différences notables de la Sitara de tous les jours. Tout, il voit tout. Et après de longues minutes, il soupir, non sans la quitter des yeux.

« Tu es si pale. Si fatiguée. Tu devrais te reposer. Je suis là maintenant. »

Il a à nouveau un vague sourire, puis sans lui demander, saisit sa femme assise, passant un bras sous ses jambes et l’autre dans son dos pour la maintenir, et légère comme une plume, il l’emporta dans ses bras, la dirigeant vers le lit qu’elle n’avait du que peu utiliser la nuit derrière. Avec douceur et attention, il la déposa dans les draps légers avant de s’asseoir sur le bord du lit à ses côtés.

« Tu as fait beaucoup de choses pour m’aider ces derniers temps, alors reposes-toi un peu, je reste avec toi. Te voir ainsi est si difficile, le sais-tu ? »

Sa main restée sur son bras continue de caresser la peau douce de Sitara. Quand il s’agissait d’elle, le duc était d’une douceur et d’une attention incomparable. Naturellement bon et sympathique, son épouse bénéficiait pourtant de tout son amour et toute son affection qu’il partageait sans avarice.

« Veux-tu que je nous fasse apporter quelque chose ? »

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Message Sujet: Re: Les inquiétudes du coeur   Mer 3 Aoû 2016 - 2:31

Elle déglutit, certaine que son mari n’est pas dupe. Anthim est un fin observateur, et elle le sait particulièrement attentif. Elle ne souhaite rien lui cacher, elle n’est juste pas certaine de vouloir s’épancher. Ou plutôt de le pouvoir, à vrai dire. Pas sans revivre cette terreur sourde et irrépressible, contre laquelle elle ne pouvait rien faire. Si cela avait été réel et qu’ils s’en étaient pris à Qasim ou Alméïde, en plus des concubines… Elle frissonna, à cette pensée. Non, elle ne pouvait y penser, pas encore. Cette pensée l’avait torturée toute la nuit, et elle voulait simplement un peu de répit. Un répit que pouvaient lui apporter les bras d’Anthim, mais quand bien même elle le souhaitait, elle n’était pas prête à s’y laisser aller. Pas encore. Elle lui est reconnaissante de ne pas lui demander les détails, pas pour le moment. Ça viendra, elle le sait, mais… elle ne peut s’y résoudre dès maintenant. S’il lisait ses courriers, sûrement aurait-il une idée précise des faits. Mais était-ce réellement ce qui importait, plutôt que la détresse, la colère, qui l’avaient gouvernée ? Elle avait été peu agréable avec les deux combattants qui étaient à leur côté, les malmenant suite à la lecture de cette lettre…

Sa tension diminue un peu, grâce à ses gestes apaisants sur son front puis sur sa main. Il pourrait ne pas s’attarder, aller voir une autre concubine – sans doute est-ce ce que son père aurait fait -, mais il est là, à ses côtés. Il est son époux, mais il est avant tout son Duc, et il pourrait s’occuper de ces missives plutôt que de rester à ses côtés. Même si les siens comptaient plus que tout à ses yeux. Elle mène sa main à sa bouche, pour y déposer ses lèvres, en guise de remerciements. Un geste qui vaut plus que toutes les paroles qu’elle aurait pu prononcer. Elle ne détourne pas le regard, alors que ses yeux sont plongés dans les siens, puis s’attardent sur elle, sur son visage, sur son corps. Si elle le voulait, elle ne pourrait lui cacher son trouble, et sa trop grande fatigue.

« Je ne pouvais quitter le chevet de Qasim… Si je l’avais pu, si j’avais eu la moindre chance qu’elle accepte, j’aurai demandé à Alméîde de dormir ici, afin de pouvoir veiller sur eux deux… Ou d’aller au harem, pour veiller sur toutes les concubines. » Son trouble l’assaille de nouveau, alors qu’elle repense à leur sécurité. Mais il ne leur était rien arrivé, n’est-ce pas ? Les gardes avaient instantanément obéi, quand elle avait demandé d’un ton bien trop autoritaire et si peu amène pour elle, de veiller sur toutes les entrées, particulièrement celles du harem, et celles des appartements d’Alméïde. Elle ne doutait pas qu’ils l’aient fait pour les leurs, bien qu’elle n’ait rien dit en ce sens, pas plus qu’elle ne doutait qu’ils aient rapporté tout ce qu’ils avaient plus savoir à Anthim.

Elle ne se sentait pas forcément en sécurité pour autant, et son cimeterre se trouvait à ses côtés, à portée de main, et elle y jeta un œil, quand son sultan la saisit avec douceur, protestant avec une conviction étouffée par sa fatigue, mais un regard légèrement courroucé. « Je peux marcher, je ne suis pas encore infirme ! Tu as du voyager bien plus vite qu’il ne l’aurait fallu, pour nous rejoindre, tu dois te reposer aussi. » Quiconque aurait entendu ses paroles aurait pu dire que son époux déteignait sur elle, et Anthim serait sûrement le premier à penser qu’elle faisait preuve d’une mauvaise foi certaine, à cela près qu’il la qualifierait de digne des cielsombrois, peut-être. Elle ne tarda guère à reposer sa tête contre le corps de son mari, fermant légèrement les yeux. Elle était en confiance et particulièrement bien, dans les bras de celui qu’elle aimait plus que tout, même si elle aurait amplement préféré marcher jusqu’au lit qu’ils partageaient.

« C’est mon devoir, et je ne pourrais agir autrement. Je ne souhaite pas t’imposer ça mais… L’idée que l’on puisse nous ravir Qasim, nous ravir Alméïde… Je ne la supportais pas, je ne la supporterai même jamais. On a… On a vu les concubines, statufiées… Agressives, s’en prenant à nous… C’était insupportable, Anthim. » Sa voix s’est brisée, sur cette dernière phrase, alors qu’elle aurait voulu rester forte. Inflexible. Elle en était bien incapable, en l’instant, alors qu’il se montrait si soucieux. Elle aurait pu lui mentir, prétendre qu’il n’en était rien, mais de cela non plus, elle n’en avait pas la force. Pas plus qu’elle n’en avait l’envie. Soupirant, elle ferma de nouveau les yeux, réconfortée par la main qui parcourait son bras. S’il pouvait s’allonger à ses côtés et rester là à la serrer contre lui jusqu’à ce qu’elle s’assoupisse, elle ne demanderait pas davantage. Elle s’efforça cependant de lui sourire, secouant la tête.

« Tout ce que tu désires… » Elle avait guère d’appétit, et pas davantage envie de boire, si bien que malgré les repas déposés à ses côtés durant la nuit, elle n’avait touché à rien. Anthim le savait-il ? Elle n’en était pas certaine. Hésitant, elle leva les yeux vers lui, l’angoisse encore bien présente. « Je ne me serai pas pardonnée que tu les aies perdus... » C’était le bon moment, pour lui demander de la serrer dans ses bras, non ?

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Message Sujet: Re: Les inquiétudes du coeur   Jeu 4 Aoû 2016 - 15:49

« Nos soldats sont là pour ça Sitara, tu ne peux veiller sur tout le monde. »

Quand bien même était-ce difficile à entendre pour elle. Non qu’il insinue une seule seconde qu’elle ne pouvait veiller sur ceux qu’elle aimait, mais elle ne pouvait être partout à la fois et se négliger était aussi fatale pour elle que pour les autres. Les gardes étaient là pour effectuer ce travail, c’était là leur rôle et jusqu’à preuve du contraire, ils n’étaient pas incompétents. Et maintenant qu’un événement comme celui-ci avait marqué le palais d’Erebor, nuls doutes que si cela devait se reproduire, les choses seraient très différentes. Cette fichues magies ne passerait plus les frontières de son territoire. Pas qu’Anthim l’exécrait ou était catégoriquement contre l’art de la Magie, mais le duc était sceptique voir méfiant, et celle-ci c’était révélée très vraie depuis quelques temps. Si on lui avait demandé son avis à cet instant, il se serait sans doute prononcé contre toutes ces revendications puériles qui commençaient sévèrement à l’irriter. Mais soit, pour l’instant il faisait preuve de réflexion sur la situation et à dire vrai, il s’intéressait bien plus à l’état de son épouse qu’au reste. La pauvre était si frustrée de cette impuissance qu’elle avait du ressentir, terrassée de cette crainte constante de connaître à nouveau un tel cauchemar. Il était bien en peine de comprendre tout ce qu’elle ressentait, mais constater son épuisement lui semblait un motif suffisant pour lui ordonner presque de se reposer.

Un fin sourire ourle ses lèvres quand elle proteste, lui lance ce regard irrité qu’il feint d’ignorer avec superbe avant de la déposer doucement dans le lit. « Certes, mais sans doute moins que toi. » Ne peut-il donc plus adresser quelques gestes doux et tendres à son épouse sans avoir l’air de la prendre en pitié ou la croire trop faible ? Il semblerait, mais peu importe, il se contenta de rester à ses côtés, guère touché par la fatigue comme semblait le penser son épouse dont la mauvaise foi lui arracha un autre rictus.

Lequel disparu vite quand elle reprit la parole, de cette voix presque murmurée, cette douleur qu’il peut percevoir et cette impuissance qu’il a à comprendre sa peine et sa peur. Elle se brise cette voix, sur des révélations lourdes, cruel cauchemar infligé par ces stupides mages. Il ne dit d’abord rien, continue de caresser ce bras, en proie à de longues et profondes réflexions. A la fois le devoir se rappelle à lui : plus vite traiterait-il cette affaire, plus vite pourrait-elle être réglée ; mais il y a l’amour et l’affection, la tendresse et l’inquiétude qui le poussent à rester ici. Et quand il propose d’apporter quelque chose pour peut-être se restaurer, la réponse de Sitara fait pousser un soupir à Anthim. Il s’y attendait peut-être trop, mais ne dit rien, retourne un léger sourire avant d’embrasser la tempe de son épouse et lui murmure un « bien » à l’oreille avant d’appeler un garde. Il fit simplement apporter quelques collations pour plus tard, espérant qu’elle mangerait, si le cœur lui en disait. Accrochant le regard de son épouse, il y lu l’angoisse tenace et vivace, et quand elle eut fini de parler, il approcha, se couchant à ses côtés pour la prendre dans ses bras.

« Allons… tout va bien. Tout va bien. » Il murmure, de cette voix chaude et apaisante, entourant Sitara de ses bras, caressant son crane sous la chevelure détachée de celle-ci, essayant à nouveau de la rassurer. « Ne soit pas si stricte et intraitable avec toi même. Il n’est finalement rien arrivé et nous allons nous assurer que rien n’arrive réellement. Je t’en prie, tu n’y pouvais rien et j’aurais été moi même perdu, tout comme toi. Tu as fait ce que tu devais et ce que tu pouvais, et tu ne dois pas te sentir coupable des choses qui auraient pu se passer. Tu étais victime dans cette histoire. »

Il laissa ces quelques arguments se perdre dans le silence, espérant qu’ils trouveraient grâce aux yeux de son épouse qu’il savait parfois aussi têtue et plus intransigeante que lui. Elle se mettait beaucoup la pression, faisait grand cas de ses devoirs. Et si Anthim l’en remerciait la plupart du temps, il espérait aussi qu’elle ne s’étouffe pas sous des monceaux géants de choses à faire.

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Message Sujet: Re: Les inquiétudes du coeur   Ven 5 Aoû 2016 - 0:30

Elle ne pouvait pas veiller sur tout le monde. Sûrement, mais après ce qu’Alméïde et elle avaient vécu ce soir-là, elle aurait voulu le faire pour la nuit. Elle n’était pas aussi excessive en temps normal, s’effaçant plutôt et effectuant les tâches attendues d’elle. Cette nuit-là, elle aurait souhaité être partout à la fois, afin de s’assurer que rien de ce qu’ils avaient cru vivre n’arrive. Au lieu de cela, elle était restée aux côtés de Qasim, préparant les courriers que son époux aurait à envoyer. Elle sentait le léger reproche dans sa voix, ou peut-être l’imaginait-elle. Elle n’ajouta rien de plus, hochant la tête, légèrement amère. Pas réellement contre lui, mais contre son impuissance. Elle se laisse quand même aller dans ses bras, froissée de paraître si démunie, mais appréciant qu’il prenne soin d’elle ainsi. « Merci. » Sa voix trahissait toute l’affection qu’elle ressentait pour son mari, et son soulagement de le savoir à ses côtés, malgré tout.

Et peut-être était-ce trop tard, pour qu’elle se montre inflexible et fasse taire cette angoisse qui était sienne depuis la veille. Avait-elle seulement réellement envie de le dissimuler à son mari, et de supporter ce fardeau seule ? Probablement pas. Ses caresses sur son bras la tranquillisent un peu, à défaut de la faire oublier tout cela. Elle sait qu’il attendrait plus d’éloquence, qu’elle se montre moins avare de mots, mais elle n’en est pas réellement capable. Elle sait qu’elle devrait lui détailler cela, mais elle ne peut pour le moment que le renvoyer à toutes ces lettres écrites, relatant brièvement l’affaire. A-t-il vue celle que la statue avait amenée ? Elle n’en savait rien, mais elle se crispa à cette pensée, et répondit de manière bien fuyante à la question d’Anthim concernant ses besoins. Elle serra sa main en un geste d’excuse en l’entendant soupirer, s’efforçant de lui sourire.

Elle voulut le retenir alors qu’il s’éloignait, se faisant violence pour ne pas l’empêcher de faire ce qui demandait son attention immédiate, mais elle ne put pousser un soupir de soulagement quand il revint se glisser à ses côtés. Elle se sentait légèrement coupable de l’accaparer ainsi, incapable pourtant de résister à l’étreinte de ses bras et à se blottir contre lui. Maintenant qu’il était là, tout irait peut-être bien. Mais ça n’enlevait pas le poids de la culpabilité qu’elle ressentait tout de même.

« Ne le serais-tu pas toi-même ? Je ne te demande pas de me réconforter ou de me rassurer, simplement de me dire la vérité. Serais-tu aussi tolérant que tu souhaiterais que je le sois, envers toi-même ? Je sais que tu ne veux que me rassurer, mais crois-tu réellement que tu réagirais différemment ? Ça passera. Et tu es là, maintenant. » Oui, c’était probablement tout ce qui comptait, en l’instant. Il ne pouvait pas faire grand chose, sinon ne pas la laisser seule. Elle se retourna pour lui faire face, enfouissant sa tête dans son cou, avant de tenter difficilement d’atteindre ses lèvres, pour y déposer un baiser avec douceur. Elle voulait rester là, dans ses bras, à profiter de sa chaleur réconfortante.

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Message Sujet: Re: Les inquiétudes du coeur   Sam 6 Aoû 2016 - 23:34

Plus les secondes passent, et plus Anthim se rend compte du malaise et de la détresse qu’éprouve son épouse. Elle lui cache, elle les bride derrière ce mutisme et ce silence, enfouissant ses traits sous un masque non pas glacé mais dénué presque d’émotion. Il préférerait à vrai dire qu’elle se laisse aller à sa peur, qu’elle ait l’air vivante plutôt que d’être ce pantin en proie à ses doutes intérieurs. Mais en même temps, il ne peut lui reprocher ce choix. Par fierté, il aurait certainement agit de la même façon, cachant ses sentiments derrière autre chose pour ne pas inquiéter les autres et ne pas avoir l’air faible. Ce qui était bon pour lui ne devait pas l’être pour les autres, songea-t-il une seconde avant de se raviser. Non il ne pouvait pas le lui reprocher, ça aurait été vivement injuste et Anthim n’était pas ainsi. Alors il se contenta de s’adapter à la situation, quand bien même celle-ci lui faisait mal, respectant le désir de Sitara de garder pour elle ses mots et ses peurs. Il attendrait qu’elle veuille bien se confier. Tout ce qu’il savait avec certitude, c’était que sa présence devenait nécessitée pour elle, et il s’en rassura quelque peu. Et puis, à demi mot elle avouait malgré tout ses craintes : celles d’avoir été incapable de veiller sur ses proches. Ce simple constat pinça le cœur du duc, qui une fois ses ordres donnés au garde revint auprès de son épouse pour la rassurer. Peut-être n’était-ce pas ce qu’elle voulait dans l’immédiat, ces paroles douces et apaisantes, mais Anthim n’arrivait à pas à se convaincre de donner autre chose. La vérité ? Certes, il y avait une part de celle-ci dans ce qu’il avait dit, mais retourner la situation à sa personne était un piège sur lequel il ne pouvait pas démentir. Son épouse dans ses bras, il continua de passer sa main dans la longue chevelure de sa sultane, songeant à ses paroles.

« Tu as raison. Je n’aurais sans doute pas réagit autrement moi non plus. Mais toi comme moi savons que personne n’est infaillible. Si l’on peut s’en vouloir, on peut aussi se pardonner. Il n’est rien arrivé Sitara. Il n’est rien arrivé. » Qu’il répéta plusieurs fois, enfouissant son visage dans les cheveux de son épouse qui s’était penchée sur lui, cachée dans le creux de son cou. Il la serra un peu plus contre sa personne, espérant sincèrement que ces sentiments lui passeraient. La voir dans cet état avait quelque chose d’insupportable. Et il comprenait tout à coup cette impuissance : celle de ne pouvoir rien faire. Son seul pouvoir était d’être là, à ces côtés, la serrant contre son corps.

Au baiser qu’elle déposa sur ses lèvres, vaillamment cueilli malgré la fatigue qu’elle semblait ressentir, il répondit, d’abord de cette douceur qui lui était caractéristique, tendre, affectueux. Un simple baiser réconfortant, qu’il appuya un peu plus à chaque mesure battante, plus ferme, plus approfondit. Mais rien de plus, rien de trop tentant qui ne fasse céder à quelques envies trop fortes. Lorsqu’il constata ça, il cessa doucement cet échange, reprenant simplement contre lui sa femme tant aimée qu’il ne pouvait protéger en cet instant que par ses bras tendres et câlins. Frustrant pour lui de ne pouvoir faire plus pour la protéger, mais satisfait au moins de la savoir ici en sécurité.

Quelques minutes ainsi passèrent, dans un silence réconfortant où rien ne semblait avoir besoin d’être dit. Et puis, ces quelques minutes s’allongent. Combien de temps exactement, Anthim ne saurait dire, mais il sent sur lui Sitara tomber dans les bras du sommeil, ce poids doucement s’appesantir, cette respiration qui se calme pour devenir sereine et paisible. Il n’ose plus bouger, le duc d’Erebor, sa femme endormie dans ses bras. Alors il se contente de la garder là, contre lui, l’observant de son regard ampli de tendresse et d’amour, content de la voir se reposer ne serait-ce qu’un petit temps. Et quand le serviteur revient, c’est d’un geste qu’il lui intime de faire silence, apportant dans une quiétude imposée la nourriture qu’il avait demandé, ainsi que les lettres qu’il lui avait prié d’apporter. Ainsi, Anthim pouvait s’occuper des affaires du duché tout en restant auprès de son épouse qui avait besoin de lui.

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Message Sujet: Re: Les inquiétudes du coeur   Ven 9 Sep 2016 - 7:47

Les gestes d'Anthim l'apaisent, l'amènent progressivement à se calmer, et à lui confier son trouble, son désarroi. Elle s'en veut, pourtant, de n'avoir pas pu empêcher cette expérience qu'ils ont vécue. De n'avoir pas préservé Alméïde, et leurs hôtes forcés, de cette horreur pure qui la glace encore jusqu'au plus profond de son cœur. Elle acquiesce pourtant, essayant de se convaincre qu'il a raison, en lui disant que rien n'est arrivé. Elle sait qu'il dit vrai, mais et si... ? Et si, malgré le fait que ça ne soit qu'illusion, ils ne s'en remettaient pas ? Et pourquoi ne pouvaient-ils pas les laisser tranquilles, plutôt que de leur imposer de telles choses ? Elle voudrait acquérir à nouveau cette tranquillité d'esprit qui la caractérisait si bien, mais elle s'en sentait incapable pour le moment. Cela ne faisait qu'une nuit, que quelques heures même, après tout. Elle s'en demandait trop, assurément.

« Mais est-ce que rien n'arrivera, demain ? On s'en est pris à nous, dans notre propre palais... On nous a enlevé Qasim, en pleine rue, alors que nous le surveillions... » Sa voix se brisa, sur ses propres paroles. Elle était forte, elle se relèverait, mais la crainte de perdre les êtres qui lui étaient chers était bien trop forte, en l'instant. Et elle se sentait plus faible que jamais, en l'instant, s'abandonnant aux bras de son époux et s'y accrochant comme un voltigeur s'accrochait à son harnais. Avec douceur, mais avec fermeté. Quoi qu'elle puisse en dire, ses gestes la trahissaient, alors qu'elle se laissait aller à cette étreinte.

Avait-elle vraiment besoin de prétendre que tout allait bien, de toute façon ? Il ne pouvait être dupe, bien qu'il ne la questionne pas plus qu'il ne l'avait fait. Elle n'était pas prête, peut-être. Elle ressentait pourtant tout l'amour qu'il lui portait, toute son inquiétude, et l'attention qu'il lui prêtait en l'instant. Le baiser qu'elle posa sur ses lèvres n'était ni désespéré, ni symbole de l'envie qu'elle pouvait avoir de son époux, mais une quête de réconfort, et une preuve de gratitude, d'amour qui n'en demandait pas en retour et qui, à ses yeux, serait éternel. Elle l'aimait plus que jamais, et si ça n'était pas sa principale qualité dans certaines circonstances, elle était reconnaissante de la patience dont il faisait preuve en l'instant.

Elle ne se sentit même pas s'assoupir, apaisée par les bras qui l'enserraient, qui la berçaient doucement, sous les tendres caresses prodiguées par son époux, destinées à lui faire oublier la dureté de la nuit qu'elle venait de passer. Sans doute en avait-elle besoin, car elle n'entendit guère le serviteur déposer de quoi se sustenter, ou son époux parcourir des lettres. Elle ouvrit doucement les yeux, ayant à peine bougé, malgré l'inconfort que devait ressentir Anthim, installé ainsi. Se dégageant légèrement, elle embrassa ses lèvres, beaucoup plus tendrement qu'avant qu'elle ne sombre dans le sommeil. Elle ne pouvait prétendre que tout allait bien, mais s'il restait à ses côtés, alors... ça irait mieux. Et elle arrêterait de craindre que l'on ne s'en prenne à eux.

« Tu aurais du me réveiller, tu dois avoir mal au bras... Tu veux de l'aide ? »

Elle n'avait pas un réel appétit, même si son estomac devait penser le contraire.

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Message Sujet: Re: Les inquiétudes du coeur   Mar 11 Oct 2016 - 3:10

« Je sais. Je sais… »

Il n’a pas beaucoup d’argument hélas à lui opposer. Le défaitisme inquiet de la Sultane s’oppose au pragmatisme solide du duc, qui en temps normal se serait mit à penser qu’il y avait bel et bien quelque chose à craindre. Mais ses paroles avaient surtout à vocation de calmer son épouse, en proie à une peur terrible qu’il était bien en peine de contenir et d’éclipser. Ne pas savoir, ne pas comprendre ce qu’elle avait pu ressentir et le caractère émotionnel aussi jouant pour beaucoup (même caché derrière un masque), il n’était hélas pas en mesure de pouvoir faire plus que ce qu’il faisait en l’instant. C’était d’une telle frustration qu’il aurait certainement été agacé s’il n’avait pas été aussi patient et si il n’avait pas s’agit de Sitara.

Qu’elle dorme, c’était ce dont elle avait besoin pour l’instant. Du repos et quelques instants à se perdre dans le monde des rêves, sans avoir à s’inquiéter du reste. Anthim aurait préféré d’ailleurs qu’elle continue à dormir contre lui, plus que la pauvre heure qui venait de s’écouler. L’envie de somnoler à ses côtés lui avait titillé l’esprit, jusqu’à ce que ses yeux se portent sur les missives prêtes à être envoyées et dont le contenu était des plus explicite sur ce qui était réellement arrivé cette nuit là. Et il y avait aussi ce parchemin étrange, retrouvé entre les doigts de pierre de la statue maudite demeurée inerte depuis la veille. Un parchemin révélateur de bien sombres nouvelles, surtout après ce qui était arrivé au couronnement presque avorté de l’Impératrice de Faërie. Triste constat, et malheureusement, tout duc qu’il était, il restait ibéen et ne comprenait pas tout à ces étrangetés magiques des Faës. Une chose était plus que certaine en tout cas, il n’était certainement pas favorable à ces revendications exigées, surtout pas par le sang, la peur et la douleur.

Il finissait de signer et consulter quelques documents quand Sitara rouvrit les yeux, abandonnant les bras de la mère du sommeil et du prince des rêves pour revenir à la réalité. Triste réalité en soit car les choses n’avaient pas tant changée, mais Anthim se rassura de constater que le visage de son épouse était moins pale. Il répondit avec tendresse au baiser et sourit à la remarque.

« Tu avais besoin de sommeil, je t’ai laissé te reposer. Ne t’inquiète pas pour moi. J’ai terminé d’ailleurs. J’ai pris plusieurs dispositions concernant cette affaire. »

Il reposa les papiers sur la petite table à côté du lit, où un verre trônait, verre qu’il avait déjà utilisé et qui contenait encore quelques gouttes d’un agréable thé. Le duc se redressa un peu maintenant que son épouse s’était dégagée légèrement de son étreinte, non sans rester à proximité d’elle. Un grondement, signe d’une certaine fin venait d’ailleurs de trahir Sitara. Il eut un maigre sourire, déposant sa main sur sa joue dans une caresse d’une infime douceur.

« Tu devrais manger quelque chose, vraiment. Ca te ferait du bien. »

Il pouvait lui faire porter n’importe quoi, tout ce qu’elle désirait si les quelques choses dans ce qu’avait apporté le serviteur ne lui convenait pas. Si Anthim n’était pas médecin, il laissait ce loisir à Alméïde qu’il ne désirait de toute façon pas consulter, la pâleur qui demeurait malgré tout, certes moins intense qu’une heure plus tôt, indiquait bien qu’elle avait besoin de se sustenter. Et il n’aurait pas été surpris qu’elle n’ait rien mangé depuis la veille.

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Message Sujet: Re: Les inquiétudes du coeur   Jeu 20 Oct 2016 - 19:09

Si elle n’avait pas eu Anthim avec elle, elle n’aurait pas pu atteindre ce repos dont elle avait tant besoin… Elle mentirait en disant qu’elle allait bien, mais elle pouvait au moins avouer aller mieux, et ça devrait suffire pour le moment. Elle lui sourit à son tour – si elle était certaine de son choix, en demandant à rejoindre le harem, elle ne pouvait affirmer à ce moment-là qu’elle s’entendrait de cette manière avec son époux, ou qu’elle lui donnerait son premier héritier et l’épouserait, en réalité, mais elle était heureuse que ce soit le cas. « Je t’écoute. Que va-t-on faire ? Quelle position doit-on adopter ? Ces magies, après tout, elles ne nous concernent pas… Pas réellement. Elles ont leur place en Faërie, pas en Ibélène. » Doux espoir que la duchesse ressentait, que ces maux puissent ne plus les toucher. Les enfants ibéens dotés de magie était rares. Personne, dans sa lignée, n’en avait. Il en était de même pour Anthim, ou du moins le supposait-elle. « Nous n’aurons jamais d’enfant mage… ? » C’était davantage une question à l’attention de son époux, qu’une affirmation. Elle savait quelques enfants du harem dotées de magie… Elle ne pouvait s’imaginer frappée de ce malheur, après la nuit éprouvante qu’elle venait de passer. L’inquiétude rejoignait la lassitude, sur ses traits.

Elle hocha la tête, doucement, même si les mets sous ses yeux lui retournaient autant l’estomac qu’il lui redonnait l’appétit. Les statues qui les avaient assaillis dans la cuisine dans laquelle Alméïde, elle et les deux hommes qui avaient livré le cadeau maudit hantaient encore son esprit, plus encore si elle faisait l’erreur de fermer les yeux. Elle était surprise de n’avoir fait aucun mauvais rêve, ou de ne pas avoir crié, pendant les quelques minutes de sommeil qu’elle avait pu voler. Savoir qu’Anthim la veillait avait du y contribuer. Elle lui devait bien d’essayer de manger. Les riches pâtisseries déposées sur le plateau étaient trop, pour elle, malgré tout. Elle saisit le raisin, juteux et sucré, à la place. « Je ne pourrais pas manger le reste, c’est trop… » Il comprendrait, peut-être, que le simple fait de s’imaginer le manger la rendait malade. Peut-être.

« Comment se portent les différents clans ? Devons-nous nous attendre à en recevoir, prochainement ? »

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Message Sujet: Re: Les inquiétudes du coeur   Ven 9 Déc 2016 - 3:25

Ce qu’ils devaient faire ? Il y avait bien des solutions, mais aucune n’était réellement convenable aux yeux d’Anthim, parce qu’elle ne pouvait être parfaite. Il n’y avait que des idées, des décisions malgré tout à concrétiser pour éviter qu’une telle chose se reproduise au sein de son palais… mais en l’instant, il ne peut qu’aborder un air légèrement sévère et sombre, alors que ses yeux dérivent vers les parchemins qu’il venait tout juste de reposer.

« Même si elle ne nous concerne pas, il nous faudra prendre des mesures pour empêcher une nouvelle intrusion de ce genre. Je ne souhaite pas faire comme Valkyrion qui commence à fermer ses frontières à la magie, mais il est clair que nous avons été peut être un peu trop laxiste les concernant. Néanmoins, cette caisse n’aurait jamais du arriver dans la salle du trône, et peut être que la magie n’est pas la seule à l’œuvre. » Il n’explicite pas à voix haute ce qu’il sous entend, mais cela reste plutôt clair hélas : et si quelqu’un les avait trahi ? Et si au sein du palais, une personne avait ouvert la voix pour permettre à cette caisse d’arriver jusqu’à lui ? Parce qu’après tout, il était le véritable destinataire du colis…

Il détourne le regard de ces préoccupations, lorsque la voix presque hésitante et inquiète de Sitara défi à nouveau le silence, avec une gravité presque glaciale. Main dans la sienne, il s’essaie de nouveau à la rassurer.

« Allons, il n’y a pas de raison que cela arrive. La magie est rare en Ibélène. Et si… et si cela devait arriver, il y a toujours une solution. » Une solution évidente, puisqu’au pic de Roc-Epine demeurait les fabricants du philtre capable d’annihiler la magie. Oh il espérait ne pas en venir à de telles extrémités, mais il préférait en l’instant les sous entendre à son épouse pour la rassurer. Difficile de lui en vouloir de craindre la magie après tous ces événements, et Anthim n’était pas totalement contre son avis.

Il est satisfait, le duc d’Erebor, de voir sa chère et tendre finir par céder à sa demande et se nourrir. Même si elle ne le souhaitait pas, il le fallait. Les gens du palais lui avaient dit que depuis la veille elle n’avait rien pu avaler, et cette constatation l’avait inquiété jusqu’à ce qu’elle choisisse enfin de l’écouter, même s’il ne s’agissait que de prendre quelques fruits. C’était au moins ça de gagné, et il retourne un doux sourire aux paroles de Sitara, comprenant parfaitement. Elle change rapidement de sujet néanmoins, prenant de court Anthim, qui ne s’attend pas à la question. Il réfléchit un instant, pas certain de vouloir aborder ces sujets pour l’instant avec elle, mais si ça lui permettait d’éviter de penser à autre chose… aussi à son tour céda-t-il.

« Je n’ai pas eu le temps de tous les voir, tu t’en doute bien. Il est presque certain que quelques uns viennent à nous en effet. Du reste, j’ai décidé de faire surveiller quelques clans, dont les agissements sont étonnants… je n’en sais pas plus pour l’instant malheureusement. »

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Message Sujet: Re: Les inquiétudes du coeur   Lun 2 Jan 2017 - 7:39



Elle dévisageait son époux, la Duchesse, tout à sa réflexion. Elle ne pouvait lui cacher la crainte qu’elle avait ressentie, pas plus qu’elle ne l’aurait voulu. Et les peurs qu’elle ressentait encore. La confiance qu’elle avait en lui était la force de leurs relations, et elle se sentait apaisée, à l’idée qu’il l’écoute. Elle savait qu’il était réellement attentif, et n’ignorait pas son appréhension. Elle fronça les sourcils, à l’idée qu’il soulevait. Qui aurait osé faire cela ? Anthim était aimé, en Erebor, par ses sujets. Ses gardes lui étaient fidèles. Elle le pensait, du moins, en était même intimement convaincue.

« Ne pensons pas au pire… Nous allons nous y préparer, mais il s’agit peut-être de très mauvaises circonstances. Je te dirai bien d’enquêter sur les deux hommes qui nous ont livré cette caisse, mais ils n’ont pas été plus épargnés que nous, et leur surprise était réelle. Leur terreur, aussi. Sans eux, nous ne nous en serions peut-être pas sorti aussi longtemps. »

Une graine de méfiance naissait pourtant – et s’ils avaient gagné du temps, pour faire croître leur terreur ? Mais l’homme cielsombrois semblait connaître Alméïde, et sa princesse avait un bon jugement. Elle secoua la tête, plus pour elle et pour chasser un souvenir désagréable de son esprit, se rapprochant quelque peu de son époux, pour déposer un baiser à la base de sa joue – le seul endroit qu’elle peut atteindre, allongée comme elle l’est à ses côtés. Un geste anodin, mais qui la tranquillise aussitôt.

Jusqu’à ce qu’elle évoque un sujet d’autant plus épineux. Comment concevoir qu’elle veuille priver ainsi ses enfants de l’héritage qui sera peut-être le leur ? Mais comment ne pas le vouloir, après avoir vécu ainsi les pires travers, selon son expérience, de la magie ? Elle avait failli perdre Qasim à cause de la magie, s’était vue perdue, statufiée, à cause d’elle, sans même parvenir à protéger sa belle-sœur, les autres concubines… Elle fut prise d’un violent frisson, revivant et se remémorant tout cela. Il lui faudrait du temps, avant d’être réellement apaisée. « Me promets-tu qu’on le fera ? Qu’on n’hésitera pas, une seule seconde, si nos enfants étaient… comme ces gens ? Et que si on ne le fait pas, ils seront éduqués ici, à Vivedune ? Sous notre… regard ? » Sous leur contrôle. Il était impensable pour Sitara qu’elle ne supervise pas ce que l’on apprenait à son fils, ses autres enfants, si Maari lui accordait sa bénédiction. Même si elle préférait les priver de ce… don. Ou de cette malédiction. Ils pourraient maîtriser les savoirs de leur choix, mais en l’instant, elle repoussait la magie.

Son estomac lui semble plus noué, mais elle mange, pourtant. Peu, mais suffisamment pour contenter Anthim, pourtant. Elle l’espère, en tout cas. Elle picorera, petit à petit, pendant qu’ils parlent. Un peu plus à chaque fois. Elle le regarde avec une légère inquiétude, en l’entendant. Doivent-ils s’attendre à des troubles impromptus ? Se leurre-t-elle, concernant la fidélité des habitants d’Erebor ?

« Je t’écoute, dis moi tout. Je peux t’aider à y voir plus clair, peut-être… »

Et cela la distraira, aussi déplaisante soit la distraction.


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Message Sujet: Re: Les inquiétudes du coeur   Mer 1 Fév 2017 - 16:12

« Nous ne sommes certain de rien Sitara. » Il n’avait pas la même sympathie que son épouse concernant les deux hommes qui avaient apportés la caisse dans la salle du trône, mais n’avait pas non plus enfermés ceux-ci pour autant. Bien qu’il y ait un cielsombrois dans le lot, le duc d’Erebor avait fait preuve de sagesse et préférait naturellement mener l’enquête avant de condamner. Mais il restait persuadé que quelqu’un ou quelque chose d’autre avait œuvré, c’était impossible autrement. La garde du palais n’était pas à ce point incompétente… « Enfin nous verrons bien, quoiqu’il en soit nous enquêterons sur cette attaque. » Et même s’il ne souhaitait pas faire la guerre aux mages pour éviter d’envenimer la situation entre les empires, il n’en pensait pas moins quant à leurs actes qui ne méritaient aucun éloge, qu’ils soient fait ou non pour de bonnes raisons.

Malgré les gestes de tendresse, le sujet qu’ils finissent par aborder tous les deux laisse Anthim songer sombrement. Le futur n’est en rien défini pour l’instant, et il ne savait comment il serait susceptible de réagir si jamais l’un de ses enfants devait s’éveiller au don d’Aura. Il n’était pas réfractaire à la magie, ou du moins ne la condamnait pas. Mais il était vrai qu’en dépit de cette tolérance, les derniers événements n’aidaient pas réellement à s’ouvrir à ce cadeau des dieux. Promettre ? Il le pouvait, si au final ils choisissaient de prendre une telle décision. Tuer le « problème » dans l’œuf, était-ce quelque chose qui saurait rassurer son épouse ?

« Je te le promets. »

Quelques mots mais une réelle promesse oui. Il scelle celle-ci d’un baiser sur le haut du crâne de son épouse. Du reste, il se contente de l’observer jusqu’à ce qu’un nouveau sujet, dont il ne peut encore juger de la gravité, ne vienne prendre part à cette discussion. Il ne lui plait guère d’en parler pour l’instant, ou du moins ne souhaite-t-il pas inquiéter Sitara qui à certainement d’autres choses à penser. Mais il sait aussi que ça peut l’aider à oublier, ne serait-ce que s’impliquer dans les affaires du duché. Et si techniquement cela ne la regarde pas, il est bien rare qu’Anthim boude l’aide de son épouse, qui lui révèle souvent un autre point de vue. A l’instar d’Alméïde… Mais songer à sa sœur éveille une bien vive colère, soutenue, qu’il se force à refouler. Il n’a pas encore pardonné évidemment, la douleur est encore forte, même si elle lui manque…

« Comme je t’ai dis, je n’en sais pas énormément. Mais on m’a rapporté que quelques clans dans le duché prenaient part à des actes répréhensibles. Ils cherchent, à ce qu’on dit, à déterrer des choses du passé. A la manière de ces mages réprouvés revenus il y a peu, des méthodes extrémistes. Pour l’instant nous manquons de preuves et d’informations, c’est pour cela que je vais les faire observer de plus près. »

Il espérait au fond de lui ne pas avoir à prendre des mesures violentes pour entériner les actes de ces hommes et ces femmes. Il ne jugeait pas le besoin de retrouver ce qui autrefois avait été perdu… mais les actions étaient déplorables, condamnables. Son père avait autrefois prit des mesures contre ces clans qui jouaient dans l’illégal, volant et enfermant des enfants comme des esclaves. Leur sort avait été… terrible. Exterminés jusqu’aux derniers.

« Enfin peu importe, nous devrions… »

Au même moment, un homme entra dans la pièce. Un proche conseiller, qui malgré l’interdiction de son duc d’entrer et ne pas le déranger avait franchi la porte. Une affaire qui devait requérir sa présence immédiate. Soit, il n’avait guère envie de laisser son épouse seule encore, mais il n’avait peut être pas le choix. Et si cela lui faisait mal, elle comprendrait.

« Je reviendrais vite. »

Il l'embrassa et espéra vraiment ne pas avoir à déroger à cette promesse. Un instant, bien égoïstement, le bien être de son épouse comptait plus que les affaires du duché.

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