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 Que le silence réponde à la souffrance

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Je suis : demi-soeur du duc d'Erebor, régisseuse du harem, médecin

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J'ai fait allégeance à : Anthim, duc d'Erebor ; Augustus, empereur d'Ibélène
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Message Sujet: Que le silence réponde à la souffrance   Lun 20 Mar - 1:50


Livre II, Chapitre 2 • La Fortune des Flots
Alméïde d'Erebor

Que le silence réponde à la souffrance

Les désastreuses aventures de la princesse Alméïde



• Date : 2 mars 1002
• Météo : Le temps est encore frais. Non pas que ça ait une importance pour ce sujet.
• Statut du RP : En tête à tête avec le Destin
• Résumé : Alméïde laisse Denys et Edenia derrière elle, espérant retrouver Lorgol. Le portail qu'elle prend l'emmène néanmoins directement entre les mains de l'Ordre du Jugement qui a des questions pour elle. Et les moyens de la faire parler.
• Recensement :
Code:
• [b]2 mars 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t1900-que-le-silence-reponde-a-la-souffrance]que le silence réponde à la souffrance[/url] - [i]Alméïde d'Erebor[/i]
Alméïde laisse Denys et Edenia derrière elle, espérant retrouver Lorgol. Le portail qu'elle prend l'emmène néanmoins directement entre les mains de l'Ordre du Jugement qui a des questions pour elle. Et les moyens de la faire parler.


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Message Sujet: Re: Que le silence réponde à la souffrance   Lun 20 Mar - 1:57

Seule.
Elle est terriblement seule, dans ce lieu étranger où la lumière se fait rare. Ses pensées se tournent une nouvelle fois – pour la dixième, la centimème fois – vers Simon, vers Justice. Mais il n'y a que le silence pour lui répondre. L'inquiétude croît, se mue en une peur profonde et viscérale. Elle a effacé les larmes, mais ses joues sont encore humides, son visage plus pâle que d'ordinaire. Et en son coeur, la résignation, la certitude qu'elle ne pourra compter que sur elle-même ; personne ne sait où elle se trouve, ni sa famille, ni ses amis. Elle ne le sait pas elle-même et cette idée la terrifie. Le portail emprunté a pu l'emporter n'importe où sur le continent et elle a, pour seuls indices, ces parois de pierre froide, sans la moindre fenêtre vers l'extérieur, sans le moindre son qui puisse l'orienter.
Prise au piège, sans la moindre issue.
Et seule.

Il ne s'écoule que peu de temps avant qu'on ne vienne la cherche pour l'emmener à travers un couloir sous-terrain, vaguement éclairé par quelques cristaux lumineux. Ses geôliers anonymes, au visage masqué, la tiennent fermement par le bras et la font avancer sans un mot, au son de leurs pas qui résonnent contre les murs. « Où m'emmenez-vous ? » trouve-t-elle le courage de demander d'une voix chevrotante, mais elle se heurte à un silence pesant. Seules ses paroles lui reviennent en écho et elles lui paraissent bien faibles, tout à coup.

On la guide jusqu'à une salle où plusieurs silhouettes échangent des murmures inaudibles, sous leurs masques intimidants. Alméïde est amenée devant eux et laissée seule, démunie, face aux membres de l'Ordre du Jugement. Un frisson glacé parcourt son corps tout entier, son coeur tambourine si fort qu'elle jurerait en entendre chaque battement résonner autour d'elle, son estomac semble s'être changé en plomb et toute couleur a disparu de son visage. Elle reste immobile, joignant ses mains pour les empêcher de trembler, garde la tête haute malgré l'effroi qui s'empare peu à peu de ses sens. Et lorsque l'une des silhouettes s'approche, elle doit rassembler tout son courage pour ne pas faire un pas en arrière, par réflexe. L'inconnu la surplombe, comme une menace qui pèse au-dessus de sa tête. Il lui semble entendre la respiration calme et régulière sous le masque, à l'opposé de la sienne qui se fait un peu plus hachée à chaque instant.

Une voix anonyme retentit, une voix qui lui glace le sang. Elle aurait dû s'y attendre, mais la question qui lui est posée la prend au dépourvu malgré tout. Alméïde demeure muette et la voix reprend, continue, insiste. Les questions se suivent, les unes après les autres ; des questions sur Erebor, sur son peuple, sur les mesures prises après la première attaque, sur les lieux capables de dissimuler les nomades, sur les forces armées de son duché et de son empire. Des questions qui n'en finissent pas, qui affluent avec la sérénité d'un fleuve tranquille qui suit doucement son cours sous un soleil paisible. La voix ne perd pas patience, pas un seul instant. Elle lui paraît métallique, méthodique, aussi aiguisée qu'un scalpel. Mais la princesse reste de marbre malgré les minutes qui s'écoulent, les heures même, refusant catégoriquement de divulguer la moindre information, même la plus minime.

Elle est épuisée. Elle n'a pas dormi depuis ce qui lui semble être une éternité, elle est éprouvée par les événements qui se sont succédé depuis la réunion de la Rose et elle perd chaque seconde un peu plus l'espoir de pouvoir rentrer chez elle et d'y trouver le repos tant désiré. Elle en arrive à cette conclusion quand, après avoir répété ses questions probablement pour la centième fois, l'individu masqué se tait et laisse un silence pesant s'abattre sur la salle. Puis, d'une voix si basse qu'elle pourrait se confondre avec un murmure : « Emmenez-la au cachot. »

Deux mains se referment à nouveau sur ses bras sans la moindre délicatesse. Toute retenue semble avoir disparu dans leurs gestes, car ils l'entraînent brusquement, la bousculent, serrent parfois un peu trop fort jusqu'à laisser des marques sur sa peau. Alméïde s'efforce de ne pas laisser échapper la moindre plainte, suivant le mouvement tant bien que mal, mais sa résolution est bientôt de l'histoire ancienne. Ils arrivent devant la porte de ce qui semble être sa nouvelle résidence temporaire et, avant de l'y faire entrer, les hommes qui la retiennent lui prennent tout ce qu'elle a sur elle, y compris chacun de ses vêtements. La princesse se débat, cherche à les en empêcher, s'accroche à la robe qu'ils arrachent littéralement à ses doigts crispés. On lui retire jusqu'au collier d'or qui orne son cou et dont son frère possède le jumeau. Son frère qui se trouve bien loin, incapable de lui venir en aide. L'humiliation est telle que des larmes montent à ses yeux. Elle n'a même pas la possibilité de dissimuler son corps qu'ils l'empoignent fermement et la poussent dans sa cellule avant de refermer lourdement la porte derrière elle, dans un grondement sourd. Le cliquetis d'une serrure se fait entendre, leurs pas résonnent de l'autre côté de la porte, puis le silence. Encore.

Le cachot est petit, pratiquement plongé dans le noir. La seule lumière qui lui parvient est celle du couloir, qui traverse les interstices de la porte. Dans un coin, une simple carafe d'eau et rien, absolument rien d'autre. Alméïde se recroqueville contre le mur de pierre froide, elle remonte ses genoux contre elle, tremblante comme une feuille dans sa geôle glacée et humide. Les quelques sanglots qui s'échappent de ses lèvres sont étranglés, étouffés. Elle tente une nouvelle fois de contacter Justice ou de trouver le soutien de Simon, mais elle est seule, si seule. Alors elle prie, Alméïde. Elle prie Joseï de lui donner la force nécessaire pour traverser cette épreuve, au nom des siens, au nom de son peuple et de sa famille qu'elle désire protéger plus que tout. Elle prie et elle tremble, incapable de trouver le sommeil malgré l'épuisement. Incapable de trouver une solution dans une situation qui lui paraît inextricable.

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Message Sujet: Re: Que le silence réponde à la souffrance   Dim 2 Avr - 4:08


Livre II, Chapitre 2 • La Fortune des Flots
Alméïde d'Erebor

Que le silence réponde à la souffrance

Le Destin intervient



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Message Sujet: Re: Que le silence réponde à la souffrance   Lun 3 Avr - 5:08

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