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 Bien le bonjour sur les pavés [Melinda]

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Les Savants
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J'ai : 25 ans
Je suis : inventeur, baron de Vivessence, savant en mécanique (spé. engins) et mage de l'été non diplômé (destruction)

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J'ai fait allégeance à : Castiel, duc de Sombreciel, et Augustus, empereur d’Ibélène
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Message Sujet: Bien le bonjour sur les pavés [Melinda]   Jeu 13 Juil - 8:04


Livre II, Chapitre 4 • De Glace et de Sang
Melinda Orlemiel & Melbren de Séverac

Bien le bonjour sur les pavés

Rencontre fortuite en haute Ville


 
• Date : 28 juin 1002
• Météo : Ensoleillé avec un petit vent frais matinal
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Melbren est en route pour son rendez-vous avec Alice Libelle ; il doit pour cela rejoindre un mage des portails. Sur le chemin, il percute une jeune femme, Melinda, suite à un moment d'inattention.
• Recensement :
Code:
• [b]28 juin :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t2419-bien-le-bonjour-sur-les-paves-melinda]Bien le bonjour sur les pavés[/url] - [i]Melinda Orlemiel & Melbren de Séverac[/i]
Melbren est en route pour son rendez-vous avec Alice Libelle ; il doit pour cela rejoindre un mage des portails. Sur le chemin, il percute une jeune femme, Melinda, suite à un moment d'inattention.
 
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Les Savants
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Message Sujet: Re: Bien le bonjour sur les pavés [Melinda]   Jeu 13 Juil - 8:07

Tu bailles à t'en décrocher la mâchoire. Tu n'as pas envie de sortir du lit. Cela t'arrive plus fréquemment ces temps-ci, tu l'as remarqué. Tu en connais la raison, mais tu ne peux y faire grand-chose. Un claquement de doigts ne permettra pas de régler le conflit qui déchire Arven depuis plusieurs mois. Tu dois t'y faire : tu ne rentreras pas en Sombreciel de sitôt. Tu dois te contenter des lettres et quelques visites. Il y a notamment eu la naissance de bébé Meldred et l'interlude durant la réalité altérée, mais le Destin semblait avoir décidé qu'un bonheur était forcément contrebalancé par un malheur. Dans tous les cas, tu as hâte de les retrouver tous : ta famille, tes amis, ta grifonne, ton domaine, ton duché.
Tu soupires, fermes les yeux mais te forces instantanément à les rouvrir. Il est hors de question que tu te laisses aller ne serait-ce qu'un jour. Si ton insouciance habituelle te fait défaut ce matin, tu la forceras à pointer le bout de son nez. Il le faut. Tu n'aimes pas être ainsi : un peu morose, trop nonchalant, définitivement bien trop caché dans les jupons de Uld car il est facile de se trouver des excuses quand on est celui qui est en sécurité à Lorgol, maîtresse des Territoires Libres.

Tu en es à ordonner à ton corps de se mouvoir quand : Quand il aura fini de se lamenter, Môsieur daignera-t-il se lever ? Il a rendez-vous avec Mademoiselle Libelle dans la matinée, au cas où il l'aurait oublié. Impossible de faire fi du sarcasme dans les paroles de Lichen, ton Familier. « Gnagnagna… » Réponse éloquente et mature. Tu le sens soupirer de cette lassitude teintée d'une certaine affection. Gamin. Tu passes une main sur ton visage, un léger sourire aux lèvres. « C'est bien pour ça que nous nous sommes trouvés, mon cher. » Lichen t'envoie un humpf qui te fait glousser doucement. Cependant, tu t'arrêtes en plein milieu, quand il sort de nulle part et vient s'écraser sur ton ventre, sans aucune grâce ni considération. C'est pour les faibles, la grâce et la considération. Pendant ce temps-là, toi, tu reprends ton souffle, coupé sur le coup.

La journée promet.

***

Lichen a eu raison de toi. Tu as cédé, non par lassitude – tu es habitué aux jacasseries occasionnelles de Lichen –, mais parce que tu allais réellement finir par te mettre en retard, à ce rythme-là. Tu perçois le reniflement goguenard de ladite martre dans un coin de ta tête et tu choisis de l'ignorer. Tu te concentres sur ton objectif de la matinée : rejoindre l'Académie et la charmante Alice. Tu es en train de rejoindre la mage des portails auquel tu fais régulièrement appel, les quelques pièces à glisser pour le service déjà prêtes dans l'une des poches de ta sacoche.

Pourtant, le Destin semble avoir décidé que, oui, tu serais probablement en retard, après tout. Tu baisses un instant les yeux, le brillant d'un objet au sol les attirant subitement, et, lorsque tu les relèves, tu réalises que tu vas percuter quelqu'un par l'arrière. Tu n'as pas le temps de t'arrêter ou de prononcer des mots d'avertissement que tu bouscules la personne. Ton nez cogne contre l'arrière de son crâne, ce qui fait apparaître des étoiles devant tes yeux durant un instant. « Ow. Par Anzaplasthe. » Tu couvres la partie douloureuse avec tes mains par réflexe. « Je vous prie de m'excuser, tu déglutis, je n'étais pas attentif. » La douleur remonte par pulsation dans le nez ; c'est là une sensation très désagréable qui accapare toutes tes pensées l'espace d'un instant ; tu n'as pas encore eu le réflexe de regarder la personne que tu viens de déranger.
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Les Gueux
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Message Sujet: Re: Bien le bonjour sur les pavés [Melinda]   Lun 17 Juil - 0:19

Outrevent me manquait cruellement.

Ce fut la conclusion à laquelle je parvins lorsque je franchis la porte de la Taverne de la Rose pour me jeter dans les rues de Lorgol. C’était une de ces tristes journées où tout se teintait d’un aspect mélancolique. En m’habillant, ce matin, avant de nouer mes cheveux avec le ruban bleu que ma cousine m’avait offert, j’avais eu un coup de cœur devant les superbes libellules qui voletaient sur ma robe beige, si bien que je n’avais pas pensé une seule seconde, comme l’était devenue mon habitude au cours des dernières semaines, à maudire le mage qui avait enchanté mes vêtements. Petite, j’aimais admirer ces élégantes créatures et leurs ailes diaphanes. Elles en venaient presque, à l’époque, à concurrencer les abeilles. Dans la ville aux Mille Tours, leur présence était bien plus rare. Pourtant, il n’y avait rien de tel que les observer durant des heures pour apaiser un cœur meurtri et des pensées tempétueuses. Plus tard, quand je m’étais occupée de mes abeilles, je n’avais pu empêcher les larmes de me monter aux yeux tant l’idée de m’activer aux côtés de mes parents me paraissait lointaine et enviable. Outrevent, ma famille, les quelques connaissances que j’avais là-bas, l’environnement, tout cela me manquait.

J’avais pensé que prendre l’air m’aiderait à retrouver un état d’esprit plus positif – la mélancolie ne m’était pas vraiment familière – mais je me trompais lourdement. Je ne pus que remarquer à nouveau combien l’air de Lorgol était différent de celui d’Outrevent. Le vent ne chantait pas de la même façon. Il paraissait enfermé entre les rues, prisonnier des murs des bâtiments, ses gémissements étouffés par la rumeur incessante de la ville. Je poussai un profond soupir, secouant la tête pour chasser définitivement ces pensées sombres, et l’état d’esprit qui les accompagnait. J’étais sur le point d’y parvenir, dénombrant tout ce qui était formidable dans la ville aux Mille Tours, lorsque mes pensées dérivèrent brutalement vers Ciara, ma fille, que j’avais été obligée de laisser dans cette autre réalité pour regagner celle-ci. Verrait-elle jamais mon duché ? Je me le demandais. La Melinda de l’autre réalité, après tout, était élève à l’Académie. Garderait-elle seulement notre fille à ses côtés ? Ou préférerait-elle s’en débarrasser ? Cette seule idée me fit frissonner.

Mes pas me portèrent vers la ville haute. Croiserai-je de nouveau ce chevaucheur que j’avais volé ? J’eus un sourire amusé. Sans doute pas. Il devait être quelque part à la frontière, en train de lutter contre Ibélène. Je fronçai les sourcils. Foutue guerre. J’avais pas mal d’amis ibéens, d’amis que je ne reverrais peut-être jamais. Voilà bien un inconvénient que la Melinda de l’autre réalité n’avait pas à subir. Il n’y avait pas de guerres, à son époque, m’avait dit Raygnar. Certes, elle avait sans doute à composer avec d’autres ennuis – comme le fait d’élever un enfant, en tant que femme célibataire – mais elle vivait dans un monde où Ibélène et Faërie étaient en paix. Elle aurait pu se rendre à Ysgramor, aux côtés de son époux, si elle avait choisi d’épouser le noble kyréen – et si elle avait accepté sans broncher d’être la cible des violences de son fils.

Je soupirai de nouveau. Peut-être avais-je simplement la nostalgie de ce temps où j’étais encore jeune, ce temps où tout était simple et où tout me paraissait beau. J’avais bien grandi depuis cette époque. J’avais perdu certaines de mes illusions, certaines qu’il me fallait perdre, d’autres qui me manquaient un peu, d’autres dont l’absence m’était réellement douloureuse. J’ignorais si je préférais celle que j’étais devenue, ou celle que j’avais peu à peu abandonné depuis mon arrivée à Lorgol. Pourtant, quelque chose en moi ne voulait pas retourner en arrière, à aucun prix. Je m’étais fait de bons amis, j’avais découvert le goût si délicieux de l’indépendance, j’avais désormais ma propre ruche, et surtout, jamais je ne pourrais me permettre de revenir en arrière après avoir tenu Ciara dans mes bras, après avoir écouté ses battements de cœur tout au long d’une nuit où je ne parvenais pas à trouver le sommeil, après avoir écouté ses babillements et vu son sourire.

Je laissai mon regard s’attarder sur un des étals en bord de rue, ralentissant le pas. L’espace d’un instant, j’hésitai à acheter une des friandises au miel qu’ils proposaient. Avec un peu de chance, peut-être que cela me remonterait le moral ? Puis je me rappelai avec une grimace de dépit que le miel de Lorgol n’était pas d’une très grande qualité. Dévorer un de mes pots de miel, par contre, serait peut-être une idée productive. Néanmoins, j’étais certaine que manger du miel seule n’arrangerait pas mon état. D’abord parce que le miel ne prenait toute sa saveur que lorsqu’il était partagé, mais en plus parce que je ne pourrais probablement que me rappeler les repas en famille que nous prenions, avant que je ne parte pour Lorgol. Je m’apprêtais à repartir, lorsque quelque chose me percuta violemment dans le dos. J’accusai le choc, avançant de deux pas pour éviter de tomber en avant, et jetai un coup d’œil incendiaire à celui qui m’avait bousculée. Les libellules, sur ma robe, s’étaient égayées dans toutes les directions, comme effrayées par le choc – comme si elles pouvaient espérer un jour échapper à la barrière de tissu qui limitait leur monde, ou au sort qui les avait animées.

Celui qui m'avait percutée était un jeune homme. D’à peu près mon âge. Qui avait déjà l’air d’avoir reçu une punition suffisante pour m’avoir bousculée, au vu de la manière dont il se tenait le nez. J’étouffai tant bien que mal – plutôt mal, d’ailleurs – un sourire amusé, qui déchira aussi bien l’embryon de colère que j’aurais pu développer que la morosité qui me suivait depuis le début de la matinée. Mon esprit volage se détournait aussi vite de la mélancolie que de n’importe quelle tâche importante, s’il en trouvait le prétexte ; c’était un des nombreux avantages d’être moi. L’humeur adoucie par la criante douleur que j’avais constatée chez ce jeune homme, j’acceptai ses excuses d’un hochement de tête.

— Je crois que ce serait plutôt à moi de m’excuser, vous avez sans doute plus mal que moi, en ce moment. Voyez le bon côté des choses, peut-être que cela vous apprendra à être plus attentif !

Mes lèvres s’ourlèrent dans un sourire empli de sincère compassion.

— A vrai dire, je comprends tout à fait. J’ai moi-même plusieurs fois fait la douloureuse expérience d’un manque d’attention. Cela dit, je vais briser tous vos espoirs – si espoirs il y avait – de voir cette collision vous permettre de corriger ce défaut. Personnellement, malgré tous les déboires qui m’ont frappée parce que j’étais distraite, je n’ai jamais arrêté de l’être. Dommage pour vous, mais contrairement à ce que je vous ai dit il y a deux petites secondes, cette douleur vous sera probablement complètement inutile.

Cruel à dire, peut-être, mais sans doute vrai. Je remarquai alors qu’il avait invoqué le nom d’Anzaplasthe, et mon sourire se teinta d’amusement.

— Je vous aurais bien proposé un pansement ou un bandage, mais je n’en ai pas, et il serait tout à fait inconvenant que je vous donne un bisou, même magique. Je vais donc laisser Anzaplasthe s’occuper de vous, quand bien même, compatissant à votre situation, je voudrais vous aider.

Le germe d’une idée naquit alors dans mon esprit. J'avais déjà établi que ce ne serait pas très futé de ma part de manger un pot de miel seule et de me morfondre malgré le goût délicieux de ma propre production. En revanche, je pouvais très bien partager avec une victime de mon choix. Ce jeune homme me paraissait tout désigné. Il pouvait bien faire ça pour moi, pour se faire pardonner de m’avoir bousculée. Bien entendu, mieux valait que je présente les choses autrement, si je voulais mettre de mon côté un maximum de chances qu’il accepte ma proposition.

— Cela dit, vous avez de la chance, je connais une autre méthode pour apaiser la douleur. Je suis apicultrice, vous voyez, et quand quelque chose va mal, j’ai coutume de penser qu'il n'y a pas meilleur médicament que le miel. Je veux bien en partager un échantillon avec vous, si vous voulez.

J’avais toujours un peu de miel avec moi, au cas où je tomberais sur une situation critique telle que celle-là. Avec un peu de chance, il accepterait, et se montrerait tellement ébahi par la qualité de ma production qu’il deviendrait client régulier. La réalité brute vint toutefois rattraper ces jolis rêves et doucher mon enthousiasme.

— Enfin… sauf si vous avez quelque chose à faire, évidemment. Peut-être que vous êtes pressé d’aller quelque part ?

Et non, il était absolument hors-de-question que je demande pour l’accompagner. Bien évidemment, j’apprécierais beaucoup de ne pas rester seule avec mon humeur actuellement grisâtre et morose, mais mon bon sens me permettait de dire que ce ne serait pas une bonne idée de calquer mes pas dans les siens tout au long de la journée. D’autant plus qu’il était peut-être du genre silencieux. Mon babillage incessant ne lui plaisait peut-être guère, et même si monologuer me convenait tout autant que dialoguer, je n’avais pas envie que ma simple présence finisse par susciter son irritation. Au moins m’avait-il donné une bonne idée. Peut-être pourrais-je me trouver une autre victime dans les environs, toute prête à partager du miel avec moi.

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