AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Le cadeau d'Euphoria

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
La Noblesse
avatar

Messages : 316
J'ai : 25 ans
Je suis : Marquis de Croquelune & baron de Porte-Brume, artiste (statuaire surtout, mais un peu touche-à-tout).

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Sombreciel et par de fait celui qui se trouve sur son trône.
Mes autres visages: -
La Noblesse
Message Sujet: Le cadeau d'Euphoria   Mer 6 Juin 2018 - 3:19


Livre III, Chapitre 4 • La Légion des Oubliés
Narcisse de Croquelune & Joséphine Siguardent

Le cadeau d'Euphoria

“L'être aimé dans ce monde dissous est devenu la seule puissance qui ait gardé la vertu de rendre à la chaleur de la vie.” - Georges Bataille



• Date : 18 mai 1003
• Météo (optionnel) :
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Joséphine est envoyée par Castiel pour remettre un présent au marquis de Croquelune pour son 25e anniversaire. Mais elle ne s'attendait sans doute pas à le trouver en train de sculpter dans un état second...
• Recensement :
Code:
• [b]18 mai 1003 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3777-le-cadeau-d-euphoria]Le cadeau d'Euphoria[/url] - [i]Narcisse de Croquelune & Joséphine Siguardent[/i]
Joséphine est envoyée par Castiel pour remettre un présent au marquis de Croquelune pour son 25e anniversaire. Mais elle ne s'attendait sans doute pas à le trouver en train de sculpter dans un état second...


_________________



Dernière édition par Narcisse de Croquelune le Mer 6 Juin 2018 - 4:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse
avatar

Messages : 316
J'ai : 25 ans
Je suis : Marquis de Croquelune & baron de Porte-Brume, artiste (statuaire surtout, mais un peu touche-à-tout).

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Sombreciel et par de fait celui qui se trouve sur son trône.
Mes autres visages: -
La Noblesse
Message Sujet: Re: Le cadeau d'Euphoria   Mer 6 Juin 2018 - 3:19

- Mon Seigneur, vous avez une vi-
Le Marquis leva la main, intimant le silence. Il était pour l’heure à travailler sur une nouvelle statue, comme toujours tentant de retrouver les mêmes sensations que lors de la réalisation de l’une d’elle. Ciseau et marteau dans une main pendant le long de son corps, sa dextre quant à elle était tendue vers le marbre. Dans l’ensemble, une forme vulgaire avait déjà été définie, et peu à peu il tentait d’en faire ressortir les détails. Ses doigts flirtaient au niveau du buste, plus ou moins où devrait se situer le cœur de la femme qu’il représentait. Il avait l’air… d’y chercher quelque chose, comme s’il s’attendait à ce qu’un événement se produise, en vain.
- Seigneur ?
Le Croquelune soupire, doublement contrarié. Tourne ses émeraudes en la direction du page venu le prévenir. Pas un mot ne sort de sa bouche, mais il attend.
- Vous avez une visiteuse, mon Seigneur. Venue d’Euphoria, afin de vous faire un présent de la part de votre Suzerain.
- Un présent ? En quel honneur ?
- C’est… c’est votre anniversaire, mon Seigneur...
Il fronça les sourcils, parut y réfléchir un instant. Puis il s’éclaire.
- Oh, Diable, oui ! Faites-la venir.
Le page ne posa pas de question et s’inclina. Un atelier n’était sans doute pas le meilleur endroit pour recevoir une envoyée du Duc, mais les excentricités du Marquis étaient légions, et plus personne en sa maisonnée ne s’en étonnait. Tout comme ils savaient que ce n’était pas à discuter. Aussi, quelques minutes plus tard, ce même page revint accompagné d’une jeune femme, alors que Narcisse en était toujours à palper le marbre, attisant vivement le foyer d’une pipe tenue entre les dents et sur laquelle il tirait nerveusement, répandant une odeur âcre témoignant qu’il n’y avait pas là que du tabac. De nouveau sa main se lève en direction de l’entrée, coupant court à toute possible conversation, avant de l’inviter du geste.
- Approchez...
Dit-il juste à l’attention de la brune, le page comprenant et s’inclinant, un air confus sur le visage quant au comportement de son maître, avant de s’éclipser.
- Venez là… j’ai besoin de vous...
Poursuit-il comme elle approche. Il pose sa pipe sur un établi non loin, et une main sur l’épaule de Joséphine l’attire doucement juste devant lui. Une promiscuité imposée pour la pauvre femme qui devait sans doute se demander ce qu’il pouvait bien attendre d’elle.
- Juste… permettez...
Sa main droite vient saisir la sienne, posant sa paume sur le dos de la main douce, alors qu’il lui parle désormais directement à l’oreille, fixant toujours sa réalisation en cours. Ainsi, enlaçant un peu ses doigts aux siens, lève la main de la brune pour qu’elle entre en contact avec la statue, toujours au niveau du cœur.
- Elle veut sortir… son bloc n’est qu’une prison, dont je dois l’extirper, vous comprenez ? Normalement… vous devriez sentir sa chaleur, ici, juste sous cette couche… Je ne dois pas faire d’erreur, sinon elle sera perdue. Ôter juste ce qu’il faut, ni plus, ni moins… Cette chaleur, la sentez-vous ? C’est comme...
Ne lui laisse pas le temps de répondre, accaparant la parole comme il poursuit. Sa main gauche jusque là sur son épaule glisse doucement le long de son bras avant de rejoindre son flanc, et de là dériver jusqu’à l’abdomen de la jeune femme où elle se repose simplement dans une subtile caresse.
- ...comme ce que l’on ressent en nos tripes, lorsque l’amour naît… une douce chaleur qui semble à la fois émaner et englober, vous procurant un sentiment de bien-être infini… Vous comprenez ?
Durant ce temps, il continue de faire glisser leurs doigts joints sur le buste rudimentaire de marbre.
- Alors ? La sentez-vous ?
C’est seulement qu’il tourna le visage vers elle, sa voix n’étant plus qu’un murmure à son oreille.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Cour des Miracles
avatar

Messages : 158
J'ai : 30 ans
Je suis : Dame de compagnie des jumelles Séverac, Mélusine et Mélisende et espionne de la Cour des Miracles.

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : A la famille des Séverac, à Castiel de Sombreflamme et au Fils des Ombres
Mes autres visages: Denys du Lierre-Réal, Hiémain de Sylvamir, Anthim d'Erebor, Rackham des Deux-Ancres et Shahryar Khamsin
La Cour des Miracles
Message Sujet: Re: Le cadeau d'Euphoria   Lun 11 Juin 2018 - 0:49

« Quel endroit charmant ! »

C’était la première fois depuis le couronnement de l’empereur Octave que Joséphine quittait pour un temps les murs familiers du palais d’Euphoria. Revenue en grande hâte avec Castiel et toute la suite Cielsombroise, la jeune femme s’était depuis lors occupée de la toute petite princesse Odette, veillant sur l’enfant comme elle avait veillé l’année précédente sur le petit Meldred. Mélusine enceinte, elle aurait pu pourtant rester avec sa chère amie en Valkyrion, mais le devoir l’avait appelé auprès de son duc et de Mélisende, elle aussi désormais à Euphoria. Et même si la flamboyante marquise lui manquait sincèrement, elle s’était consolée auprès de la jumelle, toute aussi chère à son cœur et avec qui elle n’avait point partagé du temps depuis des années. Ainsi s’étaient passées les semaines depuis le terrible événement à Ibelin, dans un calme relatif malgré les tensions nées de la séparation d’Erebor avec le reste de l’empire. Et dans ce même calme, Castiel était venu la voir quelques jours plus tôt, lui proposant de se rendre comme invitée de marque auprès d’un noble Cielsombrois qui allait fêter son anniversaire. Avec des cadeaux… dont elle faisait peut-être partie ! Le sourire de son tendre duc à ce possible scenario avait fait grandement sourire la belle Joséphine, de ce rictus mutin et taquin qui ne comprenait que trop bien la situation. Ainsi avait-il été décidé qu’elle irait, chargée de quelques présents de la part de la couronne ducale, passant le portail au matin.

Et elle devait bien reconnaître que le domaine du marquis de Croquelune était pour le moins beau à l’œil ! Ce n’était point la première fois qu’elle mettait les pieds sur les terres de quelques personnes de la haute noblesse, elle qui avait si souvent accompagné les jumelles dans leurs déplacements, mais elle prenait grand plaisir à observer et ne manqua pas de partager à haute voix son plaisir au serviteur qui l’attendait, sans doute prévenu de l’arrivée.

« Le marquis sait-il que je suis ici, à la demande de sa grâce le duc Castiel ?
-Pas encore ma dame, je m’en vais aller le prévenir. Si vous voulez bien me suivre avant. »

Elle ne masqua pas son plaisir et accorda au page un sourire des plus lumineux. Le voile qui était pourtant posé sur ses cheveux, quoique clair, rendait quelque peu floue les expressions de son charmant visage, ce dont Joséphine en jouait, bien souvent. Le temps que le serviteur aille prévenir son maître de sa présence, il fit attendre la jeune femme dans un boudoir des plus convenables, où la dame de compagnie attendit bien sagement, observant pas la fenêtre les jardins du domaine. Comme le soleil brillait haut, dehors ! Elle n’aurait pas été contre faire une petite promenade là bas, à l’extérieur. Pourtant, elle en savait bien peu sur le maître du domaine, sinon ce qu’elle avait pu récolter et les quelques maigres informations que lui avait donné Castiel. Un beau jeune homme, avait-il précisé, vaguement croisé au mariage avec Alméïde, mais relativement discret. Et un artiste surtout, prolifique à ce qu’on disait ! Mais rien de plus hélas, ni sur ses manières ou son caractère.

« Ma dame ? Le marquis de Croquelune va vous recevoir dans son atelier.
-Oh quelle bonne idée ! »

Une belle occasion pour découvrir le travail de l’artiste, songeait-elle ! Il plaisait à Joséphine de faire des rencontres qui sortaient parfois de l’ordinaire, pas seulement au cœur d’un salon intime ou d’une fête grandiose. Lorsqu’elle passa la porte, elle nota bien vite l’odeur qui embaumait la pièce. Ce subtile mélange de drogue qui ne lui était pas inconnu et qui chatouillait ses narines, non sans plaisir. Elle y avait tant goûté qu’elle reconnaissait sans mal les effluves des plus communes drogues. Et même si sa préférence allait à un autre genre de stupéfiant, elle n’était pas en reste avec ceux là. Un point pour le charmant marquis, qui pourtant ne semblait pas avoir remarqué la présence de la jeune femme et du serviteur. Jusqu’à ce que cette main se lève et qu’une voix s’élève, invitant la cielsombroise à avancer. Dans un froissement de robe léger et discret, elle s’approcha alors, contemplant le début du travail de l’artiste : un morceau de marbre grossièrement taillé qui ne laissait entrevoir qu’une silhouette. Et sans la regarder, le marquis ne se fit pas prier pour saisir d’une de ses mains celle de Joséphine, l’autre s’égarant sur l’épaule. Une promiscuité inattendue, mais pas repoussée par la jeune femme qui, curieuse, s’attendait à tout de la part de son hôte. Pas un bruit alors ne s’échappait de ses lèvres, même si sous le voile, elles s’entrouvraient comme dans l’envie de répondre. Mais la voix, elle, n’en passa pas la barrière.

Il y avait une passion, dans la voix du marquis de Croquelune. Laquelle Joséphine ne pouvait saisir entièrement, elle qui n’était pas réellement artiste. Elle savait coudre, elle savait créer, mais elle n’avait pas le talent de la belle Liselotte par exemple. Elle n’était point artisane ou maîtresse des arts, et tout Cielsombrois était son cœur, il l’était dans les sentiments et l’exagération, non point dans l’amour des arts, quand bien même savait-elle un peu l’apprécier. Aussi, les paroles de l’homme lui parure un instant obscures, et surtout, le soupçonnait-elle, portées par la drogue qui dansaient dans ses veines. Néanmoins, lorsqu’enfin son avis fut demandé, dans un murmure qui n’avait pas caché le rapprochement du marquis sur sa personne – quelle douce intimité ! – elle laissa entendre sa voix :

« Je ne saurais le dire messire. Je ne suis pas artiste comme vous, je ne crois pas percevoir d’aussi belle chose. » Ses doigts caressèrent la pierre taillée de manière rudimentaire. « Et pourtant il y a une certaine chaleur. Celle que vous lui avez sans doute insufflée messire. Après tout, vous serez le façonneur de sa vie, son créateur. » Elle sonne en un chuchotement, la voix de Joséphine, sur le même ton que cet étonnant marquis qui se faisait remarquer à ses yeux d’une bien étrange façon. Mais elle est loin d’en tenir rigueur. Un petit sourire sous le voile se dessine sur ses lèvres, visible à sa façon dans le ton de sa voix. « Quel sera son nom ? » Fit-elle alors en tournant son regard vers lui.

_________________


Prenez le temps de rêver... Et si vos rêves ne se réalisent pas, qu'ils soient tout de même magnifiques !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La Noblesse
avatar

Messages : 316
J'ai : 25 ans
Je suis : Marquis de Croquelune & baron de Porte-Brume, artiste (statuaire surtout, mais un peu touche-à-tout).

Feuille de personnage
J'ai fait allégeance à : Sombreciel et par de fait celui qui se trouve sur son trône.
Mes autres visages: -
La Noblesse
Message Sujet: Re: Le cadeau d'Euphoria   Ven 15 Juin 2018 - 2:40

Narcisse parut perplexe. Fronçant les sourcils, la fixant dans cette proximité. Comme s’il ne comprenait pas sa réponse, ou tout du moins ne l’admettait pas dans les répliques probables. À son sens, ce n’était pas sorcier : soit elle sentait cette chaleur sourde, soit elle ne la sentait pas. Au lieu de cela, la réponse de Joséphine lui laissa une impression mitigée. Un peu comme si le Croquelune estimait qu’elle n’avait tenté que de lui plaire en sa réponse, lui dire peut-être ce qu’il avait envie d’entendre selon elle. Car de ce que lui pouvait sentir… le marbre était aussi froid… bah oui, aussi froid que de la pierre. Cette sensation unique, éprouvée une fois en son existence, lui filait une fois de plus entre les doigts, et manifestement cette jeune femme ne pourrait pas l’aider non plus en la matière. Pas qu’il avait fondé de grands espoirs là-dessus, mais au moins avait-il tenté sa chance.

Puis, soudainement, il releva la tête, bien que la gardant près de lui. Glisse ses doigts sur les siens, quittant la statue, et récupéra ainsi sa pipe qu’il se cala entre les dents. Ses émeraudes balayèrent un peu la pièce, comme en quête de réponse. Bien d’autres œuvres en son atelier, et que Narcisse semblait là passer en revue. Son regard ne s’occupa que peu des plus proches, qui n’étaient qu’en attente de livraison, mais s’attarda plus sur celles qui longeaient les murs. C’était ses préférées. Celles qu’il gardait pour lui, et dont il aimait s’entourer afin de l’inspirer. Enfin, ce n’était pas tout à fait vrai… Il en demeurait une qui n’avait pas sa place dans le vaste atelier du marquis, et qui de loin trônait en son cœur, mais c’était là une autre histoire. L’on pouvait donc là aisément percer le style et le goût du maître des lieux. Des femmes, uniquement, à quelques exceptions près fines et fragiles, bien que d'autres pouvaient l'être beaucoup moins. Nues pour la plupart, ou recouvertes simplement de drapés légers n’ayant toujours qu’un but esthétique, et généralement ne préservant jamais tout à fait la pudeur de ses représentations.

Dans le lot, si Joséphine y prenait garde, peut-être que l’une d’entre elles saurait attirer son attention, non uniquement pour sa qualité – toutes ces pièces demeuraient techniquement remarquables – mais pour le modèle qu’il avait représenté de mémoire. Il s’agissait d’un buste. Une jeune femme, fine et fragile selon son critère courant, un sein dévoilé et l’autre couvert d’une fine pellicule de tissu – de marbre de fait, mais n’est-ce pas là le talent d’un statuaire que de donner l’illusion de la matière ? – laissant par trop apercevoir le galbe nourricier qui se trouvait dessous. Ce tissu semble être également parcouru d’une plante grimpante, ponctuant l’œuvre de quelques fines feuilles ajoutant un peu à la finesse de l’ensemble. Le voile courant jusqu’à la taille qu’il entourait, bouffant, mains jointes par les premières phalanges sur ce socle, exprimant la douceur supposée du modèle. Le visage quant à lui était légèrement incliné vers le bas, comme sous le coup d’une confusion, d’une gêne… le visage qu’une jeune femme en fleur pourrait fournir face au compliment d’un beau jeune homme, à la fois embarrassée et flattée, un sourire léger sur les lèvres. Oui, si Joséphine y prenait garde, elle attirerait son attention. Car le visage ne lui était pas inconnu, représentant la douce Agathe, faisant tout comme elle partie de l’entourage de Mélusine – ce qu’il ignorait encore à cette heure.

Narcisse poussa alors un soupir. Tenta de tirer sur sa pipe dont le brasier était éteint, ne lui provoquant dès lors aucun réconfort. Son regard flâne encore, distrait, ne se posant plus sur rien de particulier. Alors seulement il répondit à la question posée.
- J’ignore encore son nom… tout comme le vôtre, d’ailleurs !
C’est seulement qu’il reporte son entière attention sur elle. Sa main jusque là toujours logée sur son abdomen glisse en une douce caresse comme il tourne autour d’elle pour lui faire face, ses doigts se campant dès lors sur sa hanche où elle ne demeurera pas bien longtemps.
- Par contre...
Pose sa pipe derechef, et la fixant use de ses deux mains pour soulever doucement son voile, le rabattre vers l’arrière, dévoilant ainsi son visage. Il demeure proche bien sûr, la distance tout juste suffisante pour qu’ils ne sentent par encore la chaleur du souffle de leur interlocuteur, mais ce n’est que de peu.
- Retenez, ma dame, que vous êtes dans la demeure d’un artiste ! Il y est formellement interdit de couvrir toute chose qui saurait agréablement flatter l’œil ! Ainsi, assurément, je vous ordonne de paraître devant moi à visage découvert… Oh… et n’hésitez pas à sourire encore… le vôtre est des plus charmants, ma dame… ?
Rive ses yeux dans les siens disant cela, un léger sourire en coin, alors que ses mains en redescendant longèrent son visage, ses doigts remuant légèrement et flirtant presque avec la peau des joues de Joséphine sans toutefois s’y poser. À la manière dont il le fit, cela aurait pu mettre la puce à l’oreille à d’autres artistes, peut-être… Donner l’impression qu’il jaugeait là les proportions de ce visage, tout simplement.
- J’ai cru comprendre que vous apportiez un présent de mon ami le duc. Pourtant, je ne vois rien en vos mains… Quelle est donc ma surprise, chère amie, que je puisse m’empresser de la déballer ?
Un sourcil se hausse légèrement, curieux, souriant un peu plus encore. Son regard quant à lui voguait lentement sur le visage de la jolie Joséphine, en captant les détails comme pour les enregistrer, fasciné surtout par la clarté de ses yeux et la densité de ses lèvres, éléments sur lesquels il revenait souvent.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

Message Sujet: Re: Le cadeau d'Euphoria   

Revenir en haut Aller en bas
 
Le cadeau d'Euphoria
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Une cadeau empoisonné.
» Brumy, t'es sadique alors le voilà ton cadeau, car t'es méchante !
» Cadeau pour Takeshi
» Quand l'originalité d'un cadeau fait le bonheur de celui qui le fait
» Cadeau Pour Kenya

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Arven :: Ibélène :: Sombreciel-
Sauter vers: