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 Arpents de pièges

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La Noblesse
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J'ai : 24 ans
Je suis : duc décadent de Sombreciel et mage de l'Été amateur d'explosions

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J'ai fait allégeance à : Augustus d'Ibélène
Mes autres visages: Louis • Octavius • Maelenn • Lionel • Matvei • Hermine
La Noblesse
Message Sujet: Arpents de pièges   Jeu 11 Fév - 20:06


Livre I, Chapitre 2 • Le Carnaval des Miracles
Castiel de Sombreflamme

Arpents de pièges

Ou quand on n'a jamais trop d'astuces



• Date : Le 29 mars 1001
• Statut du RP : Privé, solo
• Résumé : Les serviteurs de Castiel l'ont informé que des allées et venues suspectent s'organisent autour de la tour de Sombreflamme, depuis quelques jours. Qu'à cela ne tienne ! Hors de question de manquer le Carnaval pour cela. Il faut seulement... prévoir le coup.


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Dialogues de Castiel en darkred ◊ Dialogues de Mirat (chat persan ou panthère) en indigo




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La Noblesse
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Message Sujet: Re: Arpents de pièges   Jeu 11 Fév - 21:21

Tu es assis, torse nu, sur ton lit, en train de tripoter une étrange mécanique ressemblant à un outil pour arracher les dents lorsqu’une de tes domestiques passe la porte entrouverte, sans penser à cogner – te pensant probablement déjà dans la pièce où toute ta garde-robe est étalée et prête à être enfilée pour cette merveilleuse soirée de Carnaval. « Votre Grâce ! Qu’est-ce que vous… Un petit signe de la main : tu ne lèves même pas la tête pour lui répondre. Rien qui vous intéresse, Violette. Allez vérifier s’il ne reste pas de pli sur mon manteau. Refermez la porte derrière vous. » Elle s’incline et quitte sans poser plus de questions inutiles, le cliquetis de la serrure t’indiquant qu’elle a bien suivi tes ordres.

Tu jettes un coup d’œil suspicieux par la fenêtre, avant de carrément l’ouvrir pour vérifier qu’il n’y a aucun mécanisme qui permette de l’ouvrir de l’extérieur et d’entrer. Tu la refermes, rassuré, et dépose le mécanisme remonté juste devant la fenêtre.

Des allées et venues de personnages chaque fois différents, en apparence, mais en réalités tous identiques, selon les observations des plus sagaces des serviteurs. Ta tour serait-elle une cible de la Cour des Miracles ? Le Carnaval est après tout le moment rêvé, pour les brigands et malfrats, de s’introduire dans les quartiers des plus nantis pour leur dérober leurs effets. À ce sujet, tu es bien peu partageur. Tu n’aimes déjà pas prêter tes jouets, ou les membres de ta famille, alors qu’on te vole, il n’en est pas question. Qu’importe que tu aies assez de meubles et de vêtements pour fournir toute la noblesse d’Arven ! Assez de bijoux pour en jeter par les fenêtres et encore en avoir trop à porter jusqu’à la fin de tes jours ! De bouteilles de vins et de liqueurs que tu ne boiras jamais plus et que tu conserves tout de même par simple principe ! C’est à toi, tu les gardes, et en conséquence, tu les défends.

Tu as ordonné à tes serviteurs de courir à la tour de Séverac pour te ramener toutes les inventions, en développement, ratées ou achevées, de Melbren. Ceux-ci t’ont ramené une quantité plutôt respectable de mécanismes et de constructions, que tu as joint à ta propre collection d’essais chimiques et de compositions dangereuses. Depuis, tu as parcouru ta tour de haut en bas, tapissant les fenêtres de poudres qui brûlent les doigts, d’autres qui, si respirées, font suffoquer le malandrin, de trappes à souris dotées de dents, de crochets rotatifs, de lourds poids convenablement placés pour tomber sur la tête d’un malappris, de pinces à ressorts, et les planchers de colle puant l’acide (colle dont le dissolvant est encore à perfectionner, bien que sa version d’essai soit assez concluante), de pièges à ours agrémentés de mécanismes pour frapper les mouches, de lames oscillantes et d’autres surprises du même acabit. Tu as d’ailleurs conseillé à tes domestiques d’éviter les derniers étages, au vu de l’odeur suffocante de la colle, et ceux-ci se sont empressé d’acquiescer, quelque peu terrorisés par tes efforts de protection non expliqués. Tu as également engagé quelques guerriers, peu heureux de se retrouver de garde pendant le Carnaval (mais bien amadoués par une grasse paie), pour patrouiller autour de la tour. Ce n’est pas la première fois qu’on te vole, alors on pourrait croire que tu t’y ferais, mais il faut dire que dans cette tour repose un objet dont tu ne veux absolument pas te départir. Dont personne ne devrait savoir qu’il est en ta possession.
Le chat persan saute sur le rebord de la fenêtre et renifle la mécanique, une expression que tu qualifies de nettement dubitative sur ses traits de félin. « Qu’en penses-tu ? Il est peu probable que les Enfants des Miracles se laissent abuser par tous ces artifices, te répond-il par la pensée, sa voix grave aussi dubitative que tu l’as deviné. Tu t’es habitué à discourir avec Lui, à le voir réellement quand les autres soupçonnent uniquement un simple félin, et si tu ne maîtrises aucunement cette magie à laquelle il est lié, tu ne peux plus te passer de Lui. Ils seront dissuadés, au moins. Ils savent se montrer persévérants. Ils ne savent probablement pas. Ils ne rôdaient pas autant auparavant. Mes précautions seront aussi superflues qu’utiles. Qui tentes-tu de convaincre, Castiel ? Crois-tu qu’elle soit en sécurité ? Quelle idée de conserver cet objet ici ! » Tu ne peux que lui accorder le point, sur ce sujet. Ton palais est cela dit un gruyère bien plus à risque des vols que ta tour, donc à choisir, tu préfères encore cacher ce qui ne doit pas être volé au cœur des voleurs. Ils ne la trouveront pas. Je serai ici pour veiller. Ainsi, tu m’abandonnes. Tu sais bien qu’il suffira d’une pensée pour que je sois avec toi. » Et d’une autre pour que tu saches que les voleurs sont là. Tu es rassuré de cet échange, bien qu’il ne tourne pas en ta faveur, et tu ouvres la porte sans faire de bruit. Personne dans le couloir, pas même Césaire, qui a quitté la veille pour les festivités. Tu refermes la porte, puis les rideaux des fenêtres, et tu pousses ta bibliothèque et enlève une large pierre au milieu du mur, libérant un passage pas même assez grand pour faire passer un bambin. Il s’y glisse avec aisance, un dernier mécanisme dans la gueule, assez loin pour que tu ne puisses voir que le bout de sa queue soyeuse, et quand Il revient, c’est le regard noir satisfait et la gueule vide. « Elle est en sécurité. » La pierre est replacée, puis scellée de la même tenace colle qui recouvre trois de tes planchers et bientôt celui de cette chambre (sauf le tapis). La bibliothèque replacée, sans qu'aucune trace ne subsiste de son déplacement. Tu peux désormais aller t’habiller en paix.

Les roses de Mirta reviennent de droit aux Cielsombrois. Toutes les roses.
Même celles de cristal.

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