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 Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyJeu 28 Sep - 19:42

Lorgol • Guerriers



Braham

Coupe-Fin



Chapitre II.5 ♦️ la Mort dans les Veines

Présentation



Le 20 septembre 1002

Alors qu'il repoussait pour l'heure la question des émissaires pour se pencher sur le contenu à aborder face au Patriarche, donnant raison à la jeune Aubétoile et à Merle Consent, proposant quelques points également, il fut tiré de sa concentration et de son parlé par les propos d'une femme. Il bloqua même un instant complètement, sa ligne de front barré.

Moyen rapide et efficace disait-elle. Et puis son regard glissa sur les brindilles. Puis de nouveau sur son faible sourire, puis de nouveau sur les brindilles, enfin il bifurqua sur le visage les plus proches. Non il ne rêvait pas ni n'avait mal entendu. Et même si il ne jouait guère à ce jeu, il comprenait. La courte paille ? Celui qui tire la plus petite a perdu, ne serait pas émissaire donc. C'était vraiment ce qu'elle proposait ? Il ne prêta même pas attention aux restes de ses propos, bien trop concentré sur ce qu'elle tenait. Pensait-elle qu'il s'agissait d'un jeu ? Comment pourrait-il même songer se présenter devant le Patriarche s'il était  'sélectionné' par une brindille... ce serait un affront. Il ouvrit la bouche, mais aucun son ne sorti. En même temps, il pourrait avancer, se concentrer sur les propos à dire, mais ce n'était pas très crédible tout de même. Trop insultant. Mais un gain de temps. Mais un affront quand même !

C'est la voix de Gabrielle qui le sorti de son calvaire et le fit enfin battre des paupières et fermer la bouche. Celle qu'il n'avait réussi à entendre jusque là. Celle qui forçait sur ses cordes vocales à présent, luttant encore contre la fatigue. Il se dirigea vers elle tandis qu'elle le mentionnait, parlait de la Rose et de son devoir. Arrivé à sa hauteur, il s'agenouilla, la soutint et  la supplia par ses gestes de se reposer. « C'est compris Gabrielle, tout est clair, ne t'en fais pas, repose toi. » Murmura-t-il avant de se retourner vers Tara d'un doigt pointé visant les brindilles qu'elle tenait.

« Il n'y aura nul besoin de ce moyen pour définir les émissaires, madame. » Puis à Consent, Belle-Histoire et aux autres reprit d'un hochement de tête résolue tout en gardant une main sur l'épaule de Gabrielle. « Vous irez. Je me retire. Je passerais la nuit s'il le faut à vous conter à ma manière ce que représente la Rose. Ils savaient oui, mais pas autant qu'une vieille épine d’expérience, il leur conterait également pour se convaincre qu'il faisait le bon choix. Mais comme susurre la douce princesse, je n'ai pas vos capacités d'élocution, lesquelles seront primordiales, de loin, plutôt qu'un homme d'arme. » Il lui fallait l'admettre. Ce n'était pas sa présence ou ses yeux face au Patriarche dont la Rose aurait besoin, mais bien de langues affûtées pour convaincre et raconter en détails ensuite.





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Dernière édition par Richard le Harnois le Ven 29 Sep - 14:47, édité 1 fois
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Le Destin
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyJeu 28 Sep - 23:19


Chroniques d'Arven

Intrigue 2.5

La Mort dans les Veines

Août et septembre 1002


Intrigue animée par Elnaië


La décision n’était pas aisée, pour vous… Pensiez-vous ne pas être aptes à convaincre le Patriarche ? Ce sont finalement Merle et Sylvain, qui s’avancent, qui sont emmenés au loin, pour avancer leurs arguments. Faire le serment de partir, sitôt qu’ils auront obtenu ce remède qu’ils attendant tous. Souligner cette alliance, qui ne coulait pas de source, entre Ibéens, Faës, certains mages, d’autres savants, d’autres encore ni l’un ni l’autre… Comme ces deux interlocuteurs qu’ils ont choisi, en qui ils ont décidé d’avoir confiance, alors qu’ils pourraient ne jamais avoir pris part en ce conflit.

« Nous aurions pu fuir, à de multiples reprises, Seigneur. Est-ce seulement ainsi qu’il doit être nommé ? Il fait signe de continuer. Mais nous sommes venus par conviction – conviction que la vie de ces gens valait d’être défendue, protégée, appréciée à sa juste valeur. Qu’elle valait que nous risquions la nôtre. Nous ne sommes pas exempt d’égoïsme, nos proches se trouvent parmi eux. Mais il nous aurait été plus facile de nous hâter ici, d’épuiser des chevaux, dans ce but, et nous avons choisi de défendre tous ces gens, pas seulement ceux qui nous sont chers. Nous sommes ni mages, ni même réellement liés à l’un des deux empires, pas directement concernés, et pourtant nous sommes là. Tous ces gens sont là – quelle que soit leur motivation première, ils ont permis que nous arrivions ici. L’espoir que vous soigneriez ces gens nous a donné l’impulsion qu’il nous fallait. L’entraide nous a permis de tenir.

Nous comprenons le danger que nous amenons avec nous, mais vous êtes notre seul espoir. Et nous ne pouvons croire que vous abandonneriez ces gens. Chaque malade important est, famille, ami, partenaire, peu importe, pour chacun présents nous sommes.* Mais nous sommes tous unis contre un ennemi commun, l’épidémie. Nous faisons le serment de repartir, sitôt qu’il sera administré à nos malades. Nous pouvons aider à le répandre à travers l’empire faë, en retour. Nous savons qu’un tel service ne sera pas gratuit.
»

Le Patriarche écoute, attentif. Et d’une voix claire, il s’exprime.

« Merle Consent, Sylvain Belle-Histoire. Votre honnêteté, la conviction que vous mettez dans vos propos ; tout cela m’encourage à vous croire. À vouloir vous faire confiance. Le remède vous sera remis. Je sais que certains se sont sentis offensés, de rester aux portes de Roc-Épine. Mais nos malades ne pourraient survivre, à une nouvelle vague de l’Épidémie. Et nos terres sont un sanctuaire, nous ne pouvions compromettre la sécurité des nôtres, leur survie, alors qu’ils ont déjà été sévèrement éprouvés. Comme vous tous.

Nous n’avions pas encore suffisamment de remède, à votre arrivée, c’est maintenant le cas. Vous pouvez les donner à vos malades, mais sachez le prix qu’il nous en a coutés. Nous avons perdu certains d’entre nous, avons perdu une mage du nom de Colombe Sylvest. Nous avons failli perdre le capitaine Amar, et sa Chevaucheuse, une enfant d’ici, que l’on a toujours connue. Ces gens ont frôlé la mort ; pour que l’on puisse vous soigner. Assurez-vous que le plus grand nombre soit sauvé. Nous le saurons, si vous ne respectez pas votre serment.
»

Il se lève, le majestueux Patriarche, les guide vers les nombreuses fioles du remède, confectionné avec leurs voisins du gouffre à qui ils se sont alliés temporairement à eux dans ce but, vers la caverne où il a été entreposé, et nombreux sont ceux qui les achemine, les mène dans les carrioles. Les premiers mages soignés, des mages des portails, les amèneront à Lorgol et à différents endroits de Faërie, pour que le remède soit distribué le plus vite possible. Bientôt, tous rentreront chez eux, et étreindront leurs proches.

* Copyright Merle







Tour 6

Consignes


IRL : du 28 septembre au 5 octobre(18h).
IRP :21 & 22 septembre 1002.

• Ce topic concerne les personnages suivants, inscrits à l’intrigue au préalable : Aaron, Abigaïl, Agnès, Astrée, Ayana, Braham (Richard), Gabrielle, Lou-Ann, Lucas, Maelys, Melinda, Mélodie, Merle, Serenus, Sylvain, Tara & Thomas.

• Ce tour dure du 21 septembre au 22 septembre. La chronologie générale du chapitre est consultable ici.

• C'est le dernier tour !

• Mages, Chevaucheurs, vous allez obtenir le remède, mais vos membres atrophiés, votre faiblesse, ne se remettront pas de suite. Vous êtes conscients, simplement pas en pleine possession de vos forces.

• Colombe Sylvest est décédée.

• Gabrielle de la Volte, dans son coma et délirante, a dévoilé que l’Épidémie était due au vol d’une fiole contenant un élément magique permettant de cibler la magie. Manipulé par l'Ordre, le contenu de la fiole a permis de répandre la maladie chez tous les mages du continent.

Vous repartez tous à Lorgol ou en Faërie, grâce à des mages des portails.

• La limite de mots est abolie, pour cette fin d’intrigue.

• Les nouvelles sont nombreuses, à votre retour. Si votre attention était concentrée sur votre voyage, la guerre a pris un tournant bien différent, et les Ibéens ont largement repris l’avantage.


  • Les Ibéens ont récupéré tous les territoires précédemment conquis par les Faës.
  • Lagrance a été la cible première des Ibéens, ces derniers ayant annexé une grande portion, arrêtés peu avant Edenia.
  • Outrevent a été relativement peu touché, protégé par ses guerriers, ainsi que Cibella, les montagnes erebiennes formant une barrière naturelle. Seule une petite portion de territoire à l’Est d’Outrevent et au Nord de Cibella ont été annexées par les Ibéens.
  • Ansemer a été épargné, trop éloigné des terres ibéennes, les combattants de l’empire du Savoir ne sont pas parvenus jusque là-bas.



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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyDim 1 Oct - 18:57

Je suis ici, et ailleurs.
Je ne suis pas vraiment dans mon corps.

Ma peau est couverte d’une fiche couche de sueur, mes cheveux en bataille, collés entre eux. Je reste paupières closes, recroquevillée sur moi-même. Je ne bouge plus depuis des heures déjà, et mes mains ont fini par décrisper leur prise sur Vesper, dans le même état, roulé en boule contre mon abdomen.

Je ne l’entends pas, la svelte voleuse, quand elle vient à mon chevet, et glisse une main sous mon cou pour me faire avaler… De l’eau ? Mes lèvres sont si gercées. Le goût est différent. J’entrouvre à peine les yeux, avant qu’elle laisse reposer ma tête. « Mélodie… » Je tends une main devant moi. Je sens une autre, qui me l’attrape, plus grande, bien plus grande, et rugueuse, à la faveur des combats. J’entends des bruits sourds, une vraie cacophonie. Tout le monde s’agite. Je ferme à nouveau les paupières, si fatiguée…

Maelys ? Je me redresse dans un sursaut. Je n’ai pas pu rêver ! Je n’ai… Mon regard se perd. Je soulève la couverture pour découvrir cette tête de carcajou qui me fixe, aussi surpris que moi. « Vesper… Vesper, c’était toi ?! » Oui. Je vais bien. On va tous mieux. Je le serre dans mes bras, avec une exclamation ravie, à frotter son poil rêche contre mon visage. Mae ! Tu me serres trop fort ! J’ai cru… J’ai cru que… Je sais, moi aussi. Et Mirage ? Je suis là, ma petite. Dans les hauteurs, avec les dragons d’Onyx. Je veille. Mirage ! Je repousse les couvertures, pour me relever. Je chancèle, et me reprends, pour éviter de courir. Ce serait vraiment bête de se rompre le cou dans le gouffre, après avoir réussi à échapper au pire.

Je sors du campement improvisé, pour me rendre compte que tous s’affairent. Les premiers mages qui ont été éveillés s’échinent maintenant à créer des portails, pour que d’autres, mages ou non-mages, les empruntent, les bras chargés de fioles. Ils ont bien trouvés un remède. Ils vont réussir à guérir tout le monde… « Thomas ! » Je l’arrête, en l’attrapant par le bras, alors qu’il s’apprête sans doute lui-même à retrouver Cassie sans tarder. Je lui souris, un de ses vrais sourires, heureuse qu’il aille bien, puis le prends brièvement dans mes bras. « Donne-moi de ces nouvelles, s’il te plaît. » Je le libère, pas assez en forme pour le suivre, et puis… Je m’inquiète aussi pour d’autres, qui sont présents ici même.

Je n’aperçois ni Merle ni Mélodie. De fortes chances que les non-mages ont été les premiers à réagir, et sont aussi les plus affairés, car disponibles, ou déjà évanouis dans la nature. Mais j’aperçois bien Lucas, debout lui aussi, ce qui à de quoi me rassurer. « Lucas ! Tu vas bien toi aussi ! » Je ne perds pas ce sourire chaleureux, réellement rassurée, de les savoir tous en vie et bien portants, tout comme moi. Agnès, Abigaïl et Ayana… Je les aperçois. J’aurais voulu prendre la peine de discuter avec elles toutes, qui ont été aussi éprouvées que moi, mais déjà, je me détourne pour demander d’un air préoccupé aux quelques ressortissants de Roc-Epine où je peux trouver Tristan. Mon Capitaine…

Les nouvelles sont moins bonnes, le concernant, et je perds rapidement mon sourire. Il est toujours alité, très faible. Je n’ai de cesse de répéter que je suis l’une de ses Chevaucheuses, pour qu’on me laisse aller à son chevet. Il est si… Pâle, encore. Il a tout risqué pour trouver un remède, pour donner une chance à tous les mages. Altruiste, toujours, à l’excès. Je me porte à ses côtés, alors qu’il semble encore inconscient, à glisser une main hésitante dans la sienne, à la serrer au point de trembler. « Je suis désolée, Tristan… » Je sais qu’il ne m’entendra pas. Je n’aurais pas dû lui dire toutes ces choses horribles. Il a toujours veillé sur nous, au mépris de sa propre vie. « Je suis désolée… Je n’aurais pas dû douter de toi. Tu as toujours été là pour nous, pour moi. Et tu nous as tous sauvés, aujourd’hui. » Il est encore si froid, cette main dans la mienne, que je couvre de ma deuxième, comme pour le réchauffer. « J’espère que tu me pardonneras. »

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyLun 2 Oct - 11:50

Lou se fichait bien au final de qui allait s'entretenir avec le patriarche, la seule chose qu'elle voulait c'est que sa sœur dont elle tenait la main fermement en ce moment même aille mieux, les mains moites, les yeux mi-clos elle tente de garder espoir alors que deux hommes partent à la rencontre de celui qui devrait leur procurer le remède. Elle n'écoute pas, elle se concentre entendant les gémissements à gauche à droite, voyant quelques chevaucheurs sombrer dans une douce inconscience.

« Lena t'endors pas reste avec moi » ; elle ne sait pas combien de temps cela dure réellement, jusqu'à ce qu'elle sente une présence derrière elle ; elle aurait presque envie de lui dire de dégager  celui qui la serre d'un peu trop près. C'est même Lena qui est obligée de lui dire « Lou je crois que c'est pour moi, le remède » lui dit-elle en tendant le doigt dans son dos, désignant une ombre, un homme souriant.

Avec un « merci » sec elle s'en empare et rapproche le verre des lèvres de sa sœur, qui les yeux mi-clos, surélevée avec la main de Lou derrière sa tête avale quelques gorgées. L'instant est infime, minuscule même entre les yeux fermés et l'ouverture spontanée des yeux. Lou qui n'est pas du tout tactile, pas du tout douce se surprend à prendre sa sœur entre ses bras « ça a marché Lena t'es revenue » la prenant par les épaules elle lui dit « tu bouges pas, j'crois qu'ils sont en train d'ouvrir des portails mais tu bouges pas, tu r'viens de loin t'sais ».


Elle se remet à parler rapidement mais maintenant elle n'a qu'une hâte, ramener sa cadette à Lorgol, la déposer à la taverne ou à l'académie et aller s'enquérir de l'état des mages de l'Audacia. Elle veut repartir Lou à l'assaut, repartir astiquer ce pont, se dire que cette épreuve n'est rien d'autre qu'un lointain souvenir. Passant entre les chevaucheurs qui tiennent pour certains des animaux dans leur bras, les larmes aux yeux elle voit un peu plus loin des mages ouvrir des portails. Puis un regard de nouveau vers les mages et leurs accompagnateurs, elle voit le guerrier tenir sa femme entre ses bras et elle se rapproche muée par une profonde reconnaissance envers l'homme et elle lui tend la main lui disant « merci » et regardant son épouse « votre mari nous a escorté jusqu'ici, rebienvenue chez les vivants m'dame »

Aussitôt, elle retourne vers Lena, lui prenant la main, le paquetage de sa sœur dans l'autre main elle lui dit viens avec moi, on y va, traînons pas ici » surtout moi se dit-elle ; si le chevaucheur là-bas, celui qui l'a surélevée dans les airs au moyen de sa dragonne, reprend complètement ses esprits il risque de se souvenir qu'il doit l'attraper et elle en a guère envie. Elle profite Lou avec sa sœur du brouhaha ambiant pour se diriger vers un portail la menant vers Lorgol.

Elles y pénètrent  ensemble main dans la main, un dernier regard en arrière pour Lou, envers les chevaucheurs amis, Abi notamment qu'elle voit reprendre ses esprits, puis Braham le guerrier lui adressant un dernier signe de la main avant que, au moyen d'une enjambée elle ne passe de l'autre côté où sa sœur l'a déjà devancée.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyLun 2 Oct - 12:10

Lorgol • Guerriers



Braham

Coupe-Fin



Chapitre II.5 ♦️ la Mort dans les Veines

Présentation



Pendant la rencontre avec le Patriarche.

Braham avait salué les deux émissaires et prié pour que leur voix portent les couleurs du convoi. Il avait passé une nuit agitée à parler encore et encore, de tout et de rien, de mots sur la Rose à la répétition de ce que les émissaires comptaient dire, comme s'il aurait pu s'agir d'une dictée. Il en était arrivé à la conclusion, son cœur battant fortement tant dans sa poitrine que dans sa gorge, que Consent et Belle-Histoire était le meilleur choix possible.

Après leur départ, anxieux, le guerrier à la bougeotte n'avait eu de cesse de faire les cents pas. Il était retourné voir Alysson à l'état stable, lui avait baisé le front avant d'observer les deux plus jeunes de Lys. Il avait eu un hoquet d'effroi en remarquant une fiole vide non loin de leur deux petits corps... et si Adonis semblait bien mal en point, Ortie, elle, se portait presque mieux qu'auparavant. Et la crainte devint conviction, les points se reliant facilement entre eux, Adonis avait fait boire à Ortie le filtre et le seul témoin de cette action à ce moment là avait sans doute été le petit hamster, Tournesol, devenu bien rigide que la mage gardait sur ses genoux précieusement jusque là. Il redoutait son réveil et sa compréhension des faits. Adonis qui était prêt à boire le filtre pour ne pas mourir, désespéré devant l'état de sa sœur, le lui avait donné à elle... si ce n'était pas une preuve d'amour. Une effroyable preuve.

L'esprit rongé, parasité, cherchant à s'occuper, il s'était dirigé vers Gabrielle avant de perdre pied devant son état délirant puis comateux. Il l'avait bercé un moment, mit une serviette humide sur son front comme il l'avait fait pour Alysson, l'avait rassuré, se rassurant lui-même pour finalement se faire chasser sans insister.

Ayant quitté son côté, il s'était promené parmi les plus épuisés et leurs proches, observant les chevaucheurs rencontrés durant le voyage, saluant la noble d'Aurebois, zieutant la femme aux brindilles, puis s’arrêtant sur la jeune rouquine Lou-Ann, l'observa un instant prendre soin de sa sœur.

Après la rencontre avec le Patriarche et l'arrivée du remède.

Ils étaient revenus les émissaires, acclamés par la nouvelle qu'ils rapportaient avec eux. Que de bénédictions entendit-il et cita t-il pour le Patriarche et les émissaires. Gardant ses respects et ses questions à plus tard, il s'activa comme d'autres pour administrer l'antidote aux malades.

Quand Alysson rouvrit les yeux, il la couva davantage de baisers, lui promettant bien des choses en caressant ses cheveux. Sans remède, ortie s'était éveillée pour hurler son chagrin face à la mort de Tournesol et au fait qu'elle ressentait un 'vide'. Adonis éveillé suite au remède n'osa avouer à sa sœur.

Et quand le tour fut fait, il fut des premiers à demander qu'on lui conte ce qu'il s'était passé dans le domaine, la rencontre, ce qui avait été dit. Il cita prière pour la défunte Sylvest, il remercia encore les interventions. Puis quand le calme reprit et que les émissaires purent souffler, à l'un comme à l'autre il leur fit à part. « Au nom de la Rose, je vous remercie. » Puis saluant respectueux, il s'en retourna. Oh autre chose avait failli sortir de ses lèvres ; 'N'avez-vous jamais songé à servir la Rose en tant qu'épine ? Je suis certain que vos talents d'orateur y serait fortement apprécié.'  Il n'était pas de ceux qui sélectionnait les épines, mais il pouvait toujours encourager les gens à présenter leurs souhaits à la Tour, mais en un sens, il espérait que le souhait viendrait d'eux et non d'un souffleur.

Il échangea une poignée de main ferme avec le guerrier Dardalion, prêt à discuter Tournoi lors d'une prochaine rencontre à Lorgol, il a le cœur léger et les épaules soulagés d'un poids Braham. Il échangea des poignées de main avec les autres épines également, parlant du voyage, de l'Abeille, remerciant Lancelot l'Adroit et Melbren de Séverac dans son discours.

Les portails se formèrent peu à peu pour permettre aux gens de s'en retourner. Il salua la jeune Lou-Ann venu à sa rencontre, content de voir que sa sœur se portait mieux. Il avait fini par remettre une identité sur elle, la fille du capitaine de l'Audacia, aussi lui souhaita-t-il bon retour.

Et s'il savaient la destination de sa femme et des deux jeunes, celle de Gabrielle lui était inconnue aussi chercha t-il à le découvrir en restant un moment à ses côtés.

Les gens passant à côté, il fini par remarquer la jeune Astrée Aubétoile et l'interpella. Poli, courtois il s'adressa à elle. « Je n'ai pas la position ni les droits de juger qui sera une épine ou non, mais sachez mademoiselle Aubétoile, que nous citerons votre nom, votre motivation et vos faits durant ce voyage. » C'était le moins qu'il puisse faire et d'un regard vers Gabrielle, il était certain qu'elle validerait. Peut-être même avait-elle déjà indiqué qu'elle glisserait son nom durant le voyage, mais si Braham s'en fichait pas mal à ce moment là, à présent que la situation était claire et qu'il avait vu la jeune femme en action, il se devait lui-même de féliciter, de la remercier et d'indiquer son appui.

Départ

Il veilla, Braham, à ce que tous ai prit un portail pour s'en retourner, faisant ses au-revoirs à ses connaissances. Il se retourna encore une fois pour remercier qui pouvait l'entendre. Et s'il ne fut pas le dernier à partir, il aurait facilement pu être l'avant dernier. Sa mission était achevée, accomplie avec succès et une fois de retour à Lorgol, comme d'autres, il s'en alla réciter avec détails son voyage à la Tour.






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Serenus Dardalion
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyLun 2 Oct - 20:47

Serenus s'était abstenu de tout commentaire après qu'il ait prononcé son choix. Il se contenta d'incliner la tête devant les paroles de Braham. Il se demanda si son frère d'arme était vraiment au courant de ses véritables performances pendant le Tournoi, et s'il savait qu'il s'était tourné en ridicule. Mais il ne dit rien, et accepta le compliment.
Après un long moment durant lequel chacun donna son avis sur le contenu du discours qu'ils allaient adresser au Patriarche, les émissaires s'en allèrent exécuter leur mission, et Serenus en profita pour retourner aux côtés de Melinda. Son état était plus que préoccupant. Elle se laissait mourir, littéralement. Elle avait renoncé à se battre pour survivre et refusait de croire à la possibilité d'être guérie. Serenus arriva à ses côtés, et épongea son front humide de sueur et de fièvre. Il prit ensuite sa main, et la serra doucement entre les siennes. Profitait-il de la situation pour se rapprocher d'elle ? Oui. Le guerrier ne pensait pas que Melinda se soit laissée faire si elle avait été en pleine possession de ses moyens. Mais sentir sa peau douce contre la sienne, Serenus en rêvait constamment. Il espérait juste deux choses : qu'elle ne se rappelle pas de cette marque d'affection, ou alors que cela lui fasse comprendre que le guerrier était prêt à tout pour elle, et qu'elle prenne conscience de l'ampleur des sentiments qu'il éprouvait pour elle.

Les émissaires revinrent, et, avec eux, les remèdes. Serenus s'était dépêché de s'en procurer un flacon pour le donner à Melinda. L'espoir revenait, Melinda allait guérir et tout redeviendrait comme avant. Ils pourraient rentrer chez eux, ou, dans le cas de Serenus, retourner sur le champs de bataille. Le guerrier aida la jeune femme à se redresser, et lui fit avaler tout doucement le contenu du flacon. Voilà, avec ça, elle irait mieux, et Melinda la furie parlante allait recommencer à sévir en Arven... Pendant que le liquide disparaissait dans la bouche de la jeune femme, la seule chose que Serenus se demanda était de savoir quelle serait sa première réaction. Il n'allait pas tarder à le savoir...

Départ

Les membres du convoi repartaient tous par portail, et Serenus se préparait à les suivre. Il avait salué Braham, ainsi que la plupart des voyageurs qu'il avait appris à connaitre au fil des jours de marche. Sa jument tapait du pied, nerveuse devant toute cette agitation. Le guerrier n'était pas pressé. Savoir qu'il allait repartir au front ne lui plaisait pas tellement. Il aurait préféré aller voir sa fille, et la tenir dans ses bras pour la toute première fois. Mais bon, il devait faire son devoir, et serait surement récompensé pour son courage bien assez tôt... Il se tourna vers Melinda, qui allait visiblement beaucoup mieux. Se séparer, encore. Pour combien de temps cette fois ci ? Serenus ne saurait le dire. Tout ce qu'il espérait, c'est que Kern lui donne assez de force pour qu'il puisse voir la fin de cette fichue guerre...

Spoiler:
 



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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyLun 2 Oct - 22:30

Agnès ne prit conscience du retour des émissaires que lorsqu’un des accompagnateurs du convoi lui fit boire le remède. Elle avait perdu le fil entre le moment où le choix des émissaires fut effectif et son retour à la réalité. Elle ne savait plus ce qui avait été défini comme arguments pour convaincre le Patriarche, mais ils ont du se montrer convaincants puisque les malades furent soignés. Elle se rappelait vaguement avoir vu Braham, un bref contact avec l’Epine. Alors qu’elle reprenait petit à petit ses esprits, une masse vint sauter sur son torse, lui coupant le souffle.

- Mara !
*Et oui, c’est bien moi*

Agnès était heureuse de renouer avec son familier même si, à cet instant, elle l’aurait bien réprimandée pour  son attitude, mais elle caressa affectueusement la petite loutre, soulagée. Puis elle entreprit de se lever, elle voulait prendre des nouvelles d’Aaron et des autres voyageurs. Elle aperçut Maelys, également debout mais elle n’eut pas le temps de l’interpeller que la chevaucheuse disparaissait de son champ de vision.  Au moins, elle était toujours vivante. Ce n’était peut-être pas le cas du chevaucheur. D’ailleurs, apprendre la mort de Colombe Sylvest l’attrista car, même si elle ne l’avait pas rencontré dans cette réalité, elle se souvenait très bien des échanges qu’elle avait eus avec la demoiselle. Agnès se rendit auprès de Gabrielle pour prendre de ses nouvelles, dans la mesure où ses forces le lui permettaient. Elle s'enquit également de l'état du capitaine d'Amar, lorsqu'elle sut qu'il était alité et très affaibli.  

Puis, le départ commença à s’organiser.  Des mages de portails furent sollicités pour permettre à chacun de regagner son foyer. Agnès prit le temps de saluer ses connaissances et amis ayant effectué le voyage. Elle s’approcha également de Braham et le remercia, même si certains de leurs échanges avaient été quelque peu houleux, la présence de l’Epine et de Gabrielle furent des plus importantes. Une fois les salutations effectuées, Agnès repartit pour Lagrance. Elle ne savait ce qu’il s’’était passé pendant ce périple, mais les nouvelles étaient sombres lorsqu’elle rejoignit Aurebois.  


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Gabrielle de Faërie
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyMar 3 Oct - 1:07

Elle était consciente lorsque Braham l’avait regardée dans les yeux pour finalement offrir à Sylvain Belle-Histoire et au dénommé Merle Consent un mouvement de tête. Devant elle, sous ses yeux, il leur avait fait comprendre de ne pas l’écouter, de ne pas se fier à son jugement, à son expertise, à son statut, et malgré la maladie, la Cibellane était terriblement blessée. La petite créature sensible qu’elle avait toujours été sentait pulser dans son coeur des élans du poison de la susceptibilité propre aux femmes de son duché. Une voix -celle de la sagesse, peut-être- lui rappelait bien doucement que Braham Coupe-Fin était une Épine d’un certain âge réputé pour son obstination, précisément, que le geste n’était pas contre elle, pas vraiment, mais la fatigue de la maladie et du voyage eurent bientôt raison d’elle. Lorsqu’il se posa à ses côtés pour s’inquiéter de son état, elle chercha à se dégager, au mieux de ses forces. La tentative fut vaine, et le vieil homme la berçait encore et encore. Le geste était tendre, et si ce n’était de son amour-propre à vif, elle aurait fermé les yeux et se serait laissée entraîner vers un sommeil réconfortant, loin de cette réalité de souffrance et de tristesse. Ils allaient manquer des informations d’importance. L’Ordre gagnait du terrain à chaque seconde, à chaque instant, et Braham avait accepté que la Rose n’ait pas vent de la conclusion de cette épidémie.

- Laisse-moi… S’il-te-plaît… S’il-te-plaît, Braham. Je t’en conjure… Laisse-moi en paix. S’il te plaît.  

Elle le lui avait murmuré, la tête sur son épaule, les yeux obstinément fermés pour ne pas voir le chagrin qu’elle lui causerait peut-être. Qu’il parte, qu’il parte, par pitié, qu’il me laisse mourir ou vivre, mais qu’il parte, pour le moment. Mon coeur ne le supporte plus. Cette fois, il se plia à son jugement et la laissa sur sa couche. L’obscurité ne tarda point à l’envelopper toute entière. Elle n’eut pas conscience du retour des deux diplomates, encore moins qu’on la souleva légèrement pour lui faire ingurgiter la fiole du remède. C’est la chaleur qui la réveilla. La douce chaleur de cette magie retrouvée qui se faisait réconfortante dans tout son corps.

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Aurore et Astrée. Astrée et Aurore. Deux parties d’un tout. Comme elle les avait observées, tout au long du trajet, la princesse de la Volte! Elle enviait autant qu’elle admirait cette affection et cette complicité, entre les soeurs Aubétoile. Lorsque la cadette fut remise sur pied, Gabrielle se risqua à aller à leur rencontre, à toutes les deux, pour leur souhaiter des aventures fabuleuses et de bien doux moments. Ses voeux rencontrèrent ceux de Braham Coupe-Fin, car elle souligna, elle aussi, les faits et gestes d’Astrée tout au long de leur périple. Gabrielle n’était pas celle qui recrutait, non, mais elle promit de raconter en détail toute la patience et le sérieux dont avait fait preuve Astrée. Non sans souhaiter que Volga fasse se recroiser leur route, elle les laissa quitter à leur convenance le gouffre de Roc-Épine.

Pour Merle Consent, l’intrigant Lorgois à la complexité linguistique unique, Gabrielle n’eut que des remerciements aux lèvres. Merci, au nom de la Rose. Merci, bien humblement. Merci pour vos paroles. Merci pour votre dévouement. Pour Sylvain Belle-Histoire, il n’y eut qu’un merci, petit, timide, du bout des lèvres, les mains soigneusement croisées pour ne pas céder à l’envie irrépressible de l’enserrer. Il avait fait beaucoup, pour elle, elle le savait. Elle se souvenait bien, Gabrielle, de cette proximité, de leurs doigts liés, dans la pénombre la plus complète. Dans un murmure tout juste audible, elle l’invita à venir conter sur ses terres pour égayer ses gens.

Agnès, Abigaïl l’Embrasée, Lucas, Maelys… Tous ces noms anciens et gravés en son coeur, tous ces noms nouveaux qu’elle se promettait d’apprivoiser. Gabrielle s’assura de l’état des uns et des autres, de ceux qu’elle avait croisé, même de loin, lors de ce long voyage. Tous semblaient bien portant, si ce n’était d’un chevaucheur toujours inconscient. Tiraillée, la Cibellane se refusa néanmoins à lui administrer -à son insu- le philtre de Mortessence qu’elle détenait toujours, depuis ce fameux soir où Sylvain le lui avait redonné. Elle se souvenait de la détresse d’Ortie, en voyant tous ses repères s’étioler. Gabrielle n’était pas prête à affliger pareille souffrance à une tierce personne.

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Le malaise était grand, lorsque Braham se positionna à ses côtés. La princesse, enveloppée sous une mante malgré la belle saison, n’osait pas le regarder directement. Elle avait su que sa famille se portait bien, si ce n’était de la douce Ortie qui avait perdu à tout jamais le présent d’Aura, et que son choix n’avait aucunement été respecté. Quelle tristesse… Et cette pauvre Colombe, une oie de Cibella, qui n’ouvrirait plus jamais les yeux. Combien de jolies choses n’aura-t-elle jamais le loisir de connaître? Combien de journées incroyables ne pourrait-elle jamais partager avec ses proches? Son coeur se serra tout à fait, en apprenant la nouvelle, et bien que Gabrielle ne la connaisse aucunement, si ce n’était que de réputation, ses yeux humides et plein de chagrin témoignaient son affection pour cette enfant qui avait, elle aussi, eut la chance de grandir à l’Académie. Promesse silencieuse; elle irait offrir ses plus sincères sympathies au professeur titulaire de la défunte. Peut-être aurait-elle le courage d’offrir un dédommagement à sa famille en leur proposer bien humblement de payer la mise en terre, offrir une stèle joliment façonnée pour souligner sa disparition trop rapide?

Le silence était désormais roi, entre les deux Épines. Côte à côte, leur épaule se frôlant, ils guettaient le départ massif des membres du convois et d’autres malades qu’ils n’avaient jamais vu avant. Elle se doutait qu’il restait là et qu’il subissait le silence malaisant dans l’unique but de se rassurer quant à son départ et connaître sa destination.

- Dis-lui, Braham, que sa vie n’est pas terminée. Qu’elle renaîtra sous une autre forme… L’Académie pourrait lui permettre de prendre soin des dragons, ou de soutenir les Faës d’une autre façon. Ce n’est pas une fin en soit, même si sa douleur doit être vive et même si la mort de son familier doit être terrifiante… Respecte son deuil, mais rappelle-lui, simplement, qu’il est possible de vivre malgré tout.

Elle avait haussé les épaules, après lui avoir murmuré ses pensées. Il en ferait à sa tête. Il ne l’écouterait pas, encore. Qu’y pouvait-elle? Elle se savait trop loin d’Ortie pour lui proposer d’autres cheminements de vie, trop loin pour l’envelopper de son affection et sa tendresse et l’aider à surpasser ce séisme dans sa vie. Ce n’était pas son fardeau, malheureusement, et si l’empathie lui broyait le coeur, elle se devait de garder ses distances.

- Sa Grâce Marjolaine du Lierre-Réal m’a invitée à séjourner auprès d’elle, le temps de ma convalescence. Je profiterai de mon passage en Lagrance pour distribuer le remède aux nécessiteux. Ne t’inquiète pas. Prend soin des tiens, Braham Coupe-Fin. Nous nous reverrons à la tour de la Rose bien rapidement…

Et à ce moment, je t’aurais tout pardonné, et tout sera comme avant.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyMar 3 Oct - 9:48

Je n’y croyais plus. J’avais perdu l’espoir et la volonté de me battre. Est-ce que ce serait si terrible, après tout, de se laisser simplement aller, de plonger dans les délires fiévreux qui s’emparaient de moi, parfois, et d’attendre la mort ? En vérité, ce serait sans doute un soulagement. J’en avais assez. Je ne voulais plus sentir mon esprit s’échapper, je voulais que les mots arrêtent de me fuir et de s’emmêler, je voulais pouvoir récupérer ce contrôle dont j’étais si fière. En l’état actuel des choses, je n’étais rien de plus qu’un pantin de chair et de sang, tout juste capable de respirer, peut-être même pas suffisamment doué pour penser correctement. Ce corps faible et mourant, que pour rien au monde je n’aurais considéré comme mien, était devenu comme une prison dont il me fallait m’échapper à tous prix. Même quand Serenus épongeait mon front, touchait mes mains, m’aidait à survivre, je n’avais pas le courage de protester. Je n’étais plus que lassitude et résignation, et j’attendais que nos représentants échouent, et qu’on nous annonce qu’il n’y avait plus aucun remède.

Serenus, comme pour me sortir de mes pensées moroses, m’aida à me redresser. Un éclat de fureur fatigué me fit frissonner, l’espace d’un instant. Je n’étais même pas capable de m’asseoir sans aide. Je voulais juste qu’on en finisse… Ne pouvait-on pas me laisser tranquille ? La vie, toutefois, n’en avait pas encore fini avec moi, et le guerrier me versa quelque chose dans la gorge. Le remède ? Un poison qui m’arracherait miséricordieusement la vie ? Je plissai les yeux, incertaine. Ils avaient… réussis ? Nos représentaient étaient parvenus à nous ramener de quoi guérir ? Je me sentais toujours faible, mes membres me paraissaient suffisamment lourds pour s’enfoncer dans le sol, mais mon esprit me semblait plus lucide, plus clair. Une cruelle lucidité, qui me montrait les dernières semaines et ma lente résignation avec une clarté presque douloureuse. Je ne voulais pas être comme ça. Je ne voulais pas me rappeler avoir été comme ça.

Mais maintenant, c’était bon. J’étais guérie. J’aurais probablement dû ressentir un profond soulagement, et une joie sans pareille à l’idée de pouvoir rentrer à Lorgol pour reprendre ma vie et retourner m’occuper de mes abeilles. Pourtant, même si j’avais été en meilleure forme, je n’aurais pas eu envie de sourire, loin de là. J’étais partagée entre des sentiments qui s’unissaient et se contredisaient impitoyablement dans ma tête, faisant naitre une sourde migraine sous mon crâne. D’un côté, je ressentais une sombre fureur, dirigée avant tout vers moi – comment avais-je pu me résigner au point d’appeler la mort de mes vœux ? – mais aussi vers Serenus – avait-il vraiment cru qu’il était judicieux d’outrepasser ce que je voulais au nom de ma sécurité ?

D’un autre côté, j’étais incroyablement triste. Je me sentais… vide, comme si j’avais perdu une part essentielle de moi avec cette maladie. J’avais toujours cru que je serais assez forte pour me battre contre tout le monde, tout le temps. Je pensais que les mots pouvaient tout faire, et que je n’avais pas besoin d’être forte physiquement pour pouvoir les utiliser. J’étais persuadée, depuis que j’étais toute petite, que le monde était fait pour moi, et que ma vie y serait belle et toute tracée. Cette maladie… elle m’avait prouvée que j’avais tort, en se révélant être un adversaire insidieux, impitoyable, et surtout imbattable. Je n’avais rien pu faire, et mon impuissance m’avait rappelée que je n’étais finalement pas grand-chose, entre les mains du Destin.

Peut-être qu’il y avait un peu de soulagement en moi, également. J’avais retrouvé mes moyens, non ? J’allais pouvoir rentrer chez moi – à Lorgol – me blottir dans mon lit et oublier tout ça l’espace d’une nuit tranquille. Oh, et bien entendu, je ne pouvais nier le brin de reconnaissance que j’avais envers le guerrier – reconnaissance enfouie profondément sous la colère. Je savais qu’il s’était occupé de moi durant tout ce temps, et même si je n’aimais pas ça, je ne pouvais nier que j’en avais eu besoin, à ce moment-là. Le remercier était toutefois bien au-dessus de mes moyens. Je me demandais encore comment il avait osé me prendre dans ses bras, alors que j’étais clairement opposée à l’idée d’accepter son aide. Ne comprenait-il pas que l’aide dont j’avais eu besoin aurait dû être morale et non physique ? N’avait-il pas vu combien j’avais besoin d’être rassurée sur ma capacité à prendre soin de moi toute seule, comme je l’avais toujours fait ? Aveugle et stupide, il avait piétiné les fragments de fierté que j’avais rassemblés autour de moi comme ma dernière protection envers cette maladie. Cela, je n’étais pas sûre de pouvoir le lui pardonner.

Devant cet entremêlement chaotique de sentiments conflictuels, j’eus une réaction à laquelle je ne me serais absolument pas attendue. Je plongeai la tête entre mes mains et j’éclatai en sanglots. Parce que je ne savais pas quoi dire ou quoi faire. J’avais envie de hurler, de me réfugier auprès de mes abeilles et de leur parler jusqu’à ce que ma voix s’assèche et que ma gorge me fasse mal, ou de marcher dans les rues de Lorgol jusqu’à ce que je me perde. Oui, voilà, je voulais me perdre quelque part, pour que mon esprit s’égare, lui aussi, loin de cette maladie, loin de l’humiliation que j’avais subie en tant que corps faible aux mots ignorés, loin de… tout ça. Je voulais… je voulais que mon frère me prenne dans ses bras et me dise que tout irait bien, que ce n’était pas grave, et que je serais toujours sa Méli-Mélo à lui. Mais je n’avais rien de tout ça.

J’étais juste moi.

Et si j’avais appris une chose de cette maladie, c’était que « moi » n’était pas suffisamment forte.



J’avais fini par me calmer et, après un court repos, je m’apprêtais à retourner à Lorgol, lorsque la rumeur parvint jusqu’à moi. Apparemment, Gabrielle de la Volte, membre de la Rose, aurait déclaré, dans un de ses délires, que cette maladie était la faute de l’Ordre – quelque chose à propos d’une fiole volée, si j’avais bien compris. La surprise et le désarroi me frappèrent de concert, me figeant dans ma préparation. Cette maladie n’avait pas été un coup assez dur, n’est-ce pas ? En fallait-il vraiment plus ? Mon allégeance à l’Ordre était certes toute neuve – quelques mois n’étaient pas grand-chose dans une vie – mais j’avais commencé à croire qu’ils luttaient pour quelque chose de bien, quelque chose de fort, qui méritait d’être défendu. Pourquoi avaient-ils fait ça ?

Peut-être était-ce juste une erreur. Une mauvaise manipulation, malheureuse, certes, mais accidentelle. A moins qu’on ne rejette la faute sur eux, parce que c’était facile, parce qu’ils étaient de parfaits bouc-émissaires et que, quitte à haïr les Magies et Savoirs oubliés, autant haïr ceux qui les défendaient. Je secouai la tête, consciente qu’il ne s’agissait là que des justifications boiteuses. Si je ne voulais pas suivre aveuglément un ordre meurtrier, il allait falloir que je réfléchisse un peu plus que ça. Alors… la question se reposait : en supposant qu’ils l’aient fait volontairement – ce qui était une possibilité à ne pas écarter – pourquoi avaient-ils répandu une maladie ravageant les mages, eux qui défendaient notamment le retour des Magies bannies ?

J’écarquillai les yeux, tandis qu’une nouvelle hypothèse faisait jour dans mon esprit. Ils ne nous auraient pas laissé mourir. Le remède, nous allions l’avoir, de toute façon. Ils auraient fini par nous le donner. Mais il n’y avait rien qui rapprochait plus que la maladie. On avait pitié des malades, on ne les haïssait pas, et on ne le craignait pas. Serenus m’avait même prouvé qu’on avait envie de les aider. En l’espace de quelques semaines, un Mage du Sang pouvait ainsi passer de sujet de crainte et de colère à un être-humain, comme tous les autres, qui pouvait souffrir et mourir, qui avait une famille et des amis inquiets à son égard, et qui lui aussi vivait des épreuves difficiles. Un doux sourire étira mes lèvres. C’était un plan prodigieux. Prodigieusement tordu, certes, mais… prodigieux. Que l’Ordre soit capable de telles réflexions – et qu’il prenne de tels risques – m’impressionnait plutôt favorablement. Quelqu’un qui était prêt à tout pour atteindre son objectif ne pouvait que gagner.

Quelques minutes plus tard, confortée dans cette nouvelle certitude, je rentrais à Lorgol, chez moi. La Taverne me manquait énormément. La douceur et la chaleur qui y régnaient me changeraient de la peur suscitée par cette maladie. Et puis, mes abeilles m’attendaient. Les revoir ne pourrait qu’apaiser le maelström de sentiments complexes qu’avait suscité en moi ce voyage potentiellement mortel. Je n’étais probablement pas la seule, mais j’avais hâte de laisser tout ça derrière moi.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyMar 3 Oct - 11:46

Je les vois de mon perchoir, les élus, ceux qui ont été choisis pour parler. Je reste sceptique, surtout vu l’accueil qui nous a été réservé. Mais bientôt, alors que les nuages s’amoncellent et sont poussés par un vent discret, ils reviennent. La curiosité l’emporte sur ma rancœur et je m’empresse de descendre à leur suite. A priori, ils avaient réussi à les convaincre et déjà des antidotes étaient en train de circuler. Je m’en empare d’un pour aller rejoindre Maëlys. Les malades n’avaient plus le luxe de se déplacer, profondément endormie dans un coma qui les retenait de ses filets.
Ce n’était pas Octavius qui aurait compris ce qui se passait, depuis que Maëlys avait sombré, il avait l’air de s’être renfermé dans une coquille où seul la Chevaucheuse avait une réelle importance. C’est presque s’il ne me montre pas les dents, tel un chien de garde fidèle, dès que je m’approche de Maë, mais il me reconnait et passe outre. Je ne prends pas le temps de lui expliquer que déjà je débouche la bouteille pour la faire boire à mon amie. Son teint est affreux, les yeux creusés et la peau sèche, elle fait peur à voir. Elle me rappellerait presque ma mère, l’odeur désagréable de la chair pourrissante en moins. Je serre les dents en repoussant ces souvenirs, priant intérieurement que le remède marche. Les minutes s’étirent et doucement, comme par magie, la vie semble revenir dans ce corps inanimé.

Emergeant d’entre les morts quelque seconde, elle se rendort presque aussitôt, mais les couleurs semblent revenir, il y a au moins un peu de rouge sur ses joues. C’est peut être mon imagination, mais Maë a l’air plus détendu. Après m’être assuré qu’elle n’était pas simplement en train de s’étouffer et de nous claquer entre les doigts, je repars m’occuper des autres. Tous les mages n’étaient pas accompagnés et il fallait bien servir à quelque chose. Je sais que Merle était déjà en train de s’occuper de Tara. Certes, ce n’était pas la personne que j’adulais le plus à la Cour, mais j’étais tout de même heureuse de savoir que la conclusion de cette macabre histoire ne se ferait pas sur sa mort, ou celle d’une autre personne que je pouvais connaitre.
Peut-être pourrais-je en profiter pour prendre quelque objet utile en passant, il fallait dire que certain malade semblait être plutôt confortablement loti. Ne pas en profiter serait criminel, non ? Il e remarquerai sans doute rien, et puis n’était-ce pas un juste retour des choses que de les avoir aidé ?
Je m’en vais donc le pas plus léger, soulagé et anxieuse toute à la fois, espérant voir les malades se réveillent au plus tôt pour que cette affreux doute qui persistait parte définitivement.

Finalement, il semblait que la fin soit heureuse et j’avais même pu gagner quelque fleuron. Si ce n’était pas beau ça. Il manquait plus qu’à espérer que je ne retrouve pas ma ville à feu et à sang le temps de rentrer là-bas.


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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyMar 3 Oct - 16:19

Les évènements s’étaient enchaînés à une vitesse phénoménale. Sylvain avait encore du mal à intégrer l’ensemble des informations qui ne cessaient de lui arriver de part et d’autre. Tout cela dans un flot chaotique que le conteur avait du mal à dompter. Il y avait eu la rencontre avec le patriarche, durant laquelle lui et ses compagnons avaient brillé de par leurs mots. Comment auraient-ils simplement pu échouer alors que lui et ledit Merle maniaient les lettres avec autant de maitrise que d’intelligence. Beaucoup semblait placer derrière eux cet épisode depuis que le remède s’était vu distribuer. Les corps se remettaient, les sourires fleurissaient çà et là. Mais pour Sylvain le voyage ne s’arrêtait pas là. Au contraire.
 
L’angoisse le tenaillait alors qu’il glissait dans son sac une fiole de remède. Saule. C’était désormais sa seule préoccupation. Jusqu’alors, il avait su se rassurer, se dire que rien de grave ne pouvait être arrivé à son frère. Que comme les autres oui, il avait souffert, il avait déliré, fiévreux, peut-être était-il à ce jour dans le coma, mais rien de plus… rien de plus non… Et puis il avait eu un décès. Qui avait fait germer dans l’esprit de Sylvain une angoisse indescriptible. Une terreur qu’il peinait à camoufler. Et s’il avait décidé si rapidement de se rendre en Lagrance, de retourner au domaine familial, ce n’était certainement pas pour vérifier que son frère allait bien, car il allait bien. Non c’était pour obtenir auprès de sa mère de quoi rembourser la dette qu’il avait désormais auprès de Mélodie.
 
Ses yeux se portèrent l’espace d’un instant en direction de Gabrielle, assise proche du dénommé Braham. Quelle était leur relation ? Etait-elle tombée sous le charme bourru de l’homme ? Etaient-ils de simples amis ? Sylvain sentit son cœur se serrer d’une manière inconfortable dans son torse. Qu’importe. Elle lui reviendrait. Elle lui reviendrait toujours. Il le savait. Comment pourrait-elle faire autrement. Il savait que la belle se dirigeait elle aussi en Lagrance. Il avait hésité, ho oui, de lui proposer de voyager ensemble. Mais la raison avait pris le pas sur la passion : il lui fallait avancer rapidement, seul.
 
Et disparaitre ainsi, sans un au revoir le rassurait quant à sa capacité à mettre ses sentiments pour la princesse de côté.
 

Jetant son sac sur son épaule, ajustant son chapeau sur sa tête, il jeta un dernier regard par-dessus son épaule en direction des cheveux d’or. La prochaine fois, oui… la prochaine fois, il la ferait sourire, effacerait de son visage cet air grave. Mais pour l’heure Saule avait besoin de lui.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyMer 4 Oct - 23:33

Si l’angoisse avait été de courte durée, après qu’ils soient arrivés à Roc-Épine, elle avait été plus intense que tout le trajet, malgré l’inquiétude qui avait assailli Astrée, tout au long de celui-ci. À se savoir si proche de pouvoir sauver sa sœur, ou à l’espérer plus que tout, elle ressentait plus cruellement la peur d’être séparée d’elle à jamais. Elle avait prié Aura, le Destin, l’Aïeule même de donner une longue vie à sa sœur, tous les dieux qui lui venaient à l’esprit, pour qu’elle soit sauvée. Était-ce Callia, qui répondait à ses prières, ou simplement le hasard ? Elle n’en savait rien, mais seule comptait la bénédiction d’avoir Aurore à ses côtés, et de savoir qu’elle était guérie. Elle avait besoin de repos, mais qu’importait réellement ?

Elle aurait pu y laisser la vie, Astrée en avait vraiment pris conscience en apprenant la mort de la jeune élève ou ancienne élève, elle ne savait pas réellement, de l’académie. Elle s’était d’ailleurs précipitée à ses côtés, pour vérifier qu’elle respirait encore, dès qu’elle avait entendu ça. Pour vérifier qu’elle était bien là. Elle ne s’était même pas rendu compte qu’elle avait fondu en larmes, tout en courant, et qu’elle était bien incapable de calmer ses propres sanglots. Qui se transformèrent en larmes de joie, quand elle avait enfin pu donner l’antidote à sa sœur.

Elle s’était confondue en excuses, auprès de la princesse de Cibella, de se montrer ainsi en spectacle, alors qu’elle devait faire une révérence sans accroc, mais elle avait malgré tout permis à sa sœur de la voir – mieux, de lui parler !, et elle avait bien vite oublié qu’elle avait agi de manière inconvenante en présence d’une princesse. Elle aurait probablement argué qu’elle n’avait nul besoin de remerciements, si cela n’était pas scandaleux, de contredire une dame aussi importante que Gabrielle Delacour de la Volte.

Elle la regarda partir avec des étoiles dans les yeux, sursautant légèrement en entendant son nom, s’inclinant respectueusement devant Braham Coupe-fin. « Monsieur. Je… Je vous remercie. C’est un honneur. Je, j’ai fait ce que mon devoir exigeait de moi. Votre bonté m’honore, Levor en est témoin. » Oui, le dieu tutélaire de son duché, ce dieu qu’elle implorait avec une ferveur infinie, pouvait gager de ses pensées les plus intimes, et Il savait qu’elle pensait chaque mot qu’elle prononçait en l’instant. S’inclinant à nouveau devant l’homme, elle le laissa prendre congés. Elle devait, elle aussi, rentrer avec sa sœur. Et elles devaient s’assurer de la santé de leurs parents, avant de retourner à Lorgol. Peut-être devrait-elle leur proposer de venir vivre dans la ville aux Mille Tours, où elle pourrait veiller sur eux. Ils étaient si loin et si seuls, en Outrevent… Si démunis, sans Aurore et elle à leur côté. Qui sait ce qui pouvait leur arriver ?
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyJeu 5 Oct - 10:47

La suite des événements demeurent flous pour Abi. Elle ne se souvient pas de grand chose, à moitié endormie, sa main tenant toujours celle de Aaron, priant pour qu'il aille mieux. Des flashs lui reviennent de temps à autre. Elle revoit les élus du convoi venir exposer les arguments au maître du gouffre. Encore une fois, elle se retrouve captivée par cet endroit majestueux. Puis elle revoit quelqu'un la rejoindre pour lui administrer un remède. Après ça, les choses se sont accélérées tout en reprenant une certaine consistance. Au début, elle était encore faible, et elle l'est toujours encore un peu, elle le sent. Mais elle a retrouvé une partie de sa force. Progressivement. Jusqu'au moment où elle a ressenti Titou. Elle en a pleuré de joie. Pleuré de joie, tremblé d'émotion. Elle l'a serré contre elle sans parvenir à s'en détacher. Leur lien était encore faible mais elle le sentait. Elle sentait son esprit, qui s'abreuvait avidement du sien. Au fil des jours, ce lien s'est renforcé jusqu'à ce qu'elle puisse de nouveau communiquer avec lui. Royale, c'est autre chose. Sa faiblesse actuelle ne lui permet pas de combler l'éloignement avec sa dragonne. Et plus le temps panse ses faiblesses, plus elle est pressée de la rejoindre.
Elle revoit l'état de ses amis, de sa princesse, s'améliorer de jour en jour et en ressentir un vif soulagement. Aya, Mae et la sœur de la petite Lou. Tant mieux. En revanche, l'état d'Aaron est plus préoccupant et elle assiste, impuissante, à son état stationnaire. Elle prie intérieurement pour qu'il aille mieux afin de lui rendre la monnaie de sa pièce. Et surtout... surtout s'excuser. Certes, elle avait des circonstances atténuantes. Elle délirait. Mais elle s'est tout de même ridiculisée devant la princesse de la Volte, a tenu tête à une Épine et a amené un Chevaucheur, collègue d'Aya, d'utiliser sa magie malgré sa faiblesse, le plongeant dans le coma. Ça fait beaucoup de choses.
Abigaïl se repose encore quelques jours. Puis, elle quitte à regret Aaron, se promettant de tout faire pour prendre rapidement des nouvelles et utilise un portail pour retourner en Cibella avec Titou.

Les nouvelles sont aussi effroyables qu'heureuses. Heureuse elle l'est plus que tout, lorsque, à peine arrivée à La Vole, elle sent l'esprit de la dragonne partir à l'assaut du sien et l'envahir totalement. Elle a accéléré le pas, encore trop faible pour courir, mais Royale a comblé la distance entre elles et bientôt toute la ville a entendu son rugissement, le sol vibrant sous sa puissance. Quelques secondes plus tard, elle enveloppait son cou de ses bras et la minute suivante, se trouvait perchée sur ses ailes majestueuses pour une petite envolée. De courte durée car la maladie a fait beaucoup de dégât chez la Chevaucheuse. Mais le vent est revigorant et cette sensation de liberté qui lui a manqué tout le temps du trajet lui réchauffe le cœur. Même Titou est étrangement silencieux. Lui et Royale s'apprécient même s'ils passent leur temps à se chamailler et ils préfèrent savourer le silence. La sensation d'étouffement et d'emprisonnement qui lui oppressé le cœur lors du convoi semblait appartenir à un lointain passé.
Mais lors de la descente et de retour à la Caserne, la réalité est plutôt effroyable. Les nouvelles sont tout sauf bonnes et Abi se prend à trembler de rage. Les sournois Voltigeurs, profitant de la faiblesse des Chevaucheurs, en ont profité pour annexer les territoires conquis par Faërie auparavant. Ils ont même osé pénétré en Cibella, la terre sacrée de la magie ! Mais le pire reste en Lagrance. Tremblante de rage, Abigaïl assiste, impuissante, à l'organisation de la réplique sachant que sa faiblesse l'empêche de retourner sur le front maintenant.

La princesse de La Volte a raison. Dans son délire elle a avoué la vérité. Et la vérité c'est que toute cette histoire est entièrement la faute de l'Ordre. L'Ordre ne s'arrêtera que lorsqu'il sera maître incontesté d'Arven. Et ça, Abigaïl ne peut le tolérer. Elle les tuera tous jusqu'au dernier. Elle fera brûler tout sur son passage s'il le faut mais jamais elle ne laissera l'Ordre détruire ce que la Rose s'évertue de protéger. Et jamais elle ne laissera quiconque brider ses pouvoirs. Elle a vécu trop longtemps en cage. Maintenant, elle va exploser sa liberté à la figure de tout ceux qui tenteront encore une fois de l'enchaîner.

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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyJeu 5 Oct - 18:23

Si le voyage avait paru interminable, entre malades et autres dangers, je ne saurais en dire autant de la suite. Il faut dire qu’une fois arrivés à Roc-Epines, une fois devant le Patriarche, l’anxiété, les doutes, le désarroi ou encore l’effroi prenaient le pas sur l’attente et l’espérance. Et au final, je saluais l’Epine d’une légère révérence quand il eut la sagesse de nous laisser aller, moi et le gamin arrogant donc. J’eu du mal à quitter les miens, comme si mon absence pouvait bouleverser et accélérer quoi que ce soit, alors même qu’il s’agissait de convaincre l’ancêtre de notre bon vouloir et notre sincérité pour obtenir le remède. Et comme le disait un maître d’un autre temps "N’essaie pas ! Fais-le, ou ne le fais pas ! Il n’y a pas d’essai.", aussi nous fîmes à deux un fort beau discours qui émerveilla le Patriarche et nous obtînmes le remède tant espérer, devenant ainsi des héros… ou pas soit, mais il n’empêche que nous brillâmes par notre élocution. Et au final tout cela en valait le coup, puisque chaque malade repris peu à peu des couleurs et sembla émerger de son état catatonique, ou de son délire au choix.

Dire que j’en suis soulagé est un euphémisme. Comme tout le monde de toute manière. Comme si d’un coup, une nouvelle fois, la vie reprenait son cours normal et qu’on effaçait les dernières semaines. Et mon sourire se fait bien plus sincère maintenant que je suis apaisé lorsque Braham nous remercie, avant de le remercier à mon tour d’avoir veillé sur tout le monde. Je suis prétentieux, mais pas aussi stupide en temps normal. Enfin, aucun d’eux ne savaient rien de ce que j’avais pu penser, donc peu importe. Saluant  les demoiselles de mon plus beau sourire, j’embrassais la main de la ravissante princesse, à défaut de pouvoir l’embrasser pour faire taire ses remerciements. Bon, Maelys et Mélodie aussi eurent droit à une étreinte et à un chaste baiser, malgré le froncement de sourcils de la seconde. Aurais-je supporté de perdre une personne que j’aimais ? D’autant plus que j’avais eu la charge de rapporter le traitement ? Certes non, même si ça n’aurait pas été la première fois.

M’assurant que ceux que je connais sont bel et bien en voie de rémission, je les regarde passer tour à tour les portails ouverts, souriant en les voyant à nouveau debout, à nouveau soulagé et heureux d’avoir retrouvé le lien avec leur dragon ou familier. Et alors que tous son partis ou presque, je passe mon bras autour de la taille de Tara, après avoir poké le bec d’un Archimède traumatisé. La serrant contre moi, l’embrassant sur le crane, nous nous dirigeons vers le portail pour Lorgol. Une fois rentrés, tout ira bien. Une fois rentrés, je pourrais chercher et trouver les responsables de tout ceci.


Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 TitreMerle1Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 554690AbandonTrafic
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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyJeu 5 Oct - 18:54

Je me souviens que les discussions ont continué et qu'il semblait toujours difficile de savoir quoi dire pour les convaincre de nous avions besoin de ce remède, que sans lui, nous ne pourrions pas survivre à ce fléau. Et que s'est-il passé ensuite ? A dire vrai, je crois que je serais totalement incapable de le dire, même si ma vie en dépendait. Je ne me sentais déjà tellement mal et les choses n'ont fait qu'empirer avant que mes jambes ne vacillent pour de bon. Je me souviens vaguement que Merle est allé parler au Patriarche avant que je ne perde connaissance. Le reste, on me l'a raconté alors que nous étions sur la route pour prendre un portail. Pour rentrer chez nous. Je suis encore vacillante et je tenais difficilement debout mais je sentais la présence d'Archimède me réchauffer le cœur. Elle était encore ténue mais, à chaque minute qui passaient, je la sentais se renforcer un peu plus et j'en aurais pleuré. Bon, à dire vrai, j'ai peut-être versé quelques larmes en voyant mon Familier revenir à la vie petit à petit.

Je ne sais pas ce qui s'est passé, comment nous avons exactement été soignés mais je commence à avoir des bribes d'informations de part et d'autres. En tant que Maitre de la Cour des Miracles, il est de mon devoir de trouver des vraies réponses mais, pour le moment, je me contente de savourer le fait d'être, une fois de plus, revenue du gouffre en vie. Et avec Archimède. Je l'entends hululer doucement contre moi, son bec picorant mon cou alors que ses pensées se mêlent aux miennes. J'ai un regard autour de moi, fixant les mages qui commencent eux aussi à s'en remettre. Certains bien moins que d'autres et j'ai une pensée pour ceux qui ne se sont toujours pas réveillés. Je ne sais ce qu'il adviendra d'eux ou si je les recroiserais un jour mais, ça n'a pas vraiment d'importance. Ceux que nous connaissons vont bien, c'est le plus important non ? Et Merle s'est démené pour eux. J'ai un regard en direction de mon ami et je lui décoche un sourire alors qu'il me serre contre lui et qu'il touche Archimède. Il agite ses ailes et sort enfin de sa cachette pour se percher sur mon épaule. Il n'est pas prêt de me lâcher, c'est certain mais je savoure chacune de ses serres plantées sur moi. Le reste, je m'en préoccuperais plus tard, même si j'ai envie d'avoir des nouvelles de Tristan le plus vite possible. Il est en vie et il va s'en remettre, c'est tout ce qui compte. Je marche tranquillement vers le portail qui vient d'être créé pour nous et je souffle, en direction de Merle. "Il va falloir que nous discutions. De … beaucoup de choses. Et que nous trouvions qui est responsable de tout ça." Et j'ai un sourire un peu désolé avant de froncer le nez quand il m'embrasse sur le front. Je cille, le regard rivé sur le portail avant de reprendre, d'une voix décidée.

"Rentrons à la maison."



   

   
   
   
   
   
   
   
   
   


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Message Sujet: Re: Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines ♦ Faës & Lorgois   Intrigue 2.5 ♦ La Mort dans les Veines  ♦ Faës & Lorgois - Page 6 EmptyVen 6 Oct - 23:22


Chroniques d'Arven

Intrigue 2.5

La Mort dans les Veines

Août et septembre 1002


Intrigue animée par Elnaië


Vous êtes tous rentrés, péniblement pour certains encore bien affaiblis et ne pouvant guère marcher plus de quelques minutes d’affilée. La récupération de vos forces vous prendra du temps, mais vous serez bientôt sur pieds, pour retrouver votre vie paisible, ou pour défendre votre empire envahi ! Tous seront guéris, le cinq octobre, et les pièces de la Rose Écarlate reviendront entières, les esprits s’alliant à nouveaux à leurs écrins, pour ramener la paix !

Quelle terrible perte de territoire, pour Lagrance, qui va peiner à refreiner l’invasion puis à la renverser. Plus que jamais, les duchés faës doivent être soudés, l’empire uni.






Conclusion

Bilan


Aaron : Ton personnage est dans le coma jusqu'au 31 octobre 1002 inclus, et souffrira d'effets secondaires (dont tu as été informée par MP :sisi: ).

Abigaïl : Ta façon d'agir durant le trajet est remontée aux Épines et aux pièces de la Rose Écarlate, qui se méfient de ton impulsivité, et de tes propos à l'égard de l'une de leurs Épines. Ils ne te voient pas d'un très bon œil.

Agnès : Ayant fait usage de ta magie après que la maladie se soit déclarée, tu mettras plus de temps à recouvrer tes forces, les ayant brûlées plus rapidement que les autres.

Astrée : Ton investissement auprès des malades et ta proposition d'aider les Épines auprès de celles présentes n'est pas passée inaperçue, et Braham ainsi que Gabrielle devraient rapporter cela aux autres Épines et aux pièces de la Rose.

Ayana : Terrible fut cette maladie, qui t'a coupée de ceux qui t'étaient les plus chers ! Tu vas devoir prendre quelques temps pour te rétablir et retrouver tes forces, mais tu es rentrée, et prête à défendre ton duché, dès que possible.

Braham (Richard) : Tu as mené ce convoi d'une main de fer, et tu es chaleureusement remercié. Avec l'aide des autres Épines, tu répands le remède dans tout Arven.

Gabrielle : L'Ordre a eu vent du fait que tu sois une Épine, et tu reçois des lettres de menace. Cependant, tu as mené ce convoi de main de maître, et tu es chaleureusement remerciée. Avec l'aide des autres Épines, et grâce à ta magie, tu répands le remède dans tout Arven, dès que tu es remise.

Lou-Ann : L'équipage de l'Audacia a préparé, pour votre retour à ta soeur et toi, un festin. Ils ont même célébré ton anniversaire, avec un gâteau que Toutouille et Boubouille ont fait pour toi.

Lucas : Ta volonté et ton courage t'ont permis d'affronter cette épreuve la tête haute et davantage inquiet pour tes proches que pour toi ! Tout est bien qui finit bien, te voilà rentré, bien que tu sois encore affaibli. Mais ce ne sera bientôt qu'un mauvais souvenir, et ton duché a été épargné, après tout...

Maelys : Tu as été durement éprouvée, durant cette épreuve, mais tu étais bien entourée. Mélodie, Octavius, Lucas, tous tes amis... C'est toi, et Thomas, qui avez ramené votre Capitaine mal en point à la Caserne, et l'avez veillé, le temps qu'il se remette. Cela contribuera à améliorer vos relations avec les autres Chevaucheurs.

Melinda : La vague de mélancolie qui t'a envahie suite à l'absorption de l'antidote est puissante, et te permet plus difficilement de t'en remettre. Tu n'as cependant plus entendu parler de l'Ordre, comme s'ils t'avaient oublié... Une bonne chose, au milieu de tout ça. Tu es de retour à Lorgol et auprès de tes abeilles, continuant à te questionner sur les buts de l'Ordre... Et s'ils œuvraient réellement pour le bien, malgré leurs méthodes condamnables ?

Mélodie : Ton mauvais caractère a attiré un dragon d'Onyx ronchon, qui est venu te déloger et te gronder à la figure, juste avant ton départ. Il n'a pas été très sympathique, mais tu as pu en voir un...

Merle : Ton éloquence a été d'un grand secours, et tu as pu rencontrer le Patriarche d'un peuple peu ouvert aux autres ! Peut-être est-ce là le début d'une future collaboration avec la Cour...

Serenus : La bravoure dont tu as fait preuve en te joignant au convoi a augmenté ta renommée, ta solde de guerrier est plus élevée, et tu es davantage sollicité.

Sylvain : Ta renommée s'est développée, tant pour le soutien que tu as apporté aux malades en contant pour eux, que pour les histoires de votre épopée que tu pourras raconter...

Tara : Tu as vécu plus d'un mois, sans utiliser ta magie, et nombreux sont les Enfants des Miracles qui ont pu voir ce à quoi tu ressembles réellement, alors que tu revenais sur ces terres que tu exècres... Parviendrais-tu à maintenir ton masque ?

Thomas : Il t'a fallu du temps, pour rejoindre Cassiopée, que tu as cru perdre, pour vous retrouver... C'est toi, et Maelys, qui avez ramené votre Capitaine mal en point à la Caserne, et l'avez veillé, le temps qu'il se remette. Cela contribuera à améliorer vos relations avec les autres Chevaucheurs, bien que ça ait retardé les retrouvailles avec la mage. Ton Capitaine t'a accordé une permission, officiellement le temps de te rétablir.

Empire de Faërie :


  • Les Ibéens ont récupéré tous les territoires précédemment conquis par les Faës.
  • Lagrance a été la cible première des Ibéens, ces derniers ayant annexé une grande portion, arrêtés peu avant Edenia.
  • Outrevent a été relativement peu touché, protégé par ses guerriers, ainsi que Cibella, les montagnes erebiennes formant une barrière naturelle. Seule une petite portion de territoire à l’Est d’Outrevent et au Nord de Cibella ont été annexées par les Ibéens.
  • Ansemer a été épargné, trop éloigné des terres ibéennes, les combattants de l’empire du Savoir ne sont pas parvenus jusque là-bas.




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