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 Dans un désert de glace, deux Erebiennes

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Sifaï Sinhaj
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Message Sujet: Dans un désert de glace, deux Erebiennes   Dans un désert de glace, deux Erebiennes EmptyDim 26 Nov - 1:16


Livre II, Chapitre 6 • La Chasse Sauvage
Sifaï Sinhaj & Grâce de Sombregemme

Dans un désert de glace, deux Erebiennes




• Date : 18 octobre 1002
• Météo (optionnel) : Une neige flottante tombe du ciel. Il fait relativement doux.
• Statut du RP : Privé
• Résumé : Sifaï rejoint sa titulaire afin de discuter un peu des jours de repos qui se présentent à elles et des plans qu'elle envisage. De plus, elle a promis à la cadette de l'entraîner à voltiger sous la neige.
• Recensement :
Code:
• [b]18 octobre 1002 :[/b] [url=http://arven.forumactif.org/t3011-dans-un-desert-de-glace-deux-erebiennes#107106]Dans un désert de glace, deux Erebiennes[/url] - [i]Sifaï Sinhaj & Grâce de Sombregemme[/i]
Sifaï rejoint sa titulaire afin de discuter un peu des jours de repos qui se présentent à elles et des plans qu'elle envisage. De plus, elle a promis à la cadette de l'entraîner à voltiger sous la neige.

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Message Sujet: Re: Dans un désert de glace, deux Erebiennes   Dans un désert de glace, deux Erebiennes EmptyDim 26 Nov - 1:19

Les anciens du clan lui avaient bien dit, lorsqu’elle était petite, que l’Oasis du Couchant était à la frontière de Valkyrion. Qu’au-delà des montagnes, il y avait de la neige et des fruits sucrés, des animaux à la fourrure blanche et un paysage à l’inverse d’Erebor. Autant son duché était chaud et suffocant, autant Valkyrion était glacé et enneigé. Il lui était arrivé souvent de fixer ces montagnes et les griffons qui semblaient s’amuser, tout en haut, en s’efforçant d’imaginer ce que pouvait donner pareil paysage.

Sifaï était désormais servie.

Elle avait vu la neige, à Lorgol. Une poudrerie, selon ce que les autres cadets lui avaient dit. C’était un mot étrange et nouveau qui ne faisait écho à rien, chez-elle, et il lui avait fallu un temps pour bien saisir ce que ce mot compliqué signifiait. De la neige soufflée par le vent, si fine qu’on croirait des paillettes. Comme une poudre délicate. Poudrerie. La gitane s’était bien gardée, tout au long de son premier hiver, de scander Poudrerie à l’un ou l’autre de ses compagnons d'entraînement lorsque la neige tombait du ciel. Malgré son excitation et son affection pour le mot, il y avait la timidité d’attirer l’attention et l’orgueil délicat qui ne souhaitait pas être malmené. Comme souvent, elle avait préféré le silence à l’humiliation.

Il y avait de la neige, justement. De la neige molle et lourde qui semblait humide, alors qu’elle s’amalgamait au sol. Depuis la fenêtre fine, Sifaï la voyait dégringoler lentement du ciel pâle. Malgré la grosseur des flocons, il semblait qu’elle était suspendue dans les airs, insensible à la gravité. C’était joli, presque irréel. Ce n’était pas une poudrerie. C’était… C’était… Quel était le mot, déjà? Floconnage? Non! Floconnade. Voilà! Grâce de Sombregemme lui avait dit, la veille, en quelques mots précis et articulés plusieurs fois, qu’elles iraient voltiger si du froid tombait du ciel, pour l’habituer à être aux aguets malgré tout le blanc et la neige qui était dans le ciel. Elle avait peiné, justement, à Lorgol, lors des rares chutes de neige, et souhaitait s’améliorer le plus rapidement possible. C’était généreux à Grâce de le lui offrir sur un jour de repos.

L’Erebienne avait arpenté la caserne en frôlant les murs pour éviter au mieux les conversations. Elle la cherchait elle, sa titulaire, la salvatrice de prince héritier d’Erebor. Elles étaient de repos pour un nombre de jours précis. Demain, Reja et Grâce partiraient loin de la neige et du froid. L’envie la prenait de rejoindre les Sinhaj, dans la chaleur tiède et bienvenue d’Erebor, mais la crainte d’un regard exaspéré sur elle, malgré ses efforts, minait son envie et la faisait hésiter. Elle ne s’en remettrait pas. Pas maintenant qu’elle était en apprentissage sur le terrain. En pénétrant la salle d’armement, Sifaï chassa ses pensées maussades. Elle était là, concentrée sur des liens de cuir, très probablement affairée à les lacer pour les ranger.

« Grâce… Bonjour. »

C’était l’élément facile de son discour. Deux mots qu’elle connaissait, deux mots qu’elle savait prononcer sans trop d’effort, désormais. Elle ne comptait pas se risquer à utiliser des verbes compliqués qui ne ressemblaient à rien, sitôt ses lèvres franchies. Sifaï connaissait trop bien l’effet d’un langage plus audacieux, chez-elle. On sourcillait, on se regardait entre nous en espérant que quelqu’un comprenne, puis on se risquait à un petit “Pardon?” chargé de civilité qui voulait pourtant dire qu’elle ne parlait pas très bien ou que son accent était trop prenant. L’Erebienne avait bien tenté, au tout début de sa formation, à se faire comprendre, à apprendre, à faire des efforts, mais les échecs répétés et les moqueries à peine voilées avait rougit ses joues et piétiné son coeur. De l’humiliation, elle en avait assez eu. Ça suffisait, maintenant. Elle parvenait à comprendre -et même plutôt bien- les autres, lorsqu’ils parlaient, lui permettant d’être efficace lorsqu’un ordre était donné, mais pousser l’audace à répondre…? Hum.

« Erebor? Demain..? »

Le seul petit problème, avec Grâce de Sombregemme, était que malgré sa noblesse erebienne, elle ne connaissait pratiquement aucun mot du langage des dunes. Et son accent était aussi épouvantable que le sien devait l’être aux oreilles de l’ancienne Belliférienne. Sifaï l’avait remarqué et s’était sentie d’autant plus réceptive à cette titulaire. Elles avaient au moins ça en commun.
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Grâce de Séverac
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Message Sujet: Re: Dans un désert de glace, deux Erebiennes   Dans un désert de glace, deux Erebiennes EmptySam 9 Déc - 0:44

Cela faisait plus d’un an, maintenant, que Grâce n’appartenait plus au vol de Bellifère. Elle avait découvert avec surprise de nombreuses choses, depuis ce déracinement qu’elle avait choisi. Mille et unes splendeurs s’étaient présentées à elle, autant de nouveautés et de miracles, qu’elle n’aurait jamais imaginés. Le plus choquant, sûrement, avait été la neige. Cette étendue froide et si… étonnante. Le choc entre Bellifère et Erebor avait été moins rude, l’aridité du climat des deux duchés pouvant se rapprocher, bien qu’ils n’aient que peu de choses en commun. Mais ces chutes de neige… Oui, c’était sûrement ce qui l’avait le plus émerveillée. Une fois qu’elle s’était vêtue convenablement, pour y faire face.

Le peu de neige qui tombait en Bellifère parfois n’avait rien à voir avec cela… Ces étendues blanches, immaculées ou à peine dérangées par le pas des hommes et des bêtes, plus que splendides, n’avaient nul égal – nul égal connu de la blonde de Bellifère, du moins. Et si elle avait proposé à Sifaï de l’emmener voltiger dès que la neige tomberait du ciel, de manière assez drue, c’était pour l’y entraîner mais, surtout, pour qu’elle puisse voir de ces propres yeux cette beauté encore intacte, peut-être même risquer d’y tomber, en voltigeant sur le dos de Simoun. Même si elle ne l’avait pas informée plus que cela de cet état de fait, pour préserver le secret de ces splendeurs secrètes, et que la jeune Sifaï pensait seulement à un entraînement.

Elle hésitait d’ailleurs à aller la chercher, de suite, pour en profiter, mais se dit qu’elle saurait la trouver, et se rappeler sa promesse, si elle le voulait. À condition qu’elle reste dans  les espaces communs, et facilement accessibles – elle doutait que la douce Sifaï ose se présenter à la porte des appartements qui étaient les siens, pour cela. Elle ne s’était visiblement pas trompée alors que, occupée à s’occuper de son harnais et des différentes affaires dont elle avait besoin pour monter Corail, elle entendit une petite voix retentir, hésitante. « Bonjour, Sifaï. » Elle lui parlait en erebien des dunes, avec un accent à couper au couteau, mais au moins, Sifaï ne pouvait se sentir intimidée, parce qu’elle ne maîtrisait pas bien la langue de l’empire.

La maîtrise de Grâce du langage poétique des dunes était catastrophique, plus encore que celui de Sifaï du langage commun, même si elle essayait de s’améliorer au contact de Reja et, maintenant, de Sifaï. Elle y parviendrait, et finirait même pas le parler en totalité. Quoi qu’elle ne soit pas sûre de pouvoir vaincre son accent catastrophique. Loin de là, même. Elle lui sourit doucement, lui faisant signe d’avancer. « Veux-tu aller voler ? » La neige n’allait pas s’arrêter de sitôt, elles avaient le temps de le faire, si ce n’était pas de suite.

Elle fit signe à Sifaï de s’approcher, pour mieux l’entendre, et qu’elle puisse conserver plus tranquillement. Elle fronça les sourcils, toutefois, même si elle avait compris les deux mots employés. La jeune Voltigeuse voulait-elle que Grâce et Reja se rendent en Erebor avec elle ? Elle savait que Reja y allait, mais… Oh ! Elle voulait y aller, elle-même ? « Bien sûr. Tu en as le droit aussi, tu as les mêmes permissions que nous. Tu veux aller dans le désert ? » Elle ne connaissait guère les clans d’Erebor – elle devrait sûrement y remédier. Reja l’ouvrait progressivement aux merveilles de la culture erebienne, ne serait-ce que par sa voltige. Elle avait un style élégant, envoutant, quand celui de Grâce était plus brutal, plus sanguin. Plus guerrier. Celui de Reja s’apparentait à la danse, celui de Grâce à un affrontement. Tous deux nécessitaient des mouvements fluides, un enchainement sans faille, une certaine grâce, mais l’un était plus doux que l’autre – à sa manière. Elle ne savait pas encore définir celui de Sifaï – mais elle suivait avec beaucoup d’intérêt ses entrainements, les pratiquant elle même, parfois.

|HJ| Chaque dialogue en italique est en langage des dunes ! ^^
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Message Sujet: Re: Dans un désert de glace, deux Erebiennes   Dans un désert de glace, deux Erebiennes EmptySam 6 Jan - 17:37

La blondeur de Grâce de Sombregemme fascinait toujours autant l’Erebienne. Elle avait capturé, dans sa chevelure, des éclats de soleil d’Erebor, les lueurs scintillantes du sommet des dunes, le reflet de l’or parant les enfants des sables. Même en étant si pâle, si claire, si étrangère, elle arborait avec sa chevelure seule la lumière du duché du Sable et du Roc. Malgré l’obscurité de cette salle, la Voltigeuse semblait lumineuse sous les lueurs diffuses des fenêtres fines. Sifaï la contempla un moment, toujours aussi consciencieuse dans ses moindres observations. En entendant ses salutations, Grâce avait délaissé un instant les brides d’un harnais pour la saluer à son tour dans un langage des dunes approximatifs. En dépit de l’accent particulier de la Belliférienne, les mots étaient reconnaissables et plus que jamais Sifaï était reconnaissante d’être sous l’aile protectrice d’une telle femme. Elle s’efforçait de pratiquer cette langue farouche et difficile, comme elle, la petite Erebienne, tâchait d’apprivoiser la langue commune.

À son rappel quant à la proposition de voltiger sous la neige, la cadette acquiesca à plusieurs reprises. Un sourire faible et timide ornait désormais ses lèvres alors que la conversation dévia sur la permission prochaine. De quelques enjambées souples, Sifaï avait rejoint la table de travail où étaient dispersés plusieurs liens de cuir et autres attirails de Voltige. Elle ne touchait pas, sage et incertaine, trop timide pour proposer spontanément son aide à la célèbre Grâce.

- Erebor? Demain..?
- Bien sûr. Tu en as le droit aussi, tu as les mêmes permissions que nous. Tu veux aller dans le désert ?

Un silence pour réponse. L’Erebienne avait incliné sa tête bouclée vers la table de bois où son index suivait distraitement un noeud apparent. Elle se concentrait sur ses mots, bien sûr, mais surtout sur son discour. Le clan avait une grande importance dans son coeur et dans son héritage. Comment le traduire? Comment expliquer que de subir le moindre fragment de jugement l’écorcherait bien cruellement? Elle était quelqu’un, désormais, elle avait un avenir, elle s’entraînait dans ce sens. Pourquoi cette peur effroyable de leur déplaire, malgré sa confiance en son avenir?

- Reja Sinhaj..! Hum…

Elle leva les yeux vers le plafond, ses lèvres pincées en une moue perplexe. Quel était le mot… Soudain, l’éclair, dans ses yeux, et  sa frimousse s’éclairait.

- Reja Sinhaj grande! Sifaï…

Une main sur sa poitrine, elle déniait du chef en une expression de désolation. Elle, elle n’était pas aussi grande que la légende que représentait sa cousine. La survivante du harem. La fougueuse Sinhaj. Sifaï n’était qu’un écho, qu’un reflet, celle qui avait eu de la chance dans l’étourderie de visiter la Caserne. Elle s’en contentait, elle appréciait cette vie nouvelle et incroyable, mais son clan devait sans doute être mitigé devant cette destinée pour le moins surprenante. La cadette haussa les épaules, plus légère, déjà, et reprenait sa question, maintenant qu’il y avait un contexte permettant plus de compréhension.

- Erebor?

Elle la désignait de l’index. Elle, irait-elle? Car il lui semblait plus rassurant qu’une véritable Voltigeuse soit présente, à ses côtés. Grâce de Sombregemme était une étrangère, certes, mais elle détenait un terrain en Erebor et avait assuré la survie du jeune héritier. Malgré ses racines bien loin du désert, les siens ne la détestaient pas. Pas vraiment. Et que sa titulaire parle en bien d’elle permettrait peut-être à sa famille d’avoir pour la gamine chétive qu’elle était un peu plus de considération.
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Message Sujet: Re: Dans un désert de glace, deux Erebiennes   Dans un désert de glace, deux Erebiennes EmptySam 27 Jan - 23:25

Grâce n’avait aucune idée de la façon dont Sifaï la percevait – non pas parce qu’elle ne s’y intéressait pas, mais parce qu’elle n’avait guère idée d’aborder un tel sujet. Elles s’observaient pourtant réciproquement, aussi différentes que le soleil des deux lunes, le jour de la nuit. Sifaï n’était pas comme Reja, pourtant, non plus. Elles étaient similaires, bien sûr, mais plus elle passait de temps en leur compagnie, plus Grâce voyait leurs différences. Reja était énergique, changeante, à l’image des tempêtes erebiennes – forte, puissante, mais fougueuse. Imprévisible. Sifaï était plus calme, peut-être. Elle serait une présence rassurante, à l’image des dunes de leur Erebor natal. C’était ainsi, du moins, que Grâce les voyait l’une et l’autre. Si elle était cousines, chacune avec ses particularités, ses forces, uniques.

Elle se retourna, délaissant un instant ses préparatifs, pour sourire à Sifaï. Elle trouverait l’assurance dont elle avait besoin, progressivement, auprès de Reja et elle, la jeune apprentie, Grâce en était sûre. Si elle semblait hésitante, elle était malgré tout talentueuse. Simoun devait l’avoir pressenti, en la choisissant. Les griffons ne se liaient pas à n’importe qui, de cela, Grâce en était convaincue. Pas uniquement parce qu’elle était consciente de sa valeur – elle était tout aussi consciente de la valeur de ces compagnons qui se liaient à leurs Voltigeurs, à jamais. Un lien unique, qui n’était pas le même, d’un Voltigeur à l’autre, deux êtres liés par une confiance infinie et unique.

Elle attendit patiemment, que Sifaï lui réponde. Elle savait les difficultés qu’elle rencontrait, et si elle avait pu lui parler en erebien des dunes, elle l’aurait fait, mais elle peinait trop. Elle le comprenait de mieux en mieux, pourtant. Tout comme Sifaï comprenait très bien sa langue à elle. « Tu peux parler en erebien, tu sais ? » Cela suffirait-il à lui faciliter la tâche ? Elle sourit, en l’entendant parler de Reja. Elle avait raison, bien sûr. C’était une de ces personnes aptes à survivre à tout, et à s’illustrer, quoi qu’elles fassent. Même si rien de tout cela n’était facile. Mais où voulait-elle en venir ? Grâce fronça les sourcils, quand elle la vit se désigner personnellement, et secouer en la tête en signe de dénégation. Contrariée, par ce qu’elle croyait comprendre. Chacun avait son lot de doute, c’était une évidence. Cela ne voulait pas dire qu’elle devait encourager Sifaï à les cultiver. « Tu es… petite. » Avait-elle bien dit qu’elle était jeune ? Elle n’en était pas sûre. « Je monte Corail depuis presque vingt ans. Reja monte depuis longtemps. Tu as le temps. Et tu es douée. Ton lien avec Simoun… Il est impressionnant, pour le peu d’années que vous avez passées ensemble. » Ils avaient encore besoin d’entraînement, évidemment. Mais ils semblaient se comprendre instinctivement. Et le griffon n’était pas beaucoup plus âgé que Sifaï. Ils grandissaient ensemble.

Elle retint une grimace, à sa question. « Pas demain. Mais je serai… honorable, honorée, de venir, un jour. » N’était-elle pas Erebienne, maintenant ? Ne devait-elle pas apprendre à en connaître les clans ? Elle le voulait, en tout cas. « M’amènerais-tu ? » L’envie était visible, dans ses yeux. Et si elle ne comprenait pas bien ce qui motivait Sifaï à le faire, elle était prête à accompagner la cadette, si nécessaire, indépendamment de sa propre envie.
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Message Sujet: Re: Dans un désert de glace, deux Erebiennes   Dans un désert de glace, deux Erebiennes EmptySam 24 Fév - 0:20

Elle en avait eu de la chance, la cadette, d’avoir deux titulaires aussi remarquables. Si il allait de soit que Rejwaïde ait droit à toute l’admiration et le respect de Sifaï, Grâce s’était rapidement attirée sa pleine considération par son sérieux pour sa tâche et son talent à voltiger. C’est sous une confiance certaine qu’elle avait prononcé ses doutes quant à retrouver sa famille et son clan, lors de sa permission, et l’air contrarié de Grâce l’avait fait douter, un instant. Peut-être s’était mal exprimée..? Ou peut-être la blonde Voltigeuse percevait-elle de cette constatation quelques nuances dramatiques ou pathétiques? Elle regrettait presque de s’être confiée dans cette langue qu’elle maîtrisait si peu : sa gêne était envers la perception que sa famille pouvait avoir d’elle, et non pas son propre manque de confiance. Puis les mots de Grâce tombèrent peu à peu pour la rassurer. La cadette eut un sourire et un hochement de tête en guise de remerciement, et un pincement au coeur que sa titulaire ne puisse pas répéter ce discour précis à tous ceux et celles ayant eu un petit air découragé en la voyant broder un sari ou polir une gemme. Son orgueil n’en aurait été que mieux portant.

- M’amènerais-tu ?

Un hochement de tête motivé par un engouement certain, et la cadette reprit la conversation dans sa langue natale, laissant bien traîner les mots chantants pour aider l’Erebienne d’adoption à bien comprendre.

- Oui. Peut-être serais-je la première à apprendre les bases de la danse des dunes à la Fleur des Sables?

La jeunette s’était permise un très léger déhanchement à peine assumé, pourtant marqué par une maîtrise certaine de cette danse dont elle parlait. La tête basse et le sourire fin, fière de son audace mais non pas suffisamment pour adresser un regard à Grâce, Sifaï patientait ce qu’elle croyait être un refus. Si la Sombregemme avait un talent indéniable pour la Voltige, il lui semblait bien peu probable de la voir se plier à cette danse sacrée. Elle se doutait bien, la jeune Sinhaj, que d’entraîner une étrangère dans ces coutumes ancestrales serait mal perçu… Mais Grâce n’était-elle pas une sigisbée? Ne détenait-elle pas un titre de noblesse du roc?

- C’est le plus difficile, de trouver sa place, quand on est la plus jeune de la famille. Ou de la trouver tout  simplement. Les Sinhaj me comprendront, un jour.

Sifaï avait conclu d’un hochement de tête la conversation amorcée plus tôt dans cette même langue du désert. Elle étira la main pour empoigner le dernier lien de cuir afin de le nouer avec une certaine habitude, désormais, finalisant le travail de sa titulaire par la même occasion. Le bout de son nez tourné vers la fenêtre, elle s’assura que le froid dégringolait toujours du ciel avant d’opiner pour elle-même.

- Oui. Voler… Voler avec floconnade.

Quel joli mot. Comme elle aurait aimé, la timide cadette, le scander à tout vent. Elle planta son index sur la fenêtre à moitié embuée et tapota un peu afin de désigner la chute de flocons semblable à une pluie pailletée.


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Message Sujet: Re: Dans un désert de glace, deux Erebiennes   Dans un désert de glace, deux Erebiennes EmptyJeu 5 Avr - 19:57

Elle cherchait ses mots, butait, et n’était pas certaine de se faire comprendre. Elle faisait, sûrement, attendre Sifaï. Elles avaient une discussion particulière, à l’instant, personnelle. Il ne s’agissait pas que de Voltige. Il s’agissait de confiance, de liens, entre la jeune apprentie, et elle. Tout comme elle avait cultivé son lien avec Reja, son ailière. C’était beaucoup, pour Grâce, qui avait volé seule tant d’années. C’était difficile, et pas naturel. Mais elle faisait des efforts, elle essayait de se livrer à cet exercice avec ferveur. Elle voulait désespérément ce lien unique, entre ailiers, entre maître et apprenti, qu’on lui avait nié toutes ces années. Et elle cherchait ses mots, pour exprimer avec justesse ce qu’elle voulait dire.

Elle sourit franchement, en voyant et en entendant l’approbation de Sifaï, un peu plus timidement en entendant sa proposition. Touchée, et… inquiète, en même temps. « Je, ce serait un honneur. Mais… Je ne voudrais pas massacrer vos traditions. Comment le dit-on, en erebien ? Je voudrais vous faire honneur, moi aussi. » Oui, exactement. Elle voulait se montrer digne du duché qui l’avait accueillie. Elle était fière d’être Erebienne, fière d’être une noble du Roc, même si elle n’en saisissait pas encore tous les devoirs, fière d’être Sigisbée. Et elle voulait se sentir y appartenant, réellement. Comprendre et embrasser cette culture, qui lui était étrangère. Elle sourit à nouveau, doucement. « Peut-être que l’on pourra trouver notre place ensemble. Toi, dans le monde, et moi, au sein d’Erebor. » Joli rêve, jolie promesse qu’elles pouvaient se faire, si sa cadette y consentait.

Grâce sourit devant son enthousiasme, alors qu’elle observait la neige, se joignant elle-même à son observation. Il neigeait abondamment, mais pas suffisamment au point de les empêcher de parcourir les cieux. La neige était plutôt calme, en fin de compte. Pas de vent trop fort, pas de raison que leur vision soit obstruée… Sûrement ne pourraient-elles pas réaliser les acrobaties qu’elles savaient faire, mais elles pourraient malgré tout voler. « Allons-y. Avez-vous un mot, pour la tombée de la neige, en erebien ? » Terminant elle-même de se préparer, elle attrapa les vêtements chauds qu’elle avait emportés, et fit signe à Sifaï de sortir.


Dernière édition par Grâce de Sombregemme le Mar 1 Mai - 20:52, édité 1 fois
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Message Sujet: Re: Dans un désert de glace, deux Erebiennes   Dans un désert de glace, deux Erebiennes EmptyJeu 12 Avr - 0:13

Le sourire de la cadette était plus significatif encore que les mots hésitants qu’elle aurait pu lui offrir. La perspective de trouver sa place, tout comme la Voltigeuse de renom qui était sa titulaire, la ravissait. S’il advenait que le voyage se fasse, pour les Voltigeuses, jusqu’aux dunes d’Erebor, Sifaï se faisait la promesse de guider Grâce tout comme cette dernière l’avait aidée, depuis Valkyrion. Elle lui montrerait la beauté de l’Oasis du Couchant, la splendeur des ruines oubliées et la générosité des Erebiens, sitôt leur confiance acquise. Et elle lui montrerait quelques mouvements de cette danse sacrée, certainement, puisqu’il s’agissait de la Fleur des Sables.

- Allons-y. Avez-vous un mot, pour la tombée de la neige, en erebien ?

Un air amusé au visage, et la cadette était sortie la première et avait retenu la porte à sa titulaire. Un mot pour décrire la neige dans le langage des dunes, en voilà, une question étrange et particulièrement amusante. La cadette pressa le pas pour ratrapper les deux enjambées de Grâce et lui faire part de sa réponse.

- Impossible ou.. Cauchemar?

La vérité était qu’il ne neigeait pas, en Erebor­. Peut-être est-ce qu’une combinaison de tempête et de froid pouvait correspondre, ou s’agissait-il d’un mot ancien qui lui échappait jusqu’alors, mais Sifaï ne connaissait rien qui puisse faire allusion à cette chute de flocons. Elle avait enfilé ses gants dans la bonne humeur puis avait ajusté sa tunique épaisse alors qu’elles traversaient la caserne pour en sortir. La cadette avait redouté autant qu’espéré cette arrivée sur le terrain. La peur de l’incompétence et la fébrilité de faire ses preuves s’emmêlaient encore, entre sa raison et ses sentiments. Mais rejoindre Simoun et fendre l’air, sans raison, pour le simple plaisir de rêver frôler Valda, la rendait satisfaite de sa nouvelle vie.

- Bellifère… Neige? Mmh.. Tu étais surprise pour neige?

Elle avait pointé le ciel enneigé, de l’index, dès qu’elles furent non loin de l’aire d'entraînement. Depuis les caravanes du désert, l’Erebienne n’avait eu que bien peu d’information sur le climat de Bellifère. Depuis Lorgol, il fallait avouer qu’elle n’avait jamais questionné les autres cadets par manque d’intérêt pour le sujet. Avec Grâce, c’était différent. La masse sombre de Simoun se démarquait enfin, sous cette averse, et Sifaï cherchait déjà Corail du regard. Jusqu’à son esprit, elle ressentait l’envie pressante de son compagnon de fendre l’air à toute vitesse. L’impression lui arracha un sourire joyeux. La soirée promettait déjà.


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Message Sujet: Re: Dans un désert de glace, deux Erebiennes   Dans un désert de glace, deux Erebiennes EmptyMar 1 Mai - 21:13

Elle ne se serait jamais attendue à apprécier ce lien si unique, cette opportunité d’encadrer et de former une cadette, mais même si leur échange ne portait pas sur la Voltige, pas uniquement, Grâce appréciait l’avoir. Elle appréciait de voir ce sourire enjoué sur le visage de Sifaï, de sentir cette compréhension mutuelle, parfois fragile mais bien existante, se faire entre elles. Elle était balbutiante, mais elle ne demandait qu’à grandir. Et la curiosité de la… de l’Erebienne d’adoption était sans fin. Elle voulait savoir, elle voulait se sentir comme l’une des leurs, une Erebienne. Même si elle n’avait pas ce teint hâlé, pas ces cheveux frisés, qui lui semblaient propre à beaucoup, au sein du peuple erebien.

Elle se laissa aller à un petit rire, en entendant les mots que Sifaï lui répondait, pour décrire la neige. Elle comprenait, oui. « Ça serait… choquant, d’en voir, en Erebor, j’imagine. De voir de la neige. ». Moins que pour elle, probablement, mais elle n’avait pas été des plus sereines, les premières fois. Loin de là. Comme si leurs pensées se rejoignaient, Sifaï l’interrogeait en retour. Ce n’était que justice, supposait-elle. La cadette désirerait-elle voir Bellifère, un jour ? Ce serait plus… compliqué. Même si nul n’oserait réellement s’en prendre à elles, elles n’y seraient pas les bienvenues.

Elle hocha la tête, ralentissant le pas, pour voir le visage de Sifaï. « Ça m’a très… beaucoup… Impressionnée. J’en avais vu un peu. Pas beaucoup. Et là… J’ai cru que je pourrais être… Hum… Ensevelie ? Prisonnière, de la neige. C’était… effrayant, et, et exaltant en même temps ! » Oui, c’était exactement ça. Un frisson de peur, mêlé à un frisson de curiosité. « Tu vas voir, tu vas aimer. »

Il lui faudrait un peu de temps pour s’accoutumer, pour ne pas craindre les intempéries, mais la neige ne tombait pas assez fortement pour trop altérer leur vol. Juste assez pour qu’elle vive une expérience différente. Qu’elle apprécie planer dans l’étendue glacée, brillante, qui reflétait parfois les maigres rayons du soleil. « Attention au soleil, qui se… euh… qui apparaît sur la neige ? Qui te… Qui t’éblouit, en se reflétant sur le sol blanc. » Elle vit Corail se poser, non loin de Simoun, sa couleur ressortant très peu au milieu de la neige. « Sois prudente. Suis-moi. » S’affairant auprès de Corail, elle finit par lui monter dessus, s’assurant que Sifaï était prête elle aussi avant de s’envoler dans les immenses étendues enneigées.

Elle ne se sentait jamais aussi libre que quand elle se sentait portée par Valda, quand elle évoluait dans les cieux, maîtrisant chacun de ses gestes à la perfection. Pas d’acrobatie, pour le moment – elle en était capable, mais Sifaï devait apprendre à voler, et elle ne voulait pas risquer que la cadette l’imite. Pas encore. Combien de temps passaient-elles en vol ? Grâce n’aurait pas su le dire, mais elle était ravie. Ravie de permettre à Sifaï de vivre une telle expérience. Se posant non loin de la caserne, elle attendit la cadette, l’accueillant avec un sourire. « La prochaine fois, tu ne voleras pas, tu voltigeras. » Oui, elle pourrait le faire. Et Grâce assurerait ses arrières, s’il le fallait.
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Sifaï Sinhaj
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Message Sujet: Re: Dans un désert de glace, deux Erebiennes   Dans un désert de glace, deux Erebiennes EmptyLun 7 Mai - 3:04

Il y avait quelque chose de magnifique à sentir le corps souple et puissant de Simoun entre ses cuisses, de ressentir se tendre ses muscles, de percevoir la vie résultant de chacun de ses mouvements, même des plus minimes. Cette proximité la rendait heureuse, profondément, et c’est avec un certain entrain que la cadette ajustait une dernière fois le harnais du griffon. Simoun, fidèle à lui même, trépignait d’une mignonne manière. Fébrilité! Joie. Mais au-delà de ses sentiments imposés, Sifaï arrivait à percevoir sa hâte de voler avec elle jusque dans les mouvements de son bec. Ils n’avaient qu’eux. Ou plutôt, elle n’avait que lui. Elle l’avait tant observé, tant admiré, qu’il lui semblait le connaître par coeur, sur le bout des ongles.

De tous les mots de Grâce, de toutes ses explications sur la neige et Bellifère, Sifaï s’était contentée de l’écouter, attentive mais silencieuse. Leur réaction avait été similaire, la cadette s’en rendait bien compte. La neige était belle et pure, mais elle isolait les hommes. Les tuait, aussi. L’humain était petit devant elle, et Sifaï hocha la tête à plusieurs reprises. Elle comprenait. Elle aimerait. Oui.

- Attention au soleil, qui se… euh… qui apparaît sur la neige ? Qui te… Qui t’éblouit, en se reflétant sur le sol blanc.

Le jour déclinait dangereusement, mais il était vrai que les derniers rayons étaient encore vifs. Plus encore lorsqu’ils éclaboussaient le paysage immaculé de Valkyrion. La cadette s’inclina tout contre Simoun et laissa sa main caresser ses plumes sombre. Seras-tu mes yeux, seras-tu mes ailes? Prudence. Confiance. Étrangement confiante, pour son premier vol sous la neige duveteuse, Sifaï redressa l’échine. Elle savait son compagnon ailé plus timoré qu’elle, encore, et elle était assurée que ni lui, ni elle, ne désiraient prendre de risque, ce soir. Ni jamais, réellement.

Elle ne s’était jamais posée de grande question, de belle question, la gamine des clans. Ballottée d’un oasis à un autre, d’un cousin à un autre, Sifaï avait longtemps eu pour unique réflexion son avenir incertain. Depuis qu’il avait imposé son esprit à elle, depuis que Simoun s’était fait roi et l’avait faite reine, il lui semblait que son esprit, son coeur et son âme avaient grandi. Alors qu’elle tanguait et que le vent fouettait son visage hâlé et que la neige faisait pleurer ses yeux immenses, Sifaï eut la pensée très claire et précise que la liberté, si jamais elle existait et était tangible, se trouvait là, sur le dos de Simoun, entre ses ailes puissantes, à frôler Valda du bout des doigts.

Ce fut un long vol et la générosité de sa titulaire l’avait charmée. Il n’y avait pas eu de sauts ni d’imprudence. Simplement le plaisir de voler à ses côtés. La cadette, en quittant Simoun pour rejoindre la blonde Voltigeuse, se sentait remplie de gratitude pour cette femme qui semblait si bien la comprendre malgré leur problème de langage. Puis l’invitation à de réelles acrobaties, comme une promesse, arracha un sourire timide et plus incertain à Sifaï. Il y avait deux ans, déjà, qu’elle s’entraînait à la Caserne pour cette finalité. Grâce la jugeait donc prête à affronter les intempéries et voltiger réellement?

- La prochaine fois, nous saluerons Valda.


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